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 Le nécessaire respect de l'animal

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MessageSujet: Le nécessaire respect de l'animal   Mer 17 Fév - 16:46

Il me semble que cette question est importante, mais sommes-nous prêt à y répondre,
ou du moins à lancer le débat ?

La place d'un lion est-elle dans un cirque ? La place d'un ours est-elle dans un spectacle médiéval ? Est-il normal de mettre un ours sur des patins à glace ou sur un scooter comme le font les Poliakov ?

Pour nous, non ! Bien sûr que non. Et c'est la raison pour laquelle nous dénonçons la présence de ces montreur d’ours à Montpellier et que nous vous demandons de signer une pétition.

Certes, les animaux sont nés en captivité.
Mais notre question est simple : est-ce leur place ?

Nous apprenions cette semaine que le Marineland d'Antibes allait s'offrir pour ses 40 ans un pavillon Ours Polaires, sous de faux prétextes de conservation de l'espèce. Quel intérêt de conserver l'ours polaire à Antibes ? N'est-ce pas plus important de se battre pour qu'il garde sa place dans son milieu naturel, en Arctique ?

Cet été, c'était Nigloland qui faisait de la pédagogie en employant un montreur d'ours. Demain, les cirques participeront-ils à la conservation des éléphants ?

Ce débat peut vous paraître accessoire.

Pour moi, il prend tout son sens devant l'actualité du moment.
Le débat sur la place de l'ours dans les Pyrénées est relancé, avec des médias qui une fois de plus cherchent la confrontation entre pro et anti.
Celui sur la place du loup sera sur la place publique le 18 février prochain à Gap, lors du procès du chasseur qui a abattu une louve à Esparron (Hautes-Alpes) en 2009.

L'animal a-t-il désormais plus sa place dans un spectacle que dans son milieu naturel ?

Si AVES France donne autant d'importance à la sensibilisation du public, c'est parce qu'il faut faire évoluer les mentalités pour garantir un futur à ces espèces. Peut-être devrions-nous prendre exemple sur les communautés en Amérique du Sud qui ont compris l'intérêt de protéger leur environnement et garantissent un avenir à l'ours à lunettes.
J'ai un rêve... mais pourrons-nous le réaliser à temps ?

Christophe CORET
Président d'AVES France

Source : Aves.asso.fr
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MessageSujet: trois chevaux ont été recueillis par la SPA de Charleroi   Sam 27 Mar - 18:02

La semaine dernière, trois chevaux ont été recueillis par la SPA de Charleroi dans une prairie de Sivry-Rance, dans la botte du Hainaut. Des chevaux laissés sans soins, affamés, pesant 150 kilos de moins que leur poids normal. Un cas loin d'être isolé.

C'est mardi que la SPA de Charleroi a été prévenue par un riverain. A son arrivée sur place, dans une prairie de Sivry-Rance, Martine Bernard, responsable du service inspection de la SPA découvre trois chevaux en très mauvais état : "Il n'y avait pas d'eau dans la prairie. Celle-ci était rase, il n'y avait pas de compléments alimentaires, rien du tout. La police a parlementé avec le propriétaire, qui a décidé de nous en faire un abandon volontaire. Les animaux sont maigres, il leur manque du poids. Ils sont mal entretenus. Il y en a deux qui vont bien. Malheureusement, le troisième, nous l'avons perdu ce matin".

Des cas de maltraitance comme celui-ci ou des abandons parce que le propriétaire n'a plus le temps ou les moyens de s'occuper de son cheval sont en augmentation. Une situation observée partout dans le pays. A tel point que, comme ici à Charleroi, la SPA risque de manquer de boxs, de prairie, d'espace pour les accueillir. Franck Goffaux, directeur SPA Charleroi : "On a rentré, cet hiver, neuf chevaux. On a réussi à en faire adopter deux. C'est malheureusement un phénomène de mode où les gens ne se rendent vraiment pas compte qu'avoir un cheval chez soi, c'est certainement pas la même chose qu'avoir un hamster. Cela demande beaucoup d'entretien, cela a aussi un coût élevé. Et retrouver un animal dans cet état, c'est scandaleux et lamentable".

A noter qu'une fois revalidé, ces chevaux sont adoptables mais, précise-t-on, à des conditions très strictes et sous la surveillance prolongée de la SPA.


Par Isabelle Palmitessa et Hugues Decaluwé - Source : rtbf.be
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MessageSujet: Violence domestique et cruautés envers les animaux   Sam 27 Mar - 18:04

Faits-Divers

La semaine dernière, le Tampon a été le théâtre de nouveaux actes de cruauté envers un animal.

L’occasion pour l’association SOS Animaux de rappeler le lien entre les violences contre les animaux et les violences domestiques.

Une corrélation complètement ignorée en France, pourtant utilisée avec efficacité dans les pays anglo-saxons.

En début de semaine dernière, une scène d’une rare violence s’est déroulée sous les yeux d’un marmot âgé de moins de 10 ans.

Ce jour-là, le chien du voisin, un griffon âgé de 8 mois, fait irruption dans la basse-cour de la propriété.

Le père du marmot s’empare alors d’un bâton, qu’il équipe d’un nœud coulant.

Il s’en sert pour attraper l’animal avant de le pendre.

La pauvre bête vit un véritable calvaire.

Mais ce n’est pas terminé. L’homme se saisit d’un autre morceau de bois et fracasse le crâne de l’animal.

Tout ceci sous les yeux de son fils, visiblement encore bouleversé à l’arrivée des gendarmes.

Le mis en cause sera jugé le 24 août pour acte de cruauté devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre. Si les acteurs de la protection animale sont satisfaits de la réponse judiciaire, ils sont également persuadés que l’on pourrait aller au-delà.

“Les actes de cruauté ou de négligence à l’encontre des animaux sont des indices très intéressants du comportement d’un individu avec son environnement.

Mais à l’heure actuelle, ils ne sont pas exploités en France”, explique Arielle Moreau, présidente de SOS Animaux et avocate à l’ordre du barreau de Saint-Pierre.

L’exemple des pays anglo-saxons

Depuis quelques années, les acteurs de la protection animale tentent d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la corrélation entre les violences exercées à l’encontre des animaux et les violences domestiques, contre les objets, les enfants ou les femmes dans le foyer.

“Dans les pays anglo-saxons, en Angleterre, au Canada et aux États-Unis notamment, ils sont très en avance dans ce domaine. Ils ont effectué des études chiffrées qui aboutissent à la conclusion suivante : les violences contre les animaux vont de pair avec les violences domestiques”, souligne-t-elle.

En 2007, une branche de l’université d’Oxford a organisé une conférence internationale sur le sujet, avec le concours de psychiatres, de médecins, de vétérinaires, d’acteurs de la protection de l’enfance et même de criminologues.

Les conférenciers se sont montrés unanimes sur le lien entre les violences exercées sur les animaux et les violences faites contre les personnes.

Désormais, au Royaume-Uni, la RSPCA (Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals*) utilise des signalements croisés avec ceux des services sociaux.

En 2008, la RSCPA a reçu 600 signalements d’actes de cruauté envers les animaux à la suite d’enquêtes pour des violences domestiques.

A la Réunion, les violences conjugales, qui entrent dans le cadre des violences domestiques, sont un véritable fléau.

“C’est pour cette raison qu’une telle étude serait très intéressante. L’animal est parfois un moyen de pression sur la conjointe. Car un tel comportement à l’égard des animaux dissimule parfois des pathologies bien plus graves. Cela permettrait de faire davantage de prévention et serait un bénéfice pour la société car ces actes de violences et de négligence coûtent cher à la collectivité”, estime Arielle Moreau.

En France, et par conséquent à la Réunion, l’arsenal légal en matière de droit animalier n’autorise pas de tels croisements de fichiers entre les services sociaux et les acteurs de la vie animale.

Chaque service travaille donc dans son coin.

Selon le procureur de la République Patrice Cambérou, cette situation n’empêche pas les enquêteurs de faire leur travail.

“Nous n’avons pas d’étude sérieuse en France qui nous permette d’établir une corrélation de ce type. Mais lorsque les enquêteurs constatent des problèmes de maltraitance dans une famille, ils ne ferment pas les yeux et s’occupent évidemment du problème”, conclut-il.

R.L.

(*) société royale de prévention de la cruauté envers les animaux.
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MessageSujet: Refuge SPA de Gennevilliers : chronique de la souffrance animale et de la haine ordinaire... (1 ère partie)   Mar 20 Avr - 6:15

l'information et de réfléchir à de nouveaux modèles de défense des animaux
dimanche 18 avril 2010
Refuge SPA de Gennevilliers : chronique de la souffrance animale et de la haine ordinaire... (1 ère partie)



Dès le quai du RER vous les entendez. Si vous venez là pour remettre un petit maltraité à l'abandon ou pour faire du bénévolat, un premier geste de valse-hésitation vous envahit. Ils braillent tout ce qu'ils savent et vous appellent à l'aide...
Arpenter les allées du refuge vétuste de Gennevilliers, pour toute personne normalement constituée d'intelligence et de sensibilité, c'est recevoir une onde de choc émotionnel et l'aggression auditive de 250 à 300 chiens en détresse. L'ouie ultra-fine de nos pauvres poilus est martyrisée en permanence par 95 décibels , qui interdisent la moindre conversation au milieu des travées de boxes. Sans oublier la soixantaine de chats que vous n'entendrez guère, dans leur soi-disant "chatterie'. Beaucoup d'entre eux sont à la torture, bouclés durant des mois -jusqu'à un an et plus !- dans leurs horribles "modules" bleus de 80 cm2. Côté minous,seuls quelques faibles gémissements vous griffent le coeur...

Bâti en 1903 sur la fragilité d'une carrière et séparé du parc municipal voisin par une route à double sens très dangereuse, la topographie même du refuge oppose son hostilité. Sans compter la mitoyenneté avec la sinistre fourrière "SACPA", qui chaque semaine dégueule ses camions remplis de cadavres bons pour l'équarissage. C'est à dire pour la "récupération" de restes d'animaux. Il n'y a pas de petits profits dans l'horreur infligée à nos amis les bêtes. Un sujet explosif en soi, qui attend toujours ses enquêteurs... de choc.

UNE "VITRINE" SI OPAQUE...

Voilà des lustres que "Gennevilliers" repose sur une montagne de bluff, de paradoxes, de malentendus, de beaux discours (cf Michel Barnier en avril 2008), de gouffres financiers et de formules creuses relayées par des people de troisième catégorie (Raphaëlle Ricci, Sophie Tapie fille de notre Nanard national...) ou médias divers, pour mieux cacher ... des réalités sordides. Certes les abandoneurs -à quelques exceptions douloureuses près- n'ont pas d'états d'âme. Mais ici, la majorité des salariés n'ont guère plus de compassion et VIVENT LEUR TRAVAIL COMME UNE CORVEE, ainsi que nous le verrons. Résultat : double peine pour nos petits abandonnés/maltraités, jetés en cage avec leur minimum croquettes, mais sans le minimum d'amour, de caresses, de paroles, de jeu ou de promenades INDISPENSABLES à leur équilibre et donc à leur socialisation et leur ADOPTABILITE. Il n'y a là aucune sensiblerie, mais un CONSTAT D'INCOMPETENCE dramatique et sans appel, ainsi que nous le démontreront les nombreux exemples ci-dessous.










Le "plus grand refuge d'Europe" ou la "vitrine de la SPA" et point de ralliement des caméras, se vantait un peu sottement l'inoxydable "secrétaire de direction" qui nous accueillait en tant que bénévole, en janvier 2008. Tandis que vidéos ou présentations d'animaux SPA sur le Net nous montrent "Butch en ballade", ou tel parcours d'agility, ou "Atos" caracolant gaiement dans une courette et que les animaux "à vendre" sont qualifiés de "gentille louloutte" ou "adorable compagnon" quand ce n'est pas un "chien de famille idéal" et ainsi de suite... Nous venons d'apprendre que ces vidéos et activités d' "Agility" furent le produit très louable d'initiatives de bénévoles sincèrement engagés. Ce ne sont hélas, que d'heureuses parenthèses ponctuelles, que les salariés sont loin d'encourager... préférant sans doute continuer à faire partager leurs frustrations personnelles... à nos pauvres toutous en mal de jeu et de joie de vivre !
Hélas, la réalité est bien différente de ces rares images réconfortantes au coeur des chenils baptisés de façon charmante : Snoopy, Rintintin, Milou, Idefix ou Rantanplan... Certes, le minimum croquettes est assuré (mais pas toujours !) pour une vraie vie de chien/chat ... en enfer. La réalité qui assaille le visiteur, c'est un véritable camp de stockage pour chiens et chats, hérissé de modules, de portes, de trappes et barreaux rouillés, dont le sol s'effondre et se fendille en blessant les pattes ou les queues mal soignées des petits prisonniers.

Avec ses deux millions d'euros de budget et sa quarantaine de salariés sous-qualifiés, à l'exception de trois vétos et une éducatrice canine titulaires d'un titre, "Gennevilliers" préfigure à lui tout seul, tout l'énorme bluff et la tartufferie monumentale sur laquelle repose l'inénarable SPA... A cela s'ajoute l'annexe de Villetaneuse, un centre de soins pour chats, où nul ne sait exactement ce qui se trame pour la centaine de minous transitant par là. Juste un chiffre : 300 000 euros supplémentaires question budget.

Pour fixer les esprits : juste derrière le refuge Grammont à DEUX MILLIONS (le comte du même nom , fondateur de l'institution en 1845, doit se retourner dans sa tombe...) se place Orgeval avec un budget d'un million deux, puis une demi-douzaine de sites entre 850 et 600 000 euros (Vaux le Pénil, Liévin, le Var, les P.O. et ... LE SIEGE SOCIAL à 850 000 euros au bas mot ! Viennent ensuite une petite dizaine de sites entre 600 et 400 000 euros et ainsi de suite, le détail de l'ensemble figurant dans la convocation annuelle à l'AG. .

JE ME SOUVIENS...

Au-delà de chiffres qui donnent le tournis, jamais je n'oublierai PUNCH au regard si triste après un an de prison, ni la gentillesse de TANK bon gros croisé gris, ni le désespoir de PUTSY croisé chasse, ni la lassitude du Setter PRINCE, ni la profonde déprime de NINA, superbe croisée Rott... Chacun cumulait 10 mois, 15, 16, 18 mois et jusqu'à deux ans d'emprisonnement pour le griffon blanc TOO MUCH !!! Je me souviens de la baballe que je leur laissais en douce - TOO MUCH si content, ne voulait plus la lâcher ! - et qu'une main sadique de salarié leur retirait une demi-heure plus tard. Surtout faire semblant de ne rien voir. Pour eux. Pour pouvoir continuer à les promener et les réconforter. C'était en fevrier/mars 2008.
Je me souviens du chef à 3 000 €, un transfuge de la SACPA de Perpignan, complètement dépassé par sa tâche de commandement et me déclarant : "il faudrait virer une bonne moitié de mes salariés, qui ne sont qu'une bande de bande de bons à rien". Je me souviens du sous-chef qui ne faisait pas la différence entre une boite de corned- beef et un chien et qui du haut de ses 2 000 €, se dressait en permanence sur ses ergots, pour toiser ou humilier des bénévoles vingt à trente fois plus fûtés et surtout plus à leur place que lui, auprès des animaux. Je me souviens d'un agent animalier qui devint "responsable de la Com'" du simple fait qu'il était le copain du chef. Je me souviens de ces animaux malades confinés tout au fond du chenil, sans la moindre visite. Je me souviens de ces boxes dans la pénombre et de ces collerettes racornies, blessantes, mal attachées, empêchant tel chien d'accéder à sa gamelle. Je me souviens de ces chats subissant la torture de plusieurs mois bouclés dans leur minuscule module et dormant dans leur litière. Je me souviens de ces agents animaliers indifférents voire brutaux avec les animaux, dans l'unique but d'en finir au plus vite avec la "corvée" de croquettes ou de nettoyage. Ainsi que les autres bénévoles, je n'avais jamais ressenti un tel concentré de haine, de frustration et de méchanceté qui régnait parmi les employés du refuge, face aux regards de détresse de ces pauvres animaux n'en pouvant plus de souffrance, sans caresse, sans promenade en semaine, sans parole, sans le moindre jouet au prétexte dérisoire que "cela ferait des jalousies"...
IL parait que ce qui précède n'a pas changé d'un iota . IL parait qu'aujourd'hui deux ans plus tard, les salariés n'adressent même plus la parole aux bénévoles qu'ils regardent de travers, nul ne sait trop bien pourquoi... Tandis qu'au regard des chiffres implacables de la baisse des abandons, la situation n'aurait fait que de se dégrader. IL parait qu'aujourd'hui en l'absence du chef pour raisons de sante, c'est le sous-chef qui fait chef... Ce qui semble-t-il n'arrange rien, même si c'est la SPA toute entière qui selon nous, N'EST QU'UN TRISTE UNIVERS DE SOUS-CHEFS...

A SUIVRE...
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MessageSujet: Des associations lancent une campagne contre l'abattage rituel des animaux   Mer 5 Jan - 5:18

Des associations lancent une campagne contre l'abattage rituel des animaux
"Cet animal va être égorgé à vif sans étourdissement et dans de grandes souffrances, c'est ça un abattage rituel": ce slogan figure à côté d'une tête de veau sur les affiches d'une campagne lancée mardi par plusieurs associations dont la Fondation Brigitte Bardot.

"Je ne supporte plus que pour plaire à un dieu, on égorge les animaux sans étourdissement préalable comme au Moyen-Age alors que nous avons des moyens modernes d'éviter la souffrance animale", a affirmé à l'AFP Brigitte Bardot, à l'origine de cette première campagne nationale d'affichage.

"Je n'admettrai jamais ce genre de pratique dans un pays évolué comme la France", a insisté la star, qui mène "un combat sans relâche contre ces abattages cruels et barbares depuis 2005".

La Fondation Brigitte Bardot a organisé cette campagne visant "à alerter et informer les consommateurs" avec six autres associations de défense des animaux, dont la Fondation Assistance aux animaux et la Confédération nationale des SPA de France.

Selon B.B., "Dominique Baudis, à la tête du conseil d'administration de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité et président de l'Institut du monde arabe, nous a fortement déconseillé de mentionner halal ou casher sur les 2.266 panneaux d'affichage".

"On peut donc s'afficher +fièrement halal+; mais il est interdit de dire ou montrer la souffrance qui se cache derrière cette dénomination", dénonce le communiqué des organisations de défense animale.
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MessageSujet: Le nouvel âge de l’abolitionnisme   Sam 12 Fév - 7:05

La chronique philo de Cynthia Fleury
Le nouvel âge de l’abolitionnisme
La Chine, (future) patrie des droits de l’homme, vient d’interdire les cirques ne respectant pas les droits des animaux, la recrudescence de maltraitance animalière ayant alarmé les autorités. L’éthique animale est-elle 
le premier chemin vers une éthique humaine ? Ou bien plutôt l’inverse ? Et d’ailleurs jusqu’où respecter le droit des non-humains ?

Même si notre métaphysique a placé au cœur et 
au sommet de son système l’homme, il n’en demeure pas moins que chez Thomas d’Aquin, déjà, la cruauté envers les animaux est dénoncée pour mieux protéger les hommes 
de leur propre cruauté. Au siècle des Lumières, Kant confirmera l’intuition première en formulant sa théorie des devoirs indirects : « Les devoirs envers les choses inanimées sont également des devoirs indirects envers l’humanité. (…) Personne ne doit détruire les beautés de la nature, car ce qui n’est d’aucun usage à l’un peut encore être utile à l’autre ». Il semblerait ainsi que, chez le père de l’impératif catégorique, la notion même de valeur de la nature soit inappropriée. « Ce n’est pourtant pas à l’égard de la chose elle-même qu’il nous faut observer ce devoir, mais à l’égard de nos semblables. » Dans son dernier ouvrage portant le nom de la plate-forme pétrolière offshore qui explosa dans le golfe du Mexique en 2010, provoquant la plus forte marée noire de l’histoire états-unienne (1), Stéphane Ferret rappelle ce moment indélicat de notre métaphysique occidentale, à savoir qu’elle ne concède pas une valeur en eux-mêmes aux êtres de nature mais seulement à celui qui a le pouvoir de les valoriser.

Pourtant, ils sont nombreux comme Victor Hugo à avoir ressenti cette faille éthique : « Sans doute était-ce le premier devoir, écrit l’écrivain. Il fallait civiliser l’homme du côté de l’homme. La tâche est avancée déjà et fait des progrès chaque jour. Mais il faut aussi civiliser l’homme 
du côté de la nature. Là tout est à faire. » Depuis, force est de constater que nous accusons un profond retard venu se matérialiser dans la crise écologique.

Si la crise écologique est donc métaphysique, c’est parce que « la sphère des existants dotés d’une capacité de valorisation ne correspond pas forcément à la sphère des existants susceptibles d’être valorisés ». Stéphane Ferret poursuit en tentant de substituer à nos métaphysiques anthropocentriques (christianisme, cartésianisme, humanisme) des métaphysiques plus acentriques ou polycentriques (animisme, spinozisme, darwinisme), que certains pourraient nommer aujourd’hui plus écocentriques ou biocentriques.

Concernant l’éthique animale, le débat opposerait, quant à lui, les visions welfaristes (dite du bien-être) contre les visions abolitionnistes. La première s’intéresse au sort des animaux exploités ; la seconde refuse simplement l’idée même d’une légitimité à exploiter l’animal. Pour Tom Regan, célèbre abolitionniste, il convient, rappelle Stéphane Ferret, « d’arrêter l’utilisation des animaux dans le cadre d’expérimentations scientifiques, d’éradiquer l’élevage commercial, de prohiber la chasse et le piégeage ». Il ne s’agit donc pas de réformer mais simplement d’éradiquer ces pratiques. 
« Le mouvement des droits des animaux est un mouvement abolitionniste ; notre but n’est pas d’élargir les cages, mais de faire qu’elles soient vides. » Gary L. Francione, militant de la cause, le résume d’un seul article : « Tous les êtres sensibles, humains et non humains, ont un droit : le droit fondamental de ne pas être traités par d’autres comme leur propriété. » Of Mice and Men… Le drame n’est pas près de s’arrêter.



(1) Deepwater Horizon, Le Seuil, 2011.
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MessageSujet: si on montrait la réalité sur l'élevage des lapins?   Mar 22 Fév - 17:55

Salonon de l'Agriculture: et si on montrait la réalité sur l'élevage des lapins?
20/02/2011 à 11h43 - mis à jour le 20/02/2011 à 11h46 | 1289 vues | 2 réactions


« Notre modèle agricole et alimentaire est un facteur d’identité dans notre pays. […]
Il doit être aussi un exemple et un modèle pour le monde »1 Bruno Le Maire.

Bruno Le Maire vante le modèle alimentaire et agricole français au point de vouloir l'étendre à l'ensemble du monde !
La France est au quatrième rang mondial de la production de viande de lapins, à 99% issus d'élevage intensif. Quelle fierté nationale ! A la vue des images qui suivent, notre ministre aura t-il toujours envie de vanter le modèle français ?

Seconde vidéo de la série de 9 enquêtes de L214 révélées chaque jour tout au long de la tenue du salon.

P

Le « modèle » alimentaire français, un exemple ?
En France, ce sont quelques 40 millions de lapins qui sont comptabilisés en abattage contrôlé chaque année.

Ces animaux passent leur vie entière dans des hangars aveugles avec pour seul espace vital l'équivalent d'une feuille A4. Ce mode d'élevage représente 99% des élevages professionnels. Pas d'accès à l'extérieur, pas moyen de bondir ou de creuser la terre. C'est sur un sol grillagé que ces animaux attendent le départ vers l'abattoir, entassés à 6000 en moyenne par bâtiment. Sur 100 lapereaux nés, 26 lapereaux meurent avant d'atteindre l'âge où ils sont abattus (en moyenne à 74 jours). Le taux de mortalité des mères est de 29% par an.

L'élevage en claustration totale où les animaux vivent dans une très grande promiscuité nécessite l'apport quasi systématique de médicaments. C'est d'autant plus vrai pour les lapins qui sont des animaux particulièrement sensibles à différentes pathologies. Plus de 50 tonnes d'antibiotiques sont utilisés chaque année dans les élevages de lapins2. Ces élevages tels qu'ils existent aujourd'hui ne sont pas viables sans un apport massif de médicaments et d'antibiotiques.

Des modes d'élevages alternatifs voient le jour. En Autriche, les cages sont en train de disparaître pour laisser place à des parcs où les lapins peuvent se déplacer de façon plus aisée3. Mais la France, comme toujours en matière de protection animale, est en retard. Un modèle ?


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