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 La découverte d’un nouveau primate fossile au Myanmar (ex-Birmanie) conforte l’hypothèse d’une origine asiatique, et non africaine, de la lignée commune entre les hommes et les singes (primates anthropoïdes)

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MessageSujet: La découverte d’un nouveau primate fossile au Myanmar (ex-Birmanie) conforte l’hypothèse d’une origine asiatique, et non africaine, de la lignée commune entre les hommes et les singes (primates anthropoïdes)   Dim 2 Aoû - 6:32

La découverte d’un nouveau primate fossile au Myanmar (ex-Birmanie) conforte l’hypothèse d’une origine asiatique, et non africaine, de la lignée commune entre les hommes et les singes (primates anthropoïdes)


C'est le résultat des fouilles d'une équipe internationale de paléontologues, parmi lesquels un chercheur montpelliérain, dont les résulats sont publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society.

Chez les primates, il existe deux grandes lignées : les primates anthropoïdes (singes, grands singes et hommes) et les prosimiens, considérés comme les plus primitifs et dont les représentants les plus connus aujourd’hui sont les lémuriens.

Jusqu'à présent, les scientifiques supposaient que les primates anthropoïdes étaient originaires d’Afrique. Une hypothèse aujourd’hui ébranlée.

Un paléontologue montpelliérain en Asie

En collaboration avec plusieurs scientifiques étrangers, Laurent Marivaux, chercheur CNRS à Montpellier à l’ISEM, et Jean-Jacques Jaeger, professeur à l’IPHEP (Poitiers), mènent depuis 20 ans des fouilles paléontologiques en Asie : Chine, Thaïlande, Pakistan et Myanmar (ex-Birmanie), où ils ont commencé à prospecter en 1999, en étroite coopération avec les universitaires birmans.

C’est au centre du Myanmar que les chercheurs ont mis au jour, dès novembre 2005, plusieurs fossiles datés de 37 millions d’années et appartenant à une nouvelle espèce de primate nommée Ganlea megacanina.

En novembre 2008, une partie de la mâchoire inférieure d’un de ses représentants a été découverte.

Grâce à elle, les paléontologues disposent d’arguments majeurs pour étayer l’origine asiatique des primates anthropoïdes.

En effet, ce nouveau primate possède des canines très imposantes dont la forte abrasion révèle que Ganlea megacanina utilisait ces dents pour briser la coque dure des fruits tropicaux, afin d’en extraire la graine nutritive à l’intérieur.

L'Asie plutôt que l'Afrique

Il s’agit d’une forme singulière d’adaptation alimentaire qui n’a jamais été observée parmi les primates prosimiens, type lémuriens. Elle est en revanche caractéristique des singes sakis d’Amérique du Sud, eux-mêmes membres de la grande famille des primates anthropoïdes.

"Ganlea megacanina prouve que les premiers anthropoïdes sont originaires d’Asie plutôt que d’Afrique", précisent les deux chercheurs.

Ganlea et ses plus proches parents vivaient au Myanmar, il y a 37 millions d’années (Eocène), dans une région tropicale de plaine inondable, certainement très similaire aux environs du Bassin Amazonien actuel. Ils appartiennent à une famille éteinte de primates anthropoïdes d’Asie : les Amphipithecidae.

Quatre aures amphipithécidés ont été découverts auparavant en Asie, deux au Myanmar, un Thaïlande et le dernier au Pakistan.

Une analyse détaillée de leurs relations évolutives révèle qu’ils sont étroitement apparentés aux primates anthropoïdes actuels et que les formes du Myanmar ont évolué à partir d’un seul ancêtre commun. Ces primates anthropoïdes asiatiques d’Asie diffèrent radicalement des primates adapiformes tel que « Ida », le squelette complet de primate fossile découvert récemment en Allemagne.

"Celui-ci est plus proche des lémuriens modernes que des primates anthropoïdes. Il n’a pas développé les caractéristiques nécessaires pour devenir un mangeur de graines très spécialisé ", souligne Laurent Marivaux.

Ces expéditions paléontologiques sont le fruit d’une collaboration de longue date entre scientifiques de plusieurs institutions au Myanmar, avec l’Université de Poitiers via l’IPHEP, l’ISEM, le Carnegie Museum of Natural History de Pittsburgh et le Department of Mineral Resources de Bangkok en Thaïlande. Ces recherches sont financées par le CNRS, l’ANR et la U.S. National Science Foundation aux Etats-Unis. Elles bénéficient de technologies de pointe, notamment de techniques mises au point à l’ESRF (Grenoble). Grâce à Paul Tafforeau, chercheur à l'ESRF, l’intérieur des fossiles peut être exploré sans détériorer le fossile lui-même.


Source : http://www.google.fr/search?q=Ganlea+megacanina.&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla🇫🇷official&client=firefox-a


Dernière édition par Admin le Ven 18 Sep - 8:01, édité 1 fois
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MessageSujet: L'origine africaine des primates anthropoïdes remise en question   Ven 11 Sep - 5:54

L'origine africaine des primates anthropoïdes remise en question


Des restes crâniens et dentaires de deux espèces de primates fossiles ont été découverts sur un site de fouilles algérien. Ils révèlent que le petit primate Algeripithecus âgé de 50 millions d'années, jusque là considéré comme le plus ancien des anthropoïdes africains, appartient en fait à un autre groupe: celui des lémuriformes. Ces recherches ont été menées par une équipe de chercheurs français de l'Institut des sciences de l'évolution (Université de Montpellier / CNRS) avec des paléontologues algériens des universités de Tlemcen, Oran et Jijel. Leur publication, en ligne sur le site de la revue Proceedings of the Royal Society B (Biological Sciences) le 9 septembre 2009, relance le débat (Cet article ou cette section doit être recyclé. Sa qualité devrait être largement améliorée en le réorganisant et en le...) sur l'origine africaine des anthropoïdes, auquel l'homme et les grands singes appartiennent.

En 1992, le petit primate fossile Algeripithecus a été découvert dans le Sahara algérien. Vieux de 50 millions d'années, pesant à peine 75 g et connu des paléontologues grâce à des restes de deux molaires, ce primate était considéré comme le plus ancien anthropoïde du continent africain. Ainsi, la mise au jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux...) d'Algeripithecus a fortement contribué au fondement de l'hypothèse selon laquelle l'Afrique serait le berceau des primates anthropoïdes, groupe auquel l'homme et les grands singes appartiennent. Un autre primate est connu depuis plus longtemps: Azibius. Il est l'un des plus anciens représentants africains des lémuriformes, un autre groupe de primates, représenté aujourd'hui par les lémuriens de Madagascar, les galagos d'Afrique centrale et les loris d'Asie du Sud (Sud est un nom Smile.

Sur le site Glib Zegdou au nord-ouest de l'Algérie, une équipe française de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier (Université de Montpellier / CNRS) en collaboration avec des chercheurs algériens ont exhumé du matériel crânien et dentaire d'Algeripithecus et Azibius. Ils ont trouvé par exemple des mandibules presque complètes. Ces restes ont dévoilé un certain nombre de caractéristiques typiques du groupe des lémuriformes, notamment une adaptation à la vie nocturne et la présence suggérée d'un "peigne dentaire" (1) à l'avant de la mâchoire inférieure. Les paléontologues en ont conclu qu'Algeripithecus, tout comme son proche parent d'Azibius, appartenait non pas à la famille des primates anthropoïdes mais qu'il était très probablement l'un des plus anciens représentants en Afrique des lémuriformes.

En Egypte, plus d'une dizaine de primates anthropoïdes fossiles datant de 30 à 38 millions d'années est connue depuis longtemps. Ainsi, la récente découverte franco-algérienne rajeunit de plus de 15 millions d'années la première véritable apparition des primates anthropoïdes sur le continent africain. Avec de lourdes conséquences sur l'histoire évolutive des primates anthropoïdes en Afrique, ce constat renforce d'autant plus l'hypothèse alternative de l'origine asiatique des anthropoïdes. Par ailleurs, ces recherches paléontologiques dévoilent une diversité insoupçonnée et une très grande ancienneté des premiers lémuriformes en Afrique.

Note:
(1) Présent à l'avant de la dentition, le peigne dentaire est formé des canines et incisives modifiées, plus à l'horizontal. Il sert à la récolte de nourriture, à l'épouillage et au nettoyage du pelage.

Source: CNRS http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=7002
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