Agora de l'Ermitage

Libres propos d'un ermite sur les faits de société
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Pédophilie d' Eglise

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 18 ... 31  Suivant
AuteurMessage
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Abus sexuels: une congrégation irlandaise verse 161 millions d'euros   Jeu 26 Nov - 5:47

Abus sexuels: une congrégation irlandaise verse 161 millions d'euros

Une congrégation catholique irlandaise a annoncé mercredi le versement de 161 millions d'euros en compensation d'abus sexuels contre des milliers d'enfants, révélés en mai dernier dans un rapport qui avait choqué l'opinion publique.

Les Christian Brothers ("Frères chrétiens") ont par ailleurs fait part de leur "acceptation, honte et douleur" après les conclusions du rapport Ryan, du nom du juge Sean Ryan qui a présidé aux neuf ans d'enquête.

La commission a révélé en mai que des milliers d'enfants ont été victimes d'abus sexuels, physiques et émotionnels parfois "endémiques", à partir des années 1930. Ces conclusions ont secoué l'Irlande, pays en grande majorité catholique. La congrégation avait été pointée du doigt dans le rapport.

"Rien de ce que nous disons ou faisons peut faire remonter le temps pour les victimes d'abus", a ajouté la congrégation. "Notre décision de reconnaître notre obligation morale auprès des survivants d'abus et de la population d'Irlande sera le signe de notre volonté de collaborer totalement à la création d'une nouvelle réalité dans les structures d'accueil des enfants en Irlande", a-t-elle poursuivi dans un communiqué.

L'annonce de la congrégation intervient tandis que doit être publié, jeudi, un nouveau rapport d'enquête de 700 pages sur des abus sexuels commis sur des enfants par des prêtres catholiques, cette fois-ci dans le seul archevêché de Dublin.

En mars 2006, le gouvernement avait confié à une commission le soin d'enquêter sur cet archevêché, le plus important du pays. Cette commission avait notamment pour mission de déterminer si l'Eglise avait signalé les accusations d'abus ou tenté de "faire obstruction, de prévenir ou d'interférer avec une enquête appropriée" sur les plaintes.

L'archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, avait prévenu dès avril dernier que le rapport de cette commission allait "choquer tout le monde".

L'archevêché avait indiqué en juillet avoir identifié entre 400 et 450 personnes qui auraient été victimes d'abus infligés par 152 prêtres de Dublin depuis 1940.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Les archevêques de Dublin accusés d’avoir étouffé le scandale des abus sexuels   Jeu 26 Nov - 16:43

Les archevêques de Dublin accusés d’avoir étouffé le scandale des abus sexuels


Un rapport rendu public jeudi 26 novembre dénonce la volonté des archevêques succesifs de Dublin « d’éviter le scandale » pendant 30 ans

Les archevêques de Dublin ont été coupables de couvrir et d’étouffer des affaires de pédophilie pendant plus de 3 ans. Terrible, la conclusion d’un rapport publié jeudi 26 novembre en Irlande est sans appel sur la responsabilité de la hiérarchie catholique face aux abus d’enfants. Jusqu’en 2003, celle-ci n’a pas mis en place les mesures nécessaires pour faire face au scandale. C’est désormais le cas, et les autorités reconnaissent que l’archevêque actuel de Dublin, Mgr Diarmuid Martin a joué le jeu de la transparence, facilitant l’établissement des faits.

Six mois après le rapport « Ryan », qui énumérait la longue liste des abus physiques et sexuels d’enfants dans les établissements scolaires catholiques en Irlande, ce nouveau rapport ne cherche pas à détailler les abus, mais à établir la responsabilité de la hiérarchie catholique.

Le silence de la hiérarchie
Couvrant 30 années, à partir de 1975, et consacré uniquement au diocèse de Dublin, le rapport se penche sur le cas de 46 prêtres accusés de pédophilie sur 320 enfants. Quatorze des prêtres sont décédés, les autres encore en vie. « La préoccupation de l’archevêché de Dublin (…) au moins jusqu’au milieu des années 1990 était le maintien du secret, éviter le scandale, la protection de la réputation de l’Église, et la préservation de ses biens. Toutes les autres considérations, y compris le bien-être des enfants et la justice pour les victimes, étaient subordonnées à ces priorités. »

Le rapport rejette également la défense de la hiérarchie catholique, qui plaide son ignorance, au moins jusqu’au milieu des années 1990 quand plusieurs cas sont devenus publics. Ainsi, il note qu’en 1987, « les archevêques Kevin McNamara, Dermot Ryan and John Charles McQuaid avaient, au total, des informations concernant des plaintes contre au moins 17 prêtres ».

Le rapport accuse aussi l’Église d’avoir été très longue à réagir, même quand le scandale est devenu public. « Sa décision de mettre en place des services d’aide aux plaignants n’a pas été entièrement effective jusqu’en (…) 2003. » Il souligne cependant que l’Église s’est désormais améliorée : « Toutes les plaintes d’abus sexuels (…) sont désormais passées au Gardai (police, Ndlr). »

Plusieurs prêtres actuellement jugés
La police n’échappe pas à la critique. Le rapport souligne qu’elle a souvent refusé d’enquêter sur des plaintes concernant les religieux. « Il y avait une culture de déférence envers l’Église », reconnaît l’actuel ministre de la justice. Dans la foulée de la publication du rapport, le gouvernement irlandais a d'ailleurs présenté officiellement des excuses pour cette attitude.

Le rapport, débuté en 2006, est terminé depuis de nombreux mois mais sa publication avait été retardée parce que plusieurs prêtres mentionnés sont actuellement jugés. La Haute cour de justice a donc exigé un délai pour la publication, et certains passages du rapport ont été noircis, afin de ne pas influer sur les procès en cours. Les conclusions de cette enquête arrivent six mois seulement après un autre rapport qui avait horrifié l’Irlande en mai en révélant des décennies d’abus sexuels, parfois « endémiques », à partir des années 1930 dans les institutions pour enfants dirigées par l’Église catholique.
Sébastien MARTIN (à Londres)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Rapport d'enquête sur le pédophilie d'Eglise en Irlande   Jeu 26 Nov - 16:47

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Eglise d'irlande ( suite et pas fin)   Ven 27 Nov - 6:01

Dans son rapport de plus de 700 pages, fondé sur l’examen de plaintes portant sur plus de 320 viols d’enfants, la commission d’enquête met aussi en lumière l’attitude insupportable de la hiérarchie catholique dans l’archevêché de Dublin, sur la période du 1er janvier 1975 au 30 avril 2004. Il n’y aurait ainsi « aucun doute » sur le fait que les abus sexuels perpétrés par des prêtres de la capitale aient été « couverts ». Dans le viseur des autorités, quatre responsables : John Charles McQuaid, archevêque de 1940 à 1972, Dermot Ryan, de 1972 à 1984, Kevin McNamara, de 1984 à 1987, et Desmond Connell, de 1988 à 2004. Le sinistre quatuor – dont les trois premiers cités sont aujourd’hui décédés – est accusé, par le rapport de la commission d’enquête, de « n’avoir pas signalé à la Gardai (NDLR : la police irlandaise) qu’ils étaient au courant d’abus sexuels sur des enfants » sur la fameuse période de quarante ans.
L’Etat demande pardon

Tous au parfum, tous muets… la commission estime que « la préoccupation de l’archevêché de Dublin dans la gestion des cas d’abus sexuels sur des enfants, au moins jusqu’au milieu des années 1990, a été de garder le secret, d’éviter le scandale de protéger la réputation de l’Eglise et de protéger ses biens ». Les scandales en question, pourtant, avaient de quoi effrayer. Le rapport met notamment au jour « le cas d’un prêtre qui a avoué avoir abusé sexuellement de plus de 100 enfants » ou encore celui d’un prêtre dont les viols sur mineurs, en moyenne « une fois toutes les deux semaines », auront sordidement rythmé un ministère « de plus de vingt-cinq ans ».
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Irlande suite...et pas fin !!!!   Ven 27 Nov - 16:01

Abus sexuels en Irlande: appels à une enquête nationale

Une victime a appelé vendredi à une enquête nationale après les révélations d'un rapport sur l'archevêché de Dublin accusant l'Eglise catholique d'avoir couvert les abus sexuels commis par des prêtres sur des centaines d'enfants et pendant plusieurs décennies.

"J'appelle à l'extension des attributions de la commission (d'enquête, ndlr) à l'ensemble des diocèses du pays", a déclaré sur la radio-télévision nationale RTE Marie Collins, victime d'abus.

La Commission Murphy, du nom de sa présidente la juge Yvonne Murphy, a accusé quatre archevêques successifs de Dublin, plus important archevêché du pays, de n'avoir "pas signalé à la Gardai (police irlandaise) qu'ils étaient au courant d'abus sexuels sur des enfants" commis depuis les années 60.

Les conclusions de cette enquête arrivent six mois après un autre rapport qui avait horrifié l'Irlande en mai en révélant des décennies d'abus sexuels, parfois "endémiques", à partir des années 1930 dans les institutions pour enfants dirigées par l'Eglise catholique.

L'archevêque de Dublin Diarmuid Martin a exprimé ses "excuses", son "chagrin" et sa "honte". Le gouvernement a lui aussi présenté ses plus plates excuses pour les défaillances de l'Etat, notamment de la police.

L'ampleur du scandale a horrifié la presse irlandaise. "Démoniaque", écrit l'Irish Examiner, qui dénonce dans son édition de vendredi une "litanie d'horreurs" qui "ne peut être qualifiée que de diabolique".

"Il y a quelques années, l'histoire d'abus physiques et sexuels d'enfants avait été qualifiée d'Holocauste irlandais. A l'époque, cette qualification semblait extrême. Malheureusement, le temps a prouvé le contraire", ajoute le quotidien.

Décrivant comme "repoussante" l'attitude de l'Eglise irlandaise, l'Irish Times pointe également du doigt "le silence bien étudié du Vatican" face aux demandes de publication de toute autre information dont la Commission Murphy pourrait disposer. Cela "alimentera les suspicions selon lesquelles l'Eglise reste obsédée par la protection de son image en lambeau", estime le journal.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Au canada aussi !!!   Sam 28 Nov - 9:13

L’enfer des Amérindiens dans les pensionnats canadiens

Trois Amérindiens du Québec lèvent le voile sur les sévices subis par les enfants de leurs peuples dans les pensionniats canadiens où ils étaient placés de force par les gouvernements au cours des années 1950. Il aura donc fallu plus d’une cinquantaine d’années à ces trois Amérindiens pour dénoncer la situation passée. Pourquoi ? La honte, car il s’agit entres autres de sévices sexuels.

À titre d’éditeur de plusieurs auteurs européens, je reçois régulièrement des demandes d’information au sujet de l’histoire nord-américaine. L’un des sujets de prédilection demeure les Amérindiens. Pour certains, le sujet est folklorique, tout comme les « cabanes en bois rond » et les « grands espaces » canadiens. Pour d’autres, le sujet est historique et souvent dramatique. Ils s’inquiètent avec raison du sort réservé aux peuples amérindiens sous la gouverne des blancs. Un peu plus tôt cette semaine, la télévision d’Etat, Radio-Canada, a levé le voile une fois de plus sur l’un des aspects les plus troublants de l’histoire récente des Amérindiens du Canada dans un reportage que l’on peut écouter en ligne ou en visitant le site internet des nouvelles télévisées. Les intéressés trouveront le reportage sont le titre : « Le secret du pensionnat d’Amos » (Amos étant le nom d’une ville de la région de l’Abitibi, la porte Nord-Ouest du Nord québécois). Ce reportage fait état du sort réservé aux Amérindiens dans l’un des 300 pensionnats construits par le gouvernement canadien dans les années 1950 pour éduquer les peuples amérindiens partout au pays. Les parents amérindiens étaient obligés d’envoyer leurs enfants dans ces pensionnats gérés majoritairement par l’Église catholique, à la demande même du gouvernement. Aujourd’hui, plus de cinquante ans plus tard, trois autochtones (amérindiens) acceptent de témoigner des sévices qu’ils ont subis dans le pensionnat où ils furent forcés d’aller, celui de la ville d’Amos.

Une expression relativement nouvelle est née pour désigner les enfants placés dans les pensionnats à cette époque : « les orphelins de Duplessis », du nom du Premier ministre d’alors, Maurice Duplessis, dont le règne s’étendra du 26 août 1936 au 8 novembre 1939 et du 30 août 1944 au 7 septembre 1959. Dans les manuels scolaires d’histoire du Québec, on désigne cette période sous le nom : « La grande noirceur », en raison, entre autres, des actions du gouvernement Duplessis empêchant le Québec d’entrer dans la modernité. Fait bien connu de cette époque, les pensionnats, où des milliers d’enfants furent « internés », étaient confiés à l’Église catholique qui faisait et défaisait les gouvernements en ce temps-là. On y retrouvait non seulement les enfants orphelins mais aussi des enfants nés hors mariage, des enfants handicapés, des enfants déficients intellectuels et... les enfants des Amérindiens. L’expression consacrée « Les orphelins de Duplessis » fait allusion à tous ces enfants abandonnés par la société de l’époque aux mains de gouvernements et des Eglises.

Dans le reportage, Radio-Canada présente des extraits de ses archives de l’époque, où les animateurs expliquent la grande opération d’éducation des Amérindiens par le gouvernement du Canada. Remarquez l’absence de sens critique ; la télévision d’Etat n’est alors qu’un écho du programme. Autrement, Radio-Canada n’aurait pas manqué de souligner qu’elle avait alors dénoncé la situation. Mais il n’en est rien, la télévision d’Etat s’inscrit elle-même dans cette période de « grande noirceur » au Québec. Heureusement, les choses ont changé depuis, mais, comme on le dit, le mal est fait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Des nouvelles d'Haïti où là aussi les prêtres abusent fort !!!!   Mer 2 Déc - 7:03

Ezili Dantò's Note - Brief Douglas Perlitz Update

There is no court hearing scheduled for December 2nd. A motion for continuance for the December 2nd date marked for jury selection before Judge Janet Arterton was filed by Perlitz lawyers. According to the clerk's office, a status conference at 3pm tomorrow will take place. HLLN will let those interested in
being in court know when it would be advisable to come to court in support of the Project Pierre Toussaint children from Haiti who complain and accuse defendant Douglas Perlitz of rape, abuse and molestation. We take this opportunity to thank all of you who remain vigilant and called to find out if the court date was still going forward. HLLN will continue to follow this case
and let everyone know when there is further movement.

On another note, another accused pedophile, ex-priest John Duarte, was in court recently in Canada and it's been reported that he had at least 30 supporters, dubbed the "Friends of John Duarte" in court. Where are the HLLN folks in Canada? People, please take a look at the John Duarte case and make your
presence known. Let the people in Canada know, Haitian children cannot be abused without consequences and that you are present and counted for as a voice against the abuse of Haiti's children.

Also, this post contains articles on reports on abuse by Catholic priests for more than half-a-century in Ireland. This is relevant to our Haitian community as many converted Haitians are happy to send their kids to Catholic schools, both abroad and in Haiti. One report reveals that for 60 years over 36,000 innocent children in Catholic schools, homes and orphanages in Ireland where routinely raped and sexually abused by Catholic priests and that this was systematically covered up the Catholic Bishops and hierarchy. Another report of 321 cases of child abuse explains that between 1975 and 2004 the Catholic hierarchy in the Archdiocese of Dublin consistently favored the interests of the Church over those of the children and "kept the sexual abuse of children,
at least until the mid-1990s, secret to avoid scandal, protect the reputation of the Church and to preserve its assets."

This is an important piece of information to share, not only because of the current Perlitz and Duarte pedophile cases and the fact so many elite-schooled Haitians have been sexually abused by the priests and pastors "educating" them in Haiti, but because, if this level of abuse is possible in Ireland, a country where the rule of law is institutionalized and where US/Euro colonialism is not dehumanizing the Irish majority and summarily denying them the right to vote and rule themselves through sponsorship of coup d'etats and regime changes; if this repugnance is possible in such a developed country by the Catholic priests, imagine what perverted Catholic priests, missionaries, foreign soldiers, mercenaries, colonist adventurers, aid workers and nuns have been doing in defenseless Haiti and Africa for centuries!

Going back to source, self-reliance, cultural autonomy and not dependency is the way to freedom, respect, dignity and owning our own selves.

In love, respect and towards more harmony,

Ezili Dantò/HLLN
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: une congrégation irlandaise verse d'importantes réparations   Ven 4 Déc - 5:23

Maltraitances : une congrégation irlandaise verse d'importantes réparations

Une congrégation de nonnes catholiques irlandaises, critiquée pour des maltraitances sur les enfants dans un rapport publié en mai, a annoncé jeudi qu'elle ferait un versement de 128 millions d'euros pour réparations aux victimes.

Les Sisters of Mercy (Soeurs de la Miséricorde) ont annoncé que le versement était destiné à faire "réparation pour les souffrances des enfants" qui étaient confiés aux institutions gérées par la congrégation.

La congrégation a expliqué que cette contribution "s'efforçait d'être fidèle aux valeurs de réparation, de réconciliation, de guérison et de responsabilité" et espérait ainsi "améliorer" l'existence des anciens pensionnaires de ces institutions.

Le rapport Ryan, du nom du juge Sean Ryan qui a présidé aux neuf ans d'enquête, avait choqué l'Irlande en mai en révélant que des milliers d'enfants avaient été victimes d'abus sexuels, physiques et émotionnels parfois "endémiques", à partir des années 1930 dans des institutions catholiques.

Les nonnes s'étaient déclarées "profondément attristées" par le rapport Ryan et ont dit regretter "les souffrances subies par les enfants" dont elles avaient la responsabilité.

Les Soeurs de la Miséricorde dirigeaient plusieurs écoles, citées dans le rapport Ryan, dont Goldenbridge à Dublin, où régnait "un climat persistant de peur" et un régime disciplinaire particulièrement dur, comme des coups donnés en public et des humiliations, selon le rapport.

Il s'agit du deuxième paiement majeur effectué par une congrégation mise en cause par le rapport Ryan, après un versement de 161 millions d'euros par les Christian Brothers (Frères chrétiens), accusés d'avoir laisser des abus sexuels être commis dans leurs institutions.

L'attitude de l'Eglise catholique d'Irlande a été également dénoncée dans un deuxième rapport publié fin novembre, qui l'accuse d'avoir couvert les abus sexuels commis par des prêtres de la région de Dublin sur des centaines d'enfants pendant plusieurs décennies.

Quatre archevêques successifs dans cet archevêché, le plus important du pays, ont protégé les auteurs d'abus commis depuis les années 60 sur les enfants, selon ce rapport, fruit de trois ans d'enquête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Irlande toujours...mais certainement pas la fin...   Sam 5 Déc - 9:32

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Le père Lefort ( suite)   Dim 6 Déc - 7:01

Mis en examen pour actes de pédophilie au Sénégal, François Lefort, défenseur des enfants des rues et l'un des premiers pourfendeurs des réseaux pédophiles, a été convoqué lundi 6 janvier par le juge pour se voir rappeler son contrôle judiciaire.

D'un côté , un livre d'enquête sur la vie "en trompe-l'œil" de François Lefort, un prêtre "illusionniste" soupçonné de pédophilie, et l'avocat des victimes dénonçant un homme qui "manipule son monde". De l'autre côté, un accusé qui se dit victime d'un "procès en sorcellerie", soutenu par son évêque, invoquant la présomption d'innocence.

Sept ans après la mise en examen du Père Lefort pour viols sur mineurs, le 7 décembre 1995, les accusations de pédophilie portées contre le prêtre-médecin, âgé aujourd'hui de 56 ans, devraient bientôt connaître leur épilogue judiciaire, mais elles continuent de susciter passion et polémique.

Le juge d'instruction de Nanterre, Julien Eyraud, a enrichi cette bataille procédurale et médiatique d'un nouvel épisode en convoquant, lundi 6 janvier, François Lefort pour lui rappeler les obligations de son contrôle judiciaire. Le magistrat semble d'ores et déjà avoir exprimé son intention de suivre les réquisitions du parquet, qui s'était prononcé, fin octobre 2002, pour le renvoi du prêtre devant la cour d'assises. M. Eyraud devrait annoncer sa décision dans les prochaines semaines.

En attendant, il a fait savoir à François Lefort qu'il n'avait toujours pas le droit de se livrer à des activités le mettant en contact avec des mineurs. Aujourd'hui curé d'une paroisse dans la campagne des environs de Cluny (Saône-et-Loire), cette ancienne figure de la lutte contre la prostitution enfantine et de l'aide aux enfants des rues en Afrique devra fournir, dans les deux mois, une lettre des autorités religieuses précisant bien que ses fonctions excluent la fréquentation des enfants : cours de catéchisme, organisation de sorties.

"PASSER POUR UN SAINT"

Ce rappel à l'ordre fait suite à la demande de Me Jean-Baptiste Moquet, le défenseur des six adolescents sénégalais qui se sont constitués parties civiles. Âgés de 12 à 16 ans au moment des faits, ils accusent leur ancien bienfaiteur d'avoir abusé d'eux, de fin 1993 à début 1995, en France et au Sénégal. "Le Père Lefort continue à tromper son monde et à se faire passer pour un saint en intervenant dans des aumôneries d'écoles où il présente son action pour les enfants des rues, s'indigne l'avocat. On ne peut pas le laisser pousser toujours plus loin son sentiment d'impunité." Le prêtre, de son côté, réfute avec véhémence les accusations de pédophilie. "Je n'ai pas fait ça, je n'en ai jamais eu envie et je n'y ai jamais pensé", clame le Père Lefort. Il voit dans les témoignages des adolescents la manipulation et la vengeance de Moussa Sow, un ancien directeur de foyer au Sénégal. Le curé a porté plainte contre lui pour faux témoignage, en juin 2001, avec constitution de partie civile. La plainte est pour l'instant restée sans suite.

"La vraie question de mon dossier, c'est de savoir pourquoi celui qui est le seul accusateur adulte ment. Les témoignages des enfants comportent des contradictions énormes, soutient François Lefort. Je demande à être jugé sur des faits. Cela fait sept ans que je suis en salle d'attente." Me Moquet souligne, lui, que les accusations des adolescents ont été réitérées à quatre reprises, de 1995 à 1998, "elles sont concordantes et constantes au fil des ans".

Plus que jamais, les deux camps continuent à s'opposer. Celui des accusateurs du Père Lefort se trouvera sans doute conforté par la parution, jeudi 9 janvier, d'un ouvrage sur le parcours et les démêlés judiciaires du prêtre, L'Illusionniste, un héros de l'humanitaire sur le banc des accusés (éditions des Arènes). Au terme de "six ans d'enquête", Medhdi Ba, l'auteur, journaliste et éditeur, a confronté les témoignages des différents protagonistes pour conclure à une "vie bâtie en trompe-l'œil". Il y évoque notamment "le penchant tenace qui conduisait François Lefort à héberger des mineurs à son domicile" ainsi que sa "fascination pour la pédophilie et son attirance pour les enfants des rues".

Défenseur des miséreux du bidonville de Nanterre dans les années 1960, ancien chargé de mission ministérielle dans les années 1980, pourfendeur des réseaux pédophiles et auteur d'ouvrages consacrés aux enfants des rues en Afrique, le Père Lefort continue d'avoir de nombreux partisans, regroupés dans un comité de soutien. Interrogé lundi par France-3 Bourgogne, le porte-parole de l'évêché d'Autun – dont dépend le Père Lefort – a affirmé que ce dernier ne rencontrait "jamais un enfant seul", tout en soulignant que "l'homme a le droit à sa dignité et à la présomption d'innocence".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Irlande suite et pas fin   Dim 6 Déc - 7:11

Abus sexuels de prêtres: le primat d'Irlande au Vatican cette semaine

Le primat de l'Eglise catholique d'Irlande va rendre visite cette semaine au pape Benoît XVI pour discuter avec lui du rapport accusant l'Eglise irlandaise d'avoir couvert les abus sexuels commis par des prêtres sur des centaines d'enfants pendant plusieurs décennies.

Le cardinal Sean Brady, plus haut responsable de l'Eglise irlandaise, a annoncé samedi sur la chaîne de télévision publique RTE qu'il se rendrait au Vatican avec l'archevêque de Dublin Diarmuid Martin pour expliquer au pape les conclusions du rapport et la réaction qu'il a suscitée au sein de la population.

"Nous allons lui dire ce qu'il y a dans le rapport (...) et nous espérons qu'ils nous aidera à y faire face", a déclaré le cardinal Brady.

Selon un rapport officiel publié le 26 novembre, fruit de trois ans d'enquête, l'Eglise catholique d'Irlande a couvert les abus sexuels commis par des prêtres de la région de Dublin sur des centaines d'enfants pendant plusieurs décennies.

L'archevêque de Dublin Diarmuid Martin a depuis exprimé ses "excuses", son "chagrin" et sa "honte". Le gouvernement a lui aussi présenté ses plus profondes excuses pour les défaillances de l'Etat.

"Je sais que de très nombreuses personnes sont en colère contre leur Eglise et leurs évêques aujourd'hui en Irlande, et à raison", a déclaré le cardinal Brady, en donnant l'exemple d'une des lettres qu'il lit "ces jours-ci", écrite par "une grand-mère qui a élevé six enfants dans le respect de l'Eglise": "Elle m'a écrit: 'Que Dieu me pardonne d'avoir eu confiance en vous'".

"Il est désormais temps d'agir, de rendre des comptes et de prendre nos responsabilité à propos de ce qui s'est passé", a souligné le cardinal Brady en s'adressant notamment aux "rescapés des abus" sexuels.

Le cardinal Brady et l'archevêque Martin s'étaient déja rendus à Rome en juin dernier après qu'un autre rapport révélait des abus sexuels, physiques et émotionnels sur des enfants endémiques à partir des années 1930 dans des institutions pour enfants dirigées par l'Eglise catholique, accusée d'avoir gardé "le silence".

Le pape s'était à l'époque déclaré "bouleversé" par les conclusions du rapport, selon l'archevêque Martin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Mystère à Notre-Dame de Fatima, une institution scolaire catholique traditionaliste de La Chapelle d'Armentières   Mar 8 Déc - 8:51

Mystère à Notre-Dame de Fatima, une institution scolaire catholique traditionaliste de La Chapelle d'Armentières. L'ancien directeur, viré depuis d'ailleurs, a-t-il eu un comportement sexuel litigieux ?

Hier, dans la soirée, la présidente Cécile Dangles examine une délicate affaire où P., âgé en 2005 de 15 ans, aurait subi, pendant un an et demi, des gestes très impudiques de la part de Dominique V., né en 1969, prêtre et ancien directeur de Notre-Dame de Fatima, un établissement scolaire catholique traditionaliste de La Chapelle d'Armentières.
P., originaire de Versailles, était venu en pension dans le Nord. Le procureur Laurent de Caigny s'indigne : « Pour ses parents, c'était bien plus qu'à un enseignant qu'ils s'adressaient. C'était à un prêtre, un directeur de conscience, un responsable d'établissement scolaire même pas sous contrat avec l'État. Pour eux, et je respecte cette opinion, il ne s'agissait pas du proviseur du lycée Karl-Marx, avenue Youri-Gagarine ! » Bref, juridiquement, même si P., par ignorance et par manque de maturité, a pu être plus ou moins consentant, les masturbations régulières qu'auraient opérées le prévenu pouvaient exister car l'adolescent était sous l'influence de ce prêtre.


Dominique V., le prévenu, ne cille pas : « Tout est faux, je n'ai jamais rien fait de tel. » Du côté des parties civiles, on sort l'artillerie lourde. M e Messerman, pour la congrégation religieuse, accuse : « Un adolescent qui, pendant deux ans, dort dans le logement de fonction du prêtre sans que celui-ci en avertissse sa hiérarchie ! Une classe de troisième, inventée pour une seule fille et un seul garçon, P., pour que celui-ci reste plus longtemps dans l'établissement ! Une ambiance de violence qui fait, par exemple, qu'une équipe de foot d'enfants, quand elle gagnait, devait fesser l'équipe perdante ! Une fillette, avec un oedème à l'oeil après avoir été frappée par le directeur ! Il nous a trompés. » Même charge du côté de Me Trémollet de Villers pour la famille.

Jugement dans une semaine
P., paradoxalement, apparaît comme presque serein, très objectif, s'excusant presque : « Au début, je ne savais pas vraiment que c'était mal, j'y ai même pris du plaisir. » L'adolescent, sous l'emprise du prêtre, a tenté de donner l'alerte en soulignant en rouge le mot « pédophilie » dans un dictionnaire placé dans le lit d'un autre prêtre, en a parlé à un frère, puis, plus libre, a eu le courage de s'expliquer à un prêtre qui n'officiait pas dans l'institution.
Dominique V., défendu par Me Lammens, nie toujours et se plaint : « Madame la Présidente, je souffre, on m'a interdit de dire la messe en public. » Le procureur de Caigny a demandé trois ans dont deux avec sursis. Jugement dans une semaine.w
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Irlande : le jeu trouble du Vatican   Mer 9 Déc - 5:44

Irlande : quand le pape Benoît XVI et son secrétaire d’Etat bloquent la commission d’enquête sur les prêtres pédophiles
Christian Terras
--> Article mis en ligne le mardi 8 décembre 2009

Golias l’indiquait dans son article précédent sur le scandale des prêtres pédophiles en Irlande (édition du 28/11/09) : « C’est un frisson glacé qui secoue à l’heure actuelle l’Irlande catholique ».. Ainsi les victimes des abus sexuels commis par des prêtres de la région de Dublin pendant plusieurs décennies ont exprimé leur colère et appelé à des sanctions. Des comptes doivent être rendus. Et les coupables punis. Y compris ceux qui ont volontairement fermé les yeux en pleine connaissance de cause. Dans l’opinion publique irlandaise, une conviction ne cesse de grandir. Celle de la culpabilité de ceux qui ont laissé les abus non seulement se produire mais se reproduire.

De son côté, l’actuel archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin, qui a fait preuve de courage et de sincérité, a immédiatement exprimé ses « excuses », son « chagrin » et sa « honte » face à ce nouveau rapport aux conclusions « révoltantes ». Faisant ainsi indirectement repentance pour l’attitude de ses prédécesseurs sur le siège archiépiscopal.

Le gouvernement irlandais a lui aussi présenté ses excuses « sans réserves » pour le manque de détermination de l’Etat, y compris de la police, à empêcher ces abus. Quitte à encourager encore la dissimulation. Circulez ! Il n’y a rien à voir. Amnesty International a appelé à un référendum en Irlande pour inscrire les droits des enfants dans la constitution irlandaise

Il faut savoir en outre que les lettres envoyées par la Commission d’enquête au Vatican par l’entremise du Nonce Apostolique en Irlande ont été complètement ignorées. Cette Commission cherchait à obtenir des renseignements qui étaient importants pour elle. Qu’elle n’obtint jamais, le Vatican se sentant dispensé de participer à une telle enquête - qui de plus devait la gêner, à cause de certaines révélations ! En fait, il ne se contenta pas d’un silence. Il émit une protestation car il estimait que la démarche n’était pas faite dans les formes diplomatiques ! Ce qui d’ailleurs n’était pas vrai, dans la mesure où une Commission indépendante n’est pas du tout tenue de suivre la voie diplomatique qui incombe seulement aux gouvernements des Etats et à leurs dépendances directes.

En février 2007, la même Commission s’adressa à nouveau au Nonce à Dublin, alors Mgr Giuseppe Lazzarotto, pour lui demander s’il possédait encore des documents ou des informations complétant ceux offerts facilement et spontanément par l’archevêque Diarmuid Martin, de fait très bien disposé. A la différence de Mgr Martin, et d’après nos informations sur ordre du cardinal Bertone, secrétaire d’Etat et du pape Benoît XVI (le cardinal Bertone ne fait qu’appliquer les directives du pape), la nonciature sollicitée ne donna jamais aucune réponse. Circulez...

Déterminée et inlassable, elle a contacté à nouveau depuis le nouveau Nonce, Mgr Giuseppe Leanza. Sans davantage de succès. Faut-il encore le préciser ! Interrogé sur ce point, le Père Federico Lombardi, jésuite et porte-parole du Saint-Siège éluda la question en la renvoyant à l’autorité ecclésiastique locale. S’écartant sans doute de la véritable opinion de Rome au sujet de Mgr Martin, jadis pressenti comme cardinal de Curie et aujourd’hui assez mal vu au Vatican, le Père Lombardi fit l’éloge de l’« excellent archevêque » qui est à Dublin et lui refilant le bébé brûlant. Le retour de Ponce Pilate.

Le pape Benoît XVI a beau jeu aujourd’hui de se lamenter sur le sort de l’Eglise irlandaise et de convoquer ses responsables à Rome !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Ex-directeur de l'école Notre-Dame de Fatima, à La Chapelle-d'Armentières,   Mer 9 Déc - 9:44

L'ex-directeur d'une institution religieuse jugé pour pédophilie

mardi 08.12.2009, 05:04 - La Voix du Nord
| LA CHAPELLE-D'ARMENTIÈRES |

Jusqu'au bout, l'abbé Dominique Vattan a nié. ...

Ex-directeur de l'école Notre-Dame de Fatima, à La Chapelle-d'Armentières, l'homme était jugé, hier, pour des agressions sexuelles qui auraient duré dix-huit mois. « C'était tous les jours », assure la victime, Marc-Antoine (appelons-le ainsi), âgé de 15 ans à l'époque.

C'est en 2004 que l'élève révèle les faits. L'adolescent, qui vient de Paris pour suivre l'enseignement dispensé par les membres de la Congrégation du Christ Roi, est alors curieusement hébergé au domicile du prêtre. En fin de scolarité, il se confie à un autre abbé, ainsi qu'à une enseignante. Les parents de Marc-Antoine sont outrés. Mais la hiérarchie religieuse maintient sa confiance à l'abbé incriminé. Jusqu'en 2006 et l'ouverture d'une information judiciaire. L'homme de foi est délocalisé en Afrique. Il lui est fait interdiction de toute action pastorale. Hier, devant la présidente Cécile Dangles, l'abbé Vattan reste sur ses positions. Jamais, assure-t-il, il n'a touché le jeune homme. « J'allais uniquement dans sa chambre pour lui faire réciter des prières. » Le procureur Laurent de Caigny s'indigne. « Alors, comme ça, vous accusez clairement ce garçon d'être un menteur ? » L'homme ne bronche pas. Entouré par ses parents, Marc-Antoine tressaille. « L'enfant vous avait été confié parce que vous étiez d'abord un homme de Dieu avant d'être un pédagogue », ajoute le représentant du ministère public, en réclamant trois ans dont une année avec sursis. L'avocat du prêtre, Me Lamince, a logiquement réclamé la relaxe. Le jugement sera rendu 14 décembre. •

FK. L
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: A la Réunion   Lun 14 Déc - 11:19

Bras Panon : Le curé de la paroisse suspecté de pédophilie
Bras Panon : Le curé de la paroisse suspecté de pédophilie - Voir la photo
voir la vidéo

Michel Tual le curé de la paroisse de Bras Panon a du démissionné sur ordre de l’évêché. L’homme de réligion est suspecté d’attouchements sexuels. Il a été placé en garde a vue mercredi dernier. Mais dans la commune de l’Est c’est la stupéfaction du coté des fidèles.



Les fidèles de la paroisse de Bras Panon sont sous le choc. Leur ancien curé, Michel Tual est soupçonné d'actes de pédophilie. Si certains habitants de Bras Panon n'en reviennent pas et restent sans voix, d'autres au contraire ne sont pas étonnés et ne sont pas indulgents avec l'homme d'église. Ce matin la messe a été célébrée par son remplaçant Stanislas Bossa Ossu dans une ambiance des plus normales. Sans allusion aucune sur cette affaire. Mais à la sortie de l'office, les langues se délient.

Michel Tual avait été placé en garde a vue mercredi dernier mais n'avait pas encore été mis en examen. Selon le Quotidien, une information judiciaire a donc été ouverte.

De son coté l'évêché se décharge de cette affaire. Dans un communiqué, Monseigneur Aubry apporte son soutien aux personnes qui auraient pu être touchées par cette affaire. Il demande que la justice fasse son travail.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Clergé pédophile et célibat du prêtre   Mer 16 Déc - 8:39

Mardi 15 Décembre 2009
Clergé pédophile et célibat du prêtre

LE MONDE | 22.03.02 | 10h23

Des dégats "incommensurables" ! L'expression vient du président de la conférence des évêques des Etats-Unis qualifiant l'énorme scandale qui a éclaté fin février à Boston et se répand dans tout le pays, provoqué par les révélations quasi quotidiennes de faits de pédophilie imputés à des membres du clergé catholique. Le mot "incommensurable" vise en premier lieu les conséquences psychologiques subies par les jeunes victimes d'abus sexuel, mais aussi l'effondrement de la crédibilité d'une Eglise - qui avait réussi à se tailler une place honorable dans un pays où elle fut si longtemps étrangère - et de celles du prêtre, exclusivement homme et célibataire, et du religieux soumis au vœu de chasteté, figures emblématiques et populaires du catholicisme.

En France, depuis 1995, une trentaine de prêtres ont été poursuivis par la justice et condamnés. En Grande-Bretagne, 21 cas de pédophilie de prêtres ont été recensés entre les années 1995 et 1999. Aux Etats-Unis, des dizaines de prêtres ont été suspendus par leur hiérarchie et certains traînés devant les tribunaux. Tirant avec retard les leçons de la condamnation à dix ans de l'un des siens, le cardinal Bernard Law, archevêque de Boston, a lui-même délivré au procureur de sa ville une liste de 90 noms de prêtres. Certains conservateurs crient à la chasse aux sorcières, mais, dans ses 194 diocèses, l'épiscopat des Etats-Unis entend mener une politique de "tolérance zéro". Et il se fait l'auxiliaire de la justice, sur fond de "repentance" et d'indemnisation coûteuse.

Dans l'océan protestant américain, de plus en plus coloré par un évangélisme intolérant, l'Eglise catholique - 60 millions de fidèles - avait conquis une place originale et estimée grâce à son combat contre la peine de mort, pour sa défense des valeurs familiales et sa contribution à l'intégration de populations pauvres et hispaniques. Aujourd'hui, constate à la "une" l'International Herald Tribune (18 mars), les fidèles doutent, le clergé est démoralisé, la hiérarchie honteuse : tout le capital de sympathie accumulé depuis l'élection du premier président catholique des Etats-Unis (John Kennedy) est en voie de se dilapider par la faute de prêtres pédophiles dont la perversion, longtemps cachée, est jetée en pâture à tous les publics.

Le nombre n'est pas en cause. Le crime sexuel paraît d'autant plus abominable qu'il est commis par des hommes consacrés à Dieu. C'est la contrepartie de l'estime et du respect encore portés au prêtre et au religieux, même si, dans les sociétés d'ancienne chrétienté comme la France, leur prestigieux statut d'hier a été entamé. La nouveauté est que le lien est désormais établi, aux Etats-Unis comme en France, entre l'obligation du célibat des prêtres et les abus sexuels commis par une infime minorité d'entre eux. "Si le célibat était facultatif, y aurait-il moins de scandale de ce type dans le clergé ?" Iconoclaste, la question taboue a été posée, à Boston même, dans la très officielle revue du diocèse d'où est parti le scandale. Autrement dit, le procès du célibat ecclésiastique est intenté de l'intérieur même de l'Eglise.

Malgré une prise de conscience tardive, la hiérarchie catholique se montre déterminée à faire le "ménage" et à traiter plus énergiquement le mal. Après une époque d'assez grande tolérance dans l'accueil des futurs prêtres, des instructions sont données dans toutes les maisons de formation (séminaires, noviciats) pour détecter les tendances pédérastiques des candidats au sacerdoce ou à la vie religieuse. La vigilance a pris le dessus, la direction de conscience a été renforcée, des formations sur la sexualité sont données. Mais le propre d'une personnalité perverse est de se cacher et, malgré les consignes de rigueur, le discernement à l'entrée des séminaires et des noviciats, dans un contexte d'extrême érosion des vocations, se révèle délicat.

LA FIN D'UNE HYPOCRISIE ?

Le célibat est-il en cause ? Les spécialistes assurent que rien ne permet d'affirmer que l'abrogation de cette règle absolue ferait reculer les abus sexuels de prêtres. S'appuyant sur des statistiques qui montrent que la moitié des 5 000 plaintes par an enregistrées en France, pour incestes et autres abus, viennent de l'intérieur d'une famille (pères ou compagnons de la mère), le prêtre-psychanalyste Tony Anatrella assure que"le mariage n'a jamais eu de fonction thérapeutique pour guérir les tendances sexuelles déviantes d'un individu". Autrement dit, il n'y aurait pas de lien entre la pédophilie et la norme du célibat. Le choix libre laissé au prêtre entre le célibat et le mariage ne serait pas la solution de prévention miracle.

Mais ne marquerait-il pas la fin d'une hypocrisie qui porte un tort croissant à l'image de l'Eglise ? Le concubinage et l'homosexualité de prêtres sont des phénomènes aujourd'hui reconnus par des hiérarchies plus ou moins résignées. Aux Etats-Unis, seul un prêtre sur deux (ils sont 40 000 environ) se conformerait pleinement aux normes du célibat. Dans un pays africain comme le Zimbabwe, compte tenu du faible nombre de prêtres vivant en célibataires, le nonce apostolique se disait récemment incapable de proposer à Rome des noms de futurs évêques. Le théologien Eugen Drewermann avait aussi fait scandale en assurant qu'en Allemagne deux prêtres sur trois vivaient en concubinage. Il y a quelques années encore, des affaires de mœurs avaient éclaboussé jusqu'à des membres de l'épiscopat en Irlande (Galway) et en Suisse (Bâle).

Le débat sur le célibat du prêtre risque de resurgir de la pire des manières. Il était soulevé autrefois par ceux qui pensaient que la liberté de choix (mariage ou célibat) redresserait, comme par miracle, la courbe des vocations et soulagerait des communautés pauvres en prêtres. Aujourd'hui, c'est à travers la délinquance sexuelle et l'hypocrisie de quelques-uns que la question est à nouveau soulevée. Elle n'a aucune chance de déboucher sous l'actuel pontificat de Jean Paul II qui, dès le premier jour, avait verrouillé sur ce point tout débat. Elle ne peut pourtant plus être ignorée, tant l'alarme est donnée par des prêtres et des évêques eux-mêmes, déjà surencombrés de tâches et soumis parfois à une odieuse suspicion.

L'Eglise n'a pas pour habitude de changer son droit pour répondre à une situation particulière. Si elle défend la discipline actuelle du célibat (en vigueur depuis le XIIe siècle), ce n'est pas à cause de l'aversion qu'elle aurait pour l'exercice de la sexualité. La vraie raison est la radicalité exigée de la vie du prêtre, dont l'engagement se veut signe de fidélité et de stabilité. Mieux qu'aucun autre, un écrivain comme Bernanos a décrit hier les rapports toujours étroits entre la tentation de la chair et la grâce. On ne peut pas ignorer le respect de la chasteté par la majorité du clergé, ni la lutte à laquelle il contribue contre toute forme d'exploitation sexuelle. Mais peut-on garder un silence devenu pesant et maintenir une règle qui n'est pas de droit divin, alors qu'elle peut être délibérément violée par quelques-uns ?

Henri Tincq
http://www.atheisme.org
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Un prêtre de Perpignan, en garde à vue pour actes sexuels présumés sur un adolescent   Jeu 17 Déc - 5:55

La victime pourrait avoir été contrainte à pratiquer des fellations
Un prêtre de Perpignan, en garde à vue pour actes sexuels présumés sur un adolescent
Mercredi 16.12.2009. 10:15h

A confirmer ou infirmer, une affaire de pédophilie présumée est dans l’actualité du Pays Catalan, après la révélation, ce mercredi dans les éditions des Journaux du Midi, de la mise en garde à vue d’un prêtre perpignanais. Le curé, en fonction dans la paroisse Saint-Joseph, située dans le quartier de la gare, est en garde à vue prolongée depuis ce mardi matin, suite à une plainte déposée mardi 8 décembre par un jeune homme, dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « agression sexuelle sur mineur de plus de 15 ans ». La rencontre entre le prêtre et sa victime, dont les identités restent inconnues, se serait produite en 2008 au sein-même de la paroisse, dans le cadre des activités des scouts d’Europe. Les abus, dont le jeune homme, aujoud'hui majeur, a fait état lors de sa première déclaration, font état de manipulations psychologiques de l’homme d’Eglise sur l’adolescent, préalables à des attouchements, prolongés par des actes de masturbation et de fellation. En cas de confirmation, ces faits qui embarrassent l’autorité ecclésiale catalane devraient déboucher sur une comparution, au tribunal de Perpignan, de l’agresseur sexuel présumé, anciennement secrétaire général de l’ancien évêque du diocèse de Perpignan-Elne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: les Universités jésuites ne veulent pas être mises à contribution   Ven 18 Déc - 6:17

Cas de pédophilie: les Universités jésuites ne veulent pas être mises à contribution
Portland, 17 décembre 2009 (Apic) Plus de 500 personnes, victimes d’abus subis dans l’enseignement catholique quand ils étaient enfants, ont porté plainte dans le Nord-Ouest des Etats-Unis contre la Société de Jésus de la Province de l’Oregon, selon le quotidien local de Spokane, "The Spokesman-Review".

Le journal, qui souligne que les plaignants avaient jusqu’au 30 novembre pour se faire connaître, selon la limite fixée par le juge fédéral en charge du dossier, relève que les plaintes, portant sur une période de plusieurs dizaines d’années, concernent un grand territoire, allant jusqu’en Alaska.

La Province jésuite de l’Oregon couvre les Etats américains de l’Oregon, de Washington, de l’Alaska, de l’Idaho et du Montana. Elle s’était placée en février dernier sous la
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Perpignan suite...   Ven 18 Déc - 6:20

Un prêtre de Perpignan mis en examen pour agression sexuelle

Un prêtre de Perpignan a été mis en examen jeudi pour agression sexuelle à la suite d'une plainte d'un adolescent affirmant avoir été victime d'abus de sa part, a-t-on appris de source judiciaire.

Le prêtre, âgé de 40 ans et déféré au parquet après 48 heures de garde à vue, a été mis en examen pour agression sexuelle aggravée sur mineur de plus de 15 ans par personne ayant autorité et pour corruption de mineur.

Il a été laissé en liberté, mais le parquet a fait appel de cette décision.

L'évêque de Perpignan, Mgr Marceau, a annoncé qu'il relevait le religieux de ses fonctions de prêtre de la paroisse Saint-Joseph de Perpignan et d'aumônier des scouts d'Europe, "dans l'attente de l'issue de l'information qui apportera toute la lumière sur ce dossier".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: La Réunion : un prêtre mis en examen et incarceré pour pédophilie   Ven 18 Déc - 16:19

La Réunion : un prêtre mis en examen et incarceré pour pédophilie

Le père Michel Tual, curé de Bas-Panon à la Réunion a été mis en examen vendredi et incarcéré pour des agressions sexuelles sur une dizaine d'enfants, a-t-on appris auprès du tribunal de grande instance de Saint-Denis.

Le curé, âgé de 71 ans, a été mis en examen par le juge Jean-Pierre Niel pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, corruption de mineurs et tentative de viol et a été placé en détention provisoire. Il avait été remercié la semaine dernière par l'évèque de la Réunion, Mgr Gilbert Aubry, qui lui avait demandé de démissionner en raison des "troubles et interrogations" suscités par son placement en garde à vue.

Il est poursuivi pour des relations sexuelles présumées avec des jeunes garçons qu'il recevait parfois à son domicile. Une plainte contre le curé avait été déposée en avril dernier par un homme de 25 ans qui a déclaré avoir été victime de ses agissements quand il était adolescent.

Lors de son audition pendant deux heures par le juge d'instruction, le père Tual a reconnu les agressions sexuelles, selon son avocat, Me Laurent Schwartz, mais a nié le viol. "Il va faire acte de contrition", a dit ce dernier.

Originaire de Bretagne, le père Tual avait été ordonné prêtre dans le diocèse de Rennes en 1967. Depuis 1987, il a exercé dans plusieurs paroisses de la Réunion, à Saint-Denis, Sainte-Rose et Bras-Panon.

Dimanche, l'évèque de la Réunion avait tenu à célébrer lui-même, la messe en l'église Saint-Jean Baptiste de Bras-Panon où officiait le père Tual. Dans une communication aux paroissiens, Mgr Aubry avait tenu à assurer "(sa) sympathie et (sa) prière à toutes les personnes qui ont pu être blessées dans cette affaire".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Haïti : les méthodes des missionnaires et la complicité des hötels dans l'exploitation des enfants de rue   Ven 25 Déc - 9:35

La complicité des hôtels dans l’exploitation sexuelle des enfants de rue.

C


Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo.fr

Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.

www.reseaucitadelle.blogspot.com



Les recherches sur la situation d'exploitation sexuelle que subissaient les enfants de rue

de la ville du Cap-Haitien, mettent à nu l'incroyable. Depuis notre 1er reportage sur la

situation au mois d'octobre 2007 sur Radio Kontak Inter, des personnalités de la

bourgeoisie capoise nous approchent, pour plaider en faveur du prédateur sexuel. Des

interventions continues allant jusqu'à nous proposer de trouver un arrangement avec le

Directeur du ''Projet Pierre Toussaint''. Des étrangers très actifs sur le terrain, à

partir d'organisations non-gouvernementales (ONG), font pression sur les victimes. Ils

supportent ouvertement les complices de Douglas et mettent en place une campagne de

dénigrement visant à ternir l'image des victimes et de leurs supporteurs. Les enfants qui

ont osé témoigner sont qualifiés de menteurs. Selon les amis du pédophile, ils seraient

payés par deux adjoints de Douglas qui les manipulent pour prendre la direction du projet.

Quant à Cyrus Sibert il est motivé par l'argent, disent-ils. C'est aussi le cas pour

l'inspecteur Myrthil, le principale responsable du dossier au sein de la Brigade de

Protection des Mineurs de la Police Nationale d'Haïti.

A RESEAU CITADELLE, nous avions qualifié ces personnes de naïves. On ne pouvait jamais

imaginer que des êtres humains de la bourgeoise capoise et des acteurs d'Organisations

Humanitaires auraient été aussi durs envers les enfants victimes. Nous nous sommes mis au

travail avec l'espoir que les preuves et les témoignages aideront ceux qui refusent de

croire et de changer de position.

En deux ans, nous avons fait des progrès en ce sens. Ce qui a été un simple reportage de

Cyrus Sibert est devenu un dossier important. Après quatre investigations dont plusieurs

réalisées par les institutions des Etats-Unis, y compris le Département d'Etat, Douglas

Perlitz a été incarcéré. Un Grand Jury a décidé de l'inculper pour abus sexuels sur mineurs

et voyage avec intention de se livrer à la pédophilie. A ce niveau, on croyait que les

supporteurs de la bourgeoisie capoise et des ONGs américaines allaient changer de position

et reconnaitre la force des faits.

Le 14 décembre 2009, notre consternation initiale a atteint un nouveau sommet quand les

deux confrères de la presse américaine soit de CONNECTICUT POST nous ont conseillé d'être

prudents avec certains hôtels de la ville, vu que des responsables de ces institutions

leur ont clairement dit qu'ils ne nous aiment pas et leur ont conseillé de ne pas nous

rencontrer. Ils n'arrêtaient pas de nous poser la question : Comment une société peut-elle

tolérer de tel comportement durant 10 ans sans réagir ? Pourquoi la justice capoise est

aussi lente ? Pourquoi les victimes ne sont pas dans un centre dans le cadre d'un programme

d'appui psychologique ? Qu'est ce qui explique qu'un tel dossier qui domine l'actualité à

Connecticut soit minimisé en Haïti ?

Nous avons pu comprendre que la position des supporteurs de Douglas n'est pas causée par

des erreurs de faits. C'est une position cynique qui traduit l'état d'esprit de la

bourgeoise haïtienne. C'est un comportement qui mérite une réponse appropriée, car malheur

à ceux qui violent la règle numéro 1 à savoir : Ne jamais sous-estimer notre détermination.

Il existe au Cap-Haitien, et nous sommes surs que c'est le cas dans tout le pays, des

hommes d'affaires du secteur Hôtelier qui supportent des touristes sexuels. On nous signale

que des étrangers invitent sans problèmes des mineurs, des petites filles et des petits

garçons, dans leurs chambres d'Hôtel. Nous ne savons pas encore si ces propriétaires

d'Hôtel abusent aussi sexuellement des enfants, mais nous disposons de témoignages

pertinents sur leur tolérance complice en faveur des pédophiles. Nous sommes quand même

troublés par le mobile de ceux qui supportent malgré les faits Douglas Perlitz.

Nous savons qu'avec les crises sociopolitiques à répétition, les hôtels, les restaurants et

d'autres opérateurs du secteur touristique font face à de graves difficultés. Douglas

représentait pour les propriétaires d'Hôtel, de Restaurant et de Plage une source de revenu

considérable. Car il avait l'habitude d'amener 60 à 70 enfants vivre le confort de ces

lieux interdits aux enfants de rue. Il y a aussi les groupes de visiteurs venus de

plusieurs communautés des Etats-Unis pour visiter le projet. Pour dépenser 2 millions de

dollars US dans une petite ville comme Cap-Haitien, il faut tout un réseau de complices.

Des gens sont devenus riches grâce à Douglas Perlitz et son emprisonnement constitue une

perte énorme.

Pour les expatriés engagés dans des projets humanitaires sur le terrain Douglas était un

parrain. Il dépannait ses compatriotes, des jeunes universitaires américains qui cherchent

à leur tour à créer leur empire à partir de quelques œuvres humanitaires. On n'a qu'à

observer la stratégie d'une américaine très connue sous le nom de Sasha Kramer, celle du

prêtre défroqué pédophile Ron Voss, suivie de Douglas Perlitz pour mieux comprendre le

processus de mise en place du réseau d'influence et d'exploitation par certains

ressortissants nord américains en Haïti.

Sasha Kramer :

1er Elle arrive en Haïti comme missionnaire ou volontaire dans une petite activité de

développement communautaire.

2e Elle s'appuie sur les contradictions politiques, pour se donner une base sociale.

3e Elle se montre fanatique du régime en place (Lavalas) pour avoir plus d'influence et

dominer l'administration publique.

4e Elle supporte tous ses amis expatriés même quand ils se livrent à des activités

illégales, immorales et corrompues. Certes, elle développe un projet louable de traitement

de déchets, mais son support aveugle à Douglas soulève certaines questions très

préoccupantes.

5e Elle maintient de bon rapport avec la bourgeoisie locale - même anti-Aristide - qui

l'aide à influencer les événements en faveur de ses amis expatriés. En effet, sa position

politique n'est rien d'autre qu'un moyen de garantir son accès aux quartiers populaires de

Shada, de Lafossette…

Le prêtre américain Ron Voss qui a reconnu avoir abusé sexuellement des petits garçons à

Indiana a fait la même chose :

1e Il est arrivé en Haïti comme missionnaire

2e Il devient responsable de l'encadrement des religieux fraichement arrivés en Haïti

3e Il se livre à des activités politiques pour s'identifier au mouvement Lavalas et

mettre en place ses projets dans les quartiers populaires de Port-au-Prince afin de mieux

exploiter les enfants démunis.

4e Il participe à des manifestations en faveur d'Aristide et des immigrants haïtiens en

Floride, cherche des occasions pour se faire photographier avec le Président Aristide.

5e Il utilise ses relations pour consolider ses bases et se livrer à l'exploitation

sexuelle des enfants dans les quartiers populaires.

6e Dénoncé en 2005 par une organisation américaine de défense des enfants, il fut

emprisonné et profita de l'évasion du Pénitencier national pour se réfugier dans les Iles

Bahamas.



Douglas Perlitz avait cheminé de la même façon :

1er Missionnaire en Haïti

2e Décide de monter son ONG avec un projet d'éclat.

3e Se positionne du coté du pouvoir en place et de la force politique dominante

4e Exhibe photos et livres d'Aristide pour pouvoir tisser des liens politiques, dominer

l'administration publique et consolider son ONG.

5e Noue des liens avec la bourgeoisie locale - même anti-Aristide

6e Se livre à l'exploitation sexuelle des enfants de rue avec l'espoir que son influence

et ses amis lui garantira l'impunité.

7e Dénoncé, il se réfugie chez son ami Ron Voss dans les Bahamas.

En résumé, la stratégie consiste à :

- tirer profit de nos différends politiques,

- exploiter la faiblesse de l'Etat et d'offrir des services à la population,

- utiliser le régime en place (duvalieriste, aristidien ou prévalien), donc l'appareil

étatique, pour dominer l'administration publique ou de la paralyser quand c'est nécessaire,

- soudoyer la bourgeoisie locale et les affairistes sans scrupule de la classe moyenne pour

construire une sorte d'immunité,

- se livrer à des actes d'abus et d'exploitation de toute sorte et défendre le clan à tout

prix.

Par exemple, dans l'affaire Douglas Perlitz inculpé par un grand Jury américain pour abus

sexuels sur les enfants de rue, Sasha Kramer mène une campagne qui consiste à :

- dénigrer ceux qui dénoncent l'inacceptable,

- supporter les complices et encourager d'autres victimes à mentir à la police et la

justice haïtienne ou américaine.

Au centre-ville de Cap-Haitien, un appartement est loué pour loger un ''Groupe de 6

jeunes'' anciens victimes mais qui acceptent de défendre le prédateur. Alors que la

majorité des enfants victimes dorment sur les trottoirs de la ville ou à la belle étoile,

les 6 victimes qui acceptent de cacher la vérité sont récompensées. Ils constituent le fer

de lance de la campagne d'intimidation et exercent des pressions sur d'autres enfants

victimes allant même jusqu'à proférer des menaces contre les employés qui acceptent de

coopérer avec la police et la justice.

Toutefois, depuis l'arrestation du Prédateur sexuel et son incarcération à Connecticut le

14 juillet 2009, ils reçoivent moins de fonds. Sasha s'organise pour leur assurer le

minimum. Aussi, sont-ils bien perçus aux yeux des éléments de la bourgeoisie locale qui

cherchent désespérément à étouffer l'affaire. Les avantages promis par Perlitz sont ainsi

dans l'impasse et ces jeunes deviennent plus menaçants.

La lenteur de la justice haïtienne dans ce dossier leur facilite la tache, car impunément,

ils peuvent accuser n'importe qui d'avoir empoché de l'argent, pour détruire Douglas. Les

excès de zèle des jeunes qui sont pris en charge par Sasha leur pousse à menacer d'autres

enfants de rue sans abri qui refusent d'adopter leur position.

[
Pourtant, il est facile de revivre l'intrépidité et la dignité de nos ancêtres quand ces

victimes déclarent à qui veut l'entendre : « Nous avons été victimes, nous n'avons pas peur

de le dire. Douglas n'est pas le Bon Dieu, même quand nous souffrons dans la rue nous

n'allons pas accepter ces conditions. Nous dénonçons ses abus, nous sommes prêts à aller

jusqu'au bout, nous n'avons pas peur de mourir. » Ils criaient ainsi quand nous leur avons

demandé de ne pas parler à haute voix, de peur que les passants n'apprennent leur

situation. Nous étions satisfaits de cette réaction faite en présence des journalistes du

Connecticut Post. Au moins, les visiteurs sauront que tous les haïtiens ne sont pas des

invertébrés. De plus, la souffrance ne justifiant pas l'immoralité, même des enfants de rue

démunis peuvent faire preuve de dignité et dire non.

Le silence du Maire de la ville du Cap-Haitien dans le dossier Douglas Perlitz traduit

fidèlement la situation d'influence de ce réseau mafieux sur l'administration publique.

Sasha Kramer a supporté la campagne électorale du Cartel en place qui dirige la ville du

Cap-Haitien. Comme nous l'avions signalé, elle dispose des liens solides au sein de la

bourgeoisie. Donc, le Dossier Douglas Perlitz n'avancera pas. Même avec son comportement

envahissant, Michel Saint-Croix continue d'éviter le sujet. Le maire n'a rien fait pour

encadrer les victimes. N'était-ce l'intervention des Nations Unies et de l'Ambassade des

Etats-Unis, Perlitz serait encore en Haïti. Du coté haïtien, seule la Police Nationale

d'Haïti (PNH) a fait un travail digne de respect.

Comme nous l'avons dit plus haut, des affairistes de la bourgeoisie locale, liés au secteur

hôtelier, cherchent à maintenir les enfants de rue dans l'exploitation sexuelle. Dans le

cadre de leur complicité, ils acceptent que des étrangers, des touristes sexuels séjournent

dans leurs hôtels avec des mineurs (petits garçons et petites filles). Les autorités

locales, spécialement la Mairie, ne prennent aucune mesure pour réprimer de tel

comportement. Une situation qui nous porte à nous demander si la défense de l'Enfant

haïtien ne nécessite pas une approche de ''lutte de classes sociales''. Car, la bourgeoisie

haïtienne et les arrivistes soumis de la classe moyenne, devenus Maires, parlementaires ou

leaders de la société civile, continuent de regarder les enfants démunis avec mépris. On

dirait qu'un enfant n'est digne de respect et de protection que s'il est issu d'une des

familles de la classe dominante. Pour ces haïtiens, les enfants du peuple (les paysans et

les pauvres des bidonvilles) peuvent continuer à subir tous les abus et exploitations

imaginables, pourvu que cela ne leur empêche pas de s'enrichir. Toutefois, il y a encore

des gens honnêtes et sérieux dans notre société en déclin, car une pension de la ville a

expulsé un citoyen canadien parce qu'il avait pris l'habitude de faire monter des

fillettes dans sa chambre.

Joyeux Noël!

RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 23 décembre 2009, 22 hres 27.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Irlande ...toujours   Mar 29 Déc - 5:39

Greystones, petite ville côtière sur la mer d'Irlande. Malgré la tempête de grêle, les fidèles se pressent pour assister à la messe du samedi soir. L'église de Black Lion, perchée sur une colline dominant la ville, est presque remplie. Même scène le dimanche matin en l'église du Saint Rosaire, sur le port, qui est pleine pour la messe de 9 heures, et encore pour celle de 11 heures. En Irlande, près de la moitié de la population va à la messe au moins une fois par semaine.

Parmi les fidèles, Bart Storan, 24 ans, qui vient de terminer des études de science politique. Comme toute sa famille, Bart est un catholique fervent, très impliqué dans l'action caritative. Pourtant, il vient de vivre une crise profonde. En mai, le ministère de la justice publie le rapport Ryan, qui explique que pendant des décennies les enfants internés dans les écoles d'apprentissage catholiques avaient subi d'innombrables agressions sexuelles et châtiments corporels, infligés par des prêtres : "Tout le monde était au courant de cas de pédophilie dans le clergé, explique Bart, les premiers grands scandales datent des années 1980. Mais je sous-estimais complètement l'ampleur du problème." Bart a aussi été choqué par les premières réactions de l'Eglise face ces révélations : "Ils parlaient de pardon, de compassion envers les victimes, mais on sentait qu'ils espéraient s'en tirer une fois de plus, sans rien changer à leurs habitudes."

Pour exprimer sa colère et son désarroi, Bart prend une décision radicale : "J'ai voté avec mes pieds. J'ai cessé d'aller à la messe." Tout l'été, il tient bon. Il milite pour le oui au référendum sur le traité de Lisbonne, se rapproche du parti Vert.

En novembre, le ministère de la justice publie un nouveau document, le rapport Murphy, démontrant que dans le diocèse de Dublin la hiérarchie catholique a mis en place un système bureaucratique destiné à étouffer toutes les affaires de pédophilie, afin de préserver la réputation de l'Eglise et d'éviter de payer des dédommagements aux victimes. Bart est écoeuré et désabusé : "Le nouveau rapport m'a moins touché que le premier, il accusait les évêques, pas les simples curés que je fréquente."

Puis, la force de l'habitude reprend le dessus. Un jour que Bart accompagne ses petites soeurs à la chorale de la paroisse, il rencontre le Père Dan Nguyen, jeune curé d'origine vietnamienne, qui réussit à le convaincre de revenir à la messe : "Le Père Dan était écrasé de douleur et de honte. Il avait même envisagé de quitter l'Eglise, car il a un diplôme de vétérinaire, et il aurait pu entamer une seconde vie. Mais il s'est repris, il a abordé le problème avec les fidèles en prononçant une homélie très franche sur les fautes du clergé. J'ai apprécié son courage. Et j'ai compris que j'avais besoin d'appartenir à l'Eglise."

Pour la suite, Bart est catégorique : la démission des évêques accusés par le rapport Murphy n'est qu'une étape, la police doit à présent enquêter pour savoir s'ils n'ont pas violé la loi en protégeant des criminels. Il faudra aussi créer des commissions pour enquêter sur les autres diocèses du pays. Bart espère enfin que l'Eglise va perfectionner son système de prévention et de dépistage des abus sexuels, mis en place à la suite des premiers scandales.

D'autres jeunes catholiques n'ont pas vécu ces tourments. Conal O'Callaghan, 21 ans, milite au sein de l'association catholique Pure in Heart (Purs en leurs coeurs), qui prône la chasteté chez les adolescents. Conal a été choqué par les révélations des deux rapports, mais refuse tout amalgame : "Attaquer l'Eglise dans son ensemble comme le font les médias et les militants anticléricaux, c'est s'en prendre à Jésus. Les fautes des hommes ne peuvent pas souiller l'Eglise du Christ." Son ami Rob O'Hara, 29 ans, va plus loin : "Quand je vois l'Eglise attaquée de toutes parts, j'ai envie de la soutenir, comme l'Eglise m'a soutenu dans le passé quand j'ai eu besoin d'elle."

En réalité, les rapports Ryan et Murphy ont provoqué la discorde au sein du clergé. L'archevêque de Dublin, Mgr Martin, a pris fait et cause pour les victimes et a exigé le départ de tous ses confrères impliqués dans l'étouffement des affaires, menaçant même d'écrire au Pape pour exiger leur révocation. A Noël, quatre d'entre eux avaient quitté leurs fonctions, mais Mgr Drennan, l'évêque de Galway, continuait à proclamer son innocence et organisait une contre-attaque, aidé par un comité de soutien.

Dans son diocèse, Mgr Martin ne fait pas l'unanimité. Le Père Pierce Walsh, curé d'une paroisse de Dublin, est très critique : "L'archevêque joue en solo, il n'a pas l'esprit d'équipe, et il s'est coupé de sa base. C'est vrai que certains d'entre nous ont commis des crimes et doivent être punis. Mais nous devons aussi les aider à se racheter. Nous sommes l'Eglise des pécheurs, des hommes et des femmes abîmés par la vie. J'aimerais qu'on parle un peu plus de miséricorde en ces temps difficiles."

Les rapports Ryan et Murphy ont sans doute eu un impact encore plus profond sur l'autre moitié de la société irlandaise, notamment les classes moyennes mondialisées et laïcisées des centres urbains. Grainne O'Sullivan, une graphiste dublinoise de 30 ans, est devenue en juillet une star médiatique nationale, car elle venait de créer, avec son ami Cormac Flynn, informaticien installé à Paris, le site Internet Count Me Out ("Rayez-moi des listes").

Cormac et Grainne proposent de télécharger un document officiel de l'Eglise catholique, L'Actus formalis defectionis (acte formel de défection). Il suffit de le remplir et de l'envoyer à la paroisse où l'on a été baptisé pour cesser d'être catholique : "En Irlande, explique Grainne, presque toutes les écoles primaires sont catholiques. Pour y inscrire ses enfants, il faut qu'ils soient baptisés. Résultat : selon les statistiques officielles, 93 % des Irlandais sont catholiques, ce qui légitime la mainmise de l'Eglise sur l'enseignement. Notre objectif est d'influer sur ces statistiques lors du prochain recensement, qui aura lieu en 2011, en aidant ceux qui le souhaitent à s'extraire de l'Eglise."

Grainne a été élevée dans la religion catholique, mais s'en est détachée dès l'adolescence. Ses convictions laïques se renforcent lors d'un long séjour en Nouvelle-Zélande, où le rôle des Eglises dans la société est limité : "A mon retour, j'ai compris à quel point l'Irlande était arriérée dans ce domaine, alors que par ailleurs, c'est un pays très moderne. Ce décalage grandissant est devenu intenable."

En six mois, près de 5 500 personnes ont téléchargé l'acte de défection. Quand elles en reçoivent un, certaines paroisses proposent à l'expéditeur un rendez-vous, pour parler de sa décision. Grainne reçoit aussi des messages d'internautes ulcérés, car ils n'ont reçu aucune réponse : "Dans un village, un curé s'est vanté dans son sermon dominical d'avoir déchiré le premier acte de défection qu'il avait reçu." Mais la plupart des courriels envoyés à Count Me Out sont des messages de soutien : "Des gens de tous les milieux, y compris des vieux, nous remercient de leur avoir permis de faire une chose dont ils rêvaient depuis toujours, sans savoir que c'était possible."

Profitant de cette nouvelle ambiance, les organisations de soutien aux victimes, très actives sur la scène politique, et les partis de la gauche laïque vont relancer une campagne pour obliger l'Eglise à renoncer à son emprise sur les écoles et les hôpitaux. Ivana Bacik, sénatrice travailliste célèbre pour ses prises de position libérales en matière de moeurs, ne doute plus de la victoire : "La séparation de l'Eglise et de l'Etat existe dans les lois, il faut qu'elle s'instaure dans les faits. Les écoles et les hôpitaux sont entièrement financés par l'Etat, mais le clergé continue à se mêler de leur gestion et parfois à y imposer son éthique. Il faut que cela cesse. L'Eglise doit aussi céder gratuitement à l'Etat tous ses bâtiments et terrains scolaires et hospitaliers."

Au sein de la hiérarchie catholique, les plus réalistes ont compris qu'il fallait lâcher du lest. Comme partout en Europe, la crise des vocations oblige à faire des choix : il n'y a plus dans le pays que 3 000 curés et 9 000 nonnes, et le seul séminaire encore en activité ne compte que 80 élèves. L'archevêché de Dublin envisagerait déjà de transférer la direction de quelques écoles à l'Etat. Sur ce point, le Père Pierce Walsh est d'accord avec ses supérieurs : "Si l'Etat et la société civile s'estiment enfin capables d'assumer l'éducation et les soins médicaux pour tous, tant mieux. Les prêtres pourront se consacrer pleinement à prêcher les Evangiles, au lieu de gérer des cliniques. A ceux qui rêvent d'une Irlande plus laïque, je dis chiche !"

En revanche, des ecclésiastiques prestigieux refusent toujours de voir l'Eglise ainsi dépossédée. Le révérend Vincent Twomey, ancien professeur de théologie morale, est inquiet : "Quand l'Eglise a transféré la gestion de certains hôpitaux à l'Etat, une armée de fonctionnaires incompétents s'en est emparée, et a fait un gâchis horrible. Aujourd'hui, le système public de santé est bureaucratique et inefficace. Si nous leur donnons nos écoles, la même catastrophe va se produire."

A court terme, il est clair que la marge de manoeuvre de l'Eglise s'est réduite. Ainsi, le projet de "partenariat civil", une version édulcorée du mariage gay, va probablement être voté par le Parlement dès 2010. Durant l'été, le cardinal Brady, primat d'Irlande, avait proclamé qu'il s'y opposerait par tous les moyens. Manque de chance, le projet de loi est arrivé en discussion au Parlement la semaine où le rapport Murphy a été publié. L'Eglise, tétanisée, n'a fait aucun commentaire.
précédent
Yves Eudes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: A Savone en Italie   Mer 30 Déc - 5:54

Un curé soupçonné d'abus sexuels sur une petite fille a été arrêté à Alassio près de Savone (nord-ouest), a rapporté aujourd'hui l'agence de presse italienne Ansa.

L'enquête avait débuté il y a environ six semaines quand la police avait été alertée par un hôpital de Gênes, où la fillette, âgée de 11 ans, avait été soumise à des examens cliniques après avoir dénoncé une agression sexuelle.

"La nouvelle (nous) a beaucoup surpris, car ces accusations semblent invraisemblables", a déclaré Mgr Mario Oliveri, évêque de Albenga-Imperia, dont dépend le curé d'Alassio. "Je suis confiant dans le fait qu'il saura au plus tôt démontrer son entière innocence dans les faits qui lui sont reprochés", a-t-il ajouté.
.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Maintenant le Canada   Mer 30 Déc - 17:00

Pédophilie : après l’Irlande, le Canada dans la tourmente !
Romano Libero
--> Article mis en ligne le mardi 29 décembre 2009

Alors que le scandale continue à faire rage en Irlande, malgré la démission de deux évêques qui avaient couvert des affaires de pédophilie, il pourrait s’étendre désormais à un autre pays, le Canada.

Le juge canadien Normand Glaude dénonce dans un rapport explosif, après quatre années d’enquêtes, l’Eglise catholique de ne pas avoir réagi comme elle aurait dû suite aux dénonciations de mauvais traitements contre des enfants.

Dans les années 1990, des allégations d’agressions sexuelles envers des enfants, qui se seraient déroulées sur plusieurs décennies, ont en effet fait surface à Cornwall. Les personnes visées étaient des membres influents de la communauté locale, notamment des prêtres.

Dans le rapport y afférant de plus de 2000 pages, le commissaire formule plus de 200 recommandations dans cette affaire. Le juge Glaude recommande au diocèse d’Alexandria-Cornwall de présenter des excuses publiques auprès de toutes les victimes présumées et confirmées. Il suggère aussi que les prêtres soient surveillés de plus près, surtout lorsqu’il y a doute ou soupçon fondé.

Très ennuyé, Mgr Paul-André Durocher, évêque d’Alexandria-Cornwall, a présenté ses excuses officielles à la suite de la présentation du rapport. « En tant qu’évêque, j’exprime ma profonde désolation et je présente mes excuses à toutes les victimes d’abus sexuels commis par des prêtres. Et je les invite, ceux et celles qui ne l’ont pas fait, ici, dans la région, à communiquer avec moi s’ils le désirent, pour qu’on puisse leur offrir de l’aide pour être capable de cheminer avec eux vers une guérison et une reconstruction de leur vie ». De belles paroles. Mais est-ce suffisant ?

Récemment un évêque canadien, Mgr Raymond Lahey, en poste à Antigonish, a déjà été contraint de quitter sa charge pour avoir été interpellé en possession de matériel pornographique à caractère pédophile.

Après le scandale irlandais, le scandale canadien ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Un ex-archevêque argentin condamné à 8 ans de prison pour abus sexuels (source judiciaire)   Mer 30 Déc - 17:10

Un ex-archevêque argentin condamné à 8 ans de prison pour abus sexuels (source judiciaire)

Un ancien archevêque de Santa Fe (nord-est de l'Argentine), Mgr Edgardo Storni, 73 ans, a été condamné à huit ans de prison pour avoir abusé sexuellement d'un séminariste alors qu'il était en fonctions, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Mgr Storni, qui avait été nommé archevêque de Santa Fe en 1984, a été condamné pour avoir abusé sexuellement en 1992 du séminariste Ruben Descalzo, des faits "aggravés" selon le juge par sa condition de supérieur hiérarchique de la victime, a souligné cette source judiciaire.

En raison de l'âge de l'archevêque qui avait été inculpé en février 2003, la juge, Maria Amalia Mascheroni, a décidé qu'il resterait aux arrêts domiciliaires, toujours selon la même source.

"Il m'a fait entrer dans ses appartements, à la lumière d'une seule lampe", a déclaré à la justice le séminariste. "Nous avons beaucoup parlé et il m'a convaincu de rester. Nous passions la porte lorsqu'il m'a pris dans ses bras", a-t-il dit. "L'étreinte s'est prolongée, il m'a serré contre lui et il m'a embrassé sur le cou".

L'avocat de Mgr Storni, Eduardo Jauchen, qui a immédiatement fait appel, a affirmé qu'"on ne pouvait condamner quelqu'un sur la base de soupçons, de rumeurs ou d'accusations", assurant qu'il n'y avait aucune preuve contre son client.

Mgr Storni avait démissionné de son poste en 2002 et envoyé une lettre au pape de l'époque, Jean Paul II, dans laquelle il rejetait toute "culpabilité".

L'ancien archevêque, qui s'était également déclaré innocent peu après devant la justice, avait pris sa retraite dans une ferme de La Falda, dans la province de Cordoba (nord-ouest), appartenant à l'archevêché de Santa Fe.

En juin, un autre religieux argentin, le prêtre Julio César Grassi, avait été condamné à 15 ans de prison par un tribunal de la banlieue de Buenos Aires pour avoir abusé d'un mineur dont il était responsable au sein d'une fondation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Pédophilie d' Eglise   

Revenir en haut Aller en bas
 
Pédophilie d' Eglise
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 6 sur 31Aller à la page : Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 18 ... 31  Suivant
 Sujets similaires
-
» Crise de pédophilie dans l'Eglise : un tournant
» La pédophilie dans l'Église...
» O.N.U VATICAN ET PÉDOPHILIE
» Egypte : l’Eglise copte condamnée parce qu’elle ne reconnaît pas le divorce
» l'eglise trouve ou l'argent ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Agora de l'Ermitage :: Les tabous de nos sociétés dites "avancées" :: Le tabou de la pédophilie-
Sauter vers: