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 Pédophilie d' Eglise

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MessageSujet: Le Père Le Gac ancien curé de La Farlède   Dim 5 Oct - 8:08

Pédophilie : peines pécuniaires doublées pour l'ex-curé de La Farlède

Paru hier, samedi 4 octobre 2008 0 commentaire(s)
Le père Jean-Michel Le Gac n'en avait pas fini avec la justice. L'ancien curé de La Farlède avait été condamné à six ans de prison pour atteintes sexuelles sur mineurs de 15 ans devant le tribunal correctionnel de Valence, en décembre 2006. Il y a peu, la cour d'appel de Grenoble, statuant au civil, a aggravé le montant des réparations au bénéfice des victimes. Le montant des indemnisations a été multiplié par deux.


Représentant de ces jeunes gens, qui se sont constitués parties civiles, Me Christophe Couturier (du barreau de Draguignan) a obtenu la reconnaissance du préjudice subi par deux parties civiles, alors même qu'en correctionnelle, la cour a prononcé deux relaxes.

« La cour d'appel a estimé que l'indemnisation civile est possible et que ces deux parties civiles ont effectivement subi un dommage. »

Une vingtaine de victimes

Il faut dire que l'audience correctionnelle, en 2006, a laissé un goût d'inachevé et d'incompréhension dans les rangs des victimes et de leurs familles.

Appelés à la barre, l'un après l'autre, de jeunes hommes d'une vingtaine d'années étaient venus expliquer, durant de longues minutes, les gestes déplacés du prêtre. Attouchements, caresses pressantes, simulations d'actes sexuels : ces garçons, âgés de 12 à 14 ans au moment des faits, ont été abusés de longs mois durant.

Au fil d'une audience pesante, il avait été démontré que l'ancien curé a sexuellement agressé une vingtaine de mineurs de la paroisse de La Farlède entre 1987 et 2003. Il a également agi dans une école privée de la Drôme - où étaient notamment scolarisés de jeunes Toulonnais - et en Bretagne.

« Nous sommes en correctionnelle. Nous devrions être aux assises », avait dénoncé Me Couturier, l'un des quatre conseils des parties civiles, lors de sa plaidoirie.

Devant le tribunal, deux jeunes hommes avaient évoqué des actes plus graves encore. Ces déclarations ont conduit, au lendemain du procès, à l'ouverture d'une nouvelle information judiciaire.

Libéré sous contrôle à mi-peine

Me Bionda, avocat du prêtre, assure ne pas avoir eu de nouvelles de cette procédure. « Mon client a honoré l'ensemble des sommes qu'il devait aux victimes. Il a puisé dans ses maigres économies. Sa famille l'a aidé. Il a tout réglé. »

Placé en détention provisoire en 2004 et condamné à six ans de prison en 2006, Jean-Michel Le Gac a retrouvé la liberté au printemps dernier, à la moitié de sa peine. Il lui est interdit d'exercer des fonctions en contact avec des enfants et il doit se soumettre à un suivi psychologique. Le service communication du diocèse précise que « le père Le Gac a quitté le diocèse de Toulon-Fréjus. »
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MessageSujet: Page musiclale à destination des consacrés   Mar 7 Oct - 16:07

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MessageSujet: En Australie, un prêtre à la retraite a été condamné   Jeu 9 Oct - 7:54

En Australie, un prêtre à la retraite a été condamné à quinze années de prison pour avoir abusé sexuellement de sept mineurs alors qu'il était leur enseignant dans les années 70 et 80.


En plus de l'agression sexuelle, l'accusé a été condamné pour avoir profité de sa position dominante. Aucune circonstance atténuante n'a joué en faveur de l'homme d'Église puisque le jury a estimé que le prêtre n'éprouvait aucun remords, car il ne cessait de clamer son innocence malgré les témoignages des victimes.


Avec ce curé, c'est un total de 107 membres de l'Église catholique qui ont été condamnés en Australie pour agressions sexuelles. Espérons que le juge ne se soit pas trompé et que les témoignages soient véridiques, car l'affaire d'Outreau nous a montré que lorsque règne un certain climat, les suspicions deviennent vite des preuves.

Mais en dehors de cette crainte, et si l'on ajoute à ce chiffre les 3000 curés accusés aux États-Unis, l'épidémie de curés pédophiles est loin d'être circonscrite.

Lors de sa visite en Australie, le pape Benoit XVI qui participait justement à la Journée mondiale de la jeunesse a exprimé dans une homélie sa compassion pour toutes les douleurs et souffrances des victimes de ces agressions. S'adressant aux évêques et séminaristes australiens le pape a voulu souligner « la honte que nous avons tous ressentie à la suite des abus sexuels sur des mineurs de la part de certains prêtres et religieux de cette nation ».

Alors que le nombre d'ordination de nouveaux prêtres est en net recul dans nos contrées, on peut comprendre que les jeunes recrues hésitent à embrasser cette vocation que beaucoup associent désormais à pédophilie ou homophilie.
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MessageSujet: Pédopornographie:un proviseur inculpé   Ven 10 Oct - 6:41

Le proviseur du lycée d'enseignement catholique Notre-Dame du Grandchamp à Versailles a été mis en examen le 19 septembre pour détention d'images pornographiques mettant en scène des mineurs et pour atteinte à l'intimité de la vie privée, a-t-on appris de source proche du dossier.

L'homme a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre au lycée, interdiction d'exercer une activité sociale ou professionnelle en lien avec des mineurs. Il doit également s'abstenir de rencontrer des parents d'élèves ou des élèves de l'établissement.

Une information judiciaire avait été ouverte en septembre à la suite d'une plainte déposée "avant l'été" par des familles d'élèves "signalant que ce monsieur avait la manie de prendre des photos à l'insu des gens", selon cette source qui confirme des informations d'un hebdomadaire local Toutes les Nouvelles.
"Il prenait notamment en photo les décolletés et les jambes des femmes et élèves de l'établissement", a ajouté cette source.
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MessageSujet: Affaire de pédophilie: report de l'assemblée générale de la communauté des Béatitudes   Ven 17 Oct - 7:06

RODEZ, 16 oct 2008 (AFP) - Affaire de pédophilie: report de l'assemblée générale de la communauté des Béatitudes

L'assemblée générale de la communauté des Béatitudes, secouée depuis plusieurs mois par une affaire de pédophilie, est reportée à la demande du cardinal Bernard Panafieu, chargé par le Vatican d'une mission auprès des Béatitudes, a-t-on appris jeudi auprès de la communauté.

Le cardinal, "archevêque émérite de Marseille", a demandé le report à une date ultérieure de l'assemblée générale qui était prévue "fin novembre-début décembre", dans un courrier adressé aux membres de cette congrégation.

Il y fait état de "récents évènements douloureux touchant (la) communauté".

Début octobre, six responsables ou membres ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une instruction ouverte à Rodez pour non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité.

C'est un membre de la communauté, accueillie dans l'abbaye Notre-Dame de Bonnecombe (Aveyron), qui avait dénoncé les agissements du frère Pierre-Etienne, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, en février 2008 à Rodez, pour une série d'agressions sexuelles sur mineurs.

Cet homme de 57 ans avait reconnu des attouchements sur une cinquantaine d'enfants de 5 à 14 ans commis dans toute la France entre 1985 et 2000.

Dans son courrier, Mgr Panafieu estime que l'assemblée générale "ne pouvait se tenir dans de bonnes conditions de réflexion et de liberté" et a demandé au Conseil pontifical pour les laïcs "la prolongation du mandat des membres du conseil général de cette communauté".

Le Conseil pontifical pour les laïcs a pour sa part souligné "la nécessité d'aller au fond des problèmes soulevés et d'entreprendre dès à présent un chemin de refondation spirituelle et structurelle" et demandé que l'assemblée générale se tienne avant novembre 2009.

La communauté des Béatitudes a été reconnue "ad experimento" (à titre provisoire, ndlr) en 2002 par le Vatican pour une période de cinq ans. Sa reconnaissance définitive n'ayant pas abouti, le statut provisoire a été prolongé de deux ans, a indiqué à l'AFP le père Jean-Baptiste Tison, l'un des membres de la communauté de Notre-Dame de Bonnecombe.
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MessageSujet: Un dangereux religieux d'extrême-droite coupable de pédophilie!   Lun 20 Oct - 6:44

Un dangereux religieux d'extrême-droite coupable de pédophilie! L'histoire de Daniel Cormier


Voilà c'est fait, il était temps! Daniel Cormier a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur une mineure. Ça fait plusieurs années que cela traine en longueur devant les tribunaux, mais enfin c'est terminé. Qui plus est, Cormier est en prison pour bris de condition, et ce depuis le mois de mai dernier. Il y restera, semble-t-il, jusqu'à sa représentation sur sentence au mois de novembre.

Rest of the text:

Avant toute chose, il importe de rappeler les faits de cette malheureuse histoire. Cormier, un homme d'âge mûr, dans la quarantaine, à la tête d'une petite secte chrétienne qui se fait appeler l'Église du centre-ville, prend pour épouse une petite fille mineure le jour de son dixième anniversaire de naissance, en 1999. Le mariage est célébré devant un autre illuminé de sa secte, qui serait pasteur, et, bizarrement, bon ami de Cormier. Après quelques mois de « mariage », la DPJ et la police reçoivent un signalement. C'est alors que commencent les interminables procédures judiciaires. Il faut également mentionner qu’une seconde victime porte plainte pour attouchement.

Qui est Cormier?

La première réponse qui vient tête, serait de dire : Un gros connard! Oui, mais quoi d’autre? Daniel Cormier est en fait le dirigeant autoproclamé de l’Église du centre-ville, qui avait pignon sur rue dans le centre-ville et qui a, par la suite, déménagé dans Pointe-Saint-Charles. Il s’agit d’une secte chrétienne comme tant d’autres prônant des valeurs extrêmement rétrogrades, conservatrices et réactionnaires.

lire la suite sur
http://nefacmtl.blogspot.com/2008/10/un-dangereux-religieux-dextrme-droite.html
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MessageSujet: le père Daniel Cormier ( suite)   Lun 20 Oct - 7:03

Le père Daniel Cormier, l'homme de 56 ans accusé d'agression sexuelle sur une fillette avec laquelle il disait être marié, a finalement été reconnu coupable hier, au terme d'un interminable procès ponctué de nombreux délais.


La jeune victime de Cormier était âgée de 9 à 13 ans au moment des événements, survenus entre 1998 et 2002.


Cormier, qui était pasteur de l'Église du centre-ville qu'il avait lui-même fondée, se défendait lui-même dans cette affaire, ce qui a considérablement ralenti les procédures.


Lorsqu'il avait été arrêté, il avait lui-même admis aux policiers qu'il avait posé certains gestes sexuels envers la victime, sans en préciser la nature.


Selon le témoignage de celleci, ces gestes auraient débuté par des attouchements de la main pour progresser jusqu'à la pénétration.


La défense de Cormier se résumait essentiellement à dire qu'en tant qu'époux, il avait certains droits. La thèse du mariage a toutefois été rejetée en juin dernier, laissant Cormier sans défense.


En contrepartie, la juge Sylvie Durand a jugé «digne de foi» le témoignage de la victime et relevé plusieurs passages incriminant de la déclaration qu'a ait faite Cormier aux policiers.


14 ans


Ainsi, Cormier avait affirmé que son «épouse» était «très éveillée sexuellement déjà à 8 ans» et que «tout ce que j'ai fait, de l'embrasser, de lui prendre la main, quelque toucher qu'il y ait pu avoir lieu, je l'ai fait pour elle».


Daniel Cormier s'expose à une peine maximale de 14 ans de prison. Il devra aussi faire face, en janvier, à deux autres chefs d'accusation d'exploitation sexuelle sur une autre victime mineure.
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MessageSujet: Pédophilie cléricale à Djibouti   Mer 22 Oct - 10:38

Extraits du livre de Chris Laffaille, " L'inavouable vérité de l'affaire Borrel "

Un terrain de chasse pour pédophiles

… Il apparaît que les partisans de la thèse de l'assassinat se sont bel et bien écartés des faits pour dépeindre une situation imaginaire, diffusée par des médias à la fois victimes et promoteurs d'un travestissement de réalité. Or, en ce mois d'octobre 2007, au moment où, dans la cour de ma rédaction, je m'apprête à aborder la question des raisons du suicide du juge Borrel, la réalité djiboutienne vient leur sauter à la figure avec l'arrestation du père Sandro, un Italien responsable de la Mission catholique d'Ali Sabieh. Raison de sa mise en détention à Djibouti : " diffusion et enregistrement d'images de mineurs présentant un caractère pornographique "…

Quel rapport avec l'affaire Borrel ? Selon moi, nous sommes au cœur même du sujet. Pas à pas, je vais tenter de démontrer en quoi.

Sandro de Prétis a 52 ans. Ancien d'une ONG italienne opérant en Erythrée, reconverti en père missionnaire, il a été ordonné prêtre en 1993 par Monseigneur Perron, l'évêque de Djibouti. La gendarmerie djiboutienne l'a arrêté le 8 octobre dernier et a saisi de nombreux films papier et des milliers de photos numériques stockées dans son ordinateur. Il se photographiait en maillot de bain avec les enfants en prenant des poses indignes d'un homme d'église. Les photos saisies dans le disque dur de son ordinateur sont plus explicites, paraît-il, mais couvertes par le secret de l'instruction.

Le père Sandro s'est occupé, un temps, du foyer d'enfants Caritas situé derrière l'église de Djibouti, le même foyer de rue administré par l'association Porte Ouverte de Mme Sylvie David dont m'avait parlé mon contact, l'assistant social des armées Jacques -Marie Carlhant, et que le malheureux Frédi Marny avait fréquenté. Sandro avait eu la charge de ce foyer immédiatement après qu'un éducateur djiboutien de l'association eut dénoncé à la police, dès 1999, les dérives de certains prêtres de la cathédrale.

A ce moment-là, une guerre sans merci avait été déclarée par l'Eglise locale à l'association Porte Ouverte et à sa directrice Sylvie David. L'évêché avait demandé son expulsion pure et simple de l'enceinte de la cathédrale.

Le père Philippe, l'abbé en charge de la paroisse, se porta partie civile et monta au créneau au tribunal pour réclamer en référé l'éviction de l'association. Mais le protocole d'accord signé lors de l'installation de l'association dans les lieux ne prévoyait pas l'éventualité d'une telle rupture et la procédure fit du sur-place pendant des années. Apparemment, les magistrats djiboutiens ne comprenaient pas pourquoi des hommes d'Eglise voulaient se débarrasser d'une association caritative qui venait en aide aux enfants… Après tout, les uns et les autres accomplissaient les mêmes tâches, disaient -ils.

En avril 1995, il arriva aux oreilles de Jacques-Marie Carlhant des bruits inquiétants, qu'il voulut tirer au clair. On lui disait en effet que certains militaires français abusaient d'enfants des rues qu'ils " piochaient " sans vergogne dans le foyer de l'association Porte Ouverte. Le jeune Frédi, dont il avait gagné la confiance, lui raconta qu'il avait été victime de violences sexuelles dans le camp de Nagad, un centre de transit pour étrangers en situation irrégulière. Il lui parla également des dérives du père Aubert, un capucin installé depuis des années à Djibouti qui aimait trop les petites filles.

Aubert avait déjà eu des problèmes à Tadjourah avec des fillettes. Les familles de là -bas avaient tendance à lui faire confiance : il semblait gentil et organisait des séances de cinéma pour les enfants qu'il amenait à Djibouti. Or c'est justement durant ces projections qu'il avait eu les pulsions signalées par les enfants et dénoncées par des adultes à qui ils s'étaient confiés. Pou éviter le scandale, l'évêque l'avait rapatrié à Djibouti.

Par ailleurs, Carlhant avait lui-même remarqué qu'un coopérant français, professeur de physique- chimie du lycée pour Djiboutiens, un certain " F.G. ", passait ses nuits près des enfants, dans le préau qu'avait fait construire Porte Ouverte grâce à un don de Caritas, dont les fond provenaient du Secours catholique.

Un prêtre, un coopérant attiré par les enfants : cela commençait à faire beaucoup.

Carlhant mena aussitôt une enquête. L'ambiance locale jointe aux nombreux enfants de rue qui traînaient sur l'avenue de la République, autour de la cathédrale, c'était un cocktail qui pouvait entraîner toutes les dérives.

- J'étais convaincu qu'il se passait des choses étranges, la nuit, dans le dortoir du foyer de Porte Ouverte où dormaient pêle-mêle les enfants sur des nattes, me dit-il, lorsque je l'interrogeai en octobre à Marseille. Je me devais d'en parler à Mme David, afin de la mettre au courant pour que, le cas échant, elle réagisse. A la fin du mois d'avril 1995, je suis allé lui rendre visite. Elle était légèrement éméchée et me reçut dans son bureau au bas d'un grand escalier de bois qui mène aux logements des pères. Et sans attendre, elle m'a confirmé de vive voix tous mes soupçons ! Selon elle, des officiers et sous-officiers français abusaient bel et bien de certains enfants qu'ils repéraient à la sortie de la messe ! L'affaire était tenue secrète pour ne pas créer de scandale. D'autant plus que les militaires n'étaient pas seuls en cause dans ces sales histoires…

Le bureau de Mme David se trouvait juste sous les chambres des prêtres et communiquait avec le hall d'entrée par un escalier en colimaçon. En raccompagnant Carlhant à la porte, elle lui annonça que certains prêtres trempaient également dans ces histoires : il leur arrivait fréquemment de "faire monter " des enfants dans leurs appartements…

- A ce moment-là, me lança Carlhant, l'un des abbés de la cathédrale, le père Aubert, qui écoutait sans doute d'en haut des marches, descendit vers nous. Mme David, troublée, coupa court, et se tourna vers moi en me glissant à l'oreille : " Vous avez vu ? Il nous écoutait ! Vous, un jour vous rentrerez en France, mais moi je reste… " Ce qui signifiait qu'elle ne pouvait pas parler, ni témoigner. Sous-entendu : si l'affaire éclatait au grand jour, les problèmes, c'était elle qui allait les avoir. Elle me déconseilla de poursuivre mon enquête.

Carlhant n'écouta pas ses conseils et n'eut de cesse de tirer cette affaire au clair. Il commença par extraire sa propre fille du catéchisme, en plein cours, sous l'œil étonné du père Aubert et de ses élèves.

Il revit aussi Frédi et l'interrogea à plusieurs reprises sur ces évènements. Le gamin finit par se confier à lui : oui, des enfants se prostituaient, et lui également : oui, des Français haut placés étaient clients ; oui, il n'était pas le seul à louer son corps à des pédophiles français…
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MessageSujet: Un énième scandale a éclaboussé l'Eglise Catholique en Pologne   Lun 27 Oct - 7:20

Un énième scandale a éclaboussé l'Eglise Catholique en Pologne où un prêtre est accusé de pédophilie. C'est un autre prêtre, le père Marcin Mogielski, qui a informé la Presse, "preuves" à l'appui, accusant le père Andrzej d'abus sexuels sur des mineurs dont il avait la garde, puisqu'il était Directeur du foyer Saint Frère Albert à Szczecin. Le centre prenait en charge des jeunes en difficulté et le père Mogielski accuse la hiérarchie ecclésiastique d'avoir couvert l'affaire, comme à son habitude...

Le Père Mogielski affirme ainsi que divers évêques et archevêques, mis au courant, n'ont pas levé le petit doigt et ont invité ceux qui étaient au courant à faire de même. «Ne nuisez pas à l'Eglise» auraient-ils affirmé, souhaitant garder le secret sur l'affaire et ne surtout pas l'ébruiter. Mogielski, qui avait enregistré les témoignages de certaines victimes, a donc été totalement ignoré, malgré sa volonté d'éclaircir cette affaire. Par dépit, il a simplement rendu publiques les informations qu'il avait en sa possession.
L'évêque Stanislaw Stefanek a quant à lui pris la défense du prêtre incriminé, n'hésitant pas à parler d'ingratitude de la part des jeunes, sous-entendant par là que cette histoire était montée de toutes pièces pour lui nuire parce qu'il dirigeait ce centre ! L'Eglise a pourtant reconnu que son Tribunal interne travaillait sur l'affaire depuis... 5 ans !
Selon 7sur7.be , des précédents existent dans le pays et deux prêtres ont écopé de peines de prison ferme, 2 et 5 ans pour des abus sexuels sur des fillettes.
Cette affaire relance le débat sur la pédophilie au sein de l'Eglise, une pratique un peu trop courante d'après les multiples affaires qui font la Une des journaux du monde entier. Pour se faire une idée de l'étendue du problème, il suffit de lire ce petit paragraphe tiré de Wikipédia :
"En 2004, une étude du John Jay College of Criminal Justice de New York établit à 4 400 le nombre de prêtres pédophiles aux États-Unis entre 1950 et 2002 et, à 11 000 celui des enfants victimes.
Au Canada, des milliers d'Amérindiens ayant séjourné dans des pensionnats religieux dans les années 1970 attaquent l'Église en justice pour « abus sexuels », maltraitance physique et « génocide culturel » et plus de 7 000 plaintes ont été déposées. Le très controversé Raymond Gravel, (ancien prostitué, prêtre et militant soixante-huitard) avance que 50% des prêtres québécois sont homosexuels.
En Irlande, près de 3 000 adultes affirment avoir subi des sévices sexuels de la part de membres de leur Église.
En Espagne, plus d'une centaine de cas d'abus sexuels de la part de prêtres ont été recencés.
En France, plusieurs scandales ont éclaté, et des prêtres ont été condamnés, jusqu'à 18 ans de réclusion criminelle."
Entre silence et tabous, l'Eglise tente tant bien que mal de faire ce qu'elle peut pour gérer cette crise qu'elle aurait bien aimé ne jamais voir étalée dans les journaux et n'hésite pas à négocier avec les victimes pour éviter des procès trop "bruyants", comme elle l'a fait en 2002 en Irlande.
Certains n'hésitent pas à pointer du doigt le célibat forcé comme étant à l'origine des déviances sexuelles de nombreux prêtres, qui utiliseraient des enfants pour assouvir leurs pulsions...
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MessageSujet: Rodez. Béatitudes : « Que la vérité soit faite »   Jeu 30 Oct - 6:28

Mgr Bellino Ghirard évêque de Rodez, s'exprime à propos de la polémique autour des Béatitudes.



Bellino Ghirard, évêque de Rodez. Photo DDM, archives.Gare aux amalgames ! Bellino Ghirard, évêque de Rodez veut faire acte de pédagogie face à la déferlante médiatique autour des Béatitudes. « Quand il est dit que la hiérarchie savait qu'il y avait eu des agressions sexuelles, ce n'est pas l'évêque, mais la hiérarchie des Béatitudes. Depuis sa création dans les années 70 et jusqu'en 2002, cette communauté dépendait de l'évêché d'Albi et depuis 2002 du Vatican directement. Moi, je n'ai été averti de faits d'agressions sexuelles que peu de temps avant la dénonciation à la justice, en 2007. Je souligne qu'aucun des faits d'agression sexuelle ne s'est produit en Aveyron ».

Propriétaire de l'abbaye de Bonnecombe, l'évêché, depuis la fin de la vie monastique à la fin des années 60, avait mis les lieux à la disposition de l'Arche jusqu'au milieu des années 90.

À leur départ, Bellino Ghirard s'est tourné vers les Béatitudes, en 1998, via son modérateur général de l'époque, Fernand Sanchez. Et un bail emphytéotique de 18 ans a été signé au début des années 2000.

bonnecombe : bail de 18 ans aux béatitudes
En clair, les Béatitudes ont tout loisir de fermer l'abbaye de Bonnecombe, tant que les conditions du bail sont respectées. Une première tentative a eu lieu, au printemps dernier et seule une requête conjointe des évêques d'Albi et Rodez ont permis la suspension de la décision. Mais aujourd'hui, rien a priori, ne peut empêcher les Béatitudes de fermer les lieux.

« La simple courtoisie commande quand même que je sois avisé suffisamment longtemps à l'avance », poursuit l'évêque.

Mardi, Mgr Ghirard s'est rendu à Bonnecombe, bénir le bâton du pèlerinage jusqu'à Rome engagé par Murielle Gauthier et Naomi (lire « La Dépêche du Midi » d'hier) pour toutes les victimes de la pédophilie. Mais il met en garde contre toute interprétation pouvant conduire à une récupération de ce geste par quiconque : « Il y a déjà eu beaucoup de médiatisation. Nous ne pouvons que soutenir une marche pour les victimes de la pédophilieet saluer ce geste de bon aloi. Mais il ne faut pas que ce soit utilisé comme une accusation contre la hiérarchie des Béatitudes. Une enquête judiciaire est encours. Il faut que la vérité soit faite à tous les niveaux : d'une part, la clarté sur le fonctionnement et le statut des Béatitudes. Ce sera chose faite, en novembre, lorsque les Béatitudes décideront soit de rester une association laïque - et donc de ne plus porter d'habits et de signes spécifiques - soit de devenir une congrégation de consacrés. Ou de scinder le mouvement en deux branches.

D'autre part que la vérité soit faite par la justice sur les affaires qui sortent dans les médias.

Enfin, je souhaite aussi une réconciliation entre les membres des Béatitudes et que le groupe de Bonnecombe reste uni à ses responsables ».


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L'évêque tient à l'œil les nouvelles communautés
Bellino Ghirard se veut un évêque vigilant vis-à-vis des nouvelles communautés du renouveau charismatique et du mélange psycho-spirituel : « Les nouvelles communautés fonctionnent souvent sur un mode trop affectif et émotionnel, tandis que le rituel et le spirituel ne sont pas toujours mis en place. Elles reçoivent aussi, parfois de façon trop rapide, des membres perturbés et fragiles.

Lorsque j'ai connaissance de risques de dérive, j'interviens ».

C'est ainsi que Bellino Ghirard a catégoriquement interdit, voilà un an, à la communauté de l'arbre de vie de Vezac, la guérison de l'arbre généalogique par les messes.
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MessageSujet: une erreur de comportement selon le Cardinal Jean-Claude Turcotte   Lun 3 Nov - 6:38

La pédophilie, une erreur de comportement
Publié le 13 septembre 2008 par Jean-François Cossette
Tripoter la vulve et les seins d’une fillette de 8 ans ne relèverait pas de la pédophilie mais d’une erreur de comportement selon le Cardinal Jean-Claude Turcotte. Une erreur de parcours que l’on doit pardonner facilement. Même qu’un tel geste est gratifié par l’octroi de bourses d’étude aux prêtres pédophiles. C’est ainsi que l’abbé Philippe de Maupeou aurait reçu une bourse de 60 000 $ pour aller étudier le droit à l’université St-Paul à Ottawa. L’Église semble complètement se foutre des victimes, de la fillette, et protège ses prêtres, elle leur pardonne, éloigne le prêtre de l’église pour lui trouver un “job” de bureau, des tâches administratives, tout en le conservant dans son sein. Le pardon catholique du cardinal Turcotte ne semble pourtant pas s’appliquer à tout le monde. Dernièrement monsieur Turcotte remettait son insigne de l’Ordre du Canada après que le roi de l’avortement au Canada, le Dr Henry Morgentaler, eut reçu le même titre honorifique. D’un côté l’Église condamne l’avortement, blâme des personnes comme Morgentaler et de l’autre côté elle pardonne les actes pédophiles, protège les agresseurs, pour sauver son image, minimise l’importance des gestes comme vient de le faire Jean-Claude Turcotte, semble compatissante non pas envers les victimes mais envers les bourreaux.
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MessageSujet: Méfiez vous des capucins   Mar 4 Nov - 6:41

Le capucin pédophile devra affronter la justice





FRIBOURG. La juge d'instruction fribourgeoise Yvonne Gendre a clos son enquête portant sur cinq prêtres suspectés d'abus sexuel.


François Mauron
Mardi 4 novembre 2008



La nouvelle a valeur de symbole. Les révélations d'abus sexuels qui ont plongé l'Eglise catholique dans la tourmente ne resteront pas sans suite. Un religieux, au moins, devra répondre de ses actes devant la justice. Un deuxième pourrait le suivre. Telles sont les conclusions des investigations menées par la juge d'instruction fribourgeoise Yvonne Gendre, qui avait ouvert, dès janvier 2008, plusieurs enquêtes à ce propos, comme Le Temps l'avait annoncé (LT du 03.07.2008).

«Je redoute de vous écrire ce qui va suivre depuis de nombreuses années. Je me résous maintenant à le faire parce qu'il m'est devenu tout à fait insupportable de continuer à ne rien dire.»

Des enfants «vulnérables»

En commençant par citer les mots d'une victime, la magistrate veut témoigner de la souffrance qu'elles endurent. Cinq ecclésiastiques se sont rapidement retrouvés dans son collimateur. Deux d'entre eux étant décédés, l'instruction a porté sur les trois autres: deux curés et un capucin.

Ce dernier, le père J. A., avait défrayé la chronique en janvier dernier. Las, les faits mis au jour par la juge d'instruction s'avèrent encore plus graves que ce qui était pressenti. De 1958 à 1995, le religieux, aujourd'hui âgé de 68 ans, aurait abusé de 24 garçons, dont l'âge oscillait entre 9 et 14 ans au moment des faits. Des enfants «particulièrement vulnérables», dont trois d'entre eux étaient handicapés.

«Toutes les victimes ont parlé de masturbation. D'autres ont évoqué des fellations, avec ou sans éjaculation. Dans quatre cas, les témoignages parlent de tentative de sodomie ou de sodomie. Ces derniers faits sont contestés par le père J. A.», expose le chef de brigade Laurent Eggertswyler, responsable d'enquête à la police cantonale de Fribourg.

Un procès dans deux ans?

Le capucin nie également avoir commis des attouchements sexuels sur deux jeunes Broyards qui se sont suicidés par la suite. Pour le reste, il reconnaît les faits qui lui sont reprochés concernant 22 victimes. Parmi ces dernières figurent son propre neveu, abusé en 1992, et un jeune Français de 11 ans, abusé dans la région de Grenoble en 1995. Contrairement aux autres, ce dernier cas n'est pas prescrit. L'affaire peut donc être portée devant un tribunal.

«Le procès pourrait avoir lieu dans deux ans», relève Yvonne Gendre. Reste à savoir si ce sera en Suisse ou en France. La magistrate s'est en effet dessaisie du dossier pour le confier à un procureur de Grenoble. Où une enquête, visant à identifier précisément la victime et la nature des actes subis, doit encore être ouverte. Après cela, les Français décideront de juger eux-mêmes le père J. A. ou de le confier à la justice helvétique.

Une Eglise irresponsable

Le parcours sinueux du capucin met en relief le comportement irresponsable adopté par les autorités religieuses de l'époque. «Durant sa carrière en Suisse, le capucin J. A. a eu différents employeurs, des institutions pour personnes handicapées dans les cantons du Valais et de Vaud, l'évêché à Fribourg. Il a été à trois reprises déplacé ou licencié en raison de rumeurs le concernant», note la juge d'instruction.

L'homme transite donc par Fribourg, Saint-Maurice (VS), Lausanne, Lully (FR). En 1989, dénoncé par une victime qui témoignera plus tard à l'émission Temps présent, il est expédié à Grenoble par Mgr Mamie. En 2002, on le déplace à Lyon. Il revient en Suisse en 2005, à Delémont. Après avoir transité par Zurich, il séjourne aujourd'hui dans un autre canton - que la magistrate refuse de dévoiler -, où il suit un traitement psychologique. «Il est devenu un homme âgé, atteint dans sa santé (angine de poitrine et diabète) qui commence à affronter sa pédophilie et les conséquences de ses actes», affirme Yvonne Gendre.

Selon les aveux du père J. A., celui-ci a eu des relations homosexuelles durant son adolescence et il a éprouvé «très tôt» ses pulsions pédophiles. Une victime auditionnée par la juge d'instruction a soutenu que le franciscain avait été lui-même abusé durant son enfance, ce qu'il conteste.

La juge d'instruction n'a en revanche pas eu à se demander si l'évêché de Fribourg avait fait entrave à la justice pénale en déplaçant le capucin de Suisse en France en 1989. «Ce délit se prescrit après sept ans. La question ne se pose donc plus.» Le vicaire épiscopal Marc Donzé estime quant à lui que les autorités religieuses de l'époque avaient agis par «excès de discrétion» et «n'avaient certainement pas voulu entraver le travail de la justice. En tout cas pas sciemment».

D'autres cas

L'affaire du père J. A. ne constitue toutefois qu'un des volets de l'enquête d'Yvonne Gendre. Qui a également investigué sur un prêtre, domicilié dans le canton de Fribourg, faisant l'objet d'une plainte pour contrainte sexuelle et abus de détresse déposée par une jeune femme en avril 2008. Les faits se seraient produits à Neuchâtel en 2000 ou 2001. Comme les soupçons sont «concrets», le dossier a été transmis aux autorités neuchâteloises. Si l'accusation de contrainte sexuelle devait être retenue, l'affaire sera portée devant le juge. Pour l'instant, la présomption d'innocence demeure entière, rappelle Yvonne Gendre.

Dans le troisième cas examiné par la juge d'instruction, le curé concerné a été mis hors de cause. A noter, en outre, que l'un des deux ecclésiastiques décédés sur lesquels elle a dû se pencher avait été accusé d'abus sexuel par le sadique de Romont. Enfin, le prêtre qui s'est suicidé au printemps dernier à Neuchâtel ne figure pas dans le dossier d'Yvonne Gendre. Pas plus que trois autres prêtres abuseurs, dont les victimes ont reçu un dédommagement de la part de l'évêché de Fribourg.
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MessageSujet: Un curé accusé d'avoir téléchargé de la pédopornographie   Mer 5 Nov - 16:12

04/11/2008 13:55


SARREBRUCK (Allemagne), 4 nov 2008 (AFP) - Un curé allemand accusé d'avoir téléchargé de la pédopornographie

La police allemande a ouvert une enquête sur un curé catholique accusé d'avoir téléchargé de la pornographie infantile sur internet, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

L'ordinateur du prêtre, âgé de 37 ans et qui officie en Sarre (sud-ouest), a été saisi par la police pour être analysé, selon le bureau du procureur de Sarrebruck.

Le curé a été suspendu par le diocèse de Trêves en attendant la conclusion de l'enquête.
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MessageSujet: Béatitudes ( suite)   Ven 7 Nov - 8:03

PARIS, 6 nov 2008 (AFP) - Communauté des Béatitudes: le fondateur en garde à vue puis remis en liberté

Le fondateur de la communauté catholique des Béatitudes a été placé en garde à vue mardi puis remis en liberté dans la cadre d'une instruction ouverte à Rodez pour "non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité", a-t-on appris de source policière jeudi.

Gérard Croissant a été interpellé mardi à Roissy, en provenance du Rwanda, par les enquêteurs de l'Office central de la répression des violences aux personnes (OCRVP) a précisé la source, confirmant une information du Parisien.fr.

Il a été remis en liberté mercredi soir.

Cette interpellation fait suite à une opération menée début octobre par les policiers et les gendarmes en charge de cette enquête, précise-t-on de même source.

Six responsables ou membres de la communauté catholique des Béatitudes avaient été remis en liberté après une garde à vue dans l'instruction ouverte à Rodez.

Cette instruction faisait suite à la mise en examen de Frère Pierre-Etienne placé sous contrôle judiciaire en février 2008, toujours à Rodez, pour une série d'agressions sexuelles sur des mineurs.

Cet homme de 57 ans avait reconnu des attouchements sur une cinquantaine d'enfants de 5 à 14 ans dans toute la France entre 1985 et 2000 dans le cadre de ses activités.

Le suspect avait reproché à sa hiérarchie de ne pas avoir pris la mesure de la gravité de la situation, en le déplaçant à plusieurs reprises dans différents postes après qu'il lui eut confié ses tendances pédophiles.

L'assemblée générale de la communauté des Béatitudes, secouée depuis plusieurs mois par cette affaire, avait été reportée, à la mi-octobre, à la demande du cardinal Bernard Panafieu, chargé par le Vatican d'une mission auprès des Béatitudes.

La communauté des Béatitudes a été reconnue "ad experimento" (à titre provisoire, ndlr) en 2002 par le Vatican pour une période de cinq ans.

Sa reconnaissance définitive n'ayant pas abouti, ce statut provisoire a été prolongé de deux ans.
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MessageSujet: Plus de 150 cas en 68 ans en Irlande   Sam 8 Nov - 7:21

DUBLIN, 7 nov 2008 (AFP) - Pédophilie: enquêtes sur 150 membres du clergé catholique à Dublin en 68 ans

Plus de 150 membres du clergé catholique ont fait l'objet d'une enquête pour pédophilie dans le diocèse de Dublin au cours des derniers 68 ans, a indiqué vendredi l'archevêque Diarmuid Martin.

"C'est seulement en connaissant toute la vérité sur le passé que nous pouvons améliorer le niveau de sécurité des enfants aujourd'hui", a déclaré l'archevêque dans un communiqué diffusé à l'issue d'audiences à huis clos dans le cadre d'une enquête interne de l'Eglise catholique d'Irlande.

Le communiqué précise que 152 membres du clergé ont fait l'objet d'une enquête, 140 pour des accusations directes et 12 pour des soupçons. Quant aux victimes, elles seraient environ 400, mais "il est très probable que ce chiffre n'est pas définitif", ajoute le texte.

A ce propos, Mgr Martin a reitéré son appel à toute personne en possession d'informations pour qu'elle entre en contact avec les services concernés.

Jusqu'à présent, huit prêtres du diocèse de Dublin, le plus important du pays, ont été condamnés pour pédophilie et des poursuites sont en cours contre trois autres.
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MessageSujet: Suisse :28 signalements   Sam 8 Nov - 7:23

Prêtres abuseurs: 1er bilan de la commission

Mgr Genoud avait constitué la commission en février dernier.[Keystone]07.11.2008 15:44
Neuf mois après sa création, la commission instituée pour prévenir les abus sexuels au sein du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg a reçu 28 signalements d'abus sexuels, de maltraitance ou de manquements aux devoirs ecclésiastiques.

Quatre ne relevaient pas de sa compétence. La quasi totalité des affaires étaient prescrites. Cette commission indépendante avait été constituée le 1er février dernier par l'évêque Monseigneur Bernard Genoud suite aux affaires de pédophilie qui secouaient alors l'Eglise catholique.
sur ce sujet

Son objectif est de récolter les informations sur d'éventuels abus commis par des prêtres, d'en informer l'évêque ou d'avertir la justice pénale, a rappelé vendredi devant la presse sa présidente, l'ancienne juge d'instruction Françoise Morvant, à l'heure d'un premier bilan.

Depuis février dernier, la commission a ainsi été saisie de 28 signalements, dont une dizaine provenaient de l'évêque lui-même, a précisé Françoise Morvant. Quatre cas ne concernaient ni l'Eglise ni le diocèse. Une dizaine des 24 cas restant sont le fait de témoignages de tiers, la plupart du temps vagues et surtout non confirmés.
Auteurs présumés décédés
Dans la très grande majorité des cas, les auteurs présumés sont décédés et dans la quasi totalité, les affaires sont prescrites, voire "ultra prescrites", a relevé l'ancienne juge d'instruction. La commission a notamment entendu des victimes dont le cas remontait à une quarantaine d'années et qui n'avaient jamais pu se confier à qui que ce soit auparavant.

A noter que la commission n'entend pas les mineurs, dont l'audition doit se faire conformément aux règles strictes de la Loi sur l'aide aux victimes (LAVI).
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MessageSujet: quelques chiffres   Sam 8 Nov - 7:53

La connaissance de la pédophilie dans l'Église est à présent un sujet d'enquête non tabou, et son ampleur dans le monde peut être mieux évaluée. En 2004, une étude du John Jay College of Criminal Justice de New York établit à 4 400 le nombre de prêtres pédophiles aux États-Unis entre 1950 et 2002 et, à 11 000 celui des enfants victimes.

Au Canada, des milliers d'Amérindiens ayant séjourné dans des pensionnats religieux attaquent l'Église Catholique en justice pour « abus sexuels », maltraitance physique et « génocide culturel ». Pour la période 1880-1984, figurent aussi au banc des accusés le Gouvernement du Canada et les Églises Anglicane, Unie et Presbytérienne, celui-là ayant donné pour mission à celles-ci l'assimilation des Indiens (Église Catholique = 60 pour cent des pensionnats). Les parents autochtones étaient tenus d'envoyer leurs enfants dans ces pensionnats (residential schools) sous peine d'emprisonnement. Dans certaines écoles, les mauvaises conditions et la surpopulation ont causé des décès par tuberculose allant jusqu'à 69 pour cent des élèves. En raison d'allégations de meurtres en grand nombre ainsi que d'expériences médicales, certains emploient l'expression « Holocauste canadien ». En février 2000, on compte plus de 10 000 poursuites intentées contre le Gouvernement du Canada et les Églises. Au total, les dédommagements atteindront 1 milliard de dollars canadiens.

En Irlande, près de 3 000 adultes affirment avoir subi des sévices sexuels de la part de membres de leur Église.

En Espagne, plus d'une centaine de cas d'abus sexuels de la part de prêtres ont été recensés.

En France, plusieurs scandales ont éclaté, et des prêtres ont été condamnés, jusqu'à 18 ans de réclusion criminelle.
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MessageSujet: Délivrez-nous du mal : un film à ne pas rater sur la pédophilie d' l'Eglise   Mar 11 Nov - 18:22

Le film de Amy Berg, ''Délivrez-nous du mal'', est à voir absolument. Il raconte l’histoire du père Oliver O'Grady, un prédateur d’enfants systématiquement protégé par ses supérieurs. Au lieu de le dénoncer aux autorités des hommes, ils l’ont déplacé de paroisse en paroisse, lui permettant de faire de nouvelles victimes, alors même que les plaintes contre lui s’accumulaient.

Il faut voir le regard éberlué d’un de ses supérieurs lorsqu’un tribunal lui demande enfin des comptes. « Je n’avais pas fait la connexion. Dans un cas, il s’agissait d’une petite fille. Dans l’autre, d’un petit garçon. Donc je n’ai pas fait le lien… » Comprenez qu’un viol sur une petite fille est naturel, tandis qu’un viol sur un petit garçon relève de l’« homosexualité », et qu’il est donc « contre-nature » aux yeux de cet évêque. Derrière le costume sacralisé perce le vieux célibataire pétri de certitudes sur la morale sexuelle. Ses connaissances sont si brumeuses qu’il est incapable de faire la différence entre homosexualité et pédophilie, et plus encore entre le consentement et le viol… Il ne faut pas s’étonner qu’avec des serviteurs aussi qualifiés, l’Église soit partie en guerre contre l’homosexualité, tout en organisant le viol tournant de prêtres pédophiles.

Cette succession d’abus sexuels n’est pas seulement un scandale, elle pose la question du fonctionnement tout entier de l’Église catholique. Comment ne pas provoquer de tels drames lorsqu’on envoie de jeunes hommes immatures — parfois violés au séminaire — prêcher au cœur même de familles où ils ont un statut de « demi-dieux », et donc la tentation de reproduire l’abus dont ils ont eux-mêmes été victimes ? Ces familles les perçoivent comme d’autant plus inoffensifs qu’ils sont à leurs yeux « asexués ». Alors qu’ils évoluent depuis leur plus jeune âge dans un monde masculin où le tabou sexuel et le devoir de chasteté les tendent comme une corde prête à rompre.

Pendant son séjour aux États-Unis, Benoît XVI n’a pas voulu regarder en face cette machine infernale, fabriquant une chaîne de violeurs potentiels depuis si longtemps. Il a parlé de « honte », de ses propres défaillances, pour mieux rendre responsable la « pornographie » qui sévit à la télévision… C’est bien connu, au Vème siècle déjà, des prêtres violaient des enfants parce qu’ils regardaient trop de pornos sur le câble.

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MessageSujet: A Jersey on étouffe une affaire "génante" pour les notables du lieu   Jeu 13 Nov - 17:13

Sévices présumés à Jersey: le nouveau chef de l'enquête écarte tout meurtre
Le nouveau chef de l'enquête sur des sévices présumés infligés à des enfants d'un ancien pensionnat de l'île anglo-normande de Jersey, a écarté mercredi la piste de possibles meurtres évoquée jusqu'ici par son prédécesseur. "Rien ne suggère qu'il y ait eu des meurtres ou que des corps aient été détruits", a prévenu David Warcup, lors de sa première conférence de presse depuis qu'il a repris cette enquête sur des allégations de sévices sexuels et de maltraitance d'enfants, ouverte en 2006. M. Warcup a estimé que son prédécesseur, Lenny Harper, avait eu tort de laisser penser que de jeunes enfants avaient pu être tués ou démembrés au Haut de la Garenne, un ancien pensionnat fermé en 1986. M. Harper avait annoncé en juillet que les restes humains découverts lors d'importantes fouilles sur le site du Haut de la Garenne appartenaient à au moins cinq enfants âgés de quatre à onze ans. Au total, près d'une centaine de victimes présumées se sont fait connaître à ce jour, affirmant avoir subi des sévices pendant une période d'une quarantaine d'années, entre les années 1950 et la fin des années 1980.

Le nouveau chef de l'enquête affirme qu'aucune preuve ne permet d'affirmer que des meurtres ont été perpétrés dans l'ancien orphelinat de Jersey, où des restes humains avaient été découverts en février dernier.

Et si tout l'emballement médiatique autour de «l'orphelinat de l'horreur» en février dernier était finalement dû à l'incompétence d'un seul homme ? C'est en tout cas ce que suggère mercredi David Warcup, le nouveau policier en charge de l'enquête sur les sévices présumés infligés à des enfants d'un ancien pensionnat de Haut-de-la-Garenne, sur l'île anglo-normande de Jersey.

Selon lui, son prédécesseur Lenny Harper, qui a pris sa retraite en août, s'est fourvoyé en déclarant il y a huit mois que des restes d'enfants de quatre à onze ans, parfois calcinés, avaient été retrouvés dans ce bâtiment victorien.

Le chef de la police de l'île et ancien supérieur hiérarchique de Lenny Harper, Graham Power, a été le premier à faire les frais de ce retournement de situation : le ministre de l'Intérieur de Jersey a annoncé sa suspension estimant que «certains aspects de l'enquête n'avaient pas été menés de manière appropriée».

D'après David Warcup, aucune preuve, ni expertise médico-légale ne permet en effet d'étayer les hypothèses du duo Harper/Power.

Il n'y a «rien de suspect» au sujet des 65 dents de lait découvertes dans les caves de cet établissement qui a été tour à tour orphelinat et foyer pour enfants en difficulté jusqu'en 1986, avant d'être transformé en auberge de jeunesse en 2004.


Un éclat de noix de coco

De même, sur les 170 fragments d'os trouvés sur place, seulement trois sont «probablement humains». Mais ils ne dateraient pas du tout de ce siècle : les experts estiment qu'ils remontent à une période allant de 1470 affraid et 1670. lol!

Pis, l'un de ces fragments qu'on pensait être d'origine humaine serait en fait un éclat de noix de coco, datant de l'époque victorienne. flower lol!

Quant aux soi-disant chaînes découvertes dans les sous-sols du bâtiment, ce serait de simples morceaux de fer. Rien n'indique qu'ils aient servi pour quoique ce soit de répréhensible.

«J'aimerais répéter qu'il n'y a aucune personne portée disparue et aucune accusation de meurtre. Il n'y a ni suspect, ni période identifiée pour un meurtre», a déclaré David Warcup, qui a par ailleurs regretté que «des informations qui n'étaient pas strictement exactes aient été divulguées par la police», en février dernier.

Pour autant, David Warcup n'a pas remis en cause l'autre versant de l'enquête, ouverte en 2006 et estimée à 4 millions de livres. Plus d'une centaine de personnes disent en effet avoir été victimes de sévices dans les années 60 et 70 dans ce pensionnat fermé en 1986. Trois hommes ont jusqu'à présent été mis en examen pour abus sexuels dans le cadre de l'enquête.

«L'objet de l'enquête aujourd'hui est de dire s'il y a eu des sévices sur des enfants, mais il n'y a pas eu de meurtres à Haut-de-la-Garenne», a conclu l'inspecteur en chef. lol!
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MessageSujet: Un nouveau cas en Corrèze !   Lun 17 Nov - 13:33

TULLE, 16 nov 2008 (AFP) - Un prêtre jugé pour viols et attouchements sexuels sur trois mineurs à Tulle

Un ancien prêtre de la paroisse de Liginiac (Corrèze), comparaîtra de mardi à vendredi devant la cour d'assises de Tulle accusé d'avoir violé un mineur et procédé à des attouchements sexuels sur deux autres jeunes garçons.

Jean-Olivier Guinant, âgé de 56 ans, est accusé d'avoir violé à plusieurs reprises de 1988 à 1994, un de ses jeunes paroissiens, qui avait au début à peine onze ans.

La jeune victime, née de père inconnu et abandonnée par sa mère à la naissance, avait fait la connaissance du prêtre dans le cadre du catéchisme et s'était très rapidement liée d'amitié avec lui.

Devenu enfant de choeur, le mineur allait régulièrement dormir au presbytère de Liginiac où il partageait le lit de l'ecclesiastique. Ce dernier l'aurait rapidement contraint à avoir des relations sexuelles avec lui.

Interpellé en 2005, après un dépôt de plainte de la victime, Jean-Olivier Guinant avait immédiatement reconnu avoir entretenu des relations sexuelles avec le mineur mais avait réfuté l'usage de la contrainte, parlant de gestes d'affection réciproques et de relation amoureuse entre l'adolescent avec lui.

Il avait ajouté qu'il s'était régulièrement confessé avec sa victime pour avoir commis ces actes.

Le prêtre comparait également pour avoir commis des agressions sexuelles sur un mineur de 2001 à 2002 et sur un autre jeune garçon de 2004 à 2005. Durant l'enquête, le prêtre a toujours contesté les faits.

Jean-Olivier Guinant a déjà été condamné à trois ans de prison en novembre 1997 par le tribunal correctionnel de Tulle pour des attouchements sexuels, commis courant 1995 et 1996, sur un autre jeune paroissien de Liginiac, où il a été en poste pendant huit ans.

A la suite de cette condamnation, il avait été déplacé dans un hôpital de la région parisienne avec interdiction d'être en contact avec des mineurs.
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MessageSujet: Graham Wilmer: la conspiration de la foi (1)   Mar 18 Nov - 8:51

Dans les années 60, le jeune Graham Wilmer a été abusé sexuellement par un professeur de l'école de la congrégation des salésiens en GrandeBretagne. A l'époque on lui ordonna de garder sous silence les sévices qu'il avait subies. Mais trente plus tard il publia son histoire dans un livre "Conspiracy of the faith" brisant ainsi l'omerta imposée par l'ordre des Salésiens.

Graham Wilmer nous livre
en exclusivité un témoignage bouleversant sur sa jeunesse brisée et sur le silence complice de l'Église.

Golias : Pouvez-vous nous raconter brièvement votre histoire ?

Graham Wilmer : Je suis né à BEDFORD, Angleterre, le 20 octobre 1951. Trois ans plus tard mes parents ont déménagé à PYRFORD, dans le SURREY, où j'ai grandi avec mes 4 soeurs. Je suis allé à l'Ecole Primaire de Pyrford, où j'étais très heureux, et où j'étais bon élève. En septembre 1963, à l'âge de onze ans, je suis allé au SALESIAN COLLEGE à CHERTSEY, dans le Surrey, une école indépendante catholique pour garçons. Pendant les 3 années qui ont suivie, j'étais heureux à l'école, je me suis fait de très bons amis, et j'ai continué à réussir scolairement. Puis, en septembre 1966, un nouvel enseignant, HUBERT MADLEY, a rejoint l'école. En quelques semaines il a commencé à se montrer très amical à mon égard, me ramenant à la maison après l'école, et se faisant bien voir par ma famille. Et puis tout a commencé, et pendant les deux années suivantes il m'a abusé sexuellement aussi souvent qu'il le pouvait, et partout où il le pouvait.
En février 1968, suite à la mort tragique de mon ami le plus proche, MARTIN ALLEN, je suis allé à confesse et j'ai raconté au prêtre responsable de ma section sportive au sein de l'école, le R.P. MADDEN, ce que MADLEY me faisait. Le R.P. Madden l'a raconté au directeur de l'Ecole, le R.P. O'SHEA, qui lui de son côté a informé le supérieur de la Communauté, le R.P.GAFFNEY, et le Supérieur de la Province Anglo-irlandaise des Salésiens, le R.P. George WILLIAMS. Mais au lieu de m'aider, ils m'ont contraint au silence, et ont muté Madley au Collège Salésien de BATTERSEA (Londres), pour le protéger et protéger le nom de l'école. On m'a abandonné à mes propres moyens, sans aucun soutien de l'école. Ni mes parents, ni la police n'ont été mis au courant. J'ai raté tous mes examens de fin de collège (ndtr : G.C.E. 'O' levels, examens publics qui permettent l'accès au lycée) et j'ai été renvoyé de l'école.

- Comment avez-vous affronté le silence de l'institution et celui de l'auteur des faits à votre encontre ?

- A l'impact du trauma sexuel que j'avais
subi s'est ajoutée la trahison des prêtres salésiens après que je me sois adressé à eux pour de l'aide. Cette combinaison a créé en moi des problèmes psychologiques profonds qui continueront à me porter préjudice pendant de longues années par la suite. Ces dégâts se sont manifestés de diverses façons au fur et à mesure que j'ai développé une gamme de comportements nuisibles en guise de stratégie pour faire face à la vie : l'abus de drogues et d'alcool, l'auto mutilation, et l'addiction au sexe. J'ai eu du mal à mener une vie stable, et j'étais incapable d'établir des relations durables. J'ai essayé de faire semblant que rien ne s'était passé en enfouissant les souvenirs profondément dans ma mémoire, et pendant les quelques 30 ans qui ont suivi j'ai traversé la vie cahin-caha, mais l'héritage de culpabilité, de confusion et de colère n'était jamais loin de la surface. Puis en 1995 les souvenirs enfouis ont commencé à remonter à la surface. Un mince filet au début, puis de plus en plus fort, ils devenaient chaque fois plus clairement mis en lumière et plus détaillés. Ils envahissaient mon esprit à tout moment et tous les jours,

(in revue Golias)
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MessageSujet: Graham Wilmer(2)   Mar 18 Nov - 8:53

et constituaient la matière de mes rêves la nuit. Au début de l'année 1997 j'ai fini par faire une dépression nerveuse, incapable de contenir la force de ces images épouvantables, qui m'ont envahi totalement et m'ont amené au bord de l'autodestruction. J'ai eu de la chance pourtant ; j'avais quelqu'un qui m'a soutenu. Elle s'est occupée de moi pendant que j'ai essayé de trouver le soutien et le conseil dont j'avais besoin, et petit à petit, j'ai commencé à retrouver ma santé.
à l'époque où ils ont pris cette décision. [ndtr : le R.P. MADDEN, autre acteur des événements était déjà mort].

En dépit de cela je n'étais pas prêt à abandonner, et donc en octobre 2000, j'ai informé les Salésiens que j'avais l'intention d'initier des poursuites civiles à leur encontre, Ils ont répondu en proposant une médiation, alors même qu'ils continuaient à nier toute connaissance de ce qui m'était arrivé, soutenant que la médiation était moins clou
aucune preuve ni témoignage qui puissent les appuyer. La Congrégation des Salésiens ne sait rien de cette affaire. »
La médiation a eu lieu en février 2001, pendant laquelle les Salésiens ont continué à nier toute connaissance des faits que j'avançais. Cependant, ils m'ont offert 20.000 livres sterling, à condition que je ne les poursuive ni eux ni Madley, et que je ne parle plus jamais de cette affaire.

Pendant mes soins, mon psychologue m'a conseillé de rapporter les événements que j'avais subis à la police. Alors, en novembre 1999, j'ai fait une déposition complète à la SURREY POLICE, qui a lancé une investigation. En avril 2000, Madley était arrêté, mais il a tout nié. Le R.P. O'SHEA a nié également avoir été au courant de quoi que ce soit, et donc sur la foi de leurs dénégations le C.P.S. a décidé de ne pas initier des poursuites par manque de preuves, même si la police n'avait même pas interrogé le R.P. WILLIAMS
leureuse et plus rapide que le passage par la justice. J'ai accepté, et ils ont commencé leur propre investigation interne en préparation de la médiation.

Bien que témoin de première importance, le R.P. Williams n'ait jamais été interrogé au cours de l'investigation en février 2001 ; ils n'ont pas non plus interrogé Madley. Pourtant, les avocats agissant au nom des Salésiens m'ont répondu : « S.D.B. ont conduit une investigation minutieuse à propos de vos accusations, et ils n'ont trouvé
J'ai pris l'argent, mais je ne me suis pas tu. Au contraire, j'ai commencé ma propre investigation en utilisant une partie de l'argent pour la financer. La percée s'est faite en avril 2004, après avoir trouvé la trace de Madley, et lui avoir dit que j'avais l'intention de lui intenter un procès civil privé. Cette foisci, au lieu de tout nier, il m'a écrit une série de lettres me demandant de lui pardonner, et il a eu de nombreuses conversations téléphoniques avec mon ami David Williams, dans le courant desquelles il a confessé tout ce qu'il
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MessageSujet: Graham Wilmer (3)   Mar 18 Nov - 8:54

m'avait fait. Il a également révélé toute la vérité sur le complot que le supérieur provincial le R.P.Williams avait ourdi avec lui en 1968 pour tenir la vérité bien cachée sous un couvercle.
La police du Surrey a considéré que ces lettres, de même que les appels téléphoniques, que David avait enregistrés, contenaient suffisamment d'information pour justifier le lancement d'une nouvelle enquête. Alors Madley était à nouveau arrêté le 17 octobre 2004 à son domicile dans le nord de Londres,
et amené au poste de police de COLLINGWOOD, où il a été interrogé en garde à vue. Madley a été par la suite mis en examen pour viol de mineur et pour violences sexuelles sur mineur sous le « SEXUAL OFFENCES ACT » de 1963, et envoyé aux assises en Décembre 2005. [Ndtr : le procès n'a pas eu lieu, pour vice de forme ; et donc Madley a échappé à tout jugement).

Le récit complet de ce qui m'est arrivé, et les luttes que j'ai menées et les épreuves que j'ai dû subir dans ma
quête de justice, se trouvent dans mon livre « CONSPIRACY OF FAITH », qui a été publié par Lutterworth Press le 22 février 2007. Depuis lors, des accusations d'actes d'abus sexuels ont vu le jour à l'encontre du R.P. George Williams ; des actes qui auraient été commis pendant des dizaines d'années sur des élèves de SHRIGLEY HALL, l'ex collège missionnaire des Salésiens, dans le Cheshire. Ces accusations ont été mises à jour par un ex-prêtre salésien et sont résumées dans une lettre ouverte publiée le 23 août 2007, par
lui. Ces nouvelles allégations sont en cours d'investigation par la Police du GREATER MANCHESTER et une réunion de l'Equipe de Protection Enfantine des Salésiens- un groupe indépendant dirigé par un membre de la N.S.P.C.C. (Société Nationale de la Prévention de la Cruauté envers les enfants)- a été convoquée pour les examiner également. Le R.P.Williams est toujours en vie, et vit dans la Communauté des Salésiens à Bolton, maintenant le siège social des Salésiens au Royaume-Unis.
- Qu'est ce que cela vous a permis de découvrir du fonctionnement de l'église dans ce domaine ?

- La manière dont j'ai été traité par les Salésiens à l'époque, n'était pas seulement un comportement inacceptable de la part d'une organisation responsable de l'éducation et de la sécurité d'enfants, mais c'était également un acte criminel.

Les actes d'abus sexuel étaient euxmêmes des actes criminels, (Le « Sexuel Offences Act » 1963 était déjà en place à cette époque), punissables par emprisonnement à vie après jugement et condamnation. La dissimulation de ces crimes par les Salésiens était également un acte criminel de complicité, punissable de 5 ans d'emprisonnement après jugement. Il est maintenant clair que l'Eglise Catholique (la Congrégation des Salésiens étant la troisième congrégation catholique au monde par sa taille), s'est considérée au-dessus des lois dans ces affaires. Mais ce qui m'est arrivé est rendu encore plus complexe par le fait que 2 des 3 prêtres directement impliqués dans l'opération de me contraindre au silence (les R.P. Madden et Williams) étaient et sont eux-mêmes sous le coup d'accusations de crimes sexuels à l'encontre d'enfants. Le R.P. Williams fait actuellement l'objet d'une enquête policière pour de telles accusations, suite à la publication de mon livre.

L'actuel supérieur provincial des Salésiens du Royaume-Unis, le R.P. Winstanley, m'a dit: « La façon dont on a agi à votre égard en 1968, lorsque vous avez révélé les abus que vous subissiez aux mains de Hugh Maddley, était sérieusement défectueuse. Nous ne souhaitons, d'aucune façon, ni approuver ni défendre la manière de traiter cette affaire à l'époque. Comme supérieur provincial actuel de la Province Britannique, je vous présente des excuses du fond du coeur et sans réserves, et je vous demande pardon. »

( in Golias)
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MessageSujet: Graham Wilmer (4)   Mar 18 Nov - 8:55

- Qu'est-ce vous avez ressenti pour vous-même au niveau le plus profond en tant que victime et comment avezvous vécu le statut justement de la victime dans cette épreuve que l'Église souvent ne respecte pas, en inversant parfois les rôles ?

- Je me suis trouvé abandonné sans soutien de l'école. Ni mes parents, ni la police n'étaient mis au courant. L'abus sexuel et émotionnel que j'avais subi, ajouté à l'incapacité de l'école de me protéger lorsque j'ai cherché de l'aide, a provoqué l'effondrement de mon éducation, et le commencement de problèmes psychologiques graves, qui ont fondamentalement porté préjudice à mon développement comme individu, me menant vers un déclin en spirale qui s'est manifesté par toute une gamme de comportements dangereux comme l'addiction au sexe, l'abus de drogues et d'alcool, et l'automutilation.

J'ai quitté l'école sans qualification, et j'ai trouvé difficile à me maintenir dans un emploi pour longtemps, fuyant ailleurs lorsque la situation me menaçait. Il était également difficile d'entrer dans des relations durables, l'émotion étant quelque chose que je ne pouvais partager avec d'autres. J'ai essayé de faire semblant que rien ne s'était passé en enfouissant les souvenirs au plus profond de ma mémoire, et pendant la trentaine d'années qui ont suivi j'ai traversé la vie cahin-caha, mais l'héritage de la culpabilité, de la confusion et de la colère n'était jamais très loin de la surface.
Et puis, il y a à peu près 12 ans (1995), les souvenirs enfouis ont commencé à remonter.

- Comment actuellement est-ce que vous vous servez de cette épreuve pour informer et sensibiliser l'opinion publique sur ces affaires. Est-ce que vous recevrez de nouveaux témoignages ?

- Trouver l'aide dont j'avais besoin n'était pas facile du fait qu'il n'existait
aucun lieu de renseignement centralisé,- sans parler de l'aide. Donc pour aider d'autres victimes d'abus à trouver l'aide dont ils ont besoin, j'ai monté le LANTERN PROJECT, [ndtr. Il s'agir d'une CEuvre de Charité officiellement reconnue, et donc susceptible de recevoir des dons], et un site web : www.lanternproject.org.uk. J'ai également écrit 2 livres sur ce qui m'est arrivé, et comment j'ai appris à faire face. Le premier a comme titre : SURVIVOR - le Long Voyage de
Retour de l'Abus; il a été publié sous mon nom de plume PETER ANDREWS, le 1 er septembre 2004 par la maison d'édition Inspire. Mon second livre, qui s'appelle « CONSPIRACY OF FAITH », est écrit sous mon nom propre, et raconte l'histoire de comment j'ai retrouvé mon
abuseur et comment le lui amené devant la justice. Il a été publié le 22 février 2007 par le Lutterworth Press. (ndtr : maison d'édition importante, située à Cambridge, et possédant un catalogue de livres sur la religion assez fourni).
Je dis aux gens que le chemin de le guérison d'abus sexuel est long et difficile, mais il ne s'agit pas d'une course. On ne peut avancer qu'à sa propre vitesse. Ce qu'il faut pour commencer est une « carte routière » ; une carte qui vous dit les expériences que vous risquez de rencontrer sur le chemin, et comment faire face à ces expériences lorsqu'elles se présentent. On a aussi besoin d'un lieu d'où commencer, comme le site web du Lantern Project.
Il n'est pas parfait et il ne contient pas de la sagesse infinie, mais il formule des réponses aux questions que les victimes d'abus ont besoin de poser. Je leur dis également d'être courageux ; qu'ils ne sont pas seuls, et qu'ils peuvent survivre ! [ndtr : Il a également publié un excellent guide de survie pour des victimes d'abus sexuel dans l'enfance, intitulé : PROUD TO ElE ME - Fier d'être moi)
- Est-ce que vous voyez un changement aujourd'hui dans la manière dont l'Église gère ces histoires ?

- Il s'avère plus difficile pour l'Eglise de cacher les cas d'abus sexuels, mais lorsqu'elle peut elle continue à le faire. Il suffit de regarder comment les salésiens de Californie se servent de la justice pour s'opposer à des condamnations dans des cas d'abus flagrants qui n'ont toujours pas trouvé une issue. C'est seulement à cause des actions de victimes comme moi-même que l'Eglise a été obligée d'agir. Si nous nous étions tus, l'Eglise également se serait tue.

Propos recueillis par Christian Terras avec la collaboration de Martin Gormally pour la traduction de l'anglais. ( In Golias)
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MessageSujet: Délivrez-nous du mal   Mar 18 Nov - 9:13

Productrice de plusieurs documentaires TV sur les scandales de la pédophilie au sein de l'archidiocèse de Los Angeles (diffusés sur de grands networks tels CBS ou CNN), Amy Berg a enquêté sur plus de 550 cas. Elle a rencontré à plusieurs reprises le cardinal Roger Mahony et a appris à bien connaître les prêtres qui, sous sa juridiction, ont abusé d'enfants sans avoir été poursuivis. Pourtant, rien de tout cela ne l'avait préparée au cas du père Oliver O'Grady...
Pendant vingt ans, le père Oliver O'Grady a dirigé sa communauté et planifié ses agressions sexuelles, Profitant de son autorité, il a manipulé et séduit les parents, a pu approcher leurs enfants et a violé garçons et filles de tous âges. Sa plus jeune victime avait neuf mois.
Arrêté et incarcéré sept ans aux Etats-Unis, Oliver O'Grady a été expulsé vers l'Irlande en 2001. Lors de son enquête, Amy Berg a découvert que ses supérieurs n'ont jamais été sanctionnés. Le cardinal Mahony nie toujours avoir eu des contacts avec O'Grady bien que de nombreux documents prouvent le contraire.

En 2004, Amy Berg contacte O'Grady par téléphone. Après quatre mois de discussions, il accepte de la rencontrer. Celle-ci raconte : « Je suis allée à Dublin pour l'interviewer, cela a duré une dizaine de jours. J'ai entendu des choses très difficiles qui me donnaient la nausée. Ce fut une expérience très perturbante. O'Grady était complètement déconnecté du mal qu'il avait fait aux enfants. Il ne se souvenait plus de tous les faits et dans certains cas n'était même pas sûr d'avoir comis quelque chose de mal .J'ai été extrêmement
surprise de découvrir un homme d'apparence modeste et plutôt doux. J'ai alors compris pourquoi tant de parents ne l'avaient jamais soupçonné de quoi que ce soit. Je voulais montrer ce qui a été dissimulé pendant si longtemps, et O'Grady m'a fourni les informations que je cherchais. »
O'Grady était disposé à parler et voulait absolument s'expliquer auprès de ses victimes. Fait important, il critiquait ouvertement le cardinal Mahony et les pratiques quasi mafieuses de l'Eglise, qui dans cette affaire s'est parjurée, a dissimulé et nié la vérité. Selon lui, son supérieur, le cardinal Mahony, a délibérément choisi d'ignorer ses crimes pour éviter un scandale et ne pas mettre en danger son avancement dans la hiérarchie de l'Eglise. Plutôt que de relever O'Grady de ses fonctions, ses supérieurs l'ont transféré dans d'autres paroisses - laissant ainsi à O'Grady l'opportunité de commettre encore plus de viols sans la crainte de quelconques sanctions

Poursuivant ses investigations,Amy Berg a pu recueillir les témoignages du cardinal Mahony et de son ancien second, monseigneurCain ; elle a interviewé d'anciens prêtres ainsi que des hommes de loi et des psychologues, dont le frère Thomas Doyle, spécialiste en droit canon et médiéviste. Elle a privilégié la parole libre plutôt que le commentaire narratif : « Plus j'avançais
sur la structure à donner à cette histoire, plus j'avais la certitude que ce documentaire ne devait pas avoir de narrateur. Je voulais que tous les personnages, O'Grady y compris, puissent parler par eux-mêmes sans que mon opinion n'interfère avec leurs propos.



Dernière édition par Admin le Mar 18 Nov - 9:25, édité 1 fois
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