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 Enfin des réactions contre la morgue Israelienne !

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MessageSujet: Enfin des réactions contre la morgue Israelienne !   Mar 6 Juil - 7:35

L’idée d’un boycottage d’Israël progresse lentement


Depuis le raid israélien sur la flottille humanitaire, les appels au boycottage d’Israël se sont multipliés. La stratégie n’est pas nouvelle mais semble gagner du terrain, chez les Palestiniens et dans le monde

«Face à l’indigence de la réaction des États, il faut que les citoyens prennent position », avait affirmé Michel Malacarnet, l’un des responsables du réseau de cinéma Utopia, début juin. Il défendait la déprogrammation du film à cinq heures de Paris de l’Israélien Leon Prudovsky, suite au raid meurtrier du 31 mai dernier. La polémique entre partisans du boycottage et défenseurs de la création artistique s’étant développée, Utopia s’est engagé à reprogrammer le film vers la mi-juillet.

Loin d’être isolée, cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de boycottage culturel de l’État hébreu. En début d’année, le légendaire guitariste Carlos Santana a annulé ses concerts en Israël. Quelques semaines plus tard, le père du rap américain, Gil Scott-Heron, a fait de même. En mai, Elvis Costello, figure intellectuelle influente du rock des années 1980, a renoncé à présenter son dernier album en Israël, en invoquant dans un communiqué « l’intimidation et l’humiliation des civils palestiniens au nom de la sécurité nationale ».

L'isolement culturel se poursuit
L’isolement culturel de l’État hébreu semble avoir pris une dimension nouvelle ces dernières semaines. Plusieurs grands noms du rock international, comme le groupe américain Pixies et les groupes britanniques Gorillaz et Klaxons, ont annulé début juin leurs concerts en Israël. En Europe, plusieurs manifestations culturelles ont déprogrammé des artistes israéliens. Début juin, le petit festival de Montrejeau, en Haute-Garonne, a décidé d’annuler la venue du Ballet Hora de Jérusalem, soutenu par le ministère israélien de l’éducation, avant de revenir sur sa décision.

L’idée d’un « boycottage culturel » avait déjà été évoquée après l’offensive militaire israélienne Plomb durci lancée à l’hiver 2008-2009 dans la bande de Gaza. Encouragée par la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), lancée en 2005 par la société civile palestinienne, elle s’inscrit dans une stratégie plus large consistant à exercer sur Israël des pressions économiques, académiques, culturelles et politiques.

Certains arguments présentent le boycottage international d’Israël comme le moyen ultime pour faire aboutir les droits du peuple palestinien. Monique Cerisier-ben Guiga, présidente du groupe d’information internationale France-Territoires palestiniens au Sénat, se prononce en faveur d’un boycottage « des entreprises qui sont implantées dans les colonies ou qui participent à la colonisation ».

Un boycottage économique qui est plus que jamais d’actualité. Le 22 mai dernier, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a appelé les Palestiniens à boycotter les produits fabriqués dans les 120 implantations juives de la Cisjordanie occupée. Si le mouvement n’a pour l’instant qu’un impact minime sur les industries israéliennes, celles-ci s’inquiètent d’autant plus que la tentation du boycottage n’est pas limitée aux Territoires palestiniens.

Le commerce touché
La Deutsche Bank a été la dernière de plusieurs institutions financières et grands fonds de pension européens à annoncer son désinvestissement du capital du fabricant d’armes israélien Elbit Systems. Les deux grandes chaînes de supermarchés italiennes Coop et Nordiconad ont, quant à elles, annoncé en mai dernier un boycottage des produits israéliens de l’entreprise Carmel Agrexco, invoquant la crainte qu’ils soient issus des colonies de Cisjordanie.

Les produits israéliens peuvent en effet entrer dans l’Union européenne en bénéficiant d’un tarif douanier préférentiel, dans le cadre d’un accord d’association entré en vigueur en 2000, sauf s’il sont fabriqués dans les colonies, car l’Union européenne considère comme illégale l’occupation des Territoires palestiniens par l’État hébreu. Pour contourner cette réglementation, certaines entreprises implantées dans ces colonies vendent leurs produits avec des étiquettes affichant une autre provenance. Mais cette stratégie pousse les sociétés, déjà méfiantes, à redoubler de prudence.

Depuis l’affaire de la flottille, le boycottage économique semble s’être élargi. Le 24 juin, des dockers suédois ont bloqué des conteneurs en provenance d’Israël. Ils répondaient à l’appel de leur syndicat à un boycottage de toutes les marchandises israéliennes pendant une semaine.
Camille LE TALLEC
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