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 Le syndrome de la tour d'Ivoire

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MessageSujet: Le syndrome de la tour d'Ivoire   Mar 8 Juil - 6:09

a pourtant conduit les cathares a leur perte jadis .
Vouloir s'enfermer avec les "purs" conduit à l'uniformisation et la décadence des cultures et des peuples


Les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept, réunis à Cannes, accueillent favorablement le « pacte pour l’immigration », remanié, présenté par Brice Hortefeux.
Terre d’asile ou forteresse, quel visage l’Europe présentera-t-elle au reste du monde dans les années à venir ? En période de crise économique et alors que la Commission européenne estime à 8 millions le nombre de clandestins sur son territoire, doit-elle durcir sa politique d’accueil ? Doit-elle au contraire ouvrir grand ses portes – comme le préconisait notamment le rapport Attali – pour anticiper le vieillissement de sa population et la perte de plus de 20 millions d’actifs d’ici à 2030 ? Alors que les accords de Schengen ont fait tomber les frontières internes, il est logique que l’Union s’efforce de répondre d’une voix concordante à cette épineuse question, qui recouvre tant d’espoirs et souffrances individuels. Cette harmonisation nécessaire est tout l’enjeu de la réunion qui se tient depuis hier à Cannes entre les ministres de l’Intérieur et de l’Immigration des Vingt-Sept.

Les ministres valident la « directive retour »
La France, qui a fait de cette problématique une des priorités de sa présidence de l’Union, a présenté à ses partenaires un « pacte d’immigration », imprégné de la conception d’immigration choisie chère à Nicolas Sarkozy, et articulé autour de trois grands thèmes. Sur l’immigration légale, il privilégie l’immigration économique à l’immigration familiale et prône l’instauration de quotas, pourtant jugés « inefficaces » par la commission Mazeaud. Mais si l’idée d’une « carte bleue », inspirée de la « carte verte » américaine pour les travailleurs qualifiés, a déjà été proposée par la Commission européenne, les Etats membres restent jaloux de leur souveraineté nationale. Sur l’asile, alors que la demande d’un réfugié irakien, pour exemple, a près de neuf chances sur dix d’être acceptée en Allemagne, mais pratiquement aucune en Grèce, les Vingt-Sept se sont fixé l’objectif d’aboutir à une procédure unique d’ici à 2012. Enfin, malgré le tollé des défenseurs de sans-papiers, les ministres sont parvenus à un accord sur la « directive retour » adoptée par le Parlement, qui fixe la durée de détention des immigrés illégaux avant leur expulsion vers leur pays d’origine à dix-huit mois maximum (elle devrait rester fixée en France à trente-deux jours). Paris n’est cependant pas parvenu à imposer l’interdiction des régularisations massives d’immigrés illégaux. La France a également dû renoncer à son « contrat obligatoire d’intégration », qui devait être signé par les immigrants, le remplaçant par un instrument facultatif. Ainsi remanié, le « pacte » a reçu hier un large accord au sein de l’Union, y compris chez les pays les plus réticents, comme l’Espagne. Il devrait être adopté en octobre.

Mazeaud dit non aux quotas

Nicolas Sarkozy avait confié en janvier une mission de réflexion sur le « cadre constitutionnel de la nouvelle politique d’immigration » au gaulliste Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel. Alors que celui-ci doit rendre son rapport vendredi à Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, Libération et Le Figaro en ont publié hier les conclusions. Relevant qu'« une politique de quota migratoire global ou par grand type d’immigration n’est pratiquée nulle part en Europe », les sages de la commission estiment que cette fixation « unilatérale et opportuniste de contingents d’entrées » serait « irréalisable ou sans intérêt » et contredirait le principe constitutionnel d’égalité entre les citoyens.

Triste occident, pauvre europe ...celui des égoïsmes et des vieux cons rendeer Twisted Evil
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MessageSujet: Inquiétude mondial   Mer 9 Juil - 16:10

Le durcissement de la politique d'immigration européenne fait réagir les pays du Sud. A la tête de l'Union européenne, la France, par la voix de son ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, a présenté, lundi 7 juillet, son Pacte sur l'immigration à ses collègues européens, qui prévoit d'organiser l'immigration légale et de lutter contre l'immigration illégale. Le texte a été approuvé et devrait être adopté en octobre prochain, lors du Conseil européen.

La "directive retour", votée au Parlement européen le 18 juin, renforce l'arsenal répressif des pays européens, en allongeant, notamment, la durée de rétention des étrangers sans papiers. En Amérique latine, plusieurs chefs d'Etat s'étaient insurgés contre ce texte : de la Bolivie à l'Argentine, le texte a provoqué un tollé unanime. Et certains, comme le Venezuela, ont menacé de réciprocité les citoyens de l'Union européenne. Sans pour autant passer à l'acte.


En Bolivie, René Crespo Flores, chef du service politique au quotidien El Diario, s'avoue "très préoccupé" par la situation des Boliviens sans papiers en Europe. Il estime que les propos d'Evo Morales contre ce texte ne sont qu'une "simple annonce" et que la Bolivie sait que l'UE ne fera pas machine arrière. Mais le gouvernement espère que les mesures ne seront pas aussi radicales que prévu. Même dénonciation en Argentine, où Mercedes Merono, de l'association des Mères de la place de mai, juge la directive européenne "barbare, terrible, injuste et xénophobe".


"ILS N'EMPÊCHERONT PERSONNE DE VENIR"

Les menaces à l'encontre de la France et de l'UE ne sont pas que des paroles. Au Gabon, les relations diplomatiques franco-gabonaises se sont crispées avant même la "directive retour". En mars 2008, après l'expulsion de deux étudiants gabonais, le Gabon a appliqué le principe de réciprocité en explusant deux Français. Mais pour Pierre-Eric Mbog Batassi, jounaliste gabonais à Afrik.com, après ce "coup de froid" , la situation est revenue à la normale.

Au Mali, le SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance), dans l'opposition, a fermement condamné le texte. Oumar Mariko, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, estime que les pays africains ne peuvent pas "croiser les bras" face à cette situation. Et dénonce une Europe qui "se fascise".

Mais au Mali, comme dans d'autres Etats africains, le pouvoir n'envisage pas de sanctions envers les immigrés européens. Oumar Mariko met en garde : cette tendance de l'UE à durcir l'immigration peut créer un sentiment xénophobe et anti-européen.
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MessageSujet: vers une europe de l'égoïsme et de la ségrégation   Mer 26 Nov - 6:34

Immigration : Hortefeux veut exporter son modèle en Europe
[ 26/11/08 ]

Réunissant des délégations de 80 Etats, dont les 27 pays européens et 27 pays africains, la Conférence de Paris qui s'est tenue hier se voulait une concrétisation de « l'approche globale des migrations » telle que la conçoit le ministre français de l'Immigration : une approche « concertée » qui mêle lutte contre l'immigration illégale, organisation de l'immigration légale et soutien au codéveloppement. « C'est une vraie réussite de traiter à la fois l'immigration et le développement », a renchéri Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, qui pensait « inimaginable il y a deux ans d'assister à une telle conférence ». Concrètement, Européens et Africains se sont entendus sur la signature d'une déclaration finale qui ressemble, par sa philosophie, aux sept accords bilatéraux déjà signés en seize mois par la France avec certains pays africains. Une centaine de mesures ont ainsi été adoptées, aucune n'étant obligatoire, par lesquelles les Etats signataires s'engagent, par exemple, à « relier plus étroitement la gestion des migrations aux politiques d'emploi et de ressources humaines », à favoriser les migrations circulaires, c'est-à-dire de courte durée, ou encore à sécuriser les transferts d'argent des migrants vers leur pays d'origine. Sur le volet de la lutte contre l'immigration illégale, il a également été proposé de moderniser les documents d'état civil des ressortissants africains et de créer des postes frontières communs ou juxtaposés. Signataires de l'accord, les ministres africains présents ont néanmoins averti leurs voisins du Nord d'un danger : « tant qu'il y aura des divergences entre une politique de migration européenne restrictive et les demandes des migrants, les flux d'immigration irrégulière continueront », a souligné le ministre marocain des Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri.
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MessageSujet: Espagne - L'eldorado perdu des immigrés   Jeu 27 Nov - 18:54

En souscrivant au pacte sur l'immigration ratifié par le Conseil européen, Zapatero accepte une régulation en matière d'immigration.
De notre correspondant François Musseau

Imprimez Réagissez Classez «L 'immigration, une chance pour l'Espagne. » Il n'y a que quelques mois, ce slogan était encore au coeur de la campagne de José Luis Zapatero. Englué dans la crise, le chef du gouvernement a tourné la page. Plus un mot sur cette main-d'oeuvre bon marché qui a rempli les caisses de la Sécurité sociale et revitalisé un pays dont le taux de natalité était le plus bas du monde à la fin des années 90. En une décennie, l'Espagne a accueilli près de 5 millions d'immigrés et le pourcentage d'étrangers dans la population-12 %-a quadruplé depuis 1998. Finies, donc, les louanges de Zapatero en faveur de ces immigrés qui rapportaient à l'Etat un bénéfice net de 5 milliards d'euros. Terminé, le temps des régularisations massives qui avaient tant agacé certains voisins de l'Espagne, dont la France. Au lieu d'une « chance », l'immigrant est devenu un boulet.

C'est que l'eldorado espagnol a vécu. Le tourisme et surtout le BTP, vaches à lait du « miracle économique espagnol », s'effondrent comme des châteaux de cartes. Le chômage s'envole vers des sommets oubliés depuis la crise de 1993. Alors que constructeurs et hôteliers débauchent à tour de bras, des milliers de Marocains ou de Roumains se retrouvent sur le carreau. Tout comme ce million et demi de Latino-Américains, première communauté dans la péninsule, qui partagent avec eux une langue et une religion communes, et dont on vantait, jusqu'alors, l'intégration modèle. Aujourd'hui, ils paient un lourd tribut à la crise. Au cours du premier semestre 2008, 40 % des nouveaux chômeurs sont des immigrés.

Rien d'étonnant que les Espagnols, pourtant parmi les moins xénophobes d'Europe, commencent à nourrir des inquiétudes. Voire à se sentir menacés si les étrangers continuent d'affluer. Selon l'institut de sondages Sigma Dos, deux tiers d'entre eux estiment que les immigrés sont « trop nombreux » et établissent un lien entre la hausse de l'immigration et celle de la délinquance. La même proportion se montre favorable à une sorte de « contrat d'intégration » où le nouvel arrivant s'engage à « respecter les coutumes espagnoles ». Une idée mise en avant par le Parti populaire (droite) lors des législatives de mars, directement inspirée de la formule défendue par Sarkozy.

Avec un tel revers de conjoncture, il devenait inéluctable que Zapatero renonçât à la politique d'hospitalité dont il avait fait sa marque. Il a, d'ailleurs, fini par souscrire au pacte sur l'immigration entériné par le Conseil européen, le 15 octobre. Les rapatriements se multiplient, les centres de rétention gardent les clandestins davantage de temps, les contrôles se renforcent et se durcissent au large des côtes africaines. Le ministre des Affaires sociales, Celestino Corbacho, serre la vis : le recrutement de main-d'oeuvre étrangère via les consulats a été stoppé net, les immigrés sans emploi sont invités à regagner leurs pénates en échange de leurs indemnités de chômage. Et, d'ici peu, le regroupement familial sera limité aux seuls enfants.

Bref, Zapatero préfère prendre les devants avant que l'immigration, en Espagne comme partout en temps de crise, ne devienne une question explosive. « Sinon, le problème deviendra crucial lorsque les Espagnols de souche et les immigrés se retrouveront en concurrence pour les mêmes emplois, ce qu'ils n'ont encore jamais vraiment vécu ! » avertit José Ignacio Wert, le patron du cabinet Inspire Consultores. Mais l'Espagne restera gourmande de main-d'oeuvre qualifiée. Selon une récente étude du cabinet privé Etnia Communication, le pays aura besoin de 100 000 immigrants par an jusqu'à 2012 dans la haute technologie, la santé, l'ingénierie et le conseil aux entreprises
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MessageSujet: Les Africains demandent à l'UE d'ouvrir davantage ses frontières   Jeu 27 Nov - 18:56

Tout en se félicitant du dialogue engagé, les Africains n'en ont pas moins appelé l'Union européenne à une plus grande ouverture, mardi 25 novembre, lors de la conférence euro-africaine sur la migration et le développement. "Nous sommes passés de la pomme de discorde à la volonté de relever collectivement le défi" des phénomènes migratoires, insistait pour sa part à l'issue de cette rencontre, le ministre français de l'immigration, Brice Hortefeux, soulignant le chemin parcouru depuis la première rencontre de Rabat en juillet 2006.


Eclairage Pressé par Paris, le Mali refuse de signer un accord facilitant les reconduites à la frontière
Mardi, à l'issue de leurs échanges, les 27 Etats membres de l'Union européenne et les 27 pays africains réunis à Paris, ont unanimement adopté un programme de coopération triennal (2009-2012), combinant aide au développement, organisation de la migration légale et lutte contre la migration irrégulière. Il s'agit, a expliqué M. Hortefeux, hôte de la rencontre dans le cadre de la Présidence française de l'Union européenne, "d'une panoplie d'une centaine de propositions dans lesquelles chacun pourra puiser". En matière d'immigration irrégulière, ce programme propose notamment de "lutter contre la fraude documentaire" [falsification ou la contrefaçon de documents d'identité], en utilisant l'informatique et la biométrie. Il préconise de "renforcer le contrôle aux frontières", en favorisant la "création de postes frontières communs". Il engage aussi les pays d'origine à "améliorer la réadmission" des étrangers expulsés d'Europe, et les pays de départ à "promouvoir les retours volontaires". Pour organiser la migration légale, le programme invite à la création dans les pays d'origine "d'agences spécialisées en matière d'emploi", à l'instar du centre d'information et de gestion des migrations (Cigem) ouvert en octobre à Bamako et financé par l'Union européenne. Il confirme également le vœu européen de favoriser une "immigration choisie", en appelant à privilégier l'accueil de "travailleurs hautement qualifiés", tout en "cherchant à éviter la fuite des cerveaux".

Pour favoriser enfin le lien entre migration et développement, le programme préconise d' "accompagner les politiques d'emploi et de développement économique et social des pays d'origine", d' "améliorer la protection sociale des migrants" et de "faciliter la baisse des coûts de leurs transferts de fonds".


"UNE VOLONTÉ EUROPÉENNE DE SE BUNKARISER"


A l'issue de la conférence, Européens et Africains se félicitaient tous du consensus trouvé autour de ce programme. Les seconds, au cours de la journée, ne s'étaient toutefois pas interdits de nuancer cette unanimité et d'exprimer quelques réserves à l'égard notamment du Pacte européen sur l'immigration et l'asile. L'adoption en octobre par l'UE de ce pacte "a semé le doute, n'a pas caché Cheikh Tidiane Sy, ministre de l'intérieur sénégalais. Dans l'esprit des fervents militants du processus euro-africain, ce pacte est perçu comme une volonté des Européens de se bunkariser", a-t-il souligné, appelant l'UE à "un effort de clarification et d'explication".

Alors que M. Hortefeux, comme Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne, vantaient l'"équilibre" de ce texte signé par les Vingt-Sept Etats membres de l'Union, les Africains ont appelé cette dernière à une plus grande ouverture de ses frontières. "L'Europe ne doit pas être une passoire mais l'Europe doit intégrer qu'elle va avoir besoin d'ici 2030 de 30 millions de non européens qualifiés et non qualifiés", a souligné le ministre des affaires étrangères marocains Taïb Fassi Fihri, appelant l'Union à plus de "réalisme" et à "s'inscrire dans une logique constructive et ouverte qui aille bien au-delà de cette volonté de se fermer". "Tant qu'il y aura des contradictions entre une politique de migration européenne restrictive et les demandes des migrants, les flux d'immigration irrégulière continueront. [Il faut] ouvrir des passerelles de migration régulière pour tempérer les velléités de départ clandestin", a insisté le ministre marocain, relayé par son homologue burkinabé Bédouma Alain Yoda. Plaidant pour des projets locaux de développement dans les pays d'origine, ce dernier a lui aussi exhorté l'Europe à "assouplir les conditions d'entrée" sur son territoire, sous peine de voir les mêmes problèmes perdurer.
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MessageSujet: Espagne :Face à la crise, le gouvernement incite les immigrés à rentrer chez eux   Lun 1 Déc - 18:23

Face à la crise, le gouvernement incite les immigrés à rentrer chez eux
La crise qui frappe l'économie espagnole et notamment son secteur clé, celui de la construction, a incité le gouvernement de Zapatero à réviser sa politique d'immigration.
Madrid.- Correspondance DNA
Après la régularisation massive de 600 000 travailleurs clandestins en 2005, le gouvernement de José Luis Zapatero a annoncé en juillet dernier un nouveau plan destiné à inciter au retour.
Cette initiative du ministre socialiste du travail et de l'immigration, Celestino Carbocho, propose aux immigrés au chômage de percevoir leurs Assedic en deux tranches s'ils se portent candidats au rapatriement volontaire. Les postulants pourraient ainsi toucher en deux tranches leurs allocations chômage, soit 40% avant leur départ et 60% une fois arrivés dans leur pays. En échange, ceux-ci devront renoncer à leur permis de séjour et de travail et ne pourront pas revenir en Espagne avant trois ans.
Selon le quotidien El Pais, le plan sera accompagné d'une aide supplémentaire de 450 euros pour financer leur voyage.

Campagne
de communication


Dans sa première semaine d'entrée en vigueur, 256 étrangers inscrits à l'INEM (l'ANPE) ont sollicité l'aide. Un chiffre prometteur, selon le ministre Celestino Carbocho, qui estime qu'environ 20% des immigrés au chômage souscriront à cette aide. Selon une enquête réalisée par le Conseil à l'immigration et de la coopération de la communauté de Madrid, environ 50% des étrangers vivant dans la capitale souhaiteraient retourner chez eux.
Pour convaincre ceux qui hésiteraient encore, le gouvernement espagnol compte lancer la semaine prochaine une campagne de communication sur les chaînes de radio, de télévision et internet portant le slogan « Si tu penses à rentrer... »
Avec ses 8,8 millions de demandeurs d'emplois, selon les statistiques du ministère du travail et de l'immigration, le gouvernement espagnol s'inquiète de la forte augmentation du chômage -la plus élevée de la zone euro- enregistrée ces deniers mois. Selon ces mêmes données, 150 781 immigrés hors espace économique européen seraient demandeurs d'emploi, soit 64 048 chômeurs immigrés de plus que l'année dernière.
Selon les données d'Eurostat, l'Espagne est le pays européen qui accueille le plus d'étrangers sur son territoire.
Et Celestino Carbacho envisage de dissuader les candidats à l'immigration en durcissant la politique de regroupement familial des étrangers. Actuellement possible au bout d'un an, le regroupement des familles ne serait désormais concédé qu'après cinq ans de résidence en Espagne.


Isabelle Birambaux
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MessageSujet: Quand l'économie chute, l'immigration illégale monte   Mer 3 Déc - 13:24

L’immigration illégale devrait augmenter avec la crise économique, a prédit mardi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). «En ces temps de crise financière, une augmentation des migrations illégales est évidemment une vraie possibilité», a estimé Ryszard Cholewinski, l’un des éditeurs du rapport annuel de l’OIM sur les migrations dans le monde.

Par sa nature même, il est presque impossible de mesurer l’immigration illégale. On peut tout au plus estimer que 10 à 15% des migrants dans le monde sont illégaux, soit environ 20 à 30 millions de personnes, a-t-il observé.

Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) estime par exemple que plus de 38.000 personnes, pour la plupart des Somaliens et des Ethiopiens ont tenté la traversé du Golfe d’Aden pour gagner le Yémen durant les dix premiers mois de l’année et que plus de 600 d’entre eux en sont morts ou sont portés disparus.

C’est la responsabilité des pays riches de mettre en place une véritable politique d’immigration efficace qui permette d’équilibrer les arrivées d’immigrés avec la demande sur le marché du travail, tout en luttant contre la xénophobie dans leur propre population, a souligné Gervais Appave, autre éditeur du rapport de l’OIM.

Avec 70,6 millions de personnes, l’Europe est le continent qui reçoit le plus grand nombre de migrants en provenance du monde entier.

Elle attire en raison de son niveau de vie, du grand nombre de réfugiés qui y sont arrivées dans les années 1980 et 1990, et de l’existence de réseaux de passeurs, selon le rapport de l’OIM.

«La demande croissante de travailleurs migrants pour suppléer aux pénuries du marché local du travail joue aussi un rôle bien établi» en raison du vieillissement de la population européenne, relève le rapport.

Certains Etats de l’Union européenne ont récemment durci leurs politiques d’immigration et la droite populiste surfe sur le rejet de l’immigration, comme l’ont montré des élections récentes en Italie et en Autriche.

Le ministre italien de l’Intérieur Roberto Maroni a ainsi préconisé le mois dernier un moratoire de deux ans sur l’accueil de travailleurs venant de l’extérieur de l’Union européenne, arguant que cela protégerait les immigrants déjà présents en Italie des effets de la crise économique.

Les experts de l’OIM ont mis en garde contre ce qu’ils ont appelé un politique de «portes ouvertes et fermées».

«Ce dont nous avons besoin, c’est de gérer réellement la mobilité (…) On perd bien trop de temps à ouvrir et fermer les portes», a déclaré Gervais Appave à la presse. «Ce qu’il faut, c’est avoir une porte qui est parfois entrouverte, et parfois ouverte plus largement», a-t-il préconisé.
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