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MessageSujet: Le Comité de la Jupe ou les «emmerdeuses de bénitier» dans la rue   Dim 18 Oct - 8:52

Religion: les «emmerdeuses de bénitier» dans la rue

Le «Comité de la jupe», qui organise dimanche 11 octobre sa première marche parisienne, entend renouveler le langage et les méthodes d'un certain catholicisme de gauche.
E


Il y a près d'un an, un trait d'humour calamiteux du cardinal-archevêque de Paris avait déclenché une mini-tornade dans le petit monde catholique. Interrogé en novembre 2008 dans une émission de radio sur la fermeture aux femmes des postes de responsabilité dans l'Eglise, Mgr André Vingt-Trois s'était fendu d'une sentence aussi injuste que bête: pour accéder à un pouvoir de décision, «il ne suffit pas d'avoir une jupe. Il faut aussi avoir une tête». En signe de protestation, s'était aussitôt créé un «Comité de la jupe» qui, depuis, a fait son chemin et organise, dimanche 11 octobre, sa première «marche» sur le pavé parisien dans le quartier de l'église Saint-Sulpice.

Si le sang des féministes catholiques n'avait fait qu'un tour - plainte fut déposée contre Mgr Vingt-Trois devant les tribunaux ecclésiastiques, puis retirée après un mot d'excuses de l'archevêque -, le front de la contestation s'est élargi à d'autres mécontentements et le «Comité de la jupe» va devoir bientôt changer de nom. Il est animé par des théologiennes qui ne sont pas des premières venues: Anne Soupa, rédactrice en chef de Biblia, grande revue d'exégèse, et Christine Pedotti, éditrice, ancienne responsable d'aumôneries du Quartier latin. Elles ne se définissent pas comme des militantes ou des extrémistes. Elles ne revendiquent aucun pouvoir. Ces «emmerdeuses de bénitier», comme elles se nomment aussi avec humour, entendent seulement répondre à l'attente de catholiques ordinaires qui, devant le monopole et le machisme de la parole des clercs, se rebiffent et crient: «ça suffit ».

Leur blog, lancé en janvier 2009, connut un succès inespéré. Il a involontairement bénéficié de la cascade de décisions qui, au début de l'année, ont mis l'Eglise en porte-à-faux par rapport à l'opinion publique: levée de l'excommunication par le Vatican de quatre évêques intégristes; affaire Williamson; excommunication d'une fille-mère qui s'était fait avorter au Brésil; déclaration du pape condamnant le préservatif. Face au procès croissant et en partie justifié de retour de l'intégrisme au sommet de l'Eglise, une révolte est née dans les rangs catholiques, pas seulement chez les plus progressistes. Certains ont renvoyé leur certificat de baptême. D'autres sont partis en claquant la porte. Le «Comité de la Jupe» est arrivé à point nommé, devenant, sans le vouloir, une sorte d'exutoire: «Beaucoup sont venus nous voir, explique Christine Pedotti, comme pour dire à l'Eglise qu'ils lui laissaient une dernière chance».

Comment canaliser ce flot de mécontentement lié à de nouvelles formes d'autoritarisme, au mépris dont souffrent les femmes dans une institution mysogine, à l'irritation de beaucoup de laïcs engagés dans des tâches d'animation de paroisses ou d' aumôneries (prisons, écoles, facs, hôpitaux), mais qui ont toujours le sentiment d'être des supplétifs, rarement ou jamais écoutés, écartés des décisions toujours prises par les clercs? Le «Comité de la Jupe» entend accueillir la diversité des mécontentements, les faire connaître, ouvrir des dialogues avec l'institution pour tenter d'y répondre, mais pour le moment, à la différence des mouvements catholiques de gauche, il ne veut pas entrer dans une logique de revendications et de contestation systématique de l'autorité.

«NI TRADI, NI-PROGRESSISTE»

Il a fait connaître ses intentions dans une lettre à tous les évêques de France. Seuls quatre d'entre eux ont pris soin de répondre. «Mais on n'est pas là pour les accabler ou accabler le Vatican, disent les deux fondatrices. On veut simplement se situer comme des «cathos citoyens» voulant se faire entendre, dialoguer, faire naître une opinion publique d'Eglise, voulant dire qu'ils ne sont plus prêts à tout accepter». Ils sont déjà quelques centaines, la plupart militants et responsables laïcs (non-clercs) de paroisses, mais aussi fidèles de base, prêtres, religieux, religieuses, etc. Pour bien montrer le caractère apolitique du mouvement et son refus de tout embrigadement et récupération, le «Comité de la Jupe» se définit comme étant «ni-tradi, ni-progressiste».

Malgré ces précautions d'usage, sa naissance redonne des couleurs à un catholicisme critique qui semblait en voie d'extinction, marginalisé par la montée d'un catholicisme identitaire et conservateur qui a le vent en poupe. Depuis longtemps, les cathos contestataires semblaient devenus silencieux, repliés dans des combats purement internes, regroupés autour de journaux ou revues microscopiques - comme Golias - ou de réseaux internationaux, aussi utopistes et vieillissants que groupusculaires, connus sous les noms de «Nous sommes aussi l'Eglise»; de «réseau européen Eglises et Libertés»; de «Femmes et hommes dans l'Eglise»; de «Droits et libertés dans les Eglises», etc...

Sans parvenir à se faire entendre, ces journaux et réseaux militent pour l'ordination des femmes, pour la défense des droits des homosexuels, pour la remise en cause de l'enseignement de l'Eglise en matière sexuelle, pour un nouvel élan à donner à ses engagements sociaux. Pour eux, le salut du catholicisme passe par de profondes réformes de structures: un exercice plus modeste et collégial du pouvoir du pape et de la Curie romaine; une décentralisation réelle du gouvernement de l'Eglise; la fin de l'obligation du célibat des prêtres; l'ordination sacerdotale d'hommes mariés; l'ouverture aux femmes de nouveaux ministères de prêtres et de diacres ; de plus grandes responsabilités à accorder aux laïcs.

Ils dénoncent ainsi les entreprises de séduction de Rome pour ramener au bercail la clientèle de droite traditionaliste, protestent contre les empiètements du Vatican sur des Eglises locales remises au pas. Pour eux, les laïcs ne jouent pas leur rôle et les prêtres ne savent plus où ils vont. Ces catholiques contestataires ne sont pas loin de penser que l'Eglise n'a pas fini de solder tous ses comptes de l'après-concile Vatican II (1962-1965). Ou qu'elle n'est pas sortie de la dépression de Mai 68. Ils ne se résignent pas au déclin de la vitalité intellectuelle catholique dans beaucoup de pays, à l'atonie qui frappe la recherche théologique encadrée et contrôlée par Rome, à la désaffection de l'activité militante sous surveillance épiscopale. Et déplorent que la parole publique de l'Eglise soit monopolisée par les clercs, le pape et quelques cardinaux, que les laïcs soient écartés des médias, que les intellectuels catholiques ne jouent plus comme autrefois leur rôle de ferment.

Ces mouvements catholiques progressistes semblent avoir pris leur parti d'un isolement ombrageux. Le «Comité de la jupe», par sa nouveauté, propose autre chose: sortir des sentiers battus de la contestation, sortir de la déprime et de la résignation, ouvrir des espaces de dialogue avec l'institution. Pour cette dernière, il en va peut-être aussi d'une ultime chance à saisir.



Le «Comité de la jupe», par sa nouveauté, propose autre chose: sortir des sentiers battus de la contestation, sortir de la déprime et de la résignation, ouvrir des espaces de dialogue avec l'institution.
Est-ce un phénomène exclusivement français pour l'instant, ou est ce que cela bouge aussi à l'étranger ?
La question des femmes est au coeur des religions du livre. Elles sont toutes apparues dans des sociétés patriarcales. Ce système de pensée me semble largement incompatible avec l'industrialisation et la globalisation.

L'affaire a commencé comme une de ces mauvaises blagues qui ne font rire que leur auteur. Elle continue un an plus tard, dans la rue, à Paris et en province, où des fidèles catholiques devaient participer à une marche, samedi 10 et dimanche 11 octobre, pour témoigner de leur malaise face aux orientations actuelles de l'Eglise.
Cliquez-ici !
R

"Encourager la participation intellectuelle des catholiques à la vie publique ", telle est l'ambition de la toute nouvelle Académie catholique de France, présidée par le père Philippe Capelle-Dumont, doyen honoraire de l'Institut catholique de Paris. Alors que le monde catholique a, ces derniers mois, été soumis à de forts débats internes et à des mises en cause diverses, cette nouvelle institution, composée d'un corps académique de 70 universitaires laïcs et religieux, entend "promouvoir une articulation entre la foi chrétienne, la vie intellectuelle et artistique, et les différentes rationalités ". L'Académie ambitionne de "rendre utile à tous l'intelligence catholique des choses humaines ", estimant que " la vitalité intellectuelle du catholicisme mérite une plus grande visibilité et une meilleure communication ". Sa conférence inaugurale, intitulée "Dieu, le temps, la vie", aura lieu de 23 octobre au collège des Bernardins à Paris, et abordera notamment la pensée de Darwin.
Sur le même sujet

Retour sur ces quelques mois où l'on vit des "cathos de l'intérieur" manifester des signes de ras-le-bol et de contestation. En novembre 2008, le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France et archevêque de Paris, interrogé sur la place des femmes dans l'Eglise, répond en ces termes : "Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête."

La phrase de trop pour Anne Soupa et Christine Pedotti, deux catholiques "centristes" engagées de longue date dans l'Eglise. Déterminées à "ne pas laisser passer ça", mais toutes pétries de culture catholique, elles déposent plainte devant... le tribunal ecclésiastique, au nom de l'association créée pour l'occasion, le "Comité de la jupe".

L'affaire n'ira pas plus loin, l'archevêque ayant apporté des nuances à son propos. En revanche, elle suscite de nombreuses réactions, qui se greffent sur le trouble des catholiques français qui s'est exprimé début 2009. Ils ont été secoués par la décision du pape Benoît XVI de tendre la main aux intégristes et par l'excommunication, décidée par un évêque brésilien, de médecins qui pratiqué un avortement sur une fillette violée.

Avec ses 500 sympathisants, le Comité de la jupe ambitionne de représenter ceux qui ne veulent "ni partir ni se taire" afin d'empêcher le "schisme silencieux" qui parcourt l'Eglise. "Nous ne sommes pas des militantes féministes, se défendent les deux intellectuelles, posées, âgées de 52 et 62 ans. Mais c'est vrai que la place des femmes dans l'Eglise est emblématique de beaucoup de problèmes actuels : la non-représentation des laïcs, la discrimination envers certains groupes, la privation de parole."

Au nom de ces "sans voix", Anne Soupa et Christine Pedotti ne mâchent pas leurs mots. "La parole est verrouillée, les fidèles n'osent pas parler de peur d'être accusés de "tirer sur une ambulance". Les religieux sont contraints au double langage et les laïcs qui font tourner l'Eglise sont considérés comme des supplétifs..." Relayant un grief récurrent dans certaines paroisses, elles contestent aussi le virage "clérical" de l'institution, avec la prééminence accordée aux prêtres. "Pour faire face à la crise des vocations, l'Eglise considère qu'il faut redonner aux prêtres une situation d'autorité, faire de la prêtrise un job gratifiant, quitte à marginaliser les laïcs engagés, qui de fait sont surtout des femmes."

Dans ce contexte, elles défendent "bien sûr" l'accès à la prêtrise pour les hommes mariés et pour les femmes, tout en reconnaissant que "la question n'est pas mûre". "Quand on voit que, dans leur obsession de "pureté", certains prêtres interdisent aux petites filles d'être enfants de choeur à part entière", s'emporte Christine Pedotti.

"Le risque actuel, c'est que l'Eglise ne soit plus catholique, c'est-à-dire ouverte et universelle, mais qu'elle apparaisse fermée à la souffrance humaine, moralisatrice, empreinte de juridisme", juge sans hargne Anne Soupa, sept ans de théologie à son actif. Le pontificat de Benoît XVI s'inscrit dans cette évolution "réactionnaire" qui "risque de transformer l'Eglise en une secte, en un groupement de clones", analysent les deux femmes. "Sous Jean Paul II aussi cette tendance existait, mais elle était masquée par son charisme."

Le Comité de la jupe "pose de vraies questions", reconnaît un évêque, qui souligne que, "justement", la prochaine assemblée des évêques, en novembre, devrait lancer une réflexion sur "la mission des laïcs dans l'Eglise". Mais globalement, l'institution ne goûte guère une critique interne qui se veut pourtant plus réformiste que révolutionnaire.

Au sein du clergé, des voix singulières partagent toutefois le diagnostic. Dans l'ouvrage qu'il vient de publier, J'aimerais vous dire (éd. Bayard 2009), l'une des figures de l'épiscopat français, l'archevêque de Poitiers, Albert Rouet, reconnaît : "On ne peut pas faire des chrétiens des mineurs irresponsables dans l'Eglise. Je pense très profondément que la manière de vivre en Eglise n'est pas adaptée au monde dans lequel nous vivons." Il appelle l'institution à "repenser sa manière d'être ".

De l'eau au moulin du Comité de la jupe, qui, quel que soit le succès des "marches catho-citoyennes", espère contribuer au réveil d'une opinion publique dans l'Eglise.

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MessageSujet: USA: une première évêque lesbienne pour l'Eglise épiscopalienne   Dim 6 Déc - 16:33

USA: une première évêque lesbienne pour l'Eglise épiscopalienne

Le diocèse épiscopalien de Los Angeles (Californie, ouest) a élu pour la première fois une femme ouvertement homosexuelle au poste d'évêque lors de sa convention annuelle samedi, a annoncé l'Eglise épiscopalienne américaine, une branche de l'Eglise anglicane.

Le révérend Mary Glasspool, 55 ans, qui entretient ouvertement une relation avec une autre femme depuis 1988, a obtenu 153 voix parmi le clergé et 203 parmi les laïcs réunis à cette convention, obtenant la majorité requise de suffrages.

C'est la deuxième fois qu'une personne homosexuelle est élue évêque de l'Eglise épiscopalienne américaine depuis l'ordination en 2003 du révérend Gene Robinson dans le New Hampshire (nord-est).

L'élection de Gene Robinson avait entraîné l'Eglise épiscopalienne et l'ensemble de l'Eglise anglicane dans la tourmente, et certains diocèses et paroisses conservateurs avaient rompu avec l'Eglise.

Cette rupture avait conduit l'Eglise épiscopalienne à décider de mettre fin à l'ordination d'ecclésiastiques homosexuels, une interdiction qui a par la suite été levée.

L'élection de Mary Glasspool est la première d'une personne homosexuelle au poste d'évêque depuis la levée de cette interdiction.

Elle suit celle d'une autre femme, Diane Jardine Bruce, 53 ans, élue la veille à l'autre poste d'évêque du diocèse de Los Angeles qui devait être renouvelé cette année. Selon le Los Angeles Times, il s'agit des deux première femmes élues évêques en 114 ans d'existence de ce diocèse.

L'élection de Mary Glasspool doit encore être validée par la hiérarchie de l'Eglise et notamment l'ensemble des évêques des 108 diocèses du pays.
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MessageSujet: Les gays dans l’Eglise : après le scandale Barragan, l’ouverture italienne   Mer 9 Déc - 5:47

Les gays dans l’Eglise : après le scandale Barragan, l’ouverture italienne
Romano Libero
--> Article mis en ligne le lundi 7 décembre 2009

Alors que les propos scandaleux du cardinal mexicain Javier Lozano Barragan, selon lesquels les gays ne peuvent entrer dans le Royaume des cieux, continuent à faire des remous, au point que le porte-parole du Vatican lui-même, le Père Federico Lombardi, a dû intervenir pour éteindre l’incendie, il est intéressant de voir que les choses bougent tout de même au sujet de l’homosexualité en Italie, y compris parfois avec l’appui ou du moins la bienveillance de l’un ou l’autre évêque.

Ainsi, à Crémone , cité connue pour ses luthiers, le groupe diocésain pour l’accueil des personnes homosexuelles vient enfin de se mettre en place, avec le soutien courageux de l’évêque, Mgr Dante Lafranconi.

Il s’agit de dialoguer fraternellement avec ceux qui ne se retrouvent pas dans l’enseignement abrupt du Magistère sur la question. Une démarche audacieuse et assez inédite sur la péninsule.

Dans le diocèse de Turin , le cardinal Severino Poletto, donne également carte blanche à ceux qui entreprennent une réflexion pastorale, très différente, sur la question homosexuelle.

De par le passé, l’évêque de Grosseto , Mgr Franco Agostinelli, avait lui aussi créé la surprise en participant à une rencontre avec des gays. Suite à des pressions, y compris de Rome dit-on, il dut plus ou moins faire machine arrière.
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MessageSujet: Le cardinal Danneels appelle les paroisses à accueillir des sans-papiers   Ven 18 Déc - 6:24

Le cardinal Danneels a lancé un appel aux paroisses et institutions catholiques pour chercher des espaces non-cultuels pour accueillir des personnes en attente de régularisation, a-t-on appris dans un communiqué envoyé jeudi.



Belgique - Société jeu 17 déc, 18:39
"Je demande à toutes les paroisses et institutions catholiques de chercher des espaces non-cultuels disponibles pour accueillir ces frères et soeurs humains privés de logement. Je suis bien conscient que ce n'est pas toujours possible. Cependant, là où cela est envisageable, il ne faudrait pas que se reproduise la mésaventure de l'Enfant de la crèche: pour Lui, il n'y avait pas de place à Bethléem", a souligné le cardinal.

Le cardinal lance cet appel à quelques jours de Noël et rejoint l'appel lancé par Caritas.
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MessageSujet: Cinquante Roms au chaud à l'aumônerie   Sam 9 Jan - 5:49

Cinquante Roms au chaud à l'aumônerie

Publié le samedi 09 janvier 2010 à 06h00
La chaîne de la solidarité fonctionne et les couvertures apportent le sourire aux enfants. La chaîne de la solidarité fonctionne et les couvertures apportent le sourire aux enfants.



Ils ont quitté « la jungle » des caravanes pour la relative chaleur de l'ancienne aumônerie étudiante, au Triolo. La paroisse CANA et le père Arthur ont rouvert le bâtiment vétuste pour que huit familles roms, dont une trentaine d'enfants, puissent échapper aux rigueurs de l'hiver.


JULIEN GILMAN> julien.gilman@nordeclair.fr
Il a le sourire aux lèvres, le père Arthur. Un sourire qui répond à celui des enfants - une trentaine - heureux de prendre dans ses mains un croissant, de recevoir une couverture ou de pouvoir allumer la lumière. Le prêtre vient pourtant de passer sa matinée en négociations. « J'ai galéré trois heures pour avoir EDF et GDF au téléphone ! » lâche-t-il. Mais ça y est, l'électricité est là, et le gaz a été ouvert.
« J'ai eu le chauffagiste au téléphone, mais il ne peut pas venir avant lundi matin », prévient le responsable du conseil de la solidarité de la paroisse CANA (Cousinerie, Annappes, Nativité et Ascq) Gérard Gosset. Les huit familles roms réunies dans l'ancienne aumônerie des étudiants continueront jusque-là à se chauffer avec les quelques feux à pétroles dont elles disposent.



Jusqu'à la fin du mois
Mais avec la chute des températures, cette relative chaleur, c'est déjà mieux que les caravanes ouvertes à tous les vents où ils étaient encore mercredi.
« Ils étaient à la limite de Lezennes et de Villeneuve d'Ascq, dans des conditions intolérables », assure le père Arthur, qui a saisi la proposition des paroissiens au bond. Depuis juin, l'aumônerie étudiante de la rue Decugis est inoccupée. Vetuste et amientée, elle doit être détruite et reconstruite. Mais, en attendant, le conseil de la solidarité a l'idée de l'ouvrir aux roms. La proposition est soumise à l'évêché, propriétaire des lieux, qui accepte. Dans la foulée le bâtiment est ouvert et cinquante Roms s'y mettent à l'abri du froid. « Ils peuvent rester jusqu'à fin janvier et la passation de contrat entre le diocèse et le promoteur, explique Gérard Gosset. Au-delà, à l'heure où nous parlons, on ne peut en dire plus... » Le père Arthur a tout de même l'espoir de pouvoir faire rester ses protégés à demeure plus longtemps. « Je souhaiterai que ce bâtiment reste à notre disposition et que les travaux soient mis en attente jusqu'à mars ou avril, réclame-t-il. Il y a des enfants qui ont besoin d'être heureux. » Mais dès à présent, la solidarité continue à s'organiser. Le prêtre est arrivé avec quelques victuailles et les bonnes âmes se mobilisent. « Nous avons ramené des couvertures, des chaussons... C'est ma femme qui a appelé le père Arthur ce matin », explique Bernard Pottier, donateur spontané. C'est cette chaleur, humaine avant tout, qui fait sourire les enfants. Leurs parents, eux, lancent des « alléluias ! » ou des « yes ! ». Des mots simples, chargés de sens.w
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MessageSujet: GAZA : Mgr MARC STENGER, évêque de Troyes et Président de Pax Christi France : « Ne pas relâcher la pression sur la question de la paix »   Sam 9 Jan - 5:58

GAZA : Mgr MARC STENGER,
évêque de Troyes
et Président de Pax Christi France :
« Ne pas relâcher la pression
sur la question de la paix »

Entretien avec Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France, une organisation très active sur le conflit qui oppose Israël aux Palestiniens. L’hiver dernier, Marc Stenger n’a pas hésité à interpeller les pouvoirs publics pour que cesse le massacre à Gaza. Il répond aux questions de Golias dans le cadre d’une interview exclusive !

« Faire cesser le scandale »

Golias : Pourriez-vous récapituler la position de Pax Christi sur la situation à Gaza, durant les bombardements ?

Marc Stenger : La situation de Gaza nous préoccupe depuis longtemps. Lors du précédent moment de tensions, en novembre 2006, nous avions été les initiateurs d’un mouvement de protestation : « Assez de larmes et de sang au Proche-Orient ». Déjà des enfants avaient été tués. Nous nous étions manifestés auprès du Président de la République de l’époque pour qu’il appuie l’organisation d’une conférence en vue de régler le problème entre Israël et le peuple palestinien, considérant que seul le fait de s’asseoir à une table de dialogue et de négociation marquerait la volonté réelle de faire la paix. Aux côtés de Pax Christi d’autres organisations étaient signataires de cet appel. Il y avait le CCFD, le Secours Catholique et la Conférence mondiale des Religions pour la Paix. Malheureusement, à partir de 2007 les contacts ont été rompus : nous n’avons plus eu de réponse de la part du nouvel exécutif. Sur ce, l’armée israélienne est intervenue à Gaza, fin 2008. Pax Christi a pris la décision de lancer un premier appel dès le 31 décembre. Il fallait qu’un mouvement chrétien se décide à le faire. Nous avions la volonté d’être rapide car nous considérions que nous n’avions pas le droit de garder le silence. Nous voulions affirmer qu’il était inacceptable que la bande de Gaza soit bombardée et plus encore qu’il y ait des victimes civiles ; que des hommes, des femmes et des enfants innocents meurent sans raison. Il fallait faire cesser au plus vite ce scandale ! Pour Pax Christi, aucune raison politique ne saurait justifier le sang et les larmes des innocents, de quelque nationalité qu’ils soient. Nous avons réaffirmé que le peuple d’Israël et le peuple palestinien sont nos amis. C’est eux que nous défendons. Nous avons adjuré, et nous adjurons encore, la communauté internationale de ne pas se réfugier dans les faux-fuyants. Au contraire, il lui faut intervenir dans ce face-à-face meurtrier entre l’armée israélienne et le Hamas. Nous pensons, en outre, que quelles que soient les responsabilités des partis en présence, les acteurs de cette tragédie auront à rendre compte devant leur Dieu de leur aveuglement et de leur cynisme.

Golias : Devant la poursuite de l’attaque israélienne, vous avez lancé un second appel ?

Marc Stenger : Nous avons à nouveau lancé un appel le 15 janvier, prenant acte de la poursuite des opérations militaires contre Gaza, malgré la multiplication des appels, des démarches politiques, diplomatiques et humanitaires. Pax Christi avertissait qu’elle continuerait à appeler à l’arrêt du massacre. Cette fois, nous avons demandé audience à Daniel Shek, ambassadeur d’Israël en France, et à Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine en France, pour leur remettre ce nouvel appel. Nous avons donc rencontré Hind Khoury et nous nous sommes rendus à l’ambassade d’Israël où l’on nous a assuré vouloir la réconciliation, tout en en étant empêché par le Hamas. Un argument qui apparaît, à juste titre, aux yeux de plus en plus de gens comme une excuse bien commode avancée par ceux qui ne veulent pas favoriser réellement la paix. Nous avons été très déçus. Devant cette fin de non-recevoir, nous en avons déduit que nous n’avions pas appliqué la bonne méthode.

Golias : Quelles actions avez-vous menées cette année autour d’Israël et de la Palestine ?

Marc Stenger : Cette année, nous n’avons pas relâché la pression sur la question de la paix entre Israël et la Palestine. Nous avons, par exemple, organisé un temps de prière en commun avec l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture à l’église Saint-Eustache de Paris. A Troyes, nous nous sommes réunis, comme chaque année en novembre : chrétiens, juifs, musulmans, pour un temps de prière pour la paix. Par ailleurs, Pax Christi est fondateur du réseau Chrétiens de la Méditerranée qui nous permet d’avoir de nombreux contacts avec cette région du monde. Ce Chrétiens de la Méditerranée a organisé un tour de France sur la situation des Palestiniens dans les Territoires occupés avec Nora Karmi, membre du Centre œcuménique palestinien de théologie de la libération Sabeel, qui appartient à ce réseau. Durant ce périple, elle a rencontré beaucoup de chrétiens et a toujours reçu un accueil extraordinaire, y compris de la part d’évêques qui jusque-là ne s’étaient pas vraiment prononcés sur la question palestinienne. On sent que les mentalités changent, qu’il y a désormais beaucoup de gens qui ne jettent plus sur les Palestiniens ce regard pré-programmé par un travail de propagande bien réel. Désormais, beaucoup de gens que nous rencontrons comprennent la situation : il ne s’agit pas d’un choc frontal entre deux peuples, encore moins d’une guerre de civilisation opposant la démocratie au terrorisme, mais d’intérêts géostratégiques, notamment, qui dépassent de beaucoup ces pauvres gens.

Golias : Depuis l’intervention à Gaza, de nombreuses initiatives associatives sont menées pour infléchir la politique d’Israél. Y êtes-vous associés ?

Marc Stenger : Nous nous impliquons dans toutes les actions qui marquent, selon nous, des gestes de solidarité. Ainsi, nous préparons des messages qui seront lus lors des fêtes de Noël prochain. Ils seront très clairs, très explicites. Nous sommes fidèles à ce type d’action depuis déjà un certain nombre d’années. Parallèlement, nous continuons à apporter notre soutien aux mouvements qui travaillent pour la paix, y compris en Israël même. Certains mouvements israéliens sont ainsi venus en France cette année pour des soirées, ainsi que monseigneur Michel Sabbah. C’était la première fois que revenait en France celui qui a été jusqu’en 2008 le premier patriarche latin de Jérusalem d’origine palestinienne, depuis plusieurs siècles. Nous donnons ainsi la parole aux témoins directs qui sont de véritables héros de la justice sur cette terre. De même, nous menons des entretiens permanents avec les différentes organisations qui œuvrent en France pour la paix entre la Palestine et Israël. Toutefois, nous avons notre propre manière d’analyser la situation et c’est pourquoi Pax Christi France n’est pas favorable à un embargo sur les produits en provenance d’Israël qui frapperait en même temps les produits palestiniens. Sinon, les agriculteurs palestiniens seraient une nouvelle fois les victimes de l’occupation de leurs territoires car ces exportations leur assurent aussi un minimum vital. Il est important de dénoncer l’exploitation que fait Israël des Territoires occupés, mais Pax Christi n’a pas encore déterminé la meilleure manière d’adresser à ce pays notre protestation sur ce point.

Golias : Quel regard portez-vous sur l’attitude de la France, de l’Union européenne et des Etats-Unis ?

Mgr. Marc Stenger : Nous avons noté la volonté d’agir du président de la République pendant le bombardement de Gaza. Les résultats ont été modestes, mais ont eu le mérite d’exister. On peut quand même se demander quelle est la ligne exactement suivie par la diplomatie française. Par ailleurs, je me demande si de manière plus générale la diplomatie de l’Union européenne existe vraiment lorsqu’il s’agit d’Israël et de la Palestine. L’UE brille surtout par son inexistence dans ce dossier, comme l’a montré son attitude durant les bombardements de Gaza, puis son incapacité ensuite à décider quoi que ce soit. Enfin, les Etats-Unis manquent de détermination face à Israël - et c’est un comble ! - au motif de sauvegarder un processus de paix, qui ne donne plus signe de vie depuis longtemps. Je crois que c’est une erreur, pour ne pas dire pire, de la part de ces gouvernements de se retrancher derrière cet argument. La priorité devrait être d’arrêter ce conflit et de mettre fin au blocus de Gaza !

Golias : Exiger la paix est-il suffisant ?

Marc Stenger : Au-delà de la tragédie qui se joue à travers le blocus du territoire de Gaza, nous devons dire haut et fort à tous les responsables qu’il n’y a pas de paix sans justice et sans respect du droit international. Nous devons nous interroger sur le contenu de cette paix que tout le monde dit souhaiter. De quelle paix peut-il bien s’agir ? Selon nous, elle ne peut pas être un simple compromis sur des bases instables, comme l’a été dans notre histoire le Traité de Versailles, par exemple. Pour le moment, Pax Christi n’a pas encore de formule arrêtée. On peut difficilement envisager une solution à un seul Etat, car la démographie joue contre Israël, ce qui pourrait créer des conflits. Il faut beaucoup discuter pour trouver le chemin de la réconciliation, à l’image de ce qui a été réalisé entre la France et l’Allemagne. D’un côté, les Palestiniens ont de quoi haïr ; de l’autre, il y a aussi une peur légitime chez Israël. Tout cela demande du temps pour s’exprimer et permettre à toutes les parties en présence de se comprendre. Il faudrait que se lèvent des hommes de foi, dans tous les sens du terme, de la trempe de nos pères fondateurs de l’Europe. Ils existent dans les deux camps, mais qui leur donnera la parole ?
« Il faut rendre justice »

Golias : Suite au rapport Goldstone, êtes-vous favorable à ce qu’une enquête soit menée sur les événements de Gaza ?

Marc Stenger : Après ce qui c’est passé à Gaza, la situation mérite que l’on pose les questions de la manière la plus adéquate : il faut rendre justice, établir les responsabilités des deux côtés, fixer des compensations nécessaires aux victimes. A Pax Christi, nous sommes guidés par un principe très simple de l’Evangile selon Saint Jean : « Qui fait la vérité vient à la lumière. » Seul ce cheminement pourra permettre de restaurer l’Homme, ainsi que les droits attachés à la personne humaine, et de les déployer au sein de droits collectifs, qui constituent le seul cadre dans lequel ils peuvent s’épanouir. La responsabilité israélienne est écrasante en tant que puissance occupante. Ses attaques ont été menées hors de toute proportion, c’est extrêmement clair ! Du point de vue du droit international, il s’agit sans doute à ce titre de crimes de guerre. C’est d’ailleurs pour cela que le gouvernement israélien s’oppose à toute enquête, internationale ou autre. Pourtant, une enquête aurait le mérite de faire connaître la vérité. Une fois pour toutes ! J’ajouterai même que lorsqu’un gouvernement s’oppose à l’ouverture d’une enquête sur les agissements de ses forces armées, il faut au minimum donner des raisons valables. Nous en sommes loin. Enfin, si la notion juridique de proportionnalité est centrale dans le droit international, la disproportion ne peut pas être un argument moral, car chaque vie vaut une autre vie. S’il est tout à fait inacceptable que des bombes menacent une population civile ; cela l’est encore plus que des civils soient tués. Pax Christi souligne simplement mais fermement l’inacceptabilité de telles situations en vertu d’un principe moral incontournable : « Tu ne tueras point ! ». Point à la ligne ! Nous retenons la même approche lorsque l’on considère l’occupation des territoires palestiniens ou le blocus de Gaza. Ce même blocus qui, soit dit en passant, enrichit le Hamas. Ce qui est loin de le menacer, contrairement aux justifications qui nous sont servies.

Golias : Un Kaïros sur le conflit israélo-palestienne doit être rendu public à Bethléem. Marquera-t-il une étape de l’engagement des croyants ?

Marc Stenger : Ce texte veut d’abord appeler les chrétiens et les Eglises à mobiliser leurs énergies spirituelles en faveur d’un règlement du conflit israélo-palestinien. Pour ses auteurs, « un groupe de Palestiniens chrétiens », on est dans un moment où il faut regarder la vérité en face : les droits du peuple palestinien sont plus que jamais bafoués, l’injustice dont il est victime ne cesse de s’accroître, les responsables se contentent de gérer le conflit, au lieu de le résoudre. Dans cette situation tragique des chrétiens ont voulu s’adresser aux chrétiens d’Israël/Palestine, mais aussi aux chefs religieux et politiques, à la société palestinienne et à la société israélienne, aux responsables de la communauté internationale et aux Eglises du monde et leur dire « une parole de foi, d’espérance et d’amour ». Ils sont convaincus que seules les ressources spirituelles peuvent faire bouger les lignes. La terre où se côtoient trois religions a une « vocation universelle » ; il s’agit de respecter cette volonté de Dieu en la libérant « du mal de la guerre qui est en elle ». Et enfin, c’est le moment du choix d’une résistance selon la logique de l’amour qui sache reconnaître l’humanité de l’adversaire, qui prenne ses distances par rapport aux dynamiques d’affrontement. Les vrais moteurs de la paix en terre d’Israël/Palestine sont l’amour et la justice qui s’imposent à tous les croyants. Si nous croyons que la paix nous vient de Dieu, on ne peut pas écarter la rencontre et le dialogue des hommes de religion et d’éthique comme instrument de paix.

Propos recueillis par Olivier Vilain
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MessageSujet: Des évêques anglicans favorables aux unions homosexuelles dans les églises   Mer 24 Fév - 7:26

Des évêques anglicans favorables aux unions homosexuelles dans les églises

Des évêques anglicans ont appelé mardi à un changement législatif afin d'autoriser l'union des couples homosexuels dans les lieux de culte.

Le groupe de sept évêques et anciens évêques siégeant à la Chambre des Lords, la chambre haute du parlement britannique, juge "totalement discriminatoire" la loi actuelle sur les partenariats civils, expliquent-ils dans une lettre au Times publiée mardi.

Aujourd'hui seuls les couples hétérosexuels peuvent se marier religieusement en Grande-Bretagne, les couples homosexuels n'ayant droit qu'aux seuls partenariats civils signés dans des locaux laïcs.

"Les couples hétérosexuels ont le choix entre une union civile et un mariage religieux. Les couples homosexuels n'ont pas droit à ce choix. Priver des croyants de l'opportunité d'échanger les voeux les plus importants de leur vie dans l'église ou la synagogue de leur choix, selon leur liturgie, est totalement discriminatoire", ont écrit les évêques.

Un Lord travailliste ouvertement homosexuel, Waheed Alli, devrait déposer le 2 mars un amendement à la Loi sur l'égalité autorisant les unions de même sexe dans les églises, les synagogues ou autres lieux religieux. L'amendement devrait aussi proposer que le langage religieux puisse être autorisé au cours des cérémonies pour les unions des couples homosexuels.

Les évêques ont appelé les membres de la Chambre des Lords à soutenir cet amendement.

Des amendements à la Loi sur légalité ont déjà été soumis à la chambre des Lords le 25 janvier. Ils avaient été combattus par deux autres prélats, l'évêque de Winchester et l'évêque de Chichester.
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MessageSujet: L'Eglise de Finlande élit un archevêque pro-homosexuel à sa tête   Ven 12 Mar - 5:37

L'Eglise de Finlande élit un archevêque pro-homosexuel à sa tête

L'Eglise protestante finlandaise a élu à sa tête Kari Mäkinen, un évêque progressiste connu pour ses positions favorables aux homosexuels, a-t-elle annoncé jeudi, au terme d'une élection serrée contre un candidat conservateur pour devenir archevêque.

Mäkinen, marié et père de quatre filles, a déclaré être prêt à consacrer des couples de personnes du même sexe et appelé l'Eglise à accepter et soutenir ces unions, sans toutefois les considérer comme un mariage.

Il a devancé de seulement 11 voix -pour 1.175 votes- son concurrent Miikkia Ruokanen, un professeur de théologie à l'université d'Helsinki, décrit dans les médias comme un traditionaliste, un résultat qui a suscité de fortes réactions tant favorables que défavorables sur internet.

Actuellement évêque du diocèse de Turku (sud-ouest), le plus ancien évêché finlandais, il remplacera en juin l'actuel archevêque, Jukka Paarma.

L'élection intervient quelques semaines seulement après la décision de la conférence épiscopale finlandaise de ne pas consacrer les unions homosexuelles, autorisées civilement en Finlande depuis mars 2002.

Environ 80% des Finlandais appartiennent à l'Eglise luthérienne, séparée de l'Etat.
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MessageSujet: Enfin une parole chrétienne !   Mer 14 Avr - 7:17

Le christianisme n'est pas la soumission

Un évêque de Normandie a reconnu son erreur : comme cela se faisait en catholicisme en un temps pas très éloigné, il a accueilli dans son diocèse un prêtre canadien ayant commis des abus sexuels. Aujourd’hui il regrette sincèrement son imprudence.

Il s’appelle Jacques Gaillot. En revanche, un de ses confrères, né la même année que lui, et qui vient tout juste de prendre sa retraite, persiste et signe. Il a eu raison de couvrir un prêtre pédophile. Mgr Pierre Pican, évêque émérite de Bayeux-Lisieux n’a tiré aucune leçon de l’histoire. Ni de son histoire

En 2000, l’abbé René Bissey, né en 1944, l’un de ses sujets, était condamné à 18 ans de prison pour le viol d’une douzaine de jeunes garçons. Pas moins. Peu de temps après, l’évêque du diocèse, précisément Pierre Pican, était poursuivi et condamné à trois mois de prison avec sursis pour « non-dénonciation de crime ». Arrogant et maladroit, il n’a jamais reconnu son erreur. Aujourd’hui, il n’exprime aucun regret. Si c’était à faire il agirait donc de même. Selon ses propres mots, aujourd’hui il ne dénoncerait pas davantage ce prêtre à la justice. Cette franchise de l’évêque de Bayeux a au moins le mérite de mettre en évidence la relativité de l’application des règles de transparence que Rome aujourd’hui veut voir appliquées.

Pour écouter les propos de Mgr Pican, cliquez sur le lien suivant : http://www.rtl.fr/fiche/5937685500/...
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MessageSujet: Pédophilie: Benoît XVI demande d'aimer les prêtres malgré leurs "faiblesses"   Dim 4 Juil - 17:21

Enfin des paroles évangéliques !!!! il était temps !

Pédophilie: Benoît XVI demande d'aimer les prêtres malgré leurs "faiblesses"

Le pape Benoît XVI a demandé, dimanche à Sulmona (centre de l'Italie) d'aimer les prêtres malgré leurs "faiblesse", dans une référence implicite aux scandales de pédophilie qui secouent l'Eglise.

"Aimez votre évêque, aimez vos prêtres: malgré leurs faiblesses, ils sont une présence précieuse dans la vie", a dit Benoît XVI, rajoutant oralement le terme de "faiblesses" à son discours écrit.

Lors d'une rencontre avec quelque 200 jeunes, le pape a également dénoncé la société de consommation. "La culture de consommation actuelle tend à attacher l'homme au présent, à lui faire perdre le sens du passé, de l'histoire", a-t-il dit, affirmant que cela "prive" les hommes "de la capacité de se comprendre, de percevoir les problèmes et de construire le futur".

Il a aussi dénoncé "de fausses valeurs et des modèles illusoires qui sont proposés (aux jeunes) et promettent de remplir leur vie alors qu'ils la vident".

Le pape s'est rendu à Sulmona, dans la région défavorisée des Abruzzes, touchée par un tremblement de terre meurtrier dans la zone de L'Aquila le 6 avril 2009, qui a fait plus de 300 morts, à l'occasion du 800e anniversaire de la naissance d'un de ses prédécesseurs, Célestin V (1209-1296), un des rares papes à avoir démissionné, après cinq mois de pontificat.

Dans la matinée, lors d'une messe en plein air, il avait exprimé son soutien à ceux qui vivent dans la "précarité, en raison du manque de travail, de l'incertitude pour l'avenir, de la souffrance physique et morale et de la sensation d'égarement due au séisme".

Avant de quitter la localité pour rejoindre le Vatican, il s'est recueilli sur la tombe de son prédécesseur, répétant un geste accompli l'an dernier à L'Aquila, peu après le tremblement de terre.
bounce
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MessageSujet: Aux Etats-Unis, les chrétiens plaident pour les immigrés   Mar 3 Aoû - 18:39

03/08/2010 18:00
Aux Etats-Unis, les chrétiens plaident pour les immigrés


Après une loi controversée qui a relancé le débat sur l’immigration aux États-Unis, un mouvement œcuménique s’est créé à travers le pays pour soutenir les sans-papiers


Des opposants à la nouvelle loi sur l'immigration adoptée par l'Etat d'Arizona, manifestent à Phoenix, Arizona, le 29 juillet (AP/Matt York).

Le P. Raul Trevizo est le prêtre de l’église Saint-Jean-l’Évangéliste de Tucson, en Arizona, État frontalier à forte minorité hispanique. Il connaît bien le dossier brûlant de l’immigration. Sa paroisse compte environ 4 000 familles, pour la plupart « latinos », comme on les appelle ici. Près de 40 % de ses paroissiens sont aux États-Unis de manière illégale. Les hommes travaillent dans la construction ou les travaux de jardinage, les femmes font des ménages.

« Il est vrai que le Mexique s’est développé économiquement ces vingt-cinq dernières années, mais les plus pauvres des Mexicains n’ont pas bénéficié de ce progrès. Ils passent la frontière en espérant trouver un avenir meilleur pour eux et leurs familles. Ce sont des réfugiés économiques », explique le P. Trevizo.

La majorité des habitants de l’Arizona ne voit pas la situation de la même manière. Avec à leur tête des élus du Parti républicain, ils dénoncent un flot incontrôlable de clandestins qui, selon eux, pèsent sur le budget de l’État et posent un danger pour la société.

Des arrestations possibles en cas de « soupçon raisonnable »
L’église Saint-Jean-l’Évangéliste, comme beaucoup d’autres en Arizona, a pris parti contre la récente loi sur l’immigration proposée par le gouverneur de l’État, la républicaine Jan Brewer. Très stricte pour les clandestins, cette législation devait entrer en vigueur la semaine dernière, avant qu’une juge fédérale n’en interdise les passages les plus controversés.

Cette nouvelle loi autorisait les autorités de l’État de l’Arizona à prendre en main la politique d’immigration, alors que cette dernière a toujours été une prérogative de l’État fédéral. La mesure la plus critiquée du texte stipulait que la police locale pouvait se substituer à la police de l’immigration pour procéder à des arrestations, dès lors quelle avait « un soupçon raisonnable ». Une autre mesure imposait à tous les citoyens de porter sur eux leur papier d’identité, ce qui n’est normalement pas obligatoire aux États-Unis.

Depuis la signature de cette loi, la plus restrictive du pays en matière d’immigration, au mois d’avril dernier, de nombreux manifestants sont descendus dans la rue, en Arizona, mais aussi dans les États à forte minorité latino, au Texas, en Californie ou à New York, pour dénoncer « la stigmatisation des immigrés ».

L’administration Obama s’est jointe à six autres plaintes pour faire valoir son inconstitutionnalité. Au grand soulagement de la communauté hispanique et de ses défenseurs, les plaignants ont eu gain de cause. Mais la bataille n’est pas finie, puisque le gouverneur de l’Arizona affirme vouloir porter le cas jusqu’à la Cour suprême des États-Unis. Une dizaine d’autres États se sont dits prêts à lui emboîter le pas.

« Un système d’immigration qui ne fonctionne pas »
En Arizona, Mgr Gérald Kivanac, évêque de Tuscon et vice-président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, conduit les efforts de l’Église contre cette loi pénalisante. Il s’est joint à un mouvement œcuménique, s’exprimant publiquement aux côtés de représentants protestants et juifs. Au Congrès américain, le 14 juillet, il a plaidé pour une réforme complète et éthique de la politique d’immigration aux États-Unis, mais contre des solutions isolées à la manière de l’Arizona.

Dans son diocèse, le long de la frontière avec le Mexique, il est le témoin quotidien « des conséquences humaines d’un système d’immigration qui ne fonctionne pas », a-t-il déclaré devant les parlementaires. Une situation « qui, d’un point de vue humanitaire et éthique, doit être gérée de manière humaine et globale », a-t-il plaidé.

« Nous appliquons le principe biblique d’accueil de l’étranger et de justice, souligne de son côté le P. Raul Trevizo. Dans ce sens, nous devons faire preuve de compassion pour aider les illégaux à sortir de l’ombre où ils se cachent et les aider à trouver un moyen légal de rester aux États-Unis. »

Mais l’homme de foi dénonce également ce qu’il voit comme les manœuvres politiques du Parti républicain. « Cette loi est utilisée par des politiciens opportunistes qui tentent d’exploiter les peurs et l’anxiété à propos de la frontière pour être réélus. Ils essaient également d’instiller la peur chez les sans-papiers dans l’espoir que ceux-ci quittent l’Arizona. »

Un retour en force du débat sur l'immigration
Le débat sur l’immigration revient donc en force, trois ans après l’échec d’une grande réforme voulue par l’administration de George W. Bush. Entre 12 et 20 millions d’immigrés vivent illégalement aux États-Unis. Leur sort divise toujours l’opinion publique. Au niveau national, 55 % des Américains approuvent les démarchent entreprises par l’État de l’Arizona, tandis que 40 % y sont opposés, selon un sondage de la chaîne CNN du 27 juillet.

En Arizona, 70 % des habitants soutiennent la loi, contre 23 % qui s’y opposent, selon une étude de l’institut de sondage Rasmussen. Cette fracture, explique le P. Levario, est présente jusque dans l’Église. « Les paroisses majoritairement hispaniques, comme la mienne, sont catégoriquement opposées à la loi. Là où la présence hispanique est moindre, les paroissiens sont plutôt pour. » Cependant, publiquement, souligne-t-il, aucun prêtre ne s’est exprimé contre la ligne choisie par Mgr Kivanac.

Située à une centaine de kilomètres du Mexique, Tucson est emblématique des villes frontalières du sud des États-Unis. Le tiers de la population et la moitié des nouveau-nés sont d’origine latino. Dans la région, 75 % de la main-d’œuvre employée dans l’agriculture est hispanique. La zone, en particulier au sud de la frontière, est en proie à la violence des cartels de la drogue.

L’amalgame entre clandestins et trafiquants de drogue est exploité par le Parti républicain, alors que des études récentes du FBI et du département de la sécurité intérieure ont montré que les États frontaliers étaient parmi les plus sûrs aux États-Unis.

« Le nombre de réfugiés économiques explose »
L’immigration illégale est un problème bien plus complexe qu’il n’y paraît. « Des deux côtés de l’échiquier politique, vous avez des gens qui proposent des solutions ultra-simplifiées », explique Miguel Levario, professeur d’histoire à l’université Texas Tech. « Soit il faut renvoyer tous les illégaux, soit il faut leur offrir à tous une amnistie. Or, les facteurs qui contribuent à cette immigration sont variés », poursuit l’expert.

Il cite notamment l’échec de l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), qui a mis des petits producteurs locaux du Mexique en concurrence avec des multinationales agricoles ; la forte demande américaine pour une main-d’œuvre illégale bon marché ; l’instabilité économique de la plupart des pays d’Amérique centrale ; et enfin, la consommation de drogue au Nord. « Pour qu’elle fonctionne, une réforme complète de la politique d’immigration doit prendre en compte tous ces aspects », affirme-t-il.

Loin de se considérer comme un cas isolé, le P. Trevizo pense que la situation en Arizona n’est pas sans rapport avec celle de la France, de l’Espagne ou de l’Italie, voire de l’Afrique du Sud. « Le nombre de réfugiés économiques explose partout dans le monde et les nations ont des difficultés à les absorber. Il ne s’agit pas d’un problème américain. C’est un problème global. »
Stéphanie FONTENOY, à New York
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MessageSujet: Bravo Monseigneur ! ...et MERCI !   Dim 22 Aoû - 15:18

Roms: l'archevêque d'Aix et d'Arles appelle au "respect des personnes"
Mgr Christophe Dufour, archevêque d'Aix-en-Provence et d'Arles (Bouches-du-Rhône), témoin jeudi d'une expulsion de Roms de leur campement, a appelé dimanche à respecter la "dignité" des personnes et dénoncé les "discours sécuritaires" du gouvernement.

Lors d'une visite jeudi dans un campement à Aix-en-Provence, Mgr Dufour a assisté à l'arrivée d'"un important détachement de policiers".

"Des caravanes ont été détruites. Je ne mets pas en cause les forces de police qui obéissent aux ordres. Mais je demande le respect des personnes et de leur dignité, dans le cadre de la loi française", déclare-t-il dans un communiqué.

"Les discours sécuritaires qui peuvent laisser entendre qu'il y a des populations inférieures sont inacceptables. Ces personnes, citoyens européens, vivent pour la plupart paisiblement ici, un certain nombre depuis de longues années", poursuit l'archevêque qui se dit "prêt à rencontrer les autorités et les élus, pour permettre d'envisager des solutions, voire un possible arbitrage".

Depuis l'annonce fin juillet par le président Nicolas Sarkozy de mesures sécuritaires concernant les gens du voyage et les Roms, une cinquantaine de camps illégaux ont été démantelés et les Roms qui les occupaient sont menacés d'être reconduits en Roumanie ou en Bulgarie après avoir bénéficié d'une aide au retour.
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MessageSujet: Les chrétiens se réveillent   Sam 28 Aoû - 5:33

Des chrétiens en appellent aux élus sur l'immigration
VOS OUTILS

Imprimez Réagissez


PARIS (Reuters) - Cinq organisations chrétiennes appellent vendredi les élus de tout bord à rejeter les dispositions du projet de loi sur l'immigration fragilisant à leurs yeux le droit des étrangers et des Roms en France.

Elles rappellent que le gouvernement entend déposer des amendements supplémentaires visant à faciliter les déchéances de nationalité et à limiter le retour en France des Roms expulsés du territoire.

"A quelques jours de son adoption par la commission des lois de l'Assemblée nationale, nous appelons les élus de tout bord, inquiets des dérives actuelles, à refuser les dispositions de ce projet de loi, contraires à nos valeurs", écrivent-elles.

Le texte est signé par le Secours catholique-Caritas France, la Cimade (Service oecuménique d'entraide), la Fédération de l'Entraide Protestante (FEP), l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT), le Comité Catholique contre la faim et pour le développement.

Sur fond de sondages contradictoires - moins d'un Français sur deux approuve les mesures gouvernementales, selon CSA, mais deux sur trois y sont favorables pour OpinionWay - les défenseurs des droits de l'homme et responsables religieux ne désarment pas.

Après le pape et en France plusieurs évêques, des pasteurs protestants et le grand rabbin de France ont pris leurs distances avec le caractère spectaculaire des actions menées sur la question des Roms.

L'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, a regretté qu'un "climat malsain" soit en train de s'installer en France. Il y a "une sorte de concours de celui qui paraîtra le plus sécuritaire", a dit sur Europe 1 le président de la Conférence des évêques de France.

DEUX AMENDEMENTS EN DÉBAT

Le gouvernement n'a pas assoupli sa position et poursuit le démantèlement de camps de gens du voyage mis en oeuvre depuis la fin juillet et les expulsions vers la Roumanie et la Bulgarie.

Ainsi, 270 Roms ont embarqué jeudi pour la Roumanie, selon le ministère de l'Immigration.

Parallèlement, Nicolas Sarkozy arbitrera "la semaine prochaine" le débat qui agite les ministres concernés sur les amendements destinés à déchoir de leur nationalité des Français naturalisés condamnés.

"Chacun des ministres va apporter ses propositions", pour les amendements qui seront intégrés au projet de loi sur l'immigration qui doit être examiné par le parlement à partir du 27 septembre, a précisé le ministre de l'Immigration sur RMC.

Eric Besson ne voudrait pas étendre, en effet, la déchéance aux cas de polygamie.

"Nous sommes restés dans l'esprit du discours de Grenoble du président Sarkozy qui ne mentionnait pas les cas de polygamie mais bien les atteintes contre les policiers ou toute personne dépositaire de l'autorité de l'État", a indiqué l'un de ses conseillers, confirmant une information du Figaro.

Selon le quotidien, le ministère de la Justice a également rédigé une proposition dans le même esprit mais "plus concise et juridique".

En revanche, selon les deux amendements que le ministre de l'Intérieur veut voir adoptés et publiés par Libération, Brice Hortefeux prévoit la déchéance de nationalité pour un nouveau délit qui sera ajouté au code pénal.

Le premier crée un "délit de 'polygamie de fait, escroquerie, abus de faiblesse'" passible de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende.

Si l'infraction est commise en profitant de l'état d'ignorance ou de la situation de faiblesse du partenaires, les peines seraient portées à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende. A cela s'ajoute la déchéance de la nationalité.

L'autre amendement prévoit que les personnes naturalisées depuis moins de dix ans perdraient la nationalité française en cas de condamnation à cinq ans de prison ou plus pour un crime ou délit visant un représentant des forces de l'ordre mais aussi un pompier, gardien assermenté d'immeuble, juré ou avocat, écrit Libération.

Selon Eric Besson, "il faut se mettre d'accord sur la notion d'origine étrangère: c'est ayant acquis récemment la nationalité française, dans les conventions internationales c'est simple, c'est réglé, c'est moins de dix ans".

Cette volonté du gouvernement de déchoir de leur nationalité certains délinquants d'origine étrangère - en particulier pour polygamie - risque, selon de nombreux élus de l'opposition et même de la majorité, de se heurter au refus du Conseil constitutionnel.

Gérard Bon et Jean-Baptiste Vey, édité par Gilles Trequesser
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MessageSujet: OUI ! OUVREZ les EGLISES qu'elles servent au moins à quelque chose !!!!   Mer 20 Oct - 15:21

Un refuge improvisé s’est ouvert dans une église à Lausanne
REQUÉRANTS DÉBOUTÉS | Un refuge s’est ouvert mercredi dans la salle paroissiale de l’église protestante de La Sallaz, sur les hauts de Lausanne. Le bâtiment abrite trois requérants d’asile menacés de renvois. Si le mouvement dure, d’autres paroisses prendront le relais.




«Les requérants peuvent rester jusqu’au 29 octobre», a expliqué mercredi Paolo Mariani, porte-parole de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV). «Un groupe s’occupe de trouver d’autres paroisses, protestantes ou catholiques, pour garantir la relève. L’objectif est d’assurer un tournus».

Les parties ont signé une convention dans laquelle les requérants se sont notamment engagés à être transparents sur leur dossier. «Nous leur avons aussi demandé qu’il n’y ait pas de réaction violente en cas d’intervention de la police. Mais au besoin, ils sont autorisés à aller dans l’église», a expliqué le porte-parole.

Depuis mercredi matin, quelques matelas sont entassés dans un coin de la petite salle de la paroisse La Sallaz-Croisettes. Les trois requérants déboutés - une jeune femme kosovare, un Congolais et un Albanais - seront encadrés 24 heures sur 24 par deux membres du collectif lausannois Droit de rester.

«Un quatrième réfugié les rejoindra peut-être», explique sur place une jeune femme du collectif. En principe, ces personnes ne sortiront pas du refuge. Le requérant congolais est depuis huit ans en Suisse et près de 20 ans en Europe, raconte la militante.

Autres actions prévues

En 2001 avec «En quatre ans on prend racine» et en 2004 lors de la crise des «523», l’ouverture de refuges avait suscité un mouvement de solidarité. En 2004, l’action avait duré plus d’une année.

Il y a dix jours, le collectif et des requérants avaient occupé durant une nuit, sans autorisation, les locaux de la paroisse St- Jacques à Lausanne. Ils avaient quitté les lieux contre la promesse des Eglises de leur trouver un autre abri. Ils logeaient depuis au Point d’appui, lieu d’accueil de jour des deux églises.
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MessageSujet: une initiative heureuse ...mais insuffisante !   Ven 10 Déc - 15:35

SDF : Le diocèse de Lyon prête des locaux pour l’hiver
Par Damien Brunon , Laurent Burlet
Posté le 10/12/2010 à 12:43 | lu 181 fois | 1 réaction|

@ Robin Favier
Ce jeudi soir était inauguré un nouveau centre d’hébergement d'urgence pour les sans-abri à Lyon 5e. en présence du cardinal Barbarin et du nouveau préfet, Jean-François Carenco. Le diocèse lyonnais prête ses locaux de la maison diocésaine Saint-Irénée pour la durée de l’hiver. 200 personnes y seront hébergées jusqu’au 31 mars 2011.

Le centre d’hébergement Saint-Irénée va être dédié aux personnes en difficulté le temps de l’hiver. Et seulement le temps de l’hiver. C’est-à-dire jusqu’à la fin de la trêve hivernale, le 31 mars. Une aile de l’ancienne maison diocésaine est réservée à 100 demandeurs d’asile primo arrivants en famille. Une autre est destinée à l’urgence sociale pour 70 personnes sans domicile en famille et 30 sans-abri isolés. Dans les étages, les couloirs desservent des chambres de deux à quatre personnes. La maison Saint-Irénée, particulièrement bien entretenue, devrait être complète en fin de semaine prochaine lorsque les dernières touches auront été mises à l’installation.

La gestion du lieu est assurée par 24 employés des associations Forum Réfugiés (pour les demandeurs d’asile) et Alynéa (pour l’urgence sociale).

L’union sacrée pour l’hiver


@ Robin Favier
Autour de la table, jeudi soir, lors de la présentation des lieux à la presse, on retrouve le cardinal Philippe Barbarin, le nouveau préfet du Rhône et de la région Jean-François Carenco, Michel Havard, député (UMP) de la première circonscription du Rhône, Alexandrine Pesson, maire (PS) du 5e arrondissement ainsi que les présidents des deux associations Forum Réfugiés et Alynéa : Gérard Calle et Henny Beyer. On en oublierait presque que l’on fêtait ce jeudi les 105 ans de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat comme s’amuse Jérôme Colrat, directeur d’Alynéa. "On appelle cette loi la loi de la réconciliation ", lui répond le cardinal Barbarin dans un sourire. Et c’est l’idée générale de cette opération : l’union de l’Etat, de l’Eglise et des associations.

Si l’évêché met à disposition des locaux, c’est le préfet, Jean-François Carenco, qui finance les associations en injectant 800 000 euros dans cette opération. Mais le représentant de l'Etat prévient : "Il ne faut être ni béat, ni pessimiste : il faut être travailleur. (…) L’expérience de Monplaisir l’année dernière nous conforte dans notre idée ".

200 places : cela va-t-il suffire ?

Rappelons que l’ouverture de ce centre d’hébergement se déroule parallèlement à la fermeture des gymnases Bellecombe et Clémenceau , réquisitionnés par le préfet dans le cadre du plan grand froid fin novembre. Ils devaient fermer ce vendredi matin pour Bellecombe et lundi matin pour Clémenceau.

Jérôme Colrat de l’association Alynea rappelle que l’on ne peut pas vraiment évaluer la demande potentielle. Or Lyon connaît actuellement une augmentation du nombre de demandeurs d’asile que les structures dédiées à ce public n’arrivent pas à absorber. Sans atteindre les niveaux recors de début novembre quand 250 à 350 personnes ne trouvaient pas de solution pour dormir, la pression sur l’hébergement d’urgence pourrait donc être de nouveau forte si les températures rechutent.

A Saint-Irénée, 150 personnes vont être accueillies ce vendredi soir et 50 autres théoriquement en fin de semaine prochaine. Dès lors, aucune place ne sera disponible dans le dispositif. Quelle possibilité alors pour les sans-abri qui appelleront le 115 ? Le préfet explique que les gymnases pourraient être ouverts de nouveau si nécessaire.

Quelle continuité de l’hébergement ?

Autre problème : la loi sur le Droit au logement prévoit également la continuité de l’hébergement. Mais Saint-Irénée fermera le 31 mars. "Nous sommes satisfaits de l’ouverture de ce nouveau centre. Mais nous regrettons que l’on annonce déjà sa fermeture prochaine en mars. Cela signifie que des personnes seront remises à la rue, si on ne leur a pas trouvé de solution adaptée ", réagit Baptiste Meneghin, du Réseau des professionnels de l’urgence sociale qui avait manifesté le 2 décembre devant l'Hôtel Dieu pour demander l’ouverture de deux nouveaux centres d’hébergement pérennes.
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MessageSujet: Des théologiens réclament la fin du célibat des prêtres   Ven 4 Fév - 15:25

Des théologiens réclament la fin du célibat des prêtres
Mots clés : Célibat, Prêtres, Homosexualité, ALLEMAGNE, Théologiens, Joseph Ratzinger, Benoît Xvi, Église

Par Thomas Vampouille

04/02/2011 | Mise à jour : 13:56 Réactions (71)

Outre le célibat des prêtres, les théologiens plaident pour «ceux qui partagent amour, fidélité et peines réciproques au sein d'un partenariat de même sexe».
Une centaine de théologiens européens ont signé un texte où ils prônent en outre l'ordination des femmes ainsi que l'acceptation par l'Église des couples homosexuels.

Leur pétition s'intitule «Église 2011 : un renouveau indispensable». Plus de 140 théologiens catholiques allemands, autrichiens et suisses appellent à une profonde réforme de l'Église de Rome, a rapporté vendredi le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Ils proposent la fin du célibat des prêtres, l'ordination des femmes et l'acceptation par l'Église des couples homosexuels.

Les pétitionnaires justifient leur prise de position par la «crise sans précédent» que traverse l'Église catholique depuis qu'a éclaté en son sein une série de scandales d'abus sexuels perpétrés par des prêtres. «L'an dernier a vu un nombre sans précédent de fidèles quitter l'église catholique. 2011 doit être l'année d'un nouveau départ pour l'Église», soulignent les 143 théologiens, pour la plupart enseignants dans des universités germanophones.

«L'Église a besoin de prêtres mariés et de femmes pour occuper les postes de l'église», écrivent-ils à propos des conditions d'ordination des prêtres. Concernant l'homosexualité, l'Église ne doit selon eux plus rejeter «ceux qui partagent amour, fidélité et peines réciproques au sein d'un partenariat de même sexe». Appelant à la fin du «rigorisme moral» de l'Église, la pétition propose également la participation des fidèles aux nominations des évêques.

Joseph Ratzinger avait déjà remis en cause le célibat
«Les tumultes que peuvent susciter un dialogue ouvert, sans tabous, ne sont pas nécessairement bien perçus, surtout à la veille de la visite d'un pape, reconnaît le texte. Mais l'autre solution, le silence de mort, ne peut être acceptable car il réduit à néant les derniers espoirs». Le pape Benoît XVI, d'origine allemande, effectuera une visite officielle en Allemagne en septembre prochain.

C'est la première fois depuis 1989, souligne le Süddeutsche Zeitung, que des théologiens se prononcent de façon si critique en Allemagne. À l'époque, 220 enseignants et théologiens avaient signé «la déclaration de Cologne» contestant l'autoritarisme du pape Jean Paul II.

Toutes les propositions des «14» ne devraient néanmoins pas être de nature à choquer le pape. Le quotidien allemand avait en effet rappelé la semaine dernière que Benoît XVI, lorsqu'il n'était encore que Joseph Ratzinger, s'était lui-même interrogé sur l'obligation de célibat qui incombe aux prêtres catholiques. En février 1970, avec huit autres théologiens, Joseph Ratzinger avait adressé un mémorandum aux évêques d'Allemagne leur demandant d'étudier si une telle pratique était réellement nécessaire. Si les jeunes prêtres sont trop peu nombreux, écrivaient-ils, «l'Église a l'obligation de procéder à une modification» de la règle.
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MessageSujet: 144 THEOLOGIENS GERMANOPHONES appellent à une réforme en profondeur de l’Eglise catholique   Mar 8 Fév - 6:37

144 THEOLOGIENS GERMANOPHONES appellent à une réforme en profondeur de l’Eglise catholique
Plus de 140 théologiens catholiques allemands, autrichiens et suisses viennent de lancer un appel en vue d’une réforme de fond de la discipline ecclésiastique au sein de l’Eglise catholique. En il s’agit de lever enfin l’obligation du célibat pour exercer comme prêtre, et pour être ordonné, sauf des cas très exceptionnels comme celui des pasteurs convertis.

Cette pétition est intitulée /"Eglise 2011 : un renouveau indispensable",/ et on la trouve sur le site internet du quotidien allemand « Süddeutsche Zeitung ». Outre la levée du verrou du célibat les mêmes théologiens demandent encore l’ordination des femmes - question pourtant plus délicate que celle du célibat, au plan doctrinal - et à l’acceptation par l’Eglise de partenariats homosexuels. Ils réclament aussi la participation des fidèles aux nominations des évêques et lance un appel à la fin du /"rigorisme moral"/ de l’Eglise.

Cette pétition est rendue urgente par le contexte : celui d’une perte totale de crédit et d’une /"crise sans précédent"/ que traverse l’Église catholique en Allemagne depuis qu’a éclaté une série de scandales d’abus sexuels perpétrés par des prêtres, il y a un an./ C’est avec une vive inquiétude pour la survie même du christianisme que les auteurs lancent un appel à une réforme drastique et rapide.

Le contexte immédiat est celui des préparatifs de la visite du pape Benoît XVI, d’origine allemande, dans son pays natal, en septembre prochain. Un Joseph Ratzinger qui signa lui-même, en 1970 il est vrai, une pétition analogue, quoique plus prudente, sur la levée de l’obligation du célibat.

De A à Z, du Professeur Michael Albus (Fribourg en Brisgau) au Professeur Reinhold Zwick (Münster), les 144 signataires regroupent non seulement des prêtres, mais de nombreux laïcs hommes et femmes, peu soucieux en l’occurrence d’un plaidoyer pro domo. Parmi eux, de grands anciens, connus et estimés de tous comme Peter Hünermann ou Dietmar Mieth de Tübingen. On y trouve des pointures remarquables comme Otto Hermann Pesch (Hambourg).

Au-delà du problème - fort sérieux - du recrutement sacerdotal, et même de l’image suspecte donnée, les théologiens dégagent un enjeu de fond, concernant la nature même de l’Église, son identité évangélique par-delà et au-delà du modèle constantinien du XIIe siècle indûment pérennisé et absolutisé comme l’a montré Hans Küng. Or, malgré ses grandeurs passées, ce modèle est aujourd’hui devenu obsolète et incompris.

Cette présente pétition ne peut manquer de nous faire penser à l’appel lancé en 1989 dit de Cologne après la nomination d’un nouvel archevêque indésirable le cardinal Joachim Meisner. Il faut surtout noter que les points de vue exprimés dans cette pétition sont largement partagés par la grande majorité des catholiques allemands. *

Personne ne croit qu’une telle pétition en elle-même ne convaincra le Pape Benoît à modifier une règle en effet ancienne et à haute charge symbolique. Mais contrairement à une idée reçue Joseph Ratzinger serait moins axé à titre personnel sur la question que son prédécesseur très polonais. Bien que de sensibilité très traditionnelle, bien davantage à certains égards que son prédécesseur, Benoît XVI semble moins rétif à l’idée en soi d’un changement concernant le célibat. Par contre, on peut s’attendre à un « niet » assez radical et définitif en ce qui concerne l’hypothèse même de l’ordination de femmes.

Au Vatican même l’idée circule d’une réforme de la discipline concernant le célibat obligatoire des clercs. A condition que cette concession faite permette par ailleurs de sauver un système clérical bien menacé. Comme ce noble Prince du Guépard de Lampedusa pour lequel il fallait bien que quelque chose change pour que tout demeure identique.

En ce sens il est essentiel de situer la revendication de levée de l’obligation dans un contexte de réforme de l’Église...

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