Agora de l'Ermitage

Libres propos d'un ermite sur les faits de société
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Mgr Le Gal, le très controversé évêque aux Armées, fait son paquetage pour Lyon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Mgr Le Gal, le très controversé évêque aux Armées, fait son paquetage pour Lyon   Ven 9 Oct - 4:02

Mgr Le Gal, le très controversé évêque aux Armées, fait son paquetage pour Lyon…
Christian Terras

Comme nous le laissions entendre en juin dernier, Mgr Patrick Le Gal, évêque aux Armées (et dont le contrat se termine) arrive dans le diocèse de Lyon. En effet, le cardinal archevêque de Lyon, Mgr Barbarin, l’a fait nommer – via le pape – évêque auxiliaire de Lyon. Il a proposé à l’intéressé de prendre en charge la mise en œuvre du projet des « Fraternités de prêtres », pour le diocèse de Lyon (la ville, les banlieues et les zones rurales), en lien avec les autres diocèses de la Province.

Le Primat des Gaules dispose donc de trois auxiliaires avec Mgr Brac de la Perrière, Mgr Batut et désormais Mgr Le Gal. La nomination de ce dernier est aussi très révélatrice de la direction qu’entend donner au diocèse de Lyon Mgr Philippe Barbarin. On lira ci-après le portrait de l’ex-futur évêque aux Armées qui débarque à Lyon.

De grands gestes qui se veulent éloquents et trahissent simplement une agitation quelque peu déconcertante, le verbe sonore et souvent redondant : l’emphase de l’évêque aux Armées est parfois grandiloquente et toujours auto-référencielle. Les habitués de ses homélies boursouflées sont souvent déconcertés par le ton presque apocalyptique allié à la banalité du propos. Il est de coutume que les évêques au pedigree militaire quittent leur fonction vers la fin de la cinquantaine pour prendre en charge un autre diocèse territorial et plus important. Le nom de Patrick Le Gal était déjà cité pour Bourges ; il l’est aujourd’hui pour Bayeux-Lisieux .

Toutefois, les transfusions sont parfois nocives et imprudentes.

Natif du Val d’Oise en janvier 1953, Patrick Le Gal est diplômé de l’Ecole supérieure de commerce de Rouen et titulaire d’une maîtrise en droit privé. En 1976, il rejoint la communauté Notre-Dame de la Sagesse et poursuit sa formation à l’université catholique de Fribourg. En effet l’orientation assez traditionnelle, sinon conservatrice de cette communauté nouvelle, proche des Foyers de Charité de Marthe Robin , et qui sera érigée en association de droit diocésain à Versailles, l’amenait à contester les différentes filières de formation en vigueur dans l’Église de France de l’époque. A noter que parmi les enseignants à Fribourg, se trouvait le P. Marie-Dominique Philippe, fondateur des Frères de Saint-Jean .

Après avoir obtenu sa licence en théologie, Patrick Le Gal est ordonné prêtre en décembre 1982 au titre de Notre-Dame de la Sagesse. Juge à l’officialité diocésaine, il enseigne le droit canonique à l’université de Fribourg. Ce n’est qu’en 1986, qu’il revient en France comme avocat à l’officialité inter-diocésaine d’Ile-de-France et directeur du Foyer de Charité de la Part-Dieu, à Poissy (Yvelines) où il prêchait des retraites aux fiancés. Il avait également reçu pour mission du cardinal Lustiger en 1988 de veiller à la bonne réintégration des intégristes dans l’Eglise de France, du moins de ceux qui se refusaient à suivre Mgr Lefebvre dans le schisme.

Le 12 septembre 1997, il est nommé évêque de Tulle. On se souvient que sa première charge épiscopale ne se solda pas par une franche réussite, c’est le moins que l’on puisse dire puisqu’il réussit rapidement à se mettre à dos l’ensemble de la classe politique, son clergé et les paroissiens. C’est ainsi qu’il reçut comme seconde affectation, en qualité de mitré, le Diocèse aux Armées (DAF) où il fut nommé le 23 mai 2000 et installé le 25 août de la même année.

Alors que Monseigneur était encore en Corrèze, il avait été fondé une association déclarée à la sous préfecture d’ Anthony (Hauts de Seine) « Les Chevaux-Légers de Monseigneur Patrick Le Gal ». L’article 2 des statuts précise que « cette association a pour objet de mettre à la disposition de Monseigneur Patrick Le Gal tous les moyens susceptibles de l’aider dans son travail en matière de lutte pour l’emploi et plus généralement pour contribuer à la réalisation de toutes ses activités dans le cadre de sa mission pastorale » Il semblerait que les chevaux-légers de Monseigneur soient actuellement une cellule dormante. On ne leur connait qu’un service : avoir remplacé discrètement la mallette épiscopale de Monseigneur (Crosse Mitre etc..) volée alors que le char de l’état était en stationnement on ne sait où, on ne sait pourquoi. Administrativement cette entité à l’intitulé équestre existe toujours ayant migré le 21/06/2006 d’ Anthony à Versailles comme l’indique le J.O des associations des Yvelines, annonce 1974 du 22/07/2006, numéro de parution : 20060029. A prendre des références équestres nostalgiques du passé, on remarquera au passage que cette intéressante information se retrouve classée dans la rubrique des associations de protection des animaux.

L’appartement épiscopal avenue Lesueur ne pouvant accueillir Monseigneur et sa fidèle secrétaire devenue fonctionnaire civil de la Défense, catégorie A, Monseigneur fit vendre l’ensemble des appartements - avant l’embellie immobilière - dont le DAF disposait à Paris et retourna loger à Poissy au Foyer de charité de la Part-Dieu dont il avait été directeur de 1986 à 1997. Les fonds obtenus sont placés… et maintenant c’est la crise financière ! Monseigneur diplômé d’une Ecole Supérieure de Commerce n’a pas de chance mais ses confrères ne lui en tiennent pas rigueur et n’ont pas manqué de l’inclure le 10 octobre 2005 dans la composition de la commission épiscopale financière présidé par Monseigneur Ulrich archevêque de Chambéry . Pour le DAF les opérations et engagement financiers de Monseigneur ont généré un appauvrissement de 1M€ malgré les revenus du capital et deux legs immobiliers importants. Il convient de relever que la solde des aumôniers et du personnel, les frais afférents aux déplacements et missions, les fournitures administratives et la voiture de Monseigneur avec ses frais de combustible et de péage sont pris en charge par l’état. 1 million d’euros en menues dépenses, certains diront en menus plaisirs pour satisfaire les caprices de Monseigneur, cela fait une somme !

Au DAF, Monseigneur fortement attaché à la tradition recrute dans les communautés où la soutane est portée et le col romain bien en place. Il irrite le commandement notamment en la chapelle du Val de Grâce ou le desservant avec sa bénédiction tente de rendre ordinaire le rite extraordinaire. Jamais en tenue militaire lors des obligations administratives protocolaires ou mondaines parisiennes contrairement à ses confrères protestant, israélite et musulman, il ne revêt des effets d’uniforme que sur les théâtres d’opération et arbore calotte, soutane à bouton avec liseré et large ceinture à frange le tout de couleur violet, en tenue de clergyman. Le violet est abandonné au profit de l’écarlate de la légion d’honneur qui lui a été remise par MAM (Michèle Alliot-Marie), alors ministre de la Défense) quelques mois après son arrivée au DAF.

Monseigneur aime la grandeur. Pour l’association « Les manants du Roi », l’Institut de la Maison de Bourbon, le Souvenir Napoléonien, il accueille le gotha en sa cathédrale des Invalides. Pour les gloires plus proches des périodes quelque peu troubles, il ouvre la chapelle du DAF, la Chapelle des Sœurs du Bon Secours, 20 bis rue Notre Dame des Champs, Paris (6ème). C’est en ce lieu que cette année, le 14 juin 2008, Monseigneur Patrick Le Gal, Évêque aux Armées, a célébré la messe annuelle en mémoire du général d’armée Raoul Salan et pour le 10ème anniversaire de la mort de Madame Salan (voir plus loin notre encadré). Et comme il faut bien s’encanailler et faire peuple, il arrive à Monseigneur de présider le pèlerinage des motards (15/08/2001). Là, le vison et l’astrakan sont remplacés par le cuir à l’odeur forte et les effluves de Chanel ou Givenchy par les émanations des pots d’échappement.

Monseigneur conduit vite mais quelques dérapages épistolaires lui ont fait tutoyer le fossé : n’avait il pas envisagé de « faire la guerre à Bercy » (voir le bulletin diocésain EGMIL mai 2004) ou de s’interroger sur l’utilité des mutations, du célibat géographique et dans un article fameux de remettre en cause la qualité d’aumônier militaire pour les autres confessions. (EGMIL mars 2007).

La communauté militaire attentive à ses prônes écoute avec attention les premières incantations, le débit s’accélérant, s’accroche pour la suite et définitivement renonce à suivre une pensée aux incidentes multiples appuyée par un débit, mal supporté par les sonorisations, sans rupture des points et virgules. Une élite à l’occasion de la Messe solennelle pour le deux cent quatre vingt dix-neuvième anniversaire de la fondation de l’Institution royale des Invalides a osé s’exprimer sur la toile informatique. Ci-après le compte rendu partiel de cette cérémonie : « La messe est célébrée par Monseigneur Patrick Le Gal, évêque aux Armées. Et pour la suite nous irons de surprise en surprise, nous réfugiant dans la prière. Jean-Paul Sartre est présent dans l’homélie grâce aux « Mouches ». Monseigneur Le Gal semble connaître son sujet. Pas un mot, pas une évocation, pas un recueillement pour tous ceux qui ont fait au cours des siècles le sacrifice de leur vie pour notre Pays. Et faute de mouches, au plafond, nous contemplons dans la prière les drapeaux qui témoignent encore « sélectivement » des batailles… Nous n’appelons pas à quelques rappels vengeurs, mais simplement, chrétiennement, à un véritable devoir de mémoire. Dans ce vide envahi par une mondanité de mauvais aloi, nous passons en mémoire les visages de tous nos Princes associés à tous les anonymes qui ont servi notre Patrie. »

Bref, la gaffe, l’outrage de la part du mitré. Notons qu’il faut quelques quartiers de noblesse pour oser la critique, le vulgum lui ne se risquant pas à un tel outrage.

La gestuelle pour les aficionados est celle du cornu qui « dérote » c’est-à-dire qui porte frénétiquement les antérieurs en avant et en hauteur et comme il faut bien se distraire, certains guettent cette attitude et comptent les fois ou elle est réalisée.

Le rêve de Monseigneur est d’incardiner au DAF les aumôniers militaires issus de diocèses ou de communautés diverses. Pour assurer la relève sous sa crosse épiscopale, le DAF a pris en charge la formation de séminaristes, quitte à récupérer quelques brebis chez les confrères. Certains prêtres de Corrèze n’ont pas manqué de signaler, qu’ils avaient identifié, bien placé, durant la cérémonie des obsèques du dernier poilu, tout proche de Monseigneur Le Gal, un séminariste éloigné de la préparation au sacerdoce par Monseigneur Charrier, l’actuel évêque de Tulle qui a justement succédé à Mgr Le Gal ! Nous souhaitons à Monseigneur plus de chance dans les prochains recrutements car pour les quelques prêtres ordonnés par sa personne, deux dont un, lors du passage de Monseigneur en Corrèze, ont abandonné le sacerdoce.

La biographie de Monseigneur Patrick Le Gal nous éclaire sur ses occupations favorites. Passons sur sa participation à la fondation et au développement d’un I.M.E catholique totalement inconnue par les D.D.A.S.S, les M.D.P.H, (Maison départementale des personnes handicapées) et le guide Neret, référence en la matière. Dans un autre domaine, laissons parler la toile informatique : « Patrick Le Gal, aujourd’hui évêque aux armées, n’a jamais voulu abandonner ce qu’il considère comme une activité essentielle : la préparation au mariage » ce qui revient à considérer que Monseigneur fonctionnaire de l’État fait des « ménages » (occupations « rémunérées » accessoires des fonctionnaires normalement réglementées) où ?… Au Foyer de charité La Part-Dieu à Poissy où il demeure en partie au frais du DAF et la boucle est faite.

Le contrat en cours de Monseigneur Patrick Le Gal prend fin le 22 mai 2009. Un vent d’espérance s’était levé lors des reconductions précédentes mais cette fois la communauté militaire ne se fait guère d’illusion. Non seulement, il faut trouver un poste à cet extra terrestre en treillis mais aussi trouver un jeune mitré acceptant de reprendre un diocèse fortement dégradé.

L’interrogation cependant demeure : « quand le Seigneur libérera-t-il son peuple » ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
 
Mgr Le Gal, le très controversé évêque aux Armées, fait son paquetage pour Lyon
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» personne agitée
» Dégoûtée par mon 1er entretien chez le psy hier
» Prière infaillible à la vierge marie
» Demande a Saint Joseph pour nos intentions de prières
» L’acide folique et la dépression

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Agora de l'Ermitage :: Bruits de chapelles et soupirs de confessionnaux :: Les errements compulsifs et incontrôlés de Mgr Barbaresque primat de la Gaule-
Sauter vers: