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 Repentances après des actes ignobles

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MessageSujet: Repentances après des actes ignobles   Jeu 12 Juin - 7:21

Excuses historiques du Canada pour l'assimilation forcée d'autochtones
Il y a 1 heure

OTTAWA (AFP) — Le Canada a solennellement demandé pardon mercredi à des dizaines de milliers d'autochtones enrôlés de force pendant des décennies dans des pensionnats où ils ont été victimes de sévices, un sombre chapitre de l'histoire du pays.

"Le gouvernement du Canada présente ses sincères excuses et demande pardon aux peuples autochtones", a déclaré le Premier ministre Stephen Harper lors d'une cérémonie empreinte d'émotion au Parlement.

Il était entouré de leaders autochtones en tenues traditionnelles colorées, ainsi que de survivants des pensionnats indiens - dont la plus âgée encore en vie, Marguerite Wabano, 104 ans- exceptionnellement rassemblés dans l'enceinte de la Chambre des Communes.

Des milliers d'autochtones ont suivi la cérémonie à la télévision dans le pays. Et sur la colline parlementaire où s'étaient rassemblées des centaines de personnes, les tambours indiens ont fait place au silence lorsque le Premier ministre a pris la parole.

"Le traitement des enfants dans ces pensionnats est un triste chapitre de notre histoire (...) Nous reconnaissons que cette politique d'assimilation était mauvaise, qu'elle a fait beaucoup de mal et n'a pas de place dans notre pays", a-t-il dit.

De la fin du XIXe siècle aux années 70, plus de 150.000 enfants indiens, métis et inuits, ont été coupés de leurs familles et de leur culture dans ces pensionnats, où nombre d'entre eux ont été soumis à de mauvais traitements ou à des abus sexuels. Environ 80.000 d'entre eux sont encore en vie.

De nombreux leaders autochtones estiment que la misère, l'alcoolisme et les taux de suicide élevés, lot encore aujourd'hui de nombre de leurs communautés, sont en grande partie l'héritage de cette politique qui visait "à tuer l'Indien dans l'enfant".

"Nous reconnaissons que cette politique était inacceptable et a causé de graves préjudices", a dit M. Harper.

Sa déclaration qualifiée à l'avance d'"historique" a été saluée par les principaux leaders autochtones, qui ont toutefois souhaité des gestes concrets pour améliorer le sort de leurs communautés.

Le leader national Phil Fontaine, chef de l'Assemblée des Premières Nations, qui a lui-même passé dix ans dans un pensionnat, a parlé d'"aube d'une nouvelle relation" avec le Canada.

"Notre survie en tant que premières nations sur cette terre est maintenant assurée", a dit le leader indien qui portait la coiffe de plumes. "Nous sommes et avons toujours été une partie indispensable de l'identitié canadienne."

Mary Simon, présidente de l'organisation nationale inuite Inuit Tapiriit Kanatami, a elle aussi parlé de nouvelle aube, ajoutant toutefois qu'il ne fallait pas croire que "lorsque le soleil se lèverait demain, les cicatrices seraient effacées."

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador Ghislain Picard a jugé pour sa part qu'à défaut de "mesures concrètes, principalement envers les jeunes, ces excuses n'auront aucun sens", tandis que la mohawk Beverly Jacobs demandait "le respect" pour les femmes autochtones.

Les excuses du gouvernement s'inscrivent dans le cadre d'un règlement collectif incluant un processus d'indemnisation et la mise en place d'une Commission de vérité et réconciliation, qui a commencé ses travaux au début du mois.

Les autochtones (Indiens, métis et Inuits) étaient 1,2 million en 2006, soit 3,8% de la population canadienne, contre 2,8% dix ans plus tôt. Ils demeurent la communauté la plus défavorisée avec des taux d'alcoolisme et de suicide supérieurs à la moyenne et une espérance de vie inférieure de 5 à 7 ans à celle du reste de la population.

L'Australie avait présenté en février dernier des excuses à sa population aborigène pour les "générations perdues", ces milliers d'enfants retirés de force à leurs familles, là aussi à des fins d'assimilation. ...pour extirper comme disaient les "chrétiens" l'indien qu'il y avait en eux !!! affraid Shocked affraid Shocked Shocked
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Les milliers de survivants des pensionnats indiens victimes d'agressions sexuelles et physiques recevront, pour une deuxième fois en dix ans, des excuses officielles du gouvernement canadien.

Quelques représentants des survivants de ces pensionnats, dont Willie Blackwater, seront à la Chambre des communes aujourd'hui, à 15 h, pour entendre le message du premier ministre Harper.

Violé et battu à plusieurs reprises dès l'âge de 10 ans, Willie Blackwater craint que les excuses ne soient pas à la hauteur. Âgé maintenant de 53 ans, M. Blackwater a participé à une imposante poursuite judiciaire qui a mené à la condamnation du surveillant de son dortoir en 1995 et qui a aussi jeté les bases de la cérémonie d'aujourd'hui.


Photo: La Presse Canadienne /Tom Hanson

Stephen Harper

Dans son discours, le premier ministre Stephen Harper énumérera les sévices subis par les enfants de partout au pays qui ont été forcés de fréquenter ces pensionnats pendant un siècle et demi, soit de 1840 à 1996.

Ces enfants étaient déracinés de leur milieu et il leur était interdit de parler leur langue. Plusieurs ont été agressés physiquement et sexuellement. Stephen Harper mentionnera donc ces torts qui ont marqué plusieurs générations. Par la suite, ce seront les chefs d'opposition qui prendront la parole.

Les représentants des victimes ne pourront toutefois pas prendre la parole à la cérémonie officielle. Ils devront le faire à l'extérieur des Communes. Leurs réponses ne seront donc pas sauvegardées dans le registre officiel des travaux du Parlement. Bien que le chef régional de l'Assemblée des Premières nations pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, se réjouisse du geste d'Ottawa, il croit qu'il reste beaucoup à faire.

Je pense qu'il aurait été tout à fait logique dans un geste hautement solennel de permettre aux représentants des nations autochtones d'abord de recevoir, de les commenter et de compléter le processus de pardon finalement.
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MessageSujet: excuses aux autochtones   Sam 14 Juin - 8:57

Le Canada présente
ses excuses aux autochtones

Thierry Portes

11/06/2008

Le premier ministre canadien, Stephen Harper, a présenté mercredi devant le Parlement les excuses officielles de son pays à quelque 80 000 autochtones ayant été soumis à une assimilation forcée dans les pensionnats dirigés par des institutions chrétiennes. Son homologue australien l'avait précédé, par un acte public de contrition, en février dernier.

Les peuples premiers d'Australie et du Canada ont en commun, parmi nombre de traitements inhumains que leur réservèrent les colons européens, d'avoir été soumis pendant le XIXe siècle jusqu'aux années 1970 à ce qui est parfois décrit comme un «génocide culturel» : les enfants des autochtones, selon un plan fédéral, étaient retirés à leur famille pour être placés dans des pensionnats religieux, où il leur était interdit de parler leur langue maternelle, et où nombre d'entre eux subirent de surcroît violences et abus sexuels. Sous le regard de l'ONU, qui a voté un texte défendant les droits des peuples premiers il y a moins d'un an, cette repentance est toutefois menée à pas comptés, l'Australie et le Canada ne souhaitant pas ouvrir le coûteux dossier des indemnisations et moins encore celui conduisant éventuellement vers l'indépendance de certains territoires.

Au Canada, les autochtones regroupent les Indiens, les Métis et les Inuits, répartis en quelque 640 communautés différentes. Selon le dernier recensement de 1986, ils sont environ 1,2 million, soit 3,8 % de la population globale canadienne (33 millions). Parmi eux, les Indiens sont de loin les plus nombreux (plus de 60 %), suivis par les Métis, issus de la rencontre entre les Européens et les Indiens à l'époque du commerce des fourrures à la fin du XVIIIe siècle environ 30 % , les Inuits n'étant guère plus que 4 %.



Une enveloppe de 5 milliards


Selon les statistiques officielles, une soixantaine de langues autochtones continuent d'être parlées, mais seulement trois ne semblent pas menacées à long terme : le cree, langue indienne la plus employée, suivie par l'objibway, l'inuktitut n'étant plus parlé que par un Inuit sur deux. Toutes ces populations sont en revanche touchées par les mêmes maux chômage, alcoolisme, suicide , ce qui se traduit par une espérance de vie inférieure de cinq à sept ans à la moyenne nationale.

Systématisée après la loi sur les Indiens de 1876, la politique des «pensionnats autochtones», par lesquels passèrent au total quelque 150 000 enfants, fut, selon le chef de l'Assemblée des premières nations, «le chapitre le plus sombre de notre histoire. À défaut de pouvoir tuer tous les Indiens, ils ont décidé de tuer l'Indien dans l'enfant», explique Phil Fontaine, qui a passé dix ans dans un de ces pensionnats. Le Canada a prévu une enveloppe de près de 5 milliards pour l'indemnisation des victimes, chaque ancien pensionnaire pouvant recevoir 10 000 dollars, plus 3 000 dollars par année passée dans ces établissements. Mais de la repentance à la réparation financière, le chemin de croix des Indiens promet de durer.

http://www.lefigaro.fr:80/international/2008/06/11/01003-20080611ARTFIG00014-le-canada-presente-ses-excuses-aux-autochtones.php
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MessageSujet: Chavez veut des «excuses» pour les «génocides» en Afrique et en Amérique latine   Mar 2 Sep - 15:30

Chavez veut des «excuses» pour les «génocides» en Afrique et en Amérique latine
Hugo Chavez, avec le président sud-africain Thabo Mbeki (Reuters).
Le président vénézuélien, en visite d'Etat en Afrique du Sud, a demandé des excuses aux anciens pays colonisateurs. Il n'a pas suscité l'enthousiasme de son homologue, Thabo Mbeki.
AFP
LIBERATION.FR : mardi 2 septembre 2008

Hugo Chavez, le président du Vénézuéla, a une nouvelle revendication: que les anciens pays colonisateurs fassent des «excuses» à l'Afrique et l'Amérique latine pour les «terribles génocides» qu'ils leur ont fait subir.

Lors de sa première visite d'Etat en Afrique du Sud, le dirigeant vénézuélien a expliqué que l'Afrique avait été «victime du génocide le plus terrible de l'Histoire», faisant référence à la colonisation et à l'esclavage.

«En ceci, nous sommes frères, parce que nous avons connu un génocide semblable en Amérique latine», a-t-il ajouté, citant les civilisations indiennes disparues sous la poussée des Conquistadores: Mayas, Aztèques, Incas, etc.

«Il faut nous souvenir (...), nous avons l'obligation d'expliquer ce qui s'est passé aux générations futures», a ajouté le président, sans susciter de réaction notable de son homologue sud-africain, Thabo Mbeki.

Bravoà ! flower afro flower
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