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 Les découvertes de Phoenix sur Mars

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MessageSujet: Les découvertes de Phoenix sur Mars   Sam 28 Juin - 8:30

Les scientifiques de Phoenix convaincus d'avoir trouvé de la glace sur Mars
2008-06-21

WASHINGTON (Source vérifiée)


Image datée du 16 juin 2008 de la tranchée creusée par Phoenix ; les traces blanches sont supposées être de la glace
Les scientifiques de la mission Phoenix sont désormais certains qu'il y a de la glace près de la surface du sol arctique de Mars sur la base d'images prises par la sonde ces derniers jours.

"Nous avons trouvé la preuve que nous cherchions, à savoir que ce matériau brillant est bien de la glace d'eau et non pas une autre substance", a déclaré confiant vendredi, Peter Smith, de l'Université d'Arizona (sud-ouest), le responsable scientifique de Phoenix, lors d'une téléconférence de presse.

Huit morceaux de matériau blanc brillant, de la taille d'un dé, avaient été photographiés il y a quatre jours dans une tranchée que venait de creuser la pelle du bras robotisé de Phoenix.

Or, ils n'étaient plus visibles sur les dernières images du même endroit transmises jeudi par la sonde, a expliqué Mark Lemmon, un des membres de l'équipe scientifiques.

Ces matériaux étaient bien de l'eau gelée qui s'est évaporée après avoir été exposée au soleil, a-t-il dit avant d'ajouter: "Nous avons trouvé ce que nous cherchions".


Peter Smith responsable scientifique de Phoenix, commente des images de Mars, le 27 mai 2008 à Pasadena, en Californie
Il y avait un débat jusqu'à cette découverte au sein de l'équipe de recherche de Phoenix sur le fait de savoir si ce matériau blanc était de la glace ou du sel.

"Cette découverte faite grâce aux images est vraiment incroyable, quelque chose de merveilleux", s'est félicité Peter Smith, notant que la surprise a été de découvrir de la glace aussi près de la surface du sol à moins de deux centimètres. Selon lui, Phoenix s'est posée sur un immense glacier.

Ces morceaux de matériau blanc avaient été laissés au fond d'une tranchée baptisée "Dodo-Goldilocks" par l'équipe de recherche, que la pelle du bras robotisé de Phoenix avait élargi le 15 juin au vingtième jour martien depuis que la sonde s'est posée dans l'arctique de la planète rouge le 25 mai.

La pelle du bras de Phoenix est également tombée jeudi sur une surface très dure en creusant une nouvelle tranchée au milieu d'une forme polygonale du sol dans le site appelé "Wonderland", qui pourrait aussi être de la glace, a indiqué Mark Lemmon.

Après avoir tenté trois fois de creuser davantage dans cette couche, le bras s'est immobilisé attendant d'autres instructions, a-t-il ajouté.


La pelle mécanique de Phoenix collecte des échantillons de sol martien, le 13 juin 2008
Le bras est aussi équipé d'un racloir et d'une petite perceuse capables de briser des morceaux de matériau dur pour les analyser dans un des huit petits fours capables de chauffer les échantillons jusqu'à mille degrés Celsius afin d'en déterminer la composition chimique et la présence de molécules organiques.

La présence de glace à la surface de Mars n'est pas une nouvelle mais c'est la première fois qu'il est possible d'en observer et, ultérieurement, d'en analyser des échantillons.

Depuis les observations et les mesures effectuées en 2002 par l'orbiteur américain Mars Odyssey, les scientifiques savent qu'il y a une énorme calotte glaciaire permanente au pôle nord de Mars.

La mission Phoenix, avec son lieu d'atterrissage dans le permafrost de l'arctique martien, a été conçue sur la base de la découverte de Mars Odyssey, afin de creuser le sol pour atteindre la glace.

Si l'eau a coulé sur Mars, elle a laissé son empreinte sur les minéraux environnants, et les impuretés détectées dans la glace peuvent donc en dire long sur l'histoire climatique de cette région et de la planète.


La mission de la sonde Phoenix sur Mars
Mars est actuellement trop froid pour que la glace puisse y exister à l'état liquide, mais il est possible que dans un passé lointain les régions polaires aient connu des températures plus clémentes, supputent les scientifiques.

L'eau étant un ingrédient essentiel pour la vie, cette région arctique a peut-être été habitable à un certain moment, ce que cherche à savoir Phoenix en déterminant également avec ses instruments si des éléments organiques y sont présents.
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MessageSujet: Le sol martien propice à la vie   Sam 28 Juin - 8:42

Le sol martien serait propice à la vie, selon les scientifiques de Phoenix
2008-06-27
WASHINGTON (Source vérifiée)

La pelle mécanique de Phoenix collecte des échantillons de sol martien, le 13 juin 2008
Le sol martien est apparemment propice à l'existence de la vie selon l'analyse d'un premier échantillon récupéré par la sonde américaine Phoenix, une conclusion préliminaire qualifiée jeudi d'exaltante par les scientifiques de la mission.

Ils se sont toutefois refusés à dire si une forme de vie primitive pourrait exister sur la planète rouge.

"Il n'y a rien dans ce sol qui empêcherait la vie, il semble y être au contraire très propice, sans rien de toxique", a déclaré Samuel Kounaves, responsable du laboratoire de chimie humide de TEGA (Thermal and Evolved Gas Analyzer) lors d'une conférence de presse téléphonique.

"Le sol que nous avons sur Mars est le type de sol que vous trouvez dans votre jardin et dans lequel vous pourriez faire pousser des asperges sans problème et ceci est très exaltant", a-t-il ajouté, expliquant que les scientifiques de la mission avaient été "ébahis" mercredi soir par ces résultats.

"Nous avons trouvé ce qui paraît être nécessaire pour que la vie puisse exister dans le passé, le présent et le futur, à savoir des nutriments", a poursuivi le scientifique, précisant qu'il s'agissait de minéraux et non pas de nutriments organiques. Il a mentionné le magnésium, le potassium, le sodium et le chlorure.

Ce scientifique de l'université d'Arizona (sud-ouest), a aussi indiqué que l'équipe avait été surprise par l'acidité du sol qu'elle ne pensait pas aussi élevée avec un pH de 8 à 9. Les résultats préliminaires de "cette analyse constituent aussi un indice de plus que l'eau liquide a été présente sur le sol de Mars à un certain moment dans son l'histoire", a aussi relevé Samuel Kounaves. Les résultats de cette analyse sont très similaires à ceux d'analyses de sol faites sur la Terre dans des déserts et "ceci est la partie exaltante", a-t-il relevé.

Le petit échantillon avait été prélevé à l'aide de la pelle à l'extrémité du bras robotisé de Phoenix et avait été déposé dans l'un des huit petits fours de TEGA. L'échantillon a été progressivement chauffé jusqu'à mille degrés Celsius. Ce sol provient de la surface, ce qui explique pourquoi l'analyse n'a trouvé aucune trace de glace qui se trouve à quelques centimètres sous le sol et dont la présence avait été confirmée la semaine dernière.

William Boynton, de l'université d'Arizona, responsable scientifique de TEGA, qui a qualifié de "spectaculaires" les résultats de l'analyse de l'échantillon de sol martien, a précisé jeudi que l'instrument avait aussi détecté de petites quantités de dioxyde de carbone (CO2) à la surface des grains de sol. Ce CO2 a été libérée à faible température dans le four.

A des températures plus élevées, TEGA a détecté de faibles volumes de vapeur d'eau. "Cette analyse a montré comme nous l'espérions que cet échantillon de sol a bien été au contact avec de l'eau dans le passé", a ajouté William Boynton. "Mais nous ne savons pas si cette interaction s'est produite sur le lieu où l'échantillon a été prélevé dans l'arctique martien ou s'il provient d'un autre endroit d'où il aurait été transporté par les vents", a-t-il noté.

L'analyse de fragments de glace par TEGA que l'équipe scientifique va conduire dans les prochaines semaines devrait permettre de répondre à un grand nombre de question concernant le passé de Mars. Si cette glace contient des impuretés cela pourrait en dire long sur l'histoire climatique de cette région et de la planète rouge.

Mars est actuellement trop froid pour que l'eau puisse y couler mais il est possible que dans un passé lointain les régions polaires aient connu des températures plus chaudes, selon les scientifiques.

Phoenix s'est posée dans l'arctique martien le 25 mai, dans une région jusque-là inexplorée, pour entamer sa quête d'eau et de composants organiques et déterminer si une forme de vie primitive y a été possible. Phoenix n'a pas d'instrument permettant de détecter des micro-organismes.


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MessageSujet: Rumeurs d'une importante découverte !   Mar 5 Aoû - 16:03

Phoenix : rumeur d'une découverte importante le 03-08-2008

Depuis trois jours, des rumeurs circulent... Tout a commencé lorsque Craig Covault, journaliste au magazine Aviation Week & Space Technology, a pris la parole lors de la conférence de presse organisée par la NASA le 31 juillet 2008 et a sous-entendu que des découvertes importantes auraient été faites au point que les responsables de la NASA seraient prêts à rentrer en contact avec le conseiller scientifique de la Maison Blanche… Le lendemain, Craig Covault publie sur le site Internet de Aviation Week un article intitulé « White House Briefed On Potential For Mars Life » (qui, traduit de manière raisonnable donne : « La Maison Blanche informée sur le potentiel d’habitabilité de Mars »)...

Le journaliste, qui a par ailleurs bonne réputation et qui entretient de nombreux contacts avec les chercheurs de la NASA, y affirme que les scientifiques de l’instrument MECA (pour Microscopy, Electrochemistry and Conductivity Analyser) auraient fait une importante découverte relative au potentiel d’habitabilité du sol martien. C’est précisément pour évaluer ce « potentiel » que la mission Phoenix Mars Lander a été conçue ! Pour fixer tout de suite les idées, il ne s’agirait pas d’une découverte de vie sur Mars, mais d’une découverte d’une substance chimique compatible avec l’existence de vie, présente ou passée. Par ailleurs, la découverte ne serait pas due à une observation faite par les microscopes optique ou à force atomique, dont est équipé Phoenix.


La prudence est cependant de mise, plusieurs sources confirment des rumeurs de résultats intéressants concernant l'instrument MECA, mais rien n'est confirmé officiellement pour le moment. Ainsi, selon Emily Lakdawalla, de la Planetary Society, l’équipe du MECA aurait été confrontée à des résultats « inattendus » qui demanderaient de plus amples investigations, en particulier à l’aide de l’instrument TEGA, pour être vraiment confirmés.

Selon les sources contactées par Craig Covault, il s'agirait d'une découverte ayant attrait au "potentiel d'habitabilité de Mars" : découverte de carbonate ? de matière organique ? de composés azotés ?... Attendons pour savoir !


Hypothèses…

La matière organique n’a jamais été détectée sur Mars : les analyses de sol effectuées par des atterrisseurs Vikings dans les années 70 n’ont montré aucune trace de composés organiques. Or, les molécules organiques ont été détectées dans des comètes, même dans des nuages interstellaires… elles pourraient donc se trouver sans problème sur Mars ! Rappelons que la présence de molécules organiques n’implique pas la présence de vie : des organismes vivants, dont la machinerie utilise grandement ces molécules organiques, peuvent en produire, mais ces molécules peuvent également être produites par d’autres voies de synthèse sans aucune intervention d’organisme vivant. Si les Vikings n’en ont pas détectés sur Mars, c’est sans doute que ces molécules fragiles sont dégradées sous l’intense rayonnement UV qui règne à la surface de Mars, dont l’atmosphère ne possède pas une couche d’ozone semblable à celle de notre planète. Peut-être Phoenix a-t-il détecté de telles molécules organiques qui seraient préservées dans le sol de cette région boréale ? Cette découverte aurait plutôt été attendue par l’instrument TEGA, qui est mieux à même de détecter de la matière organique en faisant chauffer les échantillons de sol et en analysant les gaz de combustion à l’aide d’un spectromètre de masse.


Peut-être s’agit-il alors de la détection, par exemple, d’un acide aminé ? Soluble dans l’eau, cette molécule organique aurait pu donner des signes de sa présence lors des analyses conduites dans l’instrument MECA, et une analyse couplée avec un four du TEGA détectant le squelette carboné de cette molécule, permettrait de confirmer sa détection.

Peut-être s’agit-il plus simplement de la détection d’ammoniac (NH3) qui pourrait expliquer la basicité observée du sol (d’un pH de 8 à 9) lors des toutes premières analyses conduites par le MECA ? Il pourrait s’agir plus généralement de la détection d’un composé azoté…

Enfin, pourquoi ne pas songer au méthane ? Détecté en très faible quantité dans l’atmosphère martienne (en savoir plus), aurait-il pu être détecté par un instrument de Phoenix ?… Cette dernière hypothèse est assez provocante, mais c’est ainsi que Craig Covault a qualifié la « possible » découverte dans son article : « Ces données, non encore discutées de manière ouverte, sont bien plus ‘provocantes’ [que la récente confirmation de la présence de glace d’eau] » écrit-il en citant une source officielle anonyme de l’équipe de la mission.

Toujours selon le journaliste de Aviation Week & Space Technology, la NASA serait prête à faire une annonce importante dès la mi-août ou bien en septembre à propos de cette récente découverte, dès que des analyses complémentaires auront été menées à l’aide de l’instrument TEGA.
Mais selon Leonard David, rédacteur du site Space.com, Craig Covault aurait eu vent d'une publication scientifique qui serait en cours de préparation pour le magazine Science. La nouvelle pourrait donc être rendue publique dans un prochain numéro de la revue scientifique américaine. Affaire à suivre !...

Encore une fois, il s’agit pour l’instant d’une rumeur et la NASA n'a officiellement fait aucune annonce... Le responsable de la mission, Peter Smith, a par ailleurs estimé qu'il faudrait attendre un ou deux mois avant de vraiment pouvoir donner un sens aux données collectées par l'instrument MECA. Le site de Twitter consacré à Phoenix, qui est mis à jour par l’équipe de la mission, prévient que la Maison Blanche n’a pas été contactée et que les articles qui en font part sont mal informés. L’article publié dans Aviation Week serait-il donc à mettre à la poubelle ?... Peut-être pas...

En effet, une chose est sûre : les résultats qui ont été communiqués pour le moment sont très partiels. Nous n’avons que peu d’information concernant les résultats des analyses du MECA et même du TEGA, mis à part quelques valeurs de pH, la présence de certains ions et la confirmation de la présence de glace d’eau. Les résultats plus pointus, et sans doute plus intéressants, mettent logiquement du temps à être communiqués car ils nécessitent une démarche critique, des confirmations par d’autres analyses, d’autres instruments etc… Laissons donc les scientifiques faire leur travail d’enquêteurs et attendons patiemment de connaître le résultat !


Le fait d’avoir détecté un sol qui, à première vue, est assez semblable à un sol terrestre d’Antarctique (voir notre article précédent) est déjà un point intéressant, attendons maintenant la suite de l’histoire !


Décidément, l’exploration de Mars est passionnante !

Craig Covault, journaliste au magazine Aviation Week pose une question concernant les résultats des analyses conduites par l'instrument MECA (laboratoire de chimie embarqué).


Le journaliste fait d'abord remarquer l'absence à la conférence de presse de responsable de l'instrument MECA (« sont-ils cachés sous la table ? »), ce qui déclenche des rires gênés chez les responsables de la mission. Puis le journaliste fait part des rumeurs, Peter Smith (responsable de la mission Phoenix) et un administrateur de la NASA semblent un peu embarrassés par cette question mais fournissent quelques éléments de réponse. « Le sol rencontré par Phoenix semble très différent de celui foulé par Spirit ou Opportunity à d'autres régions martiennes » et « des "signatures" ont été identifiées par le MECA mais nécessitent des analyses approfondies et des études parallèles avec d'autres instruments, comme les fours du TEGA ».



Pour suivre quotidiennement l’avancée de la mission, rendez-vous sur la page « Missions en direct ! » d’Orbit-Mars et dans la Galerie d’images !

Plus d'informations sur Phoenix dans notre dossier : cliquez ici !


http://orbitmars.futura-sciences.com:80/mars-actu-suite.php?id_news=313
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MessageSujet: Des chutes de neige observées pour la première fois sur Mars   Jeu 2 Oct - 14:41

Images de la NASA sur la mission Phoenix le 30 septembre 2008 (Photo Ho/AFP)

Mardi 30 septembre 2008


La sonde américaine Phoenix a détecté de la neige tombant sur Mars, la planète rouge, une observation sans précédent, a annoncé mardi la Nasa, l'agence spatiale américaine.

Un instrument laser conçu pour analyser les interactions entre l'atmosphère et la surface du sol de Mars a détecté de la neige provenant de nuages à 4.000 mètres d'altitude au-dessus du site d'atterrissage de Phoenix, selon un communiqué publié mardi sur le site de la Nasa.

"On a rien vu de pareil avant sur Mars", a observé Jim Whiteway, de l'Université York à Toronto, le responsable scientifique de la station météorologique canadienne installée sur la sonde Phoenix.

"Nous allons même rechercher des indications pour savoir si la neige a atteint le sol", a-t-il ajouté.

Selon les premières observations les flocons de neige se sont évaporés avant d'arriver à la surface de Mars.

Par ailleurs des expériences conduites avec les instruments de Phoenix, qui s'est posée dans l'arctique martien le 25 mai, ont également révélé des traces de réactions chimiques entre des minéraux du sol martien et de l'eau liquide dans le passé, similaires à ce qui se produit sur la terre, ont aussi expliqué des scientifiques.

Les expériences paraissent mettre en évidence la présence de calcaire, la principale composante de la craie, ainsi que des particules d'argile.

La plupart des calcaires et des argiles sur la terre se forment en présence d'eau liquide, soulignent ces scientifiques.

"Ceci indique des moments dans le passé de Mars où de l'eau liquide coulait sur le sol", a indiqué William Boynton, de l'Université d'Arizona un des scientifiques de la mission.

"Nous continuons à recueillir des données et nous devons encore conduire un grand nombre d'analyses mais nous faisons beaucoup de progrès pour répondre aux grandes questions que nous nous posons", a dit Peter Smith, de l'Université d'Arizona à Tucson (sud ouest), le responsable scientifique de la mission Phoenix.

Depuis son arrivée dans l'arctique martien, Phoenix a déjà confirmé que le sol dans l'arctique de Mars où se trouve la sonde contient de l'eau gelée.

Déterminer si cette eau a été dans le passé à l'état liquide permettra de dire si cet environnement martien fût propice à la vie, un des objectifs clé de la mission, poursuit le chercheur.

Les traces de calcaire dans des échantillons de sol provenant des tranchées creusées par la pelleteuse du bras robotisé de Phoenix ont été détectées par deux instruments: le TEGA (Thermal and Evolved Gas Analyzer) et le MECA (Microscopy, Electrochemistry and Conductivity Analyzer).

TEGA est doté d'un spectromètre de masse et de huit micro fours permettant de chauffer les matériaux jusqu'à mille degrés Celsius tandis que MEGA comprend un microscope et un analyseur d'électrochimique.

La mission Phoenix, initialement prévue pour durer trois mois a été prolongée et entre dans son cinquième mois.

Toutefois, la sonde devrait cesser de fonctionner vers la fin de l'année alors que les heures d'ensoleillement nécessaires pour recharger ses batteries solaires diminuent rapidement chaque jour.

Avant que Phoenix ne perde trop de puissance électrique, les chercheurs vont essayer d'activer un micro pour éventuellement enregistrer des sons sur Mars.

Les images vidéo et des animations de la mission sont accessibles sur le site de la Nasa

http://www.linternaute.com:80/actualite/depeche/afp/20/565515/des_chutes_de_neige_observees_pour_la_premiere_fois_sur_mars.shtml
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MessageSujet: Phoenix détecte enfin les carbonates martiens !   Dim 5 Oct - 8:16

le 04-10-2008 à 13:26



Le 29 septembre, la NASA a organisé une conférence de presse réunissant les responsables scientifiques de la mission Phoenix. Ces derniers ont exposé à la presse les résultats préliminaires des analyses effectuées par les instruments de Phoenix sur le sol martien. Au programme : la détection de carbonates de calcium et même peut-être d’argile ! Deux indices d’un passé où l’eau liquide a coulé sur Mars et où les conditions climatiques de la planète étaient sans doute plus clémentes qu’aujourd’hui. Jamais des carbonates n’ont été détectés avec certitude par un engin à la surface de Mars, ni même vus par les sondes orbitant autour de la planète rouge. On peut le dire, Phoenix vient d’entrer dans l’Histoire avec un grand H de l’exploration martienne !


Les carbonates, ou l’indice manquant...

Au début de son histoire, il y a environ 3,8 milliards d’années, la planète Mars connaissait sans doute des conditions climatiques plus clémentes : une atmosphère plus épaisse qu’actuellement, capable de maintenir un effet de serre réchauffant la planète et permettant à l’eau de s’y écouler sous forme liquide. Les traces de rivières et de lacs, photographiés par les sondes en orbite, sont les preuves les plus évidentes de ce passé aqueux. Peut-être ces conditions favorables ont-elles permis l’éclosion d’une forme de vie dans les eaux martiennes, mais cela est un autre débat !...

L’eau a coulé sur Mars dans le passé, c’est donc une quasi-certitude. Les scientifiques se demandent par ailleurs si Mars n’aurait pas connu à cette époque un océan, recouvrant une bonne partie de l’hémisphère nord. La sonde Mars Global Surveyor aurait ainsi détecté grâce à son altimètre radar les rivages de cet ancien océan, mais la question fait toujours débat... et pour cause ! Si un tel océan a existé, il aurait sans doute été capable d’absorber une partie du CO2 contenu dans l’atmosphère, lequel aurait formé dans l’eau CO3, les fameux carbonates ! C’est ce qui s’est passé sur Terre à la même époque : les massifs calcaires ou les carrières de craies ne sont autres que des carbonates de calcium (CaCO3) ou de magnésium (MgCO3), les vestiges du CO2 dissous dans l’océan primordial ! *



Les bien connues falaises d’Etretat sont constituées de carbonates de calcium (CaCO3).
(crédit : Bruno Monginoux - www.photo-paysage.com)
Seulement voilà, jusqu’à aujourd’hui, les scientifiques n’avaient jamais détecté avec certitude des carbonates dans le sol martien, et leur absence restait un mystère !...

De 1997 à 2006, la sonde Mars Global Surveyor (MGS) a inspecté la surface martienne à l’aide de son spectromètre infrarouge TES (pour Thermal Emission Spectrometer), espérant détecter la signature spectrale de ces fameux carbonates. Hélas, la pauvre sonde est rentrée bredouille de sa chasse aux carbonates... En août 2003, une publication dans la célèbre revue Science annonçait que l’instrument de MGS n’avait détecté que 2 à 5% (en masse) de carbonates dans la poussière martienne... mais aucune concentration locale importante n’avait été trouvée...(voir notre article du 22/08/03) À l’inverse, MGS a même détecté grâce à son instrument TES de l’olivine en grande quantité, minéral qui se décompose en présence d’eau liquide, et qui caractérise donc un environnement aride et sec...

En 2004, la sonde européenne Mars Express, équipée de son spectromètre OMEGA (pour Observatoire pour la Minéralogie, l’Eau, les Glaces et l’Activité), doté d’une meilleure résolution spectrale que le TES de Mars Global Surveyor, est repartie à la chasse aux carbonates. Malgré les espoirs que les scientifiques mettaient dans cet instrument, aucune trace de carbonate n’a été détectée par OMEGA !...
Où sont donc ces carbonates ? Les faibles traces retrouvées dans la poussière martienne ne plaident pas en faveur de l’hypothèse d’un océan dans le passé... ce dernier a-t-il vraiment existé ?... Mais les formations géologiques sont là, l’eau liquide a coulé sur Mars, c’est sûr !... et pourtant, aucune trace de calcaire à la surface de Mars !... Les grandes étendues de carbonate que les scientifiques s’attendaient à voir sont absentes.



Les carbonates fantômes...

Vous l’avez compris, les carbonates fantômes de Mars ont donc constitué un véritable mystère pour la communauté scientifique. Cependant, quelques observations ont donné des résultats troublants.

Des chercheurs, décidant de partir en quête des carbonates martiens depuis les télescopes terrestres ont ainsi identifié la signature spectrale du carbonate sur leurs spectres infrarouges ! Mais leurs observations étaient peut-être biaisées par des interactions se produisant dans l’atmosphère martienne entre des grains de poussière et des molécules d’eau... et puis, il serait étonnant que les télescopes terrestres puissent détecter ce que même les sondes en orbite martienne, à quelques centaines de kilomètres de la surface, ne parviennent pas à voir !...

Mais plusieurs sondes ont peut-être déjà détecté des carbonates en pointant leurs instruments vers Mars : ce pourrait être le cas du télescope spatiale infrarouge européen ISO, ou bien encore de la sonde Deep Space 1 lorsque celle-ci est passée à proximité de Mars... Cependant, aucun travail d’analyse de spectre n’aurait encore été effectué sur ces données.

Enfin, notons que dès les premiers jours de la mission du robot Spirit sur Mars, en janvier 2004, les scientifiques avaient annoncé une détection possible de carbonates par le spectromètre mini-TES du robot (voir notre article du 11/01/04). À l’époque, les scientifiques étaient restés prudent face à cette possible détection de carbonates par Spirit. La signature détectée (voir image) pouvait en effet être causée par l’interaction entre la poussière martienne et la vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère, et non par de véritables carbonates présents dans l’environnement. Depuis janvier 2004, aucune nouvelle des carbonates fantômes du cratère de Gusev à notre connaissance... Peut-être que la piste n’était pas concluante, ou que les scientifiques n’ont pas eu la possibilité de vérifier s’il s’agissait d’une véritable détection, ou d’un artefact dû à l’interaction entre le sol et la vapeur d’eau... L’enthousiasme des premiers jours est donc peu à peu retombé...

Autre observation troublante, mais cette fois-ci bien plus sûre, celle des météorites martiennes retrouvées sur Terre. Des carbonates ont ainsi été détectés dans la fameuse météorite ALH84001, qui a beaucoup fait parler d’elle en 1996 lorsque des chercheurs de la NASA ont déclaré y avoir décelé des traces de vie fossiles provenant de Mars (hypothèse écartée depuis, au profit de celle d’une contamination par des bactéries terrestres). Ces bactéries fossiles avaient été vues au niveau de globules de carbonate présents dans la roche. Selon les auteurs de l’étude, ces carbonates pourraient être d’origine biologique, mais peut-être ce sont-ils formés sans l’aide d’un processus biologique... Cette question est encore débattue aujourd’hui, d’autant plus que ces mêmes carbonates ont également été trouvés dans de nombreuses autres météorites martiennes. Ces carbonates sont sans doute des témoins du passé humide de la planète Mars. Ainsi, l’astrobiologiste Everett Gibson du centre Johnson Space Center de la NASA à Houston (Texas) déclarait en 2000 : « Nous savons qu’il y a des carbonates (sur Mars), car nous les voyons comme produits d’altération dans un certain type de météorite martienne ». Hélas, les sondes qui les ont cherchés depuis plus de dix ans ne les ont pas trouvé !


Comment expliquer que les carbonates restent ainsi invisibles aux instruments des sondes martiennes, même les plus récentes ? Une hypothèse actuellement envisagée propose que dans certaines régions, les carbonates seraient essentiellement concentrés dans le sous-sol martien, invisibles aux spectromètres des sondes spatiales.


2008 : Phoenix trouve les carbonates martiens !

Ca y est ! cette fois, c’est la bonne ! William Boyton, responsable de l’instrument TEGA (pour Thermal and Evolved-Gas Analyser) à l’Université d’Arizona, a déclaré durant la conférence de presse organisée par la NASA le 29 septembre que des carbonates ont été détectés « sans ambiguïté » dans le sol martien provenant de la tranchée Snow White, creusée par Phoenix.
L’instrument TEGA est composé de huit fours dans lesquels les échantillons de sol sont chauffés progressivement. Les gaz de combustion sont analysés en sortie par un spectromètre de masse, ce qui permet de savoir quelles substances chimiques se trouvaient dans l’échantillon prélevé.

« Ce minéral (CaCO3) a été identifié par le TEGA sur la base d’une libération de dioxyde de carbone observée à haute température », a-t-il expliqué. « Notre détection est sans ambiguïté. Le dégagement de CO2 observé ne peut venir que de carbonates et le fait qu'il ait été libéré à cette haute température prouve qu’il s'agit de carbonates de calcium, par opposition à d'autres formes, comme des carbonates de fer ou de magnésium ».

Cette détection par le TEGA a été confirmée par une autre analyse indépendante effectuée dans un des mini-laboratoires de chimie humide de l’instrument MECA (pour Microscopy, Electrochemistry and Conductivity Analyser). Michael Hecht qui dirige l’équipe scientifique de l’instrument MECA au Jet Propulsion Laboratory a expliqué que les carbonates ont été décelés grâce à leur effet tampon sur le pH du sol. « Un des premiers résultats, que nous avions annoncés au début de la mission, a été le pH du sol et il s'avère être un peu plus bas que ce que nous avions d'abord annoncé, soit un pH de 8,3 (basique). Cette valeur se trouve être presque exactement celle du pH de l'eau dans l'océan sur Terre. L'eau de l'océan est à ce pH, car il y est maintenu par beaucoup de carbonates de calcium non dissous, par le processus de mémoire tampon. Un des moyens de savoir si vous avez une solution tamponnée est d’y ajouter de l'acide – ce que nous faisons lors de l’analyse dans le MECA – et de vérifier que le pH varie peu. Nous avons observé exactement ce comportement, suggérant la présence de carbonates ».




Les scientifiques n’ont cependant pas communiqué la quantité de carbonates présents dans le sol analysé. Leur concentration se chiffrerait à quelques % de la masse totale du sol. Dans plusieurs semaines, voire plusieurs mois, les scientifiques auront sans doute d’autres informations à communiquer, concernant notamment l’origine de ces carbonates : sont-ils locaux, c’est à dire se sont-ils formés dans cette région de Mars qui a donc peut-être connu une étendue d’eau dans le passé ? ou bien ont-ils été transportés là par le vent martien ? Beaucoup de questions restent en suspend, mais Phoenix devient la première sonde posée à la surface de Mars à avoir détecté avec certitude les carbonates tellement recherchés depuis des années d’exploration !


Lors de la conférence du 29 septembre, les scientifiques de la mission Phoenix ont aussi fait part de la détection d’argile et de neige de glace d’eau observée dans le ciel martien. Orbit-Mars vous proposera dans les prochains jours un nouvel article qui développera ces autres découvertes de Phoenix !
Par Olivier Poch

* Le CO2, dissous dans l’eau sous forme d’ion CO32-, précipite en se combinant avec des ions calcium Ca2+ pour former du CaCO3 qui se dépose au fond des océans sous forme de sédiments pour donner le calcaire bien connu.

Sources :
- NASA/JPL
- Bandfield, J. L., Glotch, T. D., and Christensen, P. R. (2003) Spectroscopic identification of carbonate minerals in the Martian dust. Science, v. 301, p. 1084-1087.
- Evidence Of Carbonates May Already Exist, by Bruce Moomaw, SpaceDaily, 11/04/00

http://orbitmars.futura-sciences.com:80/mars-actu-suite.php?id_news=319
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MessageSujet: Des carbonates sur Mars, un indice de conditions propices à la vie   Ven 19 Déc - 16:37

Par Jean Etienne, Futura-Sciences
La planète Mars a un jour abrité de l'eau liquide dépourvue d'acidité. C'est ce que suggère fortement la découverte de gisements de carbonates, une roche introuvable en milieu acide. Il a donc dû exister des conditions propices à l'apparition de la vie.
Les carbonates sont essentiellement produits par l’altération des roches basaltiques en présence d'eau et de gaz carbonique (CO2). Sa quasi-absence dans les résultats d’analyses effectuées aussi bien depuis l’orbite qu’au sol semblait indiquer un passé pauvre en humidité ou une atmosphère pauvre en CO2. Des astronomes ont récemment supposé la présence de dioxyde de soufre pour expliquer cette absence de carbonates. Dans tous les cas, l'opinion était que si eau liquide il y a eu sur Mars, elle devait être très acide, beaucoup trop que la vie y apparaisse...
Les dernières données transmises par l’instrument CRISM (Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars) de Mars Reconnaissance Orbiter viennent bouleverser cette hypothèse. Une équipe de chercheurs de la Brown University y a mis en évidence de vastes dépôts de carbonate de magnésium dans la région de Nili Fossae, une cuvette de 667 km de diamètre située en bordure du cratère d’impact d’Isidis. Des carbonates ont aussi été mis en évidence en bordure de cratères érodés, parmi les dépôts sédimentaires du cratère Jezero ainsi que dans les éboulis de terrain en bordure de failles au sein du même cratère. D’autres traces de carbonates ont été relevées dans Terra Tyrrhenea et Libya Montes.


Un monde accueillant ?
Selon Bethany Ehlmann, une étudiante en troisième cycle de l’université Brown, les températures qui régnaient lors de la formation de ces carbonates n’étaient ni trop chaudes ni trop froides, et le sol n’était pas trop acide, faisant de ces terrains le creuset idéal pour l’apparition d’une forme de vie primitive. Les dépôts de carbonates démontrent que cette région était recouverte par des eaux alcalines il y a 3,6 milliards d’années, donc non acides.
La découverte de carbonates n'est pas une première. Récemment, la sonde Phoenix en a découverts dans des échantillons de sol prélevés en région polaire. Leur présence a été attribuée aux météorites qui atteignent aisément la surface à travers la fine atmosphère. Cependant, la poussière partout présente sur la planète peut provenir de nombreux secteurs, portée par les violentes tempêtes martiennes, et leur origine n’avait jamais été établie avec certitude.
Les dernières observations indiquent que des carbonates peuvent s’être formés en plusieurs endroits très tôt dans le passé martien, et indiquent aux scientifiques des endroits où les futurs atterrisseurs pourraient se poser afin de rechercher l’évidence d’une forme de vie passée.
John Mustard, directeur de recherches à l’Université Brown, a présenté cette découverte au cours d’une réunion de l’Union Géophysique américaine à San Francisco. Il qualifie cette avancée de « très stimulante pour la recherche », d’autant que lors de leur formation, les roches carbonatées préservent très souvent des organismes sous forme de fossiles. Désormais, les exobiologistes savent où chercher…
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