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 Nargis et les rodomontades de l'homme au sac de riz...et au portefeuille Total

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MessageSujet: Nargis et les rodomontades de l'homme au sac de riz...et au portefeuille Total   Mer 7 Mai - 9:42

[b]Plus de 22 000 morts, 41 000 disparus et des dégâts considérables [/b] tel est le triste bilan du cyclone Nargis qui sévissant en Birmanie a frappé ce pays riche de son autonomie
et tout de suite les occidentaux si prompt à justifier par quelque obole le pillage de la planète et de se déculpabiliser à bon compte...
mais la Birmanie compte sur ses propres forces et sait bien pourquoi Mr et Madame Bush sont si empressés... la Chine n'est pas loin...

Alors Mr Kouchner laissez là votre sac de riz et vos répliques théatrales Myanmar n'a pas besoin de vous et de votre ridicule obole : 200000 euros !!!
alors que chacun sait que vous détenez un gros prtefeuille d'actions TOTAL...lui aussi très présent en Birmanie... pour des raisons très très intéressées... ainsi va le monde !

JESS Wink



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MessageSujet: droit d'ingérance ou respect et pudeur ?   Ven 9 Mai - 6:46

Voyez comme l'occident tempête ! et n'accepte point que l'on puisse refuser ses dons
Voyez comme la famille Bouche elle même monte au créneau trop contente de saisir l'occasion de nouvelles bases militaires dans son "jardin aux caniches bondissants et aux ordres" qu"'est devenu le monde. Le Pacifique étant pour eux le nouvel "océan nostrum" de l'impérialisme


OR Toute idée, aussi légitime soit-elle, court le risque d’être transformée en idéologie et d’être utilisée par les pouvoirs en place à des fins qui leur sont propres. C’est ce qui arrive avec l’idée de la défense des droits de l’homme ou d'ingérance humanitaire lorsqu’elle se transforme en légitimation de l’ingérence militaire ou civile unilatérale et qu’elle appuie le rejet du respect propre à chaque civilisation ou nation.

Pendant la période coloniale, la domination occidentale sur le monde a été justifiée par le christianisme ou par la « mission civilisatrice » de la République. Après la décolonisation et la fin de la guerre du Vietnam, c’est un certain discours sur les droits de l’homme et la démocratie, mêlé à une représentation particulière de la Deuxième Guerre mondiale, qui a rempli ce rôle.

Cette idéologie a réussi à mystifier et à affaiblir les mouvements progressistes ou pacifistes qui cherchent à s’opposer aux agressions occidentales et aux stratégies de domination. Elle est une sorte de cheval de Troie idéologique de l’interventionnisme occidental au sein des mouvements qui lui sont en principe opposés. De plus, elle contribue à faire oublier aux mouvements altermondialistes que l’ordre socio-économique profondément injuste qu’ils combattent est soutenu en fin de compte par la puissance militaire américaine.

Et puis que vont devnir les médias qui se repaissaient déjà d'images croustillantes des bons humanitaires de l'occident faisant leur B.A. pour sauver les petit n'enfant jaunes de la famine ?
Tout le monde le sait le Darfour, la Palestine, la Somalie, l'Afghanistan, la Tchéchénie...etc...ne suffisent plus

et l'occident se sent tellement coupable !...à juste raison ! Laughing Cool Laughing


et puis faire l'aumone ne doit -t-il pas se faire dans la discrétion et la pudeur ?...
la main gauche ignorant ce que fait la droite ? ...et la porte close...
le Bling bling et la compassion charitable n'ont rien à faire ensemble...et en Asie pays de la souffrance muette et fataliste on a par dessus tout le sens de la pudeur...et on sait ce que cachent habituellement les "dons" de l'occident
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MessageSujet: Re: Nargis et les rodomontades de l'homme au sac de riz...et au portefeuille Total   Lun 12 Mai - 14:46

Arrow Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter s'est produit, lundi 12 mai, à 14 h 28, heure locale (8 h 28, heure de Paris), dans la province chinoise du Sichuan (sud-ouest de la Chine), rapporte l'institut américain de veille géologique, l'USGS. Selon cette source, l'épicentre du séisme a été localisé à 93 km au nord-ouest de Chengdu, la capitale du Sichuan, à une profondeur de 10 km.

Selon l'agence Chine nouvelle, le séisme a fait entre 3 000 et 5 000 morts dans le seul district de Beichuan, situé à 160 km au nord de Chengdu. Il y aurait aussi plus de 10 000 blessés. Le bilan pourrait être encore plus lourd. Le premier ministre chinois Wen Jiabao a qualifié le séisme de "désastre" et appelé la population "au calme et au courage", dans une interview à la télévision chinoise. Les autorités ont rapidement annoncé l'envoi de militaires pour aider aux opérations de secours. "Le président Hu Jintao a ordonné de déployer tous les efforts pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre", a souligné Chine nouvelle.


Tout en assurant les victimes de notre entière compassion il va être très intéressant de suivre ce que va faire l'occident ( Us et Europe entre autre) comme déploiement d'aide ..après ce qui a été dit sur la Chine à propos du Tibet..;cela ne va pas manquer de piquant... Rolling Eyes
Il est vrai que la cuisine du Sichuan est une des plus épicée de la cuisine chinoise ! Idea
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MessageSujet: L'occident va-t-il manger son chapeau ?   Mar 13 Mai - 5:50

Nicolas Sarkozy a écrit à son homologue chinois Hu Jintao pour lui faire part du soutien de la France après le tremblement de terre qui a fait plusieurs milliers de morts lundi.

"Je voudrais vous faire part de ma plus profonde émotion et exprimer sans délai le soutien de la France au peuple chinois dans ce moment difficile", écrit le président français dans la lettre rendue publique par l'Elysée.

"Je suis informé en temps réels des développements en provenance de votre pays et forme le voeu que le bilan de cette catastrophe demeure aussi limité que possible", peut-on lire dans la lettre. "J'ai confiance dans la capacité de la Chine à faire face à cette calamité". Cool Cool

Un peu plus tôt dans la journée, le Quai d'Orsay avait rendu publique la lettre adressée par le ministre des Affaires étrangères à son homologue chinois.

"Je tiens à faire part au gouvernement et au peuple chinois de ma profonde tristesse, de ma sympathie et de la solidarité de la France dans cette épreuve qui frappe la Chine", écrit Bernard Kouchner dans cette missive. ( Pas de chèque ? ...ou d'envoi d'aide humanitaire et le devoir d'ingérence Mr Couche-nerfs ?]

Pas de réaction non plus de la famille Bouche ni de l'ONU qui continue ses acrimonies envers la Birmanie
Commédiente ! Tragediente
ou comment l'occident sait manger son chapeau ! en moins d'un mois ..;et adore opprimer les "faibles" sous une apparente fraternité ...d'intérêts

la politique du caniche bien nourri quoi... :
lol: Laughing Laughing

( à suivre)
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MessageSujet: ah ! ben v'la aut'chose !   Mar 13 Mai - 12:35

Le séisme de magnitude 7,9 qui a fait, selon un bilan encore provisoire et qui s'alourdit d'heure en heure, près de douze mille morts dans le centre de la Chine,. et Pékin a fait savoir "finemen", mardi, qu'il accueillait "favorablement" 'aide étrangère...qu'on ne lui proposait point. Le chef des secours au ministère des affaires civiles, Wang Zhenyao, précise que toute "aide matérielle ou financière" sera la bienvenue.

Cependant, Pékin estime, arguant notamment de difficultés de communication, que "les conditions ne sont pas réunies" pour autoriser la venue d'équipes d'experts étrangers dans les zones dévastées. "Il y a toujours des entraves au transport dans les régions touchées et il est impossible, même pour nos propres équipes de secours, de parvenir aux zones frappées par le désastre", a dit M. Wang.

et voila nos "ballourds" de l'instrumentation de l'humanitaire forts génés surtout après tout ce qui a été dit sur la Chine a propos de l'affaire Tibet Laughing Laughing

Le Japon, aux liens pourtant historiquement difficiles avec son voisin, va octroyer une aide de 500 millions de yens (3,1 millions d'euros) à la Chine, a annoncé le ministre des affaires étrangères, Masahiko Komura. Cette aide prendra la forme de produits de première necessité, comme des tentes et des couvertures, et comprendra une partie en numéraire. Même Taïwan a proposé à son rival chinois d'envoyer des équipes de secours et une aide d'urgence. Shocked Laughing

Le président américain, George W. Bush, a assuré que les Etats-Unis se tenaient "prêts à aider de toutes les manières possibles" lol! . A Bruxelles, la Commission européenne a également proposé d'"apporter son assistance en cas de besoin" lol! ...;voila qui ne va manquer de dérider plus d'un mandarin..;si le drame n'était pas si proche...
( rappellons que la Chine possède une balance commerciale très exédentaire et détient dans ses coffres plus de 1200 milliards de dollars farao rendeer )

et puis tenez vous bien , cerise sur la gateau , le vieux singe lui même, cette marionette de la CIA le dalaï-lama en personne avalant sa calotte a lui aussi adressé ses condoléances à la Chine pour cette "grande tragédie" et salué "la réponse rapide" des autorités. lol!

décidement les grands écarts diplomatiques de ces derniers temps sont d'un comique rare ! flower

.


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MessageSujet: Compassion...et impérialisme   Mar 13 Mai - 13:04

http://lgvsite.canalblog.com/archives/2008/05/06/index.html

à cette adresse une intéressante étude sur impérialisme et compassion que je retranscris içi

Arrow
COMPASSION ET IMPERIALISME

Quel lien peut-il y avoir entre les dérives d’une organisation enlevant de faux orphelins tchadiens et un ministre préparant l’opinion au bombardement de l’Iran ? Entre un donateur du téléton et la croisade de l’axe du bien ? Entre les foules manifestant leur indignation devant le crime horrible d’un seul enfant et …l’infime mobilisation contre les crimes de guerre des armées d’occupation à Gaza ou en Irak ? Entre les rodomontades d’un imposteur sans frontières invité sur tous les plateaux télévisés et l’assourdissant silence face à la misère et à l’exploitation à notre porte autant que dans des horizons plus lointains ?

Comment se construisent nos indignations sélectives ? Qui les manipule ? Et surtout quelle est notre responsabilité ? Mais cela peut-il durer ?

LA COMPASSION EST UNE « VERTU » CAPITALISTE :

En face de ses « laissés pour compte » la démocratie dans sa déclinaison capitaliste a élevé la compassion au rang de substitut à ce qui aurait du être source d’interrogation profonde sur sa propre nature et les effets de sa mise en œuvre.

Cette promotion sentimentale n’est pas secondaire ou annexe, elle s’inscrit dans une stratégie de pouvoir. Tocqueville en Amérique avait déjà observé cette « douceur démocratique » qui visait surtout à atténuer les désirs de violence que générait spontanément une société de domination et d’exploitation ; la démocratie bourgeoise depuis les origines n’est pas l’outil de la lutte des classes elle en est l’adversaire visant à en délégitimer le projet en niant la cause des révoltes possibles. Le « point aveugle » d’une idéologie qui ne veut pas se remettre en cause est ainsi occupé par « les sentiments » qui remplacent « la » politique. Annah Arendt avait aussi montré que la pitié pouvait être instrumentalisée pour écarter les citoyens de la réflexion politique. Les églises ont presque toujours et partout joué le même rôle (1- 2). Une part du sarkozysme qui voit le président se placer toujours au côté des « victimes », d’abord mais aussi en dernier lieu, joue de ce même registre qui permet de compatir aux effets sans examiner les causes dans une société ou règne la violence sociale et institutionnelle. Cette violence même est entretenue qui affecte le plus grand nombre, alors que la délinquance relativement marginale traduit la saturation des processus régulateurs normalement présents dans une société apaisée. La tension qui est entretenue servira de justificatif à l’ordre autoritaire et la posture compassionnelle exonérera les vrais responsables de leur devoir de réduire les injustices sociales. « Tenter d’expliquer c’est vouloir justifier » (3) disait le candidat présidentiel…La compassion et le bâton sont les deux faces de la démocratie compassionnelle.

LA COMPASSION EST SPECTACLE :

En réalité la compassion ne fait qu’entériner l’existence d’une souffrance ou d’un état dont on peut renoncer à corriger la cause. Le sujet même qui en bénéficie pourrait légitimement se révolter contre cette fausse bienveillance tardive qui se veut compensatoire de l’impuissance ou dissimulatrice de la non-volonté qui l’a précédée. Il est une « politique de la pitié » qui devrait faire honte à ceux qui portent la responsabilité des situations créées. Lorsque la situation elle-même prend allure de réquisitoire il est plus facile de mobiliser l’émotion que réviser une politique…La société du spectacle et des médias trouve même dans ce sentimentalisme devenu universel une matière première merveilleusement télégénique comme le sont les immenses camps de réfugiés ou les modestes tentes rougeoyantes du canal Saint Martin au seuil de l’hiver. Cette matière première toujours renouvelée sert d’épître a nos rituels compassionnels collectifs qui nous détourneront des vraies causes de la misère et des guerres. Le téléton fera pleurer dans les chaumières et taire les questionnements de fond sur le financement de la recherche et les profits exorbitants des firmes pour lesquelles la maladie est un marché comme les autres. Le fait divers le plus odieux jette dans la rue des foules compatissantes bien plus nombreuses que celles pour revendiquer l’abolition de la misère, la fin des ventes d’armes ou le refus d’envoyer nos soldats tuer femmes et enfants au-delà des mers. Le tsunami remplit les caisses des organisations non gouvernementales et masque l’indifférence aux crimes des guerres impérialistes faites en notre nom et financées par nous. Les dames patronnesses de jadis se fédèrent désormais en ONG reconnues d’utilité publique, prêts à prêcher des croisades nouvelles pour sauver de faux orphelins ou légitimer des ingérences « humanitaires » aux vraies motivations inavouables.

L’homme révolté, celui décliné par Marx autant que par Camus ou Sartre est remplacé par l’homme compassionnel, celui si bien décrit par Myriam Revault D’Allones (4) ; mais cet homme là est-il encore un démocrate et exerce t-il sa liberté de citoyen ou est-il instrumentalisé ?


( à suivre sur l'article suivant)


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MessageSujet: LA COMPASSION ET IMPERIALISME : ( suite de l'article précédent)   Mar 13 Mai - 13:07

COMPASSION ET IMPERIALISME :

Les damnés de la terre, les oubliés et les assassinés de toutes les famines et de toutes les guerres, voient parfois se diriger vers eux au mieux les héritiers des « french doctor » et les dispensateurs de « l’aumône onusienne » faite aux pauvres. Mais cet exercice lui-même connaît ses limites car nécessitant financement propre : La situation n’est pas exactement la même lorsqu’il s’agit comme l’ONU le fait depuis longtemps d’écouler des excédents de production en valorisant aussi la bonne conscience occidentale et lorsque la hausse des cours résultant de la spéculation financière crée une vraie pénurie et une cherté qui augmente le prix de l’aumône…

Il nous est annoncé une « crise alimentaire mondiale » dont la dimension vertigineuse pourrait bien devenir « génocidaire » pour les continents les plus fragilisés par les entraves antérieures au développement, la spoliation de leurs richesses et l’organisation administrée de leur « dépendance » par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et le Fond Monétaire International (FMI) qui ont déployé leur génie à anéantir l’autosuffisance alimentaire dont l’absence va s’avérer mortelle.

Les luttes d’émancipation ont été dans de vastes zones précédemment colonisées étouffées dans le sang d’abord puis découragées par la corruption des gouvernants dans des contrats asymétriques d’aide au développement qui ne visaient qu’a prolonger la dépendance et la faiblesse de continents entiers. La bonne conscience occidentale a eu besoin de s’inventer une aptitude à la compassion en substitut de repentance pour les crimes coloniaux antérieurs commis et pour masquer la violence entretenue, qui culmine dans la corruption et le marché des armes rendant meurtrières les luttes fratricides souvent manipulées pour le contrôle des matières premières par des firmes occidentales.

UNE CRISE ALIMENTAIRE INEDITE :

La crise qui débute s’annonce déjà terrible par son étendue prévisible et le nombre de victimes qui feront des souvenirs du Biafra et du Sahel des épisodes mineurs dans une tragédie continentale qui échappera au contrôle et peut-être aussi à la volonté de l’occident. Il se pourrait que cette crise alimentaire mondiale fasse exploser les limites du concept « compassionnel » et en révèle l’imposture globale.

Les peuples « assistés » savaient depuis longtemps la véracité du proverbe oriental selon lequel « La main qui reçoit est toujours plus basse que la main qui donne » ; sans doute la détresse prévisible et nos abandons probables changeront-ils certains comportements. En 2000, un rapport onusien tombé dans l’indifférence universelle de nos bonnes consciences prévoyait pour la seule Afrique et avant 2020 une mortalité par famine et épidémies qui pourrait atteindre quarante millions de morts…Nous nous accommodons déjà très bien de cette surmortalité qui décime le continent et n’avons guère soutenu les peuples africains en procès contre les firmes pharmaceutiques refusant le droit aux génériques de populations non solvables ou les paysans criant leur détresse devant l’appropriation des semences par des firmes US. Le chiffre avancé en 2000 est très sérieusement révisé à la hausse mais cela suffira t-il à rompre notre indifférence ? Nous faisons chez nous le décompte précis de nos « accidents » quotidiens et nous avons œuvré à comptabiliser nos tragédies européennes jusque à inscrire la revendication de l’indemnisation des survivants ; pourtant nous continuons à penser, au fond, que certaines vies n’ont pas la même valeur que celle de nos propres enfants. La compassion qui sera bientôt débordée se révélera pour ce qu’elle n’avait jamais cessé d’être, l’allié objectif de la violence dont elle prétendait corriger les effets. Ce qui va changer dans le siècle qui s’ouvre c’est que les impostures du capitalisme mondialisé éclateront au grand jour, même dans les zones ou le credo de cette idéologie semblait inattaquable, comme la crise des « subprimes » le démontre déjà sur le territoire US. La crise financière cache une crise sociale bien plus profonde et grave que les revers financiers de quelques investisseurs hasardeux, elle va révéler l’existence d’un apartheid mondial organisé que nul projet ne prévoyait de réduire.

Que certains personnages (5) aient lumineusement illustré cette évidence par un parcours montrant que l’on pouvait avoir été french doctor, sauveteur de boat-people et distributeur de riz en Somalie, avant d’approuver les bombardements de l’OTAN dans les Balkans puis l’invasion de l’Irak et demain la guerre contre l’Iran, montre que la compassion dévoyée n’est pas de gauche ou de droite, elle n’a pas de couleur politique, elle est le contraire de la politique ! La compassion est faite pour endormir les consciences et pas pour réveiller les citoyens, elle est faite pour diaboliser ceux qui encouragent les luttes d’émancipation et les révoltes légitimes en leur opposant un contre-faux-modèle d’humanisme qui s’autolégitime pour justifier le pire. C’est du droit de l’hommisme dont je parle ici.

DROITS DE L’HOMME ET IMPERIALISME :

Les Droits de l’Homme sont devenus l’idéologie de substitution qui nous détourne de jeter un regard sur notre propre univers capitaliste. Le lien avec l’homme compassionnel doit être entretenu pour que nul ne s’interroge sur le fait que le premier droit défendu sera celui de propriété, c’est à dire objectivement la légitimation de la dépossession dans un ordre du monde qui s’est construit selon un mode historiquement très inégalitaire. La défense des droits de l’homme trouve dés son exposé sa propre limite qui est de ne pas prétendre transformer un ordre injuste, seulement peut-être en corriger quelques excès…

Rien d’étonnant à ce que ces droits de l’homme soient mobilisés comme argument premier des croisés de l’axe du bien dans un choc des civilisations qui est d’abord le renforcement d’une révolution conservatrice.

La « bonne foi » des citoyens embrigadés dans le soutien à cette croisade est souvent sincère. Mais les nouveaux « croisés » devraient s’interroger sur l’évidence du mauvais accueil que leur font les populations qu’ils voudraient ‘délivrer’ ou ‘civiliser’…Leur bonne foi est sans doute égale à celle des ‘conquistadores’ de jadis face aux peuplades ‘sauvages’. On ne peut qu’encourager la lecture du court essai magistral d’Immanuel Wallerstein, (6) nous montrant la pleine actualité de la « Controverse de Valladolid » dont les termes relatifs à la définition de l’universalisme étaient déjà débattus au XVIme siècle. Le débat de l’époque analysé par l’auteur s’avère intégralement transposable dans une analyse que nous pouvons amorcer de notre « droit d’ingérence », au nom de présumées valeurs dont nous serions dépositaires.

Sans attendre le rappel de cette controverse magistrale d’autres voix s’étaient élevées dans le siècle contre nos prétentions impérialistes : Celle d’Aimé Césaire qui expliquait magistralement le 24 octobre 1956 la raison de sa rupture non pas avec les idées communistes mais avec le parti communiste français (6) : celles de Frantz Fanon et d’Abdel-Malek dans les années soixante ; puis celle d’Edward Said surtout depuis les années quatre-vingt…Chacun su décrypter l’évidence de l’imposture de nos « droits de l’homme ».

Après la lecture de Wallerstein chacun reconnaîtra combien dans notre entourage sont encore peu nombreux les héritiers de Bartolomé de las Casas qui défendait les ‘indiens’ et combien ressemblent furieusement à son contradicteur Sepùlveda ceux qui prétendent mener en notre nom une « guerre de civilisation ».

EN CONCLUSION : Nous vivons un défi inouï à la veille d’une catastrophe alimentaire mondiale dont les effets encore aggravés par les désordres écologiques et climatiques dépasseront les habituelles capacités de dissimulation par nos entreprises compassionnelles. Notre indifférence génocidaire sera mise en accusation par des centaines de millions d’hommes, femmes et enfants, qui paieront le prix de nos choix. Le président Bush disait pour justifier son indifférence au sort de la planète : « Notre mode de vie n’est pas négociable ». La formule concentre et résume toute l’horreur du capitalisme mondialisé fondant sa prospérité sur l’existence des inégalités extrêmes.

Mais ce credo est aussi celui de tout l’impérialisme occidental qui ne fait que culminer aux USA, en occupant aussi l’esprit de beaucoup d’autres peuples ; et l’Amérique n’est pas la dernière à user du leurre compassionnel pour se dédouaner de ses responsabilités. Jusqu’à quand ?

Devrait-on résumer en disant « compassion ou révolution ? » ; sans doute le choix n’est-il pas aussi binaire. Mais les deux termes méritent être juxtaposés pour que s’éclairent certaines contradictions ; pour que le concept d’internationalisme et de solidarité ne soit plus un concept mystificateur ; pour que la mobilisation de nos ‘bonnes consciences’ perçoive ce que peut dissimuler la défense des ‘droits de l’homme’ et de quelles manipulations elle peut faire l’objet, les exemples sont nombreux.

Jacques RICHAUD
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MessageSujet: Le caniche reçoit sa pâtée !   Mer 14 Mai - 16:06

Près de deux semaines après le passage du cyclone Nargis en Birmanie, qui aurait fait, selon certaines évaluations, 100 000 morts et deux millions de sinistrés, un vif débat agite les milieux diplomatiques et les spécialistes du droit humanitaire quant à la pertinence de l'invocation du concept de "Responsabilité de protéger" mis en avant par le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner. Alors que le ministre français voit dans ce concept le moyen de contraindre la junte birmane à ouvrir les frontières à l'assistance internationale, son interprétation est contestée.

Réunis à Bruxelles, mardi 13 mai, pour évoquer la situation en Birmanie, les ministres européens chargés du développement n'ont pas retenu l'idée, présentée par la France, d'appliquer à la situation des victimes du typhon Nargis la notion de "Responsabilité de protéger", reconnue par l'ONU. Ils ont estimé que le moment n'était pas venu de brandir une telle menace, et jugé préférable de rassurer la Birmanie en insistant sur le caractère humanitaire de leur démarche. Ils ont appelé le régime birman à offrir aux travailleurs humanitaires "un accès libre et sans entrave".

A l'ONU, l'approche de M. Kouchner est vivement critiquée par Edward Luck, le conseiller spécial du secrétaire général, Ban Ki-moon, pour la responsabilité de protéger. Le ministre français a causé "des dégâts considérables au sein de l'ONU" pour ceux qui tentent de "rallier les Etats membres" à ce concept naissant, a déclaré mardi M. Luck au Monde. Selon ce responsable, M. Kouchner n'a "pas rendu service à la cause" qu'il défend, en utilisant de manière "impropre" un concept prévu pour protéger les populations menacées des crimes les plus graves.

Le concept de "Responsabilité de protéger" avait été approuvé par l'Assemblée générale de l'ONU en 2005 pour faire face aux cas de "génocide, crimes de guerre, nettoyage ethnique et crimes contre l'humanité". Le texte affirme que "c'est à chaque Etat qu'il incombe de protéger les populations" et prévoit l'invocation du chapitre VII de la Charte de l'ONU, qui peut autoriser l'usage de la force. Il ne fait nullement référence à des situations de catastrophes naturelles.

M. Kouchner a ainssi donné une "application erronée" au concept, rendant "les choses plus difficiles" pour ceux qui tentent de convaincre les pays en développement que l'objectif n'est pas de leur imposer une vision occidentale interventionniste des droits de l'homme. "Nous essayons d'inspirer confiance dans ce concept, nous n'essayons pas de faire des gros titres", dit Edward Luck.
Selon l'un des architectes de la "Responsabilité de protéger", l'ancien ministre australien des affaires étrangères Gareth Evans, aujourd'hui président de International Crisis Group, l'initiative française présente le risque de "miner dramatiquement le soutien international à la grande cause que constitue la lutte contre les atrocités de masse". M. Evans a cependant estimé, dans un texte publié le 12 mai, que l'approche de M. Kouchner pouvait être plaidable "si le refus de procurer de l'aide à des centaines de milliers de personnes en danger réel et immédiat de mort peut être caractérisé comme un crime contre l'humanité". Un point qui, selon lui, peut être abondamment débattu par les juristes.

Aussi les organisations de défense des droits de l'homme sont-elles réticentes à invoquer la "Responsabilité de protéger" dans le cas de la Birmanie. Amnesty International préfère se référer aux obligations contractées par la Birmanie au titre d'Etat partie à la Convention relative aux droits de l'enfant et signataire de l'accord de 2005 de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) sur la "gestion des catastrophes et l'assistance d'urgence".

Arrow Ainsi ce débat que nous cachent la plus part des médias français est bien celui que nous posons et les pays émergeants voient désormais clair devant les vitupération de l'occident qui ne cachent en fait que des visées impérialistes...le plus souvent Idea
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MessageSujet: Touchant empressement   Ven 16 Mai - 15:52

Touchant empressement des entreprises française envers un pays aux réserves monétaires gigantesques ...
où l'on voit bien où se niche le désintéressement occidental


Arrow Les entreprises françaises installées en Chine se mobilisent pour venir au secours des victimes du violent séisme qui a frappé le Sichuan. Elles sont nombreuses à proposer des aides à la reconstruction de cette région dévastée par le plus grave tremblement de terre de l'histoire de la République populaire. Lafarge, Veolia, Suez, Carrefour, PSA Peugeot-Citroën, EDF, Areva, L'Oréal ont décidé de verser rapidement des subsides (environ 3 millions d'euros au total) et de mettre leurs compétences techniques au service de la province sinistrée. Même si ces groupes s'en défendent, cet élan de générosité est une belle occasion de redorer un peu l'image de la France ternie par les incidents et les manifestations de soutien au Tibet qui ont marqué le passage de la flamme olympique à Paris et entraîné un net refroidissement des relations franco-chinoises.

Le groupe de matériaux de construction Lafarge, qui emploie 16 000 personnes dans le pays, est le seul à déplorer un mort et de graves dommages dans deux de ses 27 cimenteries chinoises proches de l'épicentre du tremblement de terre. Abrités sous des tentes, 3 000 personnes (salariés et leurs familles) des sites de Jangyou, au nord de Chengdu, et de Dujiangyan reçoivent de l'eau, de la nourriture et des soins. En déplacement en Chine, le PDG du groupe, Bruno Lafont, a décidé de débloquer 1,5 million d'euros, en partie pour ces deux villes meurtries, et mis à leur disposition une cellule de crise de 50 professionnels. Lafarge va aussi fournir 2 000 sacs de ciment pour la reconstruction.

Les grandes enseignes de distribution Auchan et Carrefour, cibles d'une récente campagne de boycottage et de dénigrement, ont fait des dons : Auchan Chine a accordé 1 million d'euros à la Croix Rouge et à un fonds de reconstruction, Carrefour 200 000 euros d'aide d'urgence et 100 000 euros pour la reconstruction des écoles, versés à la Youth Foundation.

Le numéro un mondial du nucléaire, Areva, a débloqué 200 000 euros qui permettront à la Croix-Rouge de fournir des kits ménagers (ustensiles de cuisine, savons...) aux sinistrés. "C'est une aide de première urgence, révisable en fonction de la demande", explique son directeur de la communication, Jacques-Emmanuel Saulnier. Le groupe de restauration collective Sodexho a aussi doté la Croix Rouge de 100 000 euros. Une somme identique a été versée par PSA Peugeot-Citroën, présent en Chine depuis 1992.

"C'est un geste de solidarité, nous ne recherchons pas le coup médiatique", affirme un porte-parole du groupe automobile. Carrefour récuse aussi toute récupération. "Certes, on verra le logo 'Carrefour' sur nos deux camions, admet une porte-parole. Mais c'est bien la vocation de notre fondation internationale d'apporter, dans une telle situation, une aide humanitaire." Alstom, très présent à travers des coentreprises franco-chinoises (trains, turbines) fera aussi un geste. "Mais ce sera sans roulement de tambour", prévient son directeur de l'information, Philippe Kasse.

Au-delà de ce soutien ponctuel, certaines entreprises veulent montrer leur efficacité dans leur cœur de métiers, les services aux collectivités. A travers sa filiale Veolia Force, le groupe Veolia, présent dans la région avec une usine de traitement de l'eau et des canalisations, a expédié trois volontaires et deux stations mobiles pour l'eau potable, à la demande des autorités locales. Chacune alimentera 10 000 personnes par jour. Suez, dont le PDG, Gérard Mestrallet, conseille le maire de Chonquing, municipalité autonome de 32 millions d'habitants proche du Sichuan, a débloqué 160 000 euros pour cette mégapole. Il a offert son "soutien technique" (eau, assainissement) via la coentreprise Sino French Holding, créée en 1985.


"AIDE TECHNIQUE"


Outre une somme de 500 000 euros, EDF est prête à apporter "une aide technique" pour les réseaux d'électricité détruits et les barrages hydroélectriques fragilisés par le séisme. Les lignes téléphoniques ont été durement touchées dans le Sichuan et Alcatel-Lucent a mobilisé ses équipes locales d'Alcatel Shanghaï Bell pour rétablir les réseaux. Quant à Schneider Electric, dont la première implantation remonte à 1979, elle remet en état les centres de distribution d'électricité là où rétablir le courant est une nécessité vitale, comme les hôpitaux, les stations de pompage d'eau et les réseaux de communication.

"Notre fondation, créée il y a dix ans, est intervenue dans nombre de sites sinistrés, en Indonésie après le tsunami de 2004, à La Nouvelle-Orléans après le cyclone Katrina de 2005, au Mexique ou au Pakistan. Elle nous a permis d'acquérir une solide expérience, raconte Gilles Vermot-Desroches, directeur du développement durable de Schneider Electric. Car après l'aide d'urgence donnée à des associations locales, il faut rester sur le site et reconstruire, ce qui nous permet de montrer à nos salariés que nous sommes à leurs côtés dans les moments difficiles et de nouer des relations profondes avec le pays."

Laughing Laughing Laughing Mais pas dupe les chinois qui jusqu'à présent n'ont octroyé qu'à des organisations asiatiques le droit de venir les aider
Bas les pattes les anciens colonialistes qui ont déjà par le passé mis la Chine en coupes sombres

clown cyclops clown
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MessageSujet: La Birmanie repousse les canonières de l'occident   Sam 17 Mai - 5:57

La Birmanie n'a nul besoin des "canonières" de l'occident a déclaré un responsabe à l'approche du " Mistral" de ses côtes

Le navire de la Marine française le "Mistral" approchait samedi des côtes de la Birmanie, mais était toujours en attente de l'autorisation de la junte militaire pour accoster et décharger ses 1.500 tonnes d'aide aux rescapés du cyclone Nargi

A Paris, des responsables des ministères de la Défense et des Affaires étrangères ont indiqué que le "Mistral" devait atteindre la Birmanie dans la journée de samedi, mais que le gouvernement français était "toujours en négociations" avec la junte militaire pour accoster à Rangoon, dans le sud du pays.

Vendredi soir, l'ambassadeur français aux Nations unies Jean-Maurice Ripert a indiqué que "le gouvernement de Birmanie a refusé" jusqu'ici d'autoriser le "Mistral", bâtiment de projection et de commandement, à décharger sa cargaison. Il a indiqué que la junte, qui refuse de laisser des équipes de secours étrangères pénétrer sur son territoire, avait proposé d'acheminer le matériel par voie aérienne.

Jean-Maurice Ripert a prévenu que le refus de la junte de laisser passer l'aide étrangère "pourrait conduire à un véritable crime contre l'humanité". Shocked Laughing Laughing "Nous avons de petits navires qui pourraient nous permettre de passer par le delta (de l'Irrawaddy, la région la plus durement touchée, NDLR) jusqu'à la plupart des régions auxquelles personne n'a encore eu accès", a-t-il expliqué. "Nous avons de petits hélicoptères pour larguer de la nourriture, et nous avons des docteurs

...oubliant que les Birmans ont aussi tout cela et n'on nul besoin de la compassion intéressée et "militaire" des bigots de l'humanitaire de l'occident

Pour faire une bonne dame patronesse
.... Laughing Laughing
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MessageSujet: Re: Nargis et les rodomontades de l'homme au sac de riz...et au portefeuille Total   Sam 24 Mai - 13:10

[center]Pour faire une bonne dame patronnesse
Il faut avoir l'oeil vigilant
Car comme le prouvent les événements
Quatre-vingt-neuf tue la noblesse
Car comme le prouvent les événements
Quatre-vingt-neuf tue la noblesse

Et un point à l'envers
Et un point à l'endroit
Un point pour Saint Joseph
Un point pour Saint Thomas

Pour faire une bonne dame patronnesse
Il faut organiser ses largesses
Car comme disait le duc d'Elbeuf:
"C'est avec du vieux qu'on fait du neuf"
Car comme disait le duc d'Elbeuf:
"C'est avec du vieux qu'on fait du neuf"

Et un point à l'envers
Et un point à l'endroit
Un point pour Saint Joseph
Un point pour Saint Thomas

Pour faire une bonne dame patronnesse
C'est qu'il faut faire très attention
A ne pas se laisser voler ses pauvresses
C'est qu'on serait sans situation
A ne pas se laisser voler ses pauvresses
C'est qu'on serait sans situation

Et un point à l'envers
Et un point à l'endroit
Un point pour Saint Joseph
Un point pour Saint Thomas

Pour faire une bonne dame patronnesse
Il faut être bonne mais sans faiblesse
Ainsi j'ai dû rayer de ma liste
Une pauvresse qui fréquentait un socialiste
Ainsi j'ai dû rayer de ma liste
Une pauvresse qui fréquentait un socialiste

Et un point à l'envers
Et un point à l'endroit
Un point pour Saint Joseph
Un point pour Saint Thomas

Pour faire une bonne dame patronnesse
Mesdames tricotez tout en couleur caca d'oie
Ce qui permet le dimanche à la grand-messe
De reconnaître ses pauvres à soi,
Ce qui permet le dimanche à la grand-messe
De reconnaître ses pauvres à soi.

Et un point à l'envers
Et un point à l'endroit
Un point pour Saint Joseph
Un point pour Saint Thomas
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MessageSujet: Le mistral renonce   Dim 25 Mai - 17:39

La France a renoncé à décharger un navire d'aide en Birmanie, Very Happy face au refus des autorités birmanes, et achemine cette cargaison en Thaïlande, selon les ministères de la Défense et des Affaires étrangères qui se sont dit "particulièrement choqués" par l'attitude de la junte. lol!

Les 1.000 tonnes d'aide à bord du Mistral, un navire militaire, vont être déchargées à Phuket et confiées au Programme alimentaire mondial (PAM) pour que cette agence les achemine aux sinistrés du cyclone Nargis. Cool

Dans un communiqué, les ministères de la Défense et des Affaires étrangères se disent "particulièrement choqués que les autorités birmanes n'aient pas accepté que les 1.000 tonnes d'aide humanitaires à bord du Mistral et disponibles en face du delta de l'Irrawady depuis le 17 mai puissent être directement débarquées et distribuées". Laughing Laughing

"Il semble que ce qui les gêne, c'est le statut militaire du bateau français. Rolling Eyes J'ai engagé des discussions avec eux", avait déclaré M. Sarkozy, qualifiant l'attitude de la Birmanie de "profondément lamentable". lol!

Quatre bâtiments de la marine américaine chargés de secours attendent aussi depuis le 13 mai au large de la Birmanie un éventuel feu vert de la junte. Mais celle-ci refuse cette aide car elle considère qu'elle est envoyée par des "navires de guerre" et "avec des conditions", ce que les Etats-Unis ont nié. tongue lol!

en Voila une décision qu'elle est sage bounce Razz Very Happy
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MessageSujet: Gustav, Hanna, Ike   Lun 8 Sep - 7:04

Après avoir provoqué la mort de 47 personnes en Haïti et frappé les Bahamas, l'ouragan Ike poursuivait son chemin de destructions lundi sur l'île de Cuba qui, en état d'alerte maximal, a évacué plus de 800.000 personnes de zones à risque où des inondations ont déjà causé d'importants dégâts.

Ouragan "très dangereux" de catégorie 3 sur 5 sur l'échelle Saffir-Simpson, Ike a frappé la côte orientale Nord de Cuba dans la nuit de dimanche à lundi, entamant une traversée d'est en ouest de presque toute l'île, y compris la capitale, en direction du Golfe du Mexique et du sud des Etats-Unis, a indiqué l'Institut de météorologie de Cuba (Insmet).

Ike est la quatrième dépression majeure à frapper en trois semaines la région des Caraïbes, après Fay, Gustav et Hanna, qui ont fait des centaines de morts, pour la plupart en Haïti, mais aussi notamment en République dominicaine ou dans l'Etat américain de la Louisiane.

Une semaine après le passage de Gustav qui avait dévasté l'ouest de Cuba mais sans faire de morts, toutes les provinces orientales et centrales de l'île, mais aussi de La Havane, se trouvent dans l'oeil de mire du nouvel ouragan Ike qui a entraîné l'évacuation de plus de 800.000 personnes, dont quelque 10.000 touristes étrangers de Varadero, la plus grande station balnéaire du pays à 140 km à l'est de la capitale.

Entré par la province d'Holguin avec des soufflants à 195 km/h, Ike doit quitter l'île mardi aux environs de La Havane (ouest) ou encore de la station balnéaire de Varadero, selon l'Insmet.

Dans les zones côtières de l'est du pays, un millier d'habitations ont été touchées, dont 200 complètement détruites, par des inondations et des vagues immenses de sept mètres provoquées par l'ouragan, selon la Défense civile qui fait état de sept blessés.

"C'est toute la nation qui se trouve aujourd'hui sur le pied de guerre", a estimé Fidel Castro, l'ancien président de 82 ans, en convalescence depuis deux ans, dans une "réflexion" lue à la télévision nationale. Son frère Raoul, qui lui a succédé à la tête de l'Etat, multipliait lui les réunions d'urgence, selon la télévision.

A la Havane, la population continuait à se préparer à l'arrivée mardi de l'ouragan, en faisant des réserves en eau, nourriture et combustible, et en protégeant les fenêtres de leurs maisons avec des panneaux de bois. Aucune évacuation n'a été rapportée jusqu'à maintenant dans la capitale de deux millions d'habitants.

La province occidentale de Pinar del Rio et la municipalité de l'Ile de la Jeunesse, encore sous le choc des destructions causées par Gustav, doivent être épargnées par l'oeil de Ike, selon les autorités cubaines qui ont par ailleurs suspendu les vols intérieurs.

Le 30 août, Gustav, ouragan de catégorie 4, avait détruit ou endommagé 140.000 bâtiments dans ces régions avec des rafales record pour Cuba à 340 km/h, mais sans faire de mort comme cela a été le cas dans d'autres pays des Caraïbes et dans l'Etat américain de la Louisiane.

Les fortes pluies provoquées par le passage de Ike au large d'Haïti ont causé 47 morts, dont des enfants, dans la nuit de samedi à dimanche, dans le seul village de Cabaret (nord), balayé par des trombes d'eau, selon le Premier ministre du pays, Michèle Pierre-Louis.

Haïti se trouvait déjà dans une grande misère après avoir été ravagé par trois perturbations majeures en trois semaines, Fay, Gustav et Hanna, qui ont fait plus de 570 morts et laissé des milliers d'habitants sans abri, manquant d'eau potable et de nourriture.

Avant de frapper Cuba, l'oeil de Ike a balayé l'île de Great Inagua (sud-est des Bahamas) avec la force d'un ouragan de catégorie 4, couchant des poteaux électriques et arrachant des arbres et des toits de maisons. Il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir s'il y avait des victimes.


------------
Après avoir frappé Haïti, où 61 personnes ont été tuées, l'ouragan Ike s'est abattu sur Cuba, où les autorités ont annoncé l'évacuation de plus d'un million d'habitants par mesure de précaution.

Porté par des vents à 195km/h et accompagné de pluies diluviennes, Ike a atteint les terres près de Punta Lecrecia, dans l'Etat de Holguin, à 820 km au sud-est de La Havane, a fait savoir l'institut de météorologie cubain.

La télévision cubaine a montré des images de vagues immenses s'abattant sur la côte avant d'inonder les rues de la ville de Baracoa, près de la pointe est de l'île.

Bien qu'il ait légèrement faibli et ait été rétrogradé en catégorie 3, Ike reste considéré comme un ouragan "majeur", susceptible de provoquer de terribles destructions, a souligné le centre américain de veille cyclonique (USNHC).

L'ouragan a semé la terreur dimanche à Haïti, où les autorités ont fait état d'au moins 61 morts, dont 13 enfants.

Cinquante-sept personnes ont été tuées dans le seul village de Cabaret, situé au nord de la capitale Port-au-Prince. "Tout le village est inondé", a déclaré le responsable de la protection civile. "Le bilan pourrait s'aggraver."

Haïti avait déjà été durement frappé ces derniers jours par le passage de la dépression Hanna, qui avait fait 500 morts dans la ville portuaire des Gonaïves, une nouvelle fois touchée dimanche.

"Les Gonaïves sont une ville isolée et dévastée", a déclaré le maire Stephen Moise. "Nous ne pourrons supporter le passage d'un autre ouragan."

LES INDUSTRIES DU NICKEL ET DU SUCRE MENACÉES

En République dominicaine voisine, un homme de 60 ans a été tué par la chute d'un arbre et quelque 41.000 personnes ont été chassées de leurs domiciles par les pluies diluviennes et les vents violents.

Après son passage sur Cuba, Ike pourrait, comme Gustav la semaine dernière, entrer dans le golfe du Mexique où quelque 4.000 plates-formes produisent un quart du pétrole et 15% du gaz américains, et s'abattre sur la côte non loin de La Nouvelle-Orléans - dévastée par Katrina en 2005.

Dans le sud de la Floride, la région fortement peuplée de Miami-Fort Lauderdale semble de moins en moins exposée au passage d'Ike, mais les visiteurs de l'archipel des Cayes (Florida Keys) ont été invités à quitter cette zone vulnérable dès samedi.

A Cuba, où l'on s'attend à 48 heures de tempête, Ike devrait affecter une large majorité des 11 millions d'habitants.

Les autorités ont utilisé des bus, des camions et tous les modes de transport possibles pour évacuer des milliers de touristes séjournant dans les stations balnéaires de l'île vers l'intérieur des terres. Plus d'un millions de Cubains ont également été évacués des zones les plus dangereuses, où la population récupère à peine du passage de Gustav.

L'arrivée d'Ike sur les terres a eu lieu dans la province de Holguin, bastion de l'industrie du nickel, principale exportation de Cuba. L'ouragan devrait ensuite se diriger vers l'ouest et frapper de plein fouet l'industrie sucrière.

Sur son passage, Ike a aussi dévasté les îles situés dans l'est de l'archipel britannique des Turques-et-Caïques, endommageant 80% des maisons de Grand-Turque, où vivent 2.500 personnes, a déclaré le porte-parole du gouvernement Courtney Robinson

Curieux que cela ne déclenche pas le même tourbillon médiatique ni les mêmes aides que pour Nargis...ah oui... c'est pas stratégique !...
et puis Cuba l'Impérialisme occidental lui refuse toute aide pour cause de non convenance politique... et de non soumission à ses vues...
Haïti de même

alors vous avez dit Humanitaire ?...la charité occidentale est ...très...très...ciblée ...et intéressée paaaas ?
lol!
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MessageSujet: alors on aide Haïti ou pas ? les repus !   Dim 28 Sep - 16:55

Haïti fait face à plusieurs défis, mais c'est un véritable désastre qui a frappé les gens. Nous devons agir vite, maintenant, car des gens sont en train de souffrir. Nous avons besoin de l'aide maintenant, les populations d'Haïti ont besoin de notre aide pour faire face à cette crise", a lancé la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, samedi 27 septembre, lors d'une conférence de presse à Port-au-prince.

Au terme d'un séjour de 72 heures en Haïti où elle a visité notamment la ville des Gonaïves, la plus frappée par les intempéries récentes, la directrice du PAM a insisté sur la situation catastrophique qui prévaut dans cette ville. "Il y a une situation d'extrême urgence en Haïti. Nous lançons un appel urgent à l'aide à toutes les nations pour qu'elles restent solidaires du peuple de Haïti et des habitants des Gonaïves dont les maisons et l'espoir ont été enterrés dans la boue". "J'ai vu d'énormes difficultés dans cette ville encore couverte de boue. Il n'y a pas suffisamment d'approvisionnement en eau et en nourriture. Plus de 250.000 personnes attendent de l'aide."

Actuellement, l'organisation onusienne fournit une ration alimentaire à plus de 500 000 Haïtiens, dont la moitié dans la seule ville des Gonaïves, à 150 km au nord de Port-au-Prince. "Notre objectif c'est atteindre 800 000 personnes dans les six prochains mois à travers le pays", a indiqué Mme Sheeran.

Selon les autorités haïtiennes, plus d'un million de personnes ont été sinistrées par les passages successifs de trois ouragans, qui ont aussi fait plus de 500 morts.

"Sans l'intervention et le soutien du reste du monde, les Haïtiens, qui font face à un désastre de dimension épique, pourraient connaître une situation plus tragique", a averti Mme Sheeran. "Le monde doit répondre à notre appel en faveur de ce pays. On a besoin d'une aide d'urgence. Les dégâts causés par les cyclones sont considérables et ont un impact terrible sur la vie des gens", a-t-elle insisté.

...et n'oubliez pas CUBA1...;toujours sous embargo US !!!!
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MessageSujet: Curieux ça...on intervient pas ?   Mer 15 Oct - 15:57

En Haïti, les habitants des Gonaïves survivent dans la boue

"Robe de mariage à louer" : l'annonce pend sur une maison à moitié détruite et maculée de boue, avenue des Dattes, au centre des Gonaïves. Mal protégées par des morceaux de bâches et de vieux draps, de nombreuses familles campent encore, entourées des quelques objets qu'elles ont pu sauver, sur les toits plats des maisons qui ont résisté à la furie des eaux.


Plus d'un mois après le passage d'Ike, le dernier des quatre cyclones qui ont ravagé Haïti entre fin août et début septembre, la ville des Gonaïves, la quatrième du pays avec 300 000 habitants, est toujours pétrifiée dans la boue. Les 4 × 4 peinent à remonter l'avenue des Dattes, l'une des principales artères, encore largement inondée. Des femmes, accroupies au bord d'égouts à ciel ouvert, tentent de laver quelques vêtements dans l'eau fangeuse. De petits marchés s'improvisent au milieu des monceaux de boue et de détritus.

"Il y a plus de 2,5 millions de mètres cubes de boue. Si l'on disposait d'une noria de 200 camions travaillant non stop, il faudrait un an pour nettoyer la ville. Pour le moment, il n'y en a qu'une quarantaine", calcule Jean-Marie Duval, ancien responsable d'une organisation non gouvernementale (ONG) recruté par les Nations unies pour coordonner l'aide humanitaire. Les missions d'évaluation succèdent aux experts sur la base de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), protégée par des casques bleus argentins et pakistanais.

Vikki Stienen, le responsable de Médecins sans frontières (MSF-Belgique) aux Gonaïves, s'impatiente face aux lenteurs de la réponse humanitaire internationale. "Si vous n'allez pas résoudre les problèmes, inutile d'envoyer des experts et d'écrire des rapports", lance-t-il. La Minustah, dont le budget annuel atteint 575 millions de dollars (422 millions d'euros), fait valoir que l'aide humanitaire ne relève pas de son mandat, renouvelé pour un an, mardi 14 octobre.

Les autorités locales, impuissantes face à l'ampleur de la catastrophe, et les représentants de la communauté internationale se renvoient la balle pour expliquer l'inaction à la suite du désastre provoqué en 2004 par la tempête tropicale Jeanne, qui a tué plus de 3 000 personnes aux Gonaïves. Où sont passés les 43 millions de dollars officiellement alloués à la ville après le désastre de 2004 ?, interrogent plusieurs habitants, qui accusent les responsables locaux de corruption.

Une fraction de cette somme a été dépensée pour la réfection de l'hôpital de la Providence, le principal de la ville, qui a de nouveau été dévasté par les coulées de boue cette année. Les autorités ont, cette fois, décidé de le reconstruire sur un terrain plus élevé, à l'abri des inondations. Mais les travaux dureront plus de deux ans.

En attendant, MSF a improvisé un hôpital de 74 lits dans un vaste hangar. "Nous avons pris la décision le 17 septembre et accueilli les premiers patients dix jours plus tard", raconte Pierre Malchair, un médecin belge âgé de 27 ans, qui assure la direction de l'établissement, où des médecins et des infirmières des Gonaïves travaillent avec l'équipe de MSF. Les soins sont gratuits, comme dans la clinique de Raboteau, un quartier durement touché, où MSF travaille avec des médecins cubains.

Comme le docteur Olivier Kleitz, représentant de l'Organisation mondiale de la santé, Pierre Malchair confirme qu'il n'y a jusqu'à présent pas d'épidémie aux Gonaïves, en dépit des conditions sanitaires déplorables. "Les moustiques porteurs de la malaria ont besoin d'eau propre, ce qui n'est pas le cas aux Gonaïves", explique-t-il. Dans la salle de pédiatrie, plusieurs enfants présentent tous les symptômes de la malnutrition. "Dès notre arrivée, nous avons constaté que la distribution d'eau potable était une priorité. Le réseau de la ville était obstrué ou détruit. Nous avons remis en état une station de pompage et de traitement à Pont-Godin, au sud des Gonaïves, qui fournit 500 m3 par jour", détaille Vikki Stienen, qui dispose d'un budget de 1,8 million d'euros pour toutes les opérations de MSF. L'eau est acheminée par camions vers 23 points de distribution disséminés dans la ville. "Les désastres sont aussi l'occasion de bonnes affaires pour certains businessmen. Nous avons dû louer les camions à Port-au-Prince au prix fort, 375 dollars par jour", déplore-t-il.

A l'approche de la rentrée des classes, les écoles privées et des églises ont évacué les sans-abri qui y avaient trouvé refuge. Le Père Iguens Calixte, directeur adjoint de l'école technique Cardinal-Keeler, dans le quartier de Bigot, est mal à l'aise. "La mort, mais pas le péché", lit-on sur la façade de l'imposante bâtisse où plus de 400 sinistrés s'étaient réfugiés. "On leur a demandé de partir, car nous devons préparer la rentrée. Nous ne sommes pas un centre d'hébergement et n'avons reçu aucune instruction des autorités", se justifie-t-il.

Personne ne sait combien il y a de sans-abri. Un campement a été installé sur un terrain pierreux à Praville, au-dessus des Gonaïves. Plus de mille personnes s'y entassent dans 66 tentes données par le Rotary Club. Parmi eux, Georges Petithomme, un avocat de 43 ans, père de trois enfants. "J'ai tout perdu, ma maison, tous mes biens, et nous n'avons reçu aucune aide du gouvernement. Juste un peu de nourriture et de l'eau potable distribuées par les ONG", dit-il.

Le camp ne cesse de s'étendre. De nouveaux arrivants improvisent des abris à l'aide de pieux et de bouts de tissu. "Je n'ai plus rien, seulement mes deux enfants", dit Noémie Josèphe, une commerçante de 51 ans, à l'ombre d'une bâche. "Les habitants des Gonaïves sont KO, comme s'ils n'attendaient plus rien et qu'ils n'avaient plus la force de réagir", constate Jean-Marie Duval, qui a travaillé plus de dix ans en Haïti.
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MessageSujet: Exclusif: le livre qui peut ruiner Kouchner   Ven 30 Jan - 15:57

Dans son prochain numéro, à paraître samedi 31 janvier, Marianne publie les «bonnes feuilles» du livre-choc que Pierre Péan consacre à Bernard Kouchner: «Le Monde selon K.» Une enquête qui met à jour les pratiques cyniques et très limite du french doctor. De quoi obliger le ministre des Affaires étrangères à démissionner?

Toujours bonne à dire, la vérité est parfois triste. La lecture du dernier livre de Pierre Péan consacré à Bernard Kouchner laisse un sentiment d’immense gâchis, d’amère déception. Ses révélations accablantes ne sauraient réjouir tous ceux qu’inquiète l’effet délétère de la perte de confiance dans les élites. En mettant à bas l’icône Kouchner, Pierre Péan ne dévoile pas seulement une imposture personnelle ; il nous oblige à faire le deuil d’un mythe auquel il ne fut pas méprisable de croire : le souci des victimes, la conscience des urgences, le bénévolat, la compassion, le droit-de-l’hommisme. De tout cela il ne reste pas grand-chose après avoir refermé Le monde selon K. Nous découvrons aussi que, dans sa fin de parcours, le bon Docteur Kouchner a mis la réputation que lui ont value ses engagements de jeunesse au service du cynisme le plus désinvolte et d’une quête effrénée de valeurs plus financières.

La chute de Bernard Kouchner ne peut laisser indifférent parce que son parcours ne le fut pas. Contrairement à beaucoup d’autres, cette grande gueule de la gauche morale ne s’était pas contentée de belles paroles. Le cofondateur de Médecins sans Frontières a vraiment fait des choses dans sa vie. Non sans courage, il s’est mouillé personnellement, devenant le symbole de ces French Doctors qui portaient aux quatre coins du monde le meilleur de Mai 68 mis au service d’une générosité française. La popularité dont il jouit depuis longtemps n’était pas usurpée : à travers lui, les Français retrouvaient une capacité d’indignation toujours renouvelée face aux mauvaises nouvelles du monde. Ils plébiscitaient en lui leur désir d’action immédiate pour soulager les malheurs indistincts.

De l'humanitaire-spectacle au spectacle tout court
Bien sûr, le héros n’était pas sans travers et l’on distinguait même de gros défauts, mais ils semblaient tellement servir la Cause du Bien que l’on s’était habitué à en sourire affectueusement. L’ego démesuré de Kouchner passait pour une variante moderne du militantisme. S’il se mettait en permanence en scène, n’était-ce pas au nom de cette « loi du tapage médiatique » indispensable pour donner de l’écho à l’action humanitaire ? Grâce à lui, celle-ci a fait un Grand bond en avant depuis l’époque des Docteurs Schweitzer qui devaient besogner trente ans au fond de la brousse avant de commencer à émouvoir. Avec le Docteur Kouchner, quelques jours et quelques caméras suffisent. Il a inventé « l’humanitaire-spectacle » pour la bonne cause : dynamiser l’altruisme et faire mieux rentrer les dons. Car, justifiait-il, « l’image émotionnelle en dit plus qu’un discours », et « l’on assassine moins en présence des caméras ». Voilà pourquoi, se disait-on, il avait fait don de son image à la médiasphère : pour l’aide aux victimes, « qui ne sont ni de droite ni de gauche ». Comme lui. Le Bien contre le Mal, c’est plus simple.

Ces dernières années, de nombreux débats autour de l’action humanitaire et de son bilan nuancé ont montré que les choses étaient plus compliquées. En parcourant les dernières étapes de l’épopée kouchnérienne, Pierre Péan constate que, non seulement l’humanitaire-spectacle peut desservir les objectifs de l’action humanitaire, comme le montre par exemple la consternante opération menée en 1991 au Kurdistan, mais que sa confusion avec un droit d’ingérence mariant l’assistance et le militaire renouait parfois avec la forme la plus brute de la politique internationale : l’ingérence étatique avec les bons sentiments du colonialisme.

Mais contester la nouvelle posture de « va-t-en-guerre » du French Doctor, notamment lors de l’intervention américaine en Irak, relève encore du débat politique. Pierre Péan a malheureusement fait des découvertes beaucoup plus pénibles. Son enquête montre que la statue-Kouchner est désormais habitée par un personnage dont le cynisme calculateur a remplacé les généreuses naïvetés de jeunesse. Le bénévole de l’humanitaire voulait occuper le pouvoir parce « que c’est là que tout se passe ». Nicolas Sarkozy aura exaucé ce vœu mieux que la gauche à laquelle il pensait avoir dérobé l’un des plus beaux symboles. Mais l’effet-Kouchner n’a pas fait long feu. A l’épreuve de la réalité, son droit-de-l’hommisme a fait pschitt !

Kouchner n'a pas attendu Rama Yade pour ne plus croire aux droits de l'homme
Une année aux affaires lui aurait donc suffi pour renier trois décennies de beaux discours et découvrir, comme il vient de le dire, qu’il « y a contradiction permanente entre les droits de l’homme et la politique étrangère d’un Etat » ? Les révélations de Péan indiquent une autre explication : les droits de l’homme, cela faisait un bout de temps que Bernard Kouchner n’y croyait plus lui-même, au point de se mettre en affaires avec ceux qu’il pourfendait hier. Depuis quelques années, en effet, une autre passion l’animait : tirer, via une activité de consultant privé camouflée derrières quelques sociétés-écrans créées par ses proches, les dividendes de sa réputation et de son influence. L’ex-militant ne pourchassait plus le malheur, mais le fric.

La petite histoire retiendra qu’il a trébuché là où il avait péché, au cours d’un épisode où ses contradictions ont fini par le trahir. Un épisode, début 2008, dont nous n’avions eu qu’un signe – l’éviction brutale du Secrétaire d’Etat à la Coopération Jean-Marie Bockel – sans connaître l’intégralité du scénario, qui ne manque pas de piquant.

En se mettant à dénoncer tout haut « la Françafrique » despotique et corrompue à l’occasion de ses vœux à la presse, début janvier 2008, Bockel ne s’imagine pas être en décalage avec le discours de son ministre des Affaires étrangères. Il ignore ce que personne, alors, ne sait : avant de redevenir ministre, Bernard Kouchner fut simultanément responsable, versant vie publique, d’une organisation internationale (Esther) distribuant des aides internationales aux pays pauvres et, versant vie privée, consultant allant discrètement démarcher certains de ces mêmes pays pour des expertises grassement payées. Notamment pour quelques-uns des chefs d’Etat africains brocardés par Jean-Marie Bockel, Omar Bongo et Sassou Nguesso, qui règnent sur le Gabon et le Congo. Les deux autocrates sont fous de rage : ils viennent de payer les services du consultant Kouchner à des tarifs qui leurs laissaient imaginer un service-après vente sans faille. Ils ne comprennent donc pas la sortie « scandaleuse » de Bockel, petit subordonné de celui dont ils pensent avoir acheté l’influence. Ce dernier faisant mine de ne plus les connaître, les deux chefs africains décident de faire savoir leur courroux – accompagné des factures qui le justifient - à Nicolas Sarkozy. Ils apprennent en même temps au Président de la République que l’homme de confiance de Bernard Kouchner, qui les pressait de payer le solde de ces factures après son arrivée au ministère des Affaires étrangères, n’est autre qu’Eric Danon, le nouvel ambassadeur de France qu’il avait nommé à Monaco sur proposition de Kouchner !

Atterré par ce qu’il découvrait, le Président de la République fit tout pour éviter le scandale. Il apaisa les représentants offensés de la Françafrique en mutant Jean-Marie Bockel au Ministère des Anciens combattants. Il s’étonna vertement que son Secrétaire général, Claude Guéant, ait ignoré la très gênante double vie du French Doctor. Il mit fin aux fonctions de l’ambassadeur Danon à Monaco. Et il humilia son Ministre des Affaires Etrangères en lui faisant savoir qu’il venait de découvrir ses petits secrets par la bouche de… Rama Yade qui annonça elle-même à son Ministre de tutelle la destitution de Danon.

Avec la publication du Monde selon K., ce dispositif ne suffira peut-être pas…

Lisez les meilleurs extraits du livre de Pierre Péan dans le numéro 615 de Marianne, disponible en version numérique sur le site de Relay (PC et Mac) ou sur celui du Kiosque.fr (PC, Mac et Linux) dès vendredi 30 janvier à 15 heures, et dans tous les kiosques dès samedi 31 janvier.


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MessageSujet: Les petites affaires ...du grops portefeuille Total   Dim 1 Fév - 8:27

Les petites affaires étrangères du consultant Kouchner
Un livre l’accuse de s’être servi de son poste pour recouvrir de vieux impayés au Gabon.

On se souvient du champion du droit d’ingérence qui, dans un rapport commandité par Total, avait absous la compagnie pétrolière française des soupçons de travaux forcés en Birmanie lors de la construction d’un oléoduc. Voici l’ancien French doctor Bernard Kouchner affublé ces jours-ci d’un nouveau costume peu reluisant : celui de conseiller de potentats africains en matière de santé, surtout soucieux de recouvrer les factures impayées, y compris après sa nomination à la tête de la diplomatie française.

Cette accusation extrêmement grave, Pierre Péan la porte dans un ouvrage à paraître mercredi (1), et dont l’hebdomadaire Marianne publie cette semaine les bonnes feuilles. L’affaire, qui avait déjà filtré il y a deux semaines sur le site Internet du même magazine, avait alors été qualifiée d’«allégations inexactes» par le principal intéressé, qui ne souhaite pas s’exprimer publiquement. Elle fleure bon cette «Françafrique» qui, décidément, ne veut pas mourir.

L’histoire débute lors de la petite «traversée du désert» connue par la personnalité politique préférée des Français. Après la réélection de Jacques Chirac à l’Elysée, en mai 2002, Bernard Kouchner quitte le ministère de la Santé. Peu après, il se lance dans le consulting. En 2003 et 2004, comme l’avait révélé à l’époque la Lettre du Continent, les sociétés Imeda (International Medical Alliance) et Africa Steps - dirigées par deux de ses proches, Eric Danon et Jacques Baudouin - signent deux contrats avec le ministère de la Santé du Gabon, pays peu connu pour son souci de bonne gouvernance. Ils portent sur un «audit complet du système gabonais et [une] proposition de réforme», et sur «l’élaboration d’un nouveau plan national de développement sanitaire». Le tout pour une somme dépassant les 2 millions d’euros. L’ancien ministre de la Santé de Lionel Jospin sera le maître d’œuvre de ces études.

«Son devoir». Interrogé par Libération, un proche de Kouchner, qui a requis l’anonymat, affirme qu’un rapport d’une centaine de pages a été remis aux autorités de Libreville, ajoutant qu’une loi instaurant une caisse d’assurance-maladie a bien été votée par le Parlement gabonais en janvier 2007.

Le paiement de la facture s’avère plus problématique. En mai 2007, au lendemain de sa victoire à la présidentielle, Nicolas Sarkozy nomme Bernard Kouchner au Quai d’Orsay, au grand dam des socialistes. A cette date, le contrat gabonais n’a pas encore été totalement réglé. D’après Pierre Péan, qui toutefois ne fournit pas la preuve de ce qu’il avance, le nouveau chef de la diplomatie française aurait sollicité, le 25 mai 2007, l’aide du chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo, lors de sa première visite à Paris au président Sarkozy, pour régler le reliquat. Bernard Kouchner dément formellement.

En août et surtout en septembre 2007, alors qu’il a déjà été nommé ambassadeur de France à Monaco, Eric Danon envoie des lettres de relance aux autorités gabonaises, dont le site Bakchich s’est procuré les fac-similés. Interrogé par le Monde, Danon en a confirmé l’authenticité, tout en affirmant qu’il s’agissait de simples «actes de gestion». «En tant que chef d’entreprise, ce n’était pas seulement son droit, mais son devoir» que d’obtenir le règlement de cet impayé, assure, le plus sérieusement du monde, l’un de ses proches. Qui ne s’alarme pas d’une quelconque confusion des genres.

Finalement, le reliquat de 817 000 euros aurait été réglé en deux fois par les autorités de Libreville en 2008. En mars, le secrétaire d’Etat à la Coopération, Jean-Marie Bockel, était muté sans ménagement par Nicolas Sarkozy aux Anciens-Combattants après avoir stigmatisé, sans les nommer, les piliers de la Françafrique. Au pouvoir depuis 1967, Omar Bongo s’était, à juste titre, senti visé, et avait demandé expressément à son homologue français la tête de l’impudent ministre.

«Placement». Pierre Péan dénonce dans son ouvrage un «conflit d’intérêts», notant que Kouchner effectuait ses missions de consulting pour Bongo alors même qu’il dirigeait le groupement d’intérêt public, Esther (Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau), associant des établissements des pays du Nord à ceux du Sud. L’ancien fondateur de Médecins sans frontières avait été nommé à ce poste en novembre 2003 par le Premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, et Esther bénéficiait de fonds importants alloués par le gouvernement français.

«La commande d’un rapport à une personnalité politique française n’a pas d’importance aux yeux d’un Omar Bongo, tranche Vincent Hugeux, auteur des Sorciers blancs (Fayard), une enquête sur les réseaux françafricains. C’est avant tout un placement pour l’avenir.» De fait, le président gabonais a toujours su se montrer généreux, à droite comme à gauche. En échange, le soutien des gouvernements français ne lui a jamais fait défaut depuis qu’il est au pouvoir.

(1) Le Monde selon K., Pierre Péan.
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MessageSujet: L'affaire K.   Mar 3 Fév - 16:35

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les importantes révélations relatives aux multiples conflits d'intérêt et aux affaires d'argent dans lesquels se débat le ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, constituent pour le moins de graves infractions à la morale publique.

L'ex french doctor n'est plus seulement dans une dérive idéologique qui l'a amené à s'aligner sur les positions de la droite américaine. Le voici dans une pénible dérive affairiste où l'argent de la Françafrique rémunère grassement le faux idéal de Bernard Kouchner.

Faut-il rappeler que la Constitution du 4 octobre 1958 prohibe toute conservation d'intérêt quel qu'il soit, surtout d'ordre financier, pour un ministre en exercice, en relation avec les affaires publiques dont il a la charge ?

Les informations publiées et non sérieusement démenties par Bernard Kouchner portent une atteinte irrémédiable au principe d'honnêteté de la République, à l'image de désintéressement des combattants de l'humanitaire et plus gravement, au rayonnement international de la France.

La réputation contestable sur le terrain des droits de l'homme des chefs d'Etats africains, bailleurs de fonds de la société qui a versé de l'argent au ministre des Affaires Étrangères, achève de déconsidérer l'intéressé, en confirmant sa préférence pour l'argent et l'affairisme, plutôt que la défense de l'idéal des droits de l'homme.

Si Bernard Kouchner a encore un honneur, il doit enfin s'expliquer sérieusement devant l'opinion publique.

Arnaud Montebourg
Député de Saône et Loire
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