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 Pédophilie d' Eglise

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MessageSujet: Témoignage de Michel Onfray   Mer 25 Jan - 17:00

Placé à l’âge de 10 ans dans un orphelinat tenu par des prêtres salésiens, Michel vivra durant quatre années sous la férule de religieux névrosés et pédophiles.


La violence

La discipline « passe parfois par les sévices physiques : violents coups de pied aux fesses par un curé qui lance de toutes ses forces son brodequin dans l'arrière-train d'un trop lent, au risque de lui endolorir le coccyx plusieurs jours ; claques qui démanchent le cou violemment assenées sur l'arrière de la tête ; saisie brutale d'un récalcitrant par le bras et secouage en règle au risque de désarticuler l'épaule ; gifles administrées après avoir pris soin de retourner la chevalière ; ces adultes affectivement immatures ne connaissent pas leur force et ne savent pas s'adresser au corps autrement que sur le mode brutal.

Le réfectoire ne doit pas donner d'occasion de se réjouir. On y mange pour ingérer la dose de calories, pas pour le plaisir. Les dames de service, venues du village voisin, semblent sorties d'un film de Fellini. L'une boite au point qu'on craint à chaque pas qu'elle tombe sur le côté, l'autre arbore une moustache de maçon portugais, la troisième, boudinée dans une blouse en nylon bleu, déborde de graisse. Peu probable que les salésiens rompent avec elles leurs vœux de chasteté. A ceux que travaille trop la libido un enfant suffit.


La discipline, c'est toujours, tout le temps, sans relâche, sans répit. Pas une seconde sans une odeur de terreur. Entrée dans le réfectoire en silence ; on s'assied sur ordre ; on ne parle pas tant que l'autorisation n'a pas été donnée — parfois, c'est immédiatement, d'autres fois, plus tard, uniquement par caprice ; pour faire taire l'assemblée, le Père de service frappe deux fois dans ses mains ; chacun s'exécute immédiatement ; une parole chuchotée, c'est la claque brutale sur la tête ou la gifle ; un claquement de doigts, on place les couverts dans le récipient en plastique blanc, troué, tailladé et gras posé sur la table ; nouveau claquement de doigts, on se lève ; autre claquement, on se dirige en silence vers l'étude.

Un soir, l'un d'entre nous refuse de manger sa soupe tomate-vermicelle. Sang de bœuf et asticots... Évidemment la même assiette sert pour tout le repas. Ne pas manger son potage, c'est ne plus pouvoir manger du tout. La punition pourrait suffire... Le curé l'enjoint d'avaler le bouillon rouge, refus, réitération, nouveau refus : il entre alors dans une colère sans nom, empoigne l'enfant par les cheveux, le met à terre, la chaise tombe, il hurle en le rouant de coups de pied avec ses godillots, sous la violence des chocs il traverse le réfectoire entièrement tétanisé dans un silence de mort. Il échoue sous un évier, gémissant comme une bête avec de petits glapissements dans la gorge. Sur le sol, son sang a coulé et laissé une trace comme j'en vois parfois dans la charcuterie de mon village après l'abattage d'un cochon. Le repas se termine sans que personne ose reprendre la parole. J'ai encore la matière de ce silence en tête.

La pédophilie

Et puis, plus grave que les billets jaune ou saumon (une technique de domination des curés pervers), plus crainte que les coups, l'arsenal disciplinaire compte également avec la loi du silence qui entoure alors la pédérastie. A l'époque, personne n'accorde crédit à quiconque porte à la connaissance d'adultes, ses parents par exemple, que tel ou tel prêtre tripote les petits garçons. On s'entend répondre — moi le premier: «Un homme qui a donné sa vie à Dieu et fait vœu de chasteté ne peut pas agir ainsi. » Justement, si...

L'un enseigne le travail manuel. Chacun admire sa dextérité et sa compétence : là où nous cassons force lames de scie, trouons les plats avec un coup de gouge trop ardent, chargeons en étain la soudure d'un profil de vierge en brox, barbouillons de colle deux pièces de bois ou calcinons au pyrograveur un dessin d'écureuil sur un dessous de plat, il effectue le bon et beau geste qui sauve la mise de plus d'un avant la fête des mères...

En même temps, chacun paie son sauvetage d'une obole singulière : sous couvert d'enseigner le geste exact, il s'installe derrière l'un ou l'autre, demande qu'on pose sa main sur la sienne pour mémoriser le mouvement, puis profite de ce moment qu'il fait durer pour se frotter le long du dos et des fesses de l'enfant bloqué contre l'établi. Le rythme de ses gestes correspond à celui d'une masturbation.


Un autre enseigne la musique. Grand échalas souvent en compagnie de Coco, la corneille mascotte de l'orphelinat, il promène sa silhouette dégingandée du côté du bâtiment où il donne ses cours de musique. Professeur Tournesol en son genre, son bureau croule sous les fils électriques, les fers à souder, les outils, les papiers, les plans de montage. Des rats ou des souris tournent dans une cage. Chaussettes par terre, saleté, puanteur.

On lui doit la construction de A à Z d'une véritable chaîne stéréophonique — soudure des composants, branchements, et ce jusqu'à la transformation d'une boîte de conserve en façade d'amplificateur. Il a réquisitionné les boîtes de conditionnement des œufs en cuisine pour tapisser la salle de musique transformée ainsi en auditorium d'occasion. Un grand arbre sur le talus en face tamise le soleil au printemps, se charge des couleurs d'automne, sert de perchoir aux oiseaux l'hiver.

Dans ce lieu à l'écart de l'école, il nous fait écouter Pacific 231 d'Arthur Honegger et raconte les essieux, les boogies, la vapeur ; avec Schéhérazade, il nous transporte en Orient, idem avec Dans les steppes de l'Asie centrale ; il mime L'apprenti sorcier de Paul Dukas, donne un cours de géographie avec La Moldau de Smetana. Moments sublimes, au même titre que les heures de lecture. L'art me prouvait que si le monde des vivants est un enfer, il contient aussi des paradis.

En revanche il nous inflige des cours de flûte et fait jouer A la claire fontaine... Dans pareil moment, il demande au premier rang de se déplacer pour venir occuper le dernier. Chacun sait ce que cela veut dire. Alors que nous nous concentrons sur la partition et le maniement de l'instrument, il caresse la tête de tel ou tel, passe la main dans le cou, la glisse de temps en temps dans le col provoquant parfois le déraillement du musicien en herbe étranglé par sa chemise et terrorisé par le tripotage.

Le même se charge des activités canoë du dimanche après-midi. En toute bonne logique, seuls sont admis les pensionnaires sachant nager. L'eau de l'Orne est glacée, pure, propre, limpide, on voit au fond les oscillations de longues algues, chevelures vertes, brunes d'Ondines viking. Le cours de la rivière est large, la profondeur importante.

Une exception : l'un d'entre nous pratique l'activité bien qu'il ne sache pas nager à la seule condition d'accompagner ce curé-là dans son embarcation. Quand le salésien met le groupe au défi d'une course vers le pont de l'Orne, il déclenche une furie de pagayages, chacun voulant parvenir le premier sous l'édifice en fer. Pendant ce temps, le prêtre manœuvre habillement, entre dans les roseaux avec sa victime, le temps pour lui d'une sexualité avec l'enfant qui avoue sans vergogne, un peu niais, « se faire chatouiller »... Le soir du grillon, le seul épargné gardant le lit pour raison médicale, c'est lui.

Un troisième prêtre pratique lui aussi les petits garçons. Dans l'orphelinat, il occupe le statut pratique pour son forfait de Préfet de discipline — on ne dit pas encore Conseiller d'éducation... Tous les enfants mis à la porte savent qu'il passe régulièrement dans les couloirs et les embarque car il détient la possibilité de suspendre les représailles du corps enseignant par les moyens ad hoc. Son bureau, personne ne souhaite s'y trouver.

Deux mots également sur le salésien chargé de l'infirmerie où personne ne se précipite, et pour cause : le moindre mal de tête vaut au migraineux d'être sur-le-champ déculotté, puis tripoté. Le pantalon sur les chaussures, si l'on proteste en faisant remarquer que la zone en cause n'est pas la bonne, on s'entend dire que les complications se nichent partout! Le tâteur de bourses déclare ensuite, détaché, le moment venu du retour en cours, et paie le tout chichement d'un cachet d'aspirine. J'ai gardé mes maux de tête pour moi... »

Michel Onfray
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MessageSujet: Les églises d'Asie très touchées   Dim 5 Fév - 18:10

Les Eglises d'Asie ont pris du retard dans la lutte contre la pédophilie en raison de profondes différences culturelles d'approche d'un problème qui "est très accentué" sur ce continent, s'est inquiété le procureur en chef du Vatican chargé du dossier.

"Il y a cependant dans ces Eglises une prise de conscience de l'existence d'abus et que quelque chose doit être entrepris", a observé Mgr Charles Scicluna devant des journalistes, à quelques jours d'une conférence mondiale organisée par le Vatican sur le combat contre la pédophilie.

Le "promoteur de justice" du pape s'était rendu en novembre à Bangkok pour évoquer à huis clos le sujet brûlant avec les évêques d'Asie, en préparation de cette conférence qui se déroule de lundi et jeudi à l'Université grégorienne.

En mai dernier, tous les épiscopats s'étaient vu accorder un an pour mettre leurs dispositifs de lutte contre la pédophilie en conformité avec les exigences de Rome, et collaborer avec les justices civiles de leurs pays.

"Certains (épiscopats) ne vont pas être prêts mais ils vont y arriver à la fin", a assuré Mgr Scicluna, avant de remarquer: "dans certaines cultures, il est difficile pour les victimes de se signaler. Nous cherchons à voir comment changer une culture qui pousse au silence plutôt qu'à la dénonciation".

La révélation de milliers de crimes pédophiles, rendus possible par une culture du silence qui protégeait les coupables dans plusieurs Eglises européennes et nord-américaines, les ont profondément ébranlées.

Dans d'autres parties du monde comme l'Asie et l'Afrique, les cas révélés au grand jour sont bien moins nombreux.

Une exception : les Philippines où l'Eglise a demandé pardon pour des abus commis par certains prêtres.

Mgr Chito Tagle, nouvel archevêque de Manille et étoile montante dans la hiérarchie catholique, doit s'adresser au symposium de Rome, en énumérant les défis particuliers en Asie.

Dans un communiqué publié avant cette conférence, il a prévenu que son discours montrerait que "les abus sexuels dans et hors de l'Eglise constituent une réalité globale, et non concentrée en Europe et aux Etats-Unis".

"Des valeurs culturelles favorisant une plus grande transparence et coopération" doivent être encouragées par une "Eglise universelle chargée de protéger les plus vulnérables", a-t-il dit.

La réunion de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie (FABC), en novembre à Bangkok, souligne que les abus "sont déjà devenus un problème considérable en Asie" et ne sont pas "un problème de l'Occident". Elle a plaidé pour des "mesures drastiques et immédiates".

Selon la FABC, beaucoup d'hommes et de femmes dans le clergé asiatique "ne sont pas au fait de ce qu'est en réalité la pédophilie".

Le père allemand Hans Zollner, psychothérapeute et l'un des organisateurs de la conférence, a relevé la difficulté pour l'Eglise d'appliquer au niveau global les solutions expérimentées en Occident pour mieux protéger les enfants.

"La question est : comment pouvons-nous transmettre ce que nous avons appris à d'autres continents qui n'ont pas le minimum d'attention à la protection de l'enfance. Pas le minimum", a-t-il insisté.

"Voyez l'Afrique, l'Inde, les autres pays asiatiques, certains pays latino-américains", a-t-il énuméré, se félicitant qu'un des principaux intervenants du colloque -- outre Mgr Tagle -- soit un religieux sud-africain, Desmond Nair.

"Ce qui dans le contexte nord-américain peut sembler déjà une transgression, est absolument normal aux Philippines : toucher, serrer contre soi, embrasser", a-t-il noté.

"Notre problème est que nous sommes toujours très habitués à une vision occidentale et européenne, et que, dans d'autres régions du monde, ils ne comprennent pas ce dont parlent +ces Occidentaux+", souligne le père Zollner, en estimant que ce fossé rend plus difficile la transmission du message de lutte contre le fléau.
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MessageSujet: Une mine en Asie...mais prenons garde à ce que le Vatican ne cherche à travertir l'histoire...et le Message !!!   Lun 6 Fév - 6:34

Les Eglises d'Asie ont pris du retard dans la lutte contre la pédophilie en raison de profondes différences culturelles d'approche d'un problème qui "est très accentué" sur ce continent, s'est inquiété le procureur en chef du Vatican chargé du dossier.

"Il y a cependant dans ces Eglises une prise de conscience de l'existence d'abus et que quelque chose doit être entrepris", a observé Mgr Charles Scicluna devant des journalistes, à quelques jours d'une conférence mondiale organisée par le Vatican sur le combat contre la pédophilie.

Le "promoteur de justice" du pape s'était rendu en novembre à Bangkok pour évoquer à huis clos le sujet brûlant avec les évêques d'Asie, en préparation de cette conférence qui se déroule de lundi et jeudi à l'Université grégorienne.

En mai dernier, tous les épiscopats s'étaient vu accorder un an pour mettre leurs dispositifs de lutte contre la pédophilie en conformité avec les exigences de Rome, et collaborer avec les justices civiles de leurs pays.

"Certains (épiscopats) ne vont pas être prêts mais ils vont y arriver à la fin", a assuré Mgr Scicluna, avant de remarquer: "dans certaines cultures, il est difficile pour les victimes de se signaler. Nous cherchons à voir comment changer une culture qui pousse au silence plutôt qu'à la dénonciation".

La révélation de milliers de crimes pédophiles, rendus possible par une culture du silence qui protégeait les coupables dans plusieurs Eglises européennes et nord-américaines, les ont profondément ébranlées.

Dans d'autres parties du monde comme l'Asie et l'Afrique, les cas révélés au grand jour sont bien moins nombreux.

Une exception : les Philippines où l'Eglise a demandé pardon pour des abus commis par certains prêtres.

Mgr Chito Tagle, nouvel archevêque de Manille et étoile montante dans la hiérarchie catholique, doit s'adresser au symposium de Rome, en énumérant les défis particuliers en Asie.

Dans un communiqué publié avant cette conférence, il a prévenu que son discours montrerait que "les abus sexuels dans et hors de l'Eglise constituent une réalité globale, et non concentrée en Europe et aux Etats-Unis".

"Des valeurs culturelles favorisant une plus grande transparence et coopération" doivent être encouragées par une "Eglise universelle chargée de protéger les plus vulnérables", a-t-il dit.

La réunion de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie (FABC), en novembre à Bangkok, souligne que les abus "sont déjà devenus un problème considérable en Asie" et ne sont pas "un problème de l'Occident". Elle a plaidé pour des "mesures drastiques et immédiates".

Selon la FABC, beaucoup d'hommes et de femmes dans le clergé asiatique "ne sont pas au fait de ce qu'est en réalité la pédophilie".

Le père allemand Hans Zollner, psychothérapeute et l'un des organisateurs de la conférence, a relevé la difficulté pour l'Eglise d'appliquer au niveau global les solutions expérimentées en Occident pour mieux protéger les enfants.

"La question est : comment pouvons-nous transmettre ce que nous avons appris à d'autres continents qui n'ont pas le minimum d'attention à la protection de l'enfance. Pas le minimum", a-t-il insisté.

"Voyez l'Afrique, l'Inde, les autres pays asiatiques, certains pays latino-américains", a-t-il énuméré, se félicitant qu'un des principaux intervenants du colloque -- outre Mgr Tagle -- soit un religieux sud-africain, Desmond Nair.

"Ce qui dans le contexte nord-américain peut sembler déjà une transgression, est absolument normal aux Philippines : toucher, serrer contre soi, embrasser", a-t-il noté.

"Notre problème est que nous sommes toujours très habitués à une vision occidentale et européenne, et que, dans d'autres régions du monde, ils ne comprennent pas ce dont parlent +ces Occidentaux+", souligne le père Zollner, en estimant que ce fossé rend plus difficile la transmission du message de lutte contre le fléau.
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MessageSujet: CHILI    Mar 7 Fév - 9:52

Au Chili, l’Eglise catholique est de nouveau au cœur du scandale. Un pasteur accuse de pédophilie différents prêtres de Valparaiso et de San Felipe. Mauricio Pulgar, âgé aujourd’hui d’une trentaine d’années, aurait été victime d’attouchements dès l’âge de 13 ans, et plus tard de viol.
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MessageSujet: Malgré l'écran de fumée et la non applications des intentions particulièrement en France l'Eglise va se trouver confrontée désormais avec ses contradictions envers le Message dont elle se nourrit confortablement   Sam 11 Fév - 11:34

Malgré ses efforts, le Vatican n’en a pas fini avec la pédophilie
La multiplication des affaires de pédophilie qui ont éclaté ces dernières années dans l’Eglise catholique, au premier rang desquelles le scandale irlandais, marquera durablement le pontificat de Benoît XVI. La réponse que le Vatican, contraint par le traumatisme lié à ces révélations, a décidé d’apporter suffira-t-elle à concrétiser la rupture désormais affichée par le pape sur la gestion de ces affaires ?

La question se pose alors que s’est achevé, jeudi 9 février, le premier colloque consacré à ce sujet à Rome. Depuis deux ans, Benoît XVI a régulièrement fait allusion à ce « fléau », reconnaissant les « manquements » de l’institution ; les plus hauts représentants de l’Eglise ont demandé pardon pour ces crimes, de nouvelles directives ont été publiées.

Après ces quatre jours consacrés à la prévention de la pédophilie, à l’Université grégorienne de Rome, le clergé mondial a désormais en mains les consignes et les outils pour que de tels crimes ne se produisent plus. "La question est de savoir ce que les évêques vont faire de ce travail sur le terrain, souligne le père Stéphane Joulain, père blanc et psychothérapeute spécialiste des questions de pédophilie dans le clergé. Il faudra qu'ils aient la volonté de mettre leurs textes en action sinon ils resteront un alibi et non un outil".

En finir avec l'omerta

Le discours officiel, martelé durant ce symposium, a insisté sur l’écoute des victimes (jusqu’alors souvent sacrifiées à la réputation de l’institution), sur la fin de l’omerta et la nécessaire coopération avec la police et justice civile, alors que la tradition voulait que l’Eglise traite ces affaires en interne, déplaçant les auteurs d’abus sexuels de paroisse en paroisse, d’institution en institution.

Alors que le Vatican gérait jusqu’à présent le suivi de ces affaires et le sort des pédophiles, une plus grande responsabilité est désormais donnée aux évêques, localement. « La négligence » ou « l’intention maligne » d’un évêque face à la pédophilie est « un crime » a insisté le procureur du Vatican sur ces affaires, Mgr Charles Scicluna, dans une allusion à des évêques qui avaient couvert des pédophiles. Reste à mettre en oeuvre les sanctions possibles à l’encontre des évêques « négligents », ce que réclament fortement les associations de victimes.

Au chapitre des moyens, le Vatican a annoncé le lancement d’un centre d'"e.learning" pour former le clergé dans le monde à la protection de l'enfance. Basé à Munich, ce centre, financé à hauteur de 1,2 million d'euros, proposera des formations de 30 heures par internet au clergé et aux éducateurs catholiques, leur permettant de s’informer et de partager les bonnes pratiques. Il sera proposé en anglais, en espagnol en italien et en allemand, mais pas en français.

"Un processus lent"

Les épiscopats du monde entier ont jusqu'au mois de mai pour mettre leurs pratiques en conformité avec les nouvelles exigences, décidées dès l’an dernier. Mais les experts présents à Rome ont reconnu que les situations étaient encore diversifiées selon les continents. Ainsi, Mgr Luis Chito Tagle, archevêque de Manille (Philippines) a reconnu que les conférences épiscopales d’Asie n’avaient pas mis en place les nouvelles dispositions. Il aussi évoqué une culture de « la honte » qui empêche les victimes de porter plainte. Au Brésil, a déclaré un psychologue brésilien qui conseille l’épiscopat, « aucune mesure ou procédure efficace n’est prévue par l’Eglise brésilienne à court, moyen ou long termes. Les évêques ne savent ce qui doit ou peut être fait ». « La réaction relativement modérée de l’opinion publique brésilienne, y compris de l’opinion catholique, est due au fait que la pédophilie et l’éphébophilie [attirance sexuelle d’un adulte pour un adolescent] sont des comportements culturellement mieux tolérés au Brésil que dans les pays d’Europe et d’Amérique du Nord ».

En Afrique, explique aussi le père Joulain, "un certain relativisme culturel" permettrait à l'opinion publique de tolérer "les relations sexuelles avec des jeunes filles tout juste pubères". En outre, "la figure du prêtre, qui a une éducation et des moyens, est un peu intouchable. Il y a encore beaucoup de tabous sur ces questions, d'autant qu'il n'est pas aisé de porter plainte devant une justice qui n'a pas forcément les moyens de donner satisfaction aux victimes. Selon les pays, des efforts sont réalisés, mais c'est un processus lent. A Rome, on est conscient que ce travail est un chantier de longue haleine", assure le prêtre.

Même en France, où l’épiscopat se targue d’avoir mis en place des procédures adaptées dès 2000, des améliorations sont encore possibles, selon Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours, présent au symposium. Dans La Croix de vendredi 10 février, il estime en effet que « l’épiscopat français doit renouveler son effort de formation contre les abus sexuels, notamment auprès des jeunes générations d’évêques ». Il souligne aussi la nécessité d’une meilleure formation des candidats au sacerdoce. A l'inverse d'autres pays européens, la conférence épiscopale de France n'a pas souhaité créer une structure nationale pour recueillir les paroles des éventuelles victimes.
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MessageSujet: Dégel en France ?   Mer 15 Fév - 4:55

Pédophilie: le père de la victime dénonce les "brebis galeuses" de la communauté cognaçaise

Alors que le tribunal d'Angoulême vient de condamner un frère de la communauté des frères de Saint-Jean de Cognac pour agression sexuelle, le père de la victime en appelle à la responsabilité de l'évêque
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Le père de la victime souhaite que l'évêque d'Angoulême prenne ses responsabilités au sujet de ceux qu'il considère comme des "brebis galeuses"Photo CL
18 mois de prison avec sursis, suivi socio-judiciaire pendant cinq ans, obligation de soins et inscription au fichier des délinquants sexuels. Le tribunal correctionnel d'Angoulême a rendu ce mardi son jugement au sujet du frère Luigi de Gonzaga de la communauté des frères de Saint-Jean, reconnu coupable d'avoir agressé sexuellement un adolescent cognaçais en marge des activités d'aumônerie réalisées par la communauté religieuse dont il fait partie. Il y a quinze jours lors de l'audience, à huis-clos, Roberto, Mexicain de 42 ans, avait nié l'intégralité des faits.

L'adolescent avait affirmé avoir été victime, en mars et septembre 2009, d'attouchements sexuels de la part du religieux. Une première fois en marge de cours de catéchisme délivrés au collège Saint-Joseph de Cognac. Une seconde fois, en septembre, en marge d'une soirée organisée par les religieux - très actifs auprès des adolescents - dans un dortoir du prieuré Claire de Castelbajac, à Cherves-Richemont, où les frères de Saint-Jean sont implantés. L'adolescent avait raconté que le religieux l'avait amené dans un dortoir, puis attiré dans une douche dont il avait préalablement fermé la porte à clé avant de se livrer à des attouchements.

Depuis, en mai dernier, Roberto a été mis en examen dans une autre affaire d'agression sexuelle, qui se serait déroulée à Cluny et aujourd'hui instruite au TGI de Mâcon. Un adolescent de 17 ans, que Roberto avait rencontré dans un parc, avait indiqué aux enquêteurs avoir été invité à prendre un verre avec le frère. Celui-ci l'avait ensuite emmené dans une chambre d'hôtel et aurait tenté d'avoir une relation sexuelle avec lui.

A l'issue du jugement, le père de la victime s'est exprimé devant la caméra de CL. Il annonce qu'il va écrire à l'évêque d'Angoulême afin qu'il prenne ses responsabilités au sujet de ceux qu'il considère comme des "brebis galeuses", et qui bénéficient toujours du soutien complice de la communauté catholique. Ses accusations sont lourdes:

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MessageSujet: En France les langues se délient   Sam 18 Fév - 5:25

Mardi, le tribunal correctionnel d'Angoulême a condamné à 18 mois de prison avec sursis, suivi socio-judiciaire pendant cinq ans, obligation de soins et inscription au fichier des délinquants sexuels, le frère Luigi de Gonzaga de la communauté des frères de Saint-Jean. Il a été reconnu coupable d'avoir agressé sexuellement un adolescent cognaçais en marge des activités d'aumônerie réalisées par la communauté religieuse dont il fait partie.

Dans une vidéo, père de la victime en avait appelé à la responsabilité de Monseigneur Dagens, l'évêque d'Angoulême.









Voici sa lettre ouverte:

"Monseigneur,

La Justice vient donc de condamner le frère Luigi de la communauté des frères de St Jean à dix huit mois de prison avec sursis, un suivi socio judiciaire de cinq ans.

Ce dernier s’il décide de faire appel du jugement, ce qui à mon sens ne fait qu’ajouter une honte supplémentaire au caractère abject de ses actes.

Je vous écrits cette «lettre ouverte» car j’estime que vous portez une part de responsabilité dans ce qui est arrivé à mon fils en ayant décidé de confier l’aumônerie de l’ensemble scolaire St Joseph de Cognac à la communauté St Jean.

Cette communauté n’est pas une communauté religieuse à qui l’on peut confier des jeunes en toute confiance et ce qui est arrivé à mon fils devait fatalement se produire un jour ou l’autre.

J’en veux pour preuve l’attitude de cette communauté à l’égard de mon fils depuis 2009. Quand le frère Luigi a été incarcéré en Juin 2011 après avoir été à nouveau soupçonné de viol sur mineur à Cluny, le frère Renaud-Marie, vicaire général et donc numéro 2 de cette communauté a cru bon de déclarer à l’AFP: «Il n’avait pas été condamné et, pour nous, la présomption d’innocence prévaut, d’autant qu’il se déclarait innocent des faits qui lui sont reprochés». Je trouve de tels propos ignobles à l’égard de mon fils car cela veut dire que, de 2009 à 2011, la communauté considérait mon fils de 12 ans au moment des faits comme un menteur. Comment accorder du crédit aux propos de ce même responsable quand il déclare, toujours en Juin 2011, «il (le frère Luigi) menait la même vie que les autres frères, on n’a jamais eu de problèmes avec lui» quand on sait que le frère Luigi était dans la communauté depuis une dizaine d’années, communauté qui compte de nombreux novices souvent très jeunes.

La communauté St Jean, créée en 1975, est une communauté de droit diocésain, c\'est-à-dire soumise à l’autorité de l’évêque du diocèse où se trouve sa maison-mère, en l’occurrence Autun en Saône et Loire. Depuis plus de dix ans, la communauté des frères de St Jean fait l’objet de lourdes accusations y compris même de la part de ceux qui dans l’Eglise sont chargés de sa tutelle. En 2001, Mgr Séguy, évêque d’Autun comptabilisait entre 30 et 35 «cas lourds, parfois très difficiles» dans un document écrit à caractère confidentiel. Ces cas lourds ne sont pas que des problèmes de mœurs, ils comptent aussi des problèmes d’emprise et de manipulation graves.

Comme il est malheureusement de tradition dans la hiérarchie de l’Eglise catholique, Mgr Séguy ne s’est jamais expliqué publiquement quand ce document a été porté à la connaissance d’un plus grand nombre de personnes. Il s’est contenté de déplorer auprès de ses confrères évêques que des documents officiels mais confidentiels aient pu être divulgués.

Depuis 2001, la liste des «cas lourds» s’est allongée mais la loi du silence est toujours en vigueur. Aucun frère n’a été réduit d’autorité à l’état laïc. Les autorités de la communauté, c\'est-à-dire le Prieur Général, son Vicaire Général et les frères membres du Conseil du Prieur Général décident de leur mutation en toute discrétion dans d’autres prieurés, à la manière de la communauté des Béatitudes qui a défrayé la chronique judiciaire en 2011 lors de la condamnation d’un de ses membres pédophile multirécidiviste.

Monseigneur, vous qui ne pouvez ignorer dans les grandes lignes les accusations contre cette communauté, vous renseigniez-vous au préalable auprès de l’évêché d’Autun ou des autorités de la communauté sur le passé des frères nouvellement nommés au prieuré de Cognac? Etiez-vous ou non au courant qu’un autre frère de St Jean qui a séjourné plusieurs années à Cognac avait été auparavant viré en 2000 pour une affaire de moeurs, d’un prieuré à l’étranger où il avait en tant que curé la charge d’une paroisse, à la demande de l’évêque du lieu, qui plus est un Cardinal Archevêque. Ce frère, qui n’est plus à Cognac est toujours en France dans un autre prieuré. La France est-elle le refuge des frères indésirables?

Un autre frère, condamné en justice pour pédophilie dans les années 90 est toujours en France dans un autre prieuré.

Un autre frère doit passer prochainement aux assises pour des affaires de viols sur mineurs.

Une affaire de pédophilie, à Rimont en Saône et Loire, remontant à une dizaine d’années a été révélée dans la presse locale en 2011 après avoir manifestement été étouffée.

En 2008, tous les frères du prieuré de Genève ont été mutés, dont celui qui était «prieur» de longue date, accusé de viols par personne ayant autorité. Affaire non jugée parce que prescrite mais qui a donné lieu à une enquête interne de l’Eglise à la demande des évêques d’Autun et Genève. Les conclusions de cette enquête ont été là encore tenues secrètes et tous les frères sont encore dans la communauté.

Les frères les plus anciens et en particulier ceux qui ont, à un moment ou à un autre, exercé des responsabilités au sein de cette communauté savent parfaitement bien ce dont parlait Mgr Séguy en 2001. Ils se taisent pour entretenir l’illusion d’une communauté religieuse sans tache et ils se serrent les coudes sans voir à quel point ils offrent ainsi un contre témoignage des valeurs morales qu’ils prônent. Mgr Benoît Rivière, l’actuel évêque d’Autun lui aussi se tait et couvre par son silence ces agissements.

Je n’attends pas de vous des excuses ou des regrets pour ce qui est advenu à mon fils, il est trop tard pour cela. Mais le père et parent d’élèves que je suis vous pose clairement les données du problème:

- Soit Mgr Rivière fait preuve enfin d’honnêteté (ce qui est la moindre des qualités que l’on puisse attendre d’un évêque) et s’explique, sans langue de bois et en toute transparence sur les propos tenus par écrit par son prédécesseur en 2001 et les religieux fautifs sont exclus de la vie religieuse. Dans ces conditions, il sera à nouveau possible de confier des enfants à cette communauté en toute confiance.

- Soit, comme je le crains, la loi du silence reste de mise et je vous demande de retirer à cette communauté la charge de l’aumônerie de l’ensemble scolaire St Joseph de Cognac et de la confier comme auparavant à des laïcs sous la conduite de prêtres diocésains de Cognac. Faute de quoi, ce qui est arrivé à mon fils se reproduira immanquablement tôt ou tard.

J’adresse un exemplaire de cette lettre ouverte au responsable de l’association des parents d’élèves (A.P.E.L.) de l’ensemble scolaire St Joseph de Cognac ainsi qu’à Mme la Directrice de l’ensemble scolaire St Joseph.\"


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MessageSujet: Cognac : suite   Sam 18 Fév - 5:27

Pédophilie: le père de la victime dénonce les "brebis galeuses" de la communauté cognaçaise [+vidéo]
Alors que le tribunal d'Angoulême vient de condamner un frère de la communauté des frères de Saint-Jean de Cognac pour agression sexuelle, le père de la victime en appelle à la responsabilité de l'évêque
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Le père de la victime souhaite que l'évêque d'Angoulême prenne ses responsabilités au sujet de ceux qu'il considère comme des "brebis galeuses"Photo CL
18 mois de prison avec sursis, suivi socio-judiciaire pendant cinq ans, obligation de soins et inscription au fichier des délinquants sexuels. Le tribunal correctionnel d'Angoulême a rendu ce mardi son jugement au sujet du frère Luigi de Gonzaga de la communauté des frères de Saint-Jean, reconnu coupable d'avoir agressé sexuellement un adolescent cognaçais en marge des activités d'aumônerie réalisées par la communauté religieuse dont il fait partie. Il y a quinze jours lors de l'audience, à huis-clos, Roberto, Mexicain de 42 ans, avait nié l'intégralité des faits.

L'adolescent avait affirmé avoir été victime, en mars et septembre 2009, d'attouchements sexuels de la part du religieux. Une première fois en marge de cours de catéchisme délivrés au collège Saint-Joseph de Cognac. Une seconde fois, en septembre, en marge d'une soirée organisée par les religieux - très actifs auprès des adolescents - dans un dortoir du prieuré Claire de Castelbajac, à Cherves-Richemont, où les frères de Saint-Jean sont implantés. L'adolescent avait raconté que le religieux l'avait amené dans un dortoir, puis attiré dans une douche dont il avait préalablement fermé la porte à clé avant de se livrer à des attouchements.

Depuis, en mai dernier, Roberto a été mis en examen dans une autre affaire d'agression sexuelle, qui se serait déroulée à Cluny et aujourd'hui instruite au TGI de Mâcon. Un adolescent de 17 ans, que Roberto avait rencontré dans un parc, avait indiqué aux enquêteurs avoir été invité à prendre un verre avec le frère. Celui-ci l'avait ensuite emmené dans une chambre d'hôtel et aurait tenté d'avoir une relation sexuelle avec lui.

A l'issue du jugement, le père de la victime s'est exprimé devant la caméra de CL. Il annonce qu'il va écrire à l'évêque d'Angoulême afin qu'il prenne ses responsabilités au sujet de ceux qu'il considère comme des "brebis galeuses", et qui bénéficient toujours du soutien complice de la communauté catholique. Ses accusations sont lourdes:

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MessageSujet: Scouts Canada   Sam 18 Fév - 5:29

La Police provinciale de l'Ontario enquête sur Scouts Canada
Mise à jour le vendredi 17 février 2012 à 19 h 17 HNE
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Les allégations d'agressions sexuelles par des membres de l'organisation font actuellement l'objet d'une enquête par la Police provinciale de l'Ontario (PPO). La PPO affirme avoir reçu une lettre de Scouts Canada il y a deux semaines, détaillant les allégations et demandant la tenue d'une enquête.

Le commissaire en chef de Scouts Canada, Steve Kent, reconnaît que l'organisation n'a pas signalé à la police par le passé toutes les allégations d'agression sexuelle ou de pédophilie répertoriées dans ses rangs au cours des dernières décennies.

Il y a trois mois, dans une vidéo d'excuses publiée sur YouTube, Steve Kent assurait que Scouts Canada avait toujours transmis à la police toutes les informations ou allégations relatives à des agressions sexuelles signalées dans ses rangs.

Le commissaire en chef de Scouts Canada assurait dans la même vidéo que l'organisation n'avait jamais dérogé à cette politique.

Or, quelques semaines plus tard, une enquête de l'équipe de The Fifth Estate, du réseau anglais de Radio-Canada, révélait que Scouts Canada n'avait pas transmis tous les cas de pédophilie à la police et que plusieurs dossiers avaient été gardés dans les archives de l'organisation.

Pour en avoir le coeur net, Scouts Canada affirme avoir confié à la firme privée KPMG l'étude de tous les dossiers de personnes expulsées de Scouts Canada ou sur qui on avait des soupçons, afin de déterminer ceux qui n'avaient pas été transmis aux policiers.

Selon les résultats partiels de cette étude, il appert que certains dossiers n'avaient effectivement pas été transmis aux autorités. Scouts Canada s'est engagé à corriger rapidement la situation.

Steve Kent se ravise

Dans une entrevue accordée à l'émission The Fifth Estate, Steve Kent a reconnu s'être trompé sur les faits et que l'organisation qu'il dirige n'avait effectivement pas divulgué à la police certaines informations par le passé.

« Ma compréhension de l'affaire a changé. Il y a effectivement des cas où les informations n'ont pas été rapportées assez rapidement aux autorités et c'est profondément troublant », a reconnu M. Kent dans une entrevue exclusive accordée à The Fifth Estate.

Steve Kent, commissaire en chef de Scouts Canada, dans une vidéo Youtube pour présenter des excuses. © Youtube
Steve Kent assurait du même souffle qu'il veillait aujourd'hui à ce que toutes ces informations occultées par le passé soient transmises à la police provinciale de l'Ontario (OPP).

Les journalistes de CBC avaient découvert à l'automne 2011 que Scouts Canada tenait depuis des années un registre secret d'hommes expulsés de l'organisation ou soupçonnés d'agression sexuelle dans ses rangs.

D'après l'enquête de la CBC, environ 340 enfants auraient été victimes d'agressions sexuelles dans les rangs de Scouts Canada depuis les années 1940.

Autre époque, autres solutions

Selon certains anciens chefs scouts interrogés par les journalistes de CBC, la pratique par le passé était de régler les questions de pédophilie localement et de congédier les fautifs sans pour autant faire appel à la police.

Selon John Pettifer, un ancien chef scout avec qui les journalistes de CBC se sont entretenus, les choses étaient différentes en 1977. « À cette époque, il suffisait probablement de faire part du problème à son supérieur, qui procédait ensuite aux vérifications et prenait les mesures nécessaires localement », explique M. Pettifer.

Or, selon un reportage de CBC diffusé en octobre 2011, Scouts Canada aurait par le passé pris la précaution de faire signer des ententes de confidentialité à au moins une douzaine de jeunes scouts victimes d'agressions sexuelles.

L'organisation a cependant assuré en décembre dernier qu'elle était prête à lever les clauses de confidentialité conclues avec les anciens scouts qui affirmaient avoir été victimes d'agression sexuelle de la part de certains animateurs.
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MessageSujet: Dinant Belgique   Sam 18 Fév - 5:31

La chambre du conseil de Dinant a confirmé vendredi le mandat d'arrêt délivré à l'encontre de l'abbé Marcel Colignon le 15 décembre 2011. Il est soupçonné de faits de pédophilie dans le cadre de ses fonctions, entre 1968 et 2001, à Surice, Flawinne, Omezée et Vodelée.

Et aussi

Curé pédophile à Dinant: la Justice lance un appel à témoins
"A l'heure actuelle, il n'y a aucun élément nouveau. Le nombre de victimes tourne aux alentours de 20 personnes. L'enquête suit son cours", a indiqué le parquet de Dinant. Marcel Colignon a été ordonné prêtre à Flawinne en 1968. Il avait ensuite effectué un intérim à Agimont avant d'exercer son ministère dans les paroisses d'Omezée, Vodelée et Surice. En septembre 2010, l'Evêché de Namur a été averti par le parquet de Dinant que l'abbé Colignon était impliqué dans une affaire d'attouchements sur deux enfants de sa famille. Après ces faits, le prêtre s'est vu signifier une interdiction d'être en contact avec des enfants dans l'exercice de ses fonctions, de reprendre le catéchisme et de célébrer des funérailles. Dès le 1er novembre 2010, il a été invité à prendre sa retraite. L'abbé Colignon a été arrêté le 15 décembre 2011 alors qu'il se trouvait dans un home à Couvin. Depuis son arrestation, une vingtaine de victimes se sont manifestées.
Belga
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MessageSujet: Portugal   Ven 24 Fév - 6:25

Portugal/Casa Pia: la culpabilité de 5 des 6 condamnés confirmée en appel


LISBONNE - La Cour d'appel de Lisbonne a confirmé jeudi cinq des six condamnations prononcées en première instance dans le procès d'une retentissante affaire de pédophilie connue comme le scandale de la Casa Pia, tout en ordonnant qu'une partie des faits soit rejugée.

La décision de la Cour d'appel a été unanime, a déclaré à la presse le président de ce tribunal, Luis Vaz das Neves.

Six des sept accusés de ce procès-fleuve ouvert à la fin 2004 avaient été condamnés en septembre 2010 pour des crimes d'abus sexuels et incitation à la prostitution commis sur 32 victimes, à l'époque des faits de jeunes garçons confiés à la Casa Pia, une institution accueillant des enfants en difficulté.

Pour vice de forme, la Cour d'appel a considéré nulle la partie du procès concernant les crimes qui auraient eu lieu à Elvas (sud-est), où se tenaient selon les victimes des orgies, et qui devront être rejugés en première instance.

Par conséquent, le principal accusé, un ancien jardinier et chauffeur de la Casa Pia, a pour l'heure vu sa peine réduite de 18 à 15 ans de prison.

Carlos Cruz, ancien présentateur vedette de la télévision portugaise, est désormais condamné à six ans, contre sept en première instance.

La peine de six ans et deux mois de prison dont avait écopé un ancien avocat a par ailleurs été annulée.

La justice portugaise a en revanche confirmé la condamnation d'un ancien responsable de la Casa Pia, d'un ancien diplomate et d'un médecin à des peines allant de 5 ans et neuf mois à 7 ans de prison.

Les six condamnés sont toujours libres car, selon la loi portugaise, l'exécution des peines est suspendue pendant les procédures d'appel.

Le scandale de la Casa Pia a éclaté fin 2002, lorsqu'un interne de cette institution bicentenaire a affirmé à la presse avoir été violé par un employé.

Des dizaines d'autres pensionnaires et anciens élèves de la Casa Pia avaient alors dénoncé l'existence d'un réseau pédophile impliquant plusieurs personnalités médiatiques et politiques.

Plus important scandale pédophile que le Portugal ait jamais connu, l'affaire est devenue ensuite le plus long procès de l'histoire judiciaire du pays.

En mars 2006, sans attendre la fin de la procédure, un tribunal d'arbitrage avait condamné l'Etat portugais à verser deux millions d'euros d'indemnités à 44 anciens pensionnaires de la Casa Pia, estimant qu'il avait failli dans sa mission de protéger les enfants.

Jeudi, l'avocat des victimes et de la Casa Pia, qui se sont constitués parties civiles, s'est dit totalement satisfait de la décision de la Cour d'appel.
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MessageSujet: Méthodes de répression ecclésiale qui explique le verrouillage en France   Ven 24 Fév - 18:11

Murielle Gauthier fut la conscience de Pierre-Etienne Albert, ce religieux qui lui a confessé ses actes pédophiles sur des dizaines d'enfants; aujourd'hui elle accuse l'Eglise de l'avoir ostracisée pour avoir révélé les turpitudes de l'un des siens. (c) Afp
Mots-clés : Religion, catholiques, pédophilie, Société
Murielle Gauthier fut la conscience de Pierre-Etienne Albert, ce religieux qui lui a confessé ses actes pédophiles sur des dizaines d'enfants; aujourd'hui elle accuse l'Eglise de l'avoir ostracisée pour avoir révélé les turpitudes de l'un des siens.
Cette mère de 40 ans vit dans l’ancienne abbaye de Bonnecombe, édifice magnifique et austère du 12ème siècle, où le poële de la salle à manger peine à réchauffer l'atmosphère glaciale. A ses côtés demeurent trois anciens membres de la communauté catholique des Béatitudes dont Pierre-Etienne Albert était le chantre.
Aujourd'hui, "tout va bien, tout est rentré dans l'ordre", dit-elle, avec une ironie amère. "Les victimes ont été entendues, Pierre-Etienne est en prison, la communauté est censée être en ordre, guérie. Mais notre situation, elle, reste la même".
La plupart des membres des Béatitudes ont quitté Bonnecombe en 2002. Un an plus tôt, Murielle avait eu "l'intuition" des agissements de Pierre-Etienne Albert. Depuis, l'évêché de Rodez, propriétaire des lieux, attend le départ des quatre irréductibles.
Murielle Gauthier, yeux et boucles noirs, est née d'un père marocain, d'une mère aux origines russes. Sa mère la maltraite, et elle est placée en famille d'accueil. Elle subit, dit-elle, les abus sexuels réguliers du père de famille. Elle sera internée quatre ans en hôpital psychiatrique.
A 14 ans, sa rencontre avec un prêtre, alors qu'elle nettoie des tombes d'enfants, lui a "sauvé la vie" car elle était prête à tuer ou à se tuer, raconte-t-elle. Il accompagne sa conversion au catholicisme.
Un mari tailleur de pierres dont elle est séparée aujourd'hui lui fait "cadeau" de sa fille, Vanille, 20 ans, et de pas grand-chose d'autre. C'est lui qui l'entraîne dans le courant du Renouveau charismatique auquel appartiennent les Béatitudes. "Ce n'était pas ma sensibilité, je n'étais pas à l'aise avec cette foi dans l'émotion".
La famille arrive à Bonnecombe en 2000. Pierre-Etienne Albert y vit depuis deux ans. Très vite, elle fait "un cauchemar récurrent", où elle voit des enfants nus et enchaînés en compagnie du chantre alors respecté. Elle l'interpelle et il avoue.
Dès lors, elle n'a de cesse de protéger les enfants. "Je deviens la gardienne, partout où il ira, j'y serai". Elle et ses trois compagnons ont été les "bracelets électroniques de Pierre-Etienne".
Une procédure judiciaire ouverte dans la Manche avorte. Murielle Gauthier revient à la charge et ce ne sont plus 15 noms de victimes que Pierre-Etienne Albert lâche, mais 68. En août 2007, elle saisit le procureur d'Albi.
Le 1er décembre 2011, le chantre est condamné à Rodez à cinq ans de prison.
Murielle Gauthier en veut aux responsables des Béatitudes, qui alertés, n'ont pas fait grand-chose selon elle. Au contraire, ils se sont "acharnés" contre elle. On l'a accusée d'être "possédée par le diable".
Henry Donneaud, frère dominicain chargé par le Saint-Siège en 2010 de faire le ménage dans la communauté, dément tout ostracisme; en fait, dit-il, dès l'arrivée de Murielle à Bonnecombe, les Béatitudes se sont scindées en deux. Ceux qui ne "supportaient pas l'emprise qu'elle avait sur l'abbaye sont tous partis", raconte-t-il. Il évoque des "rumeurs de phénomènes mystiques, psycho-spirituels" qui circulaient sur son compte.
Il veut cependant rendre "profondément justice" au petit groupe pour sa gestion du "problème de Pierre-Etienne".
Murielle est soulagée d'avoir tourné cette page même si pour elle, l'ex-chantre n'a pas pris la mesure du mal fait aux victimes. Elle l'a invité, lors d'un parloir, à "faire une relecture de (sa) vie".
Les quatre de Bonnecombe, qui ont créé une association de fidèles, aimeraient à présent trouver un accord avec l'évêché. Ils voudraient proposer des tables d'hôtes et des retraites spirituelles, pas forcément à Bonnecombe.
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MessageSujet: Pédophilie dans l’Église de Belgique: environ 500 cas signalés ?   Mar 28 Fév - 7:08

Pédophilie dans l’Église de Belgique: environ 500 cas signalés ?
Selon les criminologues Ivo Aertsen et Nele De Ranter, il y aurait, en Belgique, environ 500 cas d’abus sexuels au sein de l’Eglise qui ont été signalés.

Un chiffre obtenu en recoupant les données des Commissions Halsberghe et Adriaenssens, du procureur fédéral, de l’association « Mensenrechten in de Kerk », des services CAW (Centra voor Algemeen Welzijnswerk), des évêchés, des ordres et des congrégations. Le nombre de prêtres et de religieux impliqués dans ces dossiers reste cependant inconnu. Les faits remontent surtout aux années 60 et 70 et seraient trois fois plus importants en Flandre qu’en Wallonie. Ils se concentrent davantage dans les ordres et les congrégations.
Les chercheurs estiment que 70% des cas ont fait l’objet d’une intervention policière ou judiciaire et qu’un cas sur trois a été condamné au pénal. Ils avancent aussi que les autorités ecclésiastiques ont ordonné, de leur côté, des tâches limitées et des conditions spéciales (dans 25% des cas), des mutations (15%) ou des interdictions d’exercer des activités pastorales (15%). Référence cathobel : Pédophilie dans l’Église: environ 500 cas signalés ?
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MessageSujet: Luxembourg   Ven 16 Mar - 10:35

PÉDOPHILIE DANS L'ÉGLISE

«Si je parle, c'est pour que d'autres osent le faire»
BERGEM - Lisa* a lu le témoignage publié dans «L'essentiel» du 1er mars, pris son courage à deux mains et nous a appelés.



p
«Il était mon professeur de religion et l'abbé de l'église Sacré-Cœur à Luxembourg-Ville. Cela a commencé quand j'avais environ 8 ans, juste avant la communion. Quand j'allais me confesser, je passais en dernier. Il me faisait passer de son côté du confessionnal et je devais faire ce qu'il me disait».

«Les 5 000 euros proposés par l'Église catholique, c'est se moquer des gens: ça ne répare pas une vie!», s'indigne Lisa. (editpress)
Lisa a 63 ans aujourd'hui. Pendant plus de 50 ans, elle n'a pas parlé, et refoulé ce qu'elle a dû subir. «Petite, j'ai essayé d'en parler à ma mère, mais elle me disait d'arrêter de raconter des âneries! L'abbé était sacré et une personne de référence de la communauté». Sur son visage, on lit la peur de parler, de se confier et surtout d'être jugée. «J'ai honte. Je sais que ce n'est pas ma faute, mais je me sens sale et coupable».

Le curé l'a abusée pendant plusieurs années alors qu'il était abbé. «Sa mauvaise haleine est encore prégnante, c'était horrible!». Elle ferme les yeux de dégoût, essayant de chasser ses vieux démons. Lisa appelle régulièrement le prêtre de l'association des communes de Schifflange, le curé François Terzer. Son assistante paroissiale, Mme Cruchten, est souvent venue la voir pour la soutenir et l'écouter.
C'était avant la hotline de l'Église catholique. M. Terzer a rapporté les faits à l'archevêque Franck.

«Il est venu me voir, avec une photo sur laquelle il y avait quatre jeunes abbés: c'était un test. J'ai immédiatement reconnu l'abbé et l'archevêque m'a crue. Il l'a destitué de ses fonctions en juin 2011».
Sauf qu'en décembre, après que l'archevêque Hollerich l'a remplacé, le curé a repris ses fonctions. Révolté, M. Terzer a écrit plusieurs lettres à Monseigneur Hollerich depuis janvier pour réclamer qu'il soit destitué une bonne fois pour toutes. Pas de réponse.

«Si je vous ai appelés, termine Lisa, c'est pour que toutes les victimes qui n'osent pas parler aient le courage de le faire». Elle-même a mis de longs mois avant de trouver enfin cette force.

C.M.

en France c'est toujours l'embargo et la loi du silence !! rendeer
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MessageSujet: Croatie   Ven 16 Mar - 10:39

Croatie - Pédophilie: l'Eglise catholique croate ouvre l'enquête contre un prêtre
15 Mars 2012 - 20:28

La puissante Eglise catholique croate a indiqué jeudi avoir ouvert une enquête visant un prêtre à la retraite, accusé par des anciens paroissiens d'abus sexuels remontant à leur jeunesse.

L'homme est soupçonné d'avoir abusé sexuellement plus d'une centaine de garçons, ajourd'hui trentenaires, alors qu'il était à la tête de la paroisse de Bibinje, dans la région de Zadar (sud), selon le quotidien croate Slobodna Dalmacija.

L'archevêque de Zadar, Zelimir Puljic, a informé une commission ecclésiastique chargée d'enquêter sur des faits de pédophilie des témoignages de victimes présumées, a indiqué l'archevêché dans un communiqué.

Le prêtre, aujourd'hui âgé de 72 ans, s'est vu interdire de fréquenter les paroisses durant l'enquête.

Mgr Puljic a dénoncé "tout cas de pédophilie" et exprimé des "regrets profonds pour les souffrances subies par les victimes de telles violences". Il a appelé à redoubler d'efforts "sans compromis pour éclaircir de tels cas, pour les victimes des violences et pour la réputation de l'Eglise".

La police locale a elle aussi indiqué avoir ouvert une enquête.

Près de 90% des 4,2 millions de Croates sont catholiques et l'Eglise joue un rôle important au sein de la société locale.

en france c'est toujours la loi du sielnce ! rendeer
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MessageSujet: Le scandale des bébés volés avec et par l'Eglise   Sam 17 Mar - 5:13

MATINALE
Les "bébés volés", l'autre scandale qui menace l'Eglise
Natalia Trouiller - publié le 15/03/2012
En Australie et maintenant au Québec, de vieux scandales d'enfants arrachés à leurs parents avec l'aide de l'Eglise catholique ressurgissent à la faveur de la médiatisation des affaires de pédophilie. Une pratique courante dans les années 50 et qui n'est pas l'apanage de l'Eglise, mais à laquelle elle doit faire face aujourd'hui.
QUEBEC: DES MERES DE "STOLEN BABIES" DEMANDENT JUSTICE
C'est un des plus gros cabinets d'avocats du pays, Merchant Law Group, qui vient d'annoncer qu'un recours collectif contre l'Eglise catholique avait été organisé par ses soins aux motifs de l'enlèvement d'environ 200 enfants - l'associé principal, Tony Merchant, reconnaît espérer que ce nombre grandisse au fur et à mesure de la médiatisation de l'affaire. Si c'est le cas, l'Eglise catholique a du souci à se faire: selon une chercheuse ayant elle-même dû abandonner son enfant, près de 350.000 mères célibataires ont été contraintes de laisser leur bébé pour adoption, entre 1945 et 1973. Et dans le Québec de ces années-là, de nombreuses structures d'accueil pour ces femmes étaient cogérées avec l'Eglise catholique, contrairement à la France par exemple, où des pratiques du même ordre ont eu lieu dans des institutions d'Etat.
> Est-on à la veille d'un scandale aussi grand, sinon plus, que les récents scandales de pédophilie dans le clergé? Médiatiquement, c'est possible. Mais ce procès serait plutôt le procès d'une époque que d'une institution particulière. Il n'existait tout simplement pas de statut de la mère célibataire dans le Québec des années 50 à 70, et la perception sociale de l'époque ne faisait pas dans le détail pour les "filles-mères": elles n'avaient guère d'autre choix, si elles voulaient réintégrer la société, que d'abandonner l'enfant né d'une union illégitime. Selon Tony Merchant, ce climat est à imputer à l'emprise de l'Eglise sur la société québécoise. "Les croyances de l'Église catholique sur le sexe avant le mariage et son approche pleine de jugement l'ont rendue particulièrement agressive dans sa pression sur les femmes pour qu'elles abandonnent leurs enfants en vue de l'adoption", a-t-il déclaré à la conférence de presse.
> Les scandales de "stolen babies" (bébés volés) ne touchent pas l'Eglise qu'au Québec. En Australie, en septembre dernier, le directeur de Catholic Health Australia a demandé publiquement pardon devant la commission sénatoriale chargée d'enquêter sur la soustraction, là encore entre 1950 et 1970, d'environ 150.000 enfants de mères célibataires (voir Matinale Chrétienne du 30 septembre). Là encore, c'est une époque qui est en cause: en 2009, le gouvernement australien a lui aussi demandé pardon pour les 500.000 enfants arrachés à leurs mères célibataires ou à des familles aborigènes par l'Etat et placés dans des structures publiques dans lesquelles nombre d'entre eux ont subi des maltraitances graves.
> En Espagne, l'actualité est également aux bébés volés pour l'Eglise - ces faits remontent toujours à la même période, en l'occurence celle du franquisme.
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MessageSujet: En Allemagne ça continue !   Mar 20 Mar - 4:40

Nouveau scandale de prêtres pédophiles en Allemagne
Mots clés : Église, Pédophilie, Allemagne

Par Patrick Saint-Paul
Mis à jour le 19/03/2012 à 14:33 | publié le 19/03/2012 à 13:18 Réactions (4)

L'évêque Stephan Ackermann, accusé par le «Spiegel» d'abriter des prêtres pédophiles dans son diocèse. Crédits photo : TORSTEN SILZ/AFP
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L'évêque chargé de faire la lumière sur ces affaires abrite dans son diocèse sept prêtres coupables de violences sexuelles sur des enfants.

L'Église catholique allemande est secouée par un nouveau scandale pédophile. Mgr Stephan Ackermann, chargé par la Conférence épiscopale allemande de faire toute la lumière sur les abus sexuels sur mineurs, avait promis une «tolérance zéro» pour les délinquants sexuels au sein de l'Église. Mais l'évêque de Trêves abriterait d'anciens pédophiles dans son diocèse, révèle l'hebdomadaire Der Spiegel.

Au moins sept prêtres pédophiles y exercent une charge, selon le Spiegel. D'après le magazine, il est impossible que Mgr Ackermann n'ait rien su. Trois prêtres ont déjà été condamnés par la justice. Un professeur d'internat avait contraint un élève à des relations sexuelles et deux autres avaient été poursuivis pour possession d'images pédo-pornographiques.

Le diocèse de Trêves, qui refuse de communiquer le nombre exact de délinquants sexuels actifs dans ses paroisses, minimise l'affaire. Employés pour des tâches «subalternes», ces hommes ne seraient plus en contact avec des mineurs et l'Église les surveillerait de près.

Cependant, l'affaire provoque un malaise au sein des associations de défense des victimes d'abus. «L'évêque Ackermann continue de laisser exercer d'anciens et de potentiels violeurs, déplore Thomas Schnitzler, un responsable de l'association de victimes “MissBit” dans le Spiegel. Le risque qu'il fait courir aux enfants est absolument indéfendable.»

20.000 victimes entendues
Un prêtre pédophile âgé de 72 ans, cité par l'hebdomadaire, met en garde contre ce danger. «C'est comme une addiction, une schizophrénie», affirme-t-il à propos de ses penchants pédophiles «qui débranchent des pans entiers de la conscience».

Lors de sa visite en Allemagne en septembre dernier, le pape Benoît XVI avait rencontré des victimes de prêtres pédophiles et exprimé ses profonds regrets.

L'Église catholique allemande avait été ébranlée en 2009 par une série de révélations sur des abus sexuels au sein de ses institutions. Tout a commencé lorsque le principal du prestigieux collège jésuite Canesius de Berlin a demandé pardon aux anciens élèves pour les sévices infligés par les enseignants de son établissement. Brisant le mur du silence, sa lettre avait déclenché une vague de révélations.

Issues de différentes régions d'Allemagne, les victimes avaient appelé une «hotline» mise en place par l'Église allemande. En janvier, le gouvernement fédéral a décidé de proposer à chaque personne ayant été victime durant l'enfance de sévices dans des écoles catholiques du pays, une thérapie d'un coût de 10.000 euros, financée par un fonds mis en place pour répondre au scandale de pédophilie. Ce fonds, de 100 millions d'euros, est le fruit de dix mois de consultations entre le gouvernement, les victimes et les responsables de l'Église.

Selon le gouvernement, plus de 20.000 victimes d'abus sexuels ont été entendues dans le cadre de la consultation.

En septembre, le Pape avait assuré les associations de victimes que les responsables de l'Église «œuvraient à élucider les délits d'abus sexuels et s'efforçaient de favoriser des mesures efficaces pour la protection des enfants et des jeunes». La mise en cause de Mgr Ackermann, principal responsable du dossier, porte un coup sévère à la crédibilité de l'Église.

et en France les amis ? rendeer rien ne bouge ...comme d'hab ! rendeer rendeer rendeer
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MessageSujet: le Vatican aurait dissimulé pendant des décennies des preuves d'actes pédophiles de la part de l'un des plus célèbres prêtres mexicains.   Dim 25 Mar - 9:56

La première journée pleine de Benoît XVI au Mexique a été assombrie samedi par de nouvelles accusations selon lesquelles le Vatican aurait dissimulé pendant des décennies des preuves d'actes pédophiles de la part de l'un des plus célèbres prêtres mexicains.

Dans un ouvrage intitulé "La voluntad de no saber" (La volonté de ne pas savoir), les auteurs affirment avoir eu connaissance de plus de 200 documents confidentiels issus des archives du Vatican. Selon eux, ces documents montrent que la hiérarchie de l'Eglise catholique a ignoré les plaintes reçues au sujet de la consommation de drogue et des agressions commises contre des séminaristes par le défunt père Marcial Maciel, fondateur de la congrégation de la Légion du Christ.

Par ailleurs, des victimes d'agressions sexuelles de la part de prêtres catholiques au Mexique ont sollicité une audience auprès du pape, arrivé vendredi dans ce pays, mais ils n'ont pas obtenu de réponse.

Marcial Maciel est décédé en 2008 à l'âge de 87 ans. L'année suivante, les autorités catholiques ont reconnu que le prêtre avait mené une double vie, qu'il avait eu des enfants et menait grand train grâce aux dons de ses fidèles.

"Le Vatican n'était pas seulement au courant des pathologies de Maciel mais il les a tolérées et les a cachées", accuse Bernardo Barranco, expert des questions religieuses et auteur de la préface du livre.
Bernardo Barranco a présenté cet ouvrage de 255 pages samedi à Leon, ville du centre du Mexique où Benoît XVI se repose après son long voyage en provenance d'Italie.

Parmi les éléments avancés dans le livre figure une lettre adressée en 1979 aux autorités catholiques par John McGann, évêque de Rocksville Center à New York. Ce dernier cite le témoignage de Juan Vaca, un Légionnaire du Christ affirmant avoir été victime d'abus sexuels de la part du père Maciel depuis l'âge de 13 ans.
John McGann a déclaré à un responsable du Vatican présent aux Etats-Unis que Juan Vaca avait "soulevé de graves questions au sujet de la stabilité du père Maciel" dans un témoignage écrit remis à des responsables de l'Eglise.

Une autre lettre datant de 1954 décrit en détails comment le père Maciel s'injecte de la morphine.
Le fondateur de la Légion du Christ a été soupçonné pendant des années mais, en raison notamment du soutien du précédent pape, Jean Paul II, il n'a pas été officiellement mis en cause par l'Eglise jusqu'en 2006, date à laquelle Benoît XVI lui a demandé de se retirer dans une vie "de prière et de pénitence".

Benoît XVI s'est attaché à rencontrer des victimes d'actes de pédophilie à Malte, aux Etats-Unis ou encore en Australie, mais aucun entretien de ce type n'est prévu au Mexique, où le pape séjourne jusque lundi.
"Nous avons demandé à le voir et nous espérions qu'il s'assiérait avec nous comme il l'a fait dans d'autres pays. L'Eglise dit qu'aucune victime ne l'a sollicitée, ce qui est un mensonge supplémentaire destiné à protéger les prêtres toujours en activité", a déclaré Jesus Romero, qui dit avoir été agressé sexuellement par un prêtre catholique à l'âge de sept ans.

Le père Jorge Martinez, de la conférence épiscopale du Mexique, a dit qu'il serait difficile pour le pape de modifier son programme mais que le message qu'il adresserait à la jeunesse évoquerait les souffrances provoquées par la violence.
Benoît XVI doit célébrer dimanche une messe à laquelle sont attendues des centaines de milliers de fidèles. Il se rendra à Cuba lundi.

Fondée en 1941, la Légion du Christ est une puissante congrégation particulièrement implantée dans le milieu des affaires au Mexique. Elle peut revendiquer le soutien de Carlos Slim, l'homme le plus riche du monde.
Elle dirige des écoles et des organisations caritatives dans 22 pays via un réseau de 800 prêtres et 2.500 séminaristes. Elle s'appuie sur le mouvement Regnum Christi, qui compte environ 75.000 membres.
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MessageSujet: Plus de 700 plaintes aux USA   Jeu 12 Avr - 4:47

Quelque 700 personnes, dont 21 actuellement mineures, ont accusé d'abus sexuels en 2011 des membres du clergé catholique des Etats-Unis, indique le neuvième rapport annuel publié par la Conférence américaine des évêques catholiques.


68 % de ces allégations concernent des faits survenus entre 1960 et 1984 et la plupart entre 1975 et 1979, ajoute le rapport, selon lequel beaucoup des personnes accusées sont mortes, ont été démises de leurs fonctions sacerdotales ou l'avaient été après avoir fait l'objet d'accusations dans les précédents rapports.

Ce rapport est basé sur un examen mené par la société d'audit StoneBridge Business Partners des diocèses catholiques que le clergé américain réalise chaque année depuis l'éclatement du scandale des prêtres pédophiles aux Etats-Unis en 2002, lorsque l'archevêque de Boston avait reconnu avoir protégé un prêtre responsable de nombreux abus sexuels.

109 MILLIONS DE DOLLARS DE COÛT POUR L'ÉGLISE

Les coûts pour l'Eglise, qu'il s'agisse de dédommagements pour les victimes, de frais d'avocats ou de soins pour les accusés, se sont élevés à 109 millions de dollars en 2011 contre 124 millions l'année précédente.

Même si le rapport souligne que la majorité des accusations concernent un passé lointain, "l'église doit rester vigilante et faire tout son possible pour que ces abus ne se répètent pas", écrit le cardinal Timothy Dolan, président de la conférence.

La publication de ce rapport, daté de mardi, intervient quelques semaines après l'ouverture fin février en Pennsylvanie du tout premier procès d'un évêque ayant couvert des prêtres pédophiles. Mgr William Lynn, ancien responsable du personnel du diocèse de Philadelphie, est accusé d'avoir dissimulé des cas d'abus sexuels et de n'avoir rien fait pour éloigner au moins deux prêtres de postes les mettant en contact avec des mineurs. Il encourt quatorze ans de prison.

en France ?...toujours l'omerta ... Sleep
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MessageSujet: Affaire Danneels : comment la Justice étouffe encore un dossier   Dim 29 Avr - 9:04

Affaire Danneels : comment la Justice étouffe encore un dossier

source : http://dondevamos.canalblog.com/



Revenons très rapidement sur cette affaire Danneels : lors de perquisitions à l'archevêché de Malines, où il réside, la Justice a trouvé les rapports d'autospie de Julie et Mélissa, ainsi que les photos de ces autopsies. D'autres document compromettants ont bien sûr été saisis, montrant que le cardinal a couvert de nombreuses affaires de pédophilie aus ein de l'Eglise. Après un intense lobbying contre le travail du juge à l'origine des perquisitions, celui-ci a démissionné et la Justice a tenté d'invalider ces perquisitions, rendant impossible l'utilisation des pièces trouvées lors de la procédure.


Ca a des relents d'affaire Dutroux, quand la Justice s'est enfoncée dans ses "relectures", dans ce "dossier bis" qui ne devait jamais aller au bout. Cette fois, il s'agit de protéger le réseau pédophile international qu'est devenue l'Eglise.

L'opération Calice, lancée le 24 juin 2010 par le juge Wim De troy, a donc mené à des perquisitions à l'archevêché et chez Danneels. On a appris qu'il a couvert au moins 40 affaires de pédophilie dans sa zone et dans toute la Flandre, ce qu'il a toujours nié bien sûr.
De Troy a aussi saisi les dossiers de pédophilie jalousement conservés par la commission parlementaire ad hoc (elle a reçu 476 plaintes) , dite commission Adriaenssens, et le 1 er juillet 2010, ladite commission s'est fait hara kiri.

Bref, très rapidement, en août 2010, la chambre des mises en accusation décide que les dossiers doivent être rendus par la Justice à la commission qui n'existe plus, et les dossiers saisis à Malines sont jugés irrecevables, car, semble-t-il, obtenus illégalement. Donc, il n'y a plus de preuves, ce qui a amené le juge à démissionner.

Motif de l'invalidité? Selon la presse Belge, "Les perquisitions avaient été ordonnées par le juge d'instruction sur base de déclarations de Godelieve Halsberghe, ancienne présidente de la commission des Abus sexuels. Mais la chambre des mises relève que ces déclarations ne concernaient que la cathédrale Saint-Rombaut".

En octobre 2010, la cour de cassation cassait les deux arrêts de la chambre des mises en accusation, mais en décembre celle-ci maintient l'illégalité des perquisitions menées à la Commission Adriaenssens, mais elle déclarait légales celles concernant le palais archiépiscopal, la cathédrale Saint-Rombaut et le domicile du cardinal Danneels.
Là, l'avocat de Danneels et de l'archevêché se pourvoit en cassation contre ces deux décisions en mars 2011.

La saga continue en octobre 2011, quand que la chambre des mises en accusation examine pour la troisième fois la pertinence des perquisitions à Malines, et que le parquet fédéral lui demande de les déclarer légales. Puis, en novembre 2011, la chambre des mises en accusation les a à nouveau déclarées illégales.
Du coup, les victimes se sont aussi portées en cassation

En avril 2012, on s'enfonce dans le délire : la cour de cassation a cassé le dernier arrêt de la chambre des mises en accusation sur les perquisitions menées à Malines et au domicile de Danneels. Mais, une partie seulement de la décision de la chambre a été cassée, et on ne sait pas laquelle!
Une vraie histoire Belge, où la Justice passe dix fois plus de temps à ergoter sur des détails qu'à examiner le fond de l'affaire, en l'occurrence les centaines de signalements d'abus sexuels commis par les curés et autres enrobés. La suite devrait nous emmener encore plus loin dans les inepties juridiques.
Danneels continue à remuer et veut porter plainte pour violation du secret de l'instruction, car un journal néerlandais s'est référé à des sources 'proches de l'instruction', expliquant de Danneels avait été mis au courant d'au moins 40 cas d'abus dans l'Eglise néerlandaise.
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MessageSujet: Ca repart en Italie   Jeu 3 Mai - 16:03

Don Riccardo Seppia, un prêtre arrêté il y a un an à Gênes en Italie, a été condamné jeudi pour "violence sexuelle sur mineur et tentative de contraindre un mineur à la prostitution". Sa peine est de 9 ans et près de 7 mois de prison pour pédophilie, ainsi qu'au paiement de dommages de 28.000 euros, rapportent les médias italiens.

Le procès avait débuté en février dernier et s'est tenu dans une forme abrégée qui permet à l'accusé de bénéficier automatiquement d'une réduction d'un tiers de la peine maximale prévue. Le parquet avait demandé 11 ans et 8 mois de réclusion ainsi qu'un dédommagement de 32.000 euros.

L'ancien prêtre, qui se trouve en détention depuis son arrestation, était accusé d'avoir abusé de jeunes, d'avoir tenté de convaincre un Albanais de 17 ans à se prostituer et d'avoir offert de la drogue à plusieurs de ces adolescents. L'avocat a annoncé qu'il ferait appel de ce verdict.
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MessageSujet: De nouveaux cas de pédophilie dans le mouvement des Légionnaires du Christ ont été signalés à la Congrégation vaticane pour la doctrine de la foi,   Ven 11 Mai - 15:09

De nouveaux cas de pédophilie dans le mouvement des Légionnaires du Christ ont été signalés à la Congrégation vaticane pour la doctrine de la foi, a indiqué vendredi le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.

Interrogé , le père Lombardi a indiqué que «les supérieurs ecclésiastiques compétents (des Légionnaires du Christ) ont suivi les normes en vigueur, signalant à la Congrégation pour la doctrine de la foi quelques cas venus à leurs connaissance, qui se sont produits il y a plusieurs décennies».

Le Vatican enquêterait sur un nombre imprécisé de prêtres de ce mouvement soupçonnés d’abus sexuels sur des mineurs, et d’autres crimes.

Le père Lombardi a déclaré n’avoir pas d’informations plus précises sur cette enquête.

La Congrégation des Légionnaires du Christ, un des mouvements de l’Eglise en plein essor sous le pontificat de Jean Paul II, a été discrédité par les révélations sur son fondateur Marcial Maciel. Les accusations de crimes pédophiles et de double vie se sont multipliés sur son compte, et le Vatican a condamné son comportement.

Marcial Maciel était décédé aux Etats-Unis en janvier 2008, à l'âge de 87 ans. Il était accusé d’avoir eu une fille issue d’un liaison cachée et d’avoir abusé de huit anciens séminaristes.

En 2010, le pape Benoît XVI avait accordé les pleins pouvoirs à un prélat, Mgr Velasio De Paolis, chargé par lui de faire le ménage dans cet ordre ultra-conservateur de l’Eglise.

A la suite de nouveaux règlements adoptés à la suite du scandale de pédophilie dans l’Eglise, tous les délits présumés de pédophilie commis par des membres du clergé doivent être communiqués à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Les Légionnaires du Christ sont présents dans 22 pays, notamment en Amérique Latine, et revendiquent 800 prêtres, 2 500 séminaristes, 70 000 membres laïcs et gère douze universités.
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MessageSujet: Le prêtre pédophile voulait tuer son accusateur   Jeu 24 Mai - 4:50

Les faits se sont déroulés, une fois n'est pas coutume, aux Etats-Unis et, plus précisément, au Texas. Ils concernent à la fois une affaire de pédophilie et une affaire de meurtre avec préméditation. De quoi passer quelques années en prison.
Et, histoire de sommer tous les clichés possibles, il s'agit d'une histoire de prêtre pédophile.
John Fiala était le prêtre d'une petite paroisse rurale dans l'Etat du Texas. Profitant de sa position de pouvoir il aurait commencé à violer un jeune garçon quand celui-ci avait 16 ans. Des abus qui auraient duré plusieurs années.
Le jeune garçon aurait été violé dans le bureau du prêtre mais aussi dans des motels ou encore en voiture. En effet, John Fiala se proposait d'accompagner le jeune homme voir sa copine à plusieurs heures de route de la petite ville et assouvissait ses pulsions en route.
Selon le jeune homme, il lui aurait même pointé une arme à feu à la tête afin de l'obliger à lui pratiquer une fellation. Sans compter les menaces que le prêtre faisait peser sur le jeune garçon au cas où il parlerait.
Mais voilà, le jeune homme l'a, au final, accusé de viol et John Fiala s'est retrouvé sous le coup d'une enquête. C'est alors qu'en 2008 l'ancien prêtre décide de prendre les choses en main.
Quelle meilleure manière de mettre fin à tout ça que de faire tuer le jeune homme par un tueur à gages ? C'est sans doute ce que John Fiala s'est dit. Mais, malheureusement pour lui et heureusement pour sa jeune victime, John Fiala est tombé dans un piège.
Il a en effet mis un contrat sur la tête de son accusateur, mais l'homme qui a accepté le contrat était un policier sous couverture. Ainsi, outre l'accusation de pédophilie et viol, le voilà accusé de tentative de meurtre avec préméditation.
Finalement, John Fiala, aujourd'hui âgé de 53 ans, vient d'être condamné à 60 ans de prison par un jury du comté de Dallas. Il ne pourra pas demander une libération conditionnelle avant 2027.
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MessageSujet: Témoins de Jéhovah ( video)   Jeu 24 Mai - 7:44

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MessageSujet: Scandale au Vatican   Jeu 24 Mai - 19:13

Scandale au Vatican : viol et meurtre sur mineure


C4N
mar., 22 mai 2012 03:32 CDT
Comparativement, les frasques d'un Dominique Strauss-Kahn font figure de péché véniel. Le père Gabriele Amorth, 85 ans, met en cause le défunt Mgr. Simeone Duca, ancien archiviste du Saint-Siège, qui aurait été l'organisateur de parties fines à Rome, voire dans la cité vaticane. Il l'accuse indirectement du meurtre d'une jeune fille de 15 ans, Emanuela Orlandi, disparue en 1983 et présumée enterrée secrètement dans la crypte de l'église Sant' Appolinare, dans le cercueil d'un capo mafieux, Enrico De Pedis.

Voilà des années que le mystère de la disparition d'Emanuela Orlandi émeut toute l'Italie, et des semaines que de nouvelles supputations donnent sa dépouille enterrée dans la sépulture, en l'église romaine Sant Appollinare, d'un chef mafieux, Enrico De Pedis, abattu à l'âge de 38 ans en 1990.

La tombe a été ouverte la semaine dernière, mais Mgr Pietro Vergari, en charge de la paroisse dans les années 1980, dément les supputations...

Pour lui, il s'agit d'une légende, et seuls de très anciens paroissiens auraient été enterrés dans son église (hormis la dépouille de De Pedis, qui se serait repenti en prison et se serait adonné à des bonnes œuvres).

Mais le très controversé exorciste officiel du Vatican, le père Amorth, n'a pas attendu les résultats des examens menés par le Labanof (laboratoire d'anthropologie et d'ondontologie légale) de Milan (attendus ces prochains jours...).

Pour l'exorciste, la jeune victime a été l'objet d'un trafic à caractère sexuel après enlèvement et l'instigateur n'aurait été autre que Mgr Simeone Duca, l'ancien archiviste décédé du Vatican. En sus, partie de la garde suisse et une « ambassade étrangère » proche de la nonciature apostolique (les Affaires étrangères vaticanes) serait impliquée, selon le père Amorth.

La Stampa, à laquelle l'exorciste a confié ses accusations, encore fort peu étayées, traite l'affaire avec circonspection.

D'une part, une toute autre hypothèse avait été précédemment avancée. De Pedis, capo de la Banda della Magliana, avait été victime d'un règlement de comptes de la part d'ex-associés.

La victime de l'enlèvement était la fille d'un employé du Vatican. L'ex-concubine de De Pedis, Sabrina Minardi, avait mis en cause le prélat américain, Mgr Paul Marcinkus, qui avait la haute main sur les finances du Vatican.

Ce dernier, de son vivant (il est mort en Arizona voici quatre ans), a toujours argué de son statut diplomatique pour se soustraire à toute enquête, que ce soit dans l'affaire du scandale de la banque Ambrosiano ou dans d'autres.

« Simple » enlèvement

Selon Sabrina Minardi, Mgr Marcinkus ou certains de ses associés mafieux auraient enlevé la jeune fille pour faire pression sur sa famille. Les faits seraient certes crapuleux, mais sans connotation sexuelle particulière.

La réticence de la rédaction de La Stampa provient aussi de la réputation de l'exorciste, peu en état de grâce dans la communauté ecclésiastique vaticane.

Parties fines

En matière de scandales sexuels, ces dernières années, le Vatican n'avait défrayé la chronique qu'à la suite d'allégations selon lesquelles des sœurs (surtout de jeunes religieuses africaines ou originaires de pays très pauvres) seraient exploitées par les prélats, servant de bonnes à tout faire et parfois de « distractions ».
Leur sort peu enviable obligerait certaines à se prostituer aux abords de l'agglomération romaine.

Mais le père Amorth va beaucoup plus loin. Selon lui, qui n'aurait jamais cru à un enlèvement du fait d'un « réseau international », l'adolescente aurait été la proie d'un cercle de « libertins » ou plutôt d'exploiteurs sexuels dont l'épicentre aurait été Mgr Simeone Duca, bénéficiant de complicités au sein des services de sécurité du Vatican et de ceux d'une « ambassade auprès du Saint-Siège ».

Le père Gabriele Amorth, nommé exorciste en 1986, a dénoncé souvent - il a écrit trois livres, traduits en France aux éds François-Xavier de Guibert - la présence de cercles satanistes au Vatican.
Il a aussi mis en cause l'influence néfaste de la saga des Harry Potter, la pratique du yoga, et abondé en déclarations.
Ainsi le pape Pie XII aurait tenté d'exorciser Adolf Hitler à distance, en vain.

Le père Amorth aurait pratiqué, selon ses dires, 45 000 exorcismes, pour des cas de possession, vexation, obsession et infestation. Il est parti en croisade contre les nouvelles règles régissant les exorcistes dans les diocèses, car il considère qu'elles limitent beaucoup trop leurs interventions et que les nouveaux rites sont inopérants.

Se serait-il mis de nouveau en avant pour faire parler de lui et de ses thèses ? Bien sûr, il s'en défend... Mais son tout dernier livre, écrit avec Rodari Paolo, paru aux éds Piemme fin février 2012, L'Ultimo esorcista, évoque déjà cette piste.
Pour le père Amorth, la bataille contre les puissances du mal et des ténèbres durera jusqu'à la fin des temps, mais, l'église catholique romaine ne croit plus, selon lui, à l'existence du démon.

Ses déclarations interviennent alors que la Conférence épiscopale italienne vient de se prononcer sur les cas d'abus sexuels et notamment à caractère pédophile.

Les archives de l'église ne doivent pas être obligatoirement accessibles à la justice ou à la police, mais le clergé est incité à coopérer avec les autorités civiles. Comme l'a résumé le titre d'Il Messaggero, « Pedofilia, vescovi: non siamo polizia, non siamo obbligati a denunciare ». Mgr Mariano Crociata vient de se prononcer, au nom des évêques italiens, en ce sens.

Pietro Orlandi, frère d'Emanuela, avait rapporté à la presse italienne que la directrice du chœur de l'église Sant' Appolinare, sœur Dolores, se méfiait de don Piero Vergari, l'évêque chargé de la paroisse, conseillait aux jeunes filles de s'en écarter, dont Emanuela, et préférait elle-même faire ses dévotions dans d'autres églises. Mais Pino Nicotri, journaliste de L'Espresso, dans son livre Emanuela Orlandi, la verità, doute des hypothèses de Pietro Orlandi et penche plutôt pour un enlèvement orchestré qui aurait pu être connu du défunt pape Jean-Paul II (qu'il nomme Wojtyla).

Dans ce cas, les pistes suggérées seraient des trompe-l'œil, mieux valant, pour le Vatican, une sombre histoire de ballets bleus ou roses que la révélation d'affaires beaucoup plus complexes.

François Hollande deviendra-t-il, après René Coty, Charles De Gaulle, Valéry Giscard ou Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy (mais non G. Pompidou ou F. Mitterrand, qui avaient décliné), « premier et unique chanoine honoraire de l'archibasilique majeure de Saint-Jean-de-Latran » ? Et dans la foulée chanoine de l'abbaye de Beauchêne de Cerizay (Deux-Sèvres) qui appartient aux chanoines réguliers du Latran ?

Succédera-t-il à Nicolas Sarkozy en tant que protochanoine d'Embrun, chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Maurienne ou de Notre-Dame de Cléry ?

Comme le rapporte La Croix, les titres religieux honorifiques des présidents de la République française sont nombreux : il faut y ajouter ceux de chanoine honoraire de Saint-Hilaire de Poitiers, de Saint-Julien du Mans, Saint-Martin de Tours, Saint-Maurice (Angers), Saint-Jean (Lyon), Saint-Étienne (Cahors) et de la paroisse germanopratine parisienne.

Cette affaire restera sans doute interne à l'Italie et au Vatican, mais il n'est pas tout à fait exclu que sa résurgence puisse avoir une portée internationale.
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