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 Pédophilie d' Eglise

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MessageSujet: Le vicaire général d'Angoulême mis en examen pour agressions sexuelles   Ven 3 Juil - 7:55

- Le vicaire général d'Angoulême mis en examen pour agressions sexuelles

Le vicaire général et curé de la cathédrale d'Angoulême, le père Patrick Braud, soupçonné d'avoir commis des agressions sexuelles sur mineures, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire jeudi, a-t-on appris auprès du parquet d'Angoulême.

Le père Braud, 52 ans, "est mis en cause par trois femmes qui affirment avoir été victimes d'agressions sexuelles à l'occasion de son ministère, alors qu'elles étaient mineures, de 1994 à 1998 à Angoulême", a indiqué à l'AFP, le procureur de la République d'Angoulême, Nicolas Jacquet.

Il a été mis en examen jeudi soir pour des faits d'"agressions sexuelles sur deux mineures de moins de 15 ans par personne ayant autorité" et d"agressions sexuelles sur mineure de plus de 15 ans par personne ayant autorité", selon la même source.

"Il faut faire face à cet événement d'une manière aussi juste que possible", affirme dans un communiqué l'évêque d'Angoulême, Mgr Claude Dagens, "en mesurant l'épreuve que constitue cette mise en cause pour toutes les personnes concernées, pour le père Braud lui-même, pour ceux et celles qui le connaissent et l'estiment".

Selon Mgr Dagens, dont le père Braud est l'adjoint, "dans une épreuve comme celle-là, une réelle solidarité est nécessaire entre nous, à l'intérieur de l'Eglise, d'abord".

Il souhaite par ailleurs que "nous sachions (...) faire preuve d'un vrai discernement, c'est-à-dire regarder au-delà des apparences, quelles qu'elles soient (...) en attendant que la justice fasse son oeuvre".

Le curé de la cathédrale d'Angoulême a été placé jeudi sous contrôle judiciaire avec interdiction de résider en Charente et d'être en contact avec des mineures dans le cadre de ses fonctions de prêtre, a précisé le parquet.

Les plaintes contre le père Braud ont été déposées en janvier dernier par trois jeunes femmes, selon une source proche de l'enquête.

Une information judiciaire avait été ouverte fin juin. Elle a conduit à l'interpellation et au placement en garde à vue mercredi du prêtre par la police judiciaire de Limoges.

Patrick Braud est vicaire général et curé de la cathédrale d'Angoulême depuis 2006, selon l'évêché. Il était auparavant curé de Saint-Cybard, un faubourg d'Angoulême.
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MessageSujet: Mulhouse : un prêtre catholique en examen pour viol et agressions sexuelles   Sam 11 Juil - 6:39

STRASBOURG, 10 juil 2009 (AFP) - Mulhouse : un prêtre catholique en examen pour viol et agressions sexuelles

Un curé de la communauté de paroisses de Willer-sur-Thur, dans la vallée de Thann (Haut-Rhin), a été mis en examen à Mulhouse pour viol et agressions sexuelles sur deux adolescents, a-t-on appris vendredi auprès du Parquet de Mulhouse et de l'archevêché de Strasbourg.

L'abbé Vincent Flury a été mis en examen jeudi soir pour viol et agression sexuelle par personne abusant de ses fonctions sur un mineur de plus de quinze ans, et pour une agression sexuelle sur un garçon de 14 ans, a-t-on précisé de source judiciaire.

Les faits remontent à fin décembre 2003, pour l'un, dans le presbytère où il venait de s'installer, et pour l'autre à l'été 2004, lors d'une sortie de servants de messe à Cluny (Saône et Loire).

Selon un porte-parole de l'archevêché, l'abbé Flury avait été dénoncé par une de ses victimes à un autre prêtre, qui avait alerté la hiérarchie. Convoqué par l'archevêque de Strasbourg, Mgr Jean-Pierre Grallet, il avait été placé devant le choix de se dénoncer de lui-même ou d'être dénoncé à la justice par les autorités ecclésiastiques.

C'est ainsi qu'il s'était présenté mercredi après-midi à la gendarmerie de Thann pour se dénoncer. Lors de son audition, il avait reconnu des attouchements poussés mais était resté flou sur les accusations de viol.

Dans un communiqué, l'archevêché précise que "Vincent Flury a aussitôt été relevé de ses fonctions pastorales au sein du diocèse de Strasbourg".

Pour Mgr Grallet, "c'est une grande épreuve pour les victimes dont l'existence a été gravement perturbée", mais "aussi pour toute notre société et l'Église à laquelle il appartient, et pour laquelle il ne saurait y avoir de charité sans justice, loyauté et vérité".
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MessageSujet: Des centaines de victimes d'abus sexuels dans l'archidiocèse de Dublin   Mar 21 Juil - 17:28

Des centaines de victimes d'abus sexuels dans l'archidiocèse de Dublin

Un nouveau rapport sur les abus sexuels perpétrés par des prêtres de l'Eglise catholique d'Irlande sur des enfants de la région de Dublin, remis mardi au gouvernement, a identifié plusieurs centaines de victimes, a-t-on appris auprès de l'archidiocèse.

Après neuf années de recherches, une commission d'enquête avait conclu fin mai que des abus sexuels, physiques et émotionnels, parfois "endémiques", avaient été commis sur des enfants placés dans des institutions irlandaises gérées par des ordres catholiques à partir des années 1930.

Ces conclusions ont défrayé la chronique en Irlande, pays en grande majorité catholique.

En mars 2006, le gouvernement avait confié à une autre commission le soin d'enquêter sur le seul archidiocèse de Dublin, le plus important du pays. Cette commission avait notamment pour mission de déterminer si l'Eglise avait signalé les accusations d'abus ou tenté de "faire obstruction, de prévenir ou d'interférer avec une enquête appropriée" sur les plaintes.

L'archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, avait prévenu dès avril dernier que le rapport de cette commission allait "choquer tout le monde".

Selon une porte-parole de l'archidiocèse, les autorités ont identifié entre 400 et 450 personnes qui auraient été victimes d'abus infligés par 152 prêtres de Dublin depuis 1940.

"Je voudrais insister sur le fait qu'il s'agit d'une estimation très prudente et que (le nombre) va probablement augmenter", a-t-elle ajouté.

La date de la publication du rapport, remis mardi au ministre de la Justice, Dermot Ahern, n'a pas été précisée.

"Le ministre va transférer le rapport à l'Attorney General (chargé de conseiller le gouvernement en matière juridique, ndlr), Paul Gallagher, pour établir la meilleure façon de procéder", a indiqué un porte-parole du ministère de la Justice.
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MessageSujet: Canada: un diocèse paiera 13 millions de dollars aux victimes d'abus sexuels   Sam 8 Aoû - 5:30

Canada: un diocèse paiera 13 millions de dollars aux victimes d'abus sexuels

Le diocèse d'Antigonish, dans la province canadienne de Nouvelle-Ecosse (est), a accepté de verser 13 millions de dollars canadiens (12 millions de dollars américains) à une quinzaine de victimes d'abus sexuels commis par un prêtre, rapporte vendredi la télévision publique.

L'évêque d'Antigonish, Mgr Raymond Lahey, a présenté les excuses du diocèse aux victimes et à leurs familles devant les caméras de la télévision publique CBC.

"Je souhaite demander officiellement pardon à chacune des victimes et à leurs familles pour les abus sexuels infligés à ceux qui avait été confiés à la protection de prêtres de notre Eglise", a-t-il dit, ajoutant "espérer ne devoir plus jamais être confronté à de tels comportements répréhensibles".

Il s'agit d'un arrangement à l'amiable, qui met fin à une action de groupe introduite en justice il y a cinq ans. L'évêque a évoqué des sacrifices financiers qui seront demandés aux paroissiens du diocèse catholique pour payer les dommages-intérêts aux victimes. Aucune assurance ne couvre ce genre de situation, a-t-il souligné.

Le prêtre accusé d'avoir abusé de plusieurs mineurs est mort en 2004, peu après la découverte de l'affaire.
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MessageSujet: Joël Devillet : un livre à lire : J'ai été violé par un prêtre   Lun 17 Aoû - 12:20

Habituellement, les enfants violés se cachent pour souffrir. A l’âge de 35 ans, Joël Devillet, victime dans son enfance

d’un prêtre pédophile à Aubange (province du Luxembourg), a décidé de parler. De se montrer. D’exposer haut et fort

ses tourments, les silences de l’Eglise qui lui furent exposés, le parcours judiciaire – long et incertain – qu’il a entrepris.

Pour « revivre », dit-il. Pour dénoncer « la perversité des hommes de Dieu». De certains, en tout cas.



Georges Huercano consacre ce soir l’une des deux séquences du magazine Indices à cet enfant violé, ressuscité par

son combat à l’âge adulte. Issu d’une famille nombreuse et modeste, Joël Devillet entretenait un lien affectif profond avec

les curés de son village natal. Il lui arrivait de dormir à l’église. Il considérait les vieux prêtres comme des grands-parents,

à défaut de trouver chez lui l’affection qu’il recherchait.

L’arrivée du jeune abbé G. dans sa paroisse va faire basculer son insouciance en souffrance.

« Il recevait les jeunes chez lui. J’étais comme jaloux. Je voulais qu’il s’intéresse à moi », raconte Joël.

Et puis, ce furent les mots tendres, les caresses, de plus en plus appuyées, les fellations, des tentatives de sodomie,

jamais abouties. Devenu adulte, Joël continuera à voir ce prêtre, transféré alors dans une paroisse de Flawinne.



Joël a dénoncé son calvaire auprès de l’évêché de Namur qui, selon lui, a tenté d’étouffer l’affaire, de régler le problème

entre ses murs. Entré au grand séminaire dans l’espoir de devenir prêtre, il en fut chassé après trois années d’études.

Parce que là aussi, en quête d’affection, il se prit de sentiments à l’égard d’un autre séminariste…

Sa plainte déposée au pénal à Arlon contre son tourmenteur a été mise à néant, les faits survenus dix ans plus tôt ayant été

déclarés prescrits. Joël Devillet entend faire rendre gorge à l’Eglise qui l’aurait « mené en bateau pour étouffer le scandale ».



Il a introduit une action civile à Arlon contre son abuseur ; une affaire toujours pendante. Dans le même temps, il a mené

une action, également civile, contre l’évêque de Namur, Mgr Léonard, à qui il reprochait son éviction du séminaire et sa

passivité à l’égard de son violeur. Il a partiellement été débouté de cette action par une décision rendue le 19 février dernier.

Joël Devillet vient également de publier un livre aux éditions de l’Arbre, Violé par un prêtre.

Il s’est distancié de la religion et espère beaucoup de la justice des hommes.

***Son site internet

http://www.everyoneweb.fr/WP/Presentation_tier/Index.aspx?WebID=joeldevillet&BoomID=B1&KnooppuntID=geen
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MessageSujet: A Ste Croix au Québec   Mar 18 Aoû - 7:55

Silence et secret - La pédophilie minait aussi l'ordre de Sainte-Croix

Le Devoir - 8 décembre 2008
Par Jean-Claude Leclerc

La Congrégation de Sainte-Croix, qui veille sur l'Oratoire Saint-Joseph, chemin Queen-Mary, et sur le Collège Notre-Dame, en face, est secouée à son tour par plusieurs cas passés d'agressions sexuelles qu'elle a tenté, d'après The Gazette, de garder cachés à tout prix.

Publiée sur plus de deux pages, l'enquête du journal débute en racontant le choc d'un père de famille, René Cornellier, aujourd'hui âgé de 75 ans, après la découverte de lettres de son fils, décédé en 1994.

Cet ex-étudiant y informait le collège que lui-même et d'autres jeunes avaient tenté, en vain, de saisir la direction des traitements qu'ils avaient subis de la part de frères enseignants. Le Frère Charles E. Smith, alors directeur des études, leur avait intimé, écrit-il, de se tenir tranquilles.

Le fils Cornellier mentionnait que ces autorités ne sauraient demeurer silencieuses ni fermer les yeux, mutant les frères «récalcitrants» dans le tiers-monde, laissant les victimes vieillir avec leurs blessures ou remettant de fortes sommes pour «protéger les coupables».

Faute de réponse, il s'adresse au directeur Smith et aux administrateurs, voyant dans le mutisme du collège la décision de fermer les yeux et de laisser les agressions impunies. La nomination alors récente de Smith comme directeur général du collège et président du conseil en est, écrit-il, une confirmation.

Dans une troisième lettre, adressée au supérieur provincial de la congrégation, Raymond Lamontagne, Cornellier confirme que Smith lui a répondu, mais qu'il a été le seul à le faire. Le directeur désirait lui parler, pour leur «bénéfice et compréhension» mutuels.

L'ex-étudiant refuse tout en lui répondant qu'il n'entend pas poursuivre ses agresseurs, car «aucune somme d'argent ne pourrait réparer le tort qui a été fait, et mon silence, écrit-il, n'est pas à vendre». Néanmoins, révèle la Gazette, un comité fut établi par le collège, à la demande du supérieur provincial, et Smith en fut nommé président.

Joint à la résidence où il est retraité, Smith, écrit le journal, s'est montré catégorique. Il n'a aucun souvenir de Cornellier ni d'autres allégations au temps où il dirigeait le collège. Il a cependant refusé de commenter le cas d'un étudiant auquel Notre-Dame a versé 250 000 $. L'entente porte pourtant sa signature.

Le supérieur provincial actuel, le père Jean-Pierre Aumont, a donné au journal l'assurance que sa congrégation agissait avec diligence et traitait sérieusement toute situation portée à son attention où un membre ou un employé a agi incorrectement. Quand elle fut informée de telles situations, a-t-il ajouté, sa congrégation a pris dans le passé les mesures nécessaires et a coopéré avec les autorités.

Règlements financiers

Mais récemment, dit-il, elle a fait l'objet d'intimidation et de chantage de la part d'un frère qui est parti et qui n'était pas heureux du règlement financier obtenu à son départ. L'enquête de la Gazette laisse toutefois entrevoir, sur la base de documents et de sources proches de l'administration, un portrait différent.

Ainsi, un règlement de 250 000 $ conclu en 1993 par le même Smith fut payé non par la congrégation, mais par le collège, et inscrit à la rubrique des «services professionnels». Notre-Dame recevait alors une subvention annuelle de cinq millions du gouvernement du Québec.

Pareil versement, fait à l'encontre des directives de Sainte-Croix, ne fut pas sans susciter des réactions, dit-on, au sein de l'administration du collège. De plus, d'aucuns craignaient que si une telle dépense devenait publique, les inscriptions à Notre-Dame n'en soient affectées.

Un autre étudiant, aujourd'hui âgé de 45 ans, et père de famille, fut aussi agressé à la même époque. Il en avait parlé à Smith, qui l'avait remercié de sa maturité, mais lui avait demandé de rester discret. «Il était clair pour moi, raconte-t-il, qu'il ne voulait pas que je fasse quoi que ce soit qui puisse ternir la réputation de l'école.»

Quinze ans après, voulant parler à son agresseur et peut-être en obtenir des excuses, l'homme a repris contact avec Smith. Celui-ci lui conseilla de laisser cette affaire derrière lui. Il n'obtiendrait rien de son agresseur. «C'est un homme psychologiquement malade, aurait expliqué Smith, et l'ordre veillait à ce qu'il suive une thérapie.»

L'ex-étudiant a finalement porté plainte à la police, et celle-ci aurait trouvé deux autres victimes du même frère. Faisant un bilan des cas qu'elle a retrouvés, la journaliste, Sue Montgomery, note que peu d'agresseurs ont été condamnés par la justice. La plupart ont été mutés dans une autre province de l'ordre ou dans un pays du tiers-monde, ou envoyés en thérapie aux États-Unis.

La « condition humaine »

Dans un document cité par le journal, le supérieur général de Sainte-Croix à Rome écrit à l'un des conseillers provinciaux de l'ordre que ces cas font partie de la «condition humaine». Il faut les traiter avec délicatesse et justesse, pour le bien des gens concernés, «en particulier ceux qui ont souffert d'abus, mais aussi ceux qui les ont commis». Mais il n'a rien trouvé de significatif aux archives.

Le collège est devenu mixte plus tard. L'ancien directeur adjoint Jocelyn Morin, laïc venu de l'enseignement et du syndicalisme, raconte avoir découvert que des frères s'alimentaient sur Internet en matériel de pornographie pédophile. Il en a aussi congédié un autre pour inconduite envers une étudiante, dont le père menaçait de poursuivre le collège.

Morin estime qu'il aurait dû informer la police. Mais, à l'époque, il pensait que la congrégation allait, comme on le lui avait dit, s'occuper de ces cas. «Le pire, a-t-il déclaré à la Gazette, c'est que tout cela semblait normal aux yeux des frères.» Évoquant le sort des orphelins de Duplessis et des élèves autochtones, il ajoute: «C'est dégoûtant. Est-ce normal d'abuser d'un enfant? Cela ne l'a jamais été.»

William Kennedy, membre de l'ordre pendant 20 ans, a fait partie du conseil provincial pour le Québec et le Nouveau-Brunswick. Il fut chargé de faire enquête sur certains cas. «Nous savions qu'il y en avait.» L'ordre leur retirait l'accès aux cartes de crédit, aux automobiles et à l'argent. «Mais les abus continuaient, dit-il, et nous fermions les yeux.»

Le journal cite aussi des lettres de supérieurs à Rome s'inquiétant de la surveillance de certains frères, mais se préoccupant surtout des risques financiers pour la communauté. Le Père James T. Mulligan écrit en mars 2002 au supérieur provincial au Québec, Réginald Robert.

Ces cas, croit-il, font de plus en plus craindre pour les ressources financières de Sainte-Croix. Il cite le cas d'un frère, qui sera reconnu coupable en 2002 par un tribunal de Gaspé. Cela va «coûter à votre province» de l'argent, écrit-il, «de l'argent pour les avocats et de l'argent tout probablement pour le dédommagement».

L'ordre de Sainte-Croix compte parmi les plus réputés de l'éducation de la jeunesse. Mais on y retrouve les mêmes failles qu'ailleurs dans l'Église. Recrutement défectueux, déni des membres pédophiles, mutation des fautifs, thérapie pas toujours réussie, pressions sur les victimes, arrangements financiers secrets.

«C'est triste que tout cela sorte avant Noël», a dit l'un des frères à la journaliste. Pourtant, le secret n'a-t-il pas fait plus de mal que la transparence?
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MessageSujet: Le cardinal Hummes reconnaît plus 20.000 prêtres pédophiles dans le monde   Ven 28 Aoû - 7:47

!
Jeudi, 27 Août 2009 13:42

Un aveu difficile, mais sincère. Le cardinal brésilien Claudio Hummes, préfet de la congrégation du clergé, vient en effet de reconnaître que le pourcentage de pédophiles serait de 4% dans les rangs du clergé, soit beaucoup plus que dans l’ensemble de la population. Ce qui peut s’expliquer d’ailleurs de différentes façons. Soit le clergé attire des personnes de cette tendance soit le refoulement de la sexualité incite à se fixer sur des objets plus faciles.

Ce « crime abominable » selon les mots du cardinal, est donc très fréquent dans le clergé, même s’il ne faut faire peser un quelconque soupçon systématique sur tous ! 20.000 prêtres catholiques de par le monde seraient pourtant impliqués.

Dans un entretien accordé à la revue « Vida Nueva », Claudio Hummes a tenu à souligner que l’Église ne pouvait fermer les yeux sur ce problème. « Il n’y a pas de place dans le ministère sacerdotal pour des personnes qui ont commis ces crimes. Les prêtres pédophiles doivent être sanctionnés par des lois civiles comme par des lois canoniques. L’Église ne peut accepter la pédophilie. »

En même temps, le cardinal Hummes prétend que la pédophilie n’a rien à voir avec la question du célibat, ce qui est bien plus discutable en fait. En effet, même s’il est difficile d’imaginer que quelqu’un puisse passer à des actes pédophiles sans une tendance qui l’habite, au moins à l’état latent (et subconscient) il ne fait aucun doute qu’une mauvaise gestion de l’affectivité et de la sexualité ne peut que favoriser des déviances en germe.

Par contre, on peut concéder que l’ordre de cause à effet pourrait être différent dans un certain nombre de cas. Autrement dit, d’aucuns choisiraient précisément cette voie comme une couverture très commode, plus ou moins consciemment d’ailleurs. Ce n’est pas le célibat ecclésiastique qui provoquerait des déviances. C’est au contraire une psychologie déviante qui pousserait certains individus à l’embrasser. L’excuse n’absout guère. Et n’empêche pas le conditionnement clérical d’aggraver par la suite un problème initial. Avec toutes les conséquences que l’on sait. et qui peuvent être effrayantes.

Le réflexe de l’institution catholique a toujours été le déni des problèmes. Ce qui, à l’évidence, n’arrange rien et aggrave tout. Aujourd’hui, suite à la multiplication des affaires et des révélations, cela n’est plus possible. Tant mieux.

http://www.golias.fr/spip.php?article3028
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MessageSujet: Canada : Le diocèse de London vient de conclure une entente à l'amiable avec une des victimes du père Charles Sylvestre, reconnu coupable de pédophilie.   Sam 12 Sep - 5:41

Le diocèse de London vient de conclure une entente à l'amiable avec une des victimes du père Charles Sylvestre, reconnu coupable de pédophilie.

Cette entente, dont les détails ne sont pas connus, met fin à une poursuite au civil dans laquelle elle réclamait près de 5 millions de dollars. Dans un communiqué, le diocèse se dit « désolé » du mal causé par le religieux à Cecilia McLauchlin.

La femme, qui a maintenant 32 ans, a été agressée par le prêtre alors qu'elle était âgée de 3 à 6 ans. Mme McLauchlin a gardé le silence sur ses agressions jusqu'à l'âge de 28 ans.

Des discussions sont également en cours avec d'autres victimes du pédophile. Le prêtre Charles Sylvestre a fait au moins 47 victimes dans plusieurs paroisses du sud de l'Ontario, entre 1954 et 1985.

En 2006, Charles Sylvestre a été reconnu coupable de 47 chefs d'accusations d'attentat à la pudeur. Il est mort en prison en 2007.
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MessageSujet: Cinq ans ferme pour l'ex-chef de la chorale de Saint-Jean de Passy   Mer 16 Sep - 6:34

Cinq ans ferme pour l'ex-chef de la chorale de Saint-Jean de Passy
L'ancien chef de la chorale de l'école privée catholique Saint-Jean-de-Passy comparaissait en correctionnelle mardi pour des agressions sexuelles présumées sur quatre élèves (mineurs au moment des faits) de cet établissement réputé et huppé du XVIème arrondissement de Paris. Emmanuel Marchand a été condamné à cinq ans de prison ferme.

Aujourd'hui âgé de 48 ans, l'homme est soupçonné d'agressions sexuelles sur 4 anciens élèves qui avaient entre 10 et 14 ans

Emmanuel Marchand, 48 ans, en détention provisoire depuis février 2008, a expliqué s'être senti comme dans "une espèce de bulle" lorsqu'il pratiquait caresses et fellations sur ces jeunes élèves après les avoir déshabillés, généralement à son domicile lors de cours particuliers. "C'était une espèce de bulle dans laquelle je voulais imaginer que ce que je faisais ne pouvait être considéré comme de la pédophilie, ne leur faisait pas de mal. C'est absurde", a déclaré le prévenu, qui avait reconnu les agressions sexuelles dès son placement en garde à vue.

Les faits visés par la procédure se sont déroulés entre 1987 et 2007. Le chef de choeur exerçait également les fonctions de surveillant dans cet établissement réputé pour la qualité de son enseignement.

Créé en 1956, à l'image des Petits Chanteurs à la Croix de Bois, la manécanterie des petits chanteurs de Saint-Jean-de-Passy, que dirigeait Emmanuel Marchand, effectue chaque été une tournée dans différentes régions d'Europe et du monde, et propose des concerts et des animations liturgiques.
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MessageSujet: L'ancien chef de la chorale de Saint-Jean-de-Passy, établissement scolaire catholique réputé du XVIème arrondissement, a été condamné   Mer 16 Sep - 6:39

L'ancien chef de la chorale de Saint-Jean-de-Passy, établissement scolaire catholique réputé du XVIème arrondissement, a été condamné mardi à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris pour des agressions sexuelles sur quatre de ses élèves.

Les jeunes choristes victimes d'Emmanuel Marchand, dont deux ont témoigné lors du procès, étaient mineurs à l'époque des faits, commis entre 1990 et 2007.

Le tribunal a assorti sa condamnation d'une obligation de suivi socio-judiciaire, sous peine de voir la peine aggravée d'un an supplémentaire.

Le procureur Sophie Meynard avait requis sept ans de prison dont deux avec sursis.

Emmanuel Marchand, 48 ans, en détention provisoire depuis février 2008, a expliqué s'être senti comme dans «une espèce de bulle» lorsqu'il pratiquait caresses et fellations sur ces jeunes élèves après les avoir déshabillés, généralement à son domicile lors de cours particuliers.

«C'était une espèce de bulle dans laquelle je voulais imaginer que ce que je faisais ne pouvait être considéré comme de la pédophilie, ne leur faisait pas de mal. C'est absurde», a déclaré le prévenu, qui avait reconnu les agressions sexuelles dès son placement en garde à vue.

A l'audience une de ses victimes, un homme de 25 ans, fils d'une de ses anciennes compagnes, l'a accusé pour la première fois de viol.

«Il m'a pénétré», a soutenu le jeune homme en se remémorant une nuit dans un bungalow lors d'une sortie de la chorale quand il avait une quinzaine d'années. «Ca n'est pas ce que j'ai vécu», a répliqué Emmanuel Marchand, parlant d'un «frottement peut-être un peu plus insistant».

«Je suis satisfaite de la décision car mes clients le sont», a déclaré mardi soir à l'AFP Me Diane Massenet, avocate d'une autre victime, un adolescent de 17 ans, et de ses parents. «Mais au regard de la gravité des faits, qui se sont étalées sur 18 ans, c'est assez modéré», a-t-elle ajouté.

Plusieurs associations dont Enfance et Partage et La Voix de l'Enfant s'étaient également constituées parties civiles.
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MessageSujet: Le directeur du collège catholique embarqué par les gendarmes   Sam 19 Sep - 8:13

SOCIÉTÉ. La présomption d'innocence, d'abord. Les premiers éléments de l'enquête font qu'il a été laissé en liberté. C'est toutefois entre deux gendarmes que le directeur du collège privé catholique Joseph-NIel de Muret a été embarqué sur son lieu de travail mardi matin .

C'est le témoignage d'anciens élèves de l'établissement qui a amené le parquet de Toulouse à ouvrir une information judiciaire pour «viols et agressions sexuelles sur mineurs, corruption de mineurs et subornation de témoins».

La vérifications de ces témoignages est encore en cours. Mais, des «circonstances aggravantes» ont dores et déjà été retenues pour certains faits, précise le procureur de la République, Michel Valet.

Le film de Pedro Almodovar, La Mauvaise Éducation aurait-il peu être tourné à Muret ? Les services du diocèse chargés de l'enseignement ne répondent pas ce vendredi matin.
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MessageSujet: On l'appelait «Titou Bisou». Frère Pierre-Etienne, 57 ans,   Mer 23 Sep - 12:43

On l'appelait «Titou Bisou». Frère Pierre-Etienne, 57 ans, appartenait à la vitrine de la Communauté des Béatitudes. Un mouvement issu du Renouveau charismatique. Il en était le chantre. Et le responsable de la liturgie. En février dernier, il a avoué, face aux caméras, avoir pratiqué des attouchements sexuels sur cinquante enfants âgés de 5 à 14 ans. Le gentil barde s'est transformé en monstre. Et les Béatitudes, déjà pointées du doigt par les organismes de lutte contre les sectes, sous le coup d'une plainte pour manipulation mentale déposée par d'anciens communautaires, sont sur la sellette. Quand Pierre-Etienne est arrivé en 1975 à Cordes, la maison mère des Béatitudes, il est un jeune musicien, perturbé et toxicomane. Issu d'une famille aisée et protestante très croyante, il est placé dans la communauté naissante afin de le protéger de la drogue. Très vite, lors d'un repas, il est déclaré miraculeusement «guéri» par Gérard Croissant, alias Ephraïm, le fondateur de la communauté, qui rapporte la scène dans son ouvrage «les Pluies de l'arrière-saison». Pierre-Etienne arrête alors brutalement ses psychotropes.
Le second prix du conservatoire de Toulouse devient un précieux collaborateur d'Ephraïm, dont il met en notes les inspirations liturgiques. Toutes ses compositions se retrouvent sur les cassettes vendues au bénéfice de la communauté. On lui confie la mise en scène des grandes cérémonies de rassemblement. Et on lui donne l'habit. C'est à cette époque qu'il aurait commencé ses agressions sexuelles. Son ministère itinérant le conduit ainsi à voyager dans les différentes «maisons». Profitant de la confiance que lui confère le prestige de son poste et sa bonhomie naturelle, Pierre-Etienne s'introduit dans les familles qui vivent au milieu des religieux et des célibataires, et se rapproche des enfants, à qui il enseigne parfois le piano. Il devient même le parrain d'une quinzaine de filleuls. Sur quasiment toutes les photos, on le voit, coupe au bol et robe de bure, avec des petits dans les bras.

Comment cet homme aurait-il pu perpétrer des actes pédophiles durant quinze années à partir de 1985, à travers toute la France, sans que personne n'ait jamais rien su ? C'est ce qu'aura à déterminer la justice, qui a ouvert une information judiciaire. Pierre-Etienne, lui, soutient que des dirigeants des Béatitudes «étaient bien au courant depuis longtemps» de ses agissements et n'ont rien fait pour l'arrêter. Le journal «le Parisien» révèle par ailleurs l'existence d'une lettre envoyée le 24 janvier dernier au parquet de Rodez, dans laquelle un prêtre de la communauté, responsable de l'une des 27 «maisons» françaises, affirme avoir été tenu informé des «délits de pédophilie commis par M. Pierre-Etienne A., vers l'année 1998, en juillet-août» par trois des plus hauts dignitaires de l'époque. «Des plaintes étaient alors remontées jusqu'au modérateur général [le plus haut responsable, ndlr]», écrit-il, faisant état de «la crainte» qu'ils auraient «de voir l'affaire ébruitée et transmise à la justice».
Une accusation qui ne pèse pas sur le petit groupe des corésidents de Pierre-Etienne, qui vivent actuellement avec lui à l'abbaye de Bonnecombe, près de Rodez, dans l'Aveyron. Ce sont eux en effet qui ont poussé Pierre-Etienne à se livrer à la justice. Notamment Muriel, apparue jusqu'à ce jour sous le pseudonyme d'Emilie dans la presse. La jeune femme, une laïque de 36 ans, est celle qui a eu «l'intuition» que quelque chose clochait chez Pierre-Etienne. Dans sa jeunesse, elle avait réalisé un film sur les victimes de pédophiles. Ses premiers soupçons remontent à la fin de l'année 2000. Muriel se rappelle avoir été gênée par l'attitude du frère qu'elle trouvait «un peu trop tactile» avec les enfants. Il manifestait son affection «avec effusion» et se promenait souvent serré dans un minishort plutôt déplacé dans une institution qui prône pudeur et chasteté. «Je lui ai demandé s'il avait des problèmes avec les enfants, et là, il s'est effondré. Il ne m'a rien dit, mais j'ai senti le danger et l'ai averti que je devais prévenir la famille qui habitait en face.» A partir de ce jour, Muriel se transforme «en chien de garde» et confie ses doutes au père Jean-Baptiste Tison. Ce dernier prévient immédiatement la hiérarchie. En vain. Réaction des pontes des Béatitudes : Muriel est mise à l'isolement et interdite de messes. La paria devient même «la possédée de Bonnecombe».

En 2001 , Pierre-Etienne fait pourtant bien l'objet d'une première plainte dans la Manche. Il est accusé d'avoir embrassé en 1989 une jeune fille de la «maison» de Mortains, qui tenta par la suite de mettre fin à ses jours. Les autorités religieuses le transfèrent à l'établissement de Murinais. Dans un courrier interne du 21 février 2008, le modérateur général, le père François-Xavier Wallays, parle de cet endroit comme d'un lieu qui avait coutume d'accueillir des prêtres «en attente de procès pour pédophilie». Pourtant, les familles qui séjournaient à Murinais ne sont pas alertées sur la nature des pensionnaires du lieu. Plus grave : la maison se trouvait à cinquante mètres d'une école primaire. Peu avant d'être entendu par la justice d'Avranches, en novembre 2003, Pierre-Etienne s'installe à nouveau à Bonnecombe. Muriel, sa confidente, revient à la charge. Elle lui conseille de reconnaître tous ses délits et de se débarrasser de ce «fardeau qui l'oppresse». Il donne alors quinze noms de victimes. Les faits sont trop anciens : les juges concluent à leur incompétence et ferment le dossier pour prescription. Le petit groupe de Bonnecombe, qui ne compte plus aujourd'hui que cinq personnes, se retrouve seul avec son pédophile et le poids de ses crimes. «Contre la volonté des dirigeants, nous avons alors pris l'initiative d'arrêter d'accueillir des familles ainsi que toutes les missions avec les enfants, comme les camps d'été», raconte le père Jean-Baptiste, qui exige de Pierre-Etienne qu'il se fasse soigner et qu'il quitte l'habit distinctif des religieux. «D'une certaine façon, nous l'avons nous-mêmes placés sous contrôle judiciaire», explique Muriel.
Pourquoi ces nouvelles révélations interviennent-elles quatre ans plus tard ? Parce que Pierre-Etienne se serait montré de plus en plus nerveux depuis que les médias, ces derniers mois, évoquaient des dérives sectaires aux Béatitudes. En juillet, Muriel l'interroge à nouveau. «Je ne t'ai pas tout dit», lâche-t-il. «Je lui ai laissé un papier et un stylo dans une pièce pour qu'il note tout ce dont il se souvenait», relate la jeune femme. Durant une semaine, la liste des victimes et des détails sordides s'allonge. «C'était dur à encaisser. Je lui ai dit qu'il devait se dénoncer. Il est devenu blanc.» Manquant de courage, il laisse Muriel agir à sa place. Celle-ci rédige alors un dossier complet qu'elle fait parvenir à la Modération. Un mois plus tard, le 20 août, sans réponse de ses supérieurs, elle envoie une lettre de dénonciation au procureur, à l'évêque de Rodez et à Mgr Carré d'Albi.
Le 1er octobre, la direction de Blagnac exclut Pierre-Etienne et envisage de fermer Bonnecombe. Histoire d'effacer le scandale. Les cinq derniers résidents, eux, veulent rester soudés autour de Pierre-Etienne, leur frère. Ce dernier, mis en examen le 4 février, a été laissé en liberté, simplement placé sous contrôle judiciaire malgré les lourdes charges qui pèsent contre lui. Les enquêteurs commencent à peine les auditions des victimes présumées, dans un climat de règlements de comptes entre membres des Béatitudes. «Cette histoire dévoile avant tout les dysfonctionnements de la communauté», regrette soeur Naomie. Cette «consacrée» de Bonnecombe, fidèle depuis 1982, décrit un climat propice à l'infantilisation et à l'omerta au sein de l'institution.
Une ex-communautaire estime qu'«on a peut-être réduit Pierre-Etienne au silence, pour éviter d'éclabousser la communauté». Myriam Micheléna, présidente de l'association le Vent d'Autan, qui lutte contre les méthodes de «guérison intérieure» par la foi, y voit «l'illustration la plus macabre des dégâts des thérapies psychospirituelles pratiquées ici».
A la dérive, les Béatitudes ? En décembre 2007, le Vatican a lui-même tiré la sonnette d'alarme, exigeant de la communauté qu'elle renonce à ce mélange des genres «qui peut s'avérer nocif». Le Saint-siège a refusé d'officialiser les Béatitudes, reconduisant pour deux ans leur mise sous observation. Le début de la fin pour l'utopie d'Ephraïm ?



Marie Lemonnier
Le Nouvel Observateur
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MessageSujet: Canada: l’Église catholique verse 13 M$ pour dissimuler une affaire de pédophilie   Lun 28 Sep - 7:26

Canada: l’Église catholique verse 13 M$ pour dissimuler une affaire de pédophilie
2009 septembre 27
by Charlie D.

13 millions de dollars canadiens. C’est la somme que vient de payer un diocèse de Nouvelle-Écosse, au Canada, dans une entente hors cours. Tout cet argent. Pourquoi? Des prêtres pédophiles auraient sévi dans la région dans les années 50. La somme est minime quand on considère l’enjeu: mettre un frein à un recours collectif. Cela signifie une chose: il y a manifestement eu plus d’une victime et l’Église veut éviter une série de procès qui pourrait avoir des répercussions jusqu’au Vatican.

L’affaire a trainé dans la boue non seulement le diocèse, mais la structure même de l’Église catholique qui protège les pédophiles. Il était temps pour nos petits calotins aux mains baladeuses de sortir leurs gros sous, quitte à devoir vendre des biens immobiliers – payés jadis par les dîmes et offrandes des paroissiens. Facile de payer quand cela ne nous coûte rien personnellement…
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MessageSujet: Un évêque canadien inculpé pour la détention de photos pornos infantiles   Jeu 1 Oct - 6:14

MONTRÉAL, 30 sept 2009 (AFP) - Un évêque canadien inculpé pour la détention de photos pornos infantiles

Un évêque catholique canadien, Mgr Raymond Lahey, a été arrêté la semaine dernière à Ottawa et inculpé pour distribution de pornographie infantile après la découverte d'images compromettantes dans son ordinateur portable, a-t-on appris mercredi de source policière.

Selon la télévision publique CBC, l'évêque du diocèse d'Antigonish, en Nouvelle-Ecosse, a été remis en liberté et a immédiatement démissionné de ses fonctions, ce qui a été accepté par le Vatican.

C'est un contrôle de son ordinateur, effectué au hasard par la police des frontières, qui a révélé la présence d'images pornographiques dans sa mémoire, a précisé la télévision.

A son retour à Antigonish, où il était évêque depuis 2003, Mgr Lahey, 69 ans, a adressé une lettre aux fidèles de son diocèse, expliquant qu'il avait besoin de temps pour un "renouveau personnel".

En août dernier, l'évêque d'Antigonish est apparu sur les écrans de télévision canadiens pour annoncer que son diocèse acceptait de verser 13 millions de dollars canadiens (12 millions de dollars américains) à une quinzaine de victimes d'abus sexuels commis par un prêtre.

Il a présenté les excuses du diocèse aux victimes et à leurs familles et dit "espérer ne devoir plus jamais être confronté à de tels comportements répréhensibles".
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MessageSujet: Ottawa-Canada : un Évêque catholique est poursuivi pour pornographie pédophile   Ven 2 Oct - 15:28

Ottawa-Canada : un Évêque catholique est poursuivi pour pornographie pédophile
Jean-Claude Ngabonziza

L’Église du Canada est éclaboussée par un scandale impliquant un évêque. Mgr Rayond Lahey du diocèse d’Antigonish en Nouvelle-Écosse a été attrapé à son arrivée la semaine dernière à l’aéroport d’Ottawa, en possession des documents électroniques de la pornographie juvénile. Ces images compromettantes ont été trouvées dans son ordinateur portable, lors d’un contrôle de routine des douaniers.

Après cette découverte embarrassante, Mgr Rayond Lehay a été libéré et autorisé à quitter les lieux, sur promesse d’aller se présenter sans délai à la police. Au lieu d’honorer son engagement, il est retourné chez lui avant d’entrer en clandestinité. Entre temps, il a pris soin d’adresser au Vatican une requête demandant d’être déchargé de ses fonctions, ce qui lui a été accordé, a-t-on appris. Il a également écrit aux fidèles de son diocèse, pour leur annoncer sa démission, car a-t-il précisé dans son message, « il avait besoin d’un temps pour un renouveau personnel ».

Ne s’étant pas rendu aux autorités compétentes comme promis, un mandat d’arrêt avait été émis contre lui par la police d’Ottawa. Mgr Lahey s’est finalement présenté à la cour le 2 octobre 2009. Après la lecture des accusations retenues formellement contre lui, il a été libéré sur dépôt d’une caution de 9 000 dollars, en attendant son procès.

Depuis l’annonce de cette nouvelle scandaleuse, les chrétiens d’Antigonish n’en reviennent pas. En effet, jusqu’à très récemment, Mgr Lahey s’était attiré leur sympathie de tous à cause de son rôle de médiateur dans le règlement négocié, suite au recours collectif pour les agressions sexuelles commises par les prêtres de son diocèse. Cette affaire qui avait suscité les passions dans la province de la Nouvelle-Écosse a été réglée à l’amiable, grâce notamment à la médiation très appréciée de Mgr Lahey. L’entente approuvée par la cour suprême de cette province est évaluée à 15 millions de dollars, dont 12 millions qui ont été remis directement aux victimes. Cet arrangement a été par ailleurs suivi par les regrets officiels de Mgr Lahey à l’endroit de « toutes les victimes et toutes leurs familles qui ont souffert de ces abus sexuels ». Ce geste lui a valu des éloges, et pour plusieurs chrétiens, il ouvrait la voie à une réconciliation à l’intérieur de l’Église locale.

A la suite de ce nouveau scandale, la sympathie à l’endroit de Mgr Lahey vient de céder la place aux soupçons. D’aucuns se demandent si Mgr Lahey avait lui-même un passé louche bien dissimulé ou si les documents en sa possession étaient ceux des autres personnes que l’Église devait examiner discrètement dans ses instances internes. Lors du procès contre le diocèse d’Antigonish, les avocats de la poursuite avaient fait remarquer que la politique de l’Église consiste à garder secrète toute accusation d’agression sexuelle commise par les prêtres sous peine d’excommunication. La même poursuite alléguait également que le diocèse avait envoyé ses prêtres subir un traitement pour déviance sexuelle, tout en fermant les yeux vis-à-vis de leurs victimes qui étaient par ailleurs des mineurs au moment des agressions.

Quoiqu’il en soit, avant même que la cour ne se prononce sur la culpabilité ou l’innocence de Mgr Lahey, sa réputation personnelle et celle de l’Église en général sont mises à mal par l’ampleur médiatique cette affaire, reprise au Canada d’un océan à l’autre. La distance prise par certains prélats et le silence des autres vis-à-vis du cas de leur frère dans l’épiscopat témoigne d’un embarras palpable au sein de la hiérarchie catholique canadienne.

Jean-Claude Ngabonziza
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MessageSujet: la plupart des églises américaines impliquées dans des abus sexuels d’enfants étaient protestantes et que les abus sexuels dans la communauté juive étaient très fréquents   Sam 3 Oct - 7:53

Le représentant du Vatican pour une réunion des Nations-Unies à Genêve (Suisse), Mgr Tomasi, va peut-être à son tour susciter un nouveau tollé médiatique …

Tout a commencé lorsqu’une délégation de l’International Humanist and Ethical Union (IHEU), une association laïcisite et occidentaliste (suivez notre regard), s’est violemment attaquée au Vatican en l’accusant d’être responsable de la prolifération des fameux cas de “prêtres pédophiles” … Un terrain glissant sur lequel, face à quelqu’un de la trempe de Mgr Tomasi, ils auraient dû éviter s’aventurer. En effet, ils avaient en face d’eux un évêque très peu connu du grand public mais qui est loin d’être un bisounours progressiste et défroqué … Sa réaction a été franche et admirable, quitte à provoquer un infarctus chez tous les bien-pensants de l’occident …

En premier lieu, il a commencé par déclarer que la crise des abus sexuels dans l’Eglise Catholique aux Etats-Unis et à l’étranger est due à des homosexuels qui s’attaquent à des jeunes garçons adolescents. Il ne s’agit pas de pédophiles. Nous avons donc affaire, comme nous l’avons régulièrement souligné sur les intransigeants, à des pédérastes, car il s’agit généralement d’une attirance homosexuelle pour des adolescents de sexe masculin.

Il précise cette déclaration à l’appui de chiffres :

De tous les prêtres impliqués dans ces exactions, 80 à 90% appartiennent à cette minorité qui s’oriente sexuellement vers les garçons adolescents âgés entre 11 et 17 ans.

Mieux, il a ensuite cité des statistiques du journal Christian Scientist Monitor et démontré que la plupart des églises américaines impliquées dans des abus sexuels d’enfants étaient protestantes et que les abus sexuels dans la communauté juive étaient très fréquents. Etrangement, ce sont exclusivement les cas malheureux liés à l’Eglise Catholique qui sont médiatisés …

Tout comme l’Eglise Catholique s’est occupée de balayer devant sa propre porte, il serait bon que d’autres communautés, où la majeure partie des abus sont signalés, fassent le même genre de médiatisation à ce sujet.

PAN dans les dents !

Des représentants d’autres religions ont déjà fait part de leur consternation, tels que Joseph Potasnik, chef du Conseil des rabbins de New York : “La tragédie comparative est une voie dangereuse” …

La suite au prochain épisode …

VOIR SUR (anglais) : http://www.lifesitenews.com/ldn/2009/sep/09092910.html

OU : http://www.guardian.co.uk/world/2009/sep/28/sex-abuse-religion-vatica
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MessageSujet: Canada/pornographie infantile: l'ex-évêque trahi par sa voix et ses voyages   Ven 9 Oct - 4:50

MONTRÉAL, 8 oct 2009 (AFP) - Canada/pornographie infantile: l'ex-évêque trahi par sa voix et ses voyages (presse)

L'ex-évêque canadien poursuivi pour importation de pornographie infantile a été trahi, lors d'un contrôle à l'aéroport d'Ottawa, par ses voyages à l'étranger et une hésitation concernant son ordinateur, rapportait jeudi la télévision CBC, document judicaire à l'appui.

Par la suite, un contrôle détaillé de son ordinateur portable a abouti à la découverte d'images de garçons âgés entre huit et dix ans, selon les estimations de la police.

Un document décrivant en détail la première arrestation de Raymond Lahey, à l'époque évêque catholique du diocèse d'Antigonish, à la mi-septembre, révèle qu'elle n'était pas due à un renseignement, mais à la vigilance d'un agent, alerté par plusieurs indices qui l'ont conduit à demander un contrôle plus poussé du voyageur.

Homme voyageant seul, ayant visité à plusieurs reprises, depuis 2005, l'Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande, l'Espagne et l'Allemagne, pays où l'on trouve de la pornographie infantile, il a fourni "des réponses évasives" sur les appareils électroniques en sa possession, sa voix changeait et il évitait de regarder son interlocuteur lors de réponses à certaines questions précises, indique le document.

Lors du contrôle qui a suivi, un agent a visionné trois images sur son ordinateur et l'a arrêté pour importation d'objets interdits, mais n'a pu déterminer l'âge des sujets photographiés. Interrogé, l'ecclésiastique a alors admis être attiré par des hommes âgés de 20 à 21 ans et il a été relâché, mais son ordinateur et des supports de stockage de données ont été saisis.

Certaines parties du document de sept pages mis en ligne par la CBC, apparemment des photos incriminées, ont été noircies par la chaîne de télévision.

Raymond Lahey, qui a démissionné de son poste, s'est constitué prisonnier le 1er octobre, puis a été libéré sous caution le même jour. Il doit se présenter devant un juge le 4 novembre.
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MessageSujet: Un missionnaire canadien est arrêté en République dominicaine pour pédophilie   Ven 23 Oct - 9:26

Un missionnaire canadien est arrêté en République dominicaine pour pédophilie



SANTO DOMINGO, République dominicaine — Un missionnaire canadien oeuvrant en République dominicaine a été arrêté pour avoir prétendument agressé sexuellement des adolescents haïtiens, a indiqué la police jeudi.

La Police provinciale de l'Ontario a confirmé dans un communiqué que Joao Jose Corriera Duarte, aussi connu sous le nom de John Duarte, avait été appréhendé plus tôt cette semaine dans la ville dominicaine de Puerto Plata.

L'homme de 44 ans, qui a déjà été prêtre en Ontario au sein de l'Église catholique romaine, fait face à neuf chefs d'agression sexuelle concernant de jeunes garçons qu'il aurait agressés alors qu'il était missionnaire en Haïti. Les médias avaient rapporté plus tôt qu'il faisait face à 12 chefs. Selon les autorités, les agressions auraient débuté en 1995 et se seraient poursuivies pendant 10 ans.

Duarte est présentement détenu en République dominicaine et sera extradé vers le Canada, a révélé la police qui a attribué l'arrestation du missionnaire d'origine portugaise à une enquête commune entre les autorités provinciales et fédérales en collaboration avec la police dominicaine.

Joao Jose Corriera Duarte a longtemps travaillé comme missionnaire en Haïti et a même participé à la fondation de Hearts Together for Haiti, un organisme de bienfaisance dédié à l'amélioration de l'éducation, de la santé et des conditions de vie du peuple haïtien.
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MessageSujet: Un sacristain condamné à 20 ans de prison pour pédophilie   Ven 13 Nov - 6:00

MOSCOU, 12 nov 2009 (AFP) - Russie: un sacristain condamné à 20 ans de prison pour pédophilie

Un sacristain russe, Alexandre Berseniov, a été condamné jeudi par la cour de Dimitrovgrad (région de la Volga) à 20 ans de réclusion pour plusieurs viols de mineurs, a rapporté l'agence Ria-Novosti.

"Les preuves recueillies par l'enquête ont été jugées comme suffisantes pour reconnaître M. Berseniov coupable de 18 viols de mineurs", a déclaré un responsable du Parquet local, Alexandre Sorokine, cité par l'agence.

La Douma, chambre basse du Parlement russe, a durci en juillet les peines pour crimes sexuels sur des mineurs, à la suite de propositions présentées par le président Dmitri Medvedev.

Auparavant, le viol d'un mineur en Russie n'était passible que d'une peine de 15 ans de réclusion criminelle au maximum.
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MessageSujet: USA: un ex-pasteur condamné à 175 ans de prison pour agressions sexuelles   Sam 14 Nov - 6:50

USA: un ex-pasteur condamné à 175 ans de prison pour agressions sexuelles

Un ancien pasteur de 75 ans a été condamné vendredi à 175 ans de prison dans l'Arkansas (sud des Etats-Unis) pour avoir eu des relations sexuelles avec des mineures, a indiqué le tribunal.

Bernie Hoffman, alias Tony Alamo, fondateur de l'église chrétienne "Tony Alamo Christian Ministries" a été jugé coupable d'avoir transporté de jeunes mineures hors des frontières de son Etat pour avoir des relations sexuelles avec elles.

Plusieurs femmes, adultes aujourd'hui, ont témoigné et expliqué que cet homme usait de son influence et de son image paternelle auprès des familles pour leur soustraire, lors de ses échappées, les petites filles parfois âgées de seulement 8 ans.
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MessageSujet: Plusieurs centaines de milliers d'enfants ont été victimes de violences et d'abus dans les orphelinats et foyers d'accueil australiens entre 1930 et 1970.   Lun 16 Nov - 16:01

Plusieurs centaines de milliers d'enfants, parfois déplacés du Royaume-Uni, ont été victimes de violences et d'abus dans les orphelinats et foyers d'accueil australiens entre 1930 et 1970, la plus part tenus par l'Eglise Le Premier ministre Kevin Rudd leur a présenté «les excuses de la Nation».



On estime qu'ils furent près de 500.000. On les appelle les «Forgotten Australians», les «Australiens oubliés». Ce sont ces centaines de milliers d'enfants victimes de violences dans des orphelinats ou des foyers d'accueil publics australiens entre 1930 et 1970.La plus part tenus par des religieux

L'Australie avait déjà présenté ses excuses l'an passé aux milliers d'enfants aborigènes retirés de force à leurs familles à des fins d'assimilation.

Le Premier ministre Kevin Rudd a étendu lundi la reconnaissance de ces abus à l'ensemble de cette génération volée. En 2004, un rapport du Sénat avait recommandé cette démarche de repentance envers ces enfants victimes d'abus en tous genres, sexuels notamment.

Excuses de la Nation

L'Australie est «désolée pour cette tragédie, cette tragédie absolue, des enfances perdues», a-t-il lancé devant un millier de «Forgotten Australians» survivants réunis au Parlement, déclenchant un tonnerre d'applaudissements.


«Nous sommes ensemble aujourd'hui pour vous présenter les excuses de la Nation. Pour vous dire, vous les Australiens oubliés et ceux qui ont été envoyés enfant vers nos rivages sans leur consentement, que nous sommes désolés», a-t-il ajouté.

«Nous sommes désolés que, enfants, vous ayez été pris à vos familles et placés dans des institutions religieuses où souvent vous avez été maltraités. Désolés pour les souffrances physiques, les privations affectives et la froide absence d'amour, de tendresse, de soins».

Les excuses britanniques à venir

Environ 7.000 d'entre eux étaient des Britanniques déplacés en Australie dans le cadre d'un programme mis en place entre 1920 et 1967 par les autorités de Londres. Celles-ci avaient envoyé près de 130.000 enfants pauvres, âgés de 3 à 14 ans, vers l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et ce qui était alors le Zimbabwe, avec la promesse que leur vie y serait meilleure.

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, doit prochainement s'excuser au nom du Royaume-Uni pour l'envoi au 20e siècle de ces dizaines de milliers d'enfants vers ses anciennes colonies, où beaucoup ont été placés dans des institutions publiques et victimes d'abus.

Le ministre à l'Enfance Ed Balls a estimé dimanche sur la chaîne Sky News que c'était un «motif de honte» que cette «politique terrible» ait continué aussi longtemps. «L'excuse est symboliquement très importante», a-t-il dit.
Peuplement de «bonne souche britannique blanche»

L'association britannique Child Migrants Trust, qui œuvre à réunir les enfants déplacés avec leurs familles, assure que certains d'entre eux avaient été enlevés à leur foyer sans que leurs parents en soient informés ou aient donné leur consentement.

Nombre de ces enfants avaient été envoyés à l'étranger par des agences spécialisées qui souhaitaient peupler les anciennes colonies avec des gens de «bonne souche britannique blanche», selon l'association. La plupart ont fini dans des institutions publiques, religieuses ou des établissements agricoles.

Les églises n'ont pas fait savoir si elles présenteraient des excuses
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MessageSujet: En France aussi...et l'Eglise se tait...   Mar 17 Nov - 13:23

Les «enfances perdues» de l’Australie et de la Réunion. Entretien avec Ivan Jablonka

Lundi, au nom de la nation australienne, le Premier ministre, Kevin Rudd, a présenté ses excuses aux enfants d’origine britannique qui, entre 1930 et 1970, ont été victimes de violences et d’abus dans les orphelinats et foyers d’accueil du pays (Cf. article de Liberation.fr).

Ces «forgotten Australians» se comptent par centaines de milliers. Parmi eux figurent «les générations volées», ces enfants aborigènes, arrachés à leur famille d’origine à des fins d’assimilation –l’Australie leur a présenté ses excuses l’an dernier. Mais il s’y trouve aussi des milliers d’enfants pauvres issus de Grande-Bretagne, qui ont été envoyés en Australie pour y trouver une vie meilleure. En fait, souvent enlevés à leurs familles, ils y trouvèrent une vie effroyable: ils étaient envoyés dans les dominions, en Australie, mais aussi en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, au Zimbabwe ou ailleurs, afin de peupler les anciennes colonies avec des individus «de bonne souche britannique blanche», comme l’explique l’association Child Migrants Trust. Après celles de Kevin Rudd, les excuses de Gordon Brown devraient intervenir d’ici peu.

Or, cette affaire n’est pas sans faire écho à un problème similaire, qui concerne cette fois la France. Dans les années 1960-1970, des milliers d’enfants réunionnais ont été déracinés et envoyés vers la métropole par la DDASS de la Réunion, dans un programme social favorisé par Michel Debré. Le plus souvent, leur vie a été brisée dans une entreprise où se mêlent relents colonialistes et bonne conscience républicaine.

Pour évoquer ces deux dossiers en parallèle, nous avons interrogé Ivan Jablonka, historien, maître de conférences à l’université du Maine et au Collège de France, auteur de plusieurs ouvrages importants dans ce domaine, notamment: Ni père ni mère. Histoire des enfants de l’Assistance publique (1874-1939), Seuil, 2006 ; Enfants en exil. Transfert de pupilles réunionnais en métropole (1963-1982), Seuil, 2007.
004enfantsaustraliens

- Louis-Georges Tin: Dans quelles circonstances ces enfants réunionnais ont-ils été expédiés vers la métropole?

- Ivan Jablonka: En 1963, Michel Debré devient député de la Réunion. Pour éviter que l’île ne devienne indépendante comme l’Algérie un an plus tôt, il lance un ambitieux programme de développement: il fait distribuer du lait en poudre dans les écoles, organise un système de cantines gratuites, développe des infrastructures hospitalières, met l’accent sur la formation des jeunes, etc. Ce programme est financé par la solidarité nationale, puisque, depuis 1946, la Réunion est officiellement un département français.

Mais Debré, comme la plupart des élites politiques réunionnaises de l’époque, s’inquiète de la surpopulation, qui risque d’annuler tous ces efforts. Il met donc en place un programme de migration destiné à envoyer en métropole de jeunes adultes réunionnais –dans les usines et sur les chantiers, on préfère embaucher des travailleurs de nationalité française plutôt que des Portugais ou des Maghrébins.

En parallèle, Debré incite la DDASS de la Réunion à transférer en métropole des mineurs –orphelins, enfants abandonnés, enfants retirés à leur famille par décision de justice. Pour faire du chiffre, la DDASS envoie ses assistantes sociales en tournée dans l’île pour ramasser un maximum d’enfants. D’un côté, elle s’assure de la collaboration des juges; de l’autre, elle berne les parents en leur faisant croire que leur enfant va devenir avocat ou médecin. Elle immatricule à tout va, après quoi, elle a les mains libres pour envoyer les pupilles là où elle le souhaite. En tout, 1.600 enfants ont été expédiés dans une soixantaine de départements, notamment dans les zones rurales et vieillissantes du Massif central et du Sud-Ouest. En transférant une population depuis une île surpeuplée vers des départements désertés, Debré espère faire d’une pierre deux coups.

- LGT: Dans quelle mesure y a-t-il, dans cette entreprise, un mélange de préoccupation sociale, d’ambition républicaine et d’esprit néo-colonialiste?

- IJ: En effet, on retrouve ces trois composantes. La préoccupation sociale existe: il s’agit d’arracher les pupilles à des familles violentes ou à des établissements vétustes pour leur donner une deuxième chance en métropole, dans des centres d’apprentissage ou auprès de petits patrons. Depuis la Révolution française, la pensée républicaine vise à régénérer l’enfant né ou élevé dans des conditions jugées anormales. Dès qu’une défaillance familiale est diagnostiquée, l’État disqualifie les parents et s’empare de l’enfant, considéré comme un être malléable: le but est alors de l’extraire de son milieu social et de le métamorphoser dans un environnement sain, avant de le replacer dans la société, remis à neuf, régénéré. Dans le cas des enfants réunionnais, l’administration considère qu’ils ne peuvent souffrir de leur déracinement, puisque leur destin sera préférable à celui que leur réservait leur milieu d’origine.

C’est ici que l’ambition républicaine et le projet colonial se recoupent: la migration initiée par Debré relève moins de la politique de l’enfance que de l’ingénierie humaine. Les petits migrants sont censés ne pas avoir d’histoire, de famille, de sentiments, d’avis ou de projet personnels; leurs parents sont assimilés à des brutes irresponsables; leur langue maternelle, le créole, est considérée avec mépris; d’ailleurs, Debré administre l’île sans en référer à personne, comme un gouverneur de colonie. Seuls comptent le profit démographique de la métropole et le relèvement collectif de la Réunion. En fin de compte, on peut dire que ces enfants ont été sacrifié au nom d’un intérêt national: le maintien de la souveraineté française à la Réunion.

- LGT: La situation de ces enfants réunionnais est-elle comparable à celle des enfants australiens, qu’il s’agisse des Aborigènes ou des jeunes Britanniques?

- IJ: La migration réunionnaise s’est soldée par un désastre humain. En quelques semaines, les pupilles perdent leurs repères familiaux et culturels, sont exposés au froid, à la claustration, au racisme, à des violences dans certains cas. En raison de ce choc très brutal –surtout pour des bébés, des enfants et des adolescents–, la métropole se révèle un milieu particulièrement angoissant et hostile. Dès leur arrivée, les enfants veulent rentrer chez eux; mais le piège s’est refermé. Sur place, le suivi social est inexistant. De ce fait, les pupilles ont subi des carences affectives très graves; un certain nombre a sombré dans la dépression, l’alcoolisme, la délinquance, la clochardisation ou la folie.

Dans le cas de la migration britannique, on observe la même déculturation et la même catastrophe socio-éducative; mais les enfants ont également subi des violences physiques et sexuelles systématiques, notamment dans les établissements des Frères chrétiens –ce qui n’est pas le cas en France. La migration réunionnaise et la migration britannique ont toutes deux été réalisées avec des arrière-pensées impériales et sans aucun suivi socio-éducatif; elles relèvent de la maltraitance d’État. Le cas de la «stolen generation», qui concerne les enfants aborigènes, est différent: il s’agit d’une tentative de génocide, où le déplacement forcé des enfants va de pair avec des vols de terre et des meurtres.

- LGT: Où en est-on des revendications des enfants réunionnais, aujourd’hui adultes? Demandent-ils réparation ou repentance?

- IJ: En 2002, un ancien pupille réunionnais a porté plainte contre l’État pour «enlèvement et séquestration de mineur, rafle et déportation»; en réparation, il demandait un milliard d’euros. Des associations d’anciens pupilles sont entrées dans la bataille à leur tour. En 2005, le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion a rejeté leur plainte. En 2007, c’est au tour de la cour administrative d’appel de Bordeaux de leur adresser une fin de non-recevoir: les juges ont estimé que la faute était prescrite, en vertu d’une loi qui efface toutes les créances sur l’État après un délai de quatre ans. Le Conseil d’État a été saisi, mais mon sentiment est que, au-delà de la justice nationale, les associations regardent désormais vers la Cour européenne des droits de l’homme.

La question des réparations financières est épineuse: après tout, s’il y a préjudice, il peut y avoir indemnisation. Mais je crois que les anciens pupilles demandent surtout une reconnaissance des souffrances qu’ils ont endurées. Les autorités de la République pourraient s’exprimer à ce sujet, comme le Premier ministre en Australie. Ensuite, on pourrait imaginer des manifestations historiques, mémorielles ou scolaires: numérisation d’archives, cérémonies à la Réunion ou dans un lieu symbolique de la métropole (par exemple le foyer de l’enfance de Guéret, dans la Creuse, qui a vu défiler des centaines d’enfants), mention de l’épisode dans les manuels scolaires, etc.

- LGT : Pensez-vous que cette actualité australienne puisse relancer le débat en France?

- IJ: L’Australie se penche sur la question depuis les années 1990. La publication de divers rapports, au niveau local et fédéral, a conduit à un vaste examen de conscience auquel ont pris part les autorités politiques et religieuses. L’État français, lui, n’a jamais voulu admettre sa responsabilité dans l’affaire. Aujourd’hui comme hier, il s’enferme dans une attitude de déni. Le rapport que l’Inspection générale des affaires sociales a publié en 2002, d’une étonnante médiocrité, avait d’ailleurs pour objectif de dédouaner l’État, ainsi que le ministère de l’Emploi et de la Solidarité (héritier du ministère de la Santé).

L’État français est pourtant en cause. Depuis le XIXe siècle, les juristes affirment que, si l’aide sociale à l’enfance revêt un caractère départemental, l’État garde une autorité prépondérante justifiée par l’importance de l’enjeu; dans le cas des pupilles réunionnais, c’est d’ailleurs une société d’État, le BUMIDOM, qui a financé le transport en métropole. D’autre part, s’il était député, Debré était aussi ministre et, à ce titre, il a sciemment influencé ses collègues du gouvernement. Enfin et surtout, le ministère de la Santé était parfaitement au courant de la migration en cours: en 1972, il a par exemple autorisé le préfet de la Réunion à ouvrir une antenne en métropole «pour suivre les placements d’enfants». La migration des pupilles réunionnais a donc été exécutée par et pour l’État français.

En tant qu’historien et en tant que citoyen, j’espère que la migration réunionnaise va trouver sa place dans l’histoire de la Cinquième République. Mais, à l’évidence, ce n’est pas pour tout de suite. Le président de la République a manifesté son hostilité à l’égard de toute forme de «repentance». Surtout, la migration réunionnaise n’est pas une bavure, mais une politique républicaine menée en connaissance de cause. Pour admettre cette vérité, il faudra une réflexion honnête et douloureuse que les dirigeants français ne sont pas prêts à mener.
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MessageSujet: Un pasteur haïtien a été interpellé   Sam 21 Nov - 5:29

Un pasteur haïtien a été interpellé à Port-au-Prince pour les viols présumés de plusieurs petites filles, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le pasteur, qui dirige une école et une église dans un quartier de l'est de Port-au-Prince, est incarcéré depuis une semaine. Des parents l'accusent d'avoir violé neuf fillettes âgées de 7 à 10 ans, et il nie les faits, a déclaré à l'AFP la juge en charge du dossier, Katheline Garçon.

La magistrate a dit avoir "parlé aux enfants qui nous ont confié avoir été abusées sexuellement par le pasteur". Selon elle, des examens médicaux des victimes présumées ont mis en évidence des traces de violences sexuelles
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MessageSujet: Les boys de St Vincent   Mer 25 Nov - 9:21

Un extrait d'un des films qui fut l'un des premier à dénoncer ce qui se passait dans les collèges cathos au Canada...et se passe toujours ailleurs...

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MessageSujet: Curé d'Overpelt sous mandat d'arrêt pour pédophilie   Jeu 26 Nov - 5:13

Curé d'Overpelt sous mandat d'arrêt pour pédophilie

25/11/2009 13:43

Le curé d'Overpelt, Bart Aben, a été placé mercredi sous mandat d'arrêt sous l'inculpation de faits de moeurs à l'encontre d'un garçon et d'une fille originaires de Bocholt. L'homme a été écroué à la prison de Hasselt.

Les faits se sont produits entre 1991 et 2008 alors que le prêtre était en poste dans une paroisse à Bocholt. Le curé est soupçonné de plusieurs faits d'atteinte à la pudeur et d'un viol. Les victimes sont un garçon né en 1986 et une fille née en 1985 qui fréquentaient la paroisse dans laquelle le prêtre officiait. L'homme a reconnu les faits. Il comparaîtra vendredi devant la chambre du conseil de Tongres. (NLE)
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