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 Politiques de la canonière

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MessageSujet: Politiques de la canonière   Jeu 12 Juin - 15:13

La tournée de George Bush en Europe a donné lieu a un regain de confrontation verbale entre les présidents américain et iranien, mercredi 11 juin, au moment où les Etats-Unis poussent les Européens à renforcer l'attirail des sanctions contre Téhéran, en dehors même du cadre du Conseil de sécurité de l'ONU. "Toute option reste ouverte", a dit M. Bush, en allusion à un scénario d'emploi de la force contre des installations iraniennes, "mais ma préférence va à une solution diplomatique" a-t-il souligné.

Le "meilleur choix à faire" pour l'Iran, a commenté le président américain lors d'une conférence de presse en Allemagne, serait d'accepter l'offre de coopération que doit remettre, samedi, à Téhéran le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, au nom des six pays qui traitent le dossier nucléaire iranien (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Russie et Chine).

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a, de son côté, averti que l'Iran n'échangerait pas sa "dignité" contre des avantages qui lui seraient proposés. Il s'est aussi attaché à réduire le problème qui oppose son pays au Conseil de sécurité de l'ONU depuis 2006 à la confrontation avec les Etats-Unis, voire avec le seul George Bush. Ce qui suggère, ainsi que des diplomates occidentaux en sont convaincus, que l'Iran joue la montre jusqu'à l'arrivée d'une nouvelle administration américaine, et n'envisage guère d'enclencher un règlement négocié de la crise avant cette échéance. Le Conseil de sécurité exige de l'Iran qu'il suspende ses activités d'enrichissement d'uranium. "Ton ère est révolue", a dit le président iranien en parlant de M. Bush, le qualifiant d'"homme maléfique" qui est "entré en Afghanistan, en Irak, et a annoncé que l'Iran serait sa troisième cible". "Par la grâce de Dieu, tu n'endommageras pas un centimètre de la terre sacrée d'Iran", a-t-il ajouté.

Le dossier nucléaire iranien est entré dans une nouvelle phase de tensions, avec un retour des spéculations sur la possibilité d'une action militaire que pourrait décider Israël. Dans ce climat, les Européens - et la France a l'intention de faire valoir cette ligne lors de sa présidence de l'Union européenne, qui commence le 1er juillet - semblent s'acheminer vers l'adoption de nouvelles mesures contraignantes contre l'Iran.


DURCISSEMENT GÉNÉRAL


Le secteur financier iranien, notamment les banques Melli et Saderat, mentionnées dans la dernière résolution de sanctions de l'ONU votée en mars, serait ciblé. Les appels de l'ONU à exercer de la "vigilance" sur les activités de ces institutions seraient transformées, au niveau européen, en interdiction ferme de transactions.

Si certains pays comme l'Autriche seront difficiles à convaincre pour durcir les sanctions, un changement notable s'est produit depuis le retour au pouvoir à Rome de Silvio Berlusconi car l'Italie, partenaire économique important de l'Iran, est désormais d'accord pour aller de l'avant, disent des diplomates.

Un facteur important pèse désormais dans le débat entre responsables européens et contribue à un durcissement général envers l'Iran. Il s'agit du dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui constatait, le 26 mai, que Téhéran n'avait pas apporté les clarifications nécessaires sur ce qui est soupçonné d'être le volet militaire de son programme nucléaire. Ce rapport se penche sur les études iraniennes portant sur la mise au point d'une tête de missile pouvant accueillir une charge nucléaire, sur des essais d'explosifs de haute intensité, et sur un projet de possible site de test nucléaire - autant d'éléments que l'AIEA a décrit comme "source de sérieuse préoccupation". La chancelière allemande, Angela Merkel, a commenté, mercredi, qu'il fallait "réagir" à ce rapport "avec des sanctions accrues si nécessaire".

Les grandes puissances poursuivent leur double approche de la carotte et du bâton pour tenter de convaincre l'Iran de suspendre l'enrichissement d'uranium. L'offre que doit présenter l'émissaire européen, Javier Solana, aux responsables iraniens est une amélioration de celle qu'avaient déjà présentée les "Six" en juin 2006, expliquent des diplomates.

Outre des propositions de coopération dans le nucléaire civil et au plan commercial, elle porte sur des consultations régionales au Moyen-Orient sur les questions de sécurité. Elle inclut aussi une "chorégraphie" particulière pour la suspension de l'enrichissement, selon des sources diplomatiques. La mise au point de cette nouvelle offre avait été demandée par la Russie et la Chine, à l'approche du vote de la résolution 1803 à l'ONU.

L'Iran, de son côté, a fait parvenir une contre-offre à ses interlocuteurs, mettant en exergue son poids régional au Moyen-Orient, tout en revenant sur une idée de "consortiums" internationaux pouvant accompagner la poursuite de son programme d'enrichissement d'uranium. Le texte iranien, daté du 13 mai, fait cependant l'impasse sur la question centrale de la suspension de l'enrichissement.
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MessageSujet: la campagne d'Afghanistan subit de sérieux revers   Sam 14 Juin - 15:10

Les talibans libèrent près de 1000 détenus de la prison de Kandahar, dans le Sud afghan
LE MONDE
C'est sans doute l'opération la plus spectaculaire et la plus audacieuse menée par les talibans ces dernières années en Afghanistan : vendredi 13 juin, en début de soirée, un commando de la rébellion afghane a libéré près de 1000 détenus de la prison de Kandahar, dans le sud du pays, à quelques kilomètres de la grande base militaire de l'OTAN qui regroupe plus de 11 000 soldats occidentaux.

Ce camouflet infligé aux forces afghanes et occidentales intervient au lendemain de la conférence de Paris, au cours de laquelle la communauté internationale s'est engagée à verser quelque 20milliards de dollars d'aide à la reconstruction et au développement de l'Afghanistan.

Selon le ministre afghan de la justice, Sarwar Danish, une voiture piégée, conduite par un kamikaze, s'est frayé un chemin jusqu'au mur d'enceinte de la prison avant d'exploser, entraînant l'effondrement d'une grande partie de celui-ci. "L'explosion a été suivie d'un assaut armé. Nous ne savons pas combien de prisonniers se sont échappés. Les forces de sécurité afghanes ont pénétré à l'intérieur de la prison et en ont repris le contrôle", a-t-il ajouté.

PERTES OCCIDENTALES EN FORTE HAUSSE

Pour le ministre adjoint de la justice, Mohammed Qasim Hashimzai, "il y avait plus de 1000 détenus dans la prison" et "la plupart d'entre eux se sont enfuis". Les chiffres restent incertains : selon d'autres sources, plusieurs centaines de détenus sont restés dans le bâtiment, alors que d'autres ont été tués au cours d'une fusillade entre assaillants et policiers afghans, qui aurait coûté la vie à une quinzaine de gardiens. Une vaste chasse à l'homme a ensuite été menée dans la région par les forces afghanes.

Quelque 400 talibans présumés étaient détenus dans la prison, avec plusieurs centaines de prisonniers de droit commun.

En mai, pour la première fois, le nombre de morts parmi les troupes occidentales en Afghanistan (18, dont 13 Américains) a été supérieur à celui de l'Irak (16, dont 14 Américains) a, d'autre part, indiqué le secrétaire américain à la défense, Robert Gates, au cours d'une réunion des ministres de la défense de l'Alliance atlantique, vendredi, à Bruxelles.

M. Gates a lancé un appel pressant aux Etats membres de l'OTAN pour qu'ils envoient plus de soldats et d'équipements militaires en Afghanistan. Il faut que "les actes et la rhétorique des gouvernements s'accordent", a-t-il insisté.


avec AFP, Reuters et AP
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MessageSujet: opérations spéciales en Iran   Lun 30 Juin - 7:15

Le New Yorker révèle que le Congrès américain a alloué, fin 2007, une enveloppe de 400 millions de dollars à la Maison Blanche pour financer des opérations spéciales visant à déstabiliser la République islamique. Décryptage sur le blog de Vincent Jauvert.

Le Congrès américain aurait alloué, fin 2007, une enveloppe de 400 millions de dollars à la Maison Blanche pour financer des opérations spéciales contre l'Iran. C'est ce que révèle dimanche 29 juin le New Yorker, qui s'appuie sur un document signé par le président George W. Bush. Ces opérations secrètes, d'envergure importante, viseraient à déstabiliser la République islamique, menée par Mahmoud Ahmadinejad. Elles auraient été lancées depuis une base secrète située dans l'Ouest de l'Afghanistan.
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MessageSujet: Crispations américaines vis à vis de l'Iran   Dim 20 Juil - 10:32

L'Iran refuse catégoriquement de cesser son programme d'enrichissement d'uranium, assurant qu'il n'a que des fins pacifiques, alors que les Occidentaux le soupçonnent d'alimenter un projet secret de fabrication de l'arme atomique. Quatre résolutions de Conseil de sécurité de l'Onu - dont trois assorties de sanctions - appellent l'Iran à suspendre ses activités. Pour tenter de résoudre la crise, qui peut menacer la paix, Javier Solana a déjà fait plusieurs propositions. La plus récente, le mois dernier, suggère une phase de pré-négociations : elle débuterait si les Iraniens acceptaient dans un premier temps de maintenir l'enrichissement à son niveau actuel tandis que les Six renonceraient à durcir les sanctions existantes.

Hier soir, le diplomate en chef de l'Union européenne qualifiait cette rencontre de « constructive », mais devait bien reconnaître l'évidence : « Nous n'avons pas obtenu de réponse claire à nos questions. Nous espérons qu'elle arrivera dans quelques semaines... ».

Non seulement les discussions de Genève n'ont permis aucune avancée, mais elles ont abouti à une crispation supplémentaire des Américains sur le dossier. Hier soir, le département d'État lançait cet avertissement : « Les Iraniens doivent comprendre que leurs dirigeants doivent choisir entre la coopération nucléaire ou la confrontation, qui ne mènera qu'à un isolement accru de l'Iran ». Plus qu'un avertissement, presqu'une menace.
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MessageSujet: LMe futur janissaire recrute   Dim 27 Juil - 6:33

le futur janissaire de l'impérialisme le plus dangereux de la planète, celui qui afait et continue à faire le plus de mort de part le monde et continue de vouloir asservir les nations à son profit continue a jouer les va-t-en-guerre devant ses caniches même les plus hideux affraid

Arrow au cours de sa brève visite à Paris, le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama a estimé vendredi que l'Afghanistan est "une guerre que nous devons gagner", et qualifié de "courageuse" la décision de son hôte Nicolas Sarkozy de renforcer la présence militaire française dans ce pays.

Le monde doit "finir le travail" en Afghanistan, affraid affraid affraid a estimé le sénateur de l'Illinois au cours d'une conférence de presse conjointe à l'Elysée.

Barack Obama, qui vient de se rendre à Kaboul dans le cadre de sa tournée internationale et considère l'Afghanistan comme une priorité, veut un renforcement de la présence américaine en Afghanistan, mais aussi des autres pays de l'OTAN, plutôt réticents. L'Allemagne, où Barack Obama était jeudi et qui compte 3.000 hommes déployés surtout dans le nord, a fait savoir qu'elle n'entendait pas augmenter son effort.

Nicolas Sarkozy avait entamé la rencontre avec la presse en notant que "les Français aiment les Américains" Mad Mad Laughing Laughing et "suivent avec passion la campagne électorale aux Etats-Unis". "L'aventure de Barack Obama est une aventure qui parle aux Français", a-t-il également dit. Cool

La conférence de presse a été marquée par des échanges d'amabilités, sourires et bons mots entre les deux hommes, le président français soulignant l'existence de "beaucoup de convergences de vues" avec Barack Obama, et dressant des parallèles entre leurs deux parcours personnels. lol!
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MessageSujet: La guerre de colonisation en Afghanistan   Mer 20 Aoû - 7:32

Sous la conduite du Boucher et de ses évangélistes l'occident mène une nouvelle croisade vouée à l'échec pour préserver son petit confort et refourguer la camelotte dont le monde n'a que faire...
Pour qui connait un tant soit peu l'Afghanistan sait et espère que le développement du pays restera un leurre...
Je joins un texte tiré de rue 89 et surtout un lien terrible qui vous fera réfléchir peut-être ?


http://membres.multimania.fr/wotraceafg/guerre.htm

...et puis arrêtons de parler de "terroristes" vis a vis de résistants face à une telle armada agressive ...parlons de patriotes courageux et de héros...
imaginez l'inverse mes amis : une coalition de pays attaquant la nation...bien peu se lèveraient ça c'est sûr :les gens sont devenus des veaux
!

La mort des dix soldats français de la force de l’Otan en Afghanistan, tués lundi et mardi lors de combats contre les talibans (qui ont également fait 21 blessés dans les troupes françaises), non loin de Kaboul, relance le débat sur le sens de cette guerre démarrée il y a sept ans. Nicolas Sarkozy doit se rendre mardi soir en Afghanistan, où 3300 militaires français sont actuellement déployés.

Où en est la situation, sept ans après les premiers bombardements ?

L’état du pays est de plus en plus chaotique (lire le reportage d’Anne Nivat). L’année 2007 a été marquée par une forte dégradation de la situation. En juin dernier, 49 soldats de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) de l’Otan et de la coalition sous commandement américain sont morts. Le bilan le plus lourd depuis le début de la guerre.

On est loin du plan initial. Le 7 octobre 2001, moins d’un moins après l’attaque du World Trade Center, George W.Bush annonçait que les frappes américaines, soutenues par les pays de l’Otan, par l’ONU et par l’Alliance du Nord, coalition afghane anti-talibans, avaient commencé contre les camps d’Al-Qaeda, soupçonnée d’être à l’origine des attentats du 11 septembre. Washington avait, en vain, réclamé la tête d’Oussama Ben Laden avant d’attaquer le pays.

En novembre 2001, la chute des talibans, « étudiants en religion » à la tête d’une dictature islamiste brutale depuis 1996, consacrait la victoire-éclair des Américains. Rapide, mais ephémère : la guerre s’est éternisée ; les talibans ont ouvert des fronts dans l’Est du pays et la démocratie rêvée est restée une illusion. En dépit de l’élection présidentielle de 2004 et de l’arrivée au pouvoir d’Hamid Karzaï, les Occidentaux n’ont pu se retirer du pays. L’insécurité n’a fait que croître : plusieurs ministres ont été tués, le président Karzaï a échappé à plusieurs tentatives d’assassinat. Sans compter les victimes civiles afghanes : durant les cinq premiers mois de 2008, la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan a fait état de 698 civils tués, tandis que durant la même période de 2007 on enregistrait 430 décès. Enfin, le nombre de tués au sein de la coalition internationale n’a fait que croître d’année en année :

2001 : 12 tués
2002 : 68 tués
2003 : 57 tués
2004 : 58 tués
2005 : 130 tués
2006 : 191 tués
2007 : 232 tués
2008 : 183 tués depuis le 1er janvier 2008
Côté français, y compris les pertes d’aujourd’hui, 24 soldats sont morts depuis 2001.

Quel est le rôle joué par la France ?

Malgré la présence d’environ 50000 hommes de l’Isaf -dont près de la moitié d’Américains-, la sécurité se délite continuellement en Afghanistan. Les Etats-Unis ont donc appelé à renforcer la force internationale. L’Allemagne a refusé, le Canada a hésité et la France a dit oui.

Pourtant, en 2007, pendant la campagne présidentielle et alors que des humanitaires français étaient retenus en otages par des talibans, Nicolas Sarkozy estimait que la guerre en Afghanistan n’était pas « décisive » pour la France :

Depuis, Nicolas Sarkozy a changé d’avis et juge désormais prioritaire le renforcement des troupes françaises dans cette partie du monde. En mars 2008, en visite en Angleterre, il déclare :

« Est-ce que l’on peut se permettre, nous, l’Alliance, les alliés, de perdre en Afghanistan ? La réponse est non. Parce qu’en Afghanistan se joue une partie de la lutte contre le terrorisme mondial, donc on doit gagner. Est-ce que la France veut partir, la réponse est non. »

Pourquoi ce revirement ? Officiellement, parce que la situation s’est dégradée et que tant la France que l’Europe ont intérêt à ce que l’Afghanistan ne retombe pas dans le chaos. Pour le grand public, Nicolas Sarkozy place son action sur le plan moral : il s’agit d’empêcher le retour au pouvoir de gens qui « ont amputé d’une main une femme parce qu’elle avait mis du vernis à ongles » (une rumeur non vérifiée, soit dit en passant).

Mais le revirement du président français s’inscrit aussi dans une inflexion de la stratégie nationale. Sarkozy souhaite que la France reprenne sa place pleine et entière dans les instances de l’Otan - à commencer par son commandement militaire - et qu’elle prenne la tête de son « pilier européen ». Envoyer des troupes en Afghanistan, c’était apparaître comme le chef déterminé d’une France qui n’hésite pas à engager ses troupes au côté de ses frères d’armes de l’Alliance sur des terrains éloignés. Une France qui se distinguerait ainsi dans une Europe de plus en plus frileuse.

Sur le terrain, après avoir stationné à Kandahar des Mirage autrefois basés au Tadjikistan et envoyé des formateurs supplémentaires auprès de l’armée afghane, Nicolas Sarkozy décidait en avril d’envoyer 700 hommes supplémentaires. Il y a donc désormais 3 300 soldats français affectés au terrain d’opération afghan.

Cet été, la France a pris la direction du Commandement régional à Kaboul, succédant ainsi à l’Italie. Le contingent français a plusieurs missions : stabiliser et sécuriser les zones qui lui sont attribuées ; surveiller les zones sensibles (aéroports, frontières) ; détruire des munitions (obus et mines) ; soigner militaires et civils dans certaines zones ; assurer le transport des troupes (hélicoptères, avions) et former l’armée nationale afghane.

Ce qui est regrettable, c’est que ces décisions aient été prises sans débat national, presque en catimini. Elles n’ont pas été bien accueillies par l’opinion, qui y a vu non seulement un alignement sur Washington, mais aussi un risque inutile pour la vie de ses soldats. Non sans raisons, comme l’embuscade mortelle le démontre aujourd’hui.

Faut-il négocier avec les Talibans ?

La situation est aujourd’hui si mauvaise pour les forces occidentales, que le parallèle avec l’occupation russe s’impose. Après l’invasion de 1979, l’armée rouge a occupé le pays pendant dix ans, sans jamais parvenir à le contrôler.

L’Américain Eric Margolis, chroniqueur pour le Toronto Sun, l’un des experts les plus réputés de l’Afghanistan, juge cette guerre impossible à gagner, comme il nous l’a expliqué en avril dernier. Dans les années 1980, les Soviétiques avaient mobilisé 160 000 hommes et, face à une communauté pachtoune déterminée, et soutenue par les Etats-Unis, ils n’avaient pas réussi à contrôler le pays, malgré des appuis pro-communistes importants.

Alors, comment espérer contrôler cette mosaïque de tribus avec 20000 soldats occidentaux? « Il ne peut y avoir de solution militaire », assène Margolis, qui suggère de donner aux Pachtouns une représentation politique plus importante et même d’ouvrir une négociation avec les ennemis d’aujourd’hui : les talibans. (Voir la vidéo.)

Margolis n’est pas le seul à prôner le dialogue avec les talibans : c’est une proposition qui a également été avancée en Grande Bretagne. Mais un tel discours est actuellement inaudible aux Etats-Unis (ou « taliban » et « Al-Qaeda » sont quasiment synonymes). Et pour Sarkozy, discuter avec les « amputeurs de mains » n’est pas non plus une option envisageable, même si son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner s’est montré plus ouvert.
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MessageSujet: Toujours la même rengaine !   Mer 20 Aoû - 12:53

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MessageSujet: Enfin on se lache !   Jeu 21 Aoû - 9:51

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a qualifié jeudi l’Afghanistan de "bourbier" pour la coalition occidentale, estimant que priorité doit être donnée aux "moyens de la reconstruction" du pays.

Exprimant sa "sympathie aux familles des soldats tués et blessés" lors de l’embuscade tendue lundi aux militaires français dans la vallée d’Uzbeen à l’est de Kaboul, et sa "solidarité avec l’armée", Mme Buffet n’en a pas moins jugé que "nous sommes dans un bourbier en Afghanistan". Elle s’exprimait lors de sa participation, place de la Bastille à Paris, à une vente de fruits et légumes au "juste prix". "La politique de Sarkozy de vouloir réintégrer la ligne de l’Otan est une politique négative. En Afghanistan, ce n’est pas en apportant de nouvelles troupes que nous allons résoudre le problème mais en faisant en sorte qu’il y ait les moyens de la reconstruction de ce pays", a affirmé Mme Buffet. "Que les populations d’Afghanistan voient leur vie s’améliorer, c’est cela qui fera reculer de la façon la plus efficace les talibans. Il faut un régime démocratique, que la corruption recule. Il faut mener la lutte contre les talibans", a-t-elle ajouté, réclamant "un débat sur les objectifs de la présence française en Afg

Arrow Je me demandais si dans ce pays qui fut autrefois celle des lumières quelques voix allaient s'exprimer contre cette croisade "occidentale" ..;car enfin qu'on laisse les Afghan gérer leurs problèmes !
alors que l'on verse des larmes de crocodiles sur les petits soldats tués pas un mot sur les centaines de milliers de civils tués par l'occident au cours des deux dernières guerres afghanes et l'occupation soviétique
Qu'est-ce qu'ils vous ont fait les afghans !???? What a Face affraid
se sont-ils plaints des milliers de morts ?
Personne ne se lèvera-t-il donc pour dire aux occidentaux que le monde entier n'est pas à leur botte ! que leur sécurité ils ont qu'à la faire chez eux !...et que de leur camelotte, leur propagande débile et leur quincaille le monde n'en a cure
sont-ils si heureux que ça pour pouvoir donner des leçons ?
en tous cas ça ne se voit guère !!!! Twisted Evil king
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MessageSujet: Barbare ?   Jeu 21 Aoû - 18:09

Lors d'une cérémonie aux victimes le président français a accusé les résistants afghans de barbare !!! Shocked Shocked Shocked

J'ose espérer qu'il s'agit là que d'un lapsus vis a vis de pat riotes résistants qui ne font que défendre leur sol..;comme les français l'ont fait en 40...et les indochinois dans les années 65...

Quelque soit l'animosité qu'on ait contre lui un ennemi se respecte surtout quand il se trouve sur son sol à le défendre contre une armada d'envahisseurs étrangers Twisted Evil ...et occupés à combattre leurs propres peurs !
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MessageSujet: on pleure 10 soldats...mais on se fout de 80 civils   Sam 23 Aoû - 6:16

qui chez eux doivent subir depuis plus de 20 ans la guerre et les bombes et les croupières occidentales...autosatisfaites...

La guerre continue en Afghanistan où vendredi 76 personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont été tuées dans l’ouest du pays par un bombardement des forces de la coalition. «Ce sont tous des civils», a reconnu le ministère de l’Intérieur afghan qui a exprimé «ses plus vifs regrets pour cet incident involontaire».

Dans un premier temps le général Mohammad Zaher Azimi, au ministère de la Défense, avait évoqué la mort de cinq civils et «de 25 talibans parmi lesquels deux commandants importants» dans des frappes aériennes et des combats entre talibans et forces de sécurité afghanes et américaines. La coalition internationale affirme, elle, que 30 insurgés ont été tués. Selon l’ONU, dans les quatre premiers mois de 2008, quelque 200 civils afghans ont été tués par erreur par les frappes aériennes. Ces nouvelles «bavures» de la coalition vont relancer les polémiques sur le rôle des forces françaises.
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MessageSujet: Une guerre illégale   Sam 23 Aoû - 7:11

La France doit retirer ses troupes d’Afghanistan .



Les obsèques nationales, présidées par M. Sarkozy, des parachutistes français morts en Afghanistan ne sauraient valoir approbation de la mission qu’il leur a confiée. Il est nécessaire de s’interroger sur les raisons de cette guerre et sur sa légitimité. Il est nécessaire de sortir d’un engagement auquel le président de la République n’aurait pas dû souscrire, seul, au nom de la France.


Dix soldats français sont tombés au champ d’honneur, le 18 août en Afghanistan. Cette nouvelle glace le sang, car nous, Français, sommes tous responsables de leur mort. Ils avaient accepté de prendre le risque ultime lorsque, en notre nom collectif, le président de la République les avaient envoyés en mission. Ils pensaient nous défendre face à un danger, certes lointain, mais bien réel. Ils pensaient servir notre patrie.


Or, nous savons tous qu’il n’en est rien. Nicolas Sarkozy lui-même admettait lors de sa campagne électorale que la présence française en Afghanistan n’était pas essentielle pour nos intérêts. Pourtant, une fois élu, il a pris la décision, contre l’avis de l’état-major interarmes et contre celui de la majorité des Français, d’envoyer 700 hommes supplémentaires sur ce front. C’est une lourde responsabilité.


Aucune analyse nouvelle ne motive ce revirement. Le président Sarkozy a toutefois considéré que s’il n’y a aucun intérêt vital pour la France à combattre en Afghanistan, il y en a un à développer l’OTAN. C’est pour faire vivre l’Alliance que nos concitoyens sont morts.


Une guerre illégale


Pour comprendre les enjeux de ce conflit et le rôle de l’OTAN, souvenons-nous des événements précédents. En janvier 2001, le président George W. Bush entre à la Maison-Blanche. Le vice-président Dick Cheney consacre toute son énergie à la mise en place du Groupe de développement de la politique énergétique nationale (NEPD), dont il préside les débats à huis-clos. Il y est décidé d’exclure autant que faire ce peut la Russie et l’Iran de l’exploitation des hydrocarbures de la Mer Caspienne. À cette fin, un premier pipe-line transportera le pétrole jusqu’à la Méditerranée via la Géorgie (le « BTC ») et un second jusqu’à l’Océan indien via l’Afghanistan.


Au printemps 2001, l’Allemagne, en tant que présidente du Groupe de suivi de l’Afghanistan, organise des négociations multipartites à Berlin. Outre l’Émirat taliban non reconnu par la communauté internationale, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie et le Pakistan y sont conviés. Autour de la table, on discute de l’avenir du pays, mais dans les couloirs on ne parle que du pipe-line que souhaite construire la firme californienne Unocal. En définitive, selon le rapport du négociateur pakistanais Naiz Naik, les Anglo-Saxons, furieux de l’intransigeance talibane, mettent fin à la réunion et annoncent que ce sera la guerre.


En août 2001, l’OTAN achemine 40 000 hommes en Égypte, tandis que la marine britannique se déploie en mer d’Oman. Le 9 septembre, le leader du Front islamique (pro-russe) [1], Shah Massoud, est assassiné, de sorte que Moscou n’ait pas de relais locaux pour s’opposer à l’invasion anglo-saxonne.


Le 11 septembre des attentats spectaculaires frappent New York et Washington. L’administration Bush les attribue à Oussama Ben Laden, lequel vit dans l’émirat taliban. Ils exigent qu’il leur soit livré pour être jugé, ce que Kaboul accepte de faire. Mais il est trop tard, l’armada états-unienne, positionnée sur zone depuis août, est déjà en mouvement. Les ambassadeurs états-unien et britannique à l’ONU remettent chacun une lettre au président du Conseil de sécurité pour évoquer la légitime défense. Le secrétaire d’État Colin Powell, assure que les preuves de la responsabilité afghane dans les attentats seront présentées incessamment sous peu au Conseil de sécurité. Elle ne viendront jamais.


Étrangement, les États-Unis qui ont invoqué la clause 5 du Traité de l’Atlantique Nord pour mobiliser leurs alliés contre les terroristes dont ils se disent victimes, n’associent que le Royaume-Uni (puis l’Australie) à leur expédition militaire. Mais c’est bien ainsi qu’elle était planifiée avant le 11 septembre. Des groupes locaux sont enrôlés comme mercenaires pour mener les combats au sol, les Anglo-Saxons se limitant à leur fournir un appui aérien, puis liquidant sous un tapis de bombes les poches de résistance.


Après la déroute des talibans, Washington installe des institutions fantoches présidées par Hamid Karzaï (ressortissant états-unien, ex-agent de la CIA devenu cadre d’Unilocal en charge de la construction du pipe-line). La communauté internationale prend acte du fait accompli, tandis que la Russie, qui n’a toujours pas digéré l’agression de l’OTAN contre le Kosovo, avale cette nouvelle couleuvre. Toutefois, prenant date avec l’Histoire, le président Poutine observe que la légitime défense n’est pas établie et que l’invasion de l’Afghanistan est illégale.


L’engrenage


Une coalition de pays se porte volontaire, lors de la conférence de Bonn sur la reconstruction, pour assurer la sécurité en Afghanistan d’abord en lien avec l’Autorité de transition, puis avec les nouvelles institutions dans le cadre de l’ONU. Tous les volontaires sont des satellites des États-Unis qui adoptent les thèses de Washington. La Russie et ses alliés, qui dénoncent une grave violation du droit international, refusent d’envoyer des hommes.


Progressivement, il s’avère que la population afghane, même opposée aux talibans, n’approuve ni le gouvernement Karzai —dont l’œuvre se limite à avoir fait du pays le premier producteur mondial de pavot—, ni la présence anglo-saxonne. En août 2003, face à l’instabilité grandissante, Washington (qui concentre alors son effort en Irak) souhaite que l’OTAN prenne le commandement de la Coalition des volontaires et lance une offensive contre-insurrectionnelle. Il ne s’agit plus de lutter contre le régime taliban, mais contre la population afghane.


Certains des États volontaires, dont la France, se sentant piégés, tentent de s’en tenir au mandat de l’ONU visant à sécuriser le pays et à le reconstruire. À l’inverse de son prédécesseur, le choix de Nicolas Sarkozy aura été de faire basculer la mission des forces françaises du mandat onusien initial vers la stratégie atlantiste de contre-inusurrection. De facto, les forces françaises se retrouvent supplétives des états-uniennes dans une guerre coloniale. Ce n’est pas pour cela que nos soldats se sont rangés sous notre drapeau.


Les forces US étant déjà surdéployées en Irak, l’OTAN ne peut augmenter ses troupes en Afghanistan qu’en mobilisant des contingents alliés. Washington espère d’abord une aide canadienne, mais le rapport Manley met en garde Ottawa : le fardeau est trop lourd et ne doit être accepté que si un autre membre de l’OTAN en partage le poids. Washington sollicite alors Paris qui prend le temps de la réflexion. En France, rien ou presque ne filtre dans la presse des analyses en cours à l’Élysée et rue Saint-Dominique, tandis qu’au Canada, le Premier ministre Stephen Harper et les leaders politiques les plus en vue rapportent leurs contacts avec le président Sarkozy et donnent des détails sur ce que sera l’engagement français. En définitive, celui-ci est annoncé par Condoleezza Rice lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre britannique aux Chequers. La nouvelle est confirmée par Nicolas Sarkozy, non pas au peuple français ou à ses représentants, mais aux députés britanniques lors de son discours de Westminster.


La mise des troupes françaises au service du projet colonial anglo-saxon et leur renforcement préfigurent la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, prévue pour avril 2009. Le président Sarkozy a souhaité qu’elle aille le plus loin possible. C’est l’obstination du général Bruno Cuche, chef d’état-major de l’armée de terre, qui y a posé une limite, empêchant notamment le déploiement des chars Leclerc. On sait que celui-ci a refusé de se couvrir du même déshonneur que Nicolas Sarkozy et qu’il lui a présenté sa démission lorsque l’occasion s’est présentée.


Nous ignorons quelles menaces ou quelles gratifications les États-Unis ont promis au Canada et à la France pour les convaincre d’envoyer des troupes pour le seul bénéfice de l’Oncle Sam. Par contre, nous observons que les décisions de Stephen Harper et de Nicolas Sarkozy correspondent à la réintroduction par le département d’État US du pétrolier franco-canadien Total en Irak. Un accord a été signé entre Chevron (la société dont Condoleezza Rice était administratrice) et Total (dont le Canadien de Neuilly-sur-Seine Paul Desmarais, mécène des campagnes électorales d’Harper et de Sarkozy, est l’actionnaire de référence).


Ceci étant posé, nous devons songer à nos soldats morts. Ils ont fait leur devoir. Le nôtre, c’est d’éviter que d’autres jeunes gens ne soient sacrifiés comme eux à des intérêts étrangers ou privés. La France doit immédiatement retirer toutes ses troupes
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MessageSujet: Que fait la France en Afghanistan ?   Sam 23 Aoû - 16:03

Que fait la France en Afghanistan ?
Par Roland Hureaux, qui procède à une analyse critique, mais détaillée des raisons de la présence française aux côtés des forces de l'OTAN.



(...)
Pour les Etats-Unis, il s'agissait au départ de « punir » et de chasser du pouvoir les complices de l'attentat du 11 septembre : le régime taliban du mollah Omar, lequel abritait Ben Laden et les camps d'entraînement d'Al Qaida.
Gent fort ingrate au demeurant puisque le mouvement taliban avait été créé de toutes pièces par les Américains en 1994 afin, déjà, de punir et chasser du pouvoir leur protégé, Gulbuddin Hekmatyar indirectement compromis dans un premier attentat contre le World Trade center.
L'objectif de chasser les talibans fut très vite atteint, à un prix il est vrai lourd : pour les 3000 victimes du 11 septembre, plus de 100 000 victimes civiles et militaires afghanes environ, dont la quasi-totalité n'était impliquée ni de près ni de loin dans l'attentat de New York. «Œil pour œil, dent pour dent», dit l'antique adage biblique, finalement point si inhumain: on est, on le voit, dans cette affaire, très au-delà du compte.
L'incapacité des Américains à installer un pouvoir stable à Kaboul (leur refus d'une restauration du roi Zaher Chah n'a pas facilité les choses) et la haine bien naturelle de l'occupation étrangère ont vite permis aux talibans de reprendre du poil de la bête au point qu'ils seraient déjà revenus à Kaboul si celle-ci n'était défendue par les Occidentaux.

La « guerre des civilisations » ?
On arrive au second but de la guerre : empêcher une faction susceptible de protéger les terroristes islamiques de reprendre le pouvoir. La guerre en Afghanistan ne serait dans cette perspective que la pointe avancée de la lutte de l'Occident contre le terrorisme, singulièrement islamique, un avatar de la nécessaire «guerre des civilisations».
Ce but de guerre s'inscrit dans une conception aujourd'hui répandue – et qui a largement inspiré le récent Livre blanc de la défense nationale -, de «stratégie globale», selon laquelle le concept de défense du territoire national au sens classique serait périmé, à la fois parce que territorial et parce que national.
L'idée de contrer un parti pro-terroriste semble tenir la route sur le papier. Elle ne prend cependant pas en compte un certain nombre de données concrètes :
- la base afghane n'a joué qu'un rôle accessoire dans le 11 septembre : loin d'être un coordonnateur tout-puissant, Ben Laden a surtout labellisé cet attentat - et d'autres ; si les «camps afghans» ont permis une mise en condition idéologique de certains comparses, l'attentat du 11 septembre a d'abord été préparé en Occident par des éléments occidentalisés ;
- de toutes les façons, les talibans contrôlent aujourd'hui suffisamment de territoire pour protéger Ben Laden ; est-il vrai, comme le disent certains militaires français, que les Américains à qui ils avaient signalé sa position, ont refusé de l'arrêter ? Comme si le méchant devait rester vivant jusqu'à la fin du film !
- il n'y a plus eu d'attentat significatif aux Etats-Unis et dans la plupart des pays d'Europe depuis 2001 ;
- l'efficacité de la coordination policière entre les partenaires occidentaux, singulièrement entre les Etats-Unis et la France, est la cause principale de ce reflux du terrorisme : c'est là un facteur autrement sérieux, dans la lutte contre le terrorisme, que d'obscurs combats dans les vallées du Panchir ;
- les talibans se préoccupent peu de Ben Laden : ils ont d'abord le sentiment de se battre pour défendre leur patrie et leur foi ; c'est d'ailleurs leur force ;
- si les talibans revenaient au pouvoir, il y aurait moyen par des frappes ciblées de les dissuader d'apporter un concours aux terroristes, concours qui, de toutes les façons, vu leur position géographique, ne pourrait être que modeste ;
- le vivier des talibans est la tribu des Pachtounes à cheval sur la frontière du Pakistan : ce pays immense, bien plus peuplé que l'Afghanistan, à la «gouvernance» catastrophique, travaillé par les intégrismes, disposant de l'arme nucléaire et pourtant protégé par les Etats-Unis, représente un risque autrement important pour la paix que ne le serait un Afghanistan islamiste ;
A supposer que malgré ces considérations, on accepte encore la logique «guerre contre les talibans = guerre contre le terrorisme», il faudrait pour qu'elle soit justifiée, une autre donnée : qu'on ait l'espoir de la gagner.

L'impossible victoire
Or aucun stratège raisonnable n'imagine aujourd'hui une telle victoire possible. Comment croire qu'un engagement en définitive assez limité viendra à bout de milices aguerries et bien armées, recrutées dans des tribus aux fortes traditions guerrières, se battant dans un terrain particulièrement difficile qu'elles seules connaissent, et qui, après avoir résisté à la colonisation, ont tenu pendant dix ans la dragée haute aux Russes, voisins directs engagés avec des moyens autrement puissants ? Cette guerre est, de l'avis commun, encore bien plus mal engagée que ne l'était celle du Vietnam.
On dira en désespoir de cause que, même s'il ne peut gagner la guerre, l'Occident se doit d'être présent à cet endroit là pour marquer une attitude offensive dans la guerre générale qui est menée contre l'islamisme. Mais à quel coût et jusqu'à quand ?
De plus cyniques, - il en est dans nos états-majors -, avouent en privé que peu importe la légitimité de cette guerre : elle est un utile terrain de manœuvre en en vraie grandeur, permettant aux armées de l'OTAN de rester aguerries. C'est faire bien peu de cas des victimes civiles afghanes, d'autant plus nombreuses que les bombardements indiscriminés, aussi habituels en ces circonstances que contre-productifs, sont pratiqués à grande échelle.

La défense est d'abord nationale
Mais par-delà les considérations d'opportunité se pose la question de principe de la «stratégie globale»
Qui ne voit que les considérations géostratégiques fumeuses peuvent justifier n'importe quelle expédition lointaine ?
Elles vont en tous les cas à l'encontre de la conception traditionnelle, capétienne si l'on veut (mais aussi bien républicaine) de la défense nationale : dans cette conception, la guerre est tenue pour une chose grave qui ne se justifie que quand se trouve en jeu pour un pays un intérêt à la fois essentiel, spécifique, et certain. Si la lutte contre le terrorisme est assurément un intérêt essentiel, il s'en faut de beaucoup qu'il soit certain ni spécifique.
Nous avons montré le caractère incertain du lien entre la lutte contre le terrorisme et la guerre civile d'Afghanistan.
Même si les Etats-Unis furent bien peu solidaires de la France au temps où celle-ci subissait de plein fouet le terrorisme tout aussi islamiste du FIS algérien, on veut bien admettre que par son ampleur, l'attentat du 11 septembre mérite notre solidarité, mais pas au point que l'intérêt de la France soit entièrement fondu dans un intérêt occidental unique.
Un pays n'est pas une entité abstraite perdue dans le champ de la mondialisation : il a une géographie et une histoire particulières qui déterminent ses intérêts propres ; même si ses frontières nationales ne sont pas pour le moment menacées, la France a des intérêts spécifiques, notamment en Afrique, qui ne sauraient être sacrifiés, comme on s'apprête à le faire, à des considérations de «stratégie globale.» Empêcher les milices Jandjaouies d'entrer au Tchad est peut-être plus important pour nous que fermer la route de Kaboul aux talibans.
Cette conception de la défense fut celle du général de Gaulle qui, lui, savait combien la guerre est une chose grave : c'est peut être pourquoi il termina deux guerres et n'en commença aucune ; il fut aussi, on l'ignore trop, à partir de 1962, plus avare d'expéditions outre-mer qu'aucun de ses successeurs.
La vertu qui gouverne cette conception est la prudence, laquelle ne signifie nullement une quelconque pusillanimité munichoise mais implique au contraire de savoir frapper fort quand il le faut, c'est à dire rarement.
Ces considérations permettront de juger aisément de la pertinence de l'engagement de la France en Afghanistan.

(in Marianne)
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MessageSujet: La croisade afghanne   Sam 30 Aoû - 6:48

Pour les Afghans, les forces de l'OTAN sont une armée d'occupation, par Gérard Fussman
LE MONDE | 29.08.08 | 15h34 • Mis à jour le 29.08.08 | 15h34 Réagir (9) Classer E-mail Imprimer Partager

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L'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français a rappelé aux Français que l'Afghanistan était toujours en guerre, sept ans après l'intervention des troupes américaines censées le libérer du joug des talibans, et qu'elles ont effectivement libéré de celui-ci.

L'embuscade a été tendue sur une route très fréquentée dans l'Antiquité. Depuis la construction de la route de Peshawar à Kaboul par Sarobi (le Zaroubi des dépêches d'agence) et les gorges du Tang-i Garu, c'est-à-dire depuis près d'un siècle, c'est une route de caravanes. Quand nos soldats y patrouillent, c'est pour protéger le flanc est de la grande base américaine de Begram, qui protège Kaboul et sur laquelle débouche cette route. Mais dire aux citoyens français quelle est la vraie mission de nos troupes à Özbin n'est pas inutile.

La patrouille a été surprise. Les commentateurs militaires nous disent que c'est faute de reconnaissance aérienne et qu'il faudrait des soldats des forces spéciales pour recueillir davantage d'informations. Mais il y a là de nombreux villages, peuplés de gens parlant pachaï ou/et pachto. Au bout de sept ans, sommes-nous si impopulaires que ceux-ci ne livrent aucun renseignement aux troupes venues les libérer ? La vallée d'Özbin est fort proche de la vallée du Panchir, fief du commandant Massoud, dont les héritiers spirituels sont au pouvoir à Kaboul. Même les Panchiris ne soutiennent plus les troupes de l'OTAN ?

La situation est-elle si désespérée qu'on ne puisse patrouiller sur cette route sans mettre en oeuvre une centaine d'hommes au moins et de nombreux blindés ?

La réalité est que les troupes de l'OTAN sont dans une situation pire que les troupes soviétiques. Les Soviétiques tenaient contre le monde entier. Le Pakistan, les pays du Golfe, l'Arabie saoudite, les Etats-Unis d'Amérique et, bien sûr, la France aidaient les "combattants de la liberté". Les talibans, les héritiers de ces "combattants de la liberté" et parfois conduits par les mêmes chefs (Gulbuddin Hekmatyar), sont théoriquement seuls au monde, condamnés même par les Etats issus de la disparition de l'URSS et les Etats à majorité musulmane. Mais les troupes de l'OTAN ne contrôlent pas plus l'Afghanistan que ne le faisaient les Soviétiques.

La raison en est simple : elles se conduisent et sont perçues comme une armée d'occupation. Les images diffusées après l'embuscade d'Özbin rappellent à ma génération les images des combats en Algérie. A Kaboul, l'ambassade des Etats-Unis et quartier général des forces de l'OTAN est une forteresse protégée par de hauts murs, des sacs de terre, et en première ligne de la chair à canon : des soldats afghans armés d'une simple kalachnikov.

Quand une patrouille américaine en sort, les soldats sont en tenue de camouflage comme s'ils partaient en expédition dans la jungle. Mieux vaut ne pas suivre une de leurs voitures, et encore moins une voiture des "mercenaires civils" nombreux en Afghanistan : ils n'hésitent pas à tirer sans avertissement dès qu'ils se croient menacés.

Quant aux coopérants civils, ils ne sortent pas de leur quartier aux murs hérissés de barbelés. S'ils circulent en ville, c'est dans des 4 × 4 aux vitres teintées, blindés souvent, et hérissés d'antennes. Leur salaire est sans commune mesure avec le salaire d'un Afghan moyen et leur prétention vis-à-vis des Afghans qui travaillent avec eux incommensurable.

Comment veut-on que les Afghans ne se sentent pas dans un pays occupé ? Comment veut-on qu'ils ne se sentent pas plus proches des combattants qui vivent comme eux et qui meurent pour une foi qui est la leur que d'étrangers dont ils ne voient que les armes, les gilets pare-balles, les blindés et les bombardements ? Comment veut-on qu'ils se sentent proches d'un gouvernement théoriquement élu, en fait héritiers d'un commandant Massoud haï par les Hazaras et à Kaboul pour les massacres qu'il y a commis, haï par les Pachtounes parce qu'il n'était pas pachtoune et qu'à leurs yeux il a usurpé le pouvoir ?


AGIR AUPRÈS DES AMÉRICAINS


Ce n'est pas que la présence occidentale n'ait pas été bénéfique : réparation des routes, développement du commerce, ouverture de très nombreuses écoles (dont personne ne sait ce qu'on y enseigne), dévouement de médecins et de certaines ONG, une assez grande liberté d'expression, pourvu qu'on ne parle pas d'islam... Mais tout cela est effacé par la très grande pauvreté de la majeure partie de la population, que le pays, même en état de paix, serait incapable de nourrir, et par le sentiment d'être occupé par des étrangers.

Les troupes françaises en Afghanistan sont ce que jadis on appelait des troupes coloniales. Les Britanniques se sont installés à Maiwand : pure provocation dans un pays qui enseignait à tous ses enfants que la destruction d'une armée britannique à Maiwand en 1880 était la fierté de la nation afghane. Pire, ces occupants sont des non-musulmans, et manifestement aucun pays musulman ne s'est rangé à leurs côtés. Aucun n'a envoyé de troupes en Afghanistan pour soutenir les Etats-Unis, même ceux qui n'ont rien à leur refuser : Arabie saoudite, Jordanie, Egypte, Nigeria. Nous envoyons des Mirage à Kandahar, mais aucun de ceux que nous avons vendus aux pays du Golfe n'y est en opérations.

Ce serait un crime de quitter l'Afghanistan. Il y a à Kaboul des Afghans qui se battent pour survivre, des gens qui ont cru en notre parole. On ne peut laisser revenir au pouvoir ceux qui interdisent aux femmes l'accès des écoles et des dispensaires et lapident les femmes adultères, pour qui l'éducation se résume à l'apprentissage par coeur du Coran. Mais il ne faut pas se dissimuler qu'ils ont l'appui de la population mâle, qui dans sa grande majorité partage les mêmes idées, et à qui aucune perspective n'est offerte, sauf celle d'un retrait prévisible, à terme, des troupes occidentales.

Ce n'est pas à un historien de dire aux politiques ce qu'ils doivent faire. Mais pour battre les talibans, il faut d'abord les couper de la population. Cela implique que les troupes occidentales se fassent discrètes dans leur action, que les Afghans aient au moins l'impression d'être maîtres chez eux, et que l'idéologie des talibans soit combattue, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Tout cela dépend des Etats-Unis : militairement, économiquement, politiquement, nous ne sommes que leurs supplétifs. C'est auprès d'eux que nous devons agir.


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Gérard Fussman, professeur au Collège de France
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MessageSujet: Ca empire au Pakistan   Ven 12 Sep - 7:06

Un nouveau missile apparemment tiré par un drone de l'armée américaine venu d'Afghanistan a tué vendredi au moins 12 personnes, selon des responsables locaux, dans le nord-ouest du Pakistan, où Washington veut éradiquer les repaires d'Al-Qaïda et des talibans.

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Cette nouvelle frappe intervient au lendemain d'un échange de propos acrimonieux entre Washington et Islamabad, pourtant son allié dans sa "guerre contre le terrorisme": les Etats-Unis ont menacé de multiplier les opérations militaires dans les zones tribales pakistanaises frontalières avec l'Afghanistan, le Pakistan a juré de s'y opposer "à n'importe quel prix".

Le missile s'est abattu sur une maison de Tol Khel, dans la banlieue de Miranshah, principale ville du district tribal du Waziristan du Nord, réputé être un fief des talibans pakistanais qui abritent et soutiennent des combattants étrangers d'Al-Qaïda, a déclaré à l'AFP un haut responsable de l'administration locale, sous couvert de l'anonymat.

"Cette attaque, juste avant l'aube, a détruit la maison et tué 12 personnes", a ajouté cette source, précisant que 10 autres personnes ont été blessées.

Ces informations ont été confirmées par un autre responsable de l'administration du district et des officiers des forces de sécurité.

Malgré les protestations répétées d'Islamabad, les forces américaines qui combattent l'insurrection des talibans en Afghanistan ont considérablement intensifié, ces derniers mois, les tirs de missiles visant des combattants présumés talibans ou d'Al-Qaïda dans les zones tribales du Pakistan, n'épargnant pas, bien souvent, les populations civiles.

La frappe de vendredi est le quatrième tir de missile ou de salves de missiles dans le nord-ouest du Pakistan en une semaine, qui ont tué au moins 38 personnes, dont des civils.

Ainsi, lundi, 14 combattants islamistes, mais aussi sept civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués par plusieurs missiles américains dans ce même district du Waziristan du Nord, selon les autorités pakistanaises.

Des responsables locaux ont assuré à l'AFP que la maison visée vendredi était louée par une organisation fondamentaliste musulmane afghane, Al-Badar, soutenue par l'ancien Premier ministre afghan Gulbuddin Hekmatyar, et dont les partisans épaulent depuis fin 2001 les insurgés talibans.

Mercredi, le chef d'état-major de l'armée américaine, l'amiral Michael Mullen, avait annoncé avoir ordonné une nouvelle stratégie militaire prenant en compte "les deux côtés de la frontière".

Son homologue pakistanais, le général Ashfaq Kayani, rétorquait aussitôt que son armée ne tolérerait plus les attaques des forces étrangères en territoire pakistanais.

Le New York Times assurait jeudi que le président George W. Bush avait autorisé secrètement en juillet des raids terrestres dans le nord-ouest du Pakistan, sans l'approbation préalable d'Islamabad.

C'est d'ailleurs ce qui s'est passé à l'aube du 3 septembre, quand des commandos américains héliportés ont attaqué un village pakistanais, tuant, selon Islamabad, 15 civils, dont des femmes et des enfants.

Washington estime que l'armée pakistanaise ne fournit pas assez d'efforts dans le cadre de sa "guerre contre le terrorisme".

Mais la République Islamique du Pakistan, seule puissance nucléaire militaire du monde musulman, a déjà payé un très lourd tribut à cette lutte, avec plus d'un millier de soldats tués dans les zones tribales depuis 2002 et, surtout, plus de 1.200 morts dans une campagne sans précédent d'attentats suicide depuis plus d'un an
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MessageSujet: Les croisés US continuent ...pour imposer leur modèle financier ?   Mer 17 Sep - 15:48

Reuters - il y a 11 minutesPESHAWAR (Reuters) - Quatre missiles tirés par un drone américain ont fait au moins quatre morts et trois blessés dans un village pakistanais près de la frontière afghane, dans la région tribale du Sud-Waziristan, annoncent des responsables des services de renseignement pakistanais.

(Publicité)
Les missiles, tirés alors que la nuit tombait, visaient un camp islamiste situé dans le village de Baghar, dans les montagnes à 55 km à l'ouest de Wana, la principale localité de la région.

On ignore si les victimes sont des militants ou des villageois.

Baghar se trouve non loin d'Angor Adda, un village frontalier attaqué le 3 septembre par des commandos américains et où un raid héliporté de l'US Army a dû être annulé lundi en raison des tirs de l'armée pakistanaise et des villageois.
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MessageSujet: Inadmissible agression de l'Afghanistan   Lun 22 Sep - 15:55

...par les croisés de l'ordre...de quoi au fait ? ...moral ???? Laughing .... économique...encore moins... Laughing Laughing Shocked démocratique? ???...vous voulez rire ? Laughing Laughing Shocked Shocked Cool Cool

et les talibans traités de terroristes alors que ce sont des patriotes qui depuis plus de 20 ans défendent leur pays et leur culture contre une agression dont les véritables moteurs sont le contrôle du gaz, du pétrole...et de la drogue....

et en pure perte ...car jamais une guerre coloniale ne peut arriver à ses fins...alors contnuez la boucherie..;comme chacun sait les vies afghanes ne comptent pas...seule compte la vie des blancs !!! pig What a Face pig No pig

c'est beau l'occident quand même ? rendeer
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MessageSujet: Missile : ça continue   Mer 1 Oct - 5:25

Un missile apparemment américain a tué au moins quatre personnes dans la nuit de mardi à mercredi dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, où Washington pourchasse Al-Qaïda et les talibans, a-t-on appris auprès d'officiers des services de sécurité pakistanais.
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MessageSujet: nouvelle bavure afghanne   Mer 22 Oct - 15:37

Huit soldats afghans tués dans une frappe aérienne internationale (Défense)
22.10.08 | 07h07


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uit soldats afghans ont été tués et quatre blessés mercredi matin dans une frappe aérienne des forces internationales dans la province de Khost, dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué.

"Une frappe aérienne internationale a frappé des soldats de l'armée afghane dans la province de Khost à 02H00 (21H30 GMT). Huit soldats ont été tués et et quatre blessés. Deux des blessés sont dans un état grave", a indiqué le ministère de la Défense.



Le ministère n'a pas donné d'autres détails.

Les insurgés sont particulièrement actifs dans la province de Khost, frontalière du Pakistan.

Les forces étrangères en Afghanistan sont régulièrement accusées de provoquer la mort de civils dans leurs combats ou leurs bombardements contre les insurgés.

Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.

Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).
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MessageSujet: Nouvelle frappe américaine au Pakistan, 11 morts   Jeu 23 Oct - 15:31

MIRANSHAH (AFP) — Des missiles probablement américains, qui ont fait 11 morts, ont frappé jeudi une école coranique fondée par un important chef taliban dans une zone tribale pakistanaise, frontalière de l'Afghanistan et réputée abriter des talibans et extrémistes d'Al-Qaïda.

Cette frappe semblait viser le chef taliban Jalaluddin Haqqani, l'une des cibles des Américains dans ces régions du nord-ouest du Pakistan.

Très fréquents depuis plusieurs mois, les tirs de missiles sur les zones tribales ont provoqué de vives tensions entre Washington et Islamabad, allié depuis 2001 des Etats-Unis dans leur "guerre contre le terrorisme" mais accusé de ne pas faire assez pour lutter contre l'extrémisme.

Le Parlement pakistanais réuni à huis-clos avait voté quelques heures plus tôt une motion appelant le gouvernement à "agir efficacement" contre les opérations américaines sur son territoire. Il avait affirmé qu'un dialogue avec les insurgés "doit être la première priorité et le principal instrument d'une solution au conflit".

Selon des responsables des services de sécurité, la madrasa visée, proche de Miranshah, la principale ville du district du Waziristan du Nord, avait été fondée par Jalaluddin Haqqani dans les années 80, en plein jihad (guerre sainte) contre l'occupation de l'Afghanistan par les Soviétiques.

Cette école coranique dirigée par l'un des hommes de Haqqani, Mollah Mansoor, était utilisée comme lieu d'hébergement pour des "étudiants étrangers et locaux".

"Deux avions sans pilote ont tiré trois missiles sur la madrasa, faisant onze morts", a déclaré à l'AFP un responsable des services de sécurité. Toutes les victimes, selon des témoins, sont des membres de tribus locales.

Le 8 septembre, une frappe semblable dirigée contre une autre demeure appartenant à Haqqani avait fait 23 morts, selon les services de sécurité.

Important chef moudjahidine dans la lutte contre l'Armée rouge entre 1978 et 1989, Haqqani était un proche de Mollah Omar, le chef des talibans au pouvoir à Kaboul entre 1996 et 2001.

Depuis la chute du régime fondamentaliste, il est devenu l'un des chefs talibans les plus actifs dans les attaques lancées depuis le Pakistan contre les troupes étrangères en Afghanistan, selon les services de sécurité.

Islamabad a souvent protesté contre les tirs américains sur les zones tribales, qui se sont intensifiés depuis l'entrée en fonction d'un gouvernement civil en mars, arguant qu'ils tuaient des civils et portaient atteinte à la souveraineté nationale.

Ces régions peuplées de tribus pachtounes - l'ethnie des talibans - servent de repaires, selon Washington et Kaboul, à des talibans afghans et à des extrémistes liés au réseau Al-Qaïda, grâce au soutien des talibans pakistanais.

Jeudi, un responsable américain en visite à Kaboul a encore estimé que le Pakistan, malgré ses efforts, devait faire plus pour éliminer les sanctuaires des talibans sur son sol.

"Le Pakistan doit attaquer les insurgés dans le nord du pays, et il le fait. Les sanctuaires des talibans afghans au Pakistan compliquent les opérations visant à ramener la sécurité en Afghanistan", a déclaré le sous-secrétaire d'Etat adjoint en charge de l'Asie du sud et centrale, Patrick Moon.

Sous forte pression américaine, le Pakistan mène depuis le mois d'août une offensive contre les talibans et combattants liés à Al-Qaïda dans le district de Bajaur, à l'extrémité nord des zones tribales, et a déjà payé au prix fort son alliance avec Washington.

Les opérations militaires contre les islamistes dans le nord-ouest, y compris dans les zones tribales, ont coûté la vie depuis 2002 à 1.300 soldats. Et depuis juillet 2007, une vague d'attentats revendiqués ou attribués à des groupes islamistes a déjà fait plus de 1.300 morts à travers le pays.
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MessageSujet: Afghanistan : de 20 à 30.000 soldats américains en renfort d'ici l'été   Sam 20 Déc - 17:17

Afghanistan : de 20 à 30.000 soldats américains en renfort d'ici l'été
(AFP)Les Etats-Unis vont envoyer de 20.000 à 30.000 soldats américains en renfort en Afghanistan, d'ici à l'été, a annoncé samedi le chef d'état-major des forces américaines, l'amiral Mike Mullen
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MessageSujet: Nouvelle boucherie!...afghane cette fois !   Mer 21 Jan - 16:19

Près de 4.000 civils tués en Afghanistan en 2008, selon une ONG
il y a 15 min


Près de 4.000 civils ont été tués en 2008 en Afghanistan, dont plus des deux tiers par les talibans, mais aussi plus d'un millier par les forces internationales qui combattent leur insurrection, a affirmé mercredi une ONG afghane de défense des droits de l'Homme. Ce bilan est bien plus élevé que celui livré par l'Onu qui a comptabilisé, elle, quelque 2.000 civils tués, dont plus de la moitié par la rébellion islamiste.

Exactement 3.917 civils ont péri de mort violente l'année dernière et plus de 6.800 ont été blessés, précise dans un rapport rendu public Afghanistan Rights Monitor (ARM), une ONG afghane indépendante basée à Kaboul.

Ces chiffres sont basés sur des informations recueillies auprès des autorités de chaque province et district mais aussi auprès des anciens et des chefs tribaux, a indiqué à l'AFP Ajmal Samadi, l'un des dirigeants d'ARM. Selon lui, les chiffres de l'Onu ne peuvent être aussi exhaustifs parce qu'une grande partie du pays reste inaccessible aux étrangers pour des raisons de sécurité.

Dans ce rapport intitulé "La situation des civils afghans", ARM estime que plus de 2.300 civils ont été tués dans des attaques des insurgés islamistes, dont 930 dans des attentats suicide. L'ONG mentionne également de nombreuses exécutions publiques, notamment par décapitation.

Les opérations militaires des deux forces multinationales - celle emmenée par les Etats-Unis et celle de l'Otan, soit 70.000 soldats dont la moitié américains - "ont fait au moins 1.100 morts parmi les civils et plus de 2.800 blessés", lit-on encore dans ce rapport.

Quelque 680 ont péri dans des bombardements des forces sous commandement américain, précise ARM.

L'armée afghane, elle, est responsable de la mort de quelque 520 civils, toujours selon ce rapport.

Dans le même temps, plus de 1.100 policiers et 530 soldats afghans ont perdu la vie dans les combats ou des attentats, assure ARM.
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MessageSujet: Rome "regrette" une bavure de ses soldats en Afghanistan   Lun 4 Mai - 14:52

il y a 28 min

Deepa Babington Imprimer Le gouvernement italien a exprimé lundi son "profond regret" à la suite de la mort d'une fillette de 12 ans tuée par ses soldats en Afghanistan et promis une enquête. Mais il a justifié l'attitude des militaires italiens.

La petite Behnooshahr a été tuée et trois membres de sa famille ont été blessés dimanche lorsque des militaires italiens ont ouvert le feu sur la voiture qui les transportait dans l'ouest de l'Afghanistan, a déclaré son père Ahmadi.

Le convoi militaire italien, a-t-il précisé, roulait derrière sa Toyota blanche, dont un film, tourné par une équipe de télévision de Reuters, montre la lunette arrière et les vitres latérale éclatées et la carrosserie criblée de balles.

Un porte-parole des forces italiennes en Afghanistan a déclaré que le véhicule roulait à vive allure et avait ignoré les signes et les tirs de sommation du convoi qui le suivait. "Les soldats ont alors tiré sur le moteur", a-t-il affirmé.

"Soudain, j'ai entendu un gros boum. Je n'ai pas compris ce qui arrivait, mais j'ai vu ma fille morte et ma famille gravement blessée", a raconté le père de Behnooshahr, dont la tête a été "pratiquement arrachée du corps" selon le médecin qui a soigné sa famille à Hérat, le Dr Barakatollah Mohammadi.

Le père a déclaré qu'il n'avait vu ni entendu aucun signe lui intimant de ralentir ou de s'arrêter de la part du convoi qui suivait. Il a ajouté qu'après avoir tiré, les véhicules italiens ont poursuivi leur route sans s'arrêter pour venir en aide à leurs victimes.

"TERRIBLE ERREUR"

Dès dimanche, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini s'était dit profondément attristé par l'incident, qui vient s'ajouter à une série croissante de 'bavures' commises par les forces internationales à l'encontre de la population civile afghane.

"Il y a une profonde tristesse, un profond regret pour ce qui est arrivé", a renchéri lundi le ministre italien de la Défense, Ignazio La Russa, tout en ajoutant :

"Mais malheureusement des épisodes terribles comme cela ne peuvent être exclus lorsque l'on travaille dans une zone aussi complexe, dangereuse et difficile que l'est aujourd'hui l'Afghanistan."

La Russa a de plus affirmé que les soldats italiens avaient respecté toutes les règles d'engagement, même si celles-ci laissent la place à une aussi "terrible erreur".

Les troupes de l'Otan sont autorisées à tirer des coups de feu de sommation pour contraindre les véhicules civils à se ranger et même à ouvrir le feu directement sur eux s'ils n'obtempèrent pas.

Dans les colonnes d'Il Messaggero, Frattini tente lui aussi de justifier l'attitude des soldats italiens : "Nos soldats sont obligés, confrontés à certaines conditions - un véhicule inconnu roulant à vive allure est un danger potentiel - de mettre en place des règles précises que tous les contingents appliquent."

Mais il a déclaré que les autorités italiennes mèneraient une enquête complète et exhaustive sur cet incident qu'il a qualifié de "tragique".

Le gouvernement afghan se plaint du nombre croissant de civils victimes des 'bavures' de la coalition internationale. Le président Hamid Karzaï a même convoqué le 16 avril son chef, le général américain David McKierenan, à la suite de la mort d'une douzaine de civils dans des opérations de l'US Army.
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MessageSujet: La guerre en Afghanistan ne réduit pas le risque terroriste et, loin d'améliorer la vie des Afghans, sème la mort et la désolation dans tout le pays.   Sam 1 Aoû - 8:24

Poursuivi pour avoir refusé de retourner servir en Afghanistan, le soldat britannique Joe Glenton a remis hier une lettre à Downing Street où il appelle le Premier ministre, Gordon Brown, à retirer ses troupes. «La guerre en Afghanistan ne réduit pas le risque terroriste et, loin d'améliorer la vie des Afghans, sème la mort et la désolation dans tout le pays. La Grande-Bretagne n'a rien à faire dans ce pays», écrit-il.

Glenton déplore également que «le courage et la ténacité de (ses) camarades soldats soient devenus un instrument de la politique étrangère américaine (...). Aussi, je ne pense pas que notre cause en Afghanistan soit juste ou bonne. Je vous implore, Monsieur, de faire rentrer nos soldats chez eux», conclut-il.

Glenton semble refléter l'opinion d'une partie croissante de la société britannique. Selon un sondage publié cette semaine, 58% des Britanniques considèrent que la guerre en Afghanistan est vouée à l'échec, alors que le mois de juillet a été le plus meurtrier pour les troupes britanniques depuis octobre 2001, avec 22 morts.

Le déclenchement de l'offensive «Panther's Claw» a entraîné une hausse spectaculaire du nombre de tués, portant le nombre total de victimes à 191 depuis octobre 2001. Une polémique sur le manque d'équipements, en particulier d'hélicoptères, des troupes britanniques en Afghanistan, a également pris de l'ampleur ces dernières semaines.
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MessageSujet: Civils bombardés en Afghanistan   Ven 4 Sep - 6:00

Un bombardement des forces de l’Otan visant un groupe de talibans qui s’étaient emparé d’une citerne d’essence dans le nord de l’Afghanistan a tué vendredi des dizaines de personnes dont des civils, ont annoncé la police et des témoins à l’AFP.

Jeudi soir, les talibans avaient saisi un camion citerne sur l’autoroute à Angorbagh, dans le district de Kunduz, a expliqué à l’AFP Baryalaï Basharyar Parwani, le chef de la police locale.

«Le camion s’est embourbé dans le lit d’une rivière, il y avait des civils avec les talibans et ils ont été bombardés, plus de 60 personnes ont été tuées ou blessées», a-t-il assuré.

«Il s’agissait d’une frappe aérienne de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf)», la force de l’Otan, a déclaré à l’AFP un de ses porte-parole.

De nombreux grands brûlés étaient traités dans la matinée dans un hôpital de Kunduz, la capitale du district, a rapporté un correspondant de l’AFP sur place.

Les corps d’au moins huit personnes complètement brûlées étaient visibles dans une des salles de l’établissement, dont les responsables étaient incapables encore de dresser un bilan.

Mohammad Daud, 32 ans, un rescapé, raconte à l’AFP que les talibans avaient dit aux villageois qu’ils pouvaient venir se servir dans le camion citerne bloqué dans la rivière.

«Les villageois se sont rués vers la citerne avec tous les bidons et bouteilles qu’ils pouvaient emporter», se souvient-il.

«Il y avait dix à 15 talibans sur le toit de la citerne et c’est à ce moment qu’ils ont bombardé, tous ceux qui étaient là sont morts», assure Mohammad Daud.

Ce drame survient alors que les forces internationales, composées pour la majeure partie par les troupes américaines, sont accusées de plus en plus fréquemment de bombarder sans discrimination et de tuer parfois de nombreux civils en Afghanistan, où quelque 100.000 soldats étrangers combattent l’insurrection des talibans.

Surtout, cette frappe aérienne intervient quatre jours après que le chef des forces américaines et de l’Otan dans le pays, le général Stanley McChrystal, eut recommandé dans un rapport de «revoir la stratégie» des troupes internationales après huit années de conflit, notamment dans le but de gagner la confiance des populations.
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MessageSujet: La boucherie des croisés occidentaux continue en Afghanistan !   Ven 4 Sep - 14:49

...dans le silence des Eglises !

ne frappe de l'OTAN sur des camions-citernes détournés a fait jusqu'à 90 morts vendredi dans le nord de l'Afghanistan, dont plusieurs dizaines de civils, ont annoncé les autorités afghanes.

Le chef de la police Gulam Mohyuddin a précisé que cette frappe aérienne avait touché deux camions-citernes livrant du carburant aux forces de l'OTAN détournées par des talibans, dans la province de Kunduz, près de la frontière avec le Tadjikistan, tôt vendredi matin.

Selon le gouverneur de la province de Kunduz, Mohammad Omar, 90 personnes ont été tuées. Un haut responsable de la police afghane ayant requis l'anonymat a, de son côté, affirmé qu'une quarantaine de civils venus siphonner le carburant figurent parmi les victimes.

L'armée allemande, qui commande l'ISAF (la Force internationale d'assistance et de sécurité de l'OTAN, NDLR) dans la province de Kunduz, a expliqué que la frappe aérienne avait tué 50 insurgés, affirmant que des "personnes non-impliquées n'avaient sans doute pas été blessées".

Mais, Bruxelles, le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a indiqué que des civils pourraient figurer parmi les victimes. "Un certain nombre de talibans ont été tués et il y a également une possibilité de victimes civiles", a-t-il déclaré.

Cette nouvelle frappe aérienne devrait relancer le débat sur les pertes civiles dues aux opérations de l'OTAN en Afghanistan. Le président afghan Hamid Karzaï a annoncé l'ouverture d'une enquête. "Prendre des civils pour cibles est inacceptable pour nous", a-t-il déclaré.

Des insurgés ont détourné les camions-citernes à environ sept kilomètres au sud-ouest d'une base allemande, selon l'armée allemande. Un avion de surveillance sans pilote a alors été envoyé sur les lieux. L'appareil ne signalant aucune présence de civils sur la zone, l'armée allemande a ordonné la frappe aérienne.

Selon Zabiullah Mujahid, porte-parole taliban, les camions venaient du Tadjikistan et devaient approvisionner les troupes de l'OTAN à Kaboul. Il a affirmé qu'aucun taliban n'avait été tué dans la frappe
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