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 Energie solaire

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MessageSujet: Energie solaire   Mer 20 Jan - 6:57

Le Maroc est parmi les pays pionniers dans la région méditerranéenne en matière de production d'électricité à partir de l'énergie solaire", a souligné mardi à Abou Dhabi, le Directeur de l'électricité et des énergies renouvelables au ministère de l'Energie et des mines, M. Abderrahim El Hafidi.

Le Maroc était le premier pays euroméditerranéen à utiliser la technologie solaire dans la centrale thermo-solaire de Aïn Béni Mathar d'une capacité 475 MW, a indiqué M. El Hafidi, dans un entretien aux deux chaînes satellitaires "Al-Arabiya" et "Abou Dhabi al oula" en marge des travaux du 3-ème sommet mondial des énergies futures.

Selon le responsable marocain, le Maroc a mis en oeuvre une nouvelle stratégie énergétique en raison de la volatilité des prix des énergies fossiles.

Cette stratégie intègre fondamentalement la donne environnementale en ce qu'elle permettra de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre, outre qu'elle assurera la diversification des sources de production d'énergie.

Il a rappelé dans ce sens le lancement par SM le Roi Mohammed VI du Projet marocain de l'énergie solaire d'un coût estimé à 9 milliards de dollars et qui permettra au Royaume de disposer d'une énergie propre et abondante qui réduira les importations énergétiques en économisant 1 million de tonne équivalent pétrole de combustibles annuellement.

La 3è édition du sommet mondial des énergies du futur s'est ouverte lundi à Abou Dhabi, avec la participation de plus 1400 présidents d'entreprises internationales d'énergie et 130 délégations officielles comprenant des chefs d'Etat et de gouvernement ainsi que des ministres et des experts internationaux.


Source : Info Maroc
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MessageSujet: Des chercheurs du CNRS ont transformé l'énergie chimique issue de la photosynthèse en énergie électrique   Lun 22 Fév - 15:55

Des chercheurs du CNRS ont transformé l'énergie chimique issue de la photosynthèse en énergie électrique. Cette nouvelle stratégie pourrait permettre d'utiliser les plantes pour convertir l'énergie solaire en énergie électrique, de manière écologique et renouvelable.

La photosynthèse est un processus naturel qui permet aux plantes de convertir l'énergie solaire en énergie chimique. A la lumière, le dioxyde de carbone (CO2) et l'eau (H20) sont transformés en sucre (glucose) et en dioxygène (O2) grâce à une série complexe de réactions chimiques. Les chercheurs du centre de recherche Paul Pascal ont ainsi mis au point une biopile, alimentée par les produits de la photosynthèse (glucose et O2) : composée de deux électrodes modifiées avec des enzymes, celle-ci a été insérée dans une plante vivante, en l'occurrence un cactus.

Le dispositif génère une puissance de 9 μW par cm². C'est très peu, mais le rendement étant proportionnel à l'intensité de l'éclairage, on peut imaginer que dans un futur (lointain, malheureusement), cette technique pourrait permettre de transformer l'énergie solaire en énergie électrique de façon écologique.

Plus près de nous, l'objectif initial de ces travaux est la mise au point d'une biopile utilisée à des fins médicales : cette dernière fonctionnerait alors sous la peau de façon autonome, en puisant l'énergie chimique de l'oxygène et du glucose, naturellement présents dans notre organisme. L'une des applications possible pourrait être un capteur autonome sous-cutané mesurant le taux de glucose des patients diabétiques. Encore une preuve des services rendus par la nature à l'espèce humaine.


Source : maxisciences.com
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MessageSujet: Retard invraissemblable de l'eolien et du solaire en France   Lun 10 Mai - 15:07

Les chiffres officiels sur le solaire et l’éolien illustrent le retard invraisemblable de la France sur les énergies alternatives ; merci au lobby pro-nucléaire !

Les statitistiques publiées très récemment par le Baromètre européen de la Revue Systémes Solaires sur le recours aux énergies dites nouvelles ou alternatives, font apparaître plus que jamais l’invraisemblable retard de la France dans ce domaine.

Retard qui résulte de la convergence d’une classe politique majoritairement ignorante et rétrograde, des efforts d’EDF qui veut conserver la primauté du nucléaire et d’une minorité agissante de Français qui veut protéger ses « biens » et ses paysages pourtant déjà bien endommagés par l’urbanisme commercial, les affichages sauvages, les pylônes à haute tension et les centrales nucléaires.

Les chiffres officiels sont sans appel.

Pour l’éolien l’Allemagne dispose de 25 777 mégawatts installés, l’Espagne de 19 148 contre 4521 pour la France.

Si on établit le ratio entre la puissance installée et le nombre des habitants, la France se trouve au 13° rang européen avec 70 Kw/h/habitant contre 627 pour le Danemark.

Et, que l’on sache, les Danois, les Allemands, les Néerlandais ou les Espagnols ne se plaignent pas d’être assourdis ou rendus malades par les éoliennes.

Et le lait de leurs vaches ne tourne pas plus que leurs animaux d’élevage ne sont « tués » par les ondes émises ( ?) par les aérogénérateurs.

Alors que commence, au Tréport et dans d’autres villes un Débat Public sur une ferme éolienne qui serait installée au large des côtes de la Seine Maritime et de la Somme, les adversaires des éoliennes sont déjà parties en guerre contre des engins « qui stériliseraient (sic) la mer et feraient fuir le poisson » et couleraient les bateaux de pêche.

Comme si, pour la désormais célèbre et ultra minoritaire Fédération Développement Durable appuyée par le lobby nucléaire, tout était bon pour empêcher cette diversification de notre approvisionnement énergétique.

D’ailleurs alors qu’il n’existe aucune ferme éolienne off-shore en France, celles de Grande-Bretagne fournissent déjà 688 Mégawatts, celles du Danemark 663 Mégawatts, celles des Pays Bas 246 et de Suède 163.

Sans qu’il ait été mentionné un quelconque « accident » et sans qu’ait été noté une disparition des poissons.

La preuve qu’il existe un puissant groupe de pression, au sommet de l’Etat et chez une majorité de parlementaires vivant encore au XIX° siécle contre les nouvelles sources d’énergie ne produisant pas de gaz à effet de serre : les chiffres du recours aux panneaux photovoltaïques fournissant, au réseau et aux particuliers, de l’énergie électrique, sont aussi consternants pour la France.

L’Allemagne vient en tête avec 9830 Mw/crête, suivie par l’Espagne avec 3520, l’Italie 1032, la République Tchèque 465 et la Belgique 363.

Loin devant la France avec 280 Mw/crête installés.

Si l’on fait, à nouveau, un ratio par le nombre d’habitant, la France se trouve au 11° rang avec 4,5. Loin derrière l’Allemagne, la Belgique, l’Autriche, l’Espagne ou l’Italie.

Alors que ni l’Allemagne ni la Belgique, par exemple, ne sont réputées comme de grands pays d’ensoleillement. Le même retard de la France est évident pour les chauffe-eau solaires.

La preuve par les chiffres qu’après avoir été dans les années 80 à la pointe de la recherche dans les énergies nouvelles, la France, battue en brèche par les groupes de pression, a laissé passé une chance.

Non pas de se convertir au « tout éolien » ou au « tout solaire », ce qui serait aussi idiot que le « tout nucléaire » mais de mettre en route une diversification source d’indépendance et d’emplois.

Cette cécité sur les énergies nouvelles est à rapprocher du renoncement à la diminution de l’usage des pesticides, au renoncement à la taxe sur les transports routiers et le refus d’une aide plus importante à l’agriculture biologique qui caractérise le texte de la loi dit Grenelle 2 en discussion devant les parlementaires.

A ceux qui, déjà, contestent ces chiffres : ils sont indéniablement officiels et quel que soit la façon dont on les tord et les interprête ils mettent en évidence le retard de la France dans le domaine du solaire et de l’éolien.

Que l’on se situe du point de vue de la puissance installée ou de la production...


Source : www.politis.fr - Claude-Marie Vadrot
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MessageSujet: LE GOUVERNEMENT TUE LA FILIERE EMERGENTE DU SOLAIRE FRANCAIS   Ven 14 Jan - 17:38

LE GOUVERNEMENT TUE LA FILIERE EMERGENTE DU SOLAIRE FRANCAIS ?
Postée le 14/01/2011 à 17h22



Le Gouvernement, contre toute logique économique et industrielle vient de sacrifier la dernière énergie renouvelable qu’ils n’avaient pas encore anéantie, le solaire photovoltaïque.

Après la mise en place d’un moratoire sur les raccordements électriques des installations solaires, voici que la France instaure des quotas ( !) solaire, à savoir 500MW par an quand nos voisins allemands sont à 8000MW.

Au pays (bien seul) du tout nucléaire, les responsables UMP sont restés bloqués dans les années 80, époque de la grandeur française dans le nucléaire.

Cette énergie dont nous tirons le bénéfice d’un KWh dans les moins chers d’Europe grâce au programme nucléaire amorti a réussi le pari incroyable de faire oublier les problématiques colossales qu’elle engendre.

Problèmes de sécurisation et de déchets pour les siècles et les générations à venir, problèmes géopolitiques liés à l’uranium qu’il faut bien extraire (surtout pas en France !) dans des pays très démocratiques comme le Niger avec son cortège d’implications diplomatiques.

Ce pays, dont notre fierté nationale tire 30% de son combustible, a forcement dû profiter de la manne nucléaire et en tirer profit pour son développement. La France aura au moins fait ça pour ne pas se permettre de voir notre nucléaire attaqué sur ce plan-là !

Et bien le Niger et ses 15 millions d’habitants partagent avec une consternante régularité la dernière place de l’indice de développement humain, parfois avec 1 ou 2 pays suivant les décennies. C’est même le seul pays en 2010 à être dans la catégorie IDH de moins de 0,350 (Haïti : 0,546).

La France leur apporte au moins de la continuité dans la présence de forces armées pour « stabiliser » la zone, avec le succès que l’on connait (AQMI, otages), l’apport démocratique (dizaines de coups d’état) que les Nigériens connaissent.

Le gouvernement a placé le solaire sous le feu des projecteurs tout au long de l’année 2010 en l’harcelant de décret, avançant un risque de surcout trop important, ou encore en martelant le mensonge éhonté de « 90% des panneaux installés sont chinois ».

Pendant ce temps, la prolongation de la durée de vie des réacteurs nucléaires se fait sans l’ombre d’un débat à raison de 600 à 800millions d’euros par réacteur (il y en a 58). Et AREVA comme EDF de lancer une grande campagne de promotion du nucléaire via des spots télévisés et radiophoniques qui tentent de faire passer le nucléaire pour propre à défaut d’être renouvelable, de faire croire qu’il s’agit de l’énergie du futur (de nombreuses plaintes sont déposées concernant ces publicités).

Mais comment lancer une filière industrielle du renouvelable sans investissements ? Cela fait à peine 2 ans que le solaire débute en France et on devrait avoir d’ores et déjà une filière mature et concurrentielle face à un nucléaire qui a bénéficié de 50années de subventions et de soutien massif de la part de l’état ?

.../...

Pendant ce temps le gouvernement, aveuglé par ses « experts » du nucléaire, continue à tenter de fourguer force son EPR qui perd un à un les appels d’offres internationaux.

.../...

Nos voisins européens sont en train de structurer d’importantes filières de production d’énergies renouvelables, l’Angleterre dans l’éolien off shore, l’Allemagne dans l’éolien et le solaire, le Danemark dans l’éolien, etc..

Ces secteurs connaissent des croissances colossales, créent des centaines de milliers d’emplois le plus souvent non délocalisables et les perspectives à long terme sont de plus en plus attractives. Resterons-nous sur le bord de la route à regarder passer les trains d’éoliennes et de panneaux solaires en tentant un énième appel d’offre pour vendre nos EPR ?

Sans parler de doter la France d’objectifs plus ambitieux dans les ENR, il serait déjà bon que la France se donne les moyens d’atteindre les siens, plutôt que d’être l’un des seuls pays européens à ne pas y arriver.

La France doit produire 23% d’énergie renouvelable en 2020 et dans l’état actuel des choses nous ne dépasserons pas 17%. L’objectif de 2010 était déjà de 21%, nous en sommes à 14%.

Il est grand temps de lancer le débat de l’énergie en France.
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MessageSujet: L'énergie solaire par concentration   Mer 16 Fév - 17:15

L’énergie solaire par concentration

1468 lectures / 5 commentaires13 février 2011, 00 h 51

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Centrale solaire à concentration Solar 2 de 10 MW, Barstow, Californie - Etats-Unis
DR
Depuis des millénaires, on concentre la lumière du soleil pour produire de l'énergie.

Archimède, dit-on, a mis le feu à la flotte de l'envahisseur romain en 212 av. J.-C. à l'aide de boucliers polis. Au XVe siècle, Léonard De Vinci soudait le cuivre à l'aide de grands concentrateurs solaires. Mais ce n'est que dans les 200 dernières années que les scientifiques ont commencé à caresser l'idée de construire des collecteurs solaires pour générer de la chaleur autrement qu'en faisant du feu — et des progrès véritables dans le domaine de l'énergie solaire par concentration n'ont commencé à être enregistrés que vers la fin du XXe siècle.

C'est dans les années 1860 que les turbines commencèrent à tourner lorsque les inventeurs français Auguste Mouchet et Abel Pifre construisirent les premiers moteurs solaires ; mais 130 ans s'écoulèrent avant que le premier de ces moteurs soit connecté à un réseau. Un miroir parabolique impressionnant de 8 étages capable de produire 1 mégawatt (MW) fut inauguré en France en 1969, mais il fallut attendre encore 16 ans pour que la première centrale solaire à concentration voie le jour — en Californie. Comparée à d'autres énergies renouvelables, comme l'éolien et le photovoltaïque solaire, l'énergie solaire par concentration a été longue à prendre son essor. L'ampleur même des équipements et des investissements nécessaires pour alimenter le réseau public, le risque perçu par l'investisseur associé au manque de soutien des pouvoirs publics aux technologies nouvelles, et l'instabilité économique y faisaient obstacle.

Les centrales solaires à concentration prévues dans le monde représentent actuellement une capacité de production de quelque 1,8 GW et d'autres sont planifiées dans 16 pays pour produire 14 GW de plus. Ce n'est peut-être pas beaucoup en comparaison de la capacité mondiale de production d'énergie éolienne prévue en 2010 et correspondant à près de 200 GW, mais l'énergie solaire concentrée a un avantage certain sur les énergies éolienne et photovoltaïque : elle peut être stockée sous forme de chaleur pendant 12 heures (en utilisant du sel fondu, de la pierre et de l'air, ou des matériaux à changement de phase), ce qui permet d'alimenter le réseau en fonction des besoins ; elle peut donc concurrencer l'énergie tirée des combustibles fossiles et l'énergie nucléaire.

La courbe des coûts de production de l'énergie solaire par concentration est actuellement à la baisse. Il ressort de la comparaison entre le coût de construction d'une centrale solaire à concentration de 100 MW avec une capacité de stockage de 6 heures (0,14 centimes de dollar par kilowatt-heure (kWh)) et celui d'une centrale nucléaire (0,17 à 0,22 centimes de dollars par kWh au minimum) que l'installation de la première est moins onéreuse et qu'elle est aussi plus rapide et plus propre. En effet, si les subventions annuelles aux combustibles fossiles, d'un montant de 557 milliards de dollars, étaient supprimées, le coût de certaines technologies d'énergie thermique ou d'énergie solaire par concentration serait déjà moins élevé que celui du charbon, et elles pourraient concurrencer le gaz naturel. L'énergie solaire par concentration a également des applications industrielles puisqu'elle peut remplacer les chaudières à gaz naturel traditionnellement utilisées dans l'industrie lourde, comme par exemple pour la récupération améliorée du pétrole, et qu'elle peut alimenter les usines de dessalement. À la fin de sa durée de vie, l'usine entière peut être démantelée en quelques mois et les coûts y afférents sont compensés par la valeur des déchets de métal récupérés — tandis que les coûts de fermeture d'une centrale nucléaire peuvent aller de 100 millions à 17 milliards de dollars.

Alors, comment cela fonctionne-t-il ? Comme une centrale électrique traditionnelle, une centrale solaire à concentration alimente une turbine à vapeur pour produire de l'électricité, mais en utilisant la lumière du soleil. Les technologies éprouvées sont notamment les capteurs de forme parabolique, les centrales à tour et les systèmes linéaires de Fresnel qui chauffent l'eau jusqu'à des températures de 370 °C en boucle fermée pour produire de la vapeur ou bien produisent directement de la vapeur à des températures allant jusqu'à 500 °C.

Les tours solaires produisent déjà directement de la vapeur saturée à environ 250 °C. Une centrale pilote israélienne — le précurseur de celle de 370 MW prévue en Californie — produit de la vapeur surchauffée jusqu'à 550 °C. Les générateurs de Fresnel peuvent produire directement de la vapeur à des températures de 450 °C.

Un autre concurrent, le système parabole- Stirling, ne produit pas de la vapeur pour faire tourner une turbine, mais utilise des miroirs paraboliques pour concentrer la lumière du soleil sur un récepteur. Ce dispositif, qui suit la trajectoire du soleil, peut chauffer un gaz jusqu'à des températures supérieures à 600 °C pour actionner un moteur Stirling qui produit de l'électricité.

Le besoin d'eau pour l'installation de refroidissement est une grosse pierre d'achoppement pour la production d'énergie. C'est ainsi que le refroidissement d'une centrale nucléaire nécessite 3 000 litres par mégawattheure environ et une centrale à charbon jusqu'à 2 000 litres par mégawattheure. La plupart des centrales solaires à concentration ont une meilleure performance que les centrales nucléaires et certaines sont à égalité avec celles à charbon. Cependant, la production d'énergie solaire par concentration dépend d'un rayonnement direct normal presque parfait qui ne se trouve généralement que dans les régions de type désertique. Il peut donc s'avérer difficile d'obtenir de l'eau et les populations locales peuvent faire opposition. Ceci a récemment amené à mettre au point des technologies de refroidissement sans eau plus onéreuses. Cependant, le système parabole-Stirling ne demande absolument pas d'eau, sauf pour laver les miroirs.

En ce qui concerne l'énergie solaire concentrée, sa dépendance d'un rayonnement parfait signifie qu'elle est géographiquement limitée aux régions de la Terre appartenant à la ceinture solaire, ce qui exclut son utilisation sous les latitudes plus fraîches. Mais les déserts reçoivent en six heures plus d'énergie solaire que ce que la population mondiale consomme en une année.

La maîtrise de cette ressource solaire est donc vitale pour les pays du Moyen- Orient (comme le Liban) et de l'Afrique du Nord (comme le Maroc) qui importent 97 % de l'énergie dont ils ont besoin. Une bonne partie de l'Europe occidentale va également devenir davantage tributaire des importations d'énergie à cause de l'épuisement des réserves pétrolières et gazières de la mer du Nord. L'Europe a donc tout intérêt à voir se développer la capacité de production d'énergie solaire par concentration en Afrique du Nord. L'Europe représente un débouché si vaste pour ces pays qu'ils pourraient devenir des puissances économiques.

Il faudrait pour ce faire des investissements de l'ordre de 200 milliards d'euros dans le transport de l'énergie mais le retour sur investissement est garanti. En outre, ceci ouvrirait non seulement un nouveau marché énergétique immense mais permettrait aussi de trouver un équilibre entre les énergies diverses renouvelables et, partant, de résoudre les problèmes d'acheminement qui sont le talon d'Achille des énergies éolienne et photovoltaïque.

Ceux qui sont tributaires des importations de combustibles fossiles sont souvent liés par des accords d'achat à long terme et c'est là que des technologies comme l'énergie solaire concentrée hybride viennent à point nommé pour prendre le relais. En associant des centrales solaires à concentration à des centrales à charbon déjà en place, pour augmenter la production de vapeur, les générateurs existants pourraient économiser les réserves de combustibles fossiles et créer entre-temps une demande plus que nécessaire pour les technologies relativement nouvelles et coûteuses de production d'énergie solaire par concentration.

La centrale solaire à concentration peut compléter les centrales à charbon et à gaz pendant le passage de la société à des sources d'énergie propre et renouvelable et pour remplacer la dépendance à l'égard des combustibles fossiles, grands responsables des émissions d'aujourd'hui. À plus long terme, les centrales solaires à concentration autonomes pourraient fournir une énergie de base 100 % propre, durable et renouvelable. L'avenir en devient beaucoup plus lumineux.

Auteur
Belén Gallego, Fondateur et Directeur de la revue CSP Today
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