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 Le non respect des opposants au système

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MessageSujet: Le non respect des opposants au système   Jeu 5 Juin - 5:57

Près de sept ans après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, cinq des présumés instigateurs vont comparaître aujourd’hui, pour la première fois, devant une cour militaire d’exception sur la base américaine de Guantánamo Bay, sur l’île de Cuba. Tous avaient disparu dans les prisons secrètes de la CIA et du Pentagone immédiatement après leurs arrestations, survenues en 2002 et 2003. Ils ont été transférés à Guantánamo en 2006. Parmi eux, Khaled Cheikh Mohammed, considéré comme le principal cerveau des attentats


Ils comparaîtront dans un bâtiment construit spécialement, au bout d’une piste d’atterrissage désaffectée. Le public est représenté par une soixantaine de journalistes transportés à Cuba pour l’occasion. Mais le procès pourrait ne commencer que l’an prochain. La cour devrait se contenter de leur demander s’ils plaident coupable ou non coupable et les inculper formellement de «complot, meurtre, attentat, dommages corporels graves, destruction de propriété, terrorisme et soutien matériel à des actes terroristes». Ils encourent la peine de mort.

«Illégale». Etablis en 2001, invalidés par la Cour suprême, puis rétablis par un vote du Congrès, ces tribunaux militaires sont désapprouvés par l’Union américaine des libertés civiques et les associations de défense des droits de l’homme, comme Amnesty International, qui les jugent «contraires aux principes des droits de l’homme». Des aveux sous la torture, le simple ouï-dire et des preuves secrètes peuvent en effet être présentés à charge dans ces commissions militaires. «Cette pratique est illégale, contraire à la Constitution et constitue une perversion de la justice», proteste le Centre américain pour les droits constitutionnels. Les autorités américaines ont reconnu que Khaled Cheikh Mohammed a été soumis au supplice de la baignoire. Les quatre autres accusés ont probablement, eux aussi, été torturés à des degrés divers. Conscients des problèmes juridiques que cela pose, les militaires ont récemment réinterrogés les suspects dans des conditions «normales» afin qu’on ne puisse pas dire que leurs aveux ont été soutirés sous la torture.

A l’origine, ils étaient six. Mais l’un d’eux, Mohammed al-Qahtani, a refusé de réitérer ses aveux : le juge militaire chargé du processus a rejeté toutes les charges pesant contre lui le mois dernier. Celles-ci étaient étayées «uniquement par ses aveux faits sous la torture», selon son avocat. Al-Qahtani a, entre autres, subi des humiliations sexuelles qui ont été transposées dans la prison de Abou Ghraib, en Irak. Soupçonné d’avoir été le 20e pirate de l’air kamikaze du 11 Septembre (comme le Français Zacarias Moussaoui), il reste détenu et peut être à nouveau inculpé.

C’est la seconde fois que la justice militaire tente de juger des détenus de Guantánamo. En 2007, trois suspects ont été présentés. Deux cas - ceux du chauffeur d’Oussama Ben Laden, Salim Hamdan, et un Canadien âgé de 15 ans lors de son arrestation en Afghanistan, Omar Khadr - ont été rejetés. Adeptes des raccourcis sémantiques, les militaires les avaient qualifiés d’«ennemis combattants». Mais le juge a estimé que le tribunal qu’il présidait n’était habilité à ne juger que les «combattants ennemis illégaux». Le troisième, l’Australien David Hicks, n’a pas été jugé suite à un accord avec le tribunal qui lui a permis de retourner dans son pays purger neuf mois de prison. En échange, Hicks a accepté de ne pas dénoncer les tortures qu’il a subies.

Cuisiner. La chaîne ABC News a révélé, le 9 avril, que les «méthodes d’interrogatoire renforcées» employées sur les suspects «de grande valeur» ont été approuvées et débattues au plus haut niveau dans les années qui ont suivi 2001. Des dizaines de rencontres ont eu lieu à la Maison Blanche pour discuter comment cuisiner tel ou tel suspect. Tous les membres du Conseil national de sécurité, à l’époque, y ont participé : le vice-président, Dick Cheney, le secrétaire d’Etat, Colin Powell, le ministre à la Défense, Donald Rumsfeld, le directeur de la CIA, George Tenet… et même John Ashcroft, le ministre de la Justice. George W. Bush a expliqué à ABC qu’il était au courant de ces réunions et qu’il les approuvait.

Question Pays des libertés et de la démocratie ils disaient ? affraid COMIQUES VA ! lol!
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