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 Avertissements sans frais...en attendant le grand soir

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MessageSujet: Avertissements sans frais...en attendant le grand soir   Jeu 5 Juin - 14:33

La Commission européenne a déclenché mercredi le système d'alerte européen sur les risques radioactifs après un incident survenu dans une centrale nucléaire en Slovénie, à Krsko, qui a nécessité la mise à l'arrêt complet du site.

Selon une porte-parole de la centrale, Ida Novak, la panne concerne "une fuite de liquide sur le circuit de refroidissement primaire". Aucune incidence sur l'environnement n'a été détectée dans cet établissement situé à une centaine de kilomètres au sud de la capitale, Ljubljana, a-t-elle ajouté.

La direction a précisé que la centrale avait été arrêtée "à titre préventif pour quelques heures afin de permettre au personnel d'établir les causes de la panne et de la réparer". "Un arrêt d'urgence n'a pas été nécessaire", a souligné l'exploitant slovéno-croate NEK.

Toutefois, interrogée par l'AFP, Ida Novak a reconnu que la direction ne pouvait "pas prévoir pour combien de temps la centrale serait fermée". "Nous devons d'abord localiser la fuite et ensuite déterminer selon quelle procédure la réparer", a-t-elle détaillé.

Le système d'urgence européen d'information sur la radioactivité ECURIE a reçu à 15H38 GMT un message d'alerte de la Slovénie après la détection d'une fuite dans le système de refroidissement de la centrale, a indiqué la Commission dans un communiqué. L'information a ensuite été communiquée à tous les états membres.

La centrale a décidé de mettre progressivement à l'arrêt le réacteur, d'une puissance de 696 mégawatts (MW). Celui-ci était à l'arrêt complet vers 19H00 GMT et la situation était "sous contrôle", a indiqué la Commission européenne en citant des sources officielles slovènes.

Dans un communiqué, l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), dont le siège est à Vienne, indique qu'elle a été alertée à 16H20 GMT par l'Agence slovénienne de sécurité nucléaire (SNSA) sur "un évènement inhabituel" à la centrale nucléaire de Krsko. Dans l'échelle d'alerte de la SNSA, "un évènement inhabituel" est le plus bas de ses quatre niveaux d'alerte.

Selon la SNSA, les techniciens de la centrale de Krsko ont détecté à 13H07 GMT "une fuite dans le système de refroidissement du réacteur et l'ont alors mis hors service à l'aide d'une procédure manuelle". Toujours d'après les informations transmises par la SNSA, "la fuite a été détectée à temps" et "aucune radiation transmise à l'environnement". L'arrêt complet du réacteur a été effectif à 19H30 GMT.

Le Centre d'urgence et d'incidents de l'AIEA (IEC) a aussitôt alerté les pays voisins: Autriche, Croatie, Hongrie et Italie.

Le gouvernement allemand a toutefois mobilisé mercredi soir ses services compétents pour une première évaluation, a indiqué le secrétaire d'Etat allemand à l'Environnement, Michael Müller.

L'Autriche, voisine de la Slovénie, a de son côté demandé des explications à Ljubljana, qui, selon le ministre de l'Environnement autrichien, Josef Pröll, a tout d'abord signalé l'incident comme un "exercice" et non comme une panne réelle. "Cela remet gravement en question notre confiance dans le système d'alarme slovène", a-t-il affirmé en soulignant qu'il soumettrait cette question au prochain conseil des ministres de l'UE jeudi à Luxembourg.

L'organisation écologiste Greenpeace en Allemagne a pour sa part souligné qu'une telle alerte européenne était "très inhabituelle".

Le système d'alerte ECURIE a été créé par l'UE en 1987 après la catastrophe de la centrale soviétique de Tchernobyl. Il permet aux états membres de communiquer en cas "d'accident nucléaire majeur ou d'urgence radioactive", selon la Commission.

Il est utilisé fréquemment, a indiqué le porte-parole de la Commission chargé de l'Energie, l'Espagnol Ferran Tarradellas. Mais il est très rare que Bruxelles juge que l'incident vaille la peine d'être rendu public.

La centrale de Krsko avait été arrêtée pendant un mois en fin d'année dernière pour des travaux de maintenance.

Exploitée en commun par la Slovénie et la Croatie, elle a été construite par le consortium américano-japonais Westinghouse et reliée au réseau en 1983. Elle produit 20% de l'électricité consommée en Slovénie et 15% de celle utilisée en Croatie.
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MessageSujet: Fuite à Bollène   Mer 9 Juil - 13:09

Une fuite de 30 mètres cubes d'une solution contenant de l'uranium s'est produite, mardi, dans une usine du site nucléaire du Tricastin à Bollène (Vaucluse), une partie se déversant dans les rivières environnantes. Informé par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) d'un risque évalué «faible» pour la population, le préfet a interdit la consommation de l'eau issue de captage privé dans les trois communes de Bollène, Lapalud et Lamotte-du-Rhône.

Environ 30 m3 de solution uranifère se sont déversés sur le sol, une partie à l'intérieur de l'usine, spécialisée dans la maintenance et le démantèlement de matériel nucléaire, et une autre dans les eaux de la Gaffière puis de l'Auzon.

Le rejet s'est produit à 6 h 30 mardi dans l'entreprise Socatri pendant une opération de nettoyage d'une cuve. Des mesures précises des rejets, sur les nappes et les cours d'eau, ont été immédiatement diligentées. En soirée, les eaux souterraines ne révélaient pas de présence anormale d'uranium, selon les autorités. Les taux relevés sur les eaux de surface justifiaient en revanche le maintien des mesures de sécurité prises plus tôt.

Outre l'interdiction de la consommation d'eau, l'irrigation agricole issue de la Gaffière et de l'Auzon est aussi suspendue. Les activités nautiques et la baignade sont interdites sur des plans d'eau de Bollène et Lapalud. La pêche et la consommation sont interdites dans la Gaffière, l'Auzon, la Mayre Girarde et le lac du Trop-Long.


«Manque de fiabilité»

Il ne s'agit en tout cas pas d'une pollution majeure, selon l'ASN. «En cas de consommation éventuelle de poisson, l'impact sanitaire est très limité», tient même à préciser l'Autorité, qui ajoute que «des expertises ont été lancées par l'IRSN et Socatri pour connaître l'augmentation de la teneur en uranium dans les jours à venir dans la nappe phréatique entre la Gaffière et le Rhône».

Un optimisme que ne partage pas la Criirad (Commission de recherche et d'informations indépendantes sur la radioactivité). L'organisme indépendant a dénoncé le «manque de fiabilité» du site, notant que la quantité d'uranium rejetée lors de ce seul incident dépasse de plus de 100 fois le maximum que Socatri est autorisée à rejeter pendant une année entière. «Le risque sanitaire est effectivement faible, mais cet incident, non négligeable, fait suite à un nombre croissant d'autres incidents, montrant une dégradation de la gestion des déchets sur un site pourtant appelé à se développer», a déploré Corinne Castanier, la présidente de la Criirad.
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MessageSujet: des chapelets de dysfonctionnement   Mer 9 Juil - 16:05

Bruno Chareyron est responsable de laboratoire à la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). Selon lui, l'incident survenu, dans la nuit du 7 au 8 juillet, sur le site nucléaire du Tricastin, dans le Vaucluse, n'a "rien d'une catastrophe nucléaire" mais ne doit pas, pour autant, être minimisé. Il révèle toute une suite de dysfonctionnements dans la sécurité du site, des dysfonctionnements que la Criirad signalait depuis plusieurs années :

Les autorités se veulent rassurantes face au rejet d'uranium sur le site de Tricastin

Mais La fréquence accrue des leucémies infantiles près de sites nucléaires reste inexpliquée

M. Chareyron estime que la préfecture a pris les mesures de sécurité nécessaire, mais insiste sur l'importance de l'incident et ses éventuels conséquences environnementales. La concentration en uranium des rejets est importante, d'autant plus que la diffusion s'est faite dans le sol ou dans des petits ruisseaux, soit des milieux à faible dilution :


Pour la Criirad, la communication sur cet incident, comme sur la plupart des incidents de ce type, a trop tendance à minimiser l'importance des risques nucléaires : "Areva insiste sur le fait que c'est l'uranium naturel, il n'en est pas moins radioactif et toxique" :
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MessageSujet: Tricastin encore...   Mar 9 Sep - 6:45

De niveau 1, sur une échelle de 0 à 7, l’incident s’est déroulé pendant un arrêt de tranche de la centrale nucléaire qui a connu cet été une série de problèmes.
LIBERATION.FR : mardi 9 septembre 2008
0 réaction
Un incident a eu lieu lundi à 10H30 pendant un arrêt de tranche à la centrale nucléaire exploitée par EDF au Tricastin, située sur la commune de Saint-Paul-Trois-Chateaux (Drôme), a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
"Ce matin, lors des opérations de déchargement du combustible prévues dans le cadre de l’arrêt de l’unité de production n°2, une position anormale de deux assemblages combustible a été détectée, empêchant la poursuite de la manoeuvre", a pour sa part indiqué EDF, dans un communiqué.

L'ASN a expliqué dans son communiqué que le coeur du réacteur nucléaire est composé de 157 assemblages combustibles comportant chacun 264 crayons qui contiennent le combustible nucléaire.

"Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement et déchargés pour procéder au renouvellement du combustible. Lors de cette opération, le couvercle de la cuve du réacteur et les structures internes supérieures de maintien sont retirés pour pouvoir accéder aux assemblages combustibles et pouvoir les remplacer", a détaillé l'ASN. Dans la centrale du Tricastin, lors de cette opération, "deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes supérieures au cours des opérations d'enlèvement", obligeant l'exploitant à interrompre ces opérations "conformément aux règles d'exploitation du réacteur".

Les deux assemblages restés coincés sont actuellement "sous eau dans la cuve", a ajouté l'ASN. "Le bâtiment réacteur a été évacué et fermé de façon préventive. Les équipes nécessaires à la résolution de l’incident technique sont mobilisées", a souligné de son côté EDF, qui ne peut pour le moment préciser la durée de cette intervention.

EDF, qui assure que "cet événement n’a aucune incidence sur l’environnement et la sûreté des installations", a proposé au gendarme du nucléaire de le classer au niveau 1 sur une échelle qui va de 0 à 7. "Un incident de même nature s'était produit à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine en 1999", a, pour sa part, indiqué l'ASN.

Le site du Tricastin, qui comporte plusieurs installations, a connu cet été une série d'incidents. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, 74 kilos d'uranium ont été rejetés dans l'environnement à la suite du débordement d'une cuve à l'usine Socatri (Areva) à Bollène (Vaucluse). Le 23 juillet, une centaine de travailleurs ont subi une contamination par de la poussière radioactive lors d'une opération de maintenance sur le réacteur n°4 de la centrale EDF du Tricastin, à proximité de l'entreprise Socatri.
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MessageSujet: Nucléaire : incident de niveau 1 à La Hague   Ven 10 Oct - 15:10

Il s'agit du quatrième incident de niveau faible enregistré dans le même établissement depuis le début de l'année.

Un "débordement de matière" au sein d'une enceinte de confinement à l'établissement de La Hague (Manche) a été classé aujourd'hui incident de niveau 1, selon un communiqué du groupe nucléaire Areva.


L’incident "n’a eu aucune conséquence pour le personnel et l’environnement", souligne-t-on de même source.


L’autorité de sûreté nucléaire a classé "au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires graduée de 0 à 7 un incident survenu lors du remplissage d’une boîte de plutonium", en l'occurrence un "débordement de la boîte" intervenu le 24 septembre 2008, précise-t-on de même source.


"La matière est restée confinée au sein de l’enceinte dans laquelle se déroulait l’opération. Les opérations de remplissage ont été arrêtées et la matière a été récupérée", ajoute le communiqué.


Il s'agit du quatrième incident de niveau 1 enregistré dans le même établissment depuis le début de l'année.
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MessageSujet: centrale espagnole contrainte de s'arrêter   Mer 29 Avr - 15:23

La plus ancienne centrale espagnole contrainte de s'arrêter à cause d'un problème de générateur


La plus vieille centrale nucléaire en activité en Espagne, située à Santa Maria de Garona (nord), a été contrainte de s'arrêter vendredi à cause d'un problème avec son générateur principal, a annoncé l'autorité de sûreté nucléaire espagnole.

Le Conseil de sûreté nucléaire a précisé qu'il n'y avait aucun risque de fuite radioactive ou de dommages pour l'environnement. Il a également indiqué que les systèmes de sécurité avaient été activés correctement et qu'une enquête avait été ouverte sur l'incident.

L'organisation écologiste Greenpeace demande depuis longtemps la fermeture de cette centrale pour des raisons de sécurité.

La centrale a ouvert en 1970 et approche de la fin de sa durée de vie en fonctionnement estimée à 40 ans. Les autorités espagnoles envisagent toutefois de l'utiliser dix années supplémentaires. La décision de prolonger ou non son activité devrait être rendue en juin.

L'Espagne compte six centrales nucléaires qui fournissent jusqu'à 30% de l'électricité du pays. Un moratoire sur la construction de nouvelles centrales a été instauré en 1983.
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MessageSujet: Nouvel incident à la centrale du Tricastin : Toujours pas de problème nucléaire ?   Dim 8 Nov - 10:28

Nouvel incident à la centrale du Tricastin : Toujours pas de problème nucléaire ?

Un nouvel incident à la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) vient d’être signalé. Il est intervenu lors du déchargement d'une partie des barres d'uranium, a annoncé EDF vendredi dans un communiqué. C’est le 4è évènement de ce type en France en très peu de temps. FNE attire l’attention des citoyens sur la nécessité de demander un audit de sécurité sur le parc nucléaire français.

«Un des 157 assemblages combustible» (barres d'uranium) est «resté accroché» à l'intérieur de la piscine du réacteur nucléaire «lors des opérations de déchargement du combustible», indique EDF.

Pour Marc Sénant, Chargé de mission du pôle IPS : « Toujours les mêmes accidents, toujours la même banalisation des évènements, toujours la même absence de réaction des autorités… Circulez, y a rien à voir ! Comme nous l’a dit le premier Ministre il y a quelques jours : il n’y aurait pas de problème avec le nucléaire. Entre les alertes des agences sur l’EPR, le scandale des déchets nucléaires envoyés en Sibérie, la menace représentée par les résidus d’extraction français, la récurrence de ce type d’incident : objectivement, permettez-nous d’en douter ! »

Faut-il rappeler qu’il y a un an lors du même incident survenu au Tricastin, dans une note du 2 octobre 2008 , l'ASN a écrit : "une éventuelle chute (d'assemblage) pourrait avoir deux conséquences : un risque de criticité, à savoir le déclenchement d'une réaction en chaîne incontrôlée, et un risque de relâchement à l'intérieur et à l'extérieur de la centrale de produits de fission gazeux". Un évènement banal ?

Faut-il rappeler le récent incident de la centrale de Gravelines du dimanche 2 Août?

Faut-il rappeler que c’est le 3è incident de ce type en un an, et que cette fréquence laisse supposer qu’il y ait un possible défaut générique sur ces installations ?

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « nous l’avons dit hier et nous le redisons aujourd’hui, et nous continuerons tant que la situation n’évoluera pas : le gouvernement ne doit pas choisir la politique de l'autruche sur ces sujets de sécurité qui concernent non seulement les français, mais certainement aussi nos voisins étrangers ! »

FNE demande à ce que le politique se réapproprie ce sujet de la sécurité nucléaire et en finisse avec cette posture de spectateur, de commentateur.

Il y a un problème avec le nucléaire, avec AREVA, et maintenant EDF. FNE demande que les 58 réacteurs français fassent l’objet d’un audit de sécurité sur ce point précis, et qu’il soit mené par un organisme international indépendant dans les meilleurs délais afin que l’on sache effectivement ce qui se passe au niveau de la sécurité nucléaire en France.
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MessageSujet: Incident à la centrale nucléaire du Cruas en Ardèche   Mer 2 Déc - 11:17

Incident à la centrale nucléaire du Cruas en Ardèche

L'arrêt d'un réacteur après une perte de refroidissement n'a pas eu de conséquence pour l'environnement, assure l'Autorité de sûreté nucléaire.

27 réactions

La centrale nucléaire de Cruas en Ardèche, en 2005.

L

Un des quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche) a été mis à l’arrêt mardi soir à la suite d’un «incident» lié à une perte de refroidissement, sans conséquence sur l’environnement, a annoncé l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans un communiqué.

Informée par EDF mardi à 23H50, l’ASN a précisé avoir envoyé deux inspecteurs sur le site.

EDF a déclenché le «plan d’urgence interne sur le réacteur n°4 du site» de Cruas et mis ce réacteur «à l’arrêt conformément aux procédures», a ajouté l’ASN.

«Selon EDF, cette situation est la conséquence de la perte du refroidissement de certains systèmes du réacteur qui est assurée par l’eau du Rhône» et «cet événement trouve son origine dans l’afflux massif de débris végétaux charriés par le Rhône», a poursuivi l’Autorité, ajoutant qu’EDF s’efforçait «de retirer les débris végétaux à l’origine de l’incident».

Dans un autre communiqué diffusé à 05H30, l’ASN a précisé qu’EDF l’avait informée «que le refroidissement par le Rhône a maintenant été récupéré».

L’incident a été classé au niveau 2 de l’échelle INES, qui en compte 7, a indiqué l’ASN qui a affirmé que «la sûreté de l’installation est restée assurée tout au long de cet incident, qui n’a pas eu de conséquences sur l’environnement».

La centrale de Cruas, construite au début des années 1980, est installée au bord du Rhône, près de Montélimar.
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MessageSujet: Onze des 58 réacteurs nucléaires français étaient à l'arrêt   Jeu 3 Déc - 6:00

Onze des 58 réacteurs nucléaires français étaient à l'arrêt aujourd'hui, à la suite d'un incident survenu hiersoir sur un réacteur de la centrale de Cruas, dans l'Ardèche. La direction d'EDF refuse de communiquer sur le nombre de réacteurs nucléaires arrêtés, en arguant que ce chiffre est commercialement sensible.

Mais selon des informations recueillies par l'AFP auprès de chacune des 19 centrales nucléaires d'EDF, 11 réacteurs étaient à l'arrêt, pour opérations de maintenance, rechargement en uranium ou pannes diverses. Il s'agit du réacteur n°3 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), du réacteur n°2 de Cattenom (Moselle), du réacteur n°1 de Flamanville (Manche), du réacteur n°1 de Fessenheim (Haut-Rhin), des réacteurs n°2 et 3 de Chinon (Indre-et-Loire), des réacteurs n°3 et 5 du Bugey (Ain), du réacteur n°1 du Tricastin (Drôme) et des réacteurs n°2 et 4 de la centrale de Cruas.

EDF a arrêté en urgence le réacteur n°4 de la centrale de Cruas dans la nuit de mardi à mercredi, après l'obturation de son système de refroidissement par des débris végétaux charriés par le Rhône. L'incident a été classé au niveau 2 de l'échelle INES, qui compte huit niveaux de gravités notés de 0 à 7.
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MessageSujet: Cruas encore...   Dim 6 Déc - 9:19

Pour la première fois, un réacteur nucléaire a connu l’obturation de ses deux voies de refroidissement des systèmes "importants pour la sûreté"

Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire une nouvelle fois l’attention de l’opinion publique sur la situation anormale dangereuse qui a prévalu dans une centrale nucléaire, en l’occurrence à Cruas (Ardèche) dans la nuit de lundi à mardi 2 décembre 2009.

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), après avoir analysé (*) l’évènement survenu à la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche), annonce que c’est "la première fois que les deux voies redondantes du système de refroidissement des systèmes importants pour la sûreté ont été simultanément défaillantes" et que EDF a dû puiser dans "la réserve d’eau du circuit de refroidissement des piscines".

Alors que le réacteur était refroidi en puisant dans cette réserve, à la quantité de fait limitée, des salariés tentaient en pleine nuit de déboucher les prises d’eau de la centrale situées dans le Rhône afin d’éviter la fusion du cœur et éventuellement une catastrophe nucléaire.

Si on ne peut que se féliciter que les voies de pompage dans le Rhône aient pu être libérées à temps, comment accepter que la sûreté de millions de citoyens tienne à la possibilité de déboucher des prises d’eau dans le Rhône et ce en pleine nuit ?

Bien sûr, on nous répondra que, une fois encore, cette situation anormale s’est bien terminée. Mais rien ne permet d’assurer que la chance sera toujours au rendez-vous : un accident nucléaire peut survenir à chaque instant, et ce d’autant plus que l’état des réacteurs nucléaires français se dégrade rapidement.

D’ailleurs, le hasard veut que, ce même mardi 2 décembre, l’IRSN a mis en ligne un rapport (*) concernant les contaminations de l’environnement qui découleraient de la fusion d’un cœur de réacteur nucléaire, rapport qui pointe les réponses dilatoires d’EDF

C’est ainsi que l’Autorité de sûreté nucléaire estime que "EDF doit poursuivre ses études afin notamment d’anticiper au mieux la gestion d’une situation résultant d’un accident grave et pouvant induire un risque pour l’environnement et les populations au travers d’une pollution des eaux souterraines."

L’accumulation de situations dangereuses dans le nucléaire français, ces derniers mois, rapelle que cette industrie fait peser sur les populations et sur l’environnement des risques inacceptables. Il est nécessaire de sortir du nucléaire et d’investir massivement dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables.
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MessageSujet: Fessenheim à l'arrêt   Dim 27 Déc - 16:27

Le réacteur n° 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim, qui était arrêté ce week-end pour travaux de maintenance, a rencontré des problèmes dans un circuit de refroidissement qui retardent sa remise en route, a annoncé dimanche l'Autorité de Sûreté nucléaire (ASN).

Cet incident intervenu dimanche matin peu avant 6h est classé au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES).

Cette échelle compte huit niveaux de gravité, classés de 0 à 7.

«Selon les premières informations fournies par EDF, la remise en service d'une pompe de refroidissement lors du redémarrage du réacteur n° 2 a mis en suspension des débris végétaux qui ont généré une réduction partielle des débits dans les circuits de refroidissement SEB», a indiqué l'ASN dans un communiqué.

Le diagnostic complet de la panne n'étant pas terminé, il était encore trop tôt pour déterminer la durée nécessaire à la remise en route du réacteur, selon la direction de la centrale.

«Les circuits SEB refroidissent certains circuits importants pour la sûreté et circuits auxiliaires en utilisant de l'eau pompée dans le grand canal d'Alsace», a ajouté l'ASN qui a précisé que les agents d'EDF travaillaient pour rétablir le plein débit de ces circuits, réduits actuellement de 2.400 m3 à 1.600 m3 par heure.

Prévoyant une faible demande en électricité ce week-end, la direction de la centrale avait prévu une courte réparation qui concernait une soupape du circuit de refroidissement secondaire.

Le réacteur n° 2 avait été arrêté à cette fin samedi matin à 4h et il aurait dû repartir dimanche vers 6h.

Le réacteur n° 1 de la centrale de Fessenheim est quant à lui à l'arrêt depuis plusieurs semaines en raison de la troisième visite décennale entamée en octobre.
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