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MessageSujet: Trois jours après l'évacuation de la "jungle", les associations ont commencé à voir refluer les migrants vers Calais. Comme il l'avait fait en 2002 lors de la fermeture de Sangatte,   Sam 26 Sep - 12:41

Trois jours après l'évacuation de la "jungle", les associations ont commencé à voir refluer les migrants vers Calais. Comme il l'avait fait en 2002 lors de la fermeture de Sangatte, le gouvernement a pourtant délibérément cherché à disperser dans tout l'Hexagone, loin de Calais, les 276 migrants qui, pour la plupart d'origine afghane, ont été interpellés mardi 22 septembre.
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Hormis 21 personnes titulaires d'une autorisation provisoire de séjour (APS) ou atteints de la gale et aussitôt relâchées, 125 mineurs ont été répartis dès mardi principalement dans trois foyers, à Vitry-sur-Orne près de Metz, Carvin (Pas-de-Calais) et Senlis (Oise). Tous les autres, menacés d'une reconduite à la frontière ou d'une réadmission dans un autre pays européen, ont été placés en rétention, parfois après des dizaines d'heures de garde à vue et de transport, dans un des neuf centres de la région parisienne, du sud et de l'ouest de la France.

Dès jeudi, à Calais, les associations constataient qu'après deux jours de moindre affluence ils étaient aussi nombreux que les jours précédant le démantèlement de la "jungle" à venir chercher un repas. "Dans la queue du repas du soir, il y avait même des mineurs qui, emmenés mardi dans un centre d'accueil près de Metz, étaient passés à la télé le soir même pour dire que le foyer, c'était bien", témoigne Jean-Claude Lenoir, de l'association Salam.

A la distribution du midi, Jean-François Roger, de France Terre d'Asile, raconte, lui aussi, avoir discuté avec trois jeunes qui avaient fugué du foyer de Carvin. Les associations ne seraient pas étonnées de voir revenir des migrants plus âgés après l'annulation, jeudi, par la justice, de la rétention de plus de 80 d'entre eux qui avaient été transférés dans les centres de Toulouse, Nîmes et Marseille. Le Parquet a fait appel de ces décisions d'annulation. Mais la cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé, vendredi, la remise en liberté de huit personnes.

Les associations pressentent que si les remises en liberté continuent, les migrants auront vite fait de rejoindre Calais. "En 2002 déjà, souligne Jean-Pierre Alaux du Gisti, les autorités avaient parié qu'ils disparaîtraient. Mais ils ont fini par réapparaître."
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MessageSujet: A Paris, des mineurs afghans en transit vers «une meilleure vie»   Mar 6 Oct - 15:08

A Paris, des mineurs afghans en transit vers «une meilleure vie»
REPORTAGE

Une centaine de mineurs, en transit en France, dorment dans les rues de Paris. L'association France terre d'asile tente de les convaincre d'abandonner leur errance pour s'installer en France.



par Mael Inizan
A l'abri pour une nuit dans la Maison du Partage, Ashmat, 12 ans raconte ses 5 mois de voyage

A l'abri pour une nuit dans la Maison du Partage, Ashmat, 12 ans raconte ses 5 mois de voyage jusqu'en France. «Difficile et fatiguant», lâche-t-il en évoquant la marche forcé entre la frontière turco-iranienne et la traversée de la mer Egée dans un bateau pneumatique surchargé pour gagner la Grèce. (Mael Inizan)



La nuit vient de tomber sur la place du Colonel-Fabien, dans le Xe arrondissement de Paris. Une quarantaine d'adolescents afghans patientent, par petits groupes, sous la lumière jaune d'un lampadaire. «Ils sont nombreux aujourd'hui», soupir Julien Mache, sous-directeur de la plate-forme d'accueil des mineurs de l'association France Terre d'Asile. Il vient à peine arriver, mais déjà des jeunes migrants se pressent autour de lui.
25 places d'hébergement d'urgence

Dans la pénombre, d'une caresse sur la joue, il essaye de repérer les plus jeunes. «Je regarde s'ils ont de la barbe. C'est une ficelle comme une autre, il faut bien trouver des moyens de choisir», s'excuse-t-il. Seulement vingt-cinq d'entre eux dormiront cette nuit à l'abri, dans un hébergement d'urgence géré par l'Armée du Salut. Les autres rejoindront leurs aînés sous le pont Jean Jaurès ou dans quelques «dortoirs» improvisés autour du square Villemin.

Pour la plupart de ces jeunes migrants, Paris n'est qu'une étape de plus avant la Grande-Bretagne ou les pays scandinaves. Ils transitent quelques jours, parfois quelques semaines, dans le Xe arrondissement de la capitale, avant de remonter vers le nord. Depuis le démantèlement de la jungle de Calais, le 21 septembre dernier, les départs sont moins fréquents. Ils sont nombreux à se présenter, chaque soir, en espérant passer une nuit au chaud.

Cruellement, en quelques minutes, deux groupes se forment. «On essaye de prendre les plus vulnérables: les plus jeunes, ceux qui viennent d'arriver en France ou qui sont malades», explique Julien. Quelques adolescents, plus âgés, abandonnent déjà. D'autres essayent de négocier. Derrière, Jessica Maestracci, la collègue de Julien, recompte inlassablement tandis qu'une riveraine qui assiste à la scène s'indigne : «Mais où vont dormir tous les autres ?» Dans un haussement d'épaules, Jessica répond, désolée, qu'ils «essayent d'en prendre un peu plus en hiver, mais que le nombre de places à leur disposition est limité». Le droit français protège pourtant les mineurs étrangers isolés.
Le mirage de l'Eldorado anglais

Trois fois par semaine, les intervenants sociaux de France Terre d'Asile effectuent leurs maraudes dans le Xe arrondissement. Entre la gare de l'Est, le square Villemin et la place du Colonel Fabien, ils vont à la rencontre des jeunes migrants. Ils les informent de leurs droits, des dispositifs d'hébergement d'urgence pour une nuit, mais surtout de la possibilité de mettre un terme à leur «errance».

L'association dispose de 50 places d'hébergement supplémentaires, dit de «stabilisation». Elles sont ouvertes aux mineurs isolés qui décident de s'installer en France. Une quinzaine de salariés ont pour mission de les accompagner jusqu'à une prise en charge par l'Aide sociale à l'enfance et un placement en foyer ou en famille d'accueil.

Peu d'entre eux se résignent cependant à s'engager dans ce long processus, parfois semé d'embûches juridiques. Baignés dans le mirage de l'eldorado anglais, « pour eux, une nuit en hébergement, c'est laisser passer une chance de gagner l'Angleterre», résume Julien.

Farid, 15 ans, est arrivé à Paris depuis une semaine, après quatre mois de voyage. Lorsqu'il est parti, son oncle lui a promis une vie meilleure en Grande-Bretagne. Les passeurs ont avancé l'argent du voyage à sa famille, mais les intérêts courent. Il doit commencer à rembourser rapidement. «C'est trop long ici pour avoir des papiers et pouvoir travailler, alors je vais plus loin», lâche-t-il, résigné.
«S'apprivoiser»

Vendredi dernier, lors d'une visite dans un foyer d'accueil, Luc Besson, ministre de l'immigration, soulignait que 92 des 125 mineurs isolés arrêtés lors du démantèlement de la Jungle avaient accepté d'être placé en centre d'hébergement. Devant les journalistes, le ministre se déclarait «heureux» de les savoir à l'abri, annonçant qu'ils pourraient maintenant «demander l'asile, apprendre le français et aller à l'école».

Cependant, pour Radoslaw J. Ficek, directeur de la plate-forme d'accueil des mineurs de France Terre d'asile, le ministre tire ses bilans trop rapidement. «Si la moitié d'entre eux est encore là dans un mois, ce sera déjà une très belle réussite», prévient-il, «le processus pour les convaincre de rester prend du temps».

Pour France Terre d'Asile, l'hébergement d'urgence, même pour une seule nuit, est la première étape. Elle permet d'instaurer une relation avec ces adolescents. Le dispositif est encore récent, à Paris. Il n'a vu le jour qu'en décembre dernier, pendant les fêtes de fin d'années. Le plan grand froid impose alors une réaction des autorités. Sollicitée, l'Armée du Salut met à disposition, de nuit, un foyer d'accueil de jour des SDF, la Maison du Partage. Dans cette pièce de quelque 70 m2, chaque soir, les tables sont mises de côté pour étendre 25 matelas, à même le sol.

Alors qu'on leur sert un repas chaud, Julien fait le tour des groupes. En pachtoune, il prend des nouvelles, s'enquiert des départs et des arrivées. Quelques minutes pour construire le lien entre ces jeunes en transit et la société française. «On s'apprivoise», explique Julien. «Un placement trop rapide divise les chances de réussite».

Julien retrouve ici Ashmat, 12 ans, qu'il suit depuis son arrivée à Paris, il y a deux mois. Le jeune migrant avait fait part de sa volonté de rester en France. Il s'était cependant volatilisé après que Julien l'a signalé à l'Aide sociale à l'enfance, pour entamer le processus.

Après ces nouvelles nuits passées dehors, enroulé dans une couverture aux abords du canal Saint-Martin, il dit vouloir «une vie meilleure» et parle à nouveau de rester en France pour «étudier et pourquoi pas devenir médecin». Julien l'encourage, mais lâche, prudent : «On verra s'il est toujours là demain».
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MessageSujet: Charter pour Kaboul ! escalade inquiétante des gouvernements français et anglais   Mar 6 Oct - 15:11

Charter pour Kaboul ! escalade inquiétante des gouvernements français et anglais

Communiqué de presse du 6 octobre 2009

Une quarantaine de sans-papiers afghans devraient d’être renvoyés ce soir à Kaboul par un charter franco-anglais.

Le gouvernement français, avec son complice anglais, a franchi avec cette décision une limite très inquiétante par rapport à la politique d’immigration. On peut se demander si cela a quelque chose à voir avec les échéances électorales proches. Depuis une dizaine d’années la droite joue la carte de la peur à chaque veille d’élection en surfant sur les questions d’immigration et de sécurité afin de mobiliser son électorat et celui de l’extrême droite. Malheureusement cette stratégie immorale engendre des dommages humains conséquents.

Cette fois-ci, les perdants de ce funeste théâtre politicien sont des êtres humains qu’on va envoyer dans un pays en guerre au détriment de leur sécurité.

Le Président français a affirmé que “le démantèlement de la “jungle” de Calais devait s’accompagner de retours, sans quoi on ne s’en sortirait pas". Cette politique est en contradiction complète avec les conventions internationales qui interdisent de renvoyer des réfugiés dans un pays en guerre.

Les Afghans de Calais ne sont pas des parasites nuisibles dont il faut se débarrasser à tout prix mais des humains en détresse et en danger qui cherchent à vivre dignement et librement quelque part sur la planète.

Nous nous joignons à toutes celles et tous ceux qui exigent des gouvernements français et anglais de cesser immédiatement toute expulsion collective de clandestins dans un pays en guerre.
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MessageSujet: La polémique est montée... puis l'annonce du ministère de l'Immigration est tombée.   Mar 6 Oct - 16:54

La polémique est montée... puis l'annonce du ministère de l'Immigration est tombée.

Lundi après-midi, une trentaine d'associations d'aide aux étrangers, dont la Cimade ou la Ligue des droits de l'homme, ont affirmé dans un communiqué commun qu'un "vol groupé" était prévu ce mardi soir pour expulser des Afghans. Selon ces associations et plusieurs médias, une quarantaine de clandestins devaient être renvoyés à Kaboul, ce soir, dans un charter franco-britannique.

L'avion, qui était censé partir de Londres avant de transiter par Lille, devait embarquer des sans-papiers afghans arrêtés dans la "jungle" de Calais, il y a deux semaines, et d'autres clandestins du centre de rétention du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne.

Comme l'opération devait avoir lieu ce soir, ces associations demandaient hier aux autorités françaises et britanniques de "renoncer à tout projet d'expulsion vers l'Afghanistan". Ce pays étant "en guerre", il est inacceptable d'y renvoyer ceux qui se sont enfuis à la recherche d'une protection en Europe", écrivaient-ils.

Le PS a aussi dénoncé "un projet scandaleux" et "contraire au respect des droits humains", et les Verts ont estimé que Paris et Londres franchissaient "une limite très inquiétante".

Ce mardi matin, l'annonce de ce "vol groupé" commençait à faire du bruit... Et ce midi, le ministère de l'Immigration a fait savoir qu'aucun vol visant à expulser des réfugiés afghans "n'aura lieu" ce mardi soir.

Pour quelles raisons?

Officiellement, le ministre de l'Immigration Eric Besson affirme qu'un souci diplomatique avec l'Azerbaïdjan a compliqué l'organisation de ce vol, explique RTL.

Pourtant, selon des sources policières, "le plan de ce vol était prêt", indique encore la radio.

Alors, le ministère de l'Immigration a-t-il trouvé un prétexte pour éteindre une polémique naissante?

Contactée par Le Post, Claire Rodier, membre du Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés), pense que l'argument avancé par Éric Besson pour expliquer l'annulation de ce vol est "réchauffé".

Eric BessonÉric Besson dit qu'un souci diplomatique avec l'Azerbaïdjan a compliqué l'organisation de ce vol. Quand pensez-vous?
"C'est un argument réchauffé puisqu'en novembre 2008, quand le gouvernement français avait dû annuler une opération similaire à la dernière minute, Éric Besson avait déjà utilisé cet argument. Il disait que la France n'avait pas passé d'accord avec l'Azerbaïdjan pour faire atterir des avions."

Pensez-vous que le ministre de l'Immigration a plié sous la pression médiatique, et grâce à l'action des associations?
"Oui, il est clair qu'Éric Besson a plié sous la pression des associations. Mais d'autres facteurs peuvent également expliquer ce recul, notamment le fait que le parlement européen a été saisi. Par ailleurs, ces expulsions par 'vol groupé' sont assez compliquées à organiser sur le plan matériel."

"Surtout, le gouvernement a dû avoir du mal à réunir assez de clandestins afghans pour remplir l'avion. En effet, en France, il est difficile d'expulser des gens qui seraient en danger s'ils revenaient dans leur pays d'origine. On ne peut que s'en féliciter... C'est difficile à cause de la jurisprudence des tribunaux français. Pour chaque personne susceptible d'être expulsée, les tribunaux vérifient si cette personne ne risque rien en retournant dans son pays."

"Quelques chiffres suffisent à illustrer cette jurisprudence des tribunaux français. Sur les 276 personnes arrêtées au moment de la fermeture de la 'jungle' de Calais, 140 ont été placées en centre de rétention. Le gouvernement projetait de les expulser. Une semaine après, 132 personnes ont été remises en liberté par les tribunaux. Sur les 8 sans-papiers qu'il restait, 7 ont été libérés hier grâce à la cour européenne des droits de l'Homme, qui a demandé à la France de suspendre la décision d'éloignement. Résultat: il ne reste plus qu'une personne en centre de rétention. Les autres sont dans la nature."

Pourquoi le gouvernement a-t-il voulu fermer la jungle de Calais, alors?
"Pour envoyer un message aux Afghans qui auraient envie de stationner en France, avant de passer en Angleterre. L'objectif du gouvernement, c'est de dissuader les candidats à l'exil de venir en France."



(Sources: RTL.fr, Le communiqué des associations)
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MessageSujet: C'est beau l'occident !!!!!   Mar 20 Oct - 14:47

44 demandeurs d'asile irakiens évacués de leur centre de rétention, emmenés à l'aéroport d'Heathrow à Londres, et embarqués dans un charter, à destination de Bagdad. L'opération, inédite depuis 2003, s'est soldée jeudi dernier par un fiasco. Arrivés sur place, 34 d'entre eux ont été refoulés par les autorités irakiennes et renvoyés au Royaume-Uni.

Les raisons ? Une opération mal organisée (les autorités de Bagdad n'étaient même pas au courant de l'arrivée du charter), et un refus plus général de cautionner la politique de Londres. Par le passé, des demandeurs d'asile avaient déjà été renvoyés dans le nord de l'Irak, supposé plus calme. Mais jamais à Bagdad et dans les provinces du sud, où règne encore une forte insécurité.

Le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés a d'ailleurs condamné la décision britannique, pointant les risques d'attentats suicide, de kidnappings et de violences sectaires. Les Irakiens, quant à eux, rechignent de plus en plus à accepter le retour de réfugiés menacés de mort dans leur pays.
100 livres

C'est le cas de d'Abu Yousif, 39 ans, ingénieur. Cet Irakien fait partie des dix personnes restées à Bagdad après l'atterrissage du charter. Le quotidien britannique «The Independent» est allé à sa rencontre, trois jours plus tard. Dans un témoignage accablant, il raconte son sentiment d'abandon. Alors que les autorités britanniques avaient assuré que l'ambassade locale le prendrait en charge, il reçoit tout juste 100 livres (109 euros) pour se débrouiller.

Surtout, Abu Yousif se dit en danger. Il y a quelques années, il a travaillé dans une entreprise internationale qui effectuait des travaux de sécurité pour l'armée américaine et les ministères irakiens. Une activité professionnelle qui a causé la mort de son frère, tué par des «terroristes» qui les avaient confondus. En 2006, Abu Yousif paye donc 8000 livres (8783 euros) pour émigrer clandestinement en Grande-Bretagne.

Trois ans plus tard, il craint toujours pour sa vie: «Je ne peux pas retourner vivre dans ma maison parce qu'on me dit que c'est surveillé. Je pense que je vais être à la merci des mêmes personnes qui ont tué mon frère (...). Mon sac est toujours fait au cas où je doive partir précipitemment».
Insultes et coups

Au-delà de ce cas individuel, l'opération de jeudi dernier suscite une vive polémique en Grande-Bretagne. De nombreux reponsables politiques ont fustigé le manque de communication avec les autorités irakiennes, ainsi qu'une perte de temps et d'argent (le vol aurait coûté près de 250.000 livres, soit 275.000 euros).

Certains demandeurs d'asile, comme le rapporte le Guardian, ont aussi expliqué avoir été victimes d'insultes racistes et de coups dans l'avion. Les auteurs, d'après eux, font partie des 100 gardes de compagnies de sécurité privées qui les escortaient dans le charter. Lin Homer, la responsable du l'Agence des frontières britannique (UK Border Agency), a démenti que de tels actes ont eu lieu. Elle devra néanmoins s'expliquer sur ce fiasco au cours des prochaines semaines devant le Comité des affaires intérieures.

Cette affaire fait écho à celle des Afghans qui doivent être expulsés ce mardi par un charter franco-britannique. Dans une pétition, l'association France Terre d'Asile demande aux Etats membres de l'Union européenne «la suspension temporaire des renvois forcés vers l'Afghanistan tant que règnent, dans ce pays, le chaos et l'insécurité généralisée». «Tous risquent leur vie lorsqu'ils seront débarqués en Afghanistan, ravagé par la guerre», précise Gérard Minet, de la Ligue des Droits de l'Homme régionale, dans un communiqué
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MessageSujet: Italie, sur la voie du fascisme   Lun 11 Jan - 15:59

Italie, sur la voie du fascisme
dimanche 10 janvier 2010 (19h01)
5 commentaires

Une agression …

De violentes émeutes anti- immigrés se sont déroulées en Italie ces derniers jours, dans la ville de Rosarno, dans la région de Calabre.

Les ouvriers agricoles, d’origine africaine, avec ou sans papiers se sont révoltés face à l’intolérable agression raciste qu’a vécu un groupe de travailleurs africains.

En effet, une bande de jeunes italiens, véhiculés, et armés, ont organisés une descente et ont sauvagement agressé un groupe de travailleurs africain revenant des champs (leurs lieux de travail). Bilan : deux blessés graves.

Cette agression venait s’ajouter à une réalité proprement scandaleuse que vivent nos camarades de Rosarno et qu’ils subissent en silence depuis des années.

Payés au noir et une misère, ils vivent à plus de 1500, entassés comme des animaux, dans un bidonville à la lisière de la ville.

Depuis plusieurs mois déjà, les travailleurs africains subissent de la part des habitants de Rosarno un racisme quotidien.

De plus, ceux-ci vivent dans des conditions dignes du temps de l’esclavage. En effet, pas de douches, pas de toilettes, ni électricité, ils dorment parqués sous des abrites de fortune. Ils ont étés réduits à n’être que de la chaire à patron que l’on exploite sans mesure, au mépris de toutes règles humaines, et avec la complicité de l’état raciste de Berlusconi.

Il aura donc fallu le pire pour que gronde la révolte légitime de nos camarades africains. Organisés, ils ont manifestés avec fracas dans les rues du centre ville de Rosarno, criant par là leur désespoir de se voir réduit à l’état d’esclave.

En réaction à cette manifestation, les habitants « italiens de souches » déterminés et ivres de violence ont organisés une véritable chasse à l’homme pendant deux jours : tirs au fusil de chasse, ratonnades, immigrés volontairement renversés par des véhicules, insultes à caractère raciste, violences physiques en réunion à l’aide d’objets contendants.

Ces évènements ont obligés les travailleurs à quitter leurs habitations insalubres sous escorte policière, sans obtenir leurs salaires, la peur au ventre.

Un Climat ….

La responsabilité première de ces évènements incombe à la classe dirigeante italienne. La situation de Rosarno sonne comme un écho à la campagne haineuse, raciste, organisée par l’extrême droite italienne depuis plusieurs mois.

Celle-ci coïncide avec l’incapacité de la classe dirigeante à juguler la grave crise économique, politique et sociale qui sévit actuellement en Italie.

Alors, Berlusconi et son allié de la Ligue du nord, excite le nationalisme et la haine des immigrés. Outre les lois liberticides et les entorses quotidiennes à la liberté d’expression, syndicale et politique, le parlement vote régulièrement des lois anti- immigrés. Dernières en date : la limitation du nombre d’étrangers dans les écoles publiques ou encore des circulaires autorisant des wagons de train interdits aux étrangers.

La protestation de la social-démocratie et des syndicats, qui agitent le spectre de la mafia en Calabre, prouve bien qu’ils éludent la question politique de fond : En temps de crise, l’ennemi est et reste l’immigré et son corolaire qu’est « le fantasme de l’envahisseur ».

L’impasse de l’option social-démocrate et l’incapacité des dirigeants de la gauche réformiste à lutter contre la politique anti- sociale de Berlusconi entraînent de facto le désespoir parmi la population. La dynamique favorable à la réaction et à la barbarie est un fait. C’est un signal et une mise en garde contre toutes les gauches d’Europe.

De la France à l’Italie, la politique de Berlusconi rejoint celle de Sarkozy…

En France, comme le vote Suisse sur les minarets à fait écho à la commission parlementaire sur la Burqa, les ratonnades Italiennes irrigueront les débats racistes sur l’identité nationale organisés par les préfectures des ministres Besson et Hortefeux.

Nous arrivons au stade où il devient raisonnable de discuter avec la Fasciste Le Pen. Où il devient cohérent de faire de l’immigration et de sa prétendue problématique, un cheval de bataille électoral.

Cependant, en France, les résistances existent et transcendent même certains courants politiques : le débat sur l’identité nationale est une hérésie pour bon nombre de français. Néanmoins, la vraie force contre la politique raciste de Sarkozy réside par exemple dans la grève des sans papiers en Ile de France et du soutien de la gauche politique, des citoyens et du monde artistique, intellectuel et littéraire.

Notre force contre ces ratonnades que la politique de Sarkozy créera s’il parvient à nous infliger une défaite sur ces question, est et restera l’unité de tous les travailleurs, français et immigrés, avec ou sans papiers, et avec comme slogans, « même patrons, même combat ».

A gauche, le combat doit-être mené sur le front des luttes, sur le front électoral aussi.

En avant …

D’ors- et déjà, je propose que devant toutes les ambassades, tous les consulats italiens, nous manifestions en solidarité avec les travailleurs immigrés d’Italie et particulièrement envers ceux de Calabre.

De plus, soutenons nos frères sans papiers de France, expulsés ou grévistes, scolarisés ou travailleurs, par des pétitions, des manifestations et organisons-nous, dans nos lycées, dans nos quartiers, dans nos entreprises.

Brisons pacifiquement les débats organisés par les préfectures sur l’identité nationale comme nous le feront demain à Rouen.

N’entrons pas dans le piège du débat nauséabond contre les musulman-e-s ( burqa, voile, intégrisme) que tentera d’imposer la classe dirigeante Sarkozyste et imposons nos revendications : retraites, salaires, droits sociaux, répartition des richesses.

Créons les conditions d’un vaste rassemblement populaire sur la question des sans papiers en ayant comme perspective une manifestation d’envergure à l’aube de la campagne officielle des régionales.

Faire échec à Sarkozy sur les questions liées à l’immigration, aura pour conséquence d’insuffler une autre perspective que nous offre l’Italie.

Elle inspirera de nombreux travailleurs de France et d’Europe à se révolter contre leurs propres gouvernants. Travailleurs avec où sans papiers, de tous les pays unissons- nous

Boudjema Chettouh NPA de Petit-Quevilly le 10/01/2010
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MessageSujet: Le premier geste fort (du gouvernement) pour revaloriser les centres de rétention est d'y mettre 38 enfants dont neuf nourrissons et des femmes enceintes qui vont être privés de liberté»,   Sam 23 Jan - 15:54

Alors que les 124 clandestions qui ont échoué sur une plage corse ont été dirigés samedi vers des centres de rétention situés sur le continent, la Ligue des droits de l'homme a déploré samedi que le droit d'asile ne leur ait pas été proposé.

Le représentant en Corse de la LDH, André Paccou, a indiqué qu'un rendez-vous avait été fixé avec le préfet samedi à 9 heures et que des avocats d'Ajaccio étaient prêts à s'occuper des réfugiés.
Le préfet de région Stéphane Bouillon avait déclaré auparavant s'être entretenu plusieurs fois par téléphone avec André Paccou vendredi soir.

«Le premier geste fort (du gouvernement) pour revaloriser les centres de rétention est d'y mettre 38 enfants dont neuf nourrissons et des femmes enceintes qui vont être privés de liberté», a déclaré ce dernier lors du départ d'un premier groupe de clandestins. Il a estimé que le préfet avait «transformé le gymnase (ndlr de Bonifacio, en Corse-du-Sud, où ont été accueillis vendredi les clandestins) en local de rétention».

Le collectif anti-raciste Ava Basta (Cela suffit) a regretté l'évacuation des 124 personnes et indiqué qu'il aurait souhaité «qu'elles bénéficient de l'hospitalité et de la solidarité dont les Corses ont su faire montre par le passé». «Nous demandons que les familles ne soient pas séparées et que l'on donne à chacun la possibilité de faire les démarches de la demande d'asile sans instruction hâtive», déclare Ava Basta dans un communiqué.
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MessageSujet: Gouvernator expulse les détenus sans papiers   Mer 27 Jan - 16:19

Gouvernator expulse les détenus sans papiers

26 jan 2010 Par Eric Provot

Il n'y a pas qu'en France que les prisons sont surchargées, aux États-Unis aussi. En Californie, par exemple, il y a 170 000 détenus pour 100 000 places. Un nombre important de sans-papiers, en grande partie mexicains, fait partie de ces détenus.

C'est pourquoi le Gouvernator, Arnold Schwarzenegger, a proposé une idée : transférer ces détenus sans papiers au Mexique dans des bâtiments construits spécialement dans ce but. Selon ces dires, cela pourrait permettre à l'état de Californie, qui rencontre de fortes difficultés financières avec un déficit de 19,9 milliards de dollars, d'économiser un milliard de dollars si 20 000 clandestins détenus seraient envoyés là-bas. Il ajoute : "Imaginez. Si la Californie donne l'argent au Mexique. Pas 'Allez, occupez vous d'eux, ce sont vos citoyens'. Non, non pas ça du tout. Nous les payerons pour construire la prison au Mexique. (...) Cela réduirait les coûts de moitié de construire et de gérer la prison au Mexique. Nous pourrions économiser un milliard de dollars immédiatement pour l'éducation"

Cette mesure est proposée par le gouverneur parmi d'autres mesures afin de sortir la Californie de son état d'urgence budgétaire.


A
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MessageSujet: Politiques d'immigration : un cardinal s'inquiète du risque de racisme   Jeu 11 Fév - 5:32

Politiques d'immigration : un cardinal s'inquiète du risque de racisme

Le cardinal Peter Turkson, président du conseil pontifical Justice et Paix, a mis en garde mercredi contre des politiques trop rigoureuses en matière d'immigration, affirmant que "la frontière entre législations restrictives et racisme risque de devenir toujours plus mince".

L'immigration devient un problème quand "on identifie +migration+ et +menace+", relève le cardinal ghanéen récemment nommé à la tête de ce dicastère (équivalent d'un ministère) dans une interview au journal en ligne de la Fondazione Farefuturo du président de la Chambre des députés Gianfranco Fini (centre-droit).

"Aujourd'hui, en Europe, on ne considère l'immigration que comme une menace : menace à l'intégrité européenne, menace au développement, menace au bien-être, menace à la sécurité. Un danger et non une aide potentielle au développement", relève Mgr Turkson.

"Mais les migrations ne peuvent pas être arrêtées ni évitées", ajoute-t-il, relevant que "la frontière entre les législations restrictives et le racisme risque de devenir toujours plus mince".

Pour lui, ceci entraîne un "autre risque" : "que les étrangers apprennent à faire la même chose" et qu'une fois revenus dans leur pays, ils mettent en oeuvre des politiques migratoires restrictives.
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MessageSujet: Le bateau de la honte   Ven 17 Déc - 3:01

Le bateau de la honte
Si les autorités avaient sciemment retardé les opérations de secours ? L'insinuation formulée par le quotidien The Age au lendemain du naufrage meurtrier d'un navire transportant des demandeurs d'asile kurdes vient alimenter un débat sur l'immigration toujours aussi vif.

Image diffusée par la chaîne Channel 7 partir de photos fournies le 15 décembre 2010 par The West Australian montrant le naufrage d'une embarcartion transportant des demandeurs d'asile, au large de l'île australienne de Christmas Island.

Les falaises de l’île Christmas sont meurtrières. Tous ceux qui vivent ici, commercent avec l’île ou surveillent ses eaux savent que lorsque le vent se lève, le port de Flying Fish Cove peut rester inaccessible pendant plusieurs semaines. Le véritable mystère de cette tragédie est de savoir comment ce bateau a pu arriver si près des falaises avec une météo aussi mauvaise ? L’île Christmas est une lugubre montagne qui jaillit d’une mer [au large de l'île indonésienne de Java] continuellement sillonnée par les bâtiments de la Marine australienne et des Douanes. Il est extrêmement rare qu’un bateau parvienne à proximité de Flying Fish Cove sans être détecté. Certaines embarcations sont autorisées à accéder au port, mais la plupart sont interceptées en haute mer et leurs passagers transférés sur un autre navire avant d’arriver sur l’île. Ce n’est pas ce qui s’est passé cette fois.

Le bateau s’est retrouvé à un kilomètre de l’entrée du port et est venu se fracasser sur les rochers en contrebas de la Tampa View Road. Il y a dix ans, les habitants s’étaient rassemblés sur cette falaise pour applaudir le capitaine Arne Rinnan qui tentait de faire débarquer les 438 hommes, femmes et enfants qu’il avait sauvés d’un navire en perdition dans l’océan Indien. Canberra s’en était mêlé. Avec l’arrivée d’autres bateaux, l’affaire avait dégénéré en bras de fer entre Canberra, qui souhaitait interdire ou retarder les opérations de sauvetage, et la Marine, qui tenait à respecter à la lettre les règles du sauvetage en mer. Il y avait eu des morts à l’époque, et le drame d’hier laisse penser que Canberra fait peut-être de nouveau pression pour retarder les opérations de secours.

Victimes et rescapés voyaient probablement il y a une semaine la mer pour la première fois, alors qu'ils étaient rassemblés sur une plage quelconque en Indonésie. Ces traversées racontent toute la même histoire. Les demandeurs d’asile sont terrorisés. Ils ne savent pas nager. Ils sont malades tout au long du voyage, arrivent à destination déshydratés et épuisés — certainement pas en mesure de faire face à la tragédie qui les a frappés hier. Leurs appels à l’aide ont réveillé les occupants des maisons le long de la falaise. Ceux-ci, tout en lançant des cordes et des gilets de sauvetage à la mer, ont tenté de prévenir le bateau qu’il ne fallait pas se diriger vers les eaux tumultueuses de Flying Fish Cove. Quand le navire a heurté les récifs, son moteur vomissait de la fumée. Il s’est retourné et a commencé à couler. La mer était trop agitée pour que des bateaux de sauvetage puissent quitter la crique. Grâce à l’intervention de propriétaires de boutiques de plongée, il a été possible de lancer d’autres gilets de sauvetage depuis la falaise. Mais, se sont demandés les habitants de l’île, où étaient les centaines de gilets dont disposent les services de l’immigration, stockés à quai ? Tout cela a été filmé. Ce n’est pas une catastrophe invisible, comme le naufrage du Siev X [dans lequel, en 2001, 353 demandeurs d'asile avaient péri, déclenchant une importante polémique en Australie]. Cette fois, rien n’excusera que l’on n’ouvre une enquête impartiale sur ce qui s’est passé.
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MessageSujet: L'Australie troublée ? ha bon ! enfin !   Sam 18 Déc - 5:11

Une catastrophe ravive le débat sur l'immigration en Australie

La mort de 28 demandeurs d'asile mercredi dans un naufrage a relancé le débat sur la politique d'immigration en Australie. Des voix se sont élevées pour demander au gouvernement d'assouplir les règles en vigueur.

"A moins que le gouvernement ne modifie sa politique et qu'il n'adopte une politique d'accueil des réfugiés, il y aura d'autres tragédies", a déclaré Ian Rintoul, porte-parole de la Coalition australienne pour les réfugiés.

Les écologistes, partenaires essentiels du gouvernement minoritaire de la première ministre travailliste Julia Gillard, prônent pour leur part une approche "plus humaine" de la politique d'asile.

Le ministre de l'intérieur Chris Bowen a toutefois affirmé que la tragédie de l'île Christmas ne modifierait pas la politique de sécurité aux frontières. "Ce que nous devons faire, et de manière absolue, c'est de briser les réseaux clandestins de passeurs. Et pour ce faire, nous avons besoin de coopération internationale, ce à quoi nous travaillons durement", a-t-il dit.

Julia Gillard a notamment proposé la création d'un centre régional de traitement des demandes d'asile, qui pourrait être établi au Timor-Oriental. Chris Bowen a déjà eu des discussions avec l'ONU et la Malaisie sur la création de ce centre.

Avec 130 bateaux arrivés en 2010 sur les côtes australiennes, les "boatpeople" qui tentent de rallier le pays n'atteignent pas l'ampleur du phénomène en Méditerranée, mais la question est très sensible et a été un des thèmes centraux de la campagne des législatives d'août.

En 2001, au moins 353 demandeurs d'asile avaient péri lorsque leur bateau, qui avait appareillé d'Indonésie, avait sombré dans l'océan Indien.

Selon le dernier bilan disponible, le naufrage de mercredi au large de l'île Christmas a fait au moins 28 morts. Mais seules 44 personnes ont pu être secourues et il pourrait y avoir encore une vingtaine de disparus en mer.
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MessageSujet: Sous traitance du racisme européen...sauf les petits nenfants adoptables   Lun 20 Déc - 5:28

L’Europe sous-traite sa politique migratoire en Afrique
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16/12/2010
« Prisonniers du désert », l’enquête publiée par la Cimade le 16 décembre, décrit le bouleversement et les violations des droits de l’homme provoqués par le contrôle des flux migratoires de certains pays d’Afrique du Nord-Ouest à la demande de l’Union européenne.

©Christian Vioujard/Maxppp
Mauritanie. Sur la route de Nouadhibou.
L’Association malienne des expulsés, l’Association mauritanienne des droits de l’homme, l’Association nigérienne Alternatives espaces citoyens et la Cimade examinent la situation dans ces régions d’Afrique de l’Ouest, aux frontières du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal, où depuis 2006 une politique migratoire méconnue, mais néanmoins impitoyable, s’applique aux étrangers.
En effet depuis 2008, l’Union européenne externalise sa politique migratoire en offrant un « partenariat global avec les pays d’origine et de transit » ; les pays concernés devenant les nouveaux gardiens de l’Union en contrepartie d’une aide au développement ou d’arrangements politico-diplomatiques.
Conditionner l’aide au développement
Conditionner l’aide au développement à l’exécution d’objectifs en matière de contrôle migratoire remonte à l’automne 2006 quand l’Espagne verse 20 millions d’euros au Sénégal pour que ce pays réadmette 4 000 de ses ressortissants débarqués aux îles Canaries. La France a également promis en 2006 au Sénégal 2,5 millions d’euros pour des micro-projets en échange d’un accord sur la gestion « concertée » des flux migratoires.
Quitter son pays est devenu un délit
« Le droit de quitter tout pays, y compris le sien » est consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme. Un droit qui allait de soi jusqu’à il y a peu, puisqu’il était ancré dans les traditions de ces pays et qu’il participait à la survie d’une grande partie de la population allant, au gré des saisons, travailler dans les pays voisins. La libre circulation des ressortissants des pays de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est également un principe affirmé par les traités. Mais la Mauritanie ne fait plus partie de la CEDEAO et c’est là que les enquêteurs ont concentré leurs observations. Quitter son pays est aujourd’hui considéré comme un délit.
Enfermés sans pouvoir se défendre
À Nouadhibou, en Mauritanie, tous les étrangers sont aujourd’hui susceptibles d’être arrêtés, enfermés sans pouvoir se défendre, et refoulés vers des zones hors du pays où rien ni personne ne les attend, et où ils sont condamnés à l’errance. Les valeurs de liberté, d’égalité et de justice n’ont pas accompagné les arrangements passés avec les Européens. Pire, cette situation rend les chemins de l’immigration encore plus dangereux, les candidats au voyage étant forcés de prendre des zones désertiques, peuplées de passeurs peu scrupuleux et avides de délester de leur argent ceux qui veulent rejoindre les rives de la Méditerranée ou de l’Atlantique pour passer en Europe.
Jean Haffner, responsable du département Étrangers au Secours Catholique, rappelle qu’en 1989, « avant la chute du rideau de fer, l’Europe reprochait au bloc soviétique de faire fi du droit de circuler librement. Or, aujourd’hui, l’Europe est la première à demander aux pays voisins de rétablir des frontières, d’interdire aux personnes d’aller et venir librement. Deux poids deux mesures alors qu’il s’agit des mêmes instruments internationaux. »
Jacques Duffaut
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MessageSujet: vague montante de xénophobie en Israël    Lun 27 Déc - 5:14

La vague montante de xénophobie en Israël à l'encontre de citoyens arabes et de migrants africains préoccupe les organisations de défense des droits de l'Homme et a suscité un appel sans précédent du Premier ministre Benjamin Netanyahou à la tolérance.

SUR LE MÊME SUJET
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Cette hostilité s'étale désormais sur la place publique, comme en témoignent une série de manifestations et pétitions pour défendre "l'honneur des femmes juives" que menacerait la présence de voisins arabes et pour dénoncer "l'invasion de migrants" africains.

Jeudi soir à Jérusalem, lors d'une manifestation de quelque 10.000 militants de droite, des rabbins se sont dits solidaires d'un manifeste appelant les juifs à ne pas vendre ou louer d'appartements aux Arabes.

Lundi, à Bat Yam, près de Tel-Aviv, ils étaient 200 résidents locaux et militants d'extrême-droite, venus de tout Israël, à manifester aux cris de "Nous ne permettrons pas aux Arabes de prendre nos filles".

Auparavant, le ministre de l'Intérieur, Eli Yishai, du parti ultra-orthodoxe sépharade Shass, avait qualifié l'augmentation de résidents arabes de "menace pour l?identité juive" de cette ville.

Le maire de Bat Yam, Shlomo Layani, a toutefois déclaré "avoir honte" de la manifestation.

Le lendemain, des centaines de personnes défilaient dans un quartier populaire de Tel-Aviv appelant à expulser les travailleurs clandestins venus d'Afrique.

Ces dénonciations ont été encouragées par un manifeste de rabbins au début du mois appelant à interdire la vente ou la location de maisons à des non-juifs, ce qui vise particulièrement la minorité arabe en Israël. L'appel a provoqué un tollé mais aucune sanction.

Des formations d'extrême-droite, dans la mouvance du mouvement d'inspiration raciste Kach, ont appelé à soutenir ces rabbins jeudi soir à Jérusalem-Ouest.

La police israélienne a annoncé de son côté mercredi l'arrestation de neuf jeunes juifs israéliens soupçonnés d'avoir agressé des Arabes à Jérusalem.

Dans ce contexte, Benjamin Netanyahou a jugé mercredi nécessaire d'exhorter ses compatriotes à la tolérance.

"Nous sommes un Etat de droit, nous respectons toutes les personnes, quelles que soient leurs origines", a-t-il souligné dans un message public.

Pour la porte-parole de l'Association israélienne pour les droits civiques, Ronit Sela, cette montée xénophobe s'inscrit dans un climat général de "délégitimation" de la minorité arabe et d'hostilé envers des non-juifs, favorisé par la coalition au pouvoir qui inclut partis populistes et ultra-orthodoxes.

Selon elle, les réactions molles du pouvoir, couplées à des déclarations "racistes et xénophobes" de députés encouragent des projets de loi discriminatoires, incitant à la haine et mettant en danger la démocratie israélienne.

La communauté des Arabes israéliens, descendants des 160.000 Palestiniens restés sur leurs terres après la création d'Israël en 1948, compte plus de 1,2 million de personnes, soit 20% de la population totale d'Israël.

Elle souffre de discriminations, notamment en matière d'emploi et d'achat d'appartements dans des localités juives.

Le quotidien de gauche Haaretz a pressé le président Shimon Peres de mettre tout son prestige dans la balance "pour éteindre les flammes de la haine et du racisme qui se propagent en Israël".

Mais pour le quotidien populaire Yédiot Aharonot, le phénomène "ne saurait être automatiquement assimilé à du racisme" et traduit une opposition à l'arrivée de migrants comparable à ce que connaît l'Europe.

Israël a commencé la construction d'une barrière de sécurité le long de sa frontière avec l'Egypte afin de bloquer les principales voies d'entrée des clandestins.

Le gouvernement israélien prévoit aussi de créer un grand centre de rétention près de cette frontière pour recevoir des milliers d'immigrés, dont 35.000 sans permis de séjour ont réussi à s'installer en Israël depuis 2006.
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MessageSujet: Le retour de la ségrégation raciale...en Allemagne ...et ailleurs   Mer 29 Déc - 16:32

Sécurité aérienne: polémique en Allemagne sur la classification des passagers
La proposition du directeur de l'association des aéroports allemands de classer les passagers selon leur origine ou leur religion a provoqué l'indignation de la ministre de la Justice.
170 réactions

L'aéroport de Francfort, le 19 décembre 2010. (REUTERS)

Cataloguer les passagers dans les aéroports pour mieux déterminer leur potentiel de danger serait une «discrimination», illégale en Europe, a estimé mercredi la ministre allemande de la Justice.

Une telle proposition, avancée par le prochain directeur de l'association des aéroports allemands, Christoph Blume, reviendrait «à stigmatiser les passagers si on les classe systématiquement en fonction de leur origine ou de leur religion», a affirmé Sabine Leutheusser-Schnarrenberger au quotidien Frankfurter Rundschau. Et ce serait une infraction aux lois antidiscriminatoires de l'Allemagne et de l'Union européenne, a-t-elle ajouté.

Christoph Blume, qui dirige actuellement l'aéroport de Düsseldorf, dans l'ouest du pays, avait suggéré dans une interview parue mardi que les procédures de contrôle à l'embarquement dans les aéroports pourraient être accélérées et améliorées si les passagers étaient catalogués selon le risque potentiel qu'ils présentent.

L'Allemagne devrait envisager la mise en place de mesures similaires à celles appliquées en Israël où les passagers sont classés selon des facteurs de risque, avait estimé Christoph Blume.

Origine et la nationalité des passagers

Les consignes de sécurité suivies par Israël, sont basées notamment sur l'origine et la nationalité des passagers, les voyageurs arabes ou musulmans étant considérés comme présentant des risques plus élevés.

«Les passagers qui prennent régulièrement les mêmes vols ou pour qui il existe suffisament de données ne sont pas autant contrôlés que ceux pour lesquels il existe peu ou pas de données», avait proposé Christoph Blume.

Mme Leutheusser-Schnarrenberger, du parti libéral (FDP), s'est également prononcée contre la collecte massive de données sur les passagers, y compris leurs voyages et méthodes de paiement.

«Je suis généralement pour une collecte moindre de données en Allemagne. C'est le meilleur moyen d'éviter que ces données soient mal utilisées», a déclaré la ministre dont le pays est particulièrement sensible au risque de fichage policier pratiqué par les anciens régimes nazi et communiste.

(Source AFP)
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MessageSujet: Comme naguère Rome voila que l'occident s'enferme dans son ghetto de ventripotents nantis   Mar 4 Jan - 15:31

Athènes justifie son projet de mur contre l'immigration clandestine
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.01.11 | 15h35




Le ministre grec chargé de l'immigration, Christos Papoutsis, a confirmé, mardi 4 janvier, la volonté de son pays de clôturer un tronçon de sa frontière avec la Turquie pour bloquer l'immigration irrégulière, alors que Bruxelles a émis des réserves sur ce projet.


Le pays "va mettre en place les moyens de repousser les migrants irréguliers" sur les 12,5 km de sa frontière avec la Turquie où aucun obstacle physique ne s'oppose aux passages, affirme le ministre dans un communiqué. Cette zone est devenue le principal point de passage des sans-papiers dans l'Union européenne. En 2010, quelque 128 000 d'entre eux avaient choisi la région du fleuve Evros pour entrer clandestinement dans l'espace européen, a relevé M. Papoutsis.

CRITIQUES DE BRUXELLES

M. Papoutsis a dénoncé, sans nommer personne, "l'hypocrisie de ceux qui critiquent" Athènes pour ce projet, qui répond selon lui au "devoir du gouvernement de protéger les droits des citoyens grecs et de ceux qui résident légalement dans le pays". Athènes se plaint depuis longtemps des efforts à ses yeux insuffisants des Turcs pour lutter contre l'immigration et dénonce le refus d'Ankara de reprendre les migrants qui ont réussi à passer en Grèce avant d'être interceptés par les autorités grecques. Ces derniers mois, les deux voisins se sont toutefois engagés à améliorer leur coopération en la matière.

A Bruxelles, Michele Cercone, porte-parole de la commissaire européenne chargée de la sécurité, Cecilia Malmström, a jugé lundi que "les murs ou les grillages sont des mesures à court terme qui ne permettent pas de s'attaquer de manière structurelle à la question de l'immigration clandestine". M. Papoutsis a souligné que ce verrouillage "n'était en aucune manière dirigé contre la Turquie". "Les mesures au contraire facilitent et renforcent la coopération" avec le pays voisin.

AUTORITÉ D'EXAMEN DES DEMANDES D'ASILE

A la demande d'Athènes, plus de 200 garde-frontières de l'agence européenne Frontex sont déployés le long de l'Evros depuis novembre, pour une mission dont la durée a déjà été prolongée jusqu'en février.


La Grèce, dont la législation en matière d'immigration et d'asile politique est critiquée depuis des années, adoptera par ailleurs dans les jours qui viennent une loi créant une autorité indépendante chargée d'examiner les demandes d'asile. Un service indépendant va également voir le jour pour superviser les centres de rétention.
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MessageSujet: Immigration : un enfant arrêté dans son école puis conduit dans un centre de rétention   Mar 11 Jan - 7:11

Immigration : un enfant arrêté dans son école puis conduit dans un centre de rétention
| Réagir 10.01.2011, 17h17
Des gendarmes sont venus chercher un enfant de six ans dans son école en Haute-Loire pour le conduire dans un centre de rétention avec son père en situation irrégulière, a-t-on appris lundi auprès de RESF.
Trois gendarmes, accompagnés du père de l'enfant, se sont rendus vendredi en milieu d'après-midi dans l'école de Vazgen Asryan, six ans, située à Langeac (Haute-Loire) pour qu'il soit conduit avec son père dans le centre de rétention de Nîmes, a expliqué à l'AFP une porte-parole de RESF.
"Habillés en civil, ils ont récupéré l'enfant dans un couloir de l'école, la direction avait été avertie", a-t-elle précisé, faisant part de "l'émotion des parents d'élèves" de ce bourg d'environ 4.000 habitants, où l'enfant était scolarisé depuis 2007.
David Asryan, son père, avait été arrêté jeudi soir pour une infraction concernant un vol de gasoil: "Les gendarmes ont constaté qu'il n'avait pas de papiers et ont prévenu le préfet", a expliqué la porte-parole de RESF, précisant que la compagne de cet homme, âgée de 20 ans, avait également été arrêtée.
Le juge des libertés et de la détention de Nîmes a confirmé leur placement en rétention pour 15 jours, selon des sources concordantes.
"Ils sont apeurés et se demandent ce qui leur arrive", a dit la porte-parole de RESF.
Un rassemblement de membres d'associations et de syndicats, de parents d'élèves ainsi que d'élus est prévu mardi à 16H30 devant l'école.
"La situation de M. Asryan est incontestable", a expliqué de son côté la préfecture de la Haute-Loire.
M. Asryan "a été arrêté pour un délit et les gendarmes ont découvert à cette occasion qu'il avait une obligation de quitter le territoire. Il a exprimé le souhait d'avoir son enfant, tout s'est passé de la manière la plus optimale possible pour une situation inhabituelle", a-t-on ajouté.
Le père du garçonnet, d'origine arménienne, exilé en Russie où il a grandi, avait gagné la France en 2007, "fuyant des persécutions politiques", selon RESF. Il avait vu sa demande d'asile rejetée et avait reçu à l'automne une Obligation de quitter le territoire français (OQTF).
La famille était hébergée par des membres de l'équipe de football du village dans laquelle M. Asryan était très impliqué, ayant été joueur professionnel en Russie, selon la porte-parole de RESF.
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MessageSujet: Lampedusa maintenant   Mer 16 Fév - 5:24

Lampedusa. L'espoir et l'inquiétude
16 février 2011 - Réagir à cet article







Ils ont fui l'insécurité et l'incertitude, convaincus que la révolution dans leur pays n'a rien changé. Quelque 2.000 Tunisiens étaient toujours présents, hier, sur l'île de Lampedusa. Mais pour beaucoup, l'Italie n'est qu'une étape.




De notre envoyée spéciale à Lampedusa.
Depuis trois jours, plus de 5.000 Tunisiens ont débarqué sur l'île de Lampedusa, située à trois quarts d'heure de vol de la Sicile. Face à l'urgence, les autorités locales ont opté pour la réouverture du centre d'accueil qui avait été fermé l'an dernier. Une réouverture provisoire car l'idée des Italiens est d'évacuer les clandestins le plus rapidement possible. En attendant de partir, les Tunisiens tuent le temps en se promenant sur l'île. Tôt le matin, ils sortent par petits groupes. On les croise dans les rues et en bord de mer; on les rencontre assis aux terrasses des bars où ils répondent aux questions des journalistes venus de toute l'Europe pour comprendre le pourquoi de ces débarquements aussi inattendus que nombreux. «Ben Ali s'est enfui mais sa milice personnelle qui se comporte comme la mafia veut déstabiliser le pays, empêcher la Tunisie et les Tunisiens de vivre en paix et de se reconstruire», s'exclame Mounir. Lui, il a 29 ans et joue les John Travolta dans « La fièvre du samedi soir ». Tout de blanc vêtu, le cheveu gominé, il raconte sa vie d'avant. Une vie aisée passée dans un ranch situé aux portes de Djerba la douce. « J'ai vendu mes chevaux, j'ai pris mon argent et je suis parti en pleine nuit en profitant du chaos », confie Mounir. Son histoire ou plutôt son parcours des derniers jours est identique à celui de ses compagnons d'infortune. Car les mots sont en partie toujours les mêmes et transpirent la peur. « Rien n'a changé chez nous, la révolution est un leurre. Il va falloir attendre au moins cinq ans avant que les choses ne commencent à bouger. D'abord, il faut réussir à éliminer l'entourage de Ben Ali qui a conservé le pouvoir et les armes et terrorise la population », raconte Ali.

Opération de com'

Hier matin, un petit groupe a défilé dans les rues de Lampedusa armé de banderoles. On y lisait cette simple phrase : « Merci Lampedusa, merci Italie ». Une bonne opération de communications pour répondre à l'inquiétude de la population locale face à cette véritable déferlante. Une peur qui disparait d'ailleurs au fil des heures. « Tout se passe bien pour le moment. Ces gens-là n'ont rien à voir avec les clandestins habituels. Ils sont bien élevés, laissent un pourboire et n'écrasent pas leurs mégots par terre », déclare Maria. Depuis trois jours, elle voit défiler les Tunisiens dans son bar, parle avec eux, écoute leur histoire. De l'autre côté de la mer, à Rome, le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni vient de déclarer que 80.000 autres Tunisiens pourraient arriver à Lampedusa dans les prochains jours. De quoi véritablement inquiéter l'Europe car ces clandestins n'ont pas tous l'intention de poser leurs bagages seulement en Italie.
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MessageSujet: Les Européens doivent se libérer de leur crainte d’être submergés   Dim 20 Fév - 7:18

« Quand les gens, de Casablanca à Damas, parlent de ’vague’ ces jours-ci, ils pensent aux protestations contre l’oppression, la corruption et la pauvreté. Quand les Européens parlent de ’vague’, il songent aux 5 000 réfugiés qui ont débarqué à Lampedusa », écrit Die Zeit.

Selon l’hebdomadaire allemand, les Européens doivent se libérer de leur crainte d’être submergés par des migrants et de ne plus les traiter uniquement à travers le seul prisme de la politique d’asile. L’Allemagne, les Pays-Bas et la France en tête, doivent arrêter de délocaliser les questions migratoires aux lointaines frontières du sud de l’Europe, une politique héritée des fortes migrations en provenance de l’Est de l’Europe à fin des années 80 et au début des années 90.

Die Zeit préconise l’instauration entre l’Europe et ses voisins du sud d’une véritable politique de mobilité entre les deux rives avec, à la clé, des visas de travail, des coopérations universitaires, l’harmonisation des formations professionnelles et des programmes d’intégration professionnelle pour les migrants à leur retour dans leur pays. D’après les spécialistes, il faudrait 2 à 3 ans pour monter un tel partenariat avec la Tunisie. Mais la volonté politique manque.

En attendant, affirme Die Zeit, il faut offrir aux 5 000 soi-disant réfugiés qui sont en réalité des demandeurs d’emploi dont l’Europe à grand besoin, un accueil digne, « auquel tout le monde à droit. Même, et surtout, quand il vient de mener à bien une révolution ».

Dans sa chronique européenne, The Economist, défend sensiblement le même point de vue.

« Comme dans la crise de la dette, les pays confrontés à une urgence migratoire ont besoin de l’aide de l’Union européenne, en échange de profondes réformes » écrit l’hebdomadaire britannique. « Les pays membres de l’UE doivent harmoniser leur politique d’asile de façon à réduire entre eux les grandes disparités. Trouver un moyen de partager l’accueil des réfugiés aurait du sens ». (…) Une partie de la réponse consiste à coopérer avec les pays du voisinage de l’Europe, en aidant la Tunisie à rétablir le contrôle de ses frontières. (…) Une réglementation efficace du droit d’asile doit faire partie d’une politique d’immigration plus judicieuse, surtout parce qu’une Europe vieillissante aura besoin de plus de travailleurs étrangers. Mais les réfugiés ne doivent pas être confondus avec les migrants économiques. Quand il y a guerre et oppression, il doit y avoir un refuge ».
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MessageSujet: Lampedusa dans le mépris et l'indifférence de la bidoche occidentale   Mar 29 Mar - 15:15

Lampedusa : l’afflux d’immigrés tunisiens devient critique
29 Mars 2011
Depuis le début de l’année, ce sont 15 000 immigrés tunisiens qui ont débarqué sur l’île italienne de Lampedusa, qui n’est située qu’à 138 kilomètres des côtes nord-africaines, et ne compte en temps normal pas plus de 6000 âmes. Effet d’aubaine de l’instabilité politique qui règne depuis plusieurs semaines en Tunisie, à la suite de la chute du régime du président Ben Ali, cet afflux devient de plus en plus problématique pour la petite île de 20 km², mais aussi pour l’Italie, qui se voit contrainte de loger les immigrés sur d’autres régions de son territoire.

Ainsi le gouvernement a-t-il déjà commencé à organiser un transfert des clandestins vers la Sicile, où des baraquements militaires de l’ancienne base de Comiso les accueillent. Le centre de rétention de Lampedusa, d’une capacité maximale de 850 places, abrite aujourd’hui près de 2.500 personnes. Quasiment autant d’immigrés, presque exclusivement des jeunes hommes, dorment en plein air, dans des conditions d’hygiène très dégradées, alors que les vivres commencent à manquer, et que la population autochtone a manifesté son désaccord avec cette situation, en voie de pérennisation.

Le 22 mars, le gouvernement italien a conclu un accord avec les régions du pays pour définir une clé de répartition des immigrés dans des centres de rétention : mille clandestins seront reçus par million d’habitants. Un demi-milliard d’euros pourrait être débloqué sur les fonds de la Protection civile pour financer l’édification d’hébergements d’urgence. Le ministre de l’Intérieur italien, Roberto Maroni, devait se rendre à Tunis le 25 mars pour évoquer la question avec les autorités tunisiennes.

L’Italie s’est tournée aussi vers l’Europe pour réclamer une solidarité dans l’accueil, ainsi qu’une aide financière à hauteur de 100 millions d’euros. Le ministre des Affaires étrangères italien, Franco Frattini, a évoqué le vœu transalpin de « partager le fardeau très lourd de l’immigration clandestine avec tous les partenaires, à commencer par les partenaires européens ».

Si aucune forme d’assistance n’était définie, l’Italie brandit une menace toute trouvée : celle de 5.000 visas Schengen délivrés aux clandestins de Lampedusa, qui dans leur très grande majorité, avouent penser à rejoindre la France, où se trouve une partie de leur famille ou des amis. Jusqu’à présent, le renvoi des immigrés vers la Tunisie est en effet dans l’impasse : ce pays n’ayant pas conclu d’accord de réadmission de ses ressortissants avec l’Union Européenne, il « refuse de rapatrier plus de 4 personnes par jour, et il faudrait plus de trois ans pour renvoyer tous ceux qui sont arrivés à Lampedusa » a rappelé Roberto Maroni.

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MessageSujet: La chasse à l'étranger se renforce dans l'Union européenne : une régression majeure vers la barbarie et la décadence de l'occident   Jeu 5 Mai - 3:42

La Commission a accepté le rétablissement de contrôles aux frontières dans deux cas précis.

Pressée par l’Italie et la France, la Commission européenne a accepté un aménagement des accords de Schengen sur la libre circulation des personnes dans les pays européens. Une modification qui va permettre aux pays membres de restaurer certains contrôles de situation.

Mais l’autorité européenne ne l’autorise que dans deux cas particuliers, tout en précisant que ces dispositions ne seraient applicables que là où c’est nécessaire et uniquement de manière temporaire.

En cas de frontière mal gardée

Premier motif autorisant un rétablissement des contrôles : en cas de "défaillance" d’un Etat dont les confins sont les frontières extérieures de l'Union européenne.

La Commission européenne prend ainsi en considération les défaillances de la Grèce dans le contrôle d'une partie de sa frontière avec la Turquie, pays de transit pour les immigrants clandestins.

En cas de pression migratoire "forte" et "inattendue"

Autre circonstance exceptionnelle justifiant la restauration des contrôles aux frontières internes à l’espace Schengen : une pression migratoire "forte" et "inattendue". Cette fois, c’est le cas italo-tunisien qu’a accepté de prendre en compte la Commission européenne.

La France avait notamment dénoncé la décision des autorités italiennes de régulariser quelque 25.000 migrants tunisiens arrivés sur son territoire avec la volonté affichée de se rendre en France.

L’espace Schengen épinglé par Sarkozy

Cet aménagement des règles communautaires va dans le sens des demandes formulées par Nicolas Sarkozy dans une interview paru mercredi dans L'Express. Le président de la république y jugeait les accords de Schengen "en bout de course".

"Qui gère Schengen à Bruxelles ? Personne. Qui évalue Schengen aux frontières ? Personne. Qui évalue les bonnes pratiques dans Schengen ? Personne", avait-il déclaré, avant d’ajouter : "si un pays européen ne peut garder ses frontières, la question de la suspension provisoire de Schengen doit être posée sans tabou"
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MessageSujet: des unités de l'alliance n'ont pas porté secours à un bateau d'émigrants en difficulté, parti de Libye, et dont 62 de ses occupants ont fini par mourir.   Lun 9 Mai - 15:35

BRUXELLES (Reuters) - L'Otan a démenti lundi les informations du Guardian selon lequel des unités de l'alliance n'ont pas porté secours à un bateau d'émigrants en difficulté, parti de Libye, et dont 62 de ses occupants ont fini par mourir.

La France a elle aussi démenti que son porte-avions, le Charles-de-Gaulle, ait été impliqué en Méditerranée dans l'incident rapporté par le journal britannique,

Selon The Guardian, un bateau transportant 72 personnes, dont des femmes, des enfants en bas âge et des réfugiés politiques, a connu des problèmes après avoir quitté Tripoli à destination de l'île italienne de Lampedusa le 25 mars.

Bien que la garde-côte italienne ait pu être alertée et que le bateau soit entré en contact avec un hélicoptère et un bâtiment de guerre de l'Otan, aucun effort n'a été mené pour recueillir ses occupants, écrit le Guardian. Soixante-deux des émigrants à bord sont morts de faim ou de soif pendant les 16 jours où leur bateau a dérivé en mer, lit-on dans l'article.

Carmen Romero, porte-parole de l'Otan, a indiqué que le seul porte-avions qui participait alors à l'opération de l'Otan en Libye, effective sous mandat de l'Onu depuis le 19 mars, était italien et se trouvait loin de l'endroit où dérivait le bateau.

"Par conséquent, les accusations voulant qu'un porte-avions de l'Otan ait repéré puis ignoré le navire en détresse sont erronées", a-t-elle dit.

Selon le Guardian, qui cite des rescapés, 47 Ethiopiens, sept Nigérians, sept Érythréens, six Ghanéens et cinq Soudanais se trouvaient à bord. Parmi ces émigrants figuraient 20 femmes et deux enfants en bas âge, dont un n'avait qu'un an.

EN VUE DU CHARLES-DE-GAULLE ?

Le capitaine ghanéen du bateau dirigeait le navire vers Lampedusa, à 290 km au nord-ouest de Tripoli, mais au bout de 18 heures de mer, l'embarcation a connu des problèmes et perdu du carburant. Les émigrants ont téléphoné à un prêtre érythréen se trouvant à Rome, lequel a contacté la garde-côte italienne.

Un hélicoptère dont les pilotes portaient des uniformes a survolé un peu plus tard le bateau et largué des bouteilles d'eau et des paquets de biscuit, écrit le journal. Les pilotes ont fait signe aux passagers qu'ils devraient rester dans cette zone le temps qu'un bateau vienne à leur secours, mais aucun navire ne s'est jamais présenté.

Le 29 ou le 30 mars, dit le Guardian, le bateau d'émigrants a dérivé en vue d'un porte-avions de l'Otan, et selon des survivants, deux avions ont décollé du pont et ont survolé à basse altitude le bateau, dont les passagers s'étaient dressés et brandissaient les deux bébés à bord. Cependant, affirme le Guardian, aucune aide n'est parvenue et les émigrants sont morts de faim et de soif l'un après l'autre.

Lorsque, le 10 avril, le bateau à la dérive a échoué sur une plage près de Zlitane, dans les environs de Misrata dans l'Ouest libyen, seules 11 personnes à bord étaient encore en vie. L'une d'elles est morte peu de temps après avoir touché terre.

Le Guardian écrit qu'après une enquête approfondie, il a conclu que le porte-avions en question était probablement le Charles-de-Gaulle. Le porte-avions français a pris part aux opérations internationales au large de la Libye, mais n'était pas alors, fin mars, sous le commandement de l'Otan.

A Paris, l'état-major a démenti qu'un navire français ait été impliqué dans cette affaire.

"Le Charles-de-Gaulle n'a jamais été en contact avec ce type d'embarcation, ni aucun autre bâtiment français, compte tenu de sa position", a dit Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées.

"Le Charles-de-Gaulle ne s'est jamais trouvé à moins de 200 kilomètres de Tripoli, alors qu'ils annoncent ce bateau à 60 milles nautiques, soit 110 km, de Tripoli", a-t-il expliqué.

David Brunnstrom, avec Gérard Bon et Elizabeth Pineau à Paris, Eric Faye pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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MessageSujet: L'égoïsme de l'occident n'a pas de limites   Jeu 2 Juin - 14:44

Plus de 200 migrants disparus
au large de la Tunisie
Mots clés : Libye, Tunisie

Par lefigaro.fr

02/06/2011 | Mise à jour : 16:19 Réagir
Leur embarcation, partie vraisemblablement de Libye pour rejoindre l'île italienne de Lampedusa, transportait environ 800 personnes.

Entre 200 et 270 réfugiés, pour la plupart d'origine africaine et asiatique, ont disparu jeudi au large des côtes tunisiennes alors qu'ils tentaient de rejoindre l'île italienne de Lampedusa. Partie vraisemblablement de Libye, leur embarcation est tombée en panne mercredi à 20 miles (36 kilomètres) des îles tunisiennes de Kerkennah. Le chalutier, où environ 800 personnes au total étaient entassées, a chaviré sous le poids des passagers, qui se sont bousculés pour monter à bord des petits canots pneumatiques venus les secourir.

Environ 570 personnes ont pu être évacuées par la garde maritime et l'armée tunisienne lors de l'opération de sauvetage, perturbée par de mauvaises conditions climatiques. Environ 200 ont été transférés dans la nuit vers le camp de réfugiés de Choucha, situé à proximité de la frontière tuniso-libyenne. Ils devaient être rejoints par les autres migrants ayant réchappé au naufrage. Sept blessés et deux femmes enceintes ont été emmenés à l'hôpital tunisien de Sfax, à 300 kilomètres de là. Deux migrants sont décédés et leur corps a été transféré au service de médecine légale de la ville.

De nombreux naufrages
Depuis la chute à la mi-janvier du président tunisien Ben Ali et l'insurrection en Libye, l'Italie est confrontée à un afflux exceptionnel d'immigrants. Des milliers de clandestins et de réfugiés tentent de rejoindre l'Italie via la petite île de Lampedusa, située à mi-chemin entre la Sicile et la Tunisie. Selon la protection civile italienne, quelque 40.000 migrants dont environ 20.000 immigrés tunisiens sont arrivés depuis le début de l'année sur les côtes italiennes.

Mais les naufrages de bateaux emportant ces clandestins, souvent surchargés, se produisent régulièrement. Le 6 avril, au moins 150 réfugiés somaliens et érythréens avaient trouvé la mort dans le naufrage de leur embarcation en provenance de Libye. Mercredi, les forces armées maltaises ont secouru une embarcation avec 76 réfugiés fuyant la ville libyenne de Misrata, assiégée par les forces du colonel Mouammar Kadhafi. Selon un bilan de l'ONU annoncé mardi, au moins 1200 personnes ayant tenté de fuir par bateau les violences en Libye sont mortes ou portées disparues.
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MessageSujet: Il peut être fier de lui le nabot !   Ven 3 Juin - 15:06

Naufrage de migrants libyens : au moins 120 corps repêchés au large de la Tunisie
Publié le 02.06.2011, 13h37 | Mise à jour : 03.06.2011, 15h39
ARCHIVES. Une embarcation transportant des migrants en provenance de Libye a chaviré. Filippo Monteforte1/2
4 réactionsRéagir Un nouveau drame de l'exode. Au moins 120 corps ont été récupérés, et entreposés vendredi à la morgue de Sfax (Tunisie), sur les 200 à 270 migrants disparus jeudi au large des côtes tunisiennes.
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Naufrages au large de la Libye : une quinzaine de migrants morts noyésLibye : l'ultimatum de Paris, Londres et Washington à Kadhafi Près de 600 autres ont pu être secourus, alors qu'ils tentaient de fuir la Libye et de rejoindre l'Italie à bord d'une embarcation qui a fait naufrage.

Un responsable du Croissant Rouge tunisien sur place, Moez Barkallah, a affirmé vendredi que 123 corps avaient été repêchés sur plus de 200 portés disparus. A Genève, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a assuré de son côté que 150 corps avaient été retrouvés, selon un bilan du même Croissant Rouge.

L'embarcation était tombée en panne mardi à 20 miles (36 km) des îles tunisiennes de Kerkennah mais de mauvaises conditions météo ont retardé les secours. Le bateau de pêche surchargé a finalement chaviré sous le poids des passagers, lorsqu'ils ses sont bouculés pour monter à bord des petits bateaux de sauvetage dépêchés par les autorités.

Des femmes enceintes évacuées vers Sfax, en Tunisie

Parmi les 570 personnes évacuées, sept blessés et deux femmes enceintes ont été hospitalisés à Sfax. Quant aux autres rescapés, près de 200 ont été transférés dans la nuit de mercredi à jeudi vers le camp de réfugiés de Choucha, à proximité de la la frontière tuniso-libyenne, à plus de 300 kilomètres de Sfax. Ils doivent être rejoints par les autres migrants ayant réchappé au naufrage.

Depuis la chute à la mi-janvier du président tunisien Ben Ali et l'insurrection en Libye, l'Italie est confrontée à un afflux exceptionnel d'immigrants. Des milliers de clandestins tunisiens, à la recherche d'un travail en Europe, et de réfugiés fuyant la guerre en Libye, affluent ces derniers mois sur la petite île de Lampedusa, située à mi-chemin entre la Sicile et la Tunisie. Selon la protection civile italienne, quelque 40 000 migrants dont environ 20 000 immigrés tunisiens sont arrivés depuis le début de l'année sur les côtes italiennes.

Le 6 avril, au moins 150 réfugiés somaliens et érythréens avaient trouvé la mort dans le naufrage de leur embarcation en provenance de Libye. Mercredi, les forces armées maltaises ont secouru une embarcation avec 76 réfugiés fuyant la ville libyenne de Misrata, assiégée par les forces du colonel Kadhafi. Selon un bilan de l'ONU annoncé mardi, au moins 1 200 personnes ayant tenté de fuir par bateau les violences en Libye sont mortes ou portées disparues alors que 893 000 personnes ont fui la Libye depuis le début de la révolte populaire contre le régime Kadhafi, en février dernier.
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MessageSujet: Egoïsme occidental   Jeu 16 Juin - 15:32

L’Europe redoute la montée de l’immigration clandestine
JUIN 16, 2011 11:16 0 COMMENTAIRE ANTOINE BARBIZON
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écrit par Antoine Barbizon
Contrairement au souhait de l’actuelle présidence hongroise de l’Union Européenne, la Roumanie et la Bulgarie n’intégreront pas l’espace Schengen de si tôt. Suite, notamment, à des réserves émises par certains pays membres (France, Pays-Bas, Allemagne et Finlande), les 26 se sont convenus de décider de cette adhésion en septembre prochain à l’issue d’une réunion des Ministres européens de l’Intérieur au Luxembourg la semaine dernière. Un report qui pourrait avoir un lien avec la question de l’immigration clandestine, à en croire, les récents propos de Jean-Dominique Nollet, chef de l’unité d’analyses d’Europol, tenus à l’occasion d’une conférence sur l’espace Schengen à Sofia.

« L’accession possible de la Roumanie et la Bulgarie à la zone Schengen… risque d’augmenter la pression sur la frontière gréco-turque et la côte bulgare de la mer Noire risque de devenir une cible de l’immigration clandestine » a-t-il déclaré ; avant de continuer en étayant sa thèse, faisant ainsi allusion aux criminels albanophones, turcs et issus de l’ex-Union Soviétique, lesquels « pourraient exploiter » l’intégration de Sofia et Bucarest à l’Union Européenne et, surtout, « la levée des visas pour les pays des Balkans occidentaux ». D’après un rapport d’Europol, la région des Balkans a connu la plus forte expansion du crime organisé en Europe durant ces dernières années : trafics (êtres humains, stupéfiants, etc), contrebande,… Une caractéristique qui met à mal tous les efforts des gouvernements bulgare et roumain pour intégrer l’Europe. A cela se greffe des problèmes internes aux deux pays portant sur l’administration frontalière : selon une étude menée par un centre de recherche à Sofia, la police frontalière et les services douaniers, tant en Bulgarie qu’en Roumanie, ne collaborent pas étroitement à cause de « méfiance et soupçons mutuels de liens avec la criminalité organisée ».

La question de l’immigration clandestine est très sensible en Europe. Celle-ci ne tolérera pas une adhésion qui va plus l’exposer à cet envahissement. Surtout que la thématique refait surface avec le cas de l’île de Lampedusa en Italie par laquelle des milliers de clandestins essayent de gagner l’Europe depuis le début de l’année.
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MessageSujet: L'égoïsme occidental se poursuit   Sam 25 Juin - 14:55

L’Union européenne a décidé ce vendredi soir de renforcer de façon drastique les contrôles de l’immigration à ses frontières, mais de façon temporaire et exceptionnelle.

Face à l’arrivée massive de clandestins venus de Tunisie et de Libye, les Vingt-Sept se sont octroyés la possibilité de rétablir des contrôles à leurs frontières nationales en cas de pression exceptionnelle.

Cécilia Malmström, la commissaire européenne en charge de l’Asile et des Migrations, s’est inquiètée des risques de dérive sécuritaire, dictée par les partis d’extrême droite et les mouvements populistes de plus en plus actifs dans l’Union européenne.

C’est le Danemark qui avait lancé le mouvement en menaçant de rétablir unilatéralement ses frontières

Mais Copenhague dit n’avoir aucune intention de remettre en cause l’espace Schengen dans son principe de libre circulation des personnes.

Lars Løkke Rasmussen, le Premier ministre danois : “si les frontières extérieures sont sous forte pression, nous devons pouvoir profiter d’une exception, de façon aussi à ce que les gens continuent de soutenir cette idée générale de Schengen.”

Le président français Nicolas Sarkozy a été le fer de lance de ce repli européen, proposant que les pays d’Afrique du Nord s’engagent à reprendre les migrants partis illégalement de leur territoire.

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