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 Une révolution technologique est nécessaire

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MessageSujet: Une révolution technologique est nécessaire   Dim 8 Juin - 12:06

L'Agence internationale de l'énergie appelle à "une révolution technologique"

LEMONDE.FR | 06.06.08

45 000 milliards de dollars (28 850 milliards d'euros). C'est la somme que la planète devra investir pour enrayer le réchauffement climatique, selon le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). En mobilisant l'équivalent de 1,1 % de son PIB en plus de ce qui est déjà dépensé chaque année, le monde devrait pouvoir réduire de moitié les émissions de CO2 d'ici à 2050. Faute de quoi, les émissions de dioxyde de carbone, un des principaux gaz à effet de serre, augmenteront de 130 % d'ici à 2050 tandis que la demande de pétrole augmentera de 70 %, prédit l'AIE

"Atteindre l'objectif de 50 % de réduction d'émissions constitue un formidable défi", a reconnu Nobuo Tanaka, le directeur exécutif de l'AIE, qui conseille 27 pays en matière de politique énergétique. Il a également rappelé que la réduction de 50 % des émissions mondiales de CO2 d'ici à 2050 est le scénario le plus ambitieux envisagé par le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) des Nations unies pour empêcher la température moyenne mondiale d'augmenter de plus de 2,4 °C.
"UNE RÉVOLUTION TECHNOLOGIQUE"

L'argent investi servirait à faire évoluer les politiques gouvernementales, pour "une transition technologique d'une ampleur sans précédent", a poursuivi Nobuo Tanaka. "Cela requerrait une nouvelle révolution technologique qui transformerait complètement la façon dont nous produisons et utilisons l'énergie", a-t-il ajouté.

L'agence propose de généraliser le développement des énergies renouvelables et du nucléaire, et de développer les moyens de transport n'émettant pas de carbone. Pour atteindre cet objectif, l'AIE recommande que trente-cinq centrales thermiques au charbon et vingt centrales au gaz soient équipées chaque année de technologies pour capter et stocker le CO2 qu'elles émettent. Trente-deux centrales nucléaires et 17 500 éoliennes sont en outre à construire chaque année. Des évolutions sont donc à prévoir pour chaque type d'énergie car pour l'AIE aucune forme d'énergie ne pourrait à elle seule résoudre le problème.

L'AIE s'inquiète également de la rapide croissance des pays émergents comme la Chine et l'Inde, ainsi que de la flambée des prix du pétrole et du gaz qui sont en train de miner les efforts mondiaux pour réduire la consommation de charbon, une source d'énergie hautement polluante. En Chine et en Inde, "d'énormes réductions doivent être réalisées dans [la consommation de] charbon. Ce ne sera pas facile", a commenté le directeur exécutif adjoint de l'Agence, William Ramsay. Réaliste, il reconnaît toutefois que l'objectif sera difficile à atteindre. "Leurs marchés ne vont pas adopter facilement ce type de technologies onéreuses" pour capter et stocker le CO2, et leurs consommateurs n'accepteront pas sans protestation la hausse du prix de l'électricité provenant de sources propres.

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/06/06/l-agence-internationale-de-l-energie-appelle-a-une-revolution-technologique_1054547_3244.html
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MessageSujet: La Chine en pointe   Jeu 14 Aoû - 12:20

La Chine : bientôt leader des énergies renouvelables ?

La Chine pourrait bientôt devenir leader des énergies renouvelables dans le monde. Une nouvelle étonnante quand on sait que l’air de Pékin est toujours aussi pollué et que le pays est l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre de la planète…

L’accueil des Jeux Olympiques à Pékin a été vivement critiqué, fortement décrié et a fait trembler les foules. Mais à présent que les jeux sont ouverts, une nouvelle vient de tomber... qui ne peut que ravir la Chine ! Selon un rapport de l’Institut Worldwatch (organisation de recherche environnementale américaine), le Pays du Milieu est en train de devenir un leader des énergies renouvelables. Etrange paradoxe pour un pays qui appartient au groupe des plus gros pollueurs de la planète…

15% d’énergies renouvelables en 2020 pour la Chine

La Chine semble pourtant sur la bonne voie pour atteindre son objectif en matière d’environnement, celui de produire 15% de ses besoins énergétiques à partir des énergies renouvelables. En 2050, cette part pourrait être de 30%. Aujourd’hui, elle est seulement de 8% mais la Chine fait d’énormes efforts…

Face aux enjeux environnementaux planétaires, alors que le pays se développe et que le besoin énergétique de ses habitants (plus d’un milliard) grandit, la Chine cherche à diversifier ses sources d’énergie. Elle prévoit d’investir environ 180 milliards d’euros d’ici 2020 dans les énergies renouvelables. Selon l’étude de Worldwatch, la Chine devrait dépasser les pays occidentaux en termes d’innovations technologiques vertes.

Chine : quelles énergies renouvelables se développent ?

Parmi les énergies renouvelables fortement mises à contribution, l’énergie éolienne est celle qui connaît la plus forte croissance en Chine. Fin 2007, la capacité du pays était de 6 GW, pour un objectif de 10 GW à l’horizon 2010. La Chine est également un des plus gros exportateurs mondiaux de turbines éoliennes.

L’énergie solaire connaît également un fort développement. La Chine est le premier producteur d’équipements solaires photovoltaïques et se place dans les trois premiers producteurs d’énergie solaire, juste derrière le Japon.

Les chauffe-eau solaires connaissent également une croissance rapide : 10% des foyers chinois en seraient déjà équipés !

Enfin, la Chine possède un excellent potentiel hydraulique.

Energies renouvelables et Jeux Olympiques

L’énergie solaire sera largement utilisée lors des Jeux Olympiques. L’éclairage des pelouses, des rues du village, le chauffage des différents stades, ainsi que 90% de l’eau chaude utilisée dans le village olympique dépendront de cette énergie. Les spectateurs devraient recevoir des billets de transport en commun afin de limiter la circulation dans la capitale et 400 autobus alimentés au gaz naturel devraient être introduits.

Malgré les efforts réalisés dans le domaine des énergies renouvelables, l’air de la Chine et avant tout celui de Pékin reste extrêmement pollué. La situation géographique de la capitale (entourée de hautes montagnes) ne facilitant pas les choses…

http://www.naturavox.fr:80/article.php3?id_article=4868
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MessageSujet: Manger moins de viande   Lun 8 Sep - 6:49

Manger moins de viande pour réduire l'effet de serre
NOUVELOBS.COM | 07.09.2008 | 09:48
13 réactions
C'est ce que conseille le président du Giec, Rajendra Pachauri, l'élevage contribuant à l'effet de serre. L'idéal serait, selon lui, de devenir totalement végétarien à long terme.


Le président du Groupe inter- gouvernemental d'experts sur le climat (Giec), l'Indien Rajendra Pachauri, a déclaré à l'Observer daté du dimanche 7 septembre que les gens devraient réduire leur consommation de viande afin de lutter à titre personnel contre le changement climatique.
Le Giec a obtenu avec l'ancien vice-président américain Al Gore le Prix Nobel de la Paix en 2007. Selon son président, qui se consacre depuis des décennies à la préservation de l'environnement, les gens devraient commencer à ne manger de la viande qu'une fois par semaine puis y renoncer complètement.

Effet de serre

En effet, pour l'économiste indien, le changement de nourriture serait un pas important dans le combat contre le changement climatique car l'élevage de bétail contribue à produire l'effet de serre.
"Au début, renoncez à manger de la viande un jour par semaine, et ensuite cessez graduellement votre consommation," conseille ce végétarien.
"Ce que je veux souligner, c'est qu'on doit faire des réductions de notre consommation dans chaque secteur de l'économie", a-t-il conclu.
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MessageSujet: Aucun business possible sur une planète crevée   Mar 21 Oct - 7:18

La crise financière occulte temporairement les questions climatiques, et plus encore les questions environnementales, les reléguant à une place de simple variable d’ajustement. Les emplois que nos dirigeants veulent désespérément sauver n’auront aucun sens dans l’Europe de demain, soumise à des modifications climatiques extrêmes. Et il en va de même pour les Etats-Unis, l’Inde ou la Chine. There is no business on a dead planet.

D’après le patron de Greenpeace France, Pascal Husting, écouté hier à l’Université de la Terre, il nous reste 100 mois, c’est-à-dire même pas 10 ans, pour inverser la courbe d’émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Si nous n’inversons pas la tendance actuelle –une progression des émissions mondiales de l’ordre de 3% par an-, nous n’échapperons pas à une augmentation de la température de l’ordre de 2°C, au minimum. Ce qui veut dire que la partie basse du scénario du GIEC est déjà jouée. Le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat a prévu une augmentation de la température globale de 2,1°C à 5,6°C d’ici à la fin du siècle en fonction des efforts déployés par les pays du monde entier pour réduire leurs émissions.

Parallèlement, le WWF a publié une étude rassemblant de nouveaux éléments scientifiques. Et le constat –je parle bien de constat pas de projections futuristes-, c’est que le réchauffement climatique est plus rapide, plus fort et survient plus tôt que prévu. En anglais, ça donne: faster, stronger, sooner. Ainsi, au rythme actuel de la fonte des glaces, la disparition totale du pôle Nord surviendra entre 2013 et 2040, 30 ans plus tôt que le Giec ne l’avait prévu. Entre autres friandises prévues dans ce siècle.

"Il est clair que le changement climatique a déjà un plus gros impact que ce que la plupart des scientifiques avaient imaginé, il est donc capital que les réactions internationales pour réduire les émissions et s’adapter aux conséquences soient plus vives et plus ambitieuses", estime Pascal van Ypersele, prof de climatologie et de sciences de l’environnement à l’Université catholique de Louvain et récemment élu vice-président du Giec. "Le dernier rapport du Giec a montré que les raisons de se sentir concerné sont maintenant plus fortes, et devraient mener l’UE à plaider pour un objectif plus ambitieux que celui de maintenir l’augmentation des températures sous la barre des 2°C adopté en 1996. Mais même avec cet objectif, des réductions de l’ordre de 25 à 40% par rapport au niveau d’émissions de 1990 sont nécessaires d’ici à 2020 de la part des pays développés. Des réductions de 20% sont tout à fait insuffisantes." Elles sont probablement insuffisantes, et la sale nouvelle, c'est qu'elles risquent d'être encore minimisées par les pays membres de l'Union.

Après le sommet européen de la semaine dernière, les ministres de l’environnement se réunissent aujourd’hui à Luxembourg. Mais le plan européen –réduire de 20% les gaz à effet de serre, atteindre 20% d‘énergies renouvelables, réaliser 20% d‘économie d‘énergie, le tout pour 2020– va probablement se fissurer à cause du credit crunch.

Crise financière oblige, les Etats commencent à traîner la patte. Sûr qu’il est plus facile de se mettre d’accord à 15 qu’à 27. Sûr aussi qu’il est plus facile pour un pays comme la France, nucléarisé à souhait, d’atteindre ses objectifs de réduction d'émissions que pour la Pologne, dont l’industrie repose essentiellement sur le charbon. Encore que, l'efficacité du nucléaire dans la réduction des émissions de CO2 reste à prouver, mais cela mérite un autre post.

Silvio Berlusconi, par exemple, trouve le plan trop coûteux… Vingt milliards d’euros, selon le dirigeant italien. Treize, rectifie la Commission européenne. Le montant exact de ce que cela coûterait, on s'en fiche carrément si on regarde du côté de ce que ça va nous coûter si l'on ne fait rien... Par exemple, le rapport Stern prévoit une facture de 5500 milliards de dollars au cas où la température progresserait de 2,1°C... Mieux vaut prévenir que guérir. Encore une fois, nous avons la possibilité d'éviter le pire. C'était le cas aussi avec la crise financière. On ne l'a pas fait. Sauf qu'avec la crise écologique, nous n'aurons pas la possibilité de garantir nos banques naturelles, c'est à dire les ressources de nos écosystèmes, par l'Etat.

Je pensais que nous devions reconsidérer nos indicateurs de richesse… Un économiste travaillant pour la Deustche Bank, Pavan Sukhdev, mène une étude européenne sur la valeur des écosystèmes. Que nous dit-il? Que nous perdons un capital –au sens marxiste du terme- naturel de l’ordre de 2 à 5 milliards d’euros par semaine à cause de la seule déforestation. Il n’a fait qu’estimer la valeur des services rendus par la forêt: stockage de carbone, assainissement, lutte contre l’érosion, …, et calculer ce que ça nous coûterait soit de les remplacer, soit de faire à leur place. Je trouve criminel de ne pas prendre en compte ces pertes-là et de ne s’occuper que de celles des banques, qui fonctionnent, elles, avec un argent qui n’existe même pas.

Les pays arguent que leur compétitivité, ainsi que des milliers d’emplois sont en jeu s’ils devaient "décarboner" leurs industries. Certes, mais il n’y a pas de compétitivité, ni d’industries, ni de milliers d’emplois sur une planète crevée. Les priorités de nos dirigeants varient. Et l’environnement, contrairement à ce qu’on nous assure, est redevenu la dernière roue du carrosse. C’est la variable ajustable: quand tout va bien, on s’y intéresse, quand le système financier craque, on s’en passe. Aujourd'hui, il faut sauver les emplois, nous dit-on. Pour cela, dans le cadre du plan Paulson, les USA promettent 25 milliards de prêts bonifiés à l’industrie automobile -polluante- américaine. C’est sûr qu’il vaut mieux avoir un bon vieux job qui pollue sous 2m d’eau qu'un autre job, et la vie sauve.
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