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 La pollution atmosphérique est indéniablement néfaste pour la santé

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MessageSujet: La pollution atmosphérique est indéniablement néfaste pour la santé   Ven 31 Juil - 10:58

Invisible et insidieuse, la pollution atmosphérique est indéniablement néfaste pour la santé. Mais quels sont les risques réels pour nos enfants?

Tout d'abord, il faut savoir que la pollution atmosphérique désigne les particules en suspension et les gaz nocifs dans l'air. L'air que nous respirons contient en effet plusieurs polluants, et ce, qu'on soit à l'extérieur ou à l'intérieur. Il s'agit de poussières fines, d'ozone de basse atmosphère, de monoxyde de carbone, d'oxydes d'azote, d'anhydride sulfureux et de composés organiques volatils (COV). Il renferme aussi des métaux toxiques (plomb, mercure, arsenic, etc.), du benzène, du formaldéhyde, des biphényles polychlorés (BPC) et des dioxines. Malheureusement, tous ces polluants atmosphériques sont nocifs pour la santé, particulièrement celle de nos petits.

Les enfants plus vulnérables

Selon le Dr Jacques Simard, directeur du Centre pédiatrique de Laval, ex-pédiatre à la Cité de la santé et ex-directeur fondateur de la Clinique d'asthme pédiatrique du Centre ambulatoire de Laval (CARL), les enfants sont plus affectés par la pollution atmosphérique parce que leurs poumons sont proportionnellement plus grands par rapport à leur corps que ceux des adultes. Autrement dit, ils inspirent plus d'air par kilogramme de poids que ceux-ci et assimilent donc plus de polluants. «Les enfants, poursuit le Dr Simard, sont aussi plus vulnérables à la pollution atmosphérique parce que leurs systèmes respiratoire et immunitaire sont en plein développement; leurs poumons sont donc plus sensibles aux polluants de l'air. Ils respirent aussi plus rapidement, plus de fois par minute, que les adultes et filtrent moins bien l'air par leur petit nez souvent bouché.» Et puis, ils passent également plus de temps à l'extérieur et sont plus actifs que les adultes: cela augmente leur exposition aux polluants, surtout s'ils jouent dans un parc ou sur le terrain de jeu d'une école situés près d'une rue dont la circulation est intense ou près d'un quartier industriel. Enfin, comme les enfants sont petits et ont tendance à jouer assis par terre, ils sont plus susceptibles d'entrer en contact avec des polluants se trouvant au niveau du sol.

Asthme et allergies

Selon la Dre Audrey Smargiassi, chercheuse à l'Institut national de santé publique du Québec, les polluants de l'air — particules fines, ozone et oxydes de soufre — peuvent provoquer des symptômes respiratoires chez les personnes souffrant d'asthme ou de maladies pulmonaires chroniques. «Des études récentes montrent aussi qu'une exposition prolongée à ces polluants au cours de l'enfance peut affecter le développement des poumons et influencer la capacité pulmonaire des enfants.» Outre ces effets néfastes, certaines études révèlent que la pollution de l'air augmente également les réactions allergiques. Pour André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), il est évident que les périodes de smog causent des problèmes de santé inquiétants, particulièrement chez les gens ayant des problèmes pulmonaires et cardiaques. «Lorsque le smog dure trois jours, on note une augmentation de 10% de l'affluence dans les urgences des hôpitaux.» Quant à savoir si la pollution joue un rôle dans l'apparition de maladies comme l'asthme et les allergies chez les enfants, cela n'est pas clair. D'après la Dre Smargiassi, il existe toujours une controverse au sujet du lien entre l'exposition prolongée à la pollution de l'air et le développement de l'asthme. Selon le Dr Simard, la pollution joue sûrement un rôle puisqu'il y a beaucoup plus d'enfants asthmatiques et allergiques qu'autrefois. «Les allergènes les plus courants, soit ceux des plantes et des arbres, ont toujours été là. Alors, pourquoi y a-t-il plus d'enfants asthmatiques et allergiques aujourd'hui? Les polluants de l'air y sont certainement pour quelque chose, mais on n'est pas capable de le prouver.»

Attention aussi à la pollution intérieure

En tant que parents, il faut aussi se méfier de la pollution à l'intérieur de nos maisons, car elle contribue aux maladies comme l'asthme et les allergies. Certaines études menées par Santé Canada et d'autres organismes montrent que le niveau de polluants de l'air à l'intérieur des locaux peut même dépasser celui de l'extérieur. Comme la plupart des gens, y compris les enfants, passent jusqu'à 90% de leur temps à l'intérieur, la qualité de l'air dans les maisons devrait être une préoccupation importante pour les parents, surtout si leurs enfants souffrent d'asthme ou d'allergies. Selon le Dr Simard, la fumée secondaire est le facteur qui nuit le plus à la qualité de l'air. «Il y en a d'autres toutefois, comme les animaux de compagnie, les tapis, les matériaux de construction, les meubles, les vapeurs de colle, les produits d'entretien et les diffuseurs électriques.»


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MessageSujet: le niveau d'émissions polluantes relevé en France entraîne une diminution de l'espérance de vie de 9,3 mois en moyenne.   Lun 3 Aoû - 18:14

Dans le cadre des objectifs de réduction de la teneur de polluants dans l'atmosphère, l'Ademe mène une veille des niveaux de pollution.

Les niveaux relevés en 2008 se situent dans la continuité des années précédentes pour la plupart des polluants réglementés, indique l'Agence environnementale.

Le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone et le benzène connaissent une tendance à la baisse. Une stagnation, voire une légère augmentation a en revanche été observée en ce qui concerne les concentrations de dioxyde d'azote en sites ruraux.

La météo de 2008 en France, moins ensoleillée que les années précédentes, explique une moindre concentration de l'ozone. "Sur le long terme, malgré la baisse des émissions des précurseurs de ce polluant, les niveaux de fond restent supérieurs à ceux constatés au début des années 1990", nuance l'Ademe.

Par rapport à l'année précédente, 2008 se caractérise par une légère diminution des concentrations de PM10 (particules inhalables dans l’air). En 2007, un nombre très élevé de dépassements de valeurs limites avait été relevé.

Les premières données relevées au premier semestre 2009 laissent craindre une hausse du nombre de dépassements des niveaux de particules.

Ainsi, deux épisodes de pollution aux PM10 ont été constatés pour le mois de janvier, avec de fortes concentrations jusqu'à 4 fois la valeur limite journalière. Plusieurs journées de mars et avril ont également connu des dépassements.

Au cours de la même période, le NO2 (dioxyde d’azote) a connu un dépassement du seuil d’information sur quelques journées. Enfin un épisode de pollution à l’ozone a eu lieu entre fin juin et début juillet.

Selon l'Ademe, le niveau d'émissions polluantes relevé en France entraîne une diminution de l'espérance de vie de 9,3 mois en moyenne.
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MessageSujet: Les particules que nous respirons tuent, discrètement, « entre 195 et 403 personnes par an » dans l'agglomération lyonnaise.   Ven 23 Oct - 9:41

Les particules que nous respirons tuent, discrètement, « entre 195 et 403 personnes par an » dans l'agglomération lyonnaise.

La partie émergée de l'iceberg ?

Entre 195 et 403 morts par an.

C'est le nombre de victimes que fait, au bas mot, la pollution à particules dans l'agglomération lyonnaise.

Autant de décès invisibles, causés sur le long terme par des agents qui ne le sont pas moins : ces particules en suspension dans l'atmosphère, issues de l'activité humaine (gaz d'échappement, cheminées d'usine), ou de phénomènes naturels (tempête de sable, éruptions volcaniques, feux de forêts...).

Ces chiffres sont tirés de l'enquête menée entre 1999 et 2004 à Lyon et huit autres villes françaises par l'Institut de veille sanitaire, dans le cadre du programme européen Apheis.

Selon cette étude, une réduction de 20 microgrammes de particules par mètre cube permettrait d'éviter tous ces décès, dus à des problèmes respiratoires ou cardio-vasculaires.

Mais pour l'heure, les normes européennes, respectées et par conséquent frisées en permanence à Lyon comme à Bordeaux, Paris ou Marseille, autorisent une pollution de 40 microgrammes par mètre cube.

Mais iI y a plus inquiétant : cette étude ne s'intéresse qu'aux particules de taille inférieure à 10 PM (pour Particulate Matter), valeur actuellement utilisée pour la mesure des pics de pollution, autrement dit, celles d'un diamètre inférieur à 10 micromètres.

Et non aux particules fines (PM2,5), très fines (PM1,0) ou ultrafines, appelées « nanoparticules », d'un diamètre inférieur à 100 nanomètres.

Dommage, car si « une grosse particule s'arrête dans le nez, les nanoparticules arrivent jusqu'au cœur et aux poumons », déplore Christian George, directeur de recherche à l'Institut de recherche sur la catalyse et l'environnement, à l'université Lyon-1.

« Les petites particules sont très mal mesurées », résume ce spécialiste de la pollution à particules.

Pire : selon lui, sur ce point, « on est quasi aveugle ».

Les autorités, conscientes du problème, devraient baisser l'an prochain le seuil de mesures à PM 2,5.

Ce qui ne résoudra pas tout : « La vraie question est : est-ce que la taille nous donne la bonne information : quid de la forme et des interactions entre particules ? », relève Barbara D'Anna, chercheuse au sein de son équipe.

Leur laboratoire, équipé d'un Spectromètre de masse à aérosols, encore unique en France, prouve chaque jour que non (lire ci-contre).

Alors, certes, Christian George rappelle que « la qualité de l'air s'est fortement améliorée en Europe depuis les années 50… ».

Mais, en ce qui concerne son secteur particulier, il ne peut que constater l'existence d'un « frein financier ».

Olivier Saison
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MessageSujet: Etude sur 20.000 enfants portant sur la pollution et leur croissance   Sam 29 Jan - 16:52

Etude sur 20.000 enfants portant sur la pollution et leur croissance

PARIS - Une vaste étude auprès de 20.000 enfants, de la période intra-utérine à l'âge de 20 ans, destinée à évaluer l'impact de la pollution sur leur développement, sera lancée le 28 mars, ont annoncé jeudi les ministères de l'Ecologie et de la Santé.

Cette étude de cohorte, appelée Elfe et qui consiste à observer des événements de santé pour une population définie suivie sur plusieurs années, avait été annoncée en 2007. Elle aurait du se tenir en 2009, mais elle a pris du retard.

Elle va être officiellement lancée le 28 mars, a annoncé jeudi la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet dans le cadre des grands chantiers 2011 des ministères de la Santé et de l'Ecologie.

L'étude permettra de connaître l'exposition des enfants aux polluants chimiques tels que les pesticides et les effets sur leur développement neuro-comportemental et endocrinien.

Il s'agira aussi de mesurer les conséquences à long terme de la pollution de l'air intérieur et extérieur sur les enfants et les femmes enceintes.

344 maternités ont été tirées au sort parmi les 539 maternités publiques et privées en France. Les 20.000 enfants seront recrutés en 4 vague de plusieurs jours tout au long de l'année 2011 dans les 22 régions de la métropole.

Pour l'étude, des prélèvements biologiques des urines, du lait maternel, du sang du cordon seront effectués sur un sous-échantillon de 10.000 couples mère-enfant dans certaines maternités. Cela doit permettre de mesurer le taux d'imprégnation des mères et des enfants à certains polluants.

Associée à cette étude Elfe, une autre étude épidémiologique sur les petits âges gestationnels est prévue sur 5.000 enfants grands prématurés nés entre 22 et 33 semaines d'aménorrhée et recrutés pendant 7 mois.

En 2012, les ministères de la Santé et de l'Ecologie lanceront une autre étude sur un échantillon de 5.000 personnes entre 6 et 75 ans pour évaluer leur taux d'imprégnation aux métaux lourds, PCB, dioxines et pesticides notamment.

Quelque 60 équipes de recherche de différents instituts français participeront à l'étude Elfe.

Par ailleurs, à l'heure où asthme, conjonctivites et allergies concernent près de 30% des habitants des pays industrialisés, la France va mettre en place début 2012 un étiquetage des produits de construction et décoration pour alerter le consommateur sur la présence de substances polluantes.

La nouvelle étiquette apposée sur les peintures, sols stratifiés, colles pour le papier peint et la moquette, entre autres, informeront sur leur niveau d'émission d'une dizaine de substances particulièrement dangereuses pour la santé.
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MessageSujet: La pollution de l'air en ville a un impact direct sur l'espérance de vie   Jeu 3 Mar - 6:04

La pollution de l'air en ville a un impact direct sur l'espérance de vie
De Véronique MARTINACHE (AFP) – Il y a 14 heures
PARIS — La pollution de l'air dans les grandes villes européennes, liée en particulier au trafic routier, a un impact direct sur l'espérance de vie, selon les conclusions d'un programme scientifique européen publiées mercredi.
Mené durant trois ans dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, le projet Aphekom, coordonné par l'Institut de veille sanitaire (InVS), s'est attaché à déterminer les impacts sanitaires et économiques de la pollution atmosphérique et à évaluer l'effet des réglementations dans ce domaine.
Il montre ainsi que l'espérance de vie dans les grandes villes européennes pourrait augmenter jusqu'à 22 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus si la valeur guide préconisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les particules fines était respectée.
Dans les 25 grandes villes étudiées, totalisant 39 millions d'habitants, le dépassement du seuil de 10 microgrammes par m3 d'air fixé par l'OMS pour le niveau moyen annuel de particules fines PM2,5 (moins de 2,5 microns) se traduit par 19.000 morts par an.
D'un point de vue économique, il pèse pour environ 31,5 milliards d'euros par an (dépenses de santé, absentéisme...).
Sur les 25 villes, Stockholm est la seule sous le seuil OMS (9,4 microgrammes/m3).
Bucarest et Budapest, qui ont les niveaux de particules fines les plus élevés, pourraient, en les abaissant, gagner respectivement 22 et 19 mois d'espérance de vie.
La France "est dans une situation médiane", a indiqué Christophe Declercq (InVS).
Les 9 villes françaises analysées pourraient gagner "4 à 8 mois" d'espérance de vie, soit "environ 3.000 décès annuels". Marseille aurait le plus à gagner, devant Lille, Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Rouen, puis Le Havre et Toulouse.
Il s'agit de "valeurs d'exposition moyennes", a souligné Christophe Declercq, avec une "forte hétérogénéité selon les quartiers".
Les particules fines, qui peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires, sont émises par la combustion. Dans les grandes concentrations urbaines, les émissions des véhicules, surtout avec des moteurs diesel, contribuent pour près d'un tiers d'entre elles.
Le projet Aphekom a aussi montré qu'habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement le risque de maladies chroniques. Il a ainsi estimé que dans 10 villes européennes, 15% des asthmes de l'enfant pouvaient être attribués au trafic urbain.
"En moyenne 30% de la population des 10 villes prises en compte par Aphekom habite à moins de 75 mètres d'une route sur laquelle circulent plus de 10.000 véhicules par jour", a souligné Nino Künzli (Centre de recherche en épidémiologie environnementale, Creal, Barcelone).
L'impact de la pollution liée à la circulation est aussi retrouvé dans la bronchite chronique ou dans les pathologies cardiovasculaires, mais moins de données solides sont disponibles et les scientifiques préfèrent étayer leurs travaux avant d'avancer des chiffres, a précisé Laura Perez (Creal, Barcelone).
A contrario, le projet Aphekom a mis en évidence une diminution "considérable", de l'ordre de 66%, des niveaux de dioxyde de soufre (SO2) dans l'air ambiant depuis les années 90 et la mise en place d'une législation européenne visant à réduire les niveaux de soufre dans les carburants. Une diminution qui a permis de prévenir quelque 2.200 décès prématurés dans 20 villes européennes analysées.
"Il y aurait de gros avantages à avoir une bonne gestion de la qualité de l'air, en particulier pour ce qui concerne le trafic routier", a souligné Alistair Hunt (Université de Bath, Royaume-Uni).
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MessageSujet: La pollution de l'air coûterait 100 milliards d'euros à l'Europe   Jeu 24 Nov - 15:07

La pollution de l'air coûterait 100 milliards d'euros à l'Europe
24-11-11 à 15:45 Réagir

RÉAGIR
BRUXELLES (Reuters) - La pollution de l'air en Europe représente plus de 100 milliards d'euros de dommages sur la santé et l'environnement, constate un rapport de l'Agence européenne pour l'Environnement (AEE) paru jeudi.

Les coûts ont été évalués entre 200 et 300 euros par citoyen, selon l'étude qui couvre les 27 pays de l'Union européenne ainsi que la Norvège et la Suisse.

En 2009, les émissions polluantes des 10.000 plus grandes usines et installations électriques d'Europe ont eu un impact sur l'environnement et la santé qui a été évalué entre 102 et 169 milliards d'euros.

"Cette analyse révèle l'impact significatif des centrales électriques à énergie fossile et les coûts très élevés qu'elles engendrent sur la santé et l'environnement, rendant urgent le développement d'énergies plus propres", a déclaré la directrice exécutive de l'Agence, Jacqueline McGlade.

Selon l'étude, la plus grosse source de coûts correspond au secteur de la production électrique, avec 66 à 112 milliards d'euros.

Par ailleurs, seules 622 installations (6% de l'ensemble) représentent 75% des coûts totaux du fait de l'émission de polluants atmosphériques tels que les métaux lourds, le dioxyde de soufre, le dioxyde de carbone (CO2) et les oxydes d'azote.

Pour résoudre la question, l'UE envisage de revoir sa législation sur la qualité de l'air en 2013, mais elle s'attend à une forte résistance de certains Etats membres.

L'Allemagne, la France, l'Italie, la Pologne et le Royaume-Uni, qui possèdent le plus grand nombre d'usines et centrales électriques, sont les plus gros générateurs de coûts.

La Bulgarie, la République tchèque, l'Estonie, la Pologne et le Royaume-Uni, sont également responsables d'une part importante des émissions.

Christopher Le Coq, Hélène Duvigneau pour le service français
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MessageSujet: Vers l’interdiction du diesel à Paris ainsi que dans les grandes villes…   Ven 14 Sep - 14:55

Jean-Marie Le Guen, député socialiste et maire adjoint de Paris en charge de la santé.

Par ERIC FAVEREAU
Jean-Marie Le Guen, député socialiste, médecin, est maire adjoint de Paris, en charge de la santé. Depuis des années, il se bat pour de nouveaux plans de santé publique.

Vous demandez l’interdiction du diesel à Paris ainsi que dans les grandes villes…

Oui, et nous n’avons pas le choix. C’est une interdiction programmée, avec un délai, pour que chacun puisse se préparer à une décision qui est incontournable.

Qu’est-ce qui vous conduit à demander cette interdiction?

Les résultats de toutes les enquêtes scientifiques ne laissent planer aucun doute : ce n’est plus une hypothèse, c’est une certitude. Les liens entre les microparticules et la survenue de cancers ont été démontrés, prouvés et calculés. La situation en France est inquiétante. Car, notamment à Paris, les taux de circulation de ces microparticules sont supérieurs aux normes européennes. Si on laisse faire, notre pays sera bientôt condamné pour non-respect de ces normes. L’interdiction du diesel dans les grandes villes est non seulement un impératif sanitaire et moral, mais il est aussi politique et juridique.

Une telle interdiction ne peut être appliquée du jour au lendemain…

Evidemment, il faudra un délai. D’abord, il faut organiser des réponses par groupes d’utilisateurs : les artisans, les taxis, les professionnels… Il faut, avec chacun d’entre eux, organiser la mutation qui leur permettra d’opérer cette transition complète vers l’écomobilité de leur parc automobile. Des plans spécifiques pourront être apportés à destination, je pense, des personnes à faibles revenus qui ont des véhicules diesel. Un dispositif d’ensemble doit voir le jour pour organiser cette transition vers d’autres formes de motorisation, y compris en prenant en compte le renouveau de notre industrie automobile, malade elle aussi du diesel.

Comment engager les pouvoirs publics vers cette interdiction, eux qui ont permis la montée en puissance du diesel ?

Il n’y a pas le choix. Il n’y a pas de solution durable avec le maintien de la priorité au diesel jusqu’ici accordée. Ce sont des centaines de morts qui pourraient être évitées (lire ci-contre). Nous ne pouvons plus poursuivre cette politique de l’autruche et continuer sur cette vision à court terme qui nous a coûté si cher dans l’industrie automobile. Il faut construire les véhicules de demain.

Quelles étapes, alors, pour cette transition ?

Un échéancier est nécessaire. Je suggère une perspective de trois ans, qui pourrait être modulée selon la nature des utilisateurs. Pour l’administration, pour le parc de véhicules d’entreprise, cela pourrait être plus bref, de façon à accélérer la conversion vers les voitures électriques. Pour les particuliers, le délai pourrait être rallongé, de façon à accompagner la maturité du marché. Mais il faut fixer clairement une perspective d’interdiction et un calendrier.

Cette question du diesel va-t-elle être abordée lors de la conférence environnementale ?

Je pense, je l’espère.

En avez-vous discuté avec le maire de Paris ?

J’ai fait prévaloir mes arguments en tant qu’adjoint chargé de la santé, mais le maire est sur d’autres priorités, comme la vitesse.

Et avec la ministre de l’Ecologie ?

Pas de commentaire. Et cela m’intrigue. Car ma certitude, aujourd’hui, est que la santé environnementale ne peut plus être la variable d’ajustement des politiques publiques. Car, si tel est le cas, la catastrophe est assurée.
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La pollution atmosphérique est indéniablement néfaste pour la santé
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