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 Un tabou bien utile à certains

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MessageSujet: Un tabou bien utile à certains   Mer 2 Juil - 14:56

Filtrage de la pédophilie (ou comment l’Etat veut contrôler et censurer Internet)Par Batou

Validation de la Loi Création et Internet par le Conseil d’Etat
Le Conseil d’Etat a validé jeudi soir le projet de loi “Création Loi et Internet” (anciennement Loi Olivennes puis Loi Hadopi). La prochaine étape sera marquée par le passage de la loi au Conseil des Ministres. Cette loi ne fera que déplacer le problème et rendra encore plus difficile le contrôle du téléchargement illégal.

Filtrage du Net
En parallèle, la Ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie prépare une loi de filtrage du net sous couvert de la lutte contre la pédophilie. Pour protéger les mineurs, il sera possible de dénoncer des sites pédophiles pour que les FAI les blacklistent (comme si les enfants étaient des victimes de pédophiles en trainant sur leurs propres sites…c’est bien connu le pédophile se revendique comme tel sur son site perso pour commettre ses horreurs, il ne se fait pas passer pour quelqu’un d’autre sur un chat par exemple…). La loi condamne déjà (et heureusement) la pédophilie sur Internet, tout comme elle condamne les propos racistes, diffamatoires etc…Mais là, il s’agit de bloquer les sites pédophiles étrangers.

Une manœuvre politicienne
En jouant sur l’affect et sur un sujet aussi sensible, le gouvernement bénéficiera du consentement des français. Par la suite, il pourra alors décider de filtrer ce qui lui plaira. Avec le soutien des majors, l’Etat pourra décider d’interdire l’accès à Mininova ou ThePirateBay en prétextant qu’il s’agit d’un danger pour telle ou telle raison…On en arrive à une censure pure et simple selon une liste que l’Etat saura choisir. Et pourquoi pas blacklister les blogs n’allant pas dans le sens du gouvernement pendant que l’on y est…(cf. liberté d’expression)

Techniquement inconcevable
Filtrer le net devra s’effectuer au niveau des DSLAM et coûtera très cher….et encore une fois, restera très limité du fait de l’aspect mondial du réseau. D’ailleurs, avec les DNS dynamiques, il ne sera pas difficile de rediffuser les flux et donc le site filtré. Techniquement, cela s’avèrera donc extrêmement limité.

Couper l’accès à Internet
On veut donc contrôler à tout prix l’incontrôlable…au lieu de cela, on ne le rendra que plus difficilement maitrisable…Cela fait vraiment peur de se dire que l’on va arriver à une censure du net comme en Chine pour protéger soit-disant les citoyens. L’espace de liberté que constitue Internet deviendra-til un espace aseptisé ?

Faudra-t-il rapidement passer par des proxy, par des réseaux cryptés et anonymes ou par des FAI étrangers pour conserver notre espace de liberté ?

et si on reconnaissait le genre des personnes ?...seul le crime est coupable ...pas la nature humaine ! Idea
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MessageSujet: exemple d'utilisation d'un tabou   Mar 7 Oct - 6:41

La tyrannie de l'émotion ou la fin de la démocratie
Par mapausecafe
le 04/10/2008, vu 612 fois, -1
Cet article de réflexion rebondit sur la sortie de l’essai « La tyrannie de l’émotion » du politicien mamere/" target="_blank" class="tag_auto">Noël Mamère et de l’historien Patrick Farbiaz. J’ai eu la connaissance de cet essai en regardant l’émission de Ruquier ce samedi soir.
Je trouve que l’essai ouvre un débat intéressant et complètement d’actualité. En effet, il nous interroge sur la dérive de la politique et de la démocratie face à l’émotion que l’on nous impose.

Noël Mamère
Tout d’abord, nous pouvons clairement dire que le pouvoir instrumentalise l’émotion dans le but d’arriver à ses fins.

Mais pour mieux comprendre ce qu’est la tyrannie de l’émotion, voici un scénario fictif qui illustre ceci.



Un scénario aussi fictif qu’effrayant…
Jour 1, au JT de 20 h de TF1 (au hasard) : « Oh my Gad !! Encore un pédophile qui a récidivé ! Le petit Benjamin aimait beaucoup aller à la messe le dimanche. Mais sur le chemin de l’église, il a rencontré François Pignon qui sortait juste de prison après 10 ans de réclusion pour pédophilie. Le vilain a kidnappé le petit garçon avec son paquet de fraises tagadada. Le Petit Benjamin a malheureusement été violé… ».

Jour 2, au Café du Commerce, Marcel discutant avec Jean-Pierre : « On devrait les pendre par les biiiiiiip ces pédophiles ».
Jour 3, allocution présidentielle télévisée : « Moi, Nicolas Sarkozy, je veux une loi qui instaure la rétention de sûreté afin d’éviter que ce genre de récidive atroce ne se reproduise ».
Jour 4, au Café du Commerce : « T’as vu hier à la télé, Sarkozy va enfin remettre ces criminels en prison ! ».

Outre la monstruosité de la pédophilie, ce qui nous importe ici, c’est l’utilisation qui a été faite de l’émotion provoquée par le crime sur le petit Benjamin dans le but d’instaurer une loi qui se révèle liberticide et dangereuse. Pour rappel, la loi sur la rétention de sûreté permet, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée et sans infraction - l’enfermement des personnes considérées comme d’une «particulière dangerosité».

Aujourd’hui, l’émotion est au centre de tout ! Elle est à la source et à l’aboutissement du débat politique. En effet, osez dire que vous êtes contre la rétention de sûreté, on vous rétorquera que vous préférez voir les criminels récidiver. Bien sûr, cette réponse est absurde : en aucun cas, dénoncer la loi sur la rétention de sûreté c’est cautionner la pédophilie.


Un autre exemple
Allez, juste un autre pour la route : le tsunami a provoqué une immense vague de dons. Il faut être honnête : nous avons été émus car, là bas, il y avait des «blancs», des Européens, des Français… Le drame nous a touché, donc on a donné : dictature de l’émotion. Peu de temps après le tsunami, il y a eu un tremblement de terre au Pakistan. Mais là, on n’en a eu rien à secouer…

Cela a été la même chose pour les militaires français tombés en embuscade où on a semblé redécouvrir que les militaires pouvaient mourir « dans la pratique de leur métier ».


Droite / Gauche, même combat ?
Pour la droite de Sarkozy, il y a eu Guy Môquet, les chiens dangereux, Outreau, la rétention de sûreté… Pour la gauche, souvenez-vous, lors des dernières élections présidentielles il y a presque 2 ans. On se souvient tous de Sainte-Ségolène allant réconforter un handicapé en plein débat politique sur TF1. Autant sa démarche pouvait être sincère (après tout, je n’en sais rien), autant nous assistons à « l’émotisation » de la politique.

De plus, je tiens à souligner que lorsque la gauche qui instrumentalise l’émotion, c’est bien vu… à tort ! Régulièrement, nous avons droit à notre lot d’émotion sur les mal-logés, les pauvres, les expulsions d’immigrés… D’ailleurs, lisez l’article de Sylvain. Il illustre selon moi l’instrumentalisation de l’émotion dans le but de critiquer la politique d’Hortefeux et Sarkozy.

Bref, pour généraliser à outrance, la droite et la gauche, même combat… Tout dépend ensuite les fins souhaitées. La gauche semble plus axer l’émotion sur le social et l’injustice alors que la droite s’intéresse davantage à la sécurité.


Pour synthétiser
Ainsi, le fait divers vient à l’encontre de la démocratie. Dès lors, on parle d’émocratie : le pouvoir à l’émotion. En voici le processus : Un fait divers provoque une émotion populaire. Cette dernière entraîne immédiatement la mise en place de lois de circonstance dangereuses.

Cette situation n’est pas uniquement valable pour la France. Les plus grandes démocraties occidentales ont aussi cette dérive. Souvenez-vous de ce qu’ont faits les Etats-Unis après le drame du 11 septembre 2001 : Afghanistan, Irak et Patriot Act…

Et surtout, comme l’écrit Mamère dans son quatrième de couverture : « la tyrannie de l’émotion est aujourd’hui un principe de gouvernance ». Cela évite au pouvoir exécutif d’aborder des problèmes de fond. De plus, l’émotion est un outil formidable pour manipuler les foules.



Article écrit sur www.mapausecafe.net, blog de société, de politique, de culture et d'économie. La fin d'un café ne signifie plus l'arrêt du débat !


Par mapausecafe (17 )
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MessageSujet: menacée d'exclusion de son parti pour des propos homophobes   Mer 5 Nov - 10:39

Italie : une députée de gauche menacée d'exclusion de son parti pour des propos homophobes

Le Parti démocrate italien, principale force d'opposition, va examiner mardi le cas d'une députée, membre de l'Opus Dei, qui aurait prononcé des propos homophobes et dont des militants réclament l'exclusion, une première dans la vie politique de la Péninsule selon les médias.

Selon l'agence de presse Dansa, c'est la première fois dans l'histoire politique de l'après-guerre qu'un parti "juge" l'opinion d'un de ses membres.

La députée Paola Binetti (65 ans), figure de proue des catholiques conservateurs au sein du Parti démocrate dirigé par Walter Veltroni, a établi un lien entre homosexualité et pédophilie dans une récente interview, déclenchant une vive polémique.

"Des tendances homosexuelles fortement enracinées présupposent l'existence d'un instinct qui peut se révéler incontrôlable. De là, le risque de pédophilie", a-t-elle déclaré vendredi au Corriere della Sera, commentant un récent document du Vatican sur l'incompatibilité entre homosexualité et prêtrise.

Saisie d'une quarantaine de recours, la "commission de garantie" du Parti démocrate va donc commencer à examiner cette affaire mardi.

"Aujourd'hui, nous pourrons seulement ouvrir une instruction. La majeure partie des 40 recours réclament l'expulsion de la députée. Mais cela n'est pas prévu par notre statut. Nous allons donc devoir faire jurisprudence", a déclaré au Corriere de mardi le président de la commission.

Une autre députée du Parti démocrate, Paola Concia, qui défend les droits des homosexuels, a réclamé dans une lettre à Walter Veltroni "la mise à l'écart de la Binetti et de ses préjugés".

Tout en rappelant la position du Parti démocrate "sur la lutte contre toutes les formes de discriminations et notamment l'homophobie", Walter Veltroni a souligné mardi, dans un communiqué, qu'il ne pouvait pas exister au sein du parti de "délit d'opinion", cherchant visiblement à clore cette affaire.
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MessageSujet: Quand la pédophilie est assimilée à l'homosexualité   Lun 10 Nov - 16:30

Quand Gérard Longuet assimile l'homosexualité à la pédophilie
Interpellant le ministre de l'Éducation nationale sur la lutte contre l'homophobie à l'école, le sénateur Gérard Longuet n'hésite pas à établir un parallèle entre homosexualité et pédophilie.

Très prochainement, des affiches et cartes mémo intitulées «Homo, bi, hétéro, que suis-je?», vont parvenir dans tous les lycées de France, pour assurer la promotion d'une ligne d'écoute, la Ligne Azur, ouverte à tous les jeunes qui s'interrogent sur leur sexualité. Dans la foulée, une brochure «Homophobie: savoir et réagir» sera distribuée aux personnels, afin de leur permettre de mieux appréhender les comportements discriminatoires auxquels ils peuvent être confrontés.

A plus long terme, le ministère doit mettre au point un matériel pédagogique complet, élaboré avec des spécialistes, à l'image d'un guide déjà produit par le ministère de l'Enseignement de la Communauté française de Belgique. Un dernier chantier devrait enfin s'ouvrir, sur la formation initiale et continue des enseignants (si la réforme des IUFM ne vient pas contrarier les plans), des chefs d'établissements, des infirmières scolaires et des CPE.

Voilà, en gros, les sujets dont on parle quand on évoque la lutte contre l'homophobie à l'école, lutte dans laquelle Xavier Darcos a accepté de s'engager, courageusement il faut le reconnaître (relire mon billet publié en juin Opportuniste, Darcos?).

Et c'est ce qui semblait manifestement déplaire à Gérard Longuet, sénateur UMP et conseiller régional de Lorraine, rapporteur spécial de la commission des finances du Sénat à l'enseignement scolaire. Jugez plutôt, par cette séquence vidéo, révélée par l'association Couleurs Gaies, et mise en ligne par le blog Gayclic, lorsque le 3 juillet dernier, la Commission des finances du Sénat auditionnait le ministre de l'Éducation nationale :


Qu'on soit clair : on peut être en désaccord avec les moyens de lutter contre l'homophobie. On peut aussi en discuter la pertinence, et juger que l'école doit avoir d'autres priorités. Mais relever, sourire en coin, une contradiction entre la lutte contre l'homophobie et la lutte contre la pédophilie est indigne et monstrueux.

On attend avec impatience les réactions des dirigeants de l'UMP, qui, tous, sont devenus depuis une semaine des fervents militants de la diversité.

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MessageSujet: Le prétexte pédophile   Mar 28 Avr - 8:29

Comme en France où Bouygues Telecom, Orange et SFR ont donné leur accord en février dernier pour bloquer à l'avenir les sites désignés par le gouvernement, cinq FAI allemands (Deutsche Telekom, Vodafone/Arcor, Hanse Net, Kabel Deutschland et Telefonica O2) représentant 75 % du marché ont signé le 17 avril dernier un accord avec la ministre allemande de la famille Ursula von der Leyen pour bloquer les sites pédophiles au niveau de leurs serveurs DNS. Ces serveurs communiquent aux navigateurs les adresses IP des serveurs correspondant aux adresses saisies par les utilisateurs.

Parallèlement, un projet de loi concocté par le ministre de l'économie Karl-Theodor zu Guttenberg a été accepté par le gouvernement le 22 avril dernier, et prévoit de donner aux FAI la possibilité de logger l'identité des internautes qui ont tenté d'accéder aux sites bloqués, pour que la police puisse consulter ces fichiers. D'après le projet de loi, qui devra être respecté par tous les opérateurs de plus de 10.000 abonnés, c'est le Bureau Fédéral Allemand de la Police Criminelle qui aurait en charge d'établir la liste des sites à bloquer.

Le contenu de cette liste sera confidentiel, ne donnant à personne la possibilité d'en vérifier ou d'en contester le contenu, alors même que des abus sont déjà connus en Australie, qui connaît le même type de loi.

Le mois dernier en Allemagne, le propriétaire du nom de domaine allemand du site Wikileaks a subi une perquisition à son domicile, sans doute parce que le site avait publié quelques listes "secrètes" de sites bloqués dans divers pays du monde.

Comme toujours dès que l'on parle de filtrage, le problème de la pédoporgrographie est mis en avant pour justifier la mesure. Comme s'il était plus efficace de cacher ces sites aux yeux d'un public qui de toute façon ne les voit jamais, que de partir réellement à la recherche des criminels qui les publient auprès d'un public qui, s'il le désire vraiment, saura de toute façon les trouver. En réalité, ce type de loi de filtrage (que Nicolas Sarkozy attend avec impatience en France dans l'après-Hadopi) vise surtout à censurer, grâce à une extension de son champ d'action, au delà de la pédophilie. Une fois le pied dans la porte, il n'y a plus qu'à l'ouvrir.

En Allemagne, les éditeurs de livres ont ainsi déjà demandé à ce que le site de partage de fichiers Radidshare soit ajouté à la liste des sites bloqués. En Angleterre, The Pirate Bay est bloqué depuis ce mois-ci par les opérateurs mobiles.
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MessageSujet: Un tabou utile à certains exemple la LOPSI   Ven 29 Mai - 6:36

Qui a peur de la Loppsi?

Crainte du flicage et de l'intrusion informatique: sur la Toile, les voix sont nombreuses pour protester contre le nouveau projet de loi sur la sécurité intérieure. Et vous, qu'en pensez-vous?

Les nerfs encore à vif après la polémique Hadopi, Internet frémit à nouveau devant le dernier cyber-épouvantail: la Loppsi II. Un projet de loi sur la sécurité intérieure, porté par la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, qui touche notamment à la sécurité routière, à la violence dans les stades... et aux contenus informatiques -objectif affiché: faciliter la traque de la pornographie enfantine sur le Web.


La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a présenté le projet de loi Loppsi II au Conseil des ministres, mercredi 27 mai.
"La loi en question va autoriser la mise en place de mouchards pour capter les données informatiques. Une forme de 'piratage' légal qui sera (pour l'instant et a priori) cantonné à la lutte contre le crime organisé", explique le site spécialisé PCInpact, qui tente d'imaginer le fonctionnement de ces "chevaux de Troie".

Des intrusions qui inquiètent les passionnés du Web. Le collectif La Quadrature du Net, très actif lors du vote de la loi Création et Internet (Hadopi), s'indigne: "Ce dispositif, inefficace dans la lutte ô combien légitime contre la pédopornographie, ouvre en réalité la porte à la censure d'Internet et constitue une grave atteinte à la neutralité du réseau." Le magazine dédié au numérique Numerama a également activé une veille d'information sur ce nouveau texte et les réactions qu'il suscite.

Même ton révolté de la part de Julien Lausson sur son blog Mind overflow: "La démarche est de toute façon toujours la même: on dresse comme prétexte la menace terroriste ou l'horreur de la pédophilie. [...] Ainsi, on créé une loi pour 'le pire', qu'on étend ensuite progressivement à d'autres crimes et délits. Demain, il suffira alors d'ajouter une ligne supplémentaire pour autoriser le piratage en cas de simple délit."


"Donc, en résumé, juste un coup d'épée dans l'eau de plus contre la pédophilie, et un dispositif de plus contre la liberté", ironise crazyman sur Twitter. Sur la plateforme de micro-blogging, une vidéo catastrophiste -musique inquiétante, slogans définitifs, ambiance "théorie du complot"...- intitulée "Du bist ein Terrorist" ("Tu es un terroriste") circule: "Très pédagogique", assure elianchrebor...
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MessageSujet: Loppsi2   Mer 3 Juin - 7:19

Je reviens sur le projet de loi Loppsi 2 et les listes noires destinée à empêcher l’accès à des sites pédophiles. Noble intention me direz vous. Essayons d’analyser posément le sujet.

Que nous dit le gouvernement ?

Ecoutons notre ministre de l’intérieur sur le sujet dans sa présentation du projet de loi LOPPSI : "le nombre d'images de pornographie enfantine diffusées sur Internet est en augmentation constante depuis plusieurs années"

C’est peut être vrai, je vais même oser dire que c’est vrai sans aucune base statistique sur laquelle m’appuyer. Mon raisonnement est purement mécanique. La croissance d’internet est quasiment exponentielle. Il est donc inévitable que le nombre d’images augmente proportionnellement au taux de pénétration d’internet dans la population mondiale (donc dans le sous ensemble des pédophiles). Ainsi, il est donc « naturel » que des sites web plus ou moins clandestins remplacent petit à petit les moyens « classiques », style revue sous le manteau (ou dieu seul sait quoi) que pouvaient utiliser ces individus pour satisfaire leur perversion.

La justification du filtrage :

Toujours selon notre chère ministre de l’intérieur il s’agit de : "protéger les internautes contre les images de pornographie enfantine"


Quel est le danger, pour l’internaute ? Le risque d’infarctus face à une image ignoble ? Arrêtons le délire.

D’autres bonnes âmes pudibondes vont rétorquer que nos enfants pourraient être choqués par la vision par inadvertance d’images pédophiles.
Deux réflexions sur ce point :


· Ce ne sont pas les images potentiellement choquantes qui manquent : étalages de revues chez les marchands de journaux, publicités, émissions de téléréalité, pages lingerie du catalogue des « trois belges », séjour à la plage avec concours de seins, etc. Donc arrêtons de prendre nos enfants pour ce qu’ils ne sont pas.


· J’ai voulu me faire une idée du risque de tomber sur des images pédophiles.Comme je l’ai déjà mentionné (ainsi que d’autres contributeurs de cette édition), en plus de 15 ans de pratique du web, je ne suis jamais tombé sur un site pédophile. J’avais du temps ce week-end donc j’ai cherché : chou blanc. Il y a bien des sites pornographiques légaux (et payant) où des jeunes femmes de 18 ans et plus, affublées de jupettes d’écolière et de nattes jouent la gamine dans des relations sexuelles mais pas de pédophilie !



Vous allez dire que je prétends qu’il n’y en a pas. Détrompez vous : J’étais sur qu’ils existaient mais je n’arrivais pas à en trouver par une recherche directe.


Et là, le déclic : D’autres pays ont eu l’idée de créer des listes noires me suis-je dit.

En 5 minutes l’affaire était pliée. Il y a eu une fuite en Australie et la liste de noire est sortie dans la nature. Cela a d’ailleurs fait scandale quand on a découvert que la moitié des sites de la liste noire n’avaient rien à voir avec la pédophilie.
Dans le même style, la Grande Bretagne a brièvement censuré Wikipedia : Pourquoi ? Il y a une image de la pochette du disque du groupe Scorpion, « Virgin Killer » qui est sorti il y a plus de 30 ans (1976 - et qui n’a jamais été censurée en France). Mais l’organisation « Internet Watch Fondation » est sortie de sa léthargie trentenaire et l’a jugée indécente. Faîtes vous une idée par vous-même : http://en.wikipedia.org/wiki/Virgin_Killer

Donc, grâce aux listes noires, j’ai enfin pu trouver des sites pédophiles (il en a encore quelques un qui marchent).

Quel est le risque de tomber involontairement sur un site pédophile ?

Très proche de zéro, car ces fameuses listes noires donnent une idée de l’ampleur du phénomène : entre 500 et 5000 sites sont ciblés comme le montre cette étude du « Forum des droits sur Internet » qui est récente (29/10/2008) et très intéressante :

http://www.foruminternet.org/institution/espace-presse/communiques-de-presse/IMG/pdf/reco-enfantsIII_finale.pdf


Sachant que l’on a plus d’un milliards de sites web, on est donc dans la classe d’une chance sur un million pour atteindre involontairement un site web pédophile.

On voit donc que tout cela n’est qu’un prétexte grossier :

Ce n’est même pas la lutte contre la pédophilie qui est mise avant, c’est la protection de l’internaute. Encore une couleuvre que ce gouvernement tente de nous faire avaler en agitant le chiffon rouge de la pédophilie.

En fait, il y a une solution très simple : Cette fameuse liste noire de sites porno-pédophiles, il suffit de la communiquer aux fournisseurs de logiciel de « contrôle parental » qui n’ont qu’à l’incorporer à leur liste de sites internet considérés comme douteux ou dangereux pour le regard des enfants. De plus la plupart des FAI en proposent. Bizarre, c’est simple, cela existe déjà … Surprenant n’est ce pas !

Quel est donc le vrai but du gouvernement ?

Bien évidemment, cela entretient le bling bling sécuritaire qui s’est révélé si profitable en période électorale, et cela fait croire que le gouvernement continue d’agir dans le domaine. L’efficacité de l’arsenal des lois et mesures sécuritaires déployées de puis que Mr Sarkozy était ministre de l’intérieur commence aussi à être sérieusement critiqué : Il faut donc reprendre la main.
Ce que veut en réalité le gouvernement, c’est faire passer le concept de la censure d’internet - les fameuses liste noires - sous le paravent (populaire à juste titre) de l’ignoble pédophilie qui menacerait le brave internaute.

Une fois, le concept passé (l’été, en catimini c’est plus facile), il ne restera plus qu’à dériver, petite touche par petite touche pour tenter de contrôler/censurer l’internet comme je l’évoquais dans mon précédent article.


C’est d’ailleurs prévu : Il existe une vache à lait en France : « La Française des Jeux » : lotos, PMU, trucs à gratter, etc. Elle a le monopole des paris et jeux de hasard en France. Sur environ 10 milliards d’euro de chiffre d’affaire, 50% sont redistribués aux joueurs gagnants et 37,5% vont directement dans les caisses de l’état. Or son monopole est battu en brèche par les jeux en ligne sur internet (dont pas mal de pièges à cons – attention) et en plus, la France est obligée de s’ouvrir à la concurrence pour respecter la législation européenne qu’elle a elle-même ratifiée. Il y a donc une loi en préparation où la sanction pour les sites de paris et autres jeux qui ne seraient pas habilité sera : le filtrage. Sur ce sujet, lire :


http://www.pcinpact.com/actu/news/50591-filtrage-jeux-paris-ligne-juge.htm

Donc la dérive est bien là : elle est même planifiée.

Le deuxième scandale :

Le deuxième scandale dans tout cela, c’est que cette idée de filtrage ne s’attaque même pas à la pédophilie. En fait, cela va fortement compliquer la tâche des policiers et gendarmes qui luttent contre ce fléau. Lorsque les criminels comme les honnêtes gens vont se mettre à se protéger, que tout sera crypté, en I2P, en VPN, etc., ce sera bien plus difficile de mener des investigations fructueuses.


Pourquoi les honnêtes gens chercheraient à se protéger ? Parce que la simple réception d’un SMS du style « tu fais comment pour saboter un train ? » vous donne droit au débarquement de la brigade antiterroriste !

Actuellement, c’est un peu compliqué pour le commun des mortels. Cependant, n’ai aucun doute, cela va se simplifier et être automatisé. Il y déjà des offres commerciales !

Lorsque cela sera simple, soyons certains que les vrais criminels (y compris les plus cons) se précipiteront sur ces solutions.

Avec un internet ouvert, comme actuellement, il y a toujours un benêt dans un réseau criminel pour faire une bêtise et s’exposer. De là, patiemment, les enquêteurs détricotent la pelote et remontent le réseau pour finir par un coup de filet global. Actuellement, les trafics internets sécurisés sont relativement rares (banques, impôts, paiements en lignes, grandes entreprises, …). Lorsqu’ils vont se généraliser, ce sera une autre paire de manche.


L’esprit de la « neutralité du net » est très fort et la notion de liberté d’expression très présente chez les internautes. De ce fait, le net a toujours réussi à maitriser ou à contourner les tentatives de main mise commerciales ou étatiques. Même la Chine et son « Big Firewall » ne réussit pas à verrouiller le réseau.


D’ailleurs, ultime plaisanterie : pour contourner le filtrage et big brother Sarkozy, l’on peut passer par des proxy chinois !

En fait, la seule solution est extrémiste : il faut débrancher tout l’internet national du reste du monde. C’est ce qu’a fait la Birmanie durant la révolte des bonzes. Une fois en autarcie complète … l’on peut sévir impunément. A méditer.
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MessageSujet: le prétexte toujours...   Mer 3 Juin - 10:04

La cybersurveillance arrive dans vos ordinateurs. Après la loi Hadopi, le projet de loi Loppsi débarque grâce à Michèle Alliot-Marie. L’idée du projet de loi est d’accroître la cybersurveillance pour lutter contre la cybercriminalité. Il permettra aux policiers de placer des mouchards dans les ordinateurs des internautes « suspects » : Délinquant, suspecté de trafic quelconque, terroriste, pédophile, toutes ces personnes sont dans la ligne de mire des cyberflics.

Pour Claire Ulrich, la lutte contre le terrorisme et contre la pédophilie est dans beaucoup de pays un énorme « prétexte » pour pratiquer une censure tranquille. Comme elle le dit, qui refuserait une surveillance qui permettrait d’arrêter des pédophiles ? Les gens vont avoir du mal à s’y opposer. Seulement ce qu’on ne dit pas, c’est que le filtrage n’est pas toujours parfait. Exemple en Australie, où l’Etat tente de lutter contre la pédophilie en ligne avec le filtrage web. En mars, lors des tests de filtrage, on découvre les sites retenus : On y trouve effectivement beaucoup de sites à contenu pédophile, mais aussi le site d’un cabinet dentaire, d’une pension pour chiens et d’une agence de voyage. Comme quoi avec la politique de filtres pour les « délinquants, terroristes et pédophiles », on peut tous se retrouver surveillés par les autorités avec des mouchards dans notre ordinateur. Pour l’instant en France, un site peut être bloqué par un juge. Soit la justice s’autosaisit, soit elle agit à la suite d’une plainte pour contenus incitatifs à la violence, à la haine ou propos racistes. C’est donc seulement à la suite d’un jugement que l’on peut bloquer l’accès à un site internet. Pour le moment.

La censure à l’étranger. En Syrie, la censure se modernise. Avant, dans les cybercafés, un garde venait s’asseoir à côté de vous pour surveiller vos écrits et visualisations. Maintenant, les Syriens peuvent surfer tranquillement sur la toile depuis chez eux, puisque leur réseau internet est censuré de manière plus high tech. En Italie et en Chine, une loi oblige les cybercafés à photocopier les papiers d’identités de chaque personne consultant leurs services. Et en Grande-Bretagne, l’Etat va bientôt surveiller et archiver toutes les communications électroniques.

La grande muraille de la cybercensure est en Chine. Elle bloque l’accès des Chinois à des millions de sites aussi bien étrangers que nationaux. Des filtres permettent la suppression automatique de mots, phrases, commentaires, blogs ou visuels sur les sites. Il arrive que la liste de mots interdit apparaisse sur le Web. Elle est composée de mots tels que « Tibet, sexe, multipartisme, indépendance Taïwanaise, corruption, fonds publics, anus, insurrection, Corée du Nord, dictature »…

Reportez les sites bloqués. Sur Herdict.org, les internautes reportent les sites censurés. On peut y voir sur la carte du monde chaque site internet fermé et l’heure à laquelle il a été fermé. Les sites s’enchainent à une vitesse impressionnante : « Reported inaccessible in China »…

Sociétés spécialisées. Aux Etats-Unis, trois sociétés spécialisées dans la sécurisation des réseaux d’entreprises et des intranets continuent à se frotter les mains: Secure Computing, Websense et Blue Coat sont les trois principaux fournisseurs d’outils de filtrage aux gouvernements. De petites entreprises qui ne connaissent pas la crise.
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MessageSujet: l'engrenage   Lun 22 Juin - 8:10

L'Allemagne censure les sites de pédophilie 22.06.2009 05h00
En date du 18 juin, le Parlement allemand a promulgué une loi autorisant le blocage de sites de pédophilie. Or, alors que le blocage de ce genre de site constitue un pas dans la bonne direction pour la lutte contre la pédophilie, cette interdiction risque de toucher très rapidement d'autres domaines controversés…



La loi établie en Allemagne est une première et autorise la censure d'un certain nombre de sites web. Or, tout comme la loi Hadopi en France, cette nouvelle loi n'est soumise à aucune autorité judiciaire et ce sera donc le BKA (Office fédéral de la police criminelle) qui décidera quels sites devront être bloqués. C'est pour cette raison que les détracteurs de la loi craignent également une interdiction d'autres sites. Par exemple, les sites critiquant le système de blocage.

Maintenant, après la promulgation de la loi, des voix s'élèvent réclamant également l'interdiction des sites sur les jeux violents.
Depuis le massacre de Winnenden du mois de mars, où un jeune avait tué 16 personnes, le Parlement avait déjà renforcé la loi pour l'obtention d'une arme. En plus, plusieurs Länder allemands ont interdit la vente de certains jeux violents et des grandes chaînes de magasins ont retiré de leur offre ce genre de jeux.

La Piratenpartei (le "parti des pirates" allemand), qui réclame une réglementation minimale de l'Internet, exige la suppression totale et non le simple blocage par un signe stop des sites de pédophilie, qui, selon lui, serait un pas dans la fausse direction.

En tant que consommateurs, nous devons nous poser la question si nous voulons réellement un État qui agisse comme un gendarme sur internet et censure certains contenus ou si nous préférons préserver nos libertés…

Christophe Van Biesen
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MessageSujet: Pédophilie pour faire passer la surveillance et l'espionage du net   Mer 22 Juil - 7:06

Albanel avait eu son point Godwin, Michèle Alliot-Marie s'en inspire. Lorsque nous avions écrit notre article sur l'impossible mais nécessaire opposition au filtrage de la pédophilie demandée dans le projet de loi Loppsi, Michèle Alliot-Marie était en charge du texte au ministère de l'intérieur. Un an et un mois plus tard, elle donne raison à nos craintes de voir la pédophilie être instrumentalisée pour justifier n'importe quelle atteinte aux principes démocratiques et républicains sur Internet.

En conclusion d'une discussion générale jusque là relativement paisible, Michèle Alliot-Marie a allumé les mèches mardi en osant sortir l'arme atomique dans le débat sur la loi Hadopi 2. "Internet doit être un espace de liberté, mais ça doit être aussi un espace de sécurité (...) Pendant les deux ans que j'ai passé au ministère de l'intérieur j'ai constaté des dérives avec les problèmes de cybercriminalité. La pédopornographie par Internet mérite des sanctions et donc un encadrement", a déclaré la ministre de la Justice pour justifier qu'une loi s'attaque à l'encadrement du téléchargement illégal.

La remarque a évidemment déplu à l'opposition, qui ne veut pas se voir taxer de soutenir la pédophilie en défendant la liberté de télécharger sur Internet. "Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage", a protesté le communiste Jean-Pierre Brard. "C'est dire la faiblesse des arguments du gouvernement. Il faut se méfier des excès madame la ministre", a-t-il conclu.

Pour rapidement calmer les esprits, le président de séance Bernard Accoyer a consenti une suspension de séance de 5 minutes.
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MessageSujet: L'allemagne renonce   Mar 1 Déc - 7:13

'Allemagne accorde un an aux FAI pour démontrer que le filtrage ne sera pas utile à la lutte contre la pédopornographie. Ce qui ne devrait pas être compliqué : moins de 1,5 % des adresses référencées par la police contiendraient effectivement des contenus pédophiles, et sur cette part restante, l'immense majorité sont supprimés par les hébergeurs dès notification.
Filtrage, censure, Loppsi

Mise à jour : Le président allemand Horst Köhler a refusé de promulguer la loi Internet Restriction Act qui devait servir de base juridique au blocage de sites Internet, notamment pédopornographiques. Selon le Spiegel, Köhler aurait demandé un "complément d'information", manière diplomatique de geler la loi dont le gouvernement avait de toute façon demandé qu'elle ne soit pas appliquée. Selon les médias allemands, le texte est bel et bien mort-né et le Parlement devrait entériner l'abandon du texte. Un signal fort qui tombe mal pour la France, dont le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux a annoncé qu'il ferait voter à partir de fin janvier la loi Loppsi, qui prévoit le même type de filtrage du net.

Article du 22 octobre 2009 - L'Allemagne ne suivra pas le même chemin que l'Australie, et ne montrera donc pas la voie à la France au moment d'adopter la loi Loppsi. Selon l'Association françaises des Fournisseurs d'Accès (AFA), dont PC Inpact révèle un e-mail envoyé à ses membres, "le gouvernement allemand a décidé de ne pas exécuter "the Internet Restriction Act" pendant au moins un an". Très contesté, le projet de loi qui avait donné lieu à des manifestations (et à une bavure) prévoyait de donner à l'administration le pouvoir d'imposer aux FAI de bloquer l'accès à des sites, dont la liste établie par la police n'aurait pas été vérifiée par l'autorité judiciaire.

Confronté à la réalité des faits, le gouvernement allamend a finalement "reconnu que le blocage n'était pas efficace lorsqu'il sert à restreindre l'accès des contenus d'abus sexuels sur mineurs hébergés en dehors de l'Union Européenne". D'abord parce que le filtrage est inefficace sur un plan technique à empêcher les pédophiles d'accéder aux contenus par divers biais, ensuite parce que les visites involontaires vers les sites hébergeant de tels contenus sont "pratiquement inexistantes" (il est temps de le dire), et enfin parce que c'est prendre un fusil pour tuer une mouche.

On se souvient qu'un bloggeur allemand, Alvar Freude, avait réalisé cet été un script qui envoyait automatiquement une demande de retrait de contenus aux hébergeurs des sites bloqués. Sur 348 hébergeurs contactés, 250 avaient répondu, et 61 avaient retiré le contenu illicite en moins de 12 heures. Preuve que le dialogue était plus efficace que le filtrage. L'expérience a visiblement été menée à plus grande échelle, avec des résultats spectaculaires. "D'après les études menées en Allemagne (et encore en cours), sur 8000 URLs contenues dans les listes noires présumées de la police, seuls 110 sites web contenaient des images d'abus sexuels sur mineurs et des images érotiques de mineurs, et après notification à l'hébergeur, seulement 7% de ces contenus illégaux, hébergés dans des pays non-membres d'Inhope, étaient encore en ligne après 14 jours (alors que la plupart des contenus notifiés ont été supprimés dans les 48h après notification)", note l'AFA.

En clair, et c'est un énorme sujet d'inquiétude, sur 8000 adresses référencées par la police sans contrôle judiciaire, seules 1,37 % des URL avaient un vrai caractère pédophile ! Et sur ces 1,37 %, 93 % ont été retirés en moins de deux semaines. Dit autrement, l'extrême majorité des contenus signalés par la police sont soit légaux, soit régulés par les hébergeurs eux-mêmes qui acceptent de supprimer les contenus dès notification, même lorsqu'ils sont à l'étranger. Aucun besoin de filtrage, à la fois coûteux, inefficace et injuste.

Comme le demandent en Australie les associations de protection de l'enfance, ça n'est pas avec le filtrage qu'on protège les enfants, mais en chassant les pédophiles.

Puisse la France entendre aussi raison, et arrête de prétendre que le filtrage "protège les internautes".
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MessageSujet: Bernés par leurs enfants   Mer 6 Jan - 6:55

Bernés par leurs enfants

Quand, pour se venger de leur propre enfance chez les prêtres, des directeurs d’agence publicitaire qui se sont partagé le festin de l’après-68 nous infligent des campagnes où l’on voit bafouer l’image de l’adulte, de l’aînesse, de la masculinité, ils ne font rien d’innocent. Une mode tyrannique exige aujourd’hui que le père de famille soit ridicule, de préférence devant une conjuration mère-fille. « Je ne sais plus quoi faire de ton père », dit une femme excédée par son mari coureur de jupons. Une fille de six ans explique à son géniteur qu’avec le nouveau produit Candia il peut recommencer à digérer le lait. L’épouse appuie avec une vague ironie. Après la première gorgée, le papa se retrouve en culottes courtes.
On ignore si la campagne est un succès, mais le message sociologique, lui, est reçu cinq sur cinq par les enfants et les épouses : les pères sont bernés comme les gérontes de Molière l’étaient par leurs valets. Sauf que les Scapin d’aujourd’hui n’ont pas l’âge de raison. Les seuls adultes tolérables à leurs yeux sont ceux qui cèdent à leurs caprices.
Parallèlement, la campagne télévisée relative à la pédophilie tend à établir une conjonction douteuse entre l’autorité et l’abus d’autorité, entre le privé et l’abus du privé. L’intimité familiale est suspecte de favoriser le viol. On a introduit, qu’on le veuille on non, le ferment d’un doute systématique dans les esprits juvéniles, à propos de ce qui est domestique, masculin et autoritaire. “L’idée”, comme disent les branchés, c’est de prévenir. Mais la prévention se traduit par une exigence excessive de transparence, par une négation du secret familial, lequel est pourtant le lieu même où se forgent l’identité, le caractère et la volonté.
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MessageSujet: Le paravent du flicage et de la censure...   Sam 23 Jan - 8:49

On pourrait croire ces deux combats parfaitement autonomes, même si de grandes figures de la politique comme Al Gore ont appelé depuis déjà un certain temps à la fusion de l’écologie et du numérique, mais force est de constater qu’il semble difficile d’adopter l’un sans que l’autre ne s’impose.

Le cas le plus criant est celui de l’actuelle secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, dont personne ne remet en cause les convictions écologiques qui l’ont poussé, il y a un peu moins de deux ans, à un sévère clash avec sa propre famille politique. Une prise de parole sanctionnée comme il se doit, mais qui lui a donné, du jour au lendemain, une envergure nationale.

C’est avec le numérique, cette fois-ci, que le clash se fait de nouveau attendre. Restée muette sur Hadopi, mais laissant savamment fuiter tout le mal qu’elle en pensait, son argumentation pro Loppsi, où le terme ‘pédophile’, répété à 25 reprises, faisait office de méthode Coué, laisse relativement peu de doute sur sa foi dans le bien fondé de cette loi, défendue par solidarité gouvernementale.

Cette fois-ci, pas de clash.

Mais l’UMP n’est pas le seul parti politique cherchant a prendre une teinte verte, sans pour autant prendre de positions claires et tranchées en faveur des libertés numériques. Le Modem est, lui aussi, dans la même situation délicate.

Corinne Lepage, l’égérie verte du parti centriste, qui a consacré sa vie à l’écologie, vient de quitter, si ce n’est le Modem, du moins les responsabilités qu’elle y occupait.

Ses positions sur les libertés numériques sont clairement et longuement exposées dans son dernier livre, “Entre Colère et Espoirs” (téléchargeable gratuitement). Hadopi et Loppsi y sont évoqués à de très nombreuses reprises, pour y être systématiquement dénoncés, en bloc, sans la moindre concession.

Au Modem, par contre, les positions sont plus timides. La seule proposition concernant Loppsi consiste à demander le recours à un juge pour décider du filtrage d’un site. Une idée lumineuse, qui éviterait en effet à la loi Loppsi de se voir censurée, comme Hadopi, par le conseil Constitutionnel. Épargner à cette loi un parcours parlementaire aussi humiliant que celui d’Hadopi, à l’heure où le monde entier regarde désormais de près les dérives de la démocratie Française, est en effet un conseil frappé de bon sens.

Pire encore, la place consacrée au numérique dans le “Livre Orange” qui fait office de déclaration de foi pour la campagne des régionales en cours, est pour le moins succincte.

Hadopi, telle qu’elle a finalement été votée après plusieurs retouches, y est implicitement adoubée. Page 25, les propositions faites par le Modem sont étonnamment proches des propositions du rapport Zelnik retenues par Nicolas Sarkozy. Elles sont soigneusement encadrées par de courts poncifs sur l’internet, formidable révolution, qui sont probablement le fruit de compromis pénibles, où l’on a convenu de ne rien dire tout en essayant de sauver la face.

L’idée d’une charte des libertés numériques est suggérée, sans que la moindre proposition soit faite pour celle-ci, en dehors d’un ‘Droit à l’Oubli’, une initiative prise un mois auparavant par Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le rapporteur des contributions NTIC/internet, dans son blog, tente même le grand écart en plaçant, dans un même paragraphe, un accord tacite du filtrage à venir et la net neutrality, sans donner la moindre indication de la définition que le Modem donne à ce terme (à l’évidence différente de celle qu’en donnent les experts à l’origine du concept).

Un exercice dialectique étonnamment similaire à celui fait par la Secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique pour justifier de son soutien à la Loppsi. Entre le Modem et l’UMP, en ce qui concerne les libertés numériques, la différence tient plus à l’épaisseur de la langue de bois qu’aux idées.

Cerise sur un gâteau décidément indigeste, lors d’une interview réalisée en juin, François Bayrou, qui s’était réveillé après la bataille lors du vote Hadopi, parlait d’identifier les œuvres lors de leur passage sur les réseaux.

On lui fera le crédit de ne pas nécessairement faire allusion au Deep Packet Inspection, reste qu’une telle déclaration est totalement irresponsable et constitue, en l’état des choses, un accord tacite pour la mise en place du DPI. On imagine un démenti plus ou moins maladroit sous peu, ou du moins, on espère : nous serions ravi de l’accueillir pour discuter de cela dans nos colonnes ou face à nos caméras, comme nous l’avons fait avec Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), Hervé Morin ou Sandrine Belier (Europe Ecologie).

Est-il étonnant, dans ces conditions, de voir Corinne Lepage prendre ses distances avec le Modem ? Pas vraiment.

Le Parti Socialiste, lui, joue aux abonnés absents. Présent lors des déclarations de Nathalie Kosciusko-Morizet sur la loi Loppsi, Benoit Hamon, le porte parole du Parti Socialiste, a soigneusement évité le sujet qui occupait pourtant l’essentiel des débats (soigneusement censurés par TF1).

Il faut dire que là aussi, le grand écart risque d’être délicat. En tant que haut responsable du Parti, Benoit Hamon ne pouvait ignorer que de l’autre coté des Pyrénées, le gouvernement socialiste Espagnol mettait en place la prochaine étape de Loppsi, annoncée par Nicolas Sarkozy lors de ses vœux à la Culture : le filtrage des contenus portant atteinte aux droits d’auteurs.

Reste un mystère à expliquer : pourquoi cette intégration entre Libertés Numériques et Ecologie, parfaitement réalisée par Europe Ecologie, cause tant de problèmes aux partis qui, après avoir ignoré l’écologie pendant des décennies, font désormais de même avec les libertés numériques ?
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MessageSujet: Justifier la censure   Mer 28 Avr - 6:18

Consulter un site Internet consacré à l'euthanasie sera-t-il bientôt impossible en Australie ? La question agite le pays, où un projet de filtrage du Web indigne les spécialistes d'Internet comme les défenseurs des droits civiques, qui craignent de voir l'accès aux sites évoquant des sujets polémiques proscrit.


Au centre du débat, Stephen Conroy. Le ministre des télécommunications veut lutter contre les contenus pornographiques - surtout pédopornographiques - en interdisant une liste de sites. Cette "blacklist", qui pourrait inclure des milliers d'adresses, sera dressée par l'Autorité australienne des médias et des télécommunications et maintenue secrète. Tous les fournisseurs d'accès (FAI) seront tenus de bloquer les sites incriminés.

Pour le gouvernement, il s'agit de créer un Internet plus sûr, en particulier pour les enfants. Mais en dehors de quelques associations chrétiennes, il est difficile de trouver des défenseurs du filtrage en Australie. Beaucoup dénoncent les risques de dérive. En effet, si les sites interdits doivent être liés principalement "au viol, à la bestialité, à l'inceste, à la violence sexuelle", la classification des contenus reste suffisamment floue pour que beaucoup d'autres sites se retrouvent inclus dans la liste noire. Seront ainsi classés "RC" ("refused classification") aussi bien des sites à caractère pédophile que des sites pornographiques ou des pages Web évoquant l'utilisation de drogues.

"La catégorie RC est trop vaste. Elle inclut tout contenu donnant des instructions pour commettre un crime. Par exemple, écrire des graffitis est un délit, donc des sites sur les graffitis pourraient être bannis. L'euthanasie est un crime : les sites en parlant pourront être interdits", s'inquiète Iarla Flynn, représentant de Google Australie. "Le problème, c'est qu'il n'y a aucun moyen de faire appel", s'irrite Philip Nitschke, directeur de l'association Exit International, qui milite en faveur de l'euthanasie.

"JUSTIFIER LA CENSURE"

En Australie, les protestations se multiplient donc depuis des mois, entre pétitions et journées de black-out de sites Internet. Exit International propose même des ateliers d'informatique pour les personnes âgées. "On leur apprend à contourner le filtre, ce qui se fait de façon relativement simple", dit M. Nitschke. En dehors des problèmes éthiques, c'est l'efficacité du filtrage qui est mise en doute. "Les contenus pédophiles s'échangent en peer-to-peer [partage de fichiers]. Pas sur des sites Web", prévient Dan Warne, journaliste au magazine informatique APC. S'ajoute à cela la crainte que le débit Internet ne soit ralenti. "On a des doutes sur l'aspect technique", commente M. Flynn.

Les critiques s'étendent à l'étranger. "Nous avons été capables d'accomplir les objectifs de l'Australie, c'est-à-dire de retrouver et poursuivre les personnes responsables de pédopornographie sans avoir à utiliser de filtres Internet. Il y a d'autres moyens", a déclaré, en avril, Jeffrey Bleich, l'ambassadeur américain à Canberra. Reporters sans frontières (RSF) a placé l'Australie dans sa liste des pays à surveiller.

"Le filtre enverra un mauvais signal aux pays non démocratiques qui pourraient ainsi justifier leur propre censure", soutient M. Flynn. S'il existe bien des filtrages dans des pays européens, la plupart ne sont pas obligatoires. Et lorsqu'il est imposé, le filtrage n'a pas la même ampleur, selon une étude de l'université de Nouvelle-Galles du Sud. Ainsi, l'Allemagne l'a introduit en 2009, spécifiquement pour les contenus à caractère pédophile.

Le projet sera proposé au Parlement dans quelques mois. Canberra ne semble pas prêt à céder. "Il est inquiétant de voir que malgré toutes les craintes de compagnies internationales, et même des Etats-Unis, le gouvernement persiste : en cette année électorale, il prête une oreille plus attentive aux lobbies chrétiens", regrette M. Nitschke.
Marie-Morgane Le Moël
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MessageSujet: La loi Loppsi reportée sine die par le Sénat   Jeu 6 Mai - 7:27

La loi Loppsi reportée sine die par le Sénat
Guillaume Champeau - publié le Jeudi 06 Mai 2010 à 01h33 - posté dans Société 2.0
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Loppsi, Politique, Filtrage

Faut-il y voir l'effet de l'avis assassin publié récemment par la Commission nationale consultative des Droits de l'Homme ? Le président du Sénat Gérard Larcher a annoncé mercredi à l'occasion d'une conférence de presse que l'examen du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) était reporté, officiellement en raison d'un calendrier parlementaire trop chargé. Adopté par les députés en février dernier, le texte est remis par le Sénat dans un tiroir en compagnie d'un autre texte très controversé, le projet de réforme de la procédure pénale. Deux projets de loi qui ne sont d'ailleurs pas sans rapport l'un avec l'autre.

Le projet de loi Loppsi prévoit en effet de confier à un magistrat indépendant, le juge d'instruction, l'encadrement des mouchards que la police judiciaire pourra installer dans le cadre de certaines enquêtes sur les ordinateurs des suspects. Or la réforme de la procédure pénale propose justement la suppression du juge d'instruction au profit du procureur de la République, qui reçoit ses instructions de la Chancellerie.

Entre autres mesures importantes, la Loppsi prévoit la possibilité pour l'administration d'exiger auprès des fournisseurs d'accès à Internet le blocage de l'accès à des sites Internet pédopornographiques, après avis de l'autorité judiciaire. Officiellement, il s'agit de protéger l'internaute qui pourrait fortuitement accéder à ces sites s'ils n'étaient pas généreusement bloqués. Officieusement, la pédophilie est en fait instrumentalisée, puisqu'il est socialement inacceptable de s'opposer à une loi qui sanctionne le viol des enfants. S'opposer au filtrage de la pédophilie, c'est s'opposera à la lutte contre la pédophilie. Laquelle sert de serrure pour ouvrir la porte d'un filtrage plus généralisé. Un lobbyste suédois le confessait encore ce mois-ci : "la pédopornographie c'est génial (...) en jouant cette carte, nous pouvons faire que les politiques agissent, et commencent à bloquer des sites".

On aurait pu en revanche regretter que le délit d'usurpation d'identité sur Internet soit retardé par le report de la Loppsi. Mais sa transformation en délit d'"usage de données de toute nature permettant d'identifier" un tiers, extrêmement dangereux dans sa formulation, fait que son report est au contraire là aussi un soulagement.

Gérard Larcher n'a pas indiqué de nouveau calendrier pour l'examen du texte, mais il a prévenu qu'il était peu probable qu'il puisse être examiné avant la fin de l'année, étant donné l'embouteillage législatif. De là à penser que le projet restera encore longtemps dans les placards, il n'y a qu'un pas. La Loppsi avait été déterrée par Michèle Alliot-Marie en 2008, alors qu'il traînait dans les cartons depuis plus d'un an.
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MessageSujet: Instrumentalisation de la pédo-pornographie en Europe   Ven 11 Juin - 6:59

Instrumentalisation de la pédo-pornographie en Europe

Quand il s'agit d'instrumentaliser la pédo-pornographie pour restreindre les libertés des internautes, les législateurs français et européen parlent à l'unisson.
par Astrid Girardeau le 09/06/2010
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Cecilia Malmström, CEPD, Christian Engström, Déclaration 29, données personnelles, europe, Françoise Castex, libertés fondamentales, moteur de recherche, pédopornographie, propriété intellectuelle, proprité intellectuelle, protection données personnelles, vie privée

En avril, une déclaration écrite “sur la création d’un système d’alerte rapide européen (SARE) contre les pédophiles et les auteurs de harcèlements sexuels” a été déposée au Parlement européen. Derrière est caché un autre objectif : obliger les moteurs de recherche (Google, Yahoo, Bing et les autres) à conserver des données. Il y a une semaine, en découvrant la teneur réelle du texte, des eurodéputés ont retiré leur nom de la liste des signataires de cette déclaration. Au-delà, cela pose de nouveau la question de l’instrumentalisation de la lutte contre la pédo-pornographie pour faire voter des lois enfreignant les libertés fondamentales, et ensuite les étendre, par exemple, au cadre de la propriété intellectuelle.
La déclaration écrite 29, WTF ?

Le texte, dit déclaration 29 (PDF) a été déposé le 19 avril dernier, à l’initiative de Tiziano Motti et d’Anna Zaborska, deux députés européens du PPE (Parti chrétien-démocrate), le groupe le plus important au Parlement.

Il comporte deux points :

- le premier propose la création d’un Système d’Alerte Rapide Européen (SARE), soit un moyen coordonné entre les États membres pour combattre la pédo-pornographie et le harcèlement sexuel.

- le second “invite le Conseil et la Commission à mettre en œuvre la directive 2006/24/CE en l’étendant aux moteurs de recherche pour contrer avec rapidité et efficacité la pédo-pornographie et le harcèlement sexuel en ligne”.
Étendre la conservation des données aux moteurs de recherche

La directive 2006/24/CE à laquelle il est fait référence, concerne la conservation des données. Elle a été adoptée au cours de la législature précédente, après une forte pression du Conseil, et malgré une opposition de la Commission des Libertés civiles. Elle exige que les fournisseurs d’accès Internet (FAI) et opérateurs de téléphone conservent, pendant une période allant de six mois à deux ans, des données permettant notamment d’identifier la source, la destination, la date et la durée d’une communication. Cela concerne uniquement des données techniques. En aucun cas cela porte sur le contenu des communications.

Dans quelles conditions, pour lutter contre la pédo-pornographie, cela pourrait être “étendu” aux moteurs de recherche ? La déclaration 29 est plus qu’imprécise. Elle n’indique ni la nature, ni les conditions de conservation de ces données. Contactés par nos soins, les auteurs de la déclaration, Tiziano Motti et Anna Zaborska, n’ont pas souhaité répondre.
Quelles sont les conséquences d’une telle déclaration ?

Une déclaration écrite n”a pas d’effet législatif direct. Mais, quand elle est adoptée, elle indique la position officielle du Parlement européen sur le sujet. Elle est un signal important envers la Commission.

Or, d’ici septembre, la commissaire aux Affaires Intérieures, Cécilia Malmström, doit justement évaluer la façon dont la directive sur la conservation des données a été transposée. Cela pourrait être suivi d’une révision du texte avant fin 2010. À noter que Cécilia Malmström est également l’auteur de la proposition de directive “relative à l’exploitation et aux abus sexuels concernant des enfants et à la pédo-pornographie”, qui vise notamment à instaurer un filtrage des contenus au niveau des FAI.

Si la déclaration 29 requiert le nombre suffisant de signatures, la Commission pourra en tenir compte dans son évaluation. Pour être adoptée, une déclaration écrite doit être signée par la moitié des membres inscrits, soit 369 signatures. À ce jour, la déclaration en a recueilli 324. Il est donc très vraisemblable qu’elle soit bientôt adoptée. À moins qu’il y ait un vaste mouvement de retrait.
“Malhonnête intellectuellement”

Le fait d’étendre la directive sur la rétention des données aux moteurs de recherche est totalement occulté dans les différents supports utilisés pour inciter les eurodéputés à apposer leur signature à la déclaration 29. La communication est uniquement basée sur la création du Système d’Alerte (SARE), ce à quoi beaucoup d’eurodéputés adhèrent.

En effet, ceci n’est pas mentionné dans le texte de présentation de la déclaration (PDF), disponible sur un site Internet dédié et curieusement intitulé “smile29″. Il ne l’est pas plus ni sur les plaquettes distribuées au sein du Parlement européen, ni dans les mails envoyés aux eurodéputés.

“Ce point sur l’extension de la rétention des données n’est indiquée nulle part sur les prospectus distribués à l’ensemble des députés et sur le site smile29, ce qui est malhonnête intellectuellement”

nous indique l’euro-députée Françoise Castex (S&D) qui, depuis, a retiré son nom de la liste des signataires.

De plus, dans le texte même de la déclaration (PDF), le nom de la directive n’apparaît pas ; elle est simplement référencée par son numéro (“directive 2006/24/CE”), sans préciser ou rappeler de quoi il s’agit.
“Nouvelle brique à la société de surveillance”

La semaine dernière, le sujet a fait du bruit en Suède. Alertés sur la teneur réelle de la déclaration 29, des euro-députés ont réagi publiquement.

“Cette proposition ajoute une nouvelle brique à la société de surveillance, écrit Christian Engström, du Parti Pirate, sur son blog. Si cette déclaration est adoptée, Mme Malmstrom va rajouter de l’essence sur le feu. Elle pourra poursuivre sa croisade contre un Internet libre et ouvert sous la bannière de la pornographie enfantine.”

Avec Lena Ek (ADLE), il a adressé une question écrite à la Commission à ce sujet.“L’UE n’a pas le droit de fouiner dans ce que les gens recherchent en ligne. Le droit à la vie privée est la pierre angulaire d’une société libre”
indique Lena Ek dans un communiqué de presse.

Parallèlement, des eurodéputés ont annoncé le retrait de leur signature, et exhorté leurs collègues à faire de même.

Ainsi, Cecilia Wikstrom (ADLE) a envoyé un mail expliquant comment elle avait été induite en erreur. Elle dit avoir retiré sa signature et invite ses collègues à la suivre. “Cecilia Wikstrom est un exemple clair de la façon dont les députés ont été trompés. Quand elle a été contactée à ce sujet, elle a expliqué ne pas avoir eu connaissance d’avoir fait quelque chose destiné à renforcer la directive sur la conservation de données, et a immédiatement retiré sa signature” explique le bloggeur suédois Marcin de Kaminski.

Selon le site DN, neuf eurodéputés suédois auraient déjà fait marche arrière. Et le mouvement a commencé à se rependre au sein du Parlement européen. Dans un mail intitulé “Warning about written declaration on paedophiles (no 29)” que nous nous sommes procurés, l’allemand Alexander Alvaro (FDP) soutient l’appel de Cecilia Wikstrom, et appelle, à son tour ceux qui auraient signé la déclaration “sans avoir connaissance du problème mentionné” à retirer leur signature.
“Le fait d’accéder, en connaissance de cause”

Comme dit plus haut, la commissaire Cécilia Malmström, en charge de la directive sur la conservation des données, est également l’auteur de la proposition de directive (PDF) pour lutter contre la pédo-pornographie. Outre l’article 21 visant au filtrage de contenus sur Internet, un autre article, le 5, dit :

“Le fait d’accéder, en connaissance de cause et par le biais des technologies de l’information et de la communication, à de la pédo-pornographie est passible d’une peine privative de liberté maximale d’au moins un an.”

Reste à comprendre le sens et la portée de : “le fait d’accéder en connaissance de cause”.

Nous avons posé la question au bureau de Cécilia Malmström qui n’a pas donné suite. Selon Cédric Manara, professeur de droit à l’EDHEC : “cela a pour objet de viser celui qui cherche des contenus sensibles, pas celui qui tomberait dessus par hasard”.

Au regard de la déclaration 29, on peut donc se demander si cela pourrait concerner la saisie de mots-clés explicites dans un moteur de recherche.
L’atteinte aux droits fondamentaux au nom de la pédo-pornographie

Si l’objectif est bien la conservation des mots-clés, cela porterait directement atteinte aux libertés fondamentales des internautes. Tout comme le filtrage prévu par la directive, et sur lequel le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a émis un avis très critique quand à son impact “sur les droits fondamentaux à la vie privée et à la protection des données” (lire article).

Cependant nous explique Cédric Manara :

” les libertés fondamentales peuvent faire l’objet d’exceptions pour la protection de valeurs supérieures, par exemple pour protéger l’ordre public. Dans ce cadre, la lutte contre la pédo-pornographie peut ainsi justifier certaines mesures restrictives de libertés fondamentales.” Et de poursuivre : “le problème est que, depuis plusieurs années, on met toujours en avant la lutte contre la pédo-pornographie pour montrer que certaines pratiques sont possibles afin de chercher ensuite à les étendre tous azimuts”. Selon lui : “on cherche à provoquer des mesures de filtrage ou de blocage pour des raisons exceptionnelles et impérieuses (en mettant en avant la protection des enfants et des valeurs fondamentales), et un jour venu on dit : ça existe pour ces contenus-ci, on doit donc pouvoir les étendre à ces contenus-là”.

Instrumentalisation et glissement

Ce glissement, sous couvert d’assimilation et d’instrumentalisation, n’est plus à démontrer. Par exemple, en 2008, Jérôme Roger, représentant de la Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France, expliquait à PC Inpact :

“les solutions de filtrage qui pourraient être déployées à cette occasion [lutte contre la pédo-pornographie, ndlr] devraient faire l’objet d’une réflexion à l’égard des contenus, dans le cadre de la propriété intellectuelle”.

Plus récemment, dans les colonnes du New York Times, Bono (U2) lançait :

“Nous savons par le noble effort de l’Amérique pour stopper la pédo-pornographie, sans parler de l’effort ignoble de la Chine pour réprimer la dissidence en ligne, qu’il est parfaitement possible de suivre le contenu“, mettant au même niveau le combat contre la pédo-pornographie, la censure chinoise et le droit d’auteur.

Pour Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net :

“Qu’il s’agisse de “protection” des artistes ou de l’enfance, la ficelle est la même : instrumentaliser un argument émotionnel fort pour justifier d’aller vers toujours plus de contrôle du réseau et des communications entre individus. Hadopi, Loppsi, ACTA, rapport Gallo, etc., c’est une seule et même offensive contre un Internet ouvert et libre.”
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MessageSujet: L'Australie suspend son projet de filtre sur internet   Ven 9 Juil - 14:27

L'Australie suspend son projet de filtre sur internet

(AFP) – Il y a 8 heures

SYDNEY — L'Australie a annoncé vendredi le report de son projet controversé de filtre sur internet, dans l'attente des conclusions d'une étude sur le sujet.

Cette décision intervient à quelques semaines d'élections générales, qui devraient se tenir en août.

Le ministre de la Communication, Stephen Conroy, a indiqué que la mise en place de ce filtre, censé être administré par les fournisseurs d'accès, était reportée afin d'examiner au préalable la nature des contenus à filtrer.

"Des organisations ont exprimé des inquiétudes sur les sites qui seront visés et sur le fait que leur sélection corresponde ou non à ce que la population souhaite", a indiqué M. Conroy dans un communiqué.

Il a précisé que ce filtre ne sera pas appliqué avant la fin de l'étude, qui devrait durer un an, permettant au gouvernement de mettre cette polémique sous le boisseau, à la veille des élections.

Le projet de Canberra d'interdire l'accès à des sites montrant des scènes de viol, de pédophilie, de bestialité ou de drogue a suscité les critiques de géants du net tels que Google, Yahoo! et Microsoft.

Des utilisateurs, l'industrie pornographique et d'autres groupements ont estimé que le projet de filtre était comparable à ceux en vigueur dans les régimes totalitaires.
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MessageSujet: La loi Loppsi 2 est examiné par les sénateurs jusqu'à vendredi.   Mer 8 Sep - 4:15

La loi Loppsi 2 est examiné par les sénateurs jusqu'à vendredi.

La loi Loppsi 2 est examiné par les sénateurs jusqu'à vendredi. Parmi les mesures, certaines se penchent sur Internet et ont provoqué la colère des blogueurs.

"Grâce à Sarkozy, vous allez bientôt pouvoir voyager sans émettre de CO2, et vous croire sans bouger de votre ordinateur, tour à tour au Chili de Pinochet, en Chine ou en Corée du Nord." A l'instar de SuperNo, de nombreux blogueurs dénoncent dans la Loppsi 2, le projet de Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, une grave atteinte à la liberté individuelle. Le sénat examine le projet jusqu'au vendredi 10 septembre.
Sanction contre les agresseurs de policiers, vidéosurveillance, vols avec violence... la Loppsi 2 détaille principalement les moyens techniques que peuvent utiliser policiers, gendarmes et juges. "Manifestez, mais ne soyez pas aveugles. Si beaucoup de bruit est fait autour des retraites, la Loppsi 2 arrive dans l'indifférence générale. Cette loi constitue un véritable carcan pour nos libertés et, pourtant, elle va être votée", s'alarme Artémis, qui liste point par point les mesures les plus contestées de la loi.
Les critiques des blogueurs portent essentiellement sur les mesures qui concernent Internet. "Dans son article 4, la loi tend à mettre en oeuvre un filtrage du Net, mesure inefficace, dangereuse pour les libertés individuelles, et qui ouvre inévitablement la porte à la censure". Pour la Quadrature du Net, une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, "le populisme sécuritaire éclabousse le Net". Un article décidement polémique puisque Xavier Niel, directeur du FAI Free, avait déclaré s'y opposer fermement.
La lutte contre la pédo-pornographique? Un faux prétexte
"Pour limiter l'espace de liberté qu'est Internet, il faut contrôler. Mais comment arriver à réduire à néant un espace de liberté sans avoir de contestation? C'est tout simple, grâce aux pédophiles", explique Loppsi.fr, un site qui suit l'évolution du projet de loi depuis ses débuts. "Les professionnels du Net s'accordent à dire qu'il n'y a pas de sites ou de photos pédophiles sur le Web [...] Alors à quoi bon faire une liste noire des sites pédophiles? Pour protéger qui?" s'interroge-t-il. Les anti-Loppsi 2 craignent que, sous prétexte de lutter contre pédopornographie, on ne coupe l'accès à d'autres sites Internets.
Le filtrage est probablement la meilleure chose qui puisse arriver aux pédophiles
"La menace que fait peser le fil­trage sur la liberté d'expression est bien sûr réelle, mais ce n'est pas, de mon point de vue, le plus ter­rible des dan gers qui nous guette avec la Loppsi, et c'est sur tout un argu ment qui ne pèse rien ou presque face à la légi time émotion sus ci tée par le crime pédophile, s'inquiète pour sa part RedWriteWeb France. Le fil trage, en réa lité, est pro ba ble ment la meilleure chose qui puisse arri ver aux pédophiles". Et d'inviter ses lecteurs à consulter l'étude sur "Le commerce de la pédopornographie de 2000 à 2010", étude qui l'a amené à cette conclusion.
La captation des données informatiques à distance
L'article 23 permettra d'installer des "mouchards" au sein même des ordinateurs. La mesure prévoit que ces "écoutes" informatiques seront rigoureusement encadrées par les juges d'instruction, mais ces précautions ne rassurent pas les sceptiques, parmi lesquels très sérieuse Commission nationale informatique et libertés (Cnil).
Guillaume Champeau, de Numerama, pointe la contradiction: "Eric Ciotti, député UMP chargé de la sécurité, a demandé à ce que l'on fasse confiance au juge d'instruction pour encadrer les cas où l'installation des mouchards pourra être autorisée. Mais c'est oublier que le gouvernement prévoit justement la suppression du juge d'instruction, ce qui donnera au Procureur de la République seul le pouvoir d'encadrer ces dispositifs!" La Blogueuse Julie Jacob se veut plus nuancée: "Ceci ne pourrait intervenir que dans le cadre d'une information menée pour des délits ou crimes graves (terrorisme, pédophilie, meurtre, torture, trafic d'armes et de stupéfiants, enlèvement, par exemple) relevant de la criminalité organisée."
D'autres sont plus radicaux. "Grâce à Loppsi 2, un flic pourra bientôt fouiller toutes les données présentes sur votre PC. Toutes. Il pourra lire vos frappes clavier. Et activer le micro, la webcam, pour pouvoir vous regarder, vous écouter", s'indigne SuperNo. Et de grincer: "Les dictateurs en ont rêvé, Sarkozy l'a fait!"
Selon toutes probabilités, la loi va être votée, mais tout n'est pas scellé, comme l'explique Jérémie Zimmermann pour la Quadrature du Net: "Les sénateurs ont encore une chance de se ressaisir et de rejeter l'article 4 de la Loppsi." Réponse vendredi.
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MessageSujet: Inefficacité de la Loppsi   Lun 15 Nov - 15:53

Une association anti-pédophilie dénonce l'inefficacité de la Loppsi
Le blocage est inefficace, contreproductif et dangereux


Alors que l’examen de la LOPPSI va débuter à l’Assemblée nationale, l’Ange Bleu, association qui lutte contre la pédopornographie, vient de publier un communiqué dénonçant le dispositif en préparation.

Cette association nationale de prévention et d'information concernant la pédophilie, s'oppose tout simplement à cet article, et dit pourquoi : « une disposition inefficace, contreproductive et dangereuse à l'égard de l'exercice démocratique »



Le blocage est inefficace, contreproductif et dangereux

Elle juge l’article 4 sur le blocage inefficace . « Un site filtré une heure pourra sans aucun obstacle migrer vers un nouveau serveur l'heure suivante. Tant que le diffuseur n'aura été arrêté et le contenu détruit, ce dernier restera toujours présent sur la toile. Des techniques permettent de contourner anonymement les filtrages imposés par les autorités, par l'usage par exemple de proxys. De plus, la plupart de ces contenus ne se diffusent plus via des sites internet comme ce fut le cas une décennie plus tôt, mais à travers des réseaux privés, le peer-to-peer ou encore IRC pour ne citer que ces exemples ».

Reléguer aux marges du réseau le trafic pédophile

Le blocage des sites (avec ou sans juge) est tout autant contreproductif. La mesure « ne pourra que renforcer le trafic de la pédopornographie en le reléguant aux marges du réseau, d'où il pourra prospérer ». L’association estime en effet que « les connaissances et outils techniques dont disposent les consommateurs de pédopornographie et leur soucis de confidentialité les conduiront immanquablement à contourner l'obstacle tout en développant leurs échanges à l'abri des regards ». En se focalisant sur le blocage des sites, la LOPPSI ne se préoccupe pas des éléments les plus dangereux, à savoir les diffuseurs. « Ceux-ci sont à l'origine de ces contenus et bien souvent les moins inquiétés par les autorités ».

Enfin, la loi est jugée « dangereuse pour l'exercice démocratique ». Pourquoi ? « Ce ne seront pas les pédocriminels qui se verront inquiétés loin s'en faut, mais le citoyen internaute ». Cette remarque touche aux effets de bord du filtrage qui « ciblera les serveurs ou hébergeurs et non les pages incriminées, faisant courir un risque de surblocages et erreurs en grand nombre, comme le rappellent justement Reporters Sans Frontières, la Quadrature du Net, Mogis et de récentes études ». L’association rappelle par exemple le cas de la pochette de Virgin Killer de Scorptions, dont le blocage de la page se répercuta sur tout Wikipedia outre-Manche. (sur le sublocage, voir cette étude, et même l’étude d’impact insérée dans le projet de loi)

« Avant d'être un "repère de pédophiles" comme on l'entend trop souvent, Internet est avant tout un moyen d'expression utile aux débats démocratiques que nous nous refusons de voir disparaître pour des raisons plus politiques que raisonnées, nous ne souhaitons pas voir s'instaurer en France - et en Europe - un régime tels que ceux que nous connaissons en Chine ou en Iran » exprime cette association qui lutte pourtant contre la pédophilie.

Concentrer les efforts sur la prévention plutôt que sur l'inefficace

L’Ange Bleu recommande ainsi de concentrer les efforts sur l'arrestation des producteurs et diffuseurs, en s’en prenant à la source. « Peut-être serait-il bon de revoir les objectifs de la Révision Générale des Politiques Publiques à la baisse afin de garantir un personnel en nombre suffisant ». L’association demande aussi de revoir le secret bancaire, « afin de remonter les filières économiques alimentant ces réseaux et faciliter le travail des enquêteurs. Nombreuses sont les pistes transitant par le secteur financier. Une réflexion en ce sens devrait par ailleurs être menée plus loin, à l'encontre des places offshores et paradis fiscaux, par lesquels beaucoup de ces flux financiers transitent ».

Surtout, l’Ange Bleu constate que le projet de loi LOPPSI est surtout un amas de mesures coercitives, « là où une réelle prévention pourrait être menée à bien ». Or, logiquement, l’association fait valoir que si une proportion de consommateurs potentiels disparaît « c'est la quasi-totalité de la pédopornographie sur Internet qui disparaîtra ainsi qu'une quantité significative de victimes. La pédopornographie ne constituerait alors plus ce marché attractif pour ceux qui l'exploitent ». Dans l’état, le filtrage va mobiliser des millions d’euros de budget, alors que ses résultats attendus risquent au contraire de renforcer le sentiment d’impunité . « Si le filtrage est pure perte, la prévention est investissement Interrogeons-nous : que vaut la vie des milliers d'enfants victimes ? Cela n'en vaudrait-il pas la peine ? »

Des budgets en baisse, une industrie musicale attentive

En attendant, « à l'annonce des budgets 2011 il est fort à craindre que ces initiatives [préventives] se voient amputées des moyens indispensables à la poursuite de leurs missions. Cet état de fait peut remettre en cause plus de dix ans de travail en faveur de la protection de l'enfance. Cette situation est tout bonnement inimaginable ».

En coulisse, on se souvient que les ayants droit restent très attentifs aux progrés menés en matière de filtrage des sites pédophiles. Le représentant du SNEP nous avait confié : "Moi, la question de la pédophile un, ne m’étonne pas et deux, m’intéresse forcément parce qu’il va bien falloir que Free nous explique que, si c’est possible pour la pédophilie, c’est peut être possible pour des contenus illégaux de musique même si je ne mets pas les deux choses en rapport !"

Rédigée par Marc Rees le lundi 15 novembre 2010 à 12h59 (9967 lectures)
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MessageSujet: Scarpia et les pédophiles   Mar 23 Nov - 7:03

Karachigate : Sarkozy et les pédophiles.

Après l'emballement médiatique sur l'affaire Karachi la semaine dernière, jusqu'aux déclarations de Dominique de Villepin vendredi soir, on assiste à un bel exercice quasiment coordonné de rétropédalage, notamment de Dominique de Villepin. Faut-il y voir une volonté de réconciliation chez Jacques Chirac ? L'ancien chef de l'Etat attend son procès sur les emplois fictifs de la Maire de Paris, au printemps prochain. Il a été soutenu par Nicolas Sarkozy qui a négocié, pour le compte de l'UMP, une conciliation avec la Mairie de Paris en septembre dernier.

«Amis pédophiles, à demain.»
Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy était passablement énervé qu'on l'interroge sur le Karachigate. Des propos « off », rapportés par l'Express, en témoignent. Au cours d'une rencontre informelle dans la soirée, le président français, qui pourtant parlait au micro devant plusieurs journalistes, s'est énervé qu'on ait pu le présenter comme trésorier de la campagne d'Edouard Balladur de 1995, une qualification rarement usitée dans les commentaires et analyses sur cette affaire.

Un journaliste lui demanda alors de préciser son rôle à l'époque, après le témoignage de Charles Millon. Nicolas Sarkozy, exagérant pour faire comprendre son propos, a alors complètement dérapé, en s'adressant ainsi à l'auteur de la question : « Mais écoutez, on est dans un monde de fous. Il n'y en a pas un seul parmi vous qui croit que je vais organiser des commissions et des rétro-commissions sur des sous-marins au Pakistan? C'est incroyable et ça devient un sujet à la télévision. Et vous, j'ai rien du tout contre vous. Il semblerait que vous soyez pédophile... Qui me l'a dit? J'en ai l'intime conviction. Les services. De source orale. Pouvez-vous vous justifier? Et ça devient ''je ne suis pas pédophile'. Mais attends. Faut être sérieux quand même. Soit vous avez quelque chose et dans ce cas là j'y réponds bien volontiers. Soit vous avez rien et parlez-moi de choses intéressantes... » Ces propos présidentiels ont été enregistrés. Après 10 minutes de diatribe « survoltée », Sarkozy quitte la salle avec un «Amis pédophiles, à demain », laissant les journalistes présents « interloqués ». Des membres de l'entourage présidentiel reviennent alors pour demander qu'on efface les bandes.

Cette altercation, terrorisante et invraisemblable de la part du « président de la cinquième économie du monde » aide à comprendre la timidité des journalistes, le lendemain, lors de la conférence de presse au sommet de Lisbonne. Dans l'unique question posée sur l'affaire Karachi, un journaliste de France 2 tendait en fait une perche à Nicolas Sarkozy en lui demandant son sentiment sur l'affaire, et non pas de s'expliquer sur des points précis. Cette sortie de Sarkozy témoigne surtout d'une absence totale de self-contrôle.

Depuis vendredi soir, l'Elysée a tenté de riposter avec trois arguments largement relayés par la presse lundi matin : (1) il n'y a pas de preuve de l'existence de rétro-commissions dans le cadre des deux contrats de ventes d'armes (à l'Arabie Saoudite puis au Pakistan); (2) il n'y aurait pas de lien entre l'arrêt du versement des commissions pakistanaises et l'attentat de Karachi ; (3) le gouvernement Sarkozy a toujours fait preuve de la transparence nécessaire dans cette affaire.

L'entrave se confirme
De ces trois arguments, le dernier a du mal à convaincre. Depuis 18 mois, les exemples d'entrave à l'action des juges en charge des différents volets de l'affaire ne manquent pas. Et, comme l'a rappelé l'avocat des familles de victimes ce weekend et encore lundi sur RMC, expliquer aujourd'hui que le gouvernement donnera les documents nécessaires à l'enquête « en temps et en heure » (dixit Nicolas Sarkozy) sonne comme un aveu d'entrave. Maître Morice réclame d'ailleurs l'audition d'Alain Juppé, la transmission à la justice de plusieurs documents, dont le « rapport Nautilius, établi à la demande de la DCN dès 2002, quelques semaines après l’attentat, et qui fait référence à une note des services français sur les relations financières existant entre Monsieur Edouard Balladur et Monsieur Abdul Rahman el-Assir, un intermédiaire, un trafiquant d’armes », et une copie des documents rédigés après les délibérations du Conseil constitutionnel « sur l’approbation des comptes de campagne d’Edouard Balladur, alors même que des rapporteurs du Conseil demandaient le rejet de ces comptes de campagne soient transmis à la justice ». Il suggère surtout à Nicolas Sarkozy d'« arrêter de mentir. »

Lundi, le juge Marc Trévidic, qui enquête sur l'attentat de Karachi, a écrit à Alain Juppé, ministre de la Défense, pour demander, une nouvelle fois, la déclassification de certains documents. Mais surtout, le juge se plaint que sa précédente demande, datée du 5 mai dernier et adressée à Hervé Morin, soit restée lettre morte durant plus de 6 mois. La demande de déclassification n'avait même été soumise à la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), alors que le délai de saisine de la CCSDN est habituellement de 2 mois. L'agence Reuters précise que les documents demandés sont des «enquêtes administratives sur le versement des commissions et d'un rapport réalisé par Dominique Castellan, un dirigeant de la Direction des constructions navales (DCN) sur l'arrêt du versement des commissions.»

Lundi, on apprenait également que le nouveau premier ministre François Fillon avait refusé, vendredi (la veille du speech sarkozyen à Lisbonne), une perquisition des locaux de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) au juge Renaud Van Ruymbeke : « La déclassification temporaire de tout ou partie des locaux de la DGSE (...) ne peut recueillir mon accord , compte tenu en particulier de l'avis défavorable émis ce jour par le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale.» a écrit Fillon. De qui se moque-t-on ? Van Ruymbeke enquête sur le financement de la campagne de Balladur.

Le lien avec l'attentat
Sur l'absence de lien entre l'arrêt du versement des commissions pakistanaises et l'attentat de Karachi, on s'en tient désormais à une poignée de témoignages (un ancien secrétaire général de l'Elysée, un ancien patron de la Sofresa). Croyons-les sur parole. Mais croyons alors les autres témoignages, des mêmes personnes et de quelques autres, qui maintiennent les accusations de rétro-commissions en faveur du camp balladurien.

Dimanche, Alain Juppé et François Baroin ont relayé les éléments de langage présidentiel, précisant que tous les documents nécessaires à l'enquête seront transmis. Juppé a ajouté qu'il ne se souvenait de rien, et qu'il n'y avait pas de preuves sur ces accusations de rétro-commissions. Il est dans son rôle d'ancien chiraquien devenu voici 8 jours ministre de Nicolas Sarkozy. Il est peu crédible car il fut au coeur du sujet : ministre des affaires étrangères quand les ventes de sous-marins furent signées, il fut interpellé, révèle le Point, quand un arbitrage fut demandé à Matignon pour inclure dans le contrat un équipement « très sensible » : le missile antinavires Exocet SM39 à « changement de milieu » tiré en plongée. Premier ministre sous Chirac, quand ce dernier demanda une enquête sur les dessous du contrat, il a quand prétexté ne pas avoir souvenir des écoutes téléphoniques demandées sur l'entourage de l'ancien ministre de la Défense François Léotard.

Mais le vrai rétropédalage est venu de Dominique de Villepin.

Dimanche, Villepin avait en effet lui-même « nuancé » ses propos, expliquant qu'il n'avait pas trouvé, quand il était secrétaire général de l'Elysée avant 2002 « de preuve formelle de rétrocommissions » mais seulement des « soupçons ». « Je n’ai aucun élément sur le financement de la campagne d’Edouard Balladur. Et tout cela ne fait pas une vérité. Je mets en garde tous ceux qui veulent s’amuser à faire des amalgames » » a-t-il ajouté. « Je comprends d’autant plus la colère du président de la République que j’ai vécu moi-même à l’aune de la rumeur et de la suspicion et de l’instrumentalisation de la machine judiciaire. Donc je suis d’autant plus sensible à cet aspect des choses. La vérité des faits, il appartient aux magistrats de l’établir. Il appartient à tous ceux qui, à l’époque, ont eu une connaissance sur ce dossier, d’apporter leur connaissance, d’apporter leur information. Il ne m’appartient pas à moi de porter des jugements et des conclusions ». L'ancien premier ministre précisa enfin qu'aucune enquête judiciaire n'avait été lancée pour valider l'existence et l'identité des bénéficiaires des rétro-commissions. Rappelons que ces rétro-commissions étaient, déjà à l'époque, .... illégales. Rappelons également que Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy se sont « réconciliés » en septembre dernier, quand Sarkozy accepta de faire payer 1,6 million d'euros d'indemnisation à la Mairie de Paris dans le cadre du procès pour emplois fictifs qui doit se tenir au printemps prochain.

Le soupçon demeure
Deux informations et rappels sont également venus contredire la réplique élyséenne : le quotidien Libération a publié lundi 22 novembre le témoignage de Richard Mazens, ancien directeur de la Sofresa, déjà cité par le Nouvel Obs jeudi dernier : ce dernier précise qu'il ne croit pas à un lien entre l'attentat et l'arrêt des commissions : « l'attentat s'est déroulé longtemps après cet épisode ». En revanche, il confirme les soupçons de rétro-commissions, après enquête des services de renseignements. Et il rappelle que le gouvernement Balladur avait imposé trois intermédiaires étrangers non pakistanais, baptisé le « réseau K », bien après la conclusion des ventes de frégates de combat à l'Arabie Saoudite (« Sawari II ») et de sous-marins au Pakistan (« Agosta »). Ce réseau récupéra ainsi 1,5 milliards de francs sur ces deux contrats.

Libération précise également que si Nicolas Sarkozy a validé la création d'une société offshore, il se serait un temps opposé à la vente des trois sous-marins au Pakistan « pour cause de déséquilibre économique du projet ». Le quotidien fait référence à une note d'un haut responsable de Bercy datée du 22 mars 1993. Effectivement, la vente de ces sous-marins était loin d'être rentable, comme en témoignent diverses notes de la DCN de l'époque. Mais cette note évoquée par Libération était en fait signée par Thierry Aulagnon, directeur de cabinet de Michel Sapin, ministre socialiste des finances de 1992 à 1993, avant l'arrivée de Balladur au gouvernement. Mediapart l'avait publiée en intégralité le 15 octobre dernier. M. Aulagnon s'inquiétait de la fragilité financière du Pakistan et du niveau d'encours français vis-à-vis de ce pays jugé déjà élevé, suggérant de limiter la vente à un seul sous-marin (trois furent finalement cédés).

Dimanche, Mediapart a rappelé les différents documents impliquant Nicolas Sarkozy dans cette affaire, contrairement aux déclarations rapides de Claude Guéant vendredi dernier : primo, une société-écran baptisée HEINE a été créée le 18 novembre 1994. Son installation a été validée, « directement » selon la police luxembourgeoise dans un rapport de janvier dernier, par Nicolas Bazire, directeur de cabinet du premier ministre Edouard Balladur, et par Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget.

Ce mardi, Nicolas Sarkozy a prévu de se rendre au 93ème Congrès de l'Association des Maires de France. L'an dernier, il avait séché l'évènement, après ses venues aux deux éditions précédentes. Il craignait les sifflets, et avait prétexté un empêchement international. En fait, il était parti en vacances avec Carla en Arabie Saoudite.

En Arabie Saoudite...

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MessageSujet: Le syndrome d'aliénation parentale (SAP): une théorie digne d'une secte, à dénoncer publiquement   Ven 9 Nov - 4:10

Le syndrome d'aliénation parentale (SAP): une théorie digne d'une secte, à dénoncer publiquement
08 novembre 2012 Par Dominique Ferrières

Pourquoi digne d'une secte ? Parce que le SAP est une croyance (ce n'est pas un concept scientifique) qui est aujourd'hui considérée par tous comme une vérité absolue.

Cette théorie pro-pédophile a été créée par un pro-pédophile notoire: Richard Gardner (psychologue/expert judiciaiare). Elle a ensuite été implantée à tous les niveaux du système de protection l'enfance, notamment par un psychologue/expert judiciaire : Van Gijseghem.

Le SAP a été depuis toujours rejetée par la communauté scientifique. Malgré les tentatives de ses adeptes, le SAP a toujours été refusé par le DSM (répertoire des pathologies psychiques).

Sedon le Conseil de l'Europe, un enfant sur cinq est abusé sexuellement, majoritairement par un membre de sa famille ou un proche. Or cette théorie prétend que lors des séparations, 90% à 98 % des dénonciations d'abus sexuels seraient de fausses allégations. Richard Gardner s'est clairement attaqué aux mères en créant cette théorie, puisque la grande majorité des pédophiles sont des hommes et que les mères sont le seul obstacle qui empêche ces pédophiles d'agir à leur guise la pédophilie intra-familiale.

Pourtant le SAP est utilisé de façon massive dans toutes les affaires de dénonciation d'abus sexuel intra-familiaux. De plus, le SAP est utilisé de façon très perverse, puisqu'il n'est jamais nommé et utilisé comme grille de lecture pour juger toutes les affaires d'abus sexuel intra-familial.

Le SAP a créé une situation de double-bind (processus psychique le plus toxique) au niveau de la société : une obligation absolue (avec sanctions graves) de dénoncer les abus sexuels sur enfants et une interdiction absolue (avec sanctions graves) de le faire. Dans les deux cas, les sanctions sont : se faire enlever les enfants voire finir en prison.
Il faudrait lancer un appel très médiatisé aux institutions et professionnels qui utilisent le SAP pour les interpeler. Par exemple, qu'un organisme officiel (comme Unicef ou Justice For Children) envoie aux directions du système de protection de l'enfant une lettre d'information telle que :

"Vos employés utilisent quotidiennement un concept pro-pédophile et non-scientique, refusé par le DSM. Faisant cela, ils se font complices quotidiennement de pédophiles agresseurs d'enfants, puisqu'ils évaluent toutes les situations à l'aune de ce concept. Nous ne nous en tiendrons pas là, car tous ceux qui utilisent ce concept ne respectent pas leur mission qui est la protection de l'enfance et sont au contraire dans la non-assistance d'enfants en danger. Des plaintes pénales seront déposées contre vous si vous continuez à donner les enfants aux agresseurs."
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