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 Pédophilie d' Eglise

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MessageSujet: Délivrez nous du mal (2)   Mar 18 Nov - 9:22

O'Grady est terrifiant et surtout bien réel. Ajouter un commentaire pour souligner sa noirceur aurait été redondant. »
En menant son enquête, Amy Berg s'est posé la question de la pédophilie au sein du clergé : « Pourquoi existe-t-il autant de pédophiles dans l'Eglise catholique ? » Peut-être parce qu'elle s'occupe, aux Etats-Unis particulièrement, d'enfants souvent démunis et sans repères, parmi lesquels beaucoup ont déjà été victimes d'abus sexuels. Ces jeunes gens grandissent au sein de l'Eglise, dans un environnement répressif qui nie et interdit le développement d'une sexualité normale. Mais ce n'est pas la seule explication, la plupart des victimes qui témoignent dans le film vivaient dans des familles dites « normales ».
« On accuse aussi beaucoup les prêtres pédophiles d'être des homosexuels, alors qu'il n'existe aucun lien entre l'homosexualité et la pédophilie. La plupart des agresseurs violent des enfants des deux sexes. L'Eglise entretient cette propagande anti-gays pour créer un bouc émissaire et dissimuler ses propres responsabilités. »

Pendant des années, les supé rieurs de l'Eglise ont continué dr mentir à leurs paroissiens et aL public en se référant à des étude: contestées datant de 1973 sur l'homosexualité.


Poussant plus loin ses investiga tions, Amy Berg a découvert l'exis tence du SNAP (Survivor Network for those Abused by Priests), un groupe national de soutien aux victimes d'abus sexuels perpétrés par des prêtres, qui est devenu un pivot de son film. « J'ai rencontré dans ce groupe plusieurs des anciennes victimes de O'Grady. Au début, elles n'avaient pas confiance en moi car j'avais passé plusieurs jours avec lui. Mais elles ont vite compris le sens de mon travail, qui était de dénoncer les carences au sein du
système, les causes de ces drames
récurrents. »
Bien que beaucoup de victimes aient refusé de témoigner pour préserver leur vie privée, plusieurs ont accepté de parler face à la caméra, parmi elles Ann Marie Jyono et Nancy Sloan, Comme la plupart des victimes de viols, Jyono et Sloan luttent au quotidien pour surmonter les ravages provoqués par un tel traumatisme.
Amy Berg commente : « Elles essayent de se reconstruire, mais c'est d'autant plus difficile qu'elles ont complètement perdu la foi. Pour les personnes très croyantes, l'Eglise englobe leur vie sociale et spirituelle. Elle est la pierre angulaire de toute leur existence. Avec le viol, ces personnes ont perdu à la fois leur croyance et leur confiance en la communauté ecclésiastique. Elles sont complètement brisées, se sentent exclues et honteuses, s'isolent, et parfois même se suicident. »
Des victimes d'abus sexuels perpétrés par des prêtres se sont manifestées auprès de leurs églises, mais les évêques et les cardinaux ont toujours refusé de les entendre. Amy Berg observe : « Les grands pontes de l'Eglise

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MessageSujet: Délivrez nous du mal (3)   Mar 18 Nov - 9:26

ont une peur bleue d'être tenus pour responsables. ils laissent ainsi les victimes doublement trahies et comme on peut le voir dans DELIVREZ-NOUS DU MAL, vont jusqu'à nier leur histoire, arguant qu'elle est fausse et impossible en dépit des preuves existantes. »




Même s'il y a prescription pour beaucoup des faits reprochés, plusieurs procès ont été intentés contre l'archidiocèse de Los Angeles. Le procureur de la ville a exigé de l'archidiocèse un accès total aux dossiers personnels des prêtres, où sont consignés leurs méfaits ainsi que les plaintes. L'archidiocèse a retardé l'exécution de cette décision pendant quatre ans en faisant appel, mais aucune Cour américaine, même la Cour Suprême des Etats-Unis, n'a accepté de la casser. Amy Berg raconte : « Sous la direction du cardinal
Mahony, l'archidiocèse de Los Angeles a dépensé 2 millions de dollars par mois en avocats pour éviter d'avoir à fournir ces documents compromettants. Ce sont des millions qui ont été utilisés pour les défendre eux, et non pas pour défendre et aider les victimes. » L'Eglise a systématiquement nié les accusations de viols, trahissant chaque jour un peu plus des victimes comme Ann Marie Jyono et Nancy Sloan. Amy Berg note : « Leur solitude face à tout cela est d'autant plus exacerbée par le regard curieux et embarrassé des gens qui se délectent du scandale et n'écoutent ni ne comprennent le point de vue des victimes, les condamnant ainsi à rester dans leur détresse. »

Avec DELIVREZ-NOUS DU MAL, Amy Berg espère faire bouger les choses : « Les victimes de viols doivent pouvoir parler pour se reconstruire. Toutes par
tagent le besoin de croire que justice sera faite et qu'elles vont pouvoir reprendre une vie normale. Pour ces gens, ce film était un moyen de s'exprimer, d'avancer, et de donner aux autres victimes le courage de faire de même. ». Aujourd'hui, Oliver O'Grady vit librement en Irlande. Le Cardinal Mahony est toujours en fonction, il rejette toute responsabilité dans les affaires de pédophilie qui se sont déroulées dans son diocèse. Depuis 1950, les crimes sexuels ont coûté à l'église plus d'un milliard de dollars en frais juridiques et indemnisation. Plus de 100 000 victimes de crimes sexuels se sont manifestées rien qu'aux Etats-Unis, 80% gardent le silence,

Golias

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MessageSujet: délivrez nous du mal ( 4)   Mar 18 Nov - 9:32

Entretien
GOLIAS : Pourquoi avoir choisi cette affaire comme sujet ? Dans quel but?

AMY BERG : J'écris et produis des émissions et des reportages sur ce sujet depuis des années, à un moment donné j'ai voulu donner le point de vue de celui qui a commis ces actes. Au moment où j'ai fait mon film, les seuls échos que nous avions sur ces cas de pédophilie étaient les témoignages des victimes et des porte-parole de l'Eglise. J'ai également trouvé que cette affaire était représentative et révélatrice de bien d'autres faits dont j'avais entendu parler auparavant.
- Quel est votre point de vue personnel sur le sujet ?

- Abuser d'enfants est un crime contre l'humanité. Lorsqu'un supérieur, de quelque organisation que ce soit, est averti de maltraitances à enfant, particulièrement dans une institution spirituelle, la seule réponse consiste à éloigner de l'enfant l'auteur des actes. Pour moi, la hiérarchie de l'Eglise est un exemple d'abus à la plus grande échelle du système.

- Comment avez-vous procédé pour réunir les éléments nécessaires à votre enquête?

- J'ai mené des années de recherches et me suis entretenue avec toutes les parties impliquées dans les affaires criminelles et civiles en cours.
- Aviez-vous la structure et l'axe de votre documentaire dès le départ ou vous êtes-vous adaptée au fur et à mesure du tournage ?

- J'avais déjà une idée très précise de la structure et] 'ai écrit un traitement et un plan d'ensemble du reportage avant de commencer à filmer. Par la suite, au
vec Amy
fur et à mesure du développement, les choses ont évolué.

- Comment faisiez-vous pour ne pas vous laisser envahir par diverses émotions dans votre travail ?

- Je ne cessais de me répéter que j'étais journaliste et que je faisais une interview. Mes nombreuses années d'expérience dans le journalisme m'ont été d'une aide précieuse.

- Combien de victimes avez-vous contactées et quelle proportion a refusé de témoigner ?
du
- Une dizaine de victimes. Quelquesunes d'entre elles, quatre précisément, n'ont pas souhaité parler parce qu'elles ne voulaient pas que des membres de leur famille apprennent ce qui s'était passé, ou parce qu'elles avaient peur de replonger dans ce traumatisme.
Comment avez-vous convaincu les personnes qui témoignent et quelles étaient leurs motivations ?

- Je n'ai pas eu réellement à les convaincre. Je leur ai demandé, elles ont réfléchi, pesé le pour et le contre, avant de décider ou non de témoigner.


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MessageSujet: Délivrez nous du mal (5)   Mar 18 Nov - 9:35

- Comment avez-vous contacté O'Grady ?

- Un enquêteur qui m'a donné son numéro de téléphone, et je l'ai appelé. Par contre j'ai dû le convaincre, parce qu'il redoutait les réactions de l'Eglise et de sa famille après ces révélations, il ne savait pas comment ils allaient se comporter avec lui. Mais finalement, il a décidé de passer outre. Il le regrette probablement aujourd'hui, étant donné les remous provoqués par le film

- Pourquoi, d'après vous, a-t-il accepté de témoigner?

- Je crois qu'il a vécu en gardant cette histoire pour lui pendant des années, et que cela a fini par le ronger de l'intérieur. Il était prêt à redevenir « sain » parce qu'il pensait qu'il pourrait aller de l'avant dans sa vie par la suite. Etant prêtre, il était habitué au confessionnal et je crois que cela a influencé sa démarche.

- Quelles ont été vos relations avec O'Grady ?

- Nos relations étaient purement professionnelles. Je lui posais des questions, il y répondait.

- Avez-vous mené ses entretiens et ceux des victimes parallèlement ? Quelle a été la chronologie des rencontres ?

- J'ai fait moi-même toutes les interviews du film. D'abord O'Grady, puis je suis allée voir ceux que j'appelle « les survivants » individuellement, et parfois collectivement, pendant l'année qui a suivi.

- Pour vous, qu'y a-t-il de plus important dans le film : le cas O'Grady ou la responsabilité de sa hiérarchie ?

- La pédophilie est une maladie, et c'est quelque chose qui va bien au-delà de l'acte lui-même. L'Eglise a ignoré plusieurs rapports de police, des comptesrendus de psychologues, des plaintes
de la part des parents et des confessions des prêtres Pour moi la hiérarchie est la plus grand coupable.

- Avez-vous rencontré des difficultés ou toute autre obstruction au cours de votre enquête, de la part de cette même hiérarchie qui a protégé O'Grady en ne le dénonçant pas ?

- Non.

- Comment le public a-t-il accueilli votre documentaire ?

- Le public continue à réagir positivement. Je suis très heureuse des discussions que mon film provoque.

- Comment l'Eglise l'a-t-elle accueilli ?

- La hiérarchie a prétendu que c'était une charge anti-catholique.

- Au cours de votre enquête, qu'est-ce qui vous a le plus choquée ?

- L'effet dévastateur sur les familles, On ne pourra jamais comprendre pleinement la tragédie que vivent encore au quotidien ces familles, des dizaines d'années après que les abus ont été commis.

- Votre documentaire a-t-il eu un impact sur les conditions de vie de O'Grady ? Oui. Sa maison a été vandalisée, il a été obligé de déménager cinq fois.

- Et sur les victimes ?

- Certains des survivants m'ont dit qu'ils avaient changé de métier et ont choisi d'aider les autres à guérir à travers leur histoire.

- Que retenez-vous de cette expérience ?

- Je comprends mieux ce qu'est la dissimulation. Cette expérience a changé ma vie à bien des niveaux.

Propos recueillis par Etienne lassalle

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MessageSujet: Délivrez nous du mal (6)   Mar 18 Nov - 9:38

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MessageSujet: Situation en Pologne   Mar 18 Nov - 9:42

La Pologne ébranlé par les affaires de pédophilie
En Pologne, les affaires de pédophilie touche l'Église catholique de plein fouet. Cette église locale a été dans un passé récent très ébranlé par les entreprises de "lustration", c'est à dire de purge de tous ceux qui ont pu d'une facon ou d'une autre collaboré avec le pouvoir civil communiste, parfois sous la contrainte et sous la menace. De nombreuses affaires de pédophilie auraient été étouffées par les supérieurs hiérarchiques, dans l'intention bien entendu de se couvrir et d'éviter que ne soit compromise la réputation

de l'église. Le Père Mogielski évoque en parti culier le cas d'un prêtre,le Père Andrzej , responsable d'un institut catholique pour garçons et coupable de très nombreux abus. En poste dans l'archidiocèse de Szczecin Kamien, il aurait été il y a quelques années déjà

dénoncé au pasteur de cette église locale, Mgr Marian Przykucki, lequel aurait refusé d'entendre les victimes et aurait fait la sourde oreille. Le successeur à la tête de cet archidiocèse de Mgr Przykucki, l'archevêque Zygmunt Kaminski, a pris ombrage, on peut le

deviner, de la volonté de vérité et de transparence du dominicain Mogielski.

Dans une lettre pastorale récente, il attaque très violemment ce père l'accusant d'avoir porté atteinte à la réputation de l'Eglise. Fort heureusement, le Père Mogielski a été défendu par son provincial, le Père Krzystof Poplawski,

qui reconnaît la gravité de la situation et l'urgence de briser le mur du silence,
pour le bien de l'Eglise elle-même. A l'étonnement de beaucoup, le cardinal StanislawDziwisz, ancien secrétaire de Jean Paul Il et archevêque de Cracovie est entré lui-même dans la polémique. Il désavoue l'initiative du dominicain et invite l'Église à ne pas céder aux diverses formes d'ingérence et de pression de la part des médias, ou à la tentation du politiquement correct, mais au contraire de faire front. Une autre affaire est en train d'attirer l'attention des médias. Mgr Piotr Libera, évêque de Plock, aurait commis une grave négligence au sujet d'un groupe de prêtres (!) de son diocèse accusé de violences sexuelles. Un nombre non négligeable de prêtres serait impliqué dans cette étrange activité communautaire du presbyterium de Plock. Enfin, un autre archevêque aurait protégé des prêtres pédophiles : Mgr Julius Paetz, qui fut un sémillant archevêque de Poznan mais qui dut quitter sa charge de façon prématurée en raison d'un autre scandale : cet archevêque rendait des visites nocturnes très particulières à ses séminaristes dans leur chambre et dans leur lit...
R. L.
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MessageSujet: Un prêtre reconnu coupable de pédophilie à Montréal   Mer 19 Nov - 8:58

Un prêtre reconnu coupable de pédophilie à Montréal et qui avait été envoyé à l'Université Saint-Paul, à Ottawa, afin d'y étudier le droit canonique a quitté l'établissement d'enseignement.

C'était la première fois, hier, que la direction de l'Université commentait publiquement cette affaire qui avait fait grand bruit dans les médias en septembre. Plus tôt dans la journée, des manifestants avaient réclamé le congédiement de l'abbé Philippe de Maupeou qui a agressé sexuellement une fillette. Après avoir purgé sa peine, il avait bénéficié d'une bourse de 60 000 $ pour ses trois années d'études dans la capitale.

Environ une dizaine de personnes de l'Association des victimes de prêtres, une organisation basée à Montréal, ont protesté hier contre la décision du cardinal Turcotte de garder l'abbé dans les rangs de l'Église. Des intervenantes du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) d'Ottawa et du Comité réseau d'Ottawa ont également participé à l'événement en soutien aux victimes.

« Nous voulons dénoncer l'attitude irresponsable du cardinal Jean-Claude Turcotte qui refuse de mettre à la porte un prêtre pédophile. Nous voulons forcer l'Église à adopter une position de tolérance zéro. Pourquoi les prêtres bénéficieraient-ils d'un traitement différent de celui qui serait imposé à un policier, un professeur ou un entraîneur pour des gestes semblables ? Il n'y a aucune compassion pour les victimes », s'est indigné France Bédard, fondatrice de l'Association des victimes de prêtres.


Après la manifestation, l'Université Saint-Paul a émis un bref communiqué faisant le point dans ce dossier. « À la suite de la manifestation d'aujourd'hui, nous voulons simplement clarifier que la personne ici concernée a autorisé l'Université Saint-Paul à confirmer qu'elle n'est pas membre du corps étudiant de l'Université Saint-Paul. »

En février dernier, l'abbé Philippe de Maupeou, 48 ans, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir agressé sexuellement une petite fille de 8 ans, dans un camp de vacances en 2002. Il avait reconnu lui avoir caressé la vulve et les seins. Il était alors le curé de la paroisse de l'Immaculée-Conception dans le Plateau Mont-Royal à Montréal et membre de la Communauté du pain de vie. Il était en probation depuis la fin du mois d'août dernier.

L'abbé de Maupeou a été ordonné en 1987 à Montréal. Il a été président du Comité d'art sacré et du patrimoine religieux du diocèse de Montréal. Il a aussi été vice-président de la Fondation du patrimoine religieux du Québec.

Le Diocèse de Montréal a confirmé, hier, que l'abbé de Maupeou était inscrit à l'Université Saint-Paul en début d'année, cet automne, mais qu'il était rentré à Montréal quelques jours après le début des classes.

Le cardinal Jean-Claude Turcotte a déjà indiqué que l'abbé Maupeou n'était pas un prédateur pédophile et qu'il s'agissait plutôt d'une « erreur de comportement » lorsqu'il a commis les gestes reprochés.
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MessageSujet: Prêtre pédophile: témoignage d'un curé qui avait recueilli ses confessions   Ven 21 Nov - 6:57

TULLE, 20 nov 2008 (AFP) - Prêtre pédophile: témoignage d'un curé qui avait recueilli ses confessions

Un ancien prêtre d'Ussel, âgé de 96 ans, qui avait recueilli les confessions d'Olivier Guinant, poursuivi devant la cour d'assises de Corrèze notamment pour le viol d'un mineur, a expliqué jeudi aux jurés qu'il n'avait pas pu le dénoncer car il était "lié par le sacrement".

"Il s'est confessé à moi très irrégulièrement, car il se confessait ailleurs", a indiqué à la cour Jean-Claude Chantelauze qui était à Liginiac le voisin de l'accusé et le remplaçait dans la paroisse pendant ses absences.

Olivier Guinant, 56 ans, comparaît depuis lundi et jusqu'à vendredi devant la cour d'assises, accusé d'avoir violé à plusieurs reprises de 1988 à 1994 l'un de ses jeunes paroissiens âgé de 11 ans au début des faits.

Le prêtre comparaît également pour avoir commis des agressions sexuelles sur un mineur de 2001 à 2002 et un autre jeune garçon de 2004 à 2005. Il a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la victime de viol mais a toujours contesté avoir commis des attouchements sur les deux autres parties civiles.

"Je suis lié par le sacrement, je ne pouvais rien dire. C'est très personnel Madame", a expliqué le prêtre retraité à la présidente de la Cour, Eliane Renon.

"Il ne faisait pas mystère des affaires judiciaires qu'il avait eues", a-t-il poursuivi, en référence à une condamnation en 1997 à trois ans de prison pour des attouchements sexuels, commis courant 1995 et 1996, sur un autre jeune paroissien de Liginiac, où il a été en poste pendant huit ans.

"Je lui ai dit +vous êtes en train de perdre votre âme+", a-t-il raconté ajoutant que Guinant "banalisait tout cela. Il n'avait aucun sens des réalités". "Je trouve que c'est un déshonneur pour l'Eglise", a-t-il conclu soulignant qu'on "ne pose pas ses mains sur un enfant, c'est un très grave péché".

"Je ne le savais pas, que pouvais-je faire?", s'est interrogé le nonagénaire en réponse à l'avocat de l'accusé, Me Olivier Morice qui lui indiquait que le droit canon encourageait le confesseur à "dire au confessé qu'il doit se dénoncer".

La jeune victime, née de père inconnu et abandonnée par sa mère à la naissance, avait fait la connaissance du prêtre dans le cadre du catéchisme. Devenu enfant de choeur, le mineur allait régulièrement dormir au presbytère de Liginiac où il partageait le lit avec l'ecclésiastique.
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MessageSujet: 15 ans requis contre un prêtre accusé du viol d'un mineur   Ven 21 Nov - 16:49

TULLE, 21 nov 2008 (AFP) - Assises de Tulle: 15 ans requis contre un prêtre accusé du viol d'un mineur

Une peine de 15 ans de réclusion criminelle a été requise vendredi devant la cour d'assises de Corrèze contre Olivier Guinant, un ancien prêtre accusé du viol d'un mineur et d'attouchements sexuels sur deux autres jeunes garçons.

"Derrière le prêtre avenant, se cache un véritable prédateur. Vous avez monstrueusement abusé de l'aura que vous conférait votre statut", a lancé l'avocat général Etienne Manteaux à l'accusé, en demandant qu'un mandat de dépôt à l'audience soit prononcé à son encontre. Il comparaissait libre après avoir purgé 18 mois de détention provisoire.

M. Manteaux a demandé en outre que soient prononcés un suivi socio-judiciaire de 10 ans et l'interdiction d'entrer en contact avec des mineurs dans ses activités professionnelles ou bénévoles.

"Une relation amoureuse suppose un consentement éclairé entre les deux parties. Ce n'était pas le cas, vous avez vécu la négation même de l'amour, je ne vois que l'abus odieux d'un jeune fragile", a-t-il poursuivi, en stigmatisant "le climat de dépravation totale qui régnait dans ce presbytère".

M. Manteaux a en revanche demandé l'abandon des poursuites du prêtre concernant les faits d'attouchements sexuels sur une des trois parties civiles.

Olivier Guinant, 56 ans, comparaît depuis lundi devant la cour d'assises de Tulle, accusé d'avoir violé à plusieurs reprises de 1988 à 1994 l'un de ses jeunes paroissiens, âgé de 11 ans au début des faits.

Le prêtre comparaît également pour avoir commis des attouchements sexuels sur un mineur de 2001 à 2002 et sur un autre jeune garçon de 2004 à 2005. Il a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la victime de viol, mais a toujours contesté avoir commis des attouchements sur les deux autres parties civiles.

"Tu es toujours le seul père que je n'ai jamais eu", a lancé à l'accusé au cours des débats la principale victime, née de père inconnu et abandonnée par sa mère à la naissance, ajoutant à l'adresse de la cour: "ça me fait mal de lui faire mal. Je l'idéalisais".

"Tu étais mon père, tu l'es encore. J'ai essayé de garder ça et j'ai pas pu, ce procès était le but de ma vie", a ajouté cet homme aujourd'hui âgé de 31 ans, marié et père trois enfants.

Il avait fait la connaissance du prêtre dans le cadre du catéchisme et s'était très rapidement lié d'amitié avec lui.

Devenu enfant de choeur, le mineur allait régulièrement dormir au presbytère de Liginiac où il partageait le lit de l'ecclésiastique.

"Merci Sébastien, je t'aime tu sais", lui a répondu l'ancien prêtre.

Le verdict était attendu dans la soirée.
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MessageSujet: Assises de Tulle: 12 de réclusion pour un prêtre accusé de viols sur mineur   Sam 22 Nov - 6:41

TULLE, 21 nov 2008 (AFP) - Assises de Tulle: 12 de réclusion pour un prêtre accusé de viols sur mineur

La cour d'assises de la Corrèze a condamné vendredi à Tulle à 12 ans de réclusion criminelle Olivier Guinant, un ancien prêtre accusé de viols d'un mineur et d'attouchements sexuels sur deux autres jeunes garçons.

Les jurés ont rendu leur verdict après trois heures de délibération. Dans la matinée, évoquant "un véritable prédateur" qui avait "monstrueusement abusé de l'aura que (lui) conférait (son) statut", l'avocat général avait requis 15 ans d'emprisonnement.

Un mandat de dépôt à été prononcé à l'encontre de M. Guinant, qui comparaissait libre après 18 mois de détention provisoire, mais aucun suivi socio-judiciaire n'a été imposé. Par la voix de son avocat, Olivier Guinant a fait part de son intention de ne pas faire appel de sa condamnation.

"Une relation amoureuse suppose un consentement éclairé entre les deux parties. Ce n'était pas le cas, vous avez vécu la négation même de l'amour, je ne vois que l'abus odieux d'un jeune fragile", a poursuivi l'avocat général Etienne Manteaux, stigmatisant "le climat de dépravation totale qui régnait dans ce presbytère".

M. Manteaux a en revanche demandé l'abandon des poursuites du prêtre concernant les faits d'attouchements sexuels sur une des trois parties civiles.

Olivier Guinant, 56 ans, comparaissait depuis lundi devant la cour d'assises de Tulle, accusé d'avoir violé à plusieurs reprises de 1988 à 1994 l'un de ses jeunes paroissiens âgé de 11 ans au début des faits.

Le prêtre comparaissait également pour avoir commis des attouchements sexuels sur un mineur de 2001 à 2002 et sur un autre jeune garçon de 2004 à 2005. Il a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la victime de viol mais a toujours contesté avoir commis des attouchements sur les deux autres parties civiles.

"Tu es toujours le seul père que je n'ai jamais eu", a lancé à l'accusé au cours des débats, la principale victime, née de père inconnu et abandonnée par sa mère à la naissance, ajoutant à la cour "Ca me fait mal de lui faire mal. Je l'idéalisais".

"Tu étais mon père, tu l'es encore. J'ai essayé de garder ça et je n'ai pas pu, ce procès était le but de ma vie", a ajouté cet homme aujourd'hui âgé de 31 ans, marié et père trois enfants.

Il avait fait la connaissance du prêtre dans le cadre du catéchisme et s'était très rapidement liée d'amitié avec lui.

Devenu enfant de choeur, le mineur allait régulièrement dormir au presbytère de Liginiac où il partageait le lit de l'ecclésiastique.
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MessageSujet: Rome s'accroche a(u) Tulle   Lun 24 Nov - 16:04

TULLE, 24 nov 2008 (AFP) - Prêtre pédophile condamné à Tulle: Rome demande une "enquête canonique"

L'évêque de Tulle, Mgr Bernard Charrier, a indiqué lundi qu'une "enquête canonique" lui avait "été demandée par Rome" après la condamnation vendredi à 12 ans de réclusion d'un ancien prêtre, Olivier Guinant, pour le viol d'un mineur.

"Il appartiendra à la congrégation romaine compétente de prendre une juste sanction", a ajouté l'évêque de Tulle lors d'une conférence de presse où il est également revenu sur le secret de la confession.

Un ancien prêtre d'Ussel, âgé de 96 ans, qui avait recueilli les confessions d'Olivier Guinant, condamné vendredi par la cour d'assises de la Corrèze, avait expliqué aux jurés durant le procès qu'il n'avait pas pu le dénoncer car il était "lié par le sacrement".

"Je voudrais rappeler qu'un prêtre est tenu au secret professionnel. Mais quand il s'agit de faits aussi graves, commis sur des enfants ou des mineurs, le prêtre doit tout mettre en oeuvre pour que l'auteur du crime ou du délit assume ses responsabilités et se confie à la justice. S'il ne le fait pas, le prêtre doit prendre ses responsabilités en conscience", a poursuivi Mgr Charrier.

Olivier Guinant, 56 ans, a été condamné pour avoir violé à plusieurs reprises de 1988 à 1994 l'un de ses jeunes paroissiens âgé de 11 ans au début des faits.
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MessageSujet: Pédophilie: un livre accuse l'Eglise   Mar 25 Nov - 6:36

L'un des effets de la crise des prêtres pédophiles, qui a frappé le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg en hiver dernier, a été de faire sortir de nombreuses victimes d'un long silence. Parmi d'autres, Gérard Falcioni a recueilli leurs témoignages. Lui-même abusé par un curé durant son enfance, ce Valaisan de 54 ans avait déjà publié deux livres pour exorciser son mal. Il a repris sa plume, pour faire part de son écœurement face à une Eglise catholique qui, selon lui, tente de minimiser, voire d'évacuer, les problèmes de pédophilie auxquels elle est confrontée. Son nouvel ouvrage* vient de paraître.

Rédigé dans un langage simple, sans fioritures, il se lit d'une traite. Le texte, souvent confus, souffre d'un manque évident de structure. En revanche, l'auteur pose des questions pertinentes, livrant une analyse sans concession de l'attitude observée notamment par l'évêché de Fribourg.

Ce qui irrite en particulier Gérard Falcioni, c'est le mutisme de l'Eglise, qui ne livrera des informations sur les abus sexuels en son sein qu'au compte-gouttes, sous la pression médiatique. Et lorsqu'un cas devient évident, elle cherche à le minimiser, s'emporte-t-il.

«L'argument selon lequel des abus sexuels sont commis, de loin pour la plus grande partie, par d'autres personnes que des gens d'Eglise reviendra souvent dans la bouche des évêques et de leurs porte-parole. Cela n'est pas faux, mais c'est une interférence qui me paraît plutôt utilisée pour brouiller les pistes», écrit-il. Puis, plus loin: «A-t-on déjà entendu de la part d'un club sportif, d'une institution scolaire ou d'une association spécialisée dans l'éducation, qui seraient touchés par de tels problèmes, cette argumentation: au sein de l'Eglise, on fait de même?»

Véritable réquisitoire

Sans hausser le ton, mais avec des mots trempés dans l'acide, l'auteur dresse, au fil des pages, un réquisitoire contre les pratiques, passées et actuelles, de l'Eglise catholique en matière d'abus sexuels. Il déplore l'omerta qui a régné pendant trop longtemps, en particulier en Valais, transformant les victimes en pestiférés alors que les curés fautifs étaient, au pire, déplacés. Il dénonce des mensonges comme celui de Mgr Genoud, qui déclare en 2002 à la TSR qu'il ne connaît pas d'autre victime que celle qui venait de témoigner lors d'une émission Temps Présent, ou celui, récent, de l'évêque du Valais, qui raconte qu'il n'y a pas d'abusé dans son diocèse, à l'exception de Gérard Falcioni. Selon les témoignages qu'il a récoltés, ce dernier aurait pourtant, dans les deux cas, la preuve du contraire.

Se défendant de vouloir polémiquer, l'auteur exige que les victimes soient reconnues et demande au clergé d'assumer ses responsabilités. Me Charles Poncet, qui signe la préface, donne écho à ce vœu: «Il est totalement inadmissible que l'Eglise catholique se refuse à indemniser les victimes de ces prêtres. De ce point de vue, l'ouvrage de Gérard Falcioni apporte un cri d'indignation bienvenu.»

*Le clergé romand face à la pédophilie, Gérard Falcioni, Editions Mon Village.
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MessageSujet: les victimes de la Casa Pia enfin reconnues comme telles   Mar 25 Nov - 6:38

Portugal/pédophilie:

LISBONNE (AFP) — Au bout de quatre ans, les 32 victimes du scandale pédophile de la Casa Pia ont enfin été reconnues comme telles, lundi, lors de la 408ème audience du plus long procès de l'histoire judiciaire du Portugal, dont le verdict ne sera pas connu avant l'an prochain.

"Nous voici arrivés au moment où les preuves ont été apportées et où nous pouvons dire que les victimes sont vraiment des victimes", a affirmé le procureur Joao Aibéo, dans un long réquisitoire, marquant le début des délibérations finales du procès.

"On a essayé de convaincre ce tribunal que nous étions devant une bande de menteurs", a dénoncé M. Aibéo, soulignant qu'"il n'y a pas le moindre indice que les jeunes aient concerté leur version" des faits incriminant les sept accusés, qui comparaissent tous libres.

Aucune des 32 victimes n'était présente lundi, s'étant fait "représenter" par l'ancienne directrice de la Casa Pia, Catalina Pestana, nommée après la révélation du scandale en novembre 2002, lorsqu'un interne affirma à la presse avoir été violé par un employé de cette institution publique fondée au XVIIIe siècle pour accueillir des jeunes en difficulté.

Cette première accusation déclencha alors une avalanche de révélations de la part de plusieurs dizaines de pensionnaires ou anciens pensionnaires, qui dénoncèrent l'existence d'un réseau pédophile organisé, mettant en cause plusieurs personnalités, notamment dans les milieux médiatiques et politiques, dont certaines blanchies depuis.

Après deux ans d'enquête, le procès s'est ouvert le 25 novembre 2004. Depuis, le tribunal de Lisbonne a enregistré 1.172 dépositions de victimes, d'accusés mais aussi d'experts, journalistes et témoins, répondu à près de 150 recours, pour un dossier qui compte désormais plus de 60.000 pages, près de 1.000 cassettes audio, plus de 300 DVD et une centaine de CD.

Lundi matin, peu avant de pénétrer dans le tribunal où devaient enfin démarrer les plaidoiries, Catalina Pestana cachait mal son émotion.

"C'est un moment solennel pour moi et les victimes qui, enfin, croient que ce procès va se terminer", a déclaré Mme Pestana. "Je suis sereine. Les hommes et les femmes de la justice ont eu suffisamment de temps pour se forger leur conviction", confiait-elle.

Selon l'ancienne directrice de la Casa Pia, qui a quitté ses fonctions en mai 2007, les victimes voulaient aussi être présentes au tribunal. "Je les en ai dissuadées car les débats d'aujourd'hui vont être très techniques", a-t-elle expliqué.

Principal accusé, Carlos Silvino, dit "Bibi", est à ce jour le seul à avoir avoué. "Nous sommes tous coupables", avait-il affirmé, demandant "pardon" aux victimes. Cet ancien chauffeur et jardinier de l'institution, lui-même victime d'abus sexuels quand il était pensionnaire à la Casa Pia, cumule plus de 630 accusations de violences sexuelles sur mineurs.

Après avoir passé trois ans en détention préventive, le maximum prévu par la loi, "Bibi" avait été relâché en novembre 2005 et comparaît donc libre, comme ses six co-accusés.

A ses côtés, mais assis à distance sur le banc des accusés, comparaissent un ex-présentateur vedette de la télévision portugaise Carlos Cruz, un ancien responsable de la Casa Pia, un ex-ambassadeur, un avocat, un médecin et la propriétaire d'une maison dans le sud-est du Portugal, où se tenaient, selon les victimes, des "soirées spéciales".

Après le réquisitoire du procureur qui doit se poursuivre mardi, le tribunal entendra les plaidoiries des avocats parties civiles, puis des sept accusés. Le verdict n'est pas attendu avant l'an prochain.
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MessageSujet: Condamné en appel à 11 ans de prison pour viol de deux mineurs   Mer 3 Déc - 16:24

ATHENES, 3 déc 2008 (AFP) - Un pope grec condamné en appel à 11 ans de prison pour viol de deux mineurs

Un pope grec orthodoxe a été condamné mardi par la cour d'appel d'Athènes à 11 ans de prison ferme pour avoir violé deux mineurs dans les années 90, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

La cour lui a également infligé une amende de totale de 80.000 euros pour dédommager les deux victimes, a ajouté la même source.

Le pope Andréas Papaïoannou, aujourd'hui âgé de 65 ans, avait été condamné en première instance à 13 ans de prison avec sursis, en février 2007.

Les deux garçons, agés maintenant de 27 et 28 ans, ont soutenu qu'ils avaient été violés à plusieurs reprises par le pope de 1995 à 1997 au centre de la paroisse et lors d'un voyage effectué à Jérusalem et au Caire, a rapporté la presse grecque.

Il est rare que des cas de pédophilie exercés par des popes soient révélés et jugés en Grèce où l'Eglise orthodoxe reste très puissante et n'est pas séparée de l'Etat. Les popes grecs peuvent se marier et avoir des enfants mais ne peuvent pas dans ce cas accéder aux postes de la direction ecclésiastique.
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MessageSujet: La Congrégation de Sainte-Croix de Montréal dans le tourbillon !   Lun 8 Déc - 9:52

La Congrégation de Sainte-Croix, qui veille sur l'Oratoire Saint-Joseph, chemin Queen-Mary, et sur le Collège Notre-Dame, en face, est secouée à son tour par plusieurs cas passés d'agressions sexuelles qu'elle a tenté, d'après The Gazette, de garder cachés à tout prix.
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MessageSujet: doublement malade   Mar 9 Déc - 8:45

Pédophilie: Un prêtre veut la castration chimique

Un prêtre de 46 ans a été condamné lundi à dix-huit mois de prison avec sursis pour avoir consulté des sites pédo-pornographiques dans un cybercafé de Nantes en décembre 2007. L'ecclésiastique, qui avait déjà été condamné en 1997 et 2006 pour corruption de mineur et détention d'images pédophiles, réclame aujourd'hui la castration chimique pour "mettre un terme à (ses) pulsions". "Je suis le premier effaré de ce que j'ai fait", a-t-il affirmé à l'audience. "Je voudrais faire l'objet d'une castration chimique, mais les médecins n'y sont pas très favorables." Le jour des faits, le prêtre sortait du cabinet d'un psychiatre chez qui il était traité après ses précédentes condamnations.
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MessageSujet: Béatitudes : le Vatican remet de l'ordre   Mar 23 Déc - 10:56

Religion. Le mouvement religieux est mis au pied du mur par Rome qui impose une « refondation » : il doit changer de statut juridique avant novembre.



Le cardinal Rylko impose la refondation d'une nouvelle famille spirituelle de vie consacrée. Photo DDM, archives.Le mouvement de fidèles laïcs, les Béatitudes est dans l'œil du cyclone.

Dans le collimateur judiciaire, tout d'abord, avec l'enquête menée sur les actes pédophiles dont s'est accusé le frère Pierre-Etienne Albert et pour lesquels la justice tente de savoir si la hiérarchie du mouvement les connaissait et aurait dû les dénoncer. Des perquisitions et des gardes à vue ont eu lieu début octobre, tandis que Gérard Croissant le fondateur du mouvement, écarté des instances décisionnelles depuis le début des années '90, a été entendu par les enquêteurs début novembre. Ensuite, les Béatitudes sont aujourd'hui mises au pied du mur par le Vatican qui fait table rase du passé en lui imposant une « refondation » et de changer de statut juridique avant novembre 2009.

Une date butoir pour la tenue de l'assemblée générale qui, en novembre dernier, avait été repoussée par le cardinal Bernard Panafieu, prêtre chargé de suivre le mouvement, suite aux « déplaisantes affaires judiciaires ».

Le 3 décembre dernier, la modération générale - la hiérarchie des Béatitudes dont le modérateur général François-Xavier Wallays - a rencontré à Rome le cardinal Rylko entouré des membres du conseil pontifical pour les laïcs, le cardinal Bernard Panafieu et Pierre-Marie Carré, archevêque d'Albi.

repartir de zéro
à Rome le cardinal Rylko, qui a évoqué « les affaires difficiles de votre communauté » et « la gravité de la crise communautaire », a été clair : fini le mélange des genres (vie consacrée et laïcs) favorisé par le statut d'association de fidèles laïcs. Il faut refonder le mouvement.

En dépit du vote des fidèles qui, lors d'une consultation du 8 octobre au 15 novembre sur cette question du statut, avaient majoritairement opté pour l'option 1 (le rattachement au conseil pontifical pour les laïcs en tant qu'association internationale de fidèles) et écarté l'option 2 (le modèle fédératif) et l'option 3 (une nouvelle forme de vie consacrée rattachée à la congrégation des instituts de vie consacrée), le cardinal Rylko impose l'option 3. Cela signifie que les membres ayant choisi une vie consacrée seront séparés (hommes et femmes) et séparés des familles ; les laïcs étant des membres associés ou agrégés.

Cette nouvelle Famille Spirituelle de vie consacrée sera par ailleurs en charge de la gestion du patrimoine de la communauté.

En clair, les Béatitudes doivent repartir de zéro dans le processus de reconnaissance ecclésiale qui devait initialement s'achever fin 2009 : adopter de nouveaux statuts, trouver un évêque de rattachement (ce sera Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse) pour créer une nouvelle famille de vie consacrée, et repartir dans un processus compliqué de reconnaissance pour plusieurs années. Trois groupes de travail seront créés dans cette optique.

« un choc »
Est-ce une manière élégante pour le Vatican de se débarrasser d'un mouvement de plus en plus encombrant ? Ou bien véritablement à « aider à créer les meilleures conditions pour sauvegarder tout ce qu'il y a de vrai, de bon et de beau dans votre communauté… et c'est beaucoup », comme exprime la fin du discours du cardinal Rylko ?

En tout cas, les Béatitudes accusent le coup : dans une lettre envoyée le 6 décembre dernier aux membres du gouvernement des Béatitudes appelés à se réunir au plus vite pour réfléchir à l'avenir du mouvement, le modérateur général consulte chacun sur la date et l'ordre du jour de la réunion : « Je suppose que la nouvelle position de Rome est un choc pour beaucoup de frères et sœurs et que cela te demande une grande disponibilité pour l'écoute ainsi que l'exigence de laisser de côté tes états d'âme personnels ».

Nous avons en vain tenté de joindre le cardinal Panafieu pour qu'il s'exprime sur ce dossier et ses conséquences.


--------------------------------------------------------------------------------

Bonnecombe : « Pas informés »
Nous avons contacté les membres de la communauté des Béatitudes de Bonnecombe pour savoir quelles incidences pourraient avoir un nouveau statut. Surprise : « Nous n'avons été destinataires d'aucune information de la modération générale. Depuis juin, nous sommes privés de nos droits de membres, ne sommes pas informés des nouvelles orientations et sommes privés du droit de vote en assemblée générale », expliquent le père Jean-Baptiste Tison, Naomi et Cyril. De son côté, Murielle Gauthier (qui ne fait pas partie des Béatitudes), accompagnée de Naomi, poursuit sa marche dédiée aux victimes de la pédophilie. Quant à Pierre-Etienne Albert, exclu des Béatitudes en juin 2007, il fait toujours l'objet d'une mise en examen pour agressions sexuelles sur mineurs. L'instruction est en cours par la magistrate de Rodez. Pour l'heure, il est sous la surveillance des membres de Bonnecombe.
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MessageSujet: Curé pédophile: les regrets de l'évêché   Sam 10 Jan - 10:18

Curé pédophile: les regrets de l'évêché

L'évêque d'Anvers, Mgr Johan Bonny, a exprimé vendredi sa compassion pour les victimes de l'abbé Bruno V. qui comparaît actuellement devant le tribunal correctionnel pour pédophilie.

Dans l'attente de la décision judiciaire finale et de la conclusion de la procédure canonique menée par les autorités ecclésiastiques, le prêtre reste suspendu de toutes les fonctions qu'il exerçait au sein de l'évêché, précise le communiqué diffusé par l'évêque d'Anvers.

Les services compétents du Siège apostolique romain ont été informés des procédures actuellement en cours dans cette affaire, indique encore le communiqué de l'évêché. (belga)
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MessageSujet: Prêtre de Haute-loire   Jeu 15 Jan - 16:40

Un prêtre de Haute-Loire, âgé de 61 ans, était responsable d'une association humanitaire organisant des chantiers de jeunes à l'étranger.

À l’occasion d'un voyage en car, rappelle le quotidien La Montagne, une des adolescentes participant au chantier, lui a demandé son portable pour joindre ses parents.

En utilisant le portable de l'homme d'église, l'ado de 15 ans a découvert une photo d'elle. Elle était nue sous la douche du presbytère...

Dans le portable du prêtre, il y avait cinq photos d'adolescentes nues!

Alertés par les parents de l'adolescente, les gendarmes ont perquisitionné le presbytère.

Les militaires ont découvert le système qui permettait au curé de voir les jeunes filles nues et de prendre des photos.

Le prêtre avait creusé, selon La Montagne, une ouverture dans la salle de bains et placé une glace sans tain pour regarder l'intérieur de la pièce.

Ce petit jeu de voyeurisme durait depuis six ou sept ans.

Sans compter qu'en regardant les jeunes filles nues, le religieux se serait masturbé de l'autre côté de la vitre sans tain...

Pour avoir pris, avec son portable, des photos des jeunes filles en fleur, le prêtre vient de comparaître devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay, en Haute-Loire.

Il a été condamné à huit mois de prison avec sursis et une mise à l'épreuve de deux ans.

Durant son procès, le curé a déclaré aux juges:

"Au départ, c'était pour voir, une fois dans ma vie, une femme en vrai."
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MessageSujet: Mgr Léonard accusé d'avoir couvert un prêtre pédophile   Jeu 22 Jan - 15:18

Mgr Léonard accusé d'avoir couvert un prêtre pédophile

Me Pierre Chomé, conseil de Joël Devillet, abusé par un prêtre alors qu'il était enfant de choeur, a accusé Mgr Léonard, évêque de Namur, et son évêché d'avoir fait preuve de passivité à l'égard de la situation de son client et de l'attitude du père Hubermont.

Jugement de monseigneur Léonard le mois prochain.

Belgique - Faits divers 15:52

L'affaire était plaidée devant le tribunal civil de Namur. Me Chomé a également précisé que, malgré l'intervention du tribunal ecclésiastique, qui a officiellement reconnu les abus sexuels, l'auteur des faits a récidivé et il a fallu attendre 2009 pour que ce dernier soit définitivement écarté du milieu ecclésiastique.

L'avocat a aussi souligné que, lorsque son client a dénoncé les faits auprès des autorités de l'Eglise, la peur du scandale a amené celles-ci à lui demandé de ne pas s'adresser aux autorités judiciaires. Selon lui, son éviction du séminaire, en 1997, sous prétexte qu'il entretenait une relation avec un autre séminariste, n'est rien d'autre qu'une forme de représailles.

Aujourd'hui, la victime demande réparation de son préjudice qu'elle estime financièrement à 5.000 euros.

Pour la partie adverse, Me Malherbe a souligné que l'abbé Hubermont a été interpellé par l'évêque et relevé de sa paroisse. Il s'est également engagé à poursuivre une thérapie et à ne plus se trouver en présence d'enfants sans adultes. Cependant, il n'a pas respecté ses engagements et, le 5 mars 2001, l'évêque a pris une mesure en mettant un terme à la carrière canonique de l'intéressé. Cette décision a eu des conséquences dont la perte de tout traitement dès le mois d'avril suivant. Pour l'avocat, le comportement de l'évêque vis-à-vis de l'abbé Hubermont n'a donc pas été si passif que ce que la victime affirme.

Me Malherbe a aussi précisé qu'après 1991, alors que Joël Devillet était majeur, ce dernier a continué à se rendre chez l'abbé Hubermont afin d'entretenir des relations sexuelles avec lui. Or, aux yeux de la loi, ces relations n'étaient désormais plus prohibées. Quant à son éviction de la victime du séminaire, elle est justifiée, selon l'avocat, par le fait que M. Devillet ne présentait pas les garanties d'équilibre nécessaires pour accéder à la prêtrise.

Pour Me Malherbe, il n'y a pas de préjudice.

Jugement le 19 février prochain.
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MessageSujet: Enquête sur un cardinal américain   Jeu 29 Jan - 8:52

LOS ANGELES, 28 jan 2009 (AFP) - Enquête sur un cardinal américain dans une affaire de pédophilie (presse)

Le cardinal de Los Angeles, Roger Mahony, fait l'objet d'une enquête diligentée par le parquet fédéral qui le soupçonne d'avoir couvert les agissements de prêtres pédophiles, a rapporté mercredi soir le Los Angeles Times.

Selon le journal, qui cite des "sources proches" de l'affaire, l'enquête visant Mgr Mahony est du type de celles généralement utilisées contre les responsables d'entreprises suspects d'agissements frauduleux.

En l'espèce, le prélat est soupçonné d'avoir eu connaissance d'affaires de pédophilie au sein de son diocèse et de ne pas avoir alerté les autorités, selon le journal.

Contacté mercredi par l'AFP, un porte-parole du procureur fédéral à Los Angeles a dit ne pas avoir de commentaire sur les informations du journal. L'avocat de Mgr Mahony, J. Michael Hennigan, n'était pas joignable en soirée.

En juillet 2007, l'archevêché de Los Angeles avait accepté de verser 660 millions de dollars de dommages et intérêts à des victimes de sévices sexuels commis par des prêtres, une somme record dans le scandale de pédophilie qui touche depuis 2002 le clergé catholique américain.

Mgr Mahony avait alors été accusé par des victimes d'avoir cherché à couvrir des cas de pédophilie.

Le scandale des prêtres pédophiles avait éclaté en 2002 à Boston (Massachusetts, nord-est) après le dépôt d'une plainte de plus de 500 personnes victimes présumées d'abus sexuels. L'affaire avait été réglée après le versement de 85 millions de dollars aux plaignants.

Dans ce genre d'affaires, les plaintes arrivent rarement au pénal et des accords financiers sont le plus souvent conclus.
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MessageSujet: USA : encore un !   Sam 31 Jan - 9:39

Un ancien prêtre catholique américain a été condamné aujourd'hui à trois ans de prison ferme par un juge de San Fernando en Californie (ouest) dans une affaire de pédophilie, a-t-on appris de source judiciaire.

George Miller, 70 ans, avait plaidé coupable en décembre d'avoir commis des "actes obscènes" sur un garçon de neuf ans dans les années 1980 alors qu'il était en charge d'une église de Pacoima, à 30 km au nord-ouest de Los Angeles.

L'ancien ecclésiastique avait reconnu avoir abusé de trois autres enfants, mais ces actes étaient prescrits.

L'église catholique américaine est secouée depuis 2002 par un scandale de pédophilie.

Selon l'organisation "Bishop accountability" ("la responsabilité des évêques"), environ 3.000 prêtres, sur 42.000 aux Etats-Unis, ont fait l'objet d'une dénonciation pour de tels actes.
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MessageSujet: Les Légionnaires du Christ admettent la double vie de leur fondateur   Lun 9 Fév - 16:00

La communication de la congrégation porte sur l’existence d’une fille de leur fondateur, mais ne permet pas, en revanche, de savoir si elle accepte les accusations de pédophilie portées contre lui

«C’est un coup ! Cela nous a choqués ! On a du mal à comprendre ! » Le P. Julien Durodié, porte-parole de la province de France des Légionnaires du Christ, ne cache pas l’émotion qui l’a saisi ainsi que les autres prêtres Légionnaires du Christ et laïcs du mouvement Regnum Christi (LC/RC), en apprenant, « il y a deux semaines », l’existence d’une fille de leur fondateur, le P. Marcial Maciel.

Depuis quinze jours, le supérieur de la congrégation, le P. Alvaro Corcuera, d’origine mexicaine, a commencé à en informer les responsables du mouvement : le P. Maciel, mort à 87 ans en janvier 2008, avait eu une liaison avec une femme avec laquelle il a eu une fille, née à la fin des années 1980.

Le 4 février, le New York Times révélait publiquement cette paternité du P. Maciel. « Nous n’avons pas de détails sur sa fille et nous ne souhaitons pas en avoir par respect pour les personnes concernées », poursuit le P. Durodié, tout en affirmant que l’éventualité – dont parle le New York Times – « d’une demande d’une part de l’héritage » du P. Maciel par cette femme lui semble « une démarche ridicule ».
Beaucoup plus flous sur les accusations de pédophilie

« Le responsable a en effet décidé il y a quelques mois de diligenter une enquête interne sur les dernières années de notre fondateur, après avoir entendu parler de choses diverses, explique le P. Pedro Barrajon, recteur de l’université des Légionnaires du Christ à Rome. Il a eu cette certitude de la fille, et décidé de le faire savoir. »

Selon d’autres sources cependant, il n’avait pas le choix : une campagne orchestrée contre les Légionnaires du Christ, à partir de l’existence de cette jeune femme, se préparait au Mexique, et le responsable des Légionnaires a donc dû communiquer précipitamment.

En revanche, les Légionnaires restent beaucoup plus flous sur les accusations de pédophilie qui avaient été portées contre le P. Maciel et avaient entraîné l’ouverture d’une enquête de la Congrégation pour la doctrine de la foi en 1997. Certains continuent à la refuser : « Depuis le début de sa vie de prêtre, il y a eu les mêmes accusations de pédophilie, mais il n’y a jamais eu de preuve », poursuit le P. Durodié.

Mais d’autres, qui, il y a encore quelques semaines, niaient tout en bloc, se montrent désormais plus prudents : « Nous nous en tenons au communiqué signé par Benoît XVI le 19 mai 2006, qui avait obligé le P. Maciel à “se retirer dans la prière et la pénitence”, commente encore le P. Barrajon. Il y a ce terme de “pénitence” qui suppose une faute, mais nous ne pouvons dire plus, car nous ne savons pas. »
Les Légionnaires reconnaissent des fautes

Aux États-Unis, Jim Fair, porte-parole américain des Légionnaires, va plus loin : « Nous n’avons pas les résultats de l’enquête menée par le Vatican qui a conduit au retrait public du P. Maciel, mais il est juste de considérer que ces accusations devaient avoir une crédibilité. »

Dans leur communication, tant en interne qu’en externe, les Légionnaires du Christ reconnaissent « les fautes » de leur fondateur, mais sans préciser explicitement lesquelles.

Sur un blog du groupe de presse catholique américain Our Sunday Visitor, le P. Thomas Williams, Légionnaire du Christ américain vivant à Rome et professeur de théologie à l’Université pontificale Regina Apostolorum, répond : « Durant l’enquête » de 2005, « il est devenu clair que certaines des accusations étaient fausses de manière évidente (contradictions de dates, de lieux, etc.), alors que d’autres semblaient plausibles, voire même probables. Il est impossible de dire ce qui est arrivé dans le passé. Parmi ces accusations, je ne sais lesquelles sont les plus probablement vraies, mais ce qui semble évident, c’est que certaines d’entre elles doivent en effet être vraies. »
"La tempête va durer"

Quant au P. Corcuera, il a envoyé une lettre, datée du 4 février, aux membres de Regnum Christi (la branche laïque des Légionnaires) pour leur exprimer son soutien « le plus sincère et affectueux ». « Nous vivons actuellement des moments de douleur et de souffrance », poursuit le directeur, avant de se dire « reconnaissant » à l’égard du P. Maciel d’avoir été « l’instrument de Dieu qui a donné un sens à toute ma vie pour cheminer vers le salut éternel. (…). Il est vrai aussi qu’il fut un homme et que ces faits que nous avons découverts nous ont contrariés et surpris – et je crois que nous ne pourrons pas les expliquer avec notre compréhension –, mais ils sont déjà dans le jugement de Dieu. » Jamais le responsable des Légionnaires ne précise les faits reprochés au fondateur.

« Nous devons demander pardon, comme mouvement, parce qu’il y a eu scandale, estime encore le P. Barrajon, mais il faut distinguer le fondateur du mouvement : nous avons beaucoup reçu de lui. En même temps, notre engagement est fondé sur le Christ, et non sur le P. Maciel. »

Sans illusion cependant : « La tempête va durer, notamment aux États-Unis, et aussi au Mexique. La porte est ouverte, et sans doute d’autres vont venir témoigner contre lui, nous n’en avons pas fini… »
Claire LESEGRETAIN, Elodie MAUROT avec Isabelle de GAULMYN (à Rome)
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MessageSujet: Un prêtre de Lille a été écroué dimanche   Mar 10 Fév - 6:12

Un prêtre de Lille a été écroué dimanche après avoir été dénoncé par un adolescent de 13 ans. Des éléments à caractère pédopornographique ont été retrouvés chez lui.
- le 09/02/2009 - 21h22

Il lui avait donné rendez-vous dans un cinéma, puis, à sa demande, ils se sont rendus chez lui. Un prêtre lillois âgé de 38 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire dimanche à Douai, dans le Nord après avoir été dénoncé par un enfant de 13 ans qu'il avait rencontré. Le procureur de la République de Douai a confirmé cette information révélée par le journal La Voix du Nord.

Le religieux et l'adolescent avaient fait connaissance sur Internet. Le prêtre s'étant fait passer pour quelqu'un de plus jeune. Jeudi, arrivé au domicile du curé, l'adolescent est parti pour aller le dénoncer à la police. Des éléments à caractère pédopornographique ont été retrouvés au domicile du religieux, qui pourrait avoir fait d'autres victimes.
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MessageSujet: Un prêtre lillois de 39 ans a été mis en examen et écroué samedi pour "viols aggravés et corruption de mineurs"   Mar 10 Fév - 16:39

LILLE - Un prêtre lillois de 39 ans a été mis en examen et écroué samedi pour "viols aggravés et corruption de mineurs", annonce le procureur de Douai Luc Frémiot.

Le prêtre a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec plusieurs mineurs, a expliqué le magistrat lors d'une conférence de presse.

"L'enquête montre aussi qu'il a eu de multiples contacts avec des jeunes mineurs de la région rencontrés sur internet", a-t-il ajouté.

Les enquêteurs ont saisi du matériel informatique lors d'une perquisition au domicile de l'ecclésiastique et ils cherchent à déterminer le nombre de victimes du prêtre.

"Il y a de fortes chances d'en identifier", a estimé le procureur général. Le prêtre lillois a été dénoncé par un adolescent de 13 ans rencontré sur internet.

En se faisant passer pour un jeune majeur, il avait invité sa victime au cinéma puis prétextant des horaires de séances modifié, l'avait entraîné chez lui.

Le jeune garçon a alors pris peur et s'est enfui en demandant de l'aide à des passants. Le prêtre est depuis un an le curé de la paroisse de Saint-Maurice, un quartier de Lille.

Pierre Savary, édité par Henri-Pierre André
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Pédophilie d' Eglise
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