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 Nos sols se dérobent

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MessageSujet: Nos sols se dérobent   Mar 5 Jan - 6:22

Ecologie: nos sols se dérobent

Nos sols sont de plus en plus dégradés, un sujet que la présidence espagnole de l'Union européenne a remis à l'ordre du jour.
Dimanche 3 Janvier 2010

* agriculture
* écologie
* écosystème
* Parlement européen
* pollution
* sols
* MONDE

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Rébus institutionnel: Qu'est-ce qui, bien traités, sont source de récoltes saines, facilitent le cycle de l'eau, contribuent à la réduction du changement climatique, hébergent des écosystèmes entiers, interviennent dans la dispersion et la dégradation des polluants? Qu'est-ce qui, bien que pourtant soutenu par le Parlement européen, la Commission européenne, le Comité économique et social, le Comité des Régions et nombre d'associations citoyennes est bloqué au Conseil depuis 2 ans par cinq Etats membres dont la France?

Réponse: les sols.

Les faits parlent d'eux-mêmes : malgré les bénéfices majeurs qu'ils apportent, nos sols européens sont dégradés, surexploités, bétonnés, intoxiqués. La Commission européenne le constate elle-même sans détour, le sol est soumis à une série de processus de dégradation ou de menaces réels: érosion, diminution de la teneur en matières organiques, contamination locale et diffuse, imperméabilisation, tassement, diminution de la biodiversité, salinisation, inondations et glissements de terrain et parfois désertification.
Engager une vraie réponse européenne

Pour enrayer ces processus, quelques initiatives nationales existent déjà, tel que le programme de recherche français GESSOL. Mais cela relève encore de l'exception et seule une action européenne concertée pourrait sortir nos territoires de l'impasse. Ce qu'il nous faut ne sont pas tant quelques mesurettes mais une véritable politique environnementale européenne dédiée.

Trois raisons à cela:

Premièrement, la régression et la dégradation des sols s'accélèrent indiscutablement depuis 50 ans. Les activités humaines sont un facteur décisif. Pratiques agricoles et sylvicoles inadéquates, activités industrielles excessives, expansion urbaine sans contrôle: voilà quelques unes de nos activités qui se font au détriment des sols. Les conséquences? C'est 48% des terres européennes qui sont aujourd'hui fortement dégradées. Pis, ce chiffre atteint les 70% si l'on inclut les terres modérément dégradées (Base de données GLASOD de la FAO). Pratiquement, cela entraîne des pertes de fertilité des sols, de carbone et de biodiversité, une diminution de la capacité de rétention de l'eau, une perturbation des cycles des gaz et des nutriments et une réduction de la dégradation des contaminants. Cette dégradation des sols a un coût: jusqu'à 38 milliards d'euros par an, selon la Commission européenne - 38 milliards qui pourraient être utilisés à bien meilleur escient. A titre de comparaison, 38 milliards d'euros c'est le montant de l'enveloppe européenne à l'aide au développement. 38 milliards, c'est le montant du déficit budgétaire de la France en 2007, et 8 milliards de plus que le déficit de la sécurité sociale attendu pour 2010!

Deuxièmement, nos sols sont vivants et ne connaissent pas les frontières de l'homme. La contamination d'un site ne s'arrête pas artificiellement à une frontière, pas plus que le nuage de Tchernobyl ne s'est arrêté à la frontière alsacienne ou lorraine... Des infrastructures en aval peuvent être endommagées par des sédiments provenant de l'érosion massive en amont dans un autre pays. Les eaux souterraines dans les pays limitrophes peuvent parfaitement être polluées par des sites contaminés de l'autre côté de la frontière. Une législation européenne est parfaitement justifiée sans qu'il y ait violation du principe de subsidiarité derrière lequel les Etats membres ont tendance à se cacher.

Troisièmement, il est grand temps que les Etats membres se mettent en conformité avec leurs engagements internationaux, tels que prévus dans la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), le protocole sur la protection des sols de la Convention alpine, le protocole de Kyoto ou encore la Convention sur la diversité biologique.
Faire face

A ces trois points, la Commission européenne a cherché à apporter une réponse, en 2006, par une proposition de Directive-cadre pour la protection et l'utilisation durable des sols. Ce texte fut adopté un an après en première lecture par le Parlement européen. Charge ensuite au Conseil, donc aux Etats membres, de prendre le relais législatif. Sur 27, 22 étaient prêts à suivre. 5 ont refusé: les Pays Bas, l'Autriche, le Royaume Uni, l'Allemagne et... la France. Raison sous-tendant la position de Paris: un petit arrangement entre amis, avec Berlin, suite à un accord interne entre la capitale allemande et le Land de la Bavière... Belle image de la politique et de la défense de l'intérêt public européen sur certains intérêts privés...
Sortir de l'impasse politique

Cette situation ne peut plus durer. Il est temps de sortir de cette impasse politique. Signe positif, devant la pression des différents soutiens étatiques, communautaires et civils de la Directive, les indicateurs passent progressivement au vert et les prochains mois pourraient enfin voir revenir le texte sur le devant de la scène législative.

En novembre dernier, nous avons organisé avec plusieurs eurodéputés responsables du dossier la projection au Parlement européen de Dirt! The Movie, un documentaire édifiant sur nos sols, leurs richesses et leur état de dégradation. Co-producteur du film, Gene Rosow s'est joint à nous.

Au-delà de la sensibilisation du public, le but de cette opération était de montrer au Conseil qu'il est possible de dépasser les clivages et divergences politiques En rassemblant autour d'une même action les différents rapporteurs du dossier au Parlement - un par groupe politique (Verts, Libéraux, PSE, Conservateurs) - pour la protection de nos sols. Forts de ce succès, nous avons décidé d'envoyer une lettre jointe aux Ministres de l'environnement des cinq pays de blocage et à la Ministre espagnole de l'environnement. Première victoire, l'Espagne, qui prendra la présidence de l'Union en janvier, nous a fait savoir qu'elle était rassurée d'avoir un tel soutien à Bruxelles et Strasbourg, et a inscrit à son ordre du jour, avec l'accord de ses deux successeurs - la Belgique et la Hongrie - la proposition de Directive sols.

Côté français, le 21 octobre dernier, Chantal Jouanno, Secrétaire d'Etat française à l'écologie, déclarait pour sa part que la France ne s'opposerait plus au projet de Directive. Si ses dires n'ont malheureusement pas été confirmés à l'occasion du débat qu'organisait début novembre la Commission européenne à Paris sur la Directive-cadre Sols, un virage est amorcé. De nombreux regards se tournent désormais vers Paris. A voir désormais si le président Sarkozy préfèrera privilégier une étrange alliance avec la Bavière ou répondre aux souhaits de sa secrétaire d'Etat, des institutions européennes, des associations et à l'intérêt collectif européen.

Sandrine Bélier
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MessageSujet: Les terres fertiles disparaissent   Ven 19 Mar - 15:59

L'homme industriel aurait la main mise sur les terres fertiles:
Catastrophique ! Telle est la situation des terres fertiles dans les Alpes Maritimes. La tendance actuelle conduit même à une proche disparition de l’agriculture dans ce département. Face à l’avancée inexorable du béton, de la spéculation, agriculteurs et citoyens s’organisent.
La situation est critique. Chaque jour, en France, 160 hectares de terres agricoles sont recouverts de béton ou de bitume. Chaque semaine 200 fermes disparaissent. Et la belle région de Provence, le beau département des Alpes-Maritimes participent allégrement à cette hécatombe.

10 000 AGRICULTEURS EN 1970, 600 EN 2007

Les chiffres sont édifiants. Dix Mille agriculteurs dans les Alpes –Maritimes en 1970, six cents en 2007 dont 60% de maraîchers oléiculteurs (360). On est loin, très loin des besoins pour une agriculture de proximité.
« Pour nourrir les 4,7 millions d’habitants de PACA, il faudrait 30 000 maraîchers, avec salariés ».
...
Pas besoin de faire de longs discours. Les Agriculteurs qui se succèdent à cette rencontre « citoyenne pour sauver les terres fertiles » parlent d’expérience, de la difficulté d’avoir de l’eau, de l’éloignement des terres entres elles, de la très grande difficulté de trouver des terres.

LES AMAP NE PEUVENT SATISFAIRE LES DEMANDES

LA RESPONSABILITÉ DES ÉLUS.



Comment trouver des terres si les documents d’urbanismes (POS ; PLU) entérinent, favorisent leur disparition ? Comment rendre plus élevée la valeur des terres si l’on ne tient pas compte de leur valeur agronomique ?
« Une terre fertile, c’est une terre cultivée par les hommes ».
Cultivées ou cultivables, les terres au repos étant souvent d’une grande richesse. La terre comme lien entre celui qui la travaille et celui qui s’en nourrit voilà qui a inspiré une démarche positive de protection des terres.

Face à la disparition des terres nourricières sujettes à spéculation l’association « Terre de liens » est née en 2003. Elle propose une série d’actions qui permettent un accès au foncier. Elle aide les porteurs de projets en suscitant l’implication de la société civile. Elle interpelle aussi les acteurs politiques, syndicaux, associatifs.

L’association a crée en 2006 une société foncière qui aide les agriculteurs à s’installer, sort les terres de la spéculation foncière, encourage le développement local de l’agriculture biologique, biodynamique et paysanne



LE DROIT A LA TERRE OPPOSABLE

Visiblement l’urgence de la situation demande de passer à une vitesse autre pour la défense des « terres fertiles »

Camille Gonzales, responsable départementale de la SAFER explique son rôle, et argue de sa transparence, et de sa bonne foi pour éviter la spéculation.

L’assemblée est plus que sceptique. Et c’est de la salle que les propositions et les initiatives jaillissent.

« Il existe bien le droit au logement opposable, alors demandons le droit à la terre opposable » dit le représentant de la confédération paysanne.

« Faisons pression sur les élus, faisons signer une pétition départementale pour préserver les terres fertiles» dit cet autre intervenant.

« Nous souhaitons une grande salle à Nice pour réunir les AMAPIENS ceux qui sont sur les listes d’attente, ceux qui sont intéressés» dit la représentante d’Alliance Provence.


Assurément il n’y a que comme cela, que les élus, ceux qui font les lois comme ceux qui aménagent les territoires, prendront en considération cette question.

Dans certaines communes, Villard sur Var par exemple c’est le cas.

Dans d’autres, comme Levens, c’est le contraire. Les terres sont belles, fertiles, il y a de l’eau (l’Orte) mais le maire se bat pour qu’on les bétonne.

On se demande effectivement comment manger local en respectant l'environnement dans ces conditions

source Les perdigones

info recueillie par Perrine

http://lesperdigones.over-blog.com/article-vers-la-fin-des-terres-fertiles-dans-les-alpes-maritimes-46799611.htmlEcrivez iciEcrivez ici
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