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 La dangerosité des pesticides

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MessageSujet: La dangerosité des pesticides   Dim 7 Fév - 7:41



Dernière édition par Admin le Mer 12 Jan - 17:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Pesticides et cancers   Dim 7 Fév - 7:43

Les agriculteurs exposés aux pesticides portent des précurseurs du cancer
LE MONDE | 06.02.10 | 14h48 • Mis à jour le 06.02.10 | 14h48



Il existe un lien entre l'exposition des agriculteurs aux pesticides et des anomalies du génome pouvant faire se développer un cancer. Lors d'un colloque organisé à Marseille, vendredi 5 février, par la Ligue contre le cancer, Bertrand Nadel (Centre d'immunologie de Marseille-Luminy) a présenté des résultats obtenus lors d'une étude (Agrican) lancée en 2005. Ces travaux pourraient déboucher sur une stratégie de dépistage précoce de cancers du système lymphatique.

Agrican est une grande étude effectuée auprès des affiliés de la Mutuelle sociale agricole, le régime de sécurité sociale des agriculteurs. Elle comprend un versant épidémiologique, appuyé sur un questionnaire, et un versant biologique, avec des prélèvements sanguins.

En 2008, Bertrand Nadel et Sandrine Rouland avaient présenté des travaux montrant un risque plus élevé de cancers lymphatiques chez les agriculteurs. Avec le soutien financier de la Ligue contre le cancer, ils ont poursuivi leurs recherches et obtenu de nouveaux résultats, qui ont déjà été publiés, en juin 2009, dans le Journal of Experimental Medicine.

Leur idée était de trouver des biomarqueurs prédictifs, car tous les individus exposés aux pesticides ne développent pas un lymphome. Les chercheurs marseillais ont détecté dans les prélèvements sanguins de plusieurs dizaines de participants à l'étude Agrican des cellules qui en sont normalement absentes et qui représentent les précurseurs des cellules tumorales constituant un lymphome de type folliculaire.

ANOMALIE GÉNÉTIQUE

"Nous avons mis en évidence des biomarqueurs qui témoignent d'un lien moléculaire entre l'exposition des agriculteurs aux pesticides, l'anomalie génétique et la prolifération de ces cellules, qui sont des précurseurs de cancer. Cet effet est fonction de la dose et du temps d'exposition", résume Bertrand Nadel.

En l'occurrence, les chercheurs ont identifié une anomalie génétique : un fragment du chromosome 14 se détache et vient activer un oncogène situé sur le chromosome 18. Les personnes exposées aux pesticides présentent dans certaines cellules sanguines (lymphocytes) cette anomalie génétique de manière beaucoup plus fréquente que les personnes non exposées. L'absence de régulation de l'expression de cet oncogène fait que des cellules qui auraient dû mourir vont proliférer.

"Il s'agit là d'une condition nécessaire au développement d'un lymphome folliculaire, mais elle n'est pas suffisante. Il existe d'autres anomalies comme une instabilité générale du génome : deux gènes sont exprimés en même temps alors que normalement pas ils ne le sont pas, ce qui permet aux cellules anormales de résister aux mécanismes de mort cellulaire programmée", explique Bertrand Nadel.

L'équipe de Bertrand Nadel, qui espère aboutir à terme à un outil de diagnostic précoce, va désormais étudier une population de personnes ayant développé le même type de lymphome afin de documenter la présence de ces biomarqueurs.
Paul Benkimoun
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MessageSujet: BANGLADESH-INDONÉSIE: Les risques sanitaires des pesticides   Dim 28 Fév - 6:35

BANGLADESH-INDONÉSIE: Les risques sanitaires des pesticides


Photo: Contributor/IRIN
Un producteur d’oignons de la Vallée de Kintamani, à Bali. L’Indonésie représente un marche lucratif pour les pesticides
NUSA DUA, 26 février 2010 (IRIN) - L’utilisation de certains pesticides dans les pays asiatiques a exposé les communautés de la région à des risques sanitaires d’un degré inacceptable, d’après une étude menée par le Pesticide Action Network (PAN), un réseau international d’action contre les pesticides.

Selon le PAN Asie et Pacifique, des entretiens avec des paysans de huit pays asiatiques ont révélé que 66 pour cent des ingrédients actifs des pesticides utilisés pour traiter les légumes, le riz et d’autres cultures étaient très dangereux, d’après les critères de classification de l’organisation.

« L’exposition à ces pesticides implique pour les communautés un risque élevé de développer des problèmes de santé permanents sévères tels que la perturbation endocrinienne, qui peut être causée par une exposition à de faibles doses de certains pesticides », a dit Bella Whittle, coordinatrice du projet et auteur du rapport, dont le lancement a été programmé pour coïncider avec une conférence sur l’environnement organisée par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à Bali, en Indonésie, du 22 au 26 février.

Plus de 1 300 agriculteurs ont été interrogés en 2008 en Chine, au Cambodge, au Sri Lanka, aux Philippines, au Vietnam, en Inde, en Indonésie et en Malaisie, d’après le PAN, une organisation qui fédère plus de 600 ONG (organisations non gouvernementales) dans le monde entier.

Symptômes d’intoxication

Des personnes interrogées ont dit qu’elles présentaient un ou plusieurs symptômes, tels que des maux de tête, lorsqu’elles utilisaient des pesticides ou y étaient exposées, ces déclarations représentant de cinq pour cent des réponses dans une zone à 91 pour cent dans une autre.

Au Bangladesh, l’intoxication aux pesticides a été identifiée en 2008 comme une des principales causes de mortalité, et a été officiellement identifiée comme la seconde cause de mortalité chez les personnes âgées de 15 à 49 ans, d’après le rapport du PAN.

Etant donné que des études antérieures ont montré que jusqu’à 98 pour cent des cas d’intoxication aux pesticides étaient sous-déclarés, il est possible que de nombreuses communautés agricoles souffrent de troubles aigus et chroniques causés par les produits chimiques, a dit l’organisation.

« Il est extrêmement affligeant que les populations les plus vulnérables, telles que les femmes et les enfants, les malades, les personnes malnutries et les personnes âgées soient démesurément affectées et ne puissent pas échapper aux sources d’exposition », a dit Mme Whittle à des journalistes à Bali.


Photo: Contributor/IRIN
L’intoxication aux pesticides est une des principales causes de mortalité au Bangladesh
Plusieurs pesticides utilisés dans les pays asiatiques ont été interdits ailleurs, y compris dans les pays où sont installés les sièges des compagnies agrochimiques, d’après le rapport du PAN.

Le paraquat, un herbicide extrêmement toxique contre lequel il n’existe pas d’antidote, est interdit en Europe, où il est fabriqué, et l’endosulfan est interdit dans plus de 62 pays, a dit l’organisation.

Exposition mortelle

Cependant, Hedi Surya, 51 ans, agriculteur à Bali, a dit à IRIN : « Je vaporise des pesticides depuis 20 ans, et je n’ai jamais été malade à cause d’une intoxication. J’utilise toujours une serviette pour couvrir ma bouche et j’évite de me mettre face au vent. »

Selon le rapport du PAN, les expositions aux produits chimiques s’expliquent par plusieurs raisons, dont notamment le manque d’équipement de protection, les contacts accidentels avec le produit lors du mélange et de la vaporisation, et la vaporisation face au vent.

Le PAN appelle les pays à fournir des efforts importants pour mettre en place des réglementations internationales en matière de pesticides, et à cesser d’agréer les pesticides nécessitant un équipement personnel de protection, car selon l’organisation, les défauts et le coût de tels équipements rendent un usage correct impraticable.

« Les gouvernements devraient supprimer progressivement les pesticides dangereux et introduire progressivement des approches non chimiques pour lutter contre les nuisibles », a dit Sarojani Rengam, directeur du PAN Asie et Pacifique.

L’Indonésie, un marché lucratif

En Indonésie, dans le district de Wonosobo, de la province de Java central, six agriculteurs sur 100 interrogés dans le cadre de l’étude du PAN avaient subi de graves intoxications, a dit Rossana Dewi, activiste au sein de Gita Pertiwi, l’ONG qui a réalisé l’enquête.

« L’Indonésie est un marché lucratif pour les pesticides », a dit Mme Dewi à IRIN. « Les agriculteurs indonésiens ont énormément recours aux pesticides, et beaucoup d’entre eux utilisent plusieurs pesticides pour traiter leurs cultures. »

En 2009, 1 832 marques de pesticides étaient en vente dans le pays, contre 1 702 l’année précédente, a-t-elle dit.

D’après elle, les agriculteurs portent en général des chemises à manches longues, des pantalons et des chapeaux lorsqu’ils vaporisent des pesticides, mais très peu d’entre eux utilisent un équipement de protection appropriée.

L’utilisation de pesticides comme anti-moustiques est en outre très répandue dans les foyers indonésiens, a-t-elle dit.

« Notre étude, menée dans sept villes de Java, montre que chaque foyer utilise deux types de pesticides comme anti-moustiques. Cela signifie qu’il est très probable que la nourriture que nous consommons soit contaminée par les pesticides », a-t-elle dit.

A Bali, les écologistes craignent également que l’utilisation massive de pesticides dans les exploitations agricoles n’ait contaminé les lacs. « Le gouvernement ne prend aucune mesure sérieuse pour tenter de régler le problème de la pollution chimique des lacs », a dit Children of Nature Community, une ONG locale, sur son site anakalam.org. « 100 pour cent des locaux utilisent encore des pesticides chimiques. »

atp/ey/mw/il
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MessageSujet: C'est la première fois que des agriculteurs sont attaqués en justice pour des pulvérisations illégales...   Mer 12 Jan - 16:59

JUSTICE - C'est la première fois que des agriculteurs sont attaqués en justice pour des pulvérisations illégales...

Habiter près d’un verger peut être tout sauf bucolique. «On en avait marre de voir les façades de nos maisons aspergées de pesticides, de se faire arroser en se promenant dans les chemins.» Ce «ras-le-bol» a poussé Fabrice Micouraud, habitant de la commune d’Allassac , à une vingtaine de kilomètres au Nord de Brive-la-Gaillarde, à constituer une association de riverains des pommiers, Allassac-ONGF (Oeuvrons pour la nature et les générations futures). Elle attaque en justice trois agriculteurs voisins pour avoir épandu des pesticides dans des conditions de vent dans lesquelles la loi leur interdit de le faire.

Le mouvement Générations futures sera aux côtés des plaignants le 13 janvier, au tribunal de Brive, pour le premier procès en France attaquant l’utilisation des pesticides.

Faire bouger les pouvoirs publics

Vice-président de l’association, Fabrice Micouraud milite depuis une dizaine d’années pour faire bouger les pouvoirs publics, sans succès: «Ils n’ont pas répondu à nos demandes. Ils mettent dans la même balance l’économie d’une poignée de personnes et la santé de toute une population», explique-t-il à 20minutes.fr. Car à Allassac, de nombreuses personnes sont victimes de pathologies qui peuvent être liées aux pesticides: «Beaucoup de gens dans notre association sont malades, regrette Fabrice Micouraud. Aujourd’hui, plus personne ne peut nier l’impact des pesticides sur la santé».

Faute de volonté politique et sous «une loi de l’omerta» persistante dans le monde agricole au sujet des pesticides, la seule manière de créer un «électrochoc» était de porter plainte contre les agriculteurs. Ce procès, l’association Allassac-ONGF ne le fait pas «contre des personnes mais contre des pratiques»: «Il a été établi que des pulvérisations avaient été faites avec un vent de plus de 75km/h», explique Fabrice Micouraud, or la loi interdit les pulvérisations de pesticides lorsque la force du vent est supérieure à trois sur l’échelle de Beaufort (plus de 20km/h).

Une démarche qui fait boule de neige

Pour Fabrice Micouraud, «peu importe qu’il y ait une condamnation», ce sont les procédures à venir qui seront les plus importantes: «Notre démarche fait boule de neige. Nous recevons de plus en plus de témoignages sur ce type d’infractions et il y aura des plaintes pour mise en danger des riverains, des ouvriers agricoles et surtout des consommateurs».

Mais ce ne sont pas les agriculteurs que l’association veut mettre au pied du mur: «La plupart d’entre eux sont conscients du problème et certains aimeraient sortir de ce système mais ils ne peuvent pas en l’absence de volonté des instances dirigeantes.» Comprendre les coopératives agricoles et les exigences de rentabilité des filières: «Le problème est arrivé avec la Golden, qui est très fragile et nécessite beaucoup de traitements, mais a un rendement plus élevé que les 150 espèces de pommes qui existent dans la région», révèle Fabrice Micouraud.
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MessageSujet: La France, championne d'Europe des dérogations pour utiliser des pesticides interdits   Ven 28 Jan - 11:09

La France, championne d'Europe des dérogations pour utiliser des pesticides interdits
30 commentaires
Créé le 27.01.11 à 13h11 -- Mis à jour le 27.01.11 à 13h11

Pulvérisation de pesticides agricoles en France. LECARPENTIER/SIPA
AGRICULTURE - Un rapport de l'association Générations futures dénonce des dérogations à la législation européenne accordées trop généreusement…

Début 2009, le Parlement européen adoptait une loi pour restreindre l’usage des pesticides dans les pays de l’Union européenne. Etaient particulièrement visées les substances cancérigènes, mutagènes ou les perturbateurs endocriniens. Ces produits dangereux, qui devaient être bannis de l’agriculture européenne, arrivent tout de même dans les champs: en 2010, 321 dérogations ont été accordées en Europe, dont 74 pour la France selon l’étude réalisée par les associations Générations futures et Pesticide action network.

Une avalanche de «dangers imprévisibles»

Dans la législation européenne, un article permet d’obtenir des dérogations pour utiliser les produits interdits, mais seulement en cas de «danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens». Et c’est dans cette brèche que se sont engouffrés des «groupes d’agriculteurs rétrogrades» selon le rapport: «En 2010, les Etats membres ont demandé 321 dérogations par cette voie concernant 152 substances actives différentes. Cette soudaine avalanche de "dangers imprévisibles" est très surprenante. Tout cela ressemble d’avantage à une tentative de rendre légale des utilisations de pesticides interdites par un recours massif et abusif aux dérogations», écrivent les auteurs de l’étude.

Les dérogations freinent le passage à une agriculture durable

Le rapport dénonce ainsi une loi «dévoyée»: les pesticides ayant obtenu des dérogations ne seraient nullement utilisés dans des cas réels de danger imprévisible. Par exemple, les fumigants du sol seraient utilisés pour des monocultures dont les ravageurs pourraient être éliminés par une simple rotation saisonnière. Mais les habitudes semblent difficiles à perdre: «Un accès facilité à des produits dangereux dépassés encourage le maintien de mauvaises pratiques agronomiques et risque de stopper l’innovation et la conversion de notre agriculture à toute forme d’agriculture vraiment durable», déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

Les associations auteurs du rapport ont adressé un courrier à John Dalli, commissaire européen en charge de la santé, lui demandant de restreindre ces dérogations «qui font courir des risques à nos concitoyens» au plus strict minimum.

Audrey Chauvet
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MessageSujet: UE : les Etats membres usent et abusent de dérogations en matière de pesticides   Sam 29 Jan - 16:59

UE : les Etats membres usent et abusent de dérogations en matière de pesticides
Le Pesticide action network Europe et Générations futures ont analysé le recours aux dérogations par les Etats membres pour l'utilisation de pesticides interdits. Cette pratique est en nette hausse depuis 2007 et la France est championne.
Agriculture | 27 Janvier 2011 | Actu-Environnement.comRéduire la taille du texteAugmenter la taille du texteImprimer cette pageOptions de partage

La directive européenne actuellement en vigueur sur les pesticides permet aux Etats membres d'obtenir une dérogation de 120 jours (soit presque une saison culturale complète) pour utiliser des pesticides interdits, en cas de danger imprévisible pour une culture, qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens. Le Pesticide action network Europe (Pan Europe) et Générations futures (ex MDRGF) ont analysé, au cours des quatre dernières années, l'utilisation de cette dérogation.

Cette enquête révèle un recours croissant aux dérogations : de 59 cas en à 321 en 2010. La France apparaît en tête du classement avec, à elle seule, 74 dérogations en 2010.

Des dérogations en hausse dans toute l'UE

Plus généralement, la dérogation semble devenir la règle dans l'UE en matière de pesticides. ''La Grèce est passée de 6 dérogations à 54, le Portugal de 1 à 31 en 2010, notent les associations. La France est passée, quant à elle, de zéro dérogation en 2007 à 74 en 2010 !''. La France est donc désormais le premier pays à demander des dérogations, suivie de la Grèce (54), le Portugal (31), l'Allemagne (24) et Chypre (18). L'Autriche, depuis 2007, ''reste dans la fourchette des 12/16 dérogations par an, la plupart du temps pour les mêmes pesticides'', preuve s'il en est que le recours à la dérogation n'est pas utilisé pour remédier à une situation d'urgence le temps de trouver une solution alternative, mais bien comme un moyen de contourner la législation.

Alors que 15 Etats membres avaient recours à des dérogations en 2007, ils étaient 24 en 2010. Seuls le Luxembourg, l'Estonie et Malte n'en font pas usage aujourd'hui.

Le nombre de matières actives concernées a atteint 152 en 2010. ''Sachant qu'environ 300 matières actives sont autorisées en Europe, on voit que ce chiffre est considérable'', analyse la Pan Network.

Si ''les dérogations accordées concernent parfois des pesticides peu toxiques, comme dans le cas de produits agréés en agriculture biologique ou utilisé pour la lutte biologique, dans la vaste majorité des cas, ce sont des pesticides de synthèse avec un profil environnemental et sanitaire dangereux qui ont reçu une dérogation. C'est le cas des fumigants dangereux comme le 1,3-Dichloropropene et la Metam-sodium ou d'anciens organochlorés comme l'endosulfan ou des [composés] neurotoxiques''.

Un manque de transparence dans la procédure

Pan Europe dénonce ''un manque de transparence total dans la prise de décision, qui se fait dans le secret du comité permanent de la direction générale Santé et protection des consommateurs. Les demandes de dérogations ne sont pas publiées, les discussions ne sont pas publiques, pas plus que ne sont connues d'éventuelles mesures de contrôle ou de mise en œuvre''.

Avec l'entrée en vigueur mi 2011 du Paquet pesticides, adopté en octobre 2009, ce recours devrait être cependant plus difficile. Des dispositions plus strictes ont été adoptées concernant les dérogations. Elles pourront être applicables uniquement par un Etat membre dans lequel un danger pour la culture est démontré et lorsque toutes les alternatives ont été infructueuses. Par ailleurs, cette dérogation devra être accompagnée d'un plan de lutte contre le parasite ou la maladie par le biais d'autres moyens que la substance dangereuse.

Sophie Fabrégat
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MessageSujet: Les pesticides: des chiffres qui font peur   Mar 8 Fév - 16:48

Les pesticides: des chiffres qui font peur

Personne n'est surpris des polémiques toujours plus nombreuses et accusatrices sur l'utilisation et la prolifération des pesticides.

Mais avez-vous vraiment pris le temps un jour de lire les chiffres et d'en peser les conséquences?

Aux âmes sensibles: abstenez-vous.

Une terre morte? (et l'homme aussi, par la même occasion...)

La France utilise 100 000 tonnes de pesticides par an pour 660 000 exploitations agricoles (c'est un des plus gros consommateurs du monde)

La France utilise 100 000 tonnes de pesticides par an.
Mort biologique des sols des grandes contrées fertiles dont 30% sont fatigués ou exténués.
En France, 96% des cours d´eau et 61% des nappes phréatiques contiennent au moins un pesticide. 75% des eaux françaises sont ainsi contaminées et seront inaptes à satisfaire l´objectif fixé pour 2015 par la Directive européenne quant au bon état des eaux.
80% du Vivant étant concentré sur les trente premiers centimètres d´épaisseur du sol, la mort biologique de ce dernier est chose accomplie dans toutes les contrées où sévit une telle agriculture.
Le marché national des produits de protection des plantes est dominé par les fongicides: entre 50 et 60% du total, notamment employés dans l'arboriculture, la viticulture et la céréaliculture.
La seconde catégorie des substances phytosanitaires utilisées est constituée des herbicides, avec 28 à 37% du tonnage des produits actifs employés.
Viennent enfin les insecticides (et acaricides) qui ne représentent que quelque 5% de l´ensemble, avec les aléas annuels causés par les fluctuations des attaques.
Quant aux engrais, des 20 à 30 kilogrammes d´azote à l´hectare préconisés, ils ont atteint tranquillement 250 kilogrammes sur des parcelles de plus en plus vastes, sans relief et démunies de haies.
Envie de manger ça?

Un français ingère chaque année 1,5 kg de pesticides
5% des fruits et légumes vendus en Europe présentent encore des valeurs résiduelles en biocides supérieures aux plafonds autorisés.
En Picardie, les poiriers reçoivent jusqu´à 27 traitements à l´année. Les cerisiers reçoivent chaque saison entre dix et quarante traitements de pesticides.
L'Association européenne de la protection des plantes (ECPA) regroupe 80% des producteurs de pesticides de l'Union européenne (Bayer, Monsanto, BASF, DuPont de Nemours...).
Un cancer pour nos enfants?

Les enfants d´agriculteurs présentent deux fois plus de malformations génitales que les autres, mais on nous dit que le cause à effet n´est pas prouvé alors qu´un cocktail de quelque 100.000 molécules de synthèses sont baladeuses dans les sols, les eaux et les airs agricoles.

Un enfant sur 440 en France va développer un cancer avant l'âge de 15 ans.
96 % de nos cours d'eaux et 61 % de nos nappes phréatiques sont pollués par un cortège délétère de 230 pesticides, avec comme molécule prééminente l'atrazine, remarquable génératrice de cancers (du sein et des ovaires), de maladies cardiovasculaires, de dégénérescences musculaires, de lésions des poumons et des reins.
1 personne âgée ayant été exposée aux biocides a 5,6 fois plus de risques de développer la maladie de Parkinson et 2,3 fois plus la maladie d´Alzheimer
Un enfant sur 440 en France va développer un cancer avant l'âge de 15 ans (selon lepoint.fr déc. 2010).
Entre 2000 et 2004, 8.473 nouveaux cas de cancers (leucémies, tumeurs du système nerveux central, lymphomes...) ont été enregistrés chez les quelque 11 millions d'enfants de moins de 15 ans (selon lepoint.fr déc. 2010).
Les cancers des moins de 15 ans sont la deuxième cause de mortalité chez les enfants après les accidents. 50 % de ces cancers sont intervenus avant l'âge de 5 ans (entre 2000 et 2004, selon lepoint.fr déc. 2010).
25.000 suicides de cultivateurs en Inde surendettés envers leurs fournisseurs de pesticides.
Bien entendu, nous avons toujours tendance à rejeter la faute sur les autres: c'est l'Etat qui est responsable, ce sont les multinationales, ce sont les agriculteurs. Non. Les vrais coupables, ce sont ceux qui acceptent sans broncher, c'est nous, consommateurs.

Mangeons moins mais mangeons mieux: nous serons en meilleure santé, la terre s'en portera mieux et nous dépenserons moins.

Source: http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2663_pesticides_agriculture.php
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MessageSujet: Les pesticides agricoles contaminent les habitations des résidents ruraux   Mar 22 Fév - 17:59

Les pesticides agricoles contaminent les habitations des résidents ruraux
Publié Le 20 Février 2011 à 17h06




Pollution au mercure : vers une législation juridiquement contraignante d'ici 2013
Une nouvelle étude scientifique montre que les pesticides agricoles utilisés dans un rayon de 1250 mètres autour d'habitations finissent par contaminer l'intérieur de ces maisons !
Une équipe de scientifiques américains conduite par Mary H. Ward, du National Cancer Institute, a cherché à savoir d'où provenaient les résidus de pesticides trouvés dans les moquettes et tapis de résidences. Pour cela ils ont collecté des échantillons de poussières dans les moquettes et tapis de 89 résidences en Californie et ont ensuite analysé les résidus de 7 pesticides très utilisés en agriculture (carbaryl, chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, diazinon, iprodione, phosmet et simazine). Ils ont ensuite dressé la carte des cultures dans un rayon de 1250 m autour de ces résidences et calculé l'intensité de l'usage de ces pesticides dans un rayon de 500 m et 1250 m autour des résidences étudiées durant 3 périodes de temps différentes avant le prélèvement des poussières : 180 jours, 365 jours et 730 jours. Enfin ils ont cherché les éventuelles relations entre l'usage estimé des pesticides et les concentrations de pesticides dans les moquettes/tapis.
Résultats : En cas d'usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 m autour des habitations durant les 365 jours précédents le prélèvement de poussières, les échantillons présentaient des concentrations de pesticides significativement plus élevées que dans les maisons autour desquelles il n'y avait pas eu d'usage de pesticides agricoles, pour 5 des pesticides étudiés (chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, iprodione, phosmet et simazine). La corrélation la plus forte avec les concentrations de pesticides dans les moquettes était généralement pour un usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 mètres autour des habitations durant les 730 jours précédents. L'utilisation domestique ou professionnelle des pesticides par les habitants n'avait dans cette étude qu'un impact mineur sur la variabilité de la concentration des pesticides retrouvés (de 4 à 28% seulement). Les auteurs concluent que l'usage des pesticides agricoles aux alentours de ces résidences est un déterminant significatif pour la présence de ces 5 pesticides dans les moquettes /tapis de ces maisons.
Cette étude montre ainsi que l'utilisation de pesticides agricoles, dont certains sont soupçonnés d'être cancérigènes, a un impact sur la contamination des habitations avoisinantes, et donc de l'air que respirent chaque jour leurs habitants, dans un rayon (1250m) bien plus important qu'on ne le pensait auparavant, une précédente étude ayant montré un impact dans un rayon de 750 mètres seulement.
Pour l'association Générations Futures, "ces résultats sont très importants. Ils nous montrent qu'il faut absolument conserver l'arrêté du 12 septembre 2006 qui prévoit dans son article 2 que les pesticides " ne peuvent être utilisés en pulvérisation...que si le vent à un degré d'intensité inférieur ou égal à 3 sur l'échelle de Beaufort " (19km/h) afin de limiter leurs dispersion dans le voisinage et la contamination des riverains. Cet arrêté est en effet contesté par la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits (FNPF), après le récent procès de trois pomiculteurs de la région de Brive accusés d'avoir utilisé des pesticides par vent fort, dont le verdict a été mis en délibéré au 10 mars."
"Il faut à la fois conserver cet arrêté, unique et mince protection contre la contamination par les pesticides agricoles dont disposent les riverains des zones de cultures, et relancer la dynamique du plan Ecophyto 2018 qui prévoit la réduction de 50% des pesticides en 10 ans" a ainsi déclaré François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. "Au lieu de vouloir nier les conséquences environnementales de l'usage immodéré des pesticides, le monde agricole devrait enfin accepter, alors que s'ouvre le Salon de l'Agriculture, que nous sommes face à un vrai problème de santé publique et que nous devons, ensemble, chercher à mettre en oeuvre des formes d'agricultures moins dépendantes des pesticides, afin de respecter au mieux la santé des utilisateurs eux-mêmes, et celles des consommateurs et des riverains", a-t-il ajouté.
Stella Giani
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MessageSujet: Les Français ont plus de pesticides agricoles dans le sang que les Américains et les Allemands   Mar 15 Mar - 4:50

Les Français ont plus de pesticides agricoles dans le sang que les Américains et les Allemands. C'est ce qui ressort d'une étude inédite de l'Institut national de veille sanitaire (INVS).

Les Français devancent les Allemands et les Américains au concours de celui qui a le plus de pesticides dans le sang. Les concentrations biologiques de plusieurs substances chimiques ont été mesurées, entre 2006 et 2007, par l'Institut national de veille sanitaire, sur un échantillon représentatif de la population (2000 adultes pour les métaux, 365 pour le mercure, 400 pour les pesticides et les PCB): les trois conclusions qui en découlent sont alarmantes.
Si les niveaux de plomb, cadmium, mercure, arsenic organique, sont stables ou en baisse, les pesticides, eux, sont présents dans notre sang à des niveaux au moins trois fois plus élevés que dans celui des Américains ou des Allemands. Ces pesticides sont largement utilisés en agriculture, en horticulture et pour un usage domestique (idéaux pour se débarrasser des insectes à la maison, désherber les allées, protéger les plantes du jardin, en finir avec les tiques et les puces de nos animaux de compagnie, ou les poux chez l'enfant).
La synthèse de l'étude
Cliquer sur le lien (site de l'INVS).
Par ailleurs, il va peut-être falloir apprendre à aimer les trous dans les vêtements ou changer la ventilation dans les toilettes. En effet, les substances que l'on retrouve dans les produits antimites ou les désodorisants pour toilettes, véhiculent d'autres types de pesticides, dits "organochlorés". Or, mauvaise nouvelle, le taux de ces produits chimiques dans notre sang est dix fois supérieur à celui trouvé dans le sang des Allemands!
Pire encore, les PCB. Malgré leur interdiction totale dès 1979, ils sont encore largement présents dans notre environnement. Ils se sont disséminés dans l'air, le sol, l'eau, les sédiments, contaminant les plantes, les animaux et enfin les hommes. Présents à l'époque dans les encres d'imprimerie et les adhésifs, le site du ministère de l'Ecologie rappelle qu'ils ont aussi été utilisés comme huile pour les transformateurs et les condensateurs, ainsi que dans certains radiateurs ou autres équipements électriques. Ils ont servi de lubrifiant dans les turbines et les pompes, le traitement du métal, les soudures, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone.
Toujours selon cette étude, la concentration des PCB dans le sang des Français est plus élevée que chez nos voisins allemands et américains.
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MessageSujet: La pollution tue les pollinisateurs»   Mer 23 Mar - 13:44

La pollution tue les pollinisateurs»
INTERVIEW
A l’occasion de la sortie du film «Pollen», Gilles Bœuf, directeur du Muséum d’histoire naturelle, alerte sur le danger qui menace abeilles, papillons et une multitude d’autres espèces.
1 réaction
Par CORALIE SCHAUB

(Nicky Loh / Reuters)

Il paraît que notre futur dépend d’une histoire d’amour. D’une danse de séduction entre les fleurs et les pollinisateurs, ces héros discrets de la chaîne alimentaire mondiale. C’est ce que raconte Pollen, le film de l’Américain Louie Schwartzberg, produit par Disney et sorti le 16 mars au cinéma. Hormis une chanson finale sirupeuse, le documentaire est esthétiquement irréprochable. Gros plans, ralentis, explosion de couleurs. Mention spéciale à un combat de colibris, à l’envolée de millions de papillons monarques ou à un voyage au cœur d’une tomate. Mais derrière les belles images se jouent de sacrés enjeux, évoqués un peu vite à la fin du film. Car l’histoire d’amour risque de finir mal. Explications de Gilles Bœuf, président du Muséum national d’histoire naturelle.

Qu’est-ce que la pollinisation ?
C’est l’un des modes d’aide à la reproduction les plus sûrs des plantes à fleurs, qui consiste à disséminer des cellules mâles chez les plantes voisines. Beaucoup de plantes sont hermaphrodites, mais il n’est pas bon qu’une plante s’autoféconde. Le vent est le vecteur de pollinisation le plus simple, mais il est imparfait et imprécis. C’est pour cela que «l’apparition» des pollinisateurs a été géniale : grâce à eux, le pollen va beaucoup plus loin et cible précisément les fleurs. La coévolution entre fleurs et pollinisateurs a expliqué l’explosion de la vie terrestre, qui compte aujourd’hui huit fois plus d’espèces que les océans.

Parmi ces pollinisateurs, il n’y a pas que les abeilles…
Quand a démarré cette coévolution, il y a 135 à 110 millions d’années, la nature a tiré parti des espèces qui existaient déjà, comme les coléoptères, les diptères (mouches) ou encore les punaises. Mais, très vite, des groupes entiers d’insectes se sont développés dans le but de polliniser. C’est le cas des hyménoptères (aux ailes transparentes), comme les abeilles, les guêpes, les bourdons, mais aussi les fourmis. Les lépidoptères (aux ailes à écailles, c’est-à-dire les papillons), eux, se sont énormément diversifiés. Aujourd’hui, sur 1,9 million d’espèces connues, 250 000 sont des pollinisateurs, dont plus de 95% d’insectes. Parmi les autres, on trouve des oiseaux, dont les emblématiques colibris. Ou des petits rongeurs : il existe un cas de plante pollinisée par des souris. Certaines chauves-souris sont aussi pollinisatrices. Elles en tirent parti. Quand elles sont enceintes, elles fécondent une fleur qui devient ensuite un fruit dont elles ont besoin pour allaiter leurs petits. C’est le triomphe de l’instinct, du hasard et de la nécessité. Une chauve-souris s’est mise à faire cela, et c’est devenu le comportement de l’espèce.

Quel est le poids économique des pollinisateurs ?
Ils diffusent «gratuitement» la vie. Environ 35% de la production mondiale de nourriture en dépend. Sans eux, adieu au café et au cacao, adieu à la plupart des fruits et légumes, les pommes, les poires, les amandes… Travailler à leur place coûterait entre 150 et 200 milliards d’euros par an. Déjà, par endroits, en Chine, leur disparition oblige les femmes à polliniser à la main. Sans eux, une partie de la vie serait très affectée. Les fleurs disparaîtraient et, avec elles, nombre d’espèces.

Sont-ils en danger ?
Oui, ils le sont tous. Les abeilles, dont le syndrome d’effondrement des colonies s’aggrave, nous ont fait tirer la sonnette d’alarme. Selon un article publié dans la revue Nature début mars, il est plus que probable que la sixième grande extinction des espèces a commencé. Les chercheurs ont regardé ce qui s’est passé entre 2000 et 2010. Ils en concluent que, si on continue à ce rythme, on aura perdu 75% des espèces vivantes d’ici trois à vingt-deux siècles. Aujourd’hui, on est «au top» du système. Il n’y a jamais eu autant d’espèces en général et de pollinisateurs en particulier. Mais on les perd à une vitesse incroyable.

Pourquoi ?
L’homme est un éléphant dans un jeu de quilles. Il détruit et pollue, jusqu’aux glaces de l’Antarctique, jusqu’au plus profond des océans. La pollution chimique, notamment par les pesticides et insecticides, est massive. La surexploitation des ressources en mer et la destruction des forêts tropicales sont alarmantes. La dissémination anarchique d’espèces vivantes joue aussi un rôle. Comme le frelon asiatique, qui menace les abeilles. Et le changement climatique a des effets dramatiques : les espèces doivent se déplacer sans cesse. Or, si on coupe la relation entre une plante et son pollinisateur, c’est fini.

Comment y remédier ?
Il faut arrêter de traiter les champs avec des pesticides, ou au moins à des doses bien plus faibles. Le miel des villes est de meilleure qualité que celui des campagnes, car les plantes y sont moins traitées. Il faut laisser des zones en jachère. Chacun peut le faire, dans son jardin ou sur son balcon. Et il faut s’attaquer d’urgence au changement climatique. Il nous reste peu de temps : c’est une question d’années.
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MessageSujet: Les Français ont plus de pesticides dans le sang que les Américains et les Allemands.    Mer 23 Mar - 17:28

Les Français ont plus de pesticides dans le sang que les Américains et les Allemands. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Institut national de veille sanitaire (INVS).

Pour la première fois en France, les concentrations biologiques de plusieurs polluants de l’environnement ont été mesurées par l’INVS sur un échantillon représentatif de la population.

L’exposition de la population française à divers polluants de l’environnement a été estimée par la mesure de 42 biomarqueurs d’exposition. Ils correspondent à des contaminants chimiques de l’alimentation et de l’environnement retenus en fonction de leur intérêt en santé publique : 11 métaux, 6 PCB et trois familles chimiques de pesticides (organochlorés, organophosphorés et pyréthrinoïdes).

Ces substances chimiques ou leurs métabolites ont été dosés dans des prélèvements de sang, d’urine, ou de cheveux recueillis auprès d’un échantillon de la population dans le cadre de l’Étude nationale nutrition santé (ENNS).

Résultats :

* pour les organochlorés le niveau d’imprégnation est bas, confirmant une exposition à des produits interdits depuis des dizaines d’années maintenant. Exception, l’exposition au paradichlorobenzène est 10 fois plus importante en France qu’en Allemagne , sans doute parceque ce produit a été beaucoup utilisé comme utilisé comme antimite, désodorisant ou désinfectant.

* 90% de la population est contaminée par les organophosphorés ! Le niveau de métabolites de ces insecticides neurotoxiques trouvés dans les urines des français sont similaires à ceux des allemands et supérieurs à ceux des américains.

* Les métabolites des pesticides pyréthrinoïdes ont été retrouvés dans plus de 80 % des échantillons, Les niveaux moyens français des métabolites des pyréthrinoïdes semblent environ trois fois plus élevés que ceux observés aux États-Unis.

D’autre part les niveaux de PCB observés dans les organismes des français sont élevés : plus élevés que dans la population allemande et quatre à cinq fois plus élevés que ceux de la population américaine ou néo-zélandaise.

Cette étude complète l’enquête publiée par Générations Futures en décembre dernier sur la contamination de nos aliments par des polluants comme les pesticides ou les PCB. Elle démontre une contamination généralisée des organismes des français par des produits dont beaucoup sont des cancérigènes suspectés et/ou des perturbateurs endocriniens.

"Générations Futures tire la sonnette d’alarme une fois de plus sur cette question et demande aux pouvoirs publiques de tout mettre en oeuvre pour réduire de manière importante l’utilisation de pesticides dans ce pays ou encore pour bannir des procédés rétrogrades, comme l’incinération des déchets, source importante de pollution par les PCB" déclare François Veillerette, porte parole de Générations Futures.

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MessageSujet: Scandale agricole en France !   Ven 17 Juin - 15:39

Cruiser étendu au Colza : Bruno Le Maire défie la justice

17 juin 2011 Francis Gruzelle


Les responsables apicoles mobilisés contre Cruiser - Photos Francis GRUZELLE
Le ministre de l'agriculture vient d'étendre l'autorisation du Cruiser au colza alors que le Conseil d'Etat a déjà annulé les autorisations précédentes.

Coup de tonnerre dans les campagnes françaises après l'annonce faite le 16 juin 2011 ! Le ministre de l'agriculture Bruno Le Maire vient d'étendre l'autorisation de mise sur le marché de l'insecticide Cruiser au colza. Une fois de plus, le ministre de l'agriculture défie le Conseil d'Etat, juridiction l'ayant plusieurs fois condamnée dans ce dossier.

Le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative a déjà annulé les autorisations de mise sur le marché du Cruiser, qui avaient été délivrées par le ministre de l'agriculture en 2008 et 2009 et la même juridiction doit se prononcer dans les prochains mois sur l’annulation de l’AMM (autorisation de mise sur le marché) délivrées pour les années 2010 et 2011.

Le Cruiser 350 interdit dans presque tous les pays Européens
Le 16 février 2011, alors que débutait le salon international de l'Agriculture à Paris, le Conseil d’Etat avait rendu son délibéré dans l'affaire du Cruiser 350 et avait annulé deux décisions du ministre autorisant la mise sur le marché de l’insecticide pour les années 2008 et 2009. Comme indiqué dans Le Cruiser 350 face au Conseil d'Etat (Suite 101 du 25 janvier 2011), le rapporteur du gouvernement avait requis, lors des débats, cette annulation en raison de la dangerosité du produit pour l'environnement, et la condamnation du Ministre.



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