Agora de l'Ermitage

Libres propos d'un ermite sur les faits de société
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 L'opus dei

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: L'opus dei   Mar 24 Nov - 14:02

L’Opus Dei déménage en Alsace. S’abritant derrière un nom tout ce qu’il y a de profane, le « centre Imsthal », l’oeuvre change de siège à Strasbourg.

Fait plutôt troublant, le centre a été inauguré par l’adjoint au maire socialiste de Strasbourg, Olivier Bitz, (Vice-président de la CUS et adjoint du quartier des XV, il est aussi chargé de la tranquillité publique, de la prévention, de la sécurité et des cultes).

Que diable allait-il faire dans cette galère ? Le nouveau siège du centre opusdéiste se trouve dans un quartier aisé de la capitale Européenne, non loin du célèbre jardin de l’Orangerie.

Le centre Imstha l est géré par l’Association Travail Etude Sport.

Encore une fois l’OEuvre avance masquée.

A la fois résidence d’étudiantes, club d’activités pour collégiennes et lycéennes, le centre se veut aussi un centre de réflexion et d’échange pour la femme. Presque un lieu féministe ?

Il propose en tout cas un éventail varié d’activités, allant des conférences sur l’éducation ou l’éthique (on commence à voir la queue du loup !) aux cours de cuisine, d’art floral, de décoration ou d’aquarelle, sans oublier les cours de chant. Bien entendu, même si cela est annoncé comme en catimini, des activités spirituelles sont également proposées. On y arrive enfin...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Main basse et manœuvres de l’Opus Dei qui s’empare de l’Université catholique de Lima   Mer 28 Avr - 8:03

PEROU : Main basse et manœuvres de l’Opus Dei qui s’empare de l’Université catholique de Lima

L’Eglise catholique qui vit au Pérou est l’objet depuis une trentaine d’années d’une stratégie de reconquête conservatrice et intransigeante savamment. Longtemps dominée par l’esprit modérément progressiste du cardinal Juan Landazuri Ricketts, un franciscain nommé sous Pie XII, cette Eglise locale a été l’objet d’une véritable OPA de l’Opus Dei concertée par Mgr Mario Tagliaferri, alors Nonce Apostolique.

Après un jésuite de transition, le Vatican nomme en 1999 archevêque de Lima un archevêque de l’Opus Dei, Mgr Juan Cipriani Thorne. Ont suivi un peu partout dans le pays quelques nominations du même type pour reconquérir au profit des plus intransigeants les terres alors « colonisées » par les franciscains et les jésuites.

Un bastion continuait à résister aux tentatives de reconquête de Cipriani - renforcé dans ses entreprises par une pourpre cardinalice rapidement octroyé par Rome - l’Université Pontificale catholique du Pérou (la PUCP) dominée par un tout autre esprit. Suite aux « manœuvres » de Cipriani et de ses épigones, la Cour constitutionnelle du Pérou a prononcé un jugement en faveur de l’archevêché afin que l’université tombe en définitive dans son escarcelle. Alors que fondée grâce à la générosité d’un mécène elle jouissait d’une forte autonomie. Dans les années 90 commença un changement administratif dont survient aujourd’hui un aboutissement que l’on peut en effet regretter. Avec aussi un développement de l’aspect mercantile autour de cette université propriétaire également d’un vaste centre commercial florissant.

Au travers de Cipriani et du diocèse c’est en fait l’Opus Dei qui établit à présent sa domination sur l’université péruvienne. Les conséquences devraient être importantes pour le contenu théologique de l’enseignement. A l’évidence les milieux les plus intransigeants cultivent une vision très particulière et restrictive de la liberté universitaire et des latitudes de la recherche. C’est le fondamentalisme et l’intolérance qui risquent de régner dans l’Université Péruvienne ! L’heure est à la résistance et l’enjeu est de taille...

L’Assemblée des Présidents de la Fédération d’étudiants de l’université catholique de Lima, la FECUP, a manifesté son désaccord suite à la sentence émise par le Tribunal constitutionnel. Ainsi, elle entend faire des recours juridiques pour annuler cette décision qui - selon elle - trahit les idéaux démocratiques et chrétiens portés historiquement par cette Université que n’incarne pas le cardinal Cipriani.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: L'opus dei place ses nervis   Jeu 1 Juil - 4:34

ATICAN : Pourquoi la nomination
du cardinal Ouellet (Québec)
à la Congrégation pour les Evêques
pose problème ?

Que le cardinal Ouellet accède à une des plus hautes fonctions de l’administration Vaticane est en soi un honneur pour lui et pour le Québec. Dans ce monde d’hommes où les ambitions cachées et les luttes de pouvoir en sourdine alimentent le quotidien, c’est déjà tout un exploit de s’y tailler une place pour en partager l’ « autorité ». Ça démontre que le personnage a un certain sens du pouvoir et qu’il sait en disposer en fonction de ses ambitions.

Si le Vatican a de moins en moins de poids dans le quotidien de la vie des chrétiens, il continue d’en avoir beaucoup pour les grandes puissances de l’Occident chrétien. Ces dernières savent se l’associer dans leurs projets de conquêtes et de domination. On dit, par exemple, qu’en Amérique latine aucun coup d’État n’est possible sans l’accord tacite du Vatican et de ceux qui en assurent la représentation dans ces pays. Il en fut ainsi, à quelques exceptions près, pour l’ensemble de ces pays qui ont vécu sous des régimes militaires et des dictatures. Le Vatican y représente un poids politique incontestable dont les oligarchies et les puissances qui les couvrent se gardent bien de se le mettre à dos. Le dernier cas est celui du cardinal du Honduras qui s’est porté à la défense du coup d’État militaire du 28 juin dernier.

La nomination du cardinal Marc Ouellet comme Préfet à la Congrégation des évêques constituera donc une bonne nouvelle pour les Puissances politiques du bloc occidental. Elles trouveront en lui l’homme qui saura faire le tri entre les candidatures à risques et celles sur lesquelles ces Puissances pourront compter. Elles n’auront pas à craindre l’arrivée de nouveaux évêques susceptibles de soutenir la flamme de changements radicaux dans l’organisation sociale, politique et économique des pays pauvres et émergents. Avec Marc Ouellet, elles pourront dormir tranquilles.

Du point de vue de l’institution ecclésiale, il ne fait pas de doute que les fidèles de l’Opus dei et ceux qualifiés de « traditionnalistes » se réjouiront également de l’arrivée du cardinal Ouellet à la tête de la Congrégation des évêques. Par lui et avec lui ils pourront garder le contrôle sur la nomination des évêques tout autant que sur les orientations doctrinales et pastorales de ces derniers. Que les communautés chrétiennes se le tiennent pour dit : ils auront des évêques « clonés » qui reproduiront la même image, le même contenu et la même ouverture d’esprit à laquelle l’institution ecclésiale nous a habitués depuis la mise en veilleuse de l’ouverture au monde amorcée par le concile Vatican II.

Pour ceux et celles qui vivent dans leur quotidien l’Évangile, qui se frottent aux dures réalités de la pauvreté, du désespoir, de l’isolement, de la souffrance et qui cherchent cette communauté de vie et d’espérance, cette nomination ne présage rien de bon. Cette dernière est encore très loin de ces premières communautés chrétiennes qui choisissaient elles-mêmes leurs évêques et qui participaient à l’organisation et à la vie de l’Église.

Entre l’État du Vatican et l’Église, il y a un fossé qui, loin de se rétrécir, s’agrandit de plus en plus. Le premier parle de la nécessaire conversion des chrétiens à la nomenclature ecclésiale avec ses personnages, sa doctrine, ses liturgies, son fonctionnement de haut en bas. Les communautés chrétiennes (Église), pour leur part, parlent de conversion aux valeurs évangéliques et à la modernité où elles doivent se vivre. Dans ce dernier cas le mouvement va de bas en haut.

Deux mondes dont la réconciliation ne saurait être possible qu’à deux conditions : d’abord un retour radical aux sources fondamentales du christianisme, à savoir Jésus de Nazareth et les Évangiles et en second lieu une ouverture active au monde dans lequel nous vivons.

Un long et profond travail de décapage s’impose pour retrouver l’original de la révélation chrétienne et l’inspiration première de l’Humanité nouvelle à bâtir.
- Dans la rubrique: /L’info du jour
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: L’Opus Dei toujours influente   Jeu 7 Juil - 17:02

L’Opus Dei toujours influente
Par Romano Libero
Une nomination sans doute passée inaperçue mais intéressante : Mgr Miguel Delgado Galindo, prêtre de l’Opus Dei, vient d’être nommé Sous-Secrétaire (numéro trois) du Conseil pontifical pour les laïcs aux côtés du cardinal Stanislas Rylko et de Mgr Josef Clemens.

En fait, comme ce titre ne l’indique pas, le Sous-Secrétaire est un homme très influent dans un dicastère, beaucoup plus que le Préfet (ou le Président) en tout cas. C’est lui qui tire l’ensemble des ficelles et qui oriente la suite concrète des affaires. Ce qui signifie en clair que la ligne directrice de la façon dont le Vatican entend superviser tout ce qui concerne le laïcat sera fortement influencée, et c’est peu dire, par l’Oeuvre.

Actuellement l’Opus ne compte plus de cardinal en charge d’un dicastère. Mais le secrétaire du conseil pour l’interprétation des textes législatifs est un évêque de l’oeuvre : Mgr Juan Ignacio Arrieta Ochoa de Chinchetru, 60 ans. Enfin c’est un laïc de l’oeuvre, le professeur Guzmán Carriquiry, qui est secrétaire de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, un Uruguayen de 67 ans.

Au départ, le Pape actuel semblait plus rétif que son prédécesseur au sujet de l’Opus Dei. Mais à l’arrivée, il semble s’être rallié à la confiance accordée à l’Oeuvre. D’autant plus qu’une institution voisine, les Légionnaires du Christ, ont été ébranlés par les sulfureux scandales que l’on sait. Mais l’Opus est trop puissante pour que Benoit XVI renonçât à son aide dans l’entreprise de restauration intransigeante qu’il entend mener.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: L’OPUS DEI AU TRIBUNAL   Mer 5 Oct - 5:42

L’OPUS DEI AU TRIBUNAL : Reportage et enquête sur l’enfer d’une « ex » - Dans Golias Hebdo de cette semaine
Par Jean-Baptiste Malet
Les 22 et 23 septembre 2011 se sont tenues deux journées d’audiences au sein de la XVIIème chambre correctionnelle de Paris. Parmi les prévenus se trouvaient des membres de l’Opus Dei. Pour la première fois au monde depuis sa création en 1928, des membres de cette prélature personnelle du pape comparaissaient devant un tribunal suite à la plainte d’une ancienne membre courageuse, ex « numéraire auxiliaire » de l’Oeuvre. Reportage.

Peu après avoir passé le portique de sécurité, au détour d’une venelle, une quinquagénaire apparaît. S’apprêtant à gravir les marches du palais de Justice de Paris sur lesquelles s’attardent des fumeurs bavards, son regard croise soudain la Sainte Chapelle de l’Île de la Cité mitoyenne de l’institution judiciaire. Elle se signe, puis file en direction de la XVIIème chambre correctionnelle pour y pénétrer. À l’entrée de la salle d’audience, devant des garde-fous métalliques installés par les gendarmes, les pieds de caméras des télévisions espagnoles et françaises ont poussé comme du chiendent. Sur toutes les lèvres glisse le nom de la seule prélature personnelle de l’Église catholique, fondée en 1928 par le franquiste Josemaría Escrivá de Balaguer, avec laquelle les trois prévenus qui s’apprêtent à comparaître ont un lien étroit : l’Opus Dei. La frêle plaignante vêtue d’un long manteau gris, Catherine Tissier, en est une ancienne membre.

Dix années après le dépôt de sa plainte...

Plus de dix années après le dépôt de sa plainte, la sonnerie du tribunal retentit. Une porte de bois s’ouvre sous un immense buste de Marianne. Par terre se trouvent les 30 tomes de dossiers de l’instruction. Des silhouettes noires s’avancent, puis tout le monde se lève bruyamment pour le rituel juridique, peu avant de communier dans l’altérité. Entrée à l’âge de 14 ans, en 1985, dans l’école hôtelière Dosnon dépendante de l’Opus Dei, Catherine Tissier avait prononcé deux ans plus tard des vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, enrôlée dans une organisation que ses membres nomment « l’œuvre », parce qu’ils la croient « inspirée de Dieu ». À l’époque mineure, l’engagement de Catherine a l’ordre se fait à l’insu de ses parents.

L’Opus Dei n’est pas frontalement poursuivie en tant que personne morale, mais au banc des prévenus se trouve Francis Baer, représentant de l’une des associations paravents de « l’oeuvre » : l’Association de culture universitaire et technique (Acut). Durant les deux jours d’audience, Baer reconnaîtra du bout des lèvres avoir habité au 5, rue Dufrenoy à Paris (16e) : le siège parisien de l’Opus Dei. Sont également poursuivies Claire Bardon de Segonzac, directrice de l’école d’hôtellerie de Dosnon (Aisne), et Agnès Duhail, secrétaire au Centre international de rencontres (CIR) du château de Couvrelles, deux établissements qui dépendent de l’Acut. Le château de Couvrelles est l’un des deux centres internationaux de formation de l’Opus Dei avec celui de Saint-Laurent-du-Pont, dans l’Isère. L’Opus Dei l’a ouvert en 1963 et, trois ans plus tard, feu Mgr Josemaria Escriva de Balaguer y Albas est même venu y passer deux journées. Officiellement, selon l’Acut, le château sert de « résidence d’application » à l’école hôtelière afin que les élèves puissent y mener des travaux pratiques. Le château opusien comptant 29 chambres, pour 45 lits. Selon ses détracteurs témoignant contre l’Opus Dei à la barre, l’Acut exploite en réalité les élèves comme une main d’œuvre gratuite. Concernant la partie civile, les prévenus sont accusés d’avoir exploité leur ancienne élève, embrigadée à l’âge de 16 ans dans l’Opus Dei.

À la barre, la plaignante Catherine Tissier sera rapidement rudoyée par des questions offensives de la juge, Marie-Christine Plantin. La magistrate faisant état des avis médicaux contradictoires sur son état de santé, réalisés par des médecins. Une assertion logique, puisque Catherine Tissier fut jadis contrainte de consulter des médecins... choisis par des cadres de l’Opus Dei. « Je suis simplement venue dire ce que j’ai vécu » réplique, stoïque, l’ancienne « numéraire auxiliaire ». Son avocat, Rodolphe Bosselut, en résumera le statut lors de sa plaidoirie : « C’est une femme laïque, qui réside dans des conditions austères et travaille toute sa vie, elle n’a pas de contrat de travail, elle ne peut pas sortir du centre sans être accompagnée. Sa raison de vivre : "Travailler tout le temps pour gagner rien ou pas grand-chose." »

Découvrez l’intégralité de notre reportage dans le numéro de Golias Hebdo (n°
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Intéressant reportage   Mer 5 Oct - 5:44

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'opus dei   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'opus dei
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un membre de l'Opus Dei à la tête de l'Eglise de Belgique
» qu est se que l opus dei??
» Reportage sur l'Opus Dei ce soir
» Le Vatican met en garde les éveques contre l'opus Angelorum
» L'Opus Dei

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Agora de l'Ermitage :: Bruits de chapelles et soupirs de confessionnaux :: Bruits divers-
Sauter vers: