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 Les derniers chiffres mondiaux le confirment, l’éolien a le vent en poupe.

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MessageSujet: Les derniers chiffres mondiaux le confirment, l’éolien a le vent en poupe.   Jeu 4 Fév - 16:02

L’équivalent de 23 réacteurs nucléaires installés en 2009.

Les derniers chiffres mondiaux le confirment, l’éolien a le vent en poupe.

Les turbines installées en 2009 représentent une puissance électrique de 37 500 mégawatts (MW), l’équivalent de plus de 23 réacteurs nucléaires EPR, un bond de 31 % sur un an.

Deux organisations professionnelles, l’Association européenne de l’énergie éolienne et le Conseil global de l’énergie éolienne (Ewea et Gwec selon leurs sigles anglais) présentaient mercredi le bilan 2009 depuis Bruxelles.

Le marché mondial de l’installation de turbines pèse, selon le Gwec, 45 milliards d’euros et 500 000 emplois.

«Cette énergie propre évite le rejet de 204 millions de tonnes de CO2 par an», estime Steve Sawyer, le secrétaire général du Gwec.

La Chine, malgré sa réputation justifiée d’ogre dévoreur de charbon, se taille la part du lion avec un tiers des capacités mondiales installées l’an passé.

La puissance éolienne chinoise a tout simplement doublé.

«Vue la tendance, nous prévoyons que l’objectif officieux de 150 000 MW sera dépassé bien avant 2020 », a commenté Li Junfeng, secrétaire général de l’Association chinoise des industries de l’énergie renouvelable.

L’Inde n’est pas en reste, avec 1 270 MW installés en 2009 (l’équivalent d’un réacteur nucléaire standard d’EDF).

Bonne surprise américaine

La surprise est venue d’outre-Atlantique : alors que des experts avaient prévu un arrêt du développement des «moulins à vent» aux États-Unis, leur puissance s’est au contraire envolée de 39 %.

Le plan de relance de Barack Obama et ses millions de dollars de subventions dans l’«économie verte» ont donné un coup de fouet au secteur.

En Europe, l’éolien a progressé de 23 %. Environ 13 milliards d’euros ont été investis dans les nouvelles «fermes à vent», dont 1,5 milliard dans les installations offshore.

Pour la deuxième année consécutive, le vent est la première source d’énergie en termes de nouvelles capacités installées, devant le gaz et le solaire.

Fin 2009, 4,8 % de l’électricité produite dans l’Union européenne provenait d’Éole.

L’Allemagne héberge toujours le plus grand parc, devant l’Espagne, l’Italie et la France.

Le Royaume-Uni, au cinquième rang, a annoncé un projet très ambitieux de fermes éoliennes en mer du Nord représentant un investissement de 115 milliards d’euros dans les dix ans.

Afin que ces milliers de turbines plantées sur le fond marin ne tournent pas en vain, les pays riverains de la mer du Nord devraient s’entendre, d’ici à la fin 2010, sur un projet de réseau de raccordement de 30 milliards d’euros.

L’éolien n’est pas la panacée, rappellent à l’envi les industriels du pétrole et du gaz.

«Pour quatre mégawatts installés, soulignait dernièrement Alexandre Medvedev, le patron de Gazprom Export, il faut au moins 1 mégawatt d’énergie fossile en soutien, pour les périodes de pics de la demande.»

En France, le parc a progressé de 31 %.

Mais les professionnels du secteur regrettent que, devant la levée de bouclier fréquente des défenseurs du paysage, à partir de 2011, la procédure d’autorisation pour implanter une éolienne de moyenne et grande puissance (supérieure à 12 mètres de hauteur) sera alourdie car elle relèvera du régime des installations classé» La Chine numéro trois mondies (ICPE).

3 500 éoliennes en mer du Nord

La Grande-Bretagne veut devenir le leader mondial de l'éolien offshore. Pour ce faire, la Couronne britannique a autorisé l'installation de quelque 3 500 éoliennes de grande taille sur neuf zones, essentiellement en mer du Nord. D'ici à 2020, ce vaste projet estimé à 85 milliards d'euros pourrait fournir un tiers de la production d'électricité britannique. En France, aucun programme éolien offshore n'a encore vu le jour

ne des vedettes du secteur, le constructeur et opérateur Theolia, engage la restructuration de sa dette. C'est en fait l'ensemble d'une filière qui est pénalisé par le ralentissement économique alors que le solaire s'en sort mieux.

C'était il y a peu plus d'un an. Le constructeur et vendeur d'éoliennes Theolia annonçait une restructuration drastique : au menu, la cession d'actifs stratégiques, des suppressions de postes et la refonte de son organisation. Quasiment dans la foulée, General Electric (GE), le conglomérat géant américain, cédait sa participation dans Theolia.

Douze mois plus tard, la situation ne s'est guère améliorée. Après avoir dit, à la rentrée, qu'elle risquait d'avoir des difficultés à rembourser un emprunt obligataire de 253 millions d'euros, l'entreprise a annoncé mardi la restructuration de sa dette. Celle-ci est subordonnée à une augmentation de capital pouvant atteindre 100 millions d'euros, après qu'un accord a été trouvé avec les principaux créanciers. Ces informations n'ont pas rassuré les investisseurs : mardi, l'action de Theolia a terminé en recul de 6,48 %, à 3,03 euros, après avoir perdu jusqu'à 15 % dans la journée.

Theolia est loin d'être le seul industriel de l'éolien à être plongé dans une zone de turbulences. Pour de nombreux observateurs, la «bulle» qui prévalait dans cette filière - avec un écart entre la valeur boursière de certains opérateurs et leurs réalisations industrielles effectives - se dégonfle.

La crise économique explique les affres du secteur. La plupart des opérateurs se sont beaucoup endettés pour développer leurs portefeuilles de projets. Aujourd'hui, les difficultés de financement des nouvelles capacités de production conjugué au remboursement des dettes les mettent dans des situations délicates. L'obligation de rachat par EDF de l'électricité d'origine éolienne offre un minimum de visibilité mais cela ne suffit plus.

Un démarrage tardif en France

Cette subvention ne sera pas éternelle pour une industrie qui, en France, a démarré beaucoup plus tard que dans d'autres pays. Au Danemark, les éoliennes assurent près de 25 % de la consommation électrique. En France, on ne dépasse toujours pas 1 %.

Par ailleurs, les arguments déployés par les opposants aux éoliennes continuent d'être utilisés avec efficacité. Ils mettent en avant les faibles marges d'amélioration technologique des éoliennes et rappellent que le vent étant une énergie aléatoire, il convient le plus souvent d'ajouter une source de production, d'origine fossile supplémentaire.

Dès lors, depuis plusieurs mois déjà, de nombreux grands industriels préfèrent mettre l'accent sur le photovoltaïque. Dans le cadre du Grenelle de l'environnement en particulier, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, souhaite que toutes les régions françaises se dotent, d'ici à 2011, d'une grande centrale solaire, pour une puissance totale de 300 mégawatts (MW). Soit un investissement global de 1,5 milliard d'euros. En attendant, qu'il s'agisse du solaire ou de l'éolien, les deux énergies ont un besoin urgent de simplification des procédures d'implantation de leurs équipements.
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