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 Après le Vietnam, l'Aghanistan :le début de la défaite des croisés ?

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MessageSujet: Ca sent la fin !   Dim 29 Aoû - 4:06

Des civils afghans attaquent une base militaire de l’OTAN


Deux gardes civils espagnols et leur interprète ont été abattus, mercredi, par un policier afghan. Pris de panique, les militaires de l’OTAN ont ensuite tiré sur la foule.
Un policier afghan à tué mercredi deux gardes civils et un interprète espagnols avec un Kalachnikov avant d’être abattu par des militaires de l’OTAN.
Cette attaque s’est produite alors que les deux officiers espagnols de la garde civile donnaient une formation à des policiers afghans sur la base espagnole de Qualay-e-Naw dans la province de Badghis (nord-ouest du pays). Le policier afghan a ensuite été abattu par les militaires de l’OTAN qui, dans la panique, ont tirés sur la population à l’aveugle, blessant ainsi plus de 18 personnes, selon les déclarations de Mohammad Sadiq, chirurgien à l’hôpital de Qualay-e Naw, dans la presse locale.
Après avoir entendu les coups de feu, une foule nombreuse s’est rassemblée devant l’entrée de la base espagnole. Selon l’agence de presse Reuters, qui cite des résidents du quartier, les manifestants en colère auraient mis le feu à une partie de la base. Les sources militaires espagnoles estiment que 200 personnes ont manifesté leur colère contre les envahisseurs étrangers. Le gouverneur de la province parle lui de 2000 personnes.
Qari Mohammad Yousuf, porte parole de la résistance afghane, à revendiqué la liquidation des trois espagnols dans un communiqué, qui précise que le policier avait « une connexion spéciale » avec leur mouvement. « Le policier avait toujours dit qu’il se vengerait des soldats occupants après avoir vu de ses propres yeux les injustices et la conduite des occupants envers des habitants innocents », indique encore le document de la résistance afghane.
Ce genre d’incident, où des policiers et militaires afghans se retournent contre des instructeurs étrangers, n’est pas isolé. En juillet dernier, une nouvelle recrue de l’armée afghane avait, elle aussi, liquidé trois militaires britanniques lors d’un cours de tir.
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MessageSujet: ...et 7 de plus !   Mar 31 Aoû - 4:25

Sept soldats américains tués par deux bombes en Afghanistan
(AFP) – Il y a 13 heures
KABOUL — Sept soldats américains ont été tués lundi dans l'explosion de deux mines artisanales dans le sud de l'Afghanistan, où les talibans infligent de plus en plus de pertes aux forces internationales, a annoncé l'Otan dans un communiqué.
Les deux attentats sont survenus en des lieux différents. Une première explosion a tué cinq militaires, la seconde deux autres, a indiqué la force internationale de l'Otan (Isaf), sans plus de précisions.
Plus des deux tiers des quelque 141.000 soldats des forces internationales en Afghanistan sont américains.
Ces nouveaux décès portent à 478 le nombre des militaires étrangers tués depuis le début 2010, après une année 2009 de très loin la plus meurtrière pour les troupes internationales en près de neuf ans de conflit, avec 521 morts en un an, selon un comptage de l'AFP reposant sur les statistiques du site internet indépendant www.icasualties.org.
Au total, 315 des soldats étrangers tués cette année étaient américains et 1.262 sur les 2.046 qui ont péri depuis le début de la guerre fin 2001, quand une coalition militaire internationale emmenée par les Etats-Unis a chassé les talibans du pouvoir en Afghanistan, précise icasualties.org.
La mine artisanale cachée au bord d'une route ou sur le passage de troupes à pied est l'arme de prédilection des taliban, celle qui décime le plus de soldats étrangers.
Les décès de lundi portent en outre à 14 le nombre des soldats américains tués en trois jours. Samedi et dimanche, sept avaient déjà péri dans l'explosion de mines ou des attaques des talibans dans l'est et le sud.
Malgré des renforts récemment envoyés par Washington, l'insurrection des talibans et d'autres groupes islamistes n'a cessé de s'intensifier et de s'étendre à l'ensemble du pays ces trois dernières années, provoquant les pertes les plus lourdes jamais enregistrées dans les rangs de la coalition en près de neuf ans de guerre.
Ces pertes répétées interviennent à un moment où, sous la pression d'une opinion publique de plus en plus opposée à l'envoi des "boys" en Afghanistan, le président Barack Obama, de plus en plus critiqué, maintient une certaine ambiguïté sur un début de retrait qu'il avait annoncé pour juillet 2011.
Ces dernières semaines, de hauts responsables de la défense ont appelé de manière à peine voilée M. Obama à repousser cette date. Mais la guerre est de plus en plus impopulaire dans l'opinion américaine, en particulier parmi ses alliés démocrates.
M. Obama avait mentionné pour la première fois une date de départ en décembre 2009, tout en annonçant l'envoi de troupes supplémentaires. Il avait alors parlé de juillet 2011, "en tenant compte des conditions sur le terrain".
Le chef des Marines américains, le général James Conway, a déclaré il y a six jours que les talibans pensaient qu'ils n'avaient qu'à "tenir" jusqu'en juillet 2011, mais qu'ils ne devraient pas se réjouir trop vite, car aucun départ massif de soldats américains n'est prévu dans leur bastion du sud afghan.
Une semaine auparavant, le général David Petraeus, qui dirige les forces internationales en Afghanistan, avait déclaré qu'il ne considérait pas la date de juillet 2011 comme "contraignante".
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MessageSujet: Nombre record de morts civils et militaires en Afghanistan   Lun 20 Déc - 5:23

Morts pourquoi ? pour qui ? au profits de quelles multinationales ou de quelles banques ?

KABOUL/KUNDUZ (Reuters) - Les taliban ont lancé dimanche des attaques suicide contre l'armée afghane à Kaboul et à Kunduz, ville importante du nord de l'Afghanistan, tandis que le bilan des soldats étrangers tués a franchi la barre des 700 en 2010, de loin l'année la plus meurtrière depuis le renversement du régime taliban en 2001.

Parmi ces militaires étrangers tués en Afghanistan, un 52e soldat français a trouvé la mort dans la nuit de vendredi à samedi. Deux extrémistes portant des vestes bourrées d'explosifs ont attaqué un autocar transportant des officiers de l'armée afghane à Kaboul, tuant cinq militaires et en blessant neuf autres, a annoncé Khalilullah Dastyar, chef adjoint de la police municipale.

Les taliban ont revendiqué la responsabilité de cette attaque, la plus importante dans la capitale afghane depuis le mois de mai, lorsque six soldats étrangers avaient péri dans un attentat à la voiture piégée.

Les deux assaillants ont ouvert le feu contre l'autocar sur la principale route menant de Kaboul à Jalalabad, un peu plus à l'Est, le long de laquelle se trouvent des casernes de l'Otan et de l'armée afghane.

L'un d'eux s'est fait exploser et l'autre a été abattu par la police avant d'actionner sa bombe. Les images télévisées du véhicule calciné ont témoigné de la violence de l'attaque.

DES TALIBAN PÉNÈTRENT DANS UN CENTRE MILITAIRE

Dans le nord du pays, neuf militaires et policiers afghans ont été tués et quinze autres blessés à Kunduz, où la chancelière allemande Angela Merkel s'était rendue la veille à la rencontre des soldats allemands de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf).

D'après le ministère de la Défense, quatre kamikazes au moins ont attaqué un centre de recrutement de l'armée. Deux se sont fait exploser à l'entrée du complexe. Deux autres ont réussi à pénétrer dans l'enceinte, où des combats ont éclaté et se sont poursuivis jusque dans l'après-midi, a constaté un journaliste de Reuters.

De la fumée et des flammes se sont élevées des bâtiments vers lesquels ont convergé des renforts militaires afghans et étrangers.

L'artillerie a ouvert le feu par moments contre les bâtiments, dont se sont échappés une quarantaine de militaires. A l'intérieur, des tirs d'armes légères ont retenti.

Dans un communiqué, le président Hamid Karzaï a qualifié ces attaques de "crime important et impardonnable (commis par) des ennemis de l'Afghanistan opposés au renforcement des forces de sécurité afghanes".

DEUX SOLDATS DE L'ISAF TUÉS

Le bilan des pertes étrangères en Afghanistan a atteint les 700 morts pour la seule année 2010 au cours de la nuit de samedi à dimanche, avec le décès d'un militaire de l'Isaf tué par une bombe dans le sud du pays. Un autre soldat de l'Isaf a été tué dimanche dans un attentat à la bombe.

Les pertes étrangères en 2010 dépassent largement celles de 2009, qui était pourtant la pire année jusqu'à présent avec 521 tués. Les opérations contre la rébellion islamiste des taliban ont gagné en intensité depuis 18 mois.

Au total, au moins 2.270 militaires étrangers, dont environ deux tiers d'Américains, sont morts en Afghanistan depuis 2001, selon des statistiques établies par Reuters et le site internet www.iCasualties.org.

Cibles plus faciles en raison de leur équipement souvent insuffisant, l'armée et la police afghanes ont probablement subi des pertes bien plus élevées mais le gouvernement ne publie aucune donnée précise. Elles constituent en outre des cibles stratégiques pour les taliban car elles sont censées prendre à terme la relève des forces étrangères pour assurer la sécurité du pays.

Le nombre de victimes civiles du conflit a aussi atteint un niveau record cette année.
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MessageSujet: Afghanistan : les Américains en plein déni de défaite   Jeu 16 Fév - 7:18

Afghanistan : les Américains en plein déni de défaite


Marianne2
mer., 08 fév. 2012 13:05 CST

© cc flickr by US Army
Lieutenant Colonel dans l'armée américaine, l'officier Daniel Davis a passé un an en Afghanistan où il a pu rencontrer de nombreux soldats américains, chefs de l'armée afghane ou de villages. Dans un rapport gênant pour l'état major américain, il décrit la situation tactique catastrophique sur le terrain et les mensonges des chefs militaires.

« J'ai passé l'année dernière en Afghanistan, visitant et parlant avec les troupes américaines et leurs partenaires afghans. Mon engagement au sein de l'unité d'équipement rapide (Rapid equipment Force) m'a permis de me rendre sur tous les terrains où nos soldats étaient engagés de manière significative. Ce que j'ai vu sur le terrain ne ressemblait en rien à la situation favorable décrite dans les rapports officiels des chefs militaires américains » la déclaration fait l'effet d'une bombe. Surtout qu'elle émane du Lieutenant Colonel Daniel L. Davis dans l'Armed Forces Journal. Dans un long texte intitulé « Vérités, mensonges et Afghanistan. Comment les chefs militaires nous ont laissé tomber », le Lieutenant Colonel Davis décrit avec précision l'imposture afghane.

Un verdict édifiant et un démontage en pièces du story-telling militaire par un militaire de l'US Army: « Avant mon arrivée, j'avais l'espoir d'apprendre que les constats formulés étaient vrais : améliorations des conditions de vie en Afghanistan. Sans m'attendre à des résultats spectaculaires, j'espérais au moins assister à des évolutions positives. Au lieu de cela, j'ai été témoin d'un échec total à tous les niveaux ».

Au long de ses 10.000 kilomètres de patrouilles, le Lieutenant Colonel Davis a pu interviewer plus de 250 soldats et s'entretenir avec des responsables de l'insurrection afghane, des chefs de villages ou des « anciens ». Selon lui, les responsables locaux du gouvernement afghan ne remplissent pas leur mission auprès de la population et les forces afghanes rechignent à combattre l'insurrection. Il arrive même que les forces afghanes soient de connivence avec les talibans.

Une situation tactique catastrophique

Et le Lieutenant-Colonel Danis de multiplier les exemples de la perte de contrôle du terrain par les troupes alliées. Le 11 septembre 2011, rencontrant un responsable local afghan conseiller auprès des forces US, il lui demande son sentiment sur la capacité des forces afghanes à tenir tête aux Talibans après le départ des américains : « Ils en seront incapables. Dans cette région, de nombreux éléments des forces de sécurité ont conclu un pacte de non-agression avec les talibans : ils ne leur tirent pas dessus et les talibans font de même ».

C'est la description d'une défaite et d'un immense gâchis : « Dans tous les endroits que j'ai visité, la situation tactique était soit mauvaise, soit catastrophique. Les événements que je décris pourraient éventuellement s'inscrire dans un contexte de guerre difficile pour un pays engagé dans un conflit depuis un an, deux ans, voire quatre ans. Mais c'est inconcevable pour des forces engagées depuis 10 ans ».

Fabrication d'ennemis virtuels: une arme à double tranchant

Engagé personnellement dans une campagne de sensibilisation de l'opinion publique et des institutions, il a fourni une version détaillée et classifiée de son rapport à des membres du Congrès et du Ministère de la Défense : « Si les américains étaient en mesure de comparer les déclarations publiques de la plupart de nos dirigeants avec les rapports classés de nos services, la crédibilité de notre politique dans la région s'en trouverait gravement atteinte ». Daniel Davis attend désormais l'autorisation du service de communication des armées pour mettre en ligne, sur son blog, une version publique de son rapport.

Vingt ans après Jean Baudrillard qui dans La guerre du Golfe n'aura pas lieu décrivait « l'enlisement de la guerre dans un suspense interminable » par l'intoxication médiatique, pointant la fabrication d'une guerre imaginaire alors que « sur l'Echelle de Richter, la guerre du Golfe n'atteindrait même pas le degré deux ou trois ». Les communicants du Pentagone ont revu leurs classiques, toujours dans la logique de fabrication d'ennemis virtuels, l'heure n'est plus à la sublimation de la victoire mais au déni de défaite. Avec Baudrillard, il serait temps de se rendre compte que cette guerre d'Afghanistan a trop eu lieu...

Engagement massif ou engagement en profondeur ?

Le Lieutenant Colonel Davis aime mettre les pieds dans le plat. Déjà en octobre 2009, il publiait un article sur l'impasse stratégique afghane « Go Big or Go Deep ». En Afghanistan, les américains ont manifestement choisi la première option : « s'engager massivement sans que le niveau des effectifs soit suffisant pour être efficace. Le déploiement de forces fait passer les américains pour des envahisseurs » écrivait-il. L'option Go Deep priviligiée par Daniel Davis se voulait « une stratégie globale incluant les composantes essentielles de la communauté du renseignement, des forces d'opérations spéciales, des forces militaires conventionnelles, des militaires des unités conseils et assistance, d'aide gouvernementale et de développement, des conseillers économiques, le développement des fonctions éducatives, et d'autres éléments de la puissance nationale qui seraient synthétisés pour procéder à un effort de lutte antiterroriste agressive associée à un appui ciblé des habitants par les forces gouvernementales et militaires ».
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MessageSujet: La défaite et la retraite calamiteuse s'accélèrent   Mer 23 Mai - 16:01

Obama est dans la tourmente au lendemain du Sommet de l'OTAN. Ryan Crocker a annoncé son retour de Kaboul un an avant la fin de sa mission, le Secrétaire d'Etat adjoint pour le Proche-Orient, Jeffrey D.Feltman, a fait de même. Et le président ne cache plus ses sentiments vis à vis de ses alliés à l'heure où le Pakistan devient son problème numéro un.

Les départs ne sont pas une choses rares à l'approche du terme d'un mandat présidentiel aux Etats-Unis. Mais celui de Ryan Crocker, annoncé d'abord sans mention de son état de santé, illustre ce que le correspondant de Newsweek en Afghanistan et au Pakistan, Ron Moreau, qualifie ce matin de "mission impossible".

Peu connu du grand public, Ryan Crocker est, à 63 ans, l'un de diplomates de carrière américain les plus importants à avoir servi au cours des trente dernières années. Il a été l'Ambassadeur des Etats-Unis successivement au Liban, au Koweit, en Syrie, au Pakistan, en Irak, avant d'être envoyé à Kaboul le 30 juin 2011.

Dans le livre qu'elle a consacré à l'ancien Secrétaire d'Etat Colin Powell, la journaliste du Washington Post, Karen DeYoung, avait révélé l'existence d'un memo établi à la demande de celui-ci par Ryan Crocker, dans lequel il avait écrit que « le renversement de Saddam Hussein pourrait libérer des tensions sectaires et ethniques longtemps réprimées », que « la minorité sunnite ne renoncerait pas facilement au pouvoir », et que « de puissants voisins tels que l'Iran, la Syrie et l'Arabie saoudite essaieraient de jouer de leur influence dans les événements ». Il avertissait que les Etats-Unis « devraient commencer à partir de zéro la construction d'un système politique et économique parce que les infrastructures de l'Irak seraient en lambeaux ». Crocker, bien sûr, savait que c'était peine perdue. Mais l'homme n'a jamais baissé la tête, fort d'un prestige rarement égalé dans les pays où il a représenté son pays et au sein des forces américaines.

C'est pourquoi, lorsque des journalistes l'ont approché au cours des derniers mois dans l'ambassade bunkérisée des Etats-Unis à Kaboul, comme le rapporte aujourd'hui Ron Moreau, l'ambassadeur, qui a su lier des liens étroits avec le président afghan Hamid Karzaï a rapporté que toutes leurs conversations se concluaient désormais par la même phrase: « Mais qu'est-ce que nous allons bien pouvoir faire maintenant? » Et, ajoute Ron Moreau, « c'est exactement la question que doivent se poser actuellement le président Obama et le Département d'Etat. »

Le départ de Crocker et de Feltman donne la réponse.

LE PAKISTAN, LE VRAI PROBLÈME
Sur la chaîne NBC, ce matin, l'ancien Secrétaire d'Etat William Cohen a commenté ainsi l'annonce des deux départs: « Nous n'obtiendrons sans doute jamais la sécurité en Afghanistan à moins de régler le problème avec le Pakistan et cela n'a pas été possible lors du sommet (de l'OTAN). On espérait obtenir une réouverture des routes vers Afghanistan avant la réunion de l'OTAN. Il y eu cette mascarade avec président (pakistanais) qui a été invité mais ne devait avoir ni réunion avec le président ni séance de photos, pour que finalement chacun se précipitent, y compris le président Karzaï, pour faire une photo, ce qui n'est guère une publicité pour lui (le président pakistanais) qui n'a pas pu rentrer à la maison et présenter les excuses américaines aux Pakistanais, ce qu'il exigeait pour le meurtre de 24 soldats il y a 6 mois. » William Cohen fustige le Pakistan qui est désormais devenu le problème numéro un des Etats-Unis: « Des milliards de dollars d'équipements vont devoir être déplacés. Nous forcer à emprunter d'autres itinéraires va être très coûteux pour les États-Unis. Je pense que le message doit s'adresser aux Pakistanais, dans la mesure où vous nous forcez à supporter une charge supplémentaire, cela va avoir un impact sur notre relation à l'avenir en termes d'aide étrangère et d'assistance. » Il accuse directement le Pakistan d'essayer « d'extorquer plus de ressources aux Etats-Unis à un moment où nous avons besoin d'avoir accès à l'Afghanistan et aussi d'en sortir. »

"LES AMÉRICAINS RÊVENT DE FAIRE COMME LA FRANCE"
De manière intéressante, un sondage réalisé par la chaîne ABC juste avant l'ouverture du Sommet de l'Otan indique qu'il n'y a plus que 3 Américains sur 10 qui estiment que la guerre en Afghanistan valait la peine. Un an plus tôt, le soutien au président Obama sur cette question atteignait 60%.

Plus révélateur encore ce que Barack Obama a dit cette nuit aux journalistes qu'il a rencontré lors de son déplacement dans le Colorado: il a laissé échapper son agacement à l'encontre du Premier ministre britannique, David Cameron, le plus hostile à l'encontre de François Hollande durant les quatre journées de réunions à Washington et à Chicago, l'accusant de s'être « faufilé hors du sommet de l'OTAN pour aller visiter Chicago ». Le président américain Barack Obama n'a visiblement pas apprécié la prestation de David Cameron qui a préféré, a t-il dit, « se retirer des négociations pour profiter d'une promenade de détente ».

Le Brookings Institute, l'un des plans anciens et très influents think tanks de Washington, résume ainsi les choses ce matin: « Beaucoup croient au Pakistan que l'OTAN est vouée à l'échec en Afghanistan. Ils lisent les sondages et ils ont noté que le président français François Hollande a maintenu sa promesse de retirer la Force opérationnelle Lafayette de la France hors du pays d'ici la fin de cette année. La plupart des dirigeants européens aimeraient secrètement faire la même chose avec leurs troupes. Ainsi que de nombreux Américains. »
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MessageSujet: En Afghanistan une piteuse défaite US se confirme !   Lun 3 Sep - 4:53

La formation de soldats afghans suspendue
Mots clés : Terrorisme, Afghanistan, OTAN, Isaf

Par Maxime Bourdeau
Mis à jour le 02/09/2012 à 23:51 | publié le 02/09/2012 à 19:04 Réactions (25)

Un policier afghan (à gauche) avec des soldats allemands à un poste de sécurité dans la province de Baghlan, au nord du pays. Crédits photo : STAFF/Reuters

Recommander
Face à la recrudescence d'attaques de bases de l'Otan par des Afghans vêtus d'uniformes de l'armée, les forces spéciales ont décidé de revérifier les liens des recrues avec les talibans.

Le commandant des forces spéciales américaines en Afghanistan a décidé de suspendre l'entraînement de toutes les nouvelles recrues afghanes en formation dans l'attente d'une nouvelle vérification de leurs liens éventuels avec les rebelles talibans. Une mesure qui intervient après que 45 soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) ont été tués cette année par des Afghans portant des uniformes de l'armée. Sur le terrain, la non-application de certaines mesures de sécurité dans les bases de l'Otan a permis à des Afghans en formation de réintégrer leurs quartiers après avoir rejoint la cause des talibans ou même aux rebelles d'infiltrer ces bases.

Très difficiles à prévenir, ces «attaques de l'intérieur» se sont multipliées au cours des derniers mois. Elles ont aussi fait des victimes dans les contingents d'autres pays comme la France et l'Australie. Impuissante face à ces agressions, l'Otan reconnaît les failles dans son système de sécurité. Le processus de vérification des membres de la police et de l'armée afghanes n'est, par exemple, pas toujours respecté, de peur de ralentir le recrutement. Un recrutement nécessaire au succès du transfert des responsabilités des forces internationales aux forces afghanes qui doit s'achever en principe fin 2014.

Rester à l'écart
Un nouveau processus de vérification a donc été décidé par l'Otan et concernera plus de 27.000 militaires afghans. Il pourrait durer deux mois et stopper la formation de nouvelles recrues pendant près de trente jours. Les forces spéciales cherchent activement à éviter toute nouvelle attaque, mais certains des responsables de l'Otan font remarquer que les relations avec les Afghans sont différentes en fonction des régions et qu'une seule solution applicable sur tout le territoire est difficilement envisageable. Mais d'ores et déjà, il est maintenant conseillé aux troupes de rester à l'écart des soldats et policiers afghans en dehors du temps de formation: lorsqu'ils dorment, se lavent ou font de l'exercice. Une directive qui risque d'être compliquée à mettre en place à ce stade. Notamment sur les bases les plus petites où la proximité entre Afghans et Américains est inéluctable. Le slogan de ce partenariat «Shohna ba Shohna», c'est-à-dire «côte à côte», va peut-être devoir changer.
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MessageSujet: Vers une défaite cuisante !   Dim 16 Sep - 14:24

Six avions américains détruits par les talibans en Afghanistan

16 septembre 2012 à 09:01


Le prince Harry inspecte son hélicoptère Apache au Camp Bastion, en Afghanistan. (Photo pool John Stillwell. Reuters)
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Jamais de telles pertes matériels n’avaient été infligées en dix ans de conflit aux forces de la coalition.

Six avions de combat américains ont été détruits et deux ont été endommagés «de façon significative» lors de l’attaque des talibans dans la nuit de vendredi à samedi contre la base en Afghanistan où est stationné le prince Harry, a annoncé dimanche la force de l’Otan (Isaf).

Les dégâts contre le camp Bastion, dans la province du Helmand (sud), sont encore plus importants qu’on le pensait, trois postes de ravitaillement ayant également été détruits et six hangars d’avions ayant été atteints, selon un communiqué.

Jamais de telles pertes matériels n’avaient été infligées en dix ans de conflit en Afghanistan aux forces de la coalition, a reconnu une source sécuritaire occidentale.

Deux marines américains ont été tués dans l’attaque menée contre la base dans laquelle est stationné le prince Harry et neuf autres membres de la coalition -- huit militaires et un civil -- ont été blessés, selon le nouveau bilan de l’Isaf.

L’attaque à l’arme légère et à l’aide d’obus et de roquettes contre le camp Bastion a duré plus de quatre heures et a été très intense.

Selon le dernier bilan communiqué dimanche par la coalition, quinze insurgés «bien équipés, armés et qui avaient répété» l’attaque, ont pénétré dans la base, «habillés d’uniformes de l’armée américaine» et «munis de fusils automatiques, de lance-roquettes et de gilets de kamikaze».

Qari Yusuf Ahmadi, un porte-parole taliban, avait affirmé samedi à l’AFP que l’attaque avait été menée «en revanche contre le film insultant des Américains» et que «l’objectif n'était pas le prince Harry».

«Innocence of Muslims» (L’innocence des musulmans), un long-métrage caricatural à très faible budget et d’un intérêt médiocre, a embrasé la rue en Libye, en Egypte, au Yémen et au Soudan.
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Après le Vietnam, l'Aghanistan :le début de la défaite des croisés ?
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