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MessageSujet: Affaire Dugé (3)   Dim 2 Aoû - 6:44

Ce texte purement INFORMATIF ne doit en AUCUN CAS être pris comme une, incitation à la débauche

L'affaire de mœurs de St Ouen

Jacques Dugué s'explique (II)

Les savants, disent, qu'un homme normal produit en moyenne dans sa vie, 400 milliards de spermatozoïdes !

Pourquoi cette prolifération voulue par la nature ? Si ce n'est bien sûr, pour assurer la reproduction, mais aussi pour avoir des plaisirs, sous des formes aussi bien hétérosexuelles, qu'homosexuelles.

Et bien, ces jeunes, ils feront comme nous. Ils se marieront, ou vivront en couples libres et ils auront des enfants, et eux, au moins, ils les aimeront. Et si leur femme a aussi des goûts homosexuels et les pratique, à coup sûr, le couple sera uni et heureux.

Les femmes sont autant homosexuelles que les hommes. Mais cela est mieux admis. Pourquoi d'ailleurs ? Et l'égalité des sexes ? Pour concrétiser ces exemples, je dirai, que les garçons que j'ai connus jeunes, avec qui j'ai échangé des relations sexuelles, sont actuellement fiancés, et certains sont même mariés et ont des enfants, et ils sont heureux.

Même avec leurs penchants, ces couples ont des enfants. Et en plus ces enfants sont aimés et heureux. Que demande de plus la société ?

J'ai même revu certains de ces garçons. Notre amitié réciproque, soudée à leur tendre jeunesse, reste inébranlable. Elle n'est faite que de bons et délicieux souvenirs. Elle est dans leur cœur et dans leur esprit, quelque chose de grand et de beau. Quelque chose qu'ils sont heureux d'avoir vécu et de se rappeler et si c'était à refaire, tous referaient pareil.

Ces gens-là, ne se sentent coupables que par rapport aux lois actuelles absurdes et non pas par rapport à ce qu'ils sont et ce qu'ils font.

Car ils sont conscients, nous sommes tous conscients, que des rapports sexuels et affectifs libres sont une source inestimable d'affranchissement de plaisirs, d'épanouissement et d'amitié. Ils entrent dans une compréhension plus vaste de l'amour.

Leur gentillesse, leur générosité, leur gaîté, leur tolérance, leur pacifisme, leur antiracisme, leur respect des règles et des libertés d'autrui, sont quelques unes des qualités qui les différencient des « autres » et à quoi on les reconnaît. Si ce ne sont pas des qualités humaines remarquables, qu'est-ce que c'est ?

Malheureusement, ce ne sont pas toujours les qualités que l'on rencontre chez des couples hétérosexuels où l'on rencontre plutôt égoïsme, jalousie, méchanceté, discordes, infidélité, bêtise, hypocrisie, violence et racisme, et souvent ces gens croient en Dieu !

Ce sont eux qui nous ont créé ces lois inhumaines contre la liberté sexuelle (le gouvernement de Vichy, des guerriers, des fascistes, des catholiques). Ces lois sont désormais anachroniques et rétrogrades, parce qu'encore imprégnées d'un passé religieux (qui n'est pas glorieux. Il n'y a qu'à lire l'histoire, il n'y a que des erreurs) fait de tabous, d'interdits, d'obscurantisme, qui depuis des temps, oppriment les individus et les privent de joies et de plaisirs libérateurs.

Des lois qui peut-être rassurent certaines gens anxieuses, mais oppriment beaucoup d'autres. Et c'est encore à vérifier, car il semblerait bien qu'envers et contre les lois, qu'il n'y a jamais tant eu de relations sexuelles enfants/adultes, que de notre temps.

Une récente étude française a démontré que un cas sur 100.000 rapports sexuels entre enfants et adultes, était connu de la justice !

Avouez que je n'ai vraiment pas de chance. Que c'est une réelle injustice et qu'en plus les peines énormes encourues sont lourdes, vraiment démesurées pour des actes, qui ne font que du bien aux intéressés et ne porte préjudice à personne. Qu'on supprime ces lois inhumaines.

Qu'on laisse vivre l'amour.

Qu'on ne laisse subsister des lois, que pour les actes sexuels, consommés avec violence, qui sont d'ailleurs, le plus souvent, le fait d'actes commis par des hétérosexuels irrascibles, sur des petites ou des jeunes filles.

Que les parents qui veulent protéger leurs enfants du sexe (ils se leurrent, mais cela les regarde) prennent un peu leurs responsabilités et informent et éduquent leur progéniture dans ce sens. Que les lois ne soient pas leurs complices et les rendent indifférents et irresponsables.

Qu'on arrête de persécuter ceux qui aiment les enfants, même s'ils les aiment aussi avec leur corps. A force de toujours les humilier, de les pousser dans leurs derniers retranchements, de toujours les obliger à renoncer, on finit pas les enfermer dans un ghetto sexuel, qu'ils ne veulent plus. Et pour les enfants c'est pareil.

A force de les culpabiliser, à force de les traumatiser, à force de les obliger à toujours choisir, ils choisiront et ce ne sera peut-être pas toujours le bon choix.

Personnellement, je n'avais aucun intérêt à ce qu'ils deviennent homosexuels ou hétérosexuels. Si j'avais eu un souhait à faire, c'aurait été qu'ils soient les deux, parce que cela me semble le plus correspondre à la nature, parce que l'on est d'abord attiré par un être qui plaît, et que l'on aime, avant d'être attiré par un sexe.

Mais je n'avais pas à décider pour eux. Ils se personnaliseront eux-mêmes. Ce que je désirais avant tout, c'est qu'ils soient eux-mêmes, bien dans leur peau et heureux. C'était aussi ma façon de les aimer.

Et si vous pensez que mon comportement les a influencés, sachez qu'ils auront bien d'autres influences dans la vie, et que c'est seulement avec cette somme d'influences, qu'ils se feront homme et feront leurs propres choix. Les aimer, c'est au moins leur laisser cette liberté. Moi, je les ai aimés, et c'est pour cela que j'ai eu des relations sexuelles avec eux.

Ce n'était pas de l'homosexualité. Ce n'était pas de l'hétérosexualité.

Tout cela, après tout, ce ne sont que des mots. Ce n'était que de l'amour. L'amour d'un homme pour des jeunes.

Des femmes peuvent aussi bien aimer sexuellement des enfants. D'ailleurs, cela existe et se fait, heureusement.

Mais pourquoi un homme n'aurait-il pas le droit d'aimer un enfant si c'est aussi le désir et le bien de l'enfant. Quelle est la loi naturelle qui l'interdit ?

L'enfant ira toujours vers celui qu'il aime! que ce soit un homme ou une femme. Cela est une loi humaine naturelle, et ce ne sont pas les lois d'hommes impossibles, qui changeront les choses.

L'enfant a besoin et aura toujours besoin de compréhension et d'affection, et s'il le désire, la relation sexuelle, est une partie de la concrétisation de cette affection, soudée dans le plaisir et la complicité. Il ira toujours vers la personne qui lui apporte cet épanouissement et cet affranchissement. Les mentalités changent, mais pas les lois !

Ce n'est pas normal. Il faut cesser la répression sexuelle. Il faut libérer les esprits. Les lois n'ont pas à aller à contre sens.

Il faut le droit pour tous, aux plaisirs et à la différence.

Peut-être ne l'admettez-vous pas, peut-être n'en êtes-vous pas conscient, je ne le sais pas. Mais je dois vous le dire, que vous avez (enfin la Police et vous) détruit une belle et forte amitié entre les garçons et moi. Quelque chose qui était très important pour eux, et que rien ne remplacera.

J'ai été meurtri par cette douloureuse affaire, mais les jeunes, eux aussi l'ont été, croyez moi, et ce n'est pas avoir voulu leur bien, que d'avoir agi ainsi.

Il y avait sûrement autre chose à faire. Il ne faut pas juger sur les apparences et les photos. L'important c'est justement ce qui ne se voit pas. C'est ce qui se ressent.

Ce n'est pas non plus par une étrange coïncidence si dans les prisons, ce sont ceux qui sont incarcérés pour avoir aimé des mineurs, qui se suicident le plus. Peut-être voyez-vous les statistiques ?

Parce que vous ne pourrez jamais savoir combien cette séparation avec des êtres que l'on aime de tout cœur est cruelle, combien il est dur de se faire traiter de criminel, alors que l'on sait combien les jeunes nous aime et combien on leur manque. Non, c'est bien cette séparation qui est criminelle et les lois qui sont injustes.

Je sais bien que sur cette terre, il y aura toujours, hélas, une partie des hommes qui persécuteront et feront souffrir l'autre partie silencieuse. Mais ce n'est pas une consolation.

Il faut changer la vie.

Jacques DUGUE
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MessageSujet: Affaire Dugué (4)   Dim 2 Aoû - 6:46

Un message de Dugué avait été découvert chez un pédophile américain dans lequel il expliquait qu´il fallait "pervertir les enfants pour qu´une nouvelle génération de pervers nous succède". Jacques Dugué avait eu son heure de célébrité, les 26 et 27 janvier 1979, lorsque le journal Libération avait publié deux pleines pages de tribune libre. Dans ce texte, le pédophile citait l´exemple d´un de ses amis, sodomisant régulièrement le fils âgé de 11 ans de sa compagne.

"Le gamin demandait de lui-même la sodomisation et y prenait un réel plaisir qui était physique, mais aussi affectif", écrivait-il, ajoutant que les enfants qui avaient subi ce genre de traitement étaient "autrement équilibrés, parce que plus heureux que les voyous que nous amènent beaucoup de couples hétérosexuels intolérants".

( pour Infos SEULEMENT)
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MessageSujet: Sur le vif, quelques réflexions sur la sexualité   Ven 14 Aoû - 8:00

sur le vif, quelques réflexions sur la sexualité

Nous sommes tous bisexuels, androgynes et hermaphrodites. Abolition des genres et des ghettos sexuels. Ce n’est pas la sexualité qui est sale, mais les violences et la domination.

Au-delà des pratiques plus ou moins exclusives, il est possible de dégager la véritable nature de la sexualité humaine. Finis les tabous et la séparation des sexes si propices à la perpétuation du "système" !

S’il s’en donne la peine, l’être humain est parfaitement capable de briser toutes les barrières artificielles et criminelles installées par les pseudo-sociétés (actuelles et passées) pour asservir et mutiler les gens sur les plans psychique, affectif et sexuel. Les différences d’âge et de sexe ne devraient pas avoir plus d’importance que la couleur de la peau ou des cheveux. L’homosexualité est maintenant assez bien reconnue dans certains pays, et on ne voit pas au nom de quoi on devrait interdire absolument des relations adultes-enfants. Il n’y a aucune raison valable d’interdire quoi que ce soit dans le domaine de la sexualité. Du moment que les partenaires sont libres et consentants, qu’ils ne subissent de contraintes d’aucunes sortes, ils devraient pouvoir faire ce qu’ils veulent.
Ce n’est pas la sexualité qui est sale, c’est la violence, l’irrespect, l’éventuelle superficialité, l’hédonisme primaire, l’instinct de domination et d’appropriation de l’autre.

Et qu’on ne me fasse pas le coup de "la sexualité c’est réservé à la procréation et donc ça ne concerne que des mâles et femelles en âge de procréer". Tout le monde sait bien que la procréation n’est qu’accessoire et que la sexualité n’a rien à voir avec le besoin de procréer. D’autant que la sexualité ne se limite pas aux seuls organes génitaux et s’étend à tout le corps et même au-delà. D’ailleurs, les animaux s’adonnent aussi au sexe pour le plaisir, et même à l’homosexualité. Il y a même des espèces animales qui sont hermaphrodites ou qui changent de sexe au cours de leur vie.

Ce n’est pas parce que des criminels abusent de leur force physique ou de leur force de persuasion pour violenter des enfants que la possibilité de relations adultes-enfants est à rejeter dans tous les cas.

D’ailleurs, au sein des familles et des couples hétérosexuels standards, on observe des tas de violences (sexuelles ou autres), et on n’interdit pas pour autant la famille et le couple hétérosexuel. Au contraire, on l’encourage. Sans parler des viols entre mineurs, des diverses discriminations dont sont victimes les femmes de par le monde dans des pays de sexualité dite "normale".
De plus, les criminels sexuels (qu’ils s’en prennent à des enfants ou à des adultes) ne sont pas les seuls responsables de leurs crimes, la "société" (ses tabous, ses violences, ses tentations perverses et contradictoires...) et la famille qui les a élevés sont souvent tout aussi responsables de leurs dérives tragiques.

Note (pour éviter aux personnes mal intentionnées de me prêter de mauvaises intentions) : je ne recommande en aucune façon de violer la loi, s’agissant des mineurs.

Dans une société vraiment humaine, les enfants seraient mûrs beaucoup plus tôt. Ils deviendraient rapidement adultes au lieu qu’on les maintienne dans un infantilisme débile propice à tous les conditionnements sociaux. Je précise que nous n’encourageons pas à ignorer la loi, on est bien obligé de s’y conformer pour éviter de se retrouver en taule. Mais il est important de dénoncer l’absurdité et la violence des lois qui interdisent des relations (sexuelles-affectives) enfants-adultes et enfants-enfants (ou encore l’homosexualité, dans de nombreux pays). Il est important de dire que l’Amour ignore les frontières, que les choses pourraient se passer autrement si les gens étaient moins barbares. Avec des humains un peu évolués, des lois stupides ne seraient plus nécessaires pour tenter de contrôler les violences éventuelles, les tabous disparaîtraient et la sexualité ne serait qu’une composante de la relation parmi d’autres. Le sexe ne poserait pas plus de problème que le fait de manger ou dormir.

Encore une fois, si une relation entre deux êtres humains est exempte de violences et de contraintes, si cette relation est envisagée dans une ambiance d’égalité, de respect mutuel, d’entraide mutuelle, d’élévation intellectuelle, artistique, spirituelle..., il n’y a AUCUNE raison de l’interdire. Et ce quel que soit l’âge ou le sexe des partenaires. En précisant qu’une relation, idéalement, devrait se vivre sous tous les plans : spirituels, intellectuels, artistiques, affectifs, sexuels.... Une relation devrait être un tout harmonieux, la sexualité fait partie de l’ensemble, et on ne voit pas pourquoi on exclurait telle composante (sexuelle ou autre d’ailleurs), sous prétexte que les tabous et les habitudes arriérés condamnent l’homosexualité ou les activités sexuelles au-dessous de 14 ou 12 ans.

Evidemment, on ne pourrait avoir le même genre de sexualité avec un jeune de 10 ans, un adulte de 30 ans ou un vieux de 70 ans. Les gestes et "techniques" sont, bien entendu, à adapter selon les âges, les goûts et souhaits de chacun.

En fait, la "société" a peur de tous les comportements hors normes qui risqueraient de mettre à bas ses fondements (famille hétérosexuelle, couple exclusif, infantilisation des enfants comme des adultes...). Les gens ont peur de leur propres pulsions, de leurs violences non-maîtrisées et des ouvertures possibles. Et ils prennent prétexte des violeurs d’enfants pour condamner la vraie pédophilie, car ils ont bien trop peur de réfléchir et de se remettre en cause. C’est plus facile d’accuser des criminels caricaturaux que de s’interroger sur la sexualité. C’est plus facile de se défouler contre des violeurs que de regarder en face tous les tabous.C’est plus facile d’accuser les autres de tous les maux que de reconnaître la part de responsabilité collective qui revient à tous ceux qui cautionnent une société criminogène.
Souvent, ceux qui dénoncent l’homosexualité ou la pédophilie authentique(sans violences ni contraintes) en les traitant d’activités sales et répugnantes sont bien plus sales que ceux qu’ils s’efforcent de dénoncer sans réfléchir. Ils n’y a qu’à voir comment est traitée la sexualité dans la plupart des films grand public, ça ne fait pas envie. Si les gens dits "normaux" étaient moins pervers et sales, peut-être qu’il y aurait moins de prostitution, moins de pornographie débile, moins de films caricaturaux où on exalte la séduction outrageante et la baise à tout va.
Qui fréquente les prostituées ? Qui achète des services sexuels à des filles le plus souvent battues et contraintes de faire ce sale boulot ? Qui ?? Eh bien le plus souvent, il s’agit de bons pères de famille, des modèles qu’il conviendrait de suivre !!

Dans toute l’industrie publicitaire et cinématographique, les femmes (et les hommes) sont sexualisés de manière caricaturale . On aguiche par tous les moyens les spectateurs avec tous les artifices de séduction possibles : femmes-enfants, femmes-fatales, hommes-héros-musclés, jeunes-bien-lisses... Les mass médias excitent tant qu’ils peuvent les instincts sexuels, mais attention, il est interdit de passer à l’acte hors des normes établies. Sans même parler de ce qui est appelé pornographie, le marché du sexe réalise des profits colossaux grâce à la misère sexuelle générale qu’il contribue à renforcer. Les pubs "érotisées" omniprésentes permettent de manipuler à loisir en faisant fantasmer dans le vide. A défaut de réaliser leurs désirs secrets ou simplement leurs "besoins" légitimes, les consommateurs se jetteront sur les objets "proposés" comme substituts par la pub. Et ça marche !!
Mais attention, si la sexualité stéréotypée (pénétration d’un vagin par une verge) s’étale dans tous les médias, des tas d’interdits, officiels ou officieux, sont là pour que les gens restent bien tranquilles. En gros, vous avez le droit, et même le devoir, de baver tant et plus devant les pubs avec des filles le cul à l’air avant de vous farcir bobonne, mais il est strictement interdit de sauter sur n’importe qui, d’aimer des ados, d’aimer plusieurs partenaires, de rejeter la famille au profit de la communauté, de vous promener librement en robe (si vous êtes un mâle) ou à poil, d’initier vos enfants aux jeux de l’amour... Sans compter les pays qui exécutent les homosexuel(le)s.
Bref, la liberté sexuelle est surtout réservée aux mass médias, elle sert à faire acheter, pas à développer la subversion générale. A notre époque, la liberté sexuelle n’est plus qu’un leurre factice qui est utilisé pour nous rendre prisonniers de pulsions primitives. La pub exploite de manière éhontée une fausse liberté sexuelle pour nous enfermer davantage dans ses filets commerciaux.

En fait, la bisexualité (ou plutôt l’omnisexualité comme le dit A. Larochelle) devrait être la règle pour tous. Nous sommes tous fondamentalement bisexuels, et même omnisexuels. Mais les gens préfèrent intérioriser et accepter toutes les mutilations barbares et absurdes que leur imposent leurs parents et tout le système social afin de vivre tranquilles dans la prison coconneuse que le système leur a fabriquée sur mesure. Et ils se contentent de s’agglutiner dans des couples hétérosexuels ou homosexuels misérables en hurlant contre les prétendus "déviants" qui leur rappellent leur déchéance consentie. Qu’il y ait des tas de violences dans les familles, que des tas de couples divorcent ou que des partenaires qui se sont juré fidélité aient des tas d’amant(e)s n’ébranle même pas leurs certitudes préfabriquées.

( suite surt le post suivant)


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MessageSujet: Sur le vif ( suite du message précédent) (2)   Ven 14 Aoû - 8:04

Les plus grands criminels sexuels sont en fait les ardents défenseurs de la famille et du couple hétérosexuel puisqu’ils militent pour la mutilation dès l’enfance des virtualités humaines, et qu’ils préparent le terrain aux violeurs. Des gens frustrés, mal aimés dans leur enfance par des parents inaptes, bloqués par les tabous sociaux..., auront beaucoup plus de risque de devenir des violeurs que s’ils étaient élevés dans un milieu libre, égalitaire, aimant, qui les pousserait vers le haut au lieu de les tirer vers leurs plus bas instincts. Au passage, les malheureuses victimes de violences sexuelles feraient mieux de remettre en cause les structures sociales aberrantes qui ont favorisé l’essor de ceux qui les ont agressés plutôt que de se focaliser sur les seuls agresseurs.

L’être humain est à la fois homme et femme. Certaines femmes sont bien plus viriles que certains hommes, et certains hommes sont bien plus féminins que certaines femmes. La différenciation des êtres humains selon les sexes repose sur du VENT, on aurait pu tout aussi bien les classer selon la couleur de leurs cheveux ou la longueur de leurs pieds !! Des différences physiques si mineures ne peuvent en aucun cas justifier une telle séparation.

Toute la "littérature" fondée sur les prétendues attirances irrépressibles et "naturelles" entre garçons et filles repose en grande partie sur rien, sur des préjugés et sur la volonté de faire rêvasser les gens avec des histoires à l’eau de rose. Il ne s’agit pas de nier les organes génitaux, mais de bien se rendre compte qu’ils ne sont qu’une caractéristique secondaire. La vraie personnalité est bien plus subtile et plus profonde que la soi-disant identité sexuelle.
Avec les connaissances génétiques et hormonales actuelles, les scientifiques savent bien que la frontière H/F est en fait tout à fait floue. Le mélange masculin/féminin ne se situe pas seulement au niveau psychologique. D’un point de vue biologique, hommes et femmes ne sont pas si différents qu’on veut nous le faire croire. On classe encore les gens en garçons et en filles uniquement pour se rassurer et perpétuer les traditions de domination (encore une fois, voir article de Sciences et Avenir, ou un article paru dans le Monde 2 du 20 juin 2004).

Chacun est composé d’un subtil mélange de féminité et de virilité, ce mélange est totalement indépendant du sexe physique. Selon les situations et les activités, une femme ou un homme (au sens habituel) aura des comportements virils ou féminins, et c’est très bien ainsi. Ceux qui veulent inculquer, dès la naissance, des comportements stérérotypés aux enfants (garçons-voitures, filles-poupées) en fonction du sexe physique sont de véritables bourreaux qui obligent les jeunes à se séparer d’une grande part d’eux-mêmes. Cette mutilation les atrophie et les fragilise, et il est dur (mais possible) de s’en remettre. Le fait que les adultes ont ensuite des comportements conformes aux attitudes qui ont été décidées pour chaque sexe ne prouve que l’efficacité des conditionnements (mais il y a des "ratés"...). Cette ségrégation sexuelle mutilante et barbare est un des plus grands crimes qu’ait jamais commis la prétendue humanité contre elle-même. Plus vite on y mettra fin, mieux on se portera.
Si on ajoute à ça le fait que les enfants sont interdits de vraie sexualité et de vraies relations jusqu’à un âge avancé, on touche du doigt l’ampleur du désastre. Pour se perpétuer et asseoir sa domination sur les êtres, ce système social monstrueux n’hésite pas à infliger une terrible double mutilation aux enfants qu’il prétend par ailleurs vénérer et protéger ! C’est vraiment énorme !

Bien entendu, vous trouverez une armée de spécialistes (en désinformation) qui, bien qu’obligés de reconnaître la réalité de la bisexualité humaine et de la sexualité infantile, vous diront qu’il faut réprimer et oublier tout ça dans l’intérêt de l’enfant ! C’est comme si on disait : "votre enfant pourrait marcher à 2 ans, mais il vaut mieux le laisser ramper par terre jusqu’à 15 ans" ! Ces enfoirés sont les pires gardiens de l’ordre établi. La plupart utilisent leur aura "scientifique" pour imposer leurs conceptions arriérées de la sexualité humaine. Il est impossible de mesurer les conséquences de toutes ces vies brimées dès l’enfance, de toutes ces frustrations et incompréhensions, mais on peut être certain qu’elles sont énormes.

Prenons une comparaison : dans cette “société”, les êtres humains sont comme des poules de batterie dans une cage. Ils se blessent sans arrêt aux parois de grillage, car la prison n’est pas le milieu qui leur convient le mieux.Pour apaiser les souffrances, au lieu de supprimer la cage, les psys (la plupart) et les censeurs vont s’attacher à sectionner les membres blessés et à ligaturer tout ce qui dépasse du gabarit fixé par les normes en vigueur. Génial, on ne souffre plus (c’est encore à voir, tant qu’on a un corps et une conscience...), mais au prix de morceaux en moins et d’un étouffement perpétuel. Le poulet de batterie, mou et sans saveur, devient alors l’idéal de l’humanité. Personne n’a le courage de sortir de la cage où on veut l’enfermer. Avec la complicité de ses propres victimes, le “système” fabrique des êtres fonctionnels, calibrés pour la vie de famille et la consommation, et aptes à reproduire indéfiniment le système d’oppression sur leurs propres enfants. Ce avec la bénédiction des Eglises officielles, des Etats, de la plupart des éducateurs, médecins, psys, philosophes... Bienvenue dans le camp de concentration à l’échelle planétaire fabriqué par, et pour tout le monde !

La bisexualité, ce n’est pas la confusion ou la recherche du plaisir hédoniste, c’est au contraire assumer en conscience sa nature humaine en se dressant contre les pressions externes mutilantes. Ce qui n’interdit pas à priori des relations qui ne durent pas dans le temps, à condition que les choses soient claires et que les partenaires ne cherchent pas à fuir par ce biais tout type d’engagement.

Il faudrait abolir définitivement cette distinction homme/femme en la rendant complètement anecdotique. Tout être humain pourrait s’adonner à n’importe quelle activité, les tâches seraient accomplies par tous (finies les tâches spécifiquement "féminines" ou "masculines"). Supprimons aussi le mariage qui limite scandaleusement l’amour humain à un seul couple. On pourrait donner des prénoms masculins aussi bien aux garçons qu’aux filles (même chose pour les prénoms féminins). D’ailleurs, on pourrait inventer des prénoms androgynes. Il faudrait aussi transformer le langage pour effacer les distinctions abusives H/F. On pourrait par exemple dire "il" ou "elle" aussi bien à un garçon qu’à une fille, suivant les situations, suivant ce qu’on veut exprimer, en introduisant beaucoup plus de nuances que la bête "binarité" masculin/féminin actuelle. Sans parler des horreurs de type Talibans, Arabie Saoudite ou Iran, il est déjà abominable d’observer en Europe à quel point garçons et filles vivent séparément et ont souvent des relations fondées sur la violence ou les stéréotypes les plus vides. Ajoutons aussi l’absurdité de la séparation jeunes-adultes, jeunes-vieux...

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MessageSujet: Sur le vif (3) ( suite du message précédent)   Ven 14 Aoû - 8:07

Quelques mots à présent sur les mutilations chirurgicales horribles, inutiles et traumatisantes que subissent quantité d’enfants qui naissent plus ou moins hermaphrodites (ou intersexuels). Ces enfants (environ 6000 par an) naissent avec un mélange des deux sexes : un vagin et un long clitoris, une petite verge sans testicules, un vagin interne sans orifices de sortie..., toutes les combinaisons sont possibles. Eh bien, au lieu de laisser telles quelles ces merveilles de la nature en se contentant d’intervenir le minimum pour de strictes raisons de santé, certains barbares scientifiques forcent les parents à accepter pour leurs enfants des opérations lourdes qui laisseront des traces toute leur vie. Ils mutilent et bourrent d’hormones ces jeunes pour des raisons uniquement de convention sociale, pour qu’ils aient un sexe défini : mâle ou femelle.Il s’agit de rassurer ses amis en leur disant s’ils peuvent acheter un pyjama rose ou bleu ! Prétendus parents et prétendus médecins ne supportent pas cette soi-disant indifférenciation et veulent à tout prix clarifier les choses à coups de bistouri. Résultat : de nombreux hermaphrodites se trouvent très mal psychologiquement, sans parler des opérations à répétition, des traitements qu’ils doivent suivre éventuellement toute leur vie, des infections génitales fréquentes... Souvent, ils n’arrivent pas à avoir une vie sexuelle épanouie à cause des opérations. Une fois adultes, la quasi-totalité d’entre eux auraient préféré qu’on les laisse intacts. Souvent, ils se sentent toujours plus ou moins "ambigus". Mais ça ne fait rien, les chirurgiens nazis continuent leur sinistre besogne (environ 5 opérations par jour aux USA). J’ai vu sur France 3 un documentaire édifiant de Phillys Ward le 8 janvier 2001 sur le sujet.
Arbitrairement, les bourreaux fabriquent un vagin, raccourcissent un clitoris ou allongent une verge pour que les intersexuels ressemblent aux autres ! Ils se préoccupent moins du bien-être de ces hermaphrodites plus ou moins accomplis que du confort de l’entourage. ACH, tout le monde doit avoir un sexe clair que l’on peut marquer sur les papiers d’identité. Ils ignorent complètement les témoignages des personnes qui sont très contentes de leurs organes bizarres.
Les atrocités imposées aux hermaphrodites sur un plan physique sont exactement semblables à celles que la "société" impose à tout le monde sur un plan psychique. Pour les hermaphrodites, c’est encore pire puisqu’ils sont charcutés sur tous les plans.

Ce ne sont pas les hermaphrodites (ou intersexuels) qui sont des monstres, ce sont les imbéciles qui veulent les faire rentrer de force dans le moule de la bipolarité sexuelle. Les monstres, ce sont ceux qui se laissent faire par le système et qui détruisent leur part féminine ou masculine pour ne garder que celle qui correspond à leurs organes génitaux, car ils se transforment en unijambistes incomplets. Les hermaphrodites sont au contraire des messagers, des ponts très précieux entre les 2 sexes, un exemple de ce que pourrait être l’humanité. Par leurs prétendues difformités, ils traduisent sur un plan physique la bisexualité psychique qui est le fondement de chaque personne. Nous sommes tous des hermaphrodites dans nos têtes !! Qui sait si les êtres humains ne deviendraient pas tous hermaphrodites aussi sur un plan physique s’ils assumaient leur vraie nature bisexuelle ?

Il faudrait aussi sortir pour de bon de la famille, qu’elle soit bi ou mono-parentale, pour aller vers une forme de vie ensemble beaucoup plus conforme aux promesses de la nature humaine, à savoir la communauté. Un regroupement d’une dizaine de personnes serait profitable à tout le monde. Egalité absolue, pas de barrières d’âge ou de sexe. Chacun essaye de former un couple autonome avec chacune des autres personnes. Tous les adultes seraient parents des enfants éventuellement présents (chacun peut être père et mère). Ce fonctionnement faciliterait en outre les relations adultes-enfants et enfants-enfants. On ne parlerait plus d’inceste ou de pédophilie, mais d’amour et d’éducation ; on ne parlerait plus d’homosexualité, mais de relations entre deux humains... Toutes les sexualités exclusives, caricaturales et renfermées peuvent s’effacer devant la sexualité et l’amour, avec toutes les combinaisons et nuances possibles.

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Les escargots sont hermaphrodites

C’est ce type de structure que nous avons essayé de mettre en œuvre concrètement, sauf que nous nous sommes interdit les relations adultes-mineurs pour ne pas être des hors-la-loi. Je précise que nous ne nous livrons pas à la débauche et aux partouzes débridées, mais que nous envisageons d’avoir plusieurs relations en parallèle, dans le temps et de manière constructive. Une vraie communauté est très difficile à maintenir, mais le peu que nous avons pu mettre en oeuvre nous a démontré que nos idées étaient tout à fait bonnes et praticables. Pas besoin d’attendre l’an 3000 ou 4000, si on se débarrasse de nos violences et des conditionnements sociaux. C’est parfaitement possible, s’il y a un but commun solide.

Pour l’anecdote et montrer qu’il ne s’agit pas d’élucubrations dans le vague, quelques mots sur moi.
Personnellement, j’ai eu des relations avec des hommes et des femmes de différents âges (encore une fois pas avec des mineurs) et ça ne m’a posé aucun problème. Même si des restes de conditionnements me font plus "spontanément" loucher du côté des filles que des garçons, je crois que je suis parfaitement bisexuel, que je me moque complètement du sexe des gens. Ce qui compte, c’est l’amour, la profondeur, la tendresse, pas la couleur des organes. Si j’étais une femme, je serais au moins lesbienne et hétérosexuelle. Par moments, je me sens plus féminin, parfois j’ai une attitude carrément virile. J’essaye de ne rien réprimer et de laisser parler les 2 "natures". Par exemple, j’adore faire du VTT dans la boue, et à d’autres moments, j’aime porter des robes et des sous-vêtements en dentelle. Parfois, le soir à la maison, je m’habille en "fille". D’ailleurs, j’enrage de ne pas pouvoir librement mettre des robes et me balader dans le village alentour. La question des vêtements n’est pas importante en soi, mais elle montre bien que l’on ne peut pas faire ce que l’on veut, c’est symbolique des blocages actuels. Dans une véritable société, il n’existerait plus de vêtements féminins ou masculins. Il y aurait toute une gamme d’habits, et chacun porterait ce qui lui plaît suivant ses goûts, ses activités du moment, son physique... Une robe et des bijoux pour aller au ciné, un bleu pour bêcher le jardin, une jupe pour faire du tennis, un pantalon pour tous les jours... (d’ailleurs, on observe que dans d’autres pays des hommes portent des kilts, des burnous, des vêtements amples, des bijoux...)

- Un dernier paragraphe sur la transsexualité

Ceux qui se font opérer volontairement pour changer de sexe sont largement victimes des aberrations de cette "société", plus particulièrement de la bipolarité génitale exacerbée. Il est tout à fait normal que des individus porteurs de sexe mâle se sentent totalement féminins, ou que des individus porteurs de sexe femelle se sentent totalement masculins. Quoiqu’on puisse se demander s’ils ne poussent pas un peu le bouchon pour être mâle ou femelle comme tout le monde ? Mettons qu’ils estiment que leur vie psychique ne correspond pas du tout à leur sexe physique. Et alors ? C’est très bien, et ce n’est pas une raison pour s’engager dans des opérations longues, coûteuses et inutiles. On peut très bien vivre et assumer son psychisme particulier, quelle que soit la "couleur" de ses organes génitaux, de ses chromosomes et de ses hormones. Rien à cirer des impératifs sociaux artificiels d’adéquation organes/comportements.Moi aussi, j’ai parfois envie de changer de sexe, ou d’avoir les 2 en même temps (mon côté hédoniste), mais on ne peut pas toujours vouloir ce qu’on n’a pas.

Le problème vient des pressions constantes de la "société" pour que les femelles aient des comportements dits de filles et les mâles des comportements dits de garçons, ce au mépris du bon sens et de la réalité criante. Et ensuite, celles et ceux qui ne sont pas complètement étouffés, et/ou qui ont une féminité/masculinité débordante (en opposition avec leurs organes génitaux), vont se sentir "obligés" de changer de sexe. Certains vont même sombrer dans le suicide ou la prostitution, tellement ils seront rejetés et mal-aimés.

Qu’on se le dise : ce sentiment d’inadéquation entre le genre d’organe que l’on porte et ce qu’on a dans la tête n’a rien à voir avec une erreur de la nature, une confusion mentale, une maladie, une infirmité ou une quelconque tare. C’est parfaitement "naturel", sain et normal. Les tarés, ce sont ceux qui veulent vous faire des traitements chimiques ou psychiatriques pour vous faire ressembler aux mutilés ordinaires (ceux qui ignorent leur bisexualité foncière). Il faut l’assumer et le vivre au lieu de le réprimer ou de le "fuir" dans une opération de changement de sexe qui aurait l’air de donner raison à ceux qui prétendent qu’on doit être clairement homme ou femme.

Victimes des préjugés que la "société" a imprimés avec force en eux, les transsexuels croient qu’ils sont obligés de se faire opérer pour vivre enfin leur vraie nature. Une fois métamorphosés, certain(e)s vont même singer de manière caricaturale les comportements et costumes stérérotypés des garçons (gros bras, poils et débardeur) et filles (mini jupe ras la touffe et maquillage femme-fatale) certifiés conformes d’origine par leurs papiers d’identité.

Il est vrai qu’il est très difficile, dans cette "société", de s’assumer et de devenir soi-même. Des pressions énormes s’exercent sur celles et ceux qui veulent sortir des rangs de la dichotomie génitale. Il faut développer une forte personnalité et ne pas avoir peur d’être rejeté et montré du doigt pour vivre selon sa vraie nature. Encore faut-il savoir dégager sa véritable nature de la gangue de réflexes instinctifs que les mauvaises habitudes et la pseudo-éducation nous ont bourrée dans le crâne...

La solution n’est pas de changer de sexe, mais de vivre librement avec les organes que nous a donnés la nature (et qui sont forcément les meilleurs), en oubliant les injonctions normatives. Quitte à porter des jupes ou à délirer en Drag Queen s’il le faut. Dans une vraie société qui se préoccuperait réellement du sort des gens, finies les crispations sur les pénis, les seins ou les foufounes. Le fondement de l’identité serait ailleurs. Il n’y aurait plus de transsexuel(le)s, le problème ne se poserait même plus.En quelque sorte, chacun "changerait" de sexe en permanence par le biais d’activités variées qui couvriraient toute la gamme des attitudes féminines ou masculines. La féminité (écoute, tendresse, patience...) et la virilité (force, courage, esprit d’initiative...) sont des caractéristiques humaines qui sont en fait totalement dissociées du type d’organes sexuels dont on est porteur.

Comme pour l’hermaphrodisme, le "problème" des transsexuel(le)s est artificiellement et criminellement créé de toutes pièces par les structures nauséabondes dans lesquelles nous sommes obligés de survivre, en attendant de les reconstruire...

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( fin sur le message suivant)


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MessageSujet: Sur le vif (4) ( fin de l'article précédent)   Ven 14 Aoû - 8:07

Extrait d’un texte de Jean Kinable : <<"la vérité sur le transsexualisme, c’est que contrairement à ce qu’ils prétendent en général -avoir une âme d’homme prisonnière d’un corps de femme (ou l’inverse)- les transsexuels ne sont ni hommes ni femmes, ils sont différents". C’est cette différence que Gabriel veut faire reconnaître. "Les transsexuels sont des mutants : différents d’une femme, quand elle est complètement femme, différents d’un homme, quand ilest complètement homme.Jesens et je sais, dit-il, que je ne suis pas une femme, j’ai l’impression que je ne suis pas non plus un homme. Les autres transsexuels jouent un jeu, ils font l’homme." Gabriel, lui, ne s’est jamais senti homme, mais c’est parce qu’il était sûr de ne pas se sentir femme, qu’il s’est dit homme. Le malheur des transsexuels, selon lui, c’est qu’il n’y ait pas de troisième terme, de troisième sexe. La société serait la grande responsable de cette bipolarité, dont les transsexuels subissent la contrainte.>>

- Conclusion

Dans tous les pays et à toutes les époques, des "déviants" sont présents en nombre : travestis, homosexuel(le)s, transsexuel(le)s, hermaphrodites en tous genres, pédophiles, Drag Queens, bisexuel(le)s... Leur nombre est certainement beaucoup plus important que ce qu’indiquent les statistiques, ce phénomène est souvent étouffé et obligé de rester caché. Si on ajoute tous ceux qui ont conscience de tendances qu’ils n’osent pas mettre en pratique (notamment l’homosexualité), ça fait beaucoup de monde susceptible de sortir de l’hétérosexualité familiale utile au système. Si on ajoute ceux qui ignorent leur état de bisexuels en puissance, on arrive à la totalité de gens !

Quels que soient leurs défauts et leurs limites, l’ensemble de ces "déviants" montre de manière irréfutable et flagrante que les normes sexuelles actuelles aggravées de la bipolarité génitale sont totalement criminelles et contraires aux immenses possibilités d’amour que porte l’humanité. C’est en fait la sexualité dite normale imposée partout (une verge dans un vagin, point) qui est une monstrueuse déviation, une atteinte permanente aux droits de l’homme et à la dignité humaine.

Il n’y a qu’à en voir les conséquences tragiques pour achever de s’en convaincre :

* viols en tout genre
* mariages forcés
* inégalités H/F dans tous les pays
* mutilations (hermaphrodites, transsexuels, circoncision..)
* misère affective et solitude généralisées, pour tous les hors cadres
* prostitution dans tous les pays
* suicides
* lynchage de gays ou de lesbiennes, de pédophiles non-violents...
* exclusion de tous ceux qui dérangent...etc...

La quasi-universalité des tabous (avec des nuances selon les cultures et les époques) montre que ce sont finalement les gens qui les réclament. Ils préfèrent s’automutiler d’une manière ou d’une autre plutôt que de prendre en charge leur vraie nature. Les temps semblent avoir bien changé depuis mai 68. A présent, on a l’impression d’un retour en force et en douce de toutes les formes de répressions.

Il n’empêche que l’abolition des interdits et de la classification génitale permettrait d’y voir plus clair et d’améliorer la situation. Ca ne ferait pas disparaître toutes les violences pour autant, faut pas rêver, mais ça supprimerait ce mauvais terreau si propice aux horreurs et aux injustices.
D’un autre côté, si les gens s’engageaient réellement dans cette redéfinition de la sexualité humaine, ça voudrait dire qu’ils commencent à changer de cap de manière générale. Ca voudrait dire qu’ils envisagent de vraies relations, la transformation de la violence en amour, le partage des ressources...

Le refus des Hommes de se prendre en main, de s’engager dans un Projet collectif humain, a fait naître des structures sociales aberrantes, elles-mêmes sources d’horreurs en tous genres, dans le domaine de la sexualité comme ailleurs. La solution n’est pas dans l’aménagement superficiel de ce qui existe, mais dans une redécouverte de l’Homme, de ce qu’il est et de sa "mission" sur Terre.

Il ne sert à rien de s’attaquer aux conséquences, il faut toujours remonter aux sources.

Pour finir, à ceux qui diraient qu’en prônant la bisexualité (et la disparition des lois qui répriment les relations enfants-enfants et enfants-adultes), je m’abaisse au rang d’animal, je répondrai que j’aimerais être aussi libéré que le sont les singes Bonobos qui pratiquent sans complexes et sans vergogne toutes les formes de sexualité, sans violences, et quel que soit l’âge ou le sexe des partenaires. Il faut souhaiter à l’humanité de devenir aussi évoluée que les Bonobos sur le plan de la sexualité.

Espérons que les êtres humains n’attendront pas l’an 3000 pour changer radicalement de cap (sur le plan de la sexualité comme sur tous les autres : politique, religieux, économique, santé, rapport à la nature...). Car en l’an 3000, il sera peut-être trop tard, les prétendus humains se seront totalement détruits et auront détruit la planète avec eux.

Publié par L I L I A ♥ à 04:57

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MessageSujet: Blackbird toujours   Dim 30 Aoû - 7:00

Ce n'est pas une production maison, mais une pièce montée par le Théâtre des Célestins de Lyon qui lancera la saison du Théâtre du Nouveau Monde, le 8 septembre. Blackbird met aux prises un homme et une femme meurtris par une nuit d'amour clandestine partagée des années plus tôt. L'occasion pour Maurice Bénichou, comédien français associé au théâtre de Peter Brook, de fouler une scène québécoise pour la première fois.

Elle avait 12 ans. Lui, 40. Ils ont passé une nuit ensemble. Il dit qu'il n'est pas pédophile même si elle sortait à peine de l'enfance. Et ce n'était pas un viol. Une dizaine d'années plus tard, elle le retrouve. Par hasard, puisqu'il a changé de nom et s'est refait une vie. Elle n'a pas eu cette chance. Ce ne sont pas des retrouvailles, c'est un affrontement.



Ce n'est pas la première fois que la triste histoire de Una et Ray est jouée au Québec. Il y a quelques mois, elle a été présentée chez Prospero avec Catherine-Anne Toupin et Gabriel Arcand. «On ne sort pas indemne de ce Blackbird», écrivait alors ma collègue Sylvie St-Jacques. De fait, ce face-à-face apparemment sans issue, le dramaturge écossais David Harrower l'a orchestré de manière à secouer les idées reçues.

«Quand on lit attentivement la pièce, ça parle bien sûr de pédophilie, mais ce n'est pas exactement ça. Le sujet, c'est quand même un amour étrange entre une jeune fille et un type un peu plus vieux», souligne Maurice Bénichou, qui se mesure à Léa Drucker (la nièce de Michel, le célèbre animateur de télé) dans la version française qu'accueille le TNM.

«On n'arrive pas à dire que lui c'est un salaud ou qu'elle est une jeune fille épouvantable, une petite pute. On n'arrête pas de changer d'avis, poursuit l'acteur. Je crois que c'est l'histoire de deux êtres humains qui se sont perdus, et que la société dans laquelle ils vivaient n'a rien fait pour eux.»

Blackbird soulève les questions du consentement, de l'impact d'un tel acte, mais aussi de l'effet potentiellement dévastateur du regard posé sur l'homme et la jeune fille qui l'ont accompli. Des questions délicates, presque provocatrices, dans notre société qui tend vers le conservatisme et aime bien les points de vue tranchés. Surtout sur un sujet comme celui-là.

Un sujet qui fait peur

Jouée depuis plusieurs mois en Europe francophone, Blackbird a connu un démarrage difficile. «Les gens avaient peur du sujet, ils n'ont pas voulu l'acheter tout de suite. Ce n'est pas une pièce facile, reconnaît Maurice Bénichou, alors ils ont attendu.»

S'engager dans un tel projet n'est pas non plus une mince affaire pour un acteur. Maurice Bénichou admet avoir eu des sentiments partagés à la première lecture. «J'ai hésité... et en même temps pas du tout. J'ai compris tout de suite que ce Ray n'était pas un homme tout noir. Ce n'est pas un tueur, c'est un homme à qui est arrivée cette histoire, qui était peut-être un accident. Peut-être qu'il est pédophile, mais il a quelque chose à défendre», dit le comédien.

David Harrower met en scène des personnages complexes. «Comme nous tous», dit l'acteur, qui a également eu envie de plonger dans Blackbird pour se frotter à la langue brute du dramaturge écossais. Son texte n'a rien de bavard. Il est dépouillé, hachuré, truffé de phrases commencées, mais jamais terminées. Miroir parfait d'une conversation difficile, pleine de faux-fuyants.

«C'était très vertigineux, reconnaît Maurice Bénichou. Ça m'a beaucoup perturbé. J'ai mis beaucoup de temps à l'apprendre, mais une fois que l'ingurgitation a été faite, ça peut donner une liberté très grande. Donner l'impression que c'est totalement improvisé.» Ce texte stylisé, la metteure en scène Claudia Stavisky et ses acteurs ont cherché à le rendre de la manière la plus «naturelle» possible.

Du théâtre d'acteurs

Ce genre de théâtre sans ornementation, basé sur un conflit et où toute la place est laissée à l'acteur, n'a rien d'étranger pour Maurice Bénichou. C'est l'essence du travail qu'il a effectué pendant des années auprès du réputé metteur en scène britannique Peter Brook.

«L'acteur était non seulement au centre, mais devait également trouver seul son mouvement intérieur, précise le comédien. Je suis allé à une école extrêmement difficile où la liberté donnée à l'acteur est une responsabilité qu'il a envers lui-même et envers l'ensemble.»

Le comédien français aime le théâtre quand il pose un défi. Avant de reprendre Blackbird de janvier à la mi-mars, il se frottera d'ailleurs au Philoctète de Heiner Müller, dramaturge est-allemand (citoyenneté désuète qui a son importance dans son cas) qui ne donne pas précisément dans le théâtre populaire...

«J'adore me lancer dans une aventure dont je ne peux pas voir le bout, affirme Maurice Bénichou. Si j'en connais la direction, ça va, je peux aller voir. Mais si j'en connais déjà le but, si je sais par exemple que ça va marcher, je suis moins intéressé.»

Un extrait à voir sur YouTube:
http://www.youtube.com/watch?v=5O6vExQkbrI
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MessageSujet: Propos de Frédéric Mitterand ministre de la culture dans un de ses livres   Mer 30 Sep - 6:14

Bon, d’accord. Mais c’est connu, il a écrit tout ça dans Mauvaise vie, un livre publié en 2005 chez Robert Laffont, célèbre éditeur de la place de Paris. Lisons :

« J’ai pris le pli de payer pour des garçons [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .[...] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »

Gosses, éphèbes, jeunes garçons... où s’arrête le désir de Monsieur ? "Le plus macho des lecteurs devrait être bouleversé par une telle transparence, une vérité si bien contée, confiée, et non déballée. Un mot résume autant l’être que l’écrivain Mitterrand : c’est l’élégance », peut-on lire sur le site de Radio France. Alors, s’il s’agit d’élégance...
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MessageSujet: Notre ministre de la culture pédo ????   Mer 7 Oct - 4:59

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MessageSujet: adaptation cinématographique de Mémoires de mes putains tristes.   Mer 7 Oct - 5:02

Une ONG latino-américaine porte plainte contre l'écrivain et l'adaptation cinématographique de Mémoires de mes putains tristes.

Terez Ulloa, directrice de l'ONG de la Coalition régionale contre le trafic de femmes et de fillettes en Amérique latine et aux Caraïbes, a porté plainte lundi 5 octobre pour empêcher le tournage de l'adaptation Mémoires de mes putains tristes , un roman du Prix Nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez. Le roman de l'écrivain colombien, résidant actuellement au Mexique, raconte l'histoire d'un homme de 90 ans qui décide de s'offrir une nuit de sexe avec une adolescente de 14 ans.

L'ONG a porté plainte contre l'écrivain, qui a cédé les droits d'adaptation cinématographique, contre les deux entreprises mexicaines Femsa et Televisa, qui co-produisent le film, et contre le gouverneur de l'état mexicain de Puebla, dans le centre du pays, où doit avoir lieu le tournage. Selon Terez Ulloa, le film risque de faire l'apologie de la prostitution infantile et de la corruption de mineurs. Il placerait en situation de risque tous les enfants, filles ou garçons pauvres de l'Amérique latine et des Caraïbes. L'ONG va également écrire aux ambassades du Danemark et d'Espagne, dont les gouvernements devaient contribuer au budget au film.
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MessageSujet: Polémique à retardement. Plus de trois mois après sa nomination rue de Valois, Frédéric Mitterrand est vitupéré pour un passage de son autobiographie Mauvaise vie, sur le tourisme sexuel.   Mer 7 Oct - 15:24

Polémique à retardement. Plus de trois mois après sa nomination rue de Valois, Frédéric Mitterrand est vitupéré pour un passage de son autobiographie Mauvaise vie, sur le tourisme sexuel. A l’origine de la charge: le Front National.

Lundi soir, Marine Le Pen, invitée sur le plateau de Mots croisés (France 2) pour un débat intitulé «crimes sexuels: comment empêcher la récidive?», fait un virulent aparté, reprochant au ministre de la Culture d’avoir, dans ce livre paru en 2005, «décrit par le menu la manière dont il effectue du tourisme sexuel et le plaisir qu’il a à aller payer des petits garçons thaïlandais». «Il l’écrit noir sur blanc et cet homme-là est ministre de la culture», tonne-t-elle, une fiche en main reprenant l’extrait en question.

Une attaque que la la vice-présidente du FN n’a visiblement pas improvisée. Comme le rapporte le site arretssurimages.net, ces citations essaiment d’ailleurs, depuis quelques mois, sur des sites d’extrême droite. Et le FN avait lancé, le 1er octobre, une pétition réclamant sa démission et demandé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour que le ministre «s’explique sur ses déclarations».

Dans son communiqué, le parti d’extrême droite mentionne également l’ouvrage. Et cite le même extrait - avec les mêmes coupes -: «J’ai pris le pli de payer pour des garçons [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .[...] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas.»
«Se faire traîner dans la boue par le FN»

Interrogé ce mercredi à la sortie du conseil des ministres sur la controverse relancée par son soutien au cinéaste Roman Polanski, Frédéric Mitterrand fait mine de balayer ses détracteurs d’un revers de main : «Se faire traîner dans la boue par le Front national est un honneur», lâche-t-il, laconique.

Il poursuit la contre-attaque, plus tard dans la matinée, s’en prenant cette fois à la gauche et accusant le parti socialiste de relayer les coups du FN: «C’est bien dommage de pouvoir imaginer que des élus de gauche aillent rejoindre le Front national. Je dois dire que les bras m’en tombent», dégaine-t-il à sa sortie de la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale.

Et voilà le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand qui se range du côté de Frédéric Mitterrand dans cette affaire: «Je dénonce les propos tenus par Benoît Hamon et le FN. De la part du FN, cela nous surprend moins. De la part de Benoît Hamon, c'est beaucoup plus surprenant et tout aussi choquant», a -t-il déclaré à la presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

«Quand je vois le Parti socialiste, par la voix de son porte-parole, se situer aujourd'hui sur le terrain de l'extrême droite, franchement où va-t-on?, poursuit-il. Se servir de la vie privée des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire.»

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, interrogé par l’AFP, avait jugé «choquant» cet épisode de l’ouvrage et le fait «qu’un homme puisse justifier, à l’abri d’un récit littéraire, le tourisme sexuel». «Au moment où la France s’est engagée avec la Thaïlande pour lutter contre ce fléau qu’est le tourisme sexuel, voilà un ministre du gouvernement qui explique qu’il est lui-même consommateur», s’indigne Hamon, qui refuse qu’on puisse «tout relativiser, même ce qui est incontestablement choquant».

Le porte-parole du PS avait aussi exprimé son embarras sur les accusateurs : «Cela fait le lit du Front national. On lui donne des arguments qu’il exploite à sa manière habituelle, avec surenchère». Mais voilà, «l’affaire existe», ajoute-t-il: «Le FN, je sais ce que vaut ce parti, mais comme porte-parole du PS, je suis choqué par les propos du ministre.»
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MessageSujet: Scandale dans les livres, de Gide à "La Mauvaise Vie"   Ven 9 Oct - 3:46

Scandale dans les livres, de Gide à "La Mauvaise Vie"



De "Lolita" de Vladimir Nabokov aux pages sulfureuses du journal de Gabriel Matzneff en passant par André Gide, l'intérêt des écrivains pour les jeunes filles ou les garçons a souvent fait scandale. Quelques-uns de ces livres sulfureux sont considérés aujourd'hui comme des chef-d'oeuvres de la littérature, d'autres ont sombré dans l'oubli.

La polémique actuelle sur les écrits de Frédéric Mitterrand a de nombreux précédents, en France comme à l'étranger. Dans le cas du ministre de la Culture, les attaques sont d'autant plus vives que l'auteur est un responsable politique rattrapé par ses confessions, même si elles lui ont valu un grand succès public en 2005 lors de la sortie de son livre. En 1924, André Gide raconte sa découverte du désir homosexuel lors d'un séjour en Algérie - le "tourisme sexuel" de l'époque - dans un récit autobiographique, "Si le grain ne meurt".

Les scènes de débauches font scandale et l'écrivain, qui est également un farouche opposant au colonialisme, est l'objet de violentes attaques de la droite catholique. Mais le grand scandale littéraire du siècle reste à venir avec "Lolita" de l'Américain d'origine russe Vladimir Nabokov. L'histoire d'une liaison entre un homme d'âge mur et une pré-adolescente d'une douzaine d'années. Obsédé sexuellement par la jeune fille, le professeur Humbert la traquera jusqu'à la mort. Devant le refus des éditeurs américains, Nabokov fait publier la version anglaise de son livre en 1955 à Paris. A sa sortie aux Etats-Unis en 1958, "Lolita" choque l'Amérique puritaine, mais connaît un énorme succès. En France, le livre est censuré jusqu'en 1958.

Le roman s'est vendu depuis à des millions d'exemplaires dans le monde et le nom de "Lolita" est passé dans le langage courant pour désigner une "nymphette". En 1961, Nicolas Genka aura moins de chance avec "L'épi-monstre". Le roman qui affronte le double tabou de l'inceste et de la pédophilie connaît un succès de librairie avant d'être interdit en 1962 par le ministère de l'Intérieur. Genka sombre alors dans l'oubli et son roman restera interdit jusqu'aux année 2000 en vertu de la loi de 1949 sur la protection de la jeunesse. En 1972, la quête de chair fraîche d'Abel Tiffauges, l'ogre du "Roi des Aulnes" de Michel Tournier, n'empêche pas le livre d'obtenir le prix Goncourt à l'unanimité et de connaître un succès mondial.

Scandale en revanche avec Gabriel Matzneff, qui raconte dans les années 1970 son goût pour les "jeunes personnes" dans son Journal ou ses romans comme "Les moins de seize ans". En 1982, l'écrivain libertin aux allures de dandy est violemment accusé de faire l'apologie de la pédophilie lors d'une émission littéraire. Il continue depuis d'écrire, mais a peu à peu disparu des médias. Si le journal intime ou le récit au moins en partie autobiographique exposent plus leurs auteurs aux polémiques que le roman, ils passent également plus rarement à la postérité.
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MessageSujet: Panique morale après la révolution sexuelle? L’affaire Polanski, borne témoin d’un changement éthique des mœurs.   Ven 9 Oct - 3:49

Panique morale après la révolution sexuelle?
affaire Polanski | L’affaire Polanski, borne témoin d’un changement éthique des mœurs.



ADÉLITA GENOUD | 09.10.2009 | 00:00

Les affaires Polanski et Mitterrand – au cœur de deux polémiques distinctes – semblent marquer le pas d’une profonde mutation morale. Différentes dans les faits, certes. Dans le premier cas, le cinéaste a eu des relations intimes non consenties avec une très jeune adolescente. Dans le second, il s’agit de confidences troublantes que l’actuel ministre français de la Culture a consigné dans La mauvaise vie, ouvrage paru en 2005. Il n’empêche, ces histoires semblent sonner le glas des dérèglements postrévolution sexuelle des années soixante-huitardes. Décodage.

Emancipation humaine

Portée par des slogans comme «Il est interdit d’interdire», une génération entière s’était assignée la mission de faire tomber les tabous un à un. Convaincus par la thèse des «machines désirantes» des philosophe et psychanalyste Deleuze et Guattari, de multiples mouvements avaient décidé de libérer le désir. Hamilton et ses photographies pastellisées d’adolescentes à peine pubères faisaient alors galerie comble.
Les fronts de soutien à la pédophilie, qui croyaient agir en faveur de l’émancipation du genre humain, avaient, on peine à le croire, droit de cité. Avec, à l’appui, des mouvements libératoires, cite le psychiatre Pierre Lévy-Soussan, la théorie freudienne de l’enfant pervers polymorphe doté d’une sexualité.
Dans les années 70 aussi, l’intelligentsia hexagonale lançait des pétitions à tour de bras pour défendre les adultes qui entretenaient des relations intimes avec des mineurs. A l’époque, quelques voix discordantes, choquées par cette dérégulation de la libido, se sont, il est vrai, élevées, mais elles ne dominaient pas le discours général.

L’effet balancier

En un peu plus de trente ans, la société occidentale est donc passée de l’affranchissement sexuel à la légitime traque des pédophiles. Parfois jusqu’à l’excès, comme l’illustre le cas Outreau. Plusieurs adultes avaient été incarcérés à la suite de dénonciations proférées par des enfants avant d’être finalement acquittés.

L’enfant précieux

Pour Eric Widmer, professeur de sociologie à l’Université de Genève, cet effet de balancier résulte d’une importante modification de la perception de l’enfant, de la place qui lui est accordée. «Il est devenu, après le baby-boom, rare et donc précieux. Et tout ce qui peut nuire à son développement physique et psychique est aujourd’hui jugé, à juste titre, comme gravement répréhensible.»
Ce désintérêt quasi absolu pour cette première étape de la vie s’est mu en sanctuarisation de l’enfance.

Changement récent

Ce changement d’appréciation est toutefois relativement récent. Comme le relève l’anthropologue Véronique Campion-Vincent, auteur de Comme un abus d’enfance, paru aux Editions Seuil: «L’enfant n’est guère considéré comme un individu apte à ressentir la douleur avant la fin du XIXe siècle. A cette époque-là, on prend conscience que l’enfant peut être victime de maltraitance. La notion de souffrance liée à des abus sexuels n’est véritablement admise qu’au XXe siècle. Avant, elle n’avait effleuré personne.»

Traque à la violence

Ainsi, la mise au banc de la pédophilie résulte d’une sensibilité générale plus grande à la douleur. A toutes les violences, qu’elles portent atteinte à l’intégrité corporelle ou psychologique. «Ce d’autant que nous évoluons dans un milieu véritablement obsédé par le risque, pétrifié par de grandes peurs, qu’elles soient alimentaires, pathologiques ou liées à la criminalité», reprend Eric Widmer.
Rattrapée par la réalité, la vague émancipatrice des années 60 n’aura pas pulvérisé toutes les barricades morales.
Il y a des retours de manivelle salutaires.

Le spécialiste
Eric Widmer. «Nous évoluons dans un milieu véritablement obsédé par le risque, pétrifié par de grandes peurs», observe le professeur de sociologie à l’Université de Genève, spécialiste de la famille. (Odile Meylan)
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MessageSujet: Matzneff et les moins de 16 ans   Ven 9 Oct - 9:42

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MessageSujet: Re: Ceux qui "osent" ...parler du sujet   Dim 11 Oct - 5:25

Le sexe et l'effroi
11 Octobre 2009 Par POL

Nous avons pu tous suivre cette semaine le feuilleton des déclarations sur Internet, à la télévision, dans les journaux, à propos de Roman Polanski, puis de Frédéric Mitterrand qui avait pris sa défense. Il me semble que tous ceux qui se sont exprimés et même quelques-uns sur le site de Médiapart semblent avoir confondus leurs fantasmes avec ce que l’on a du mal à appeler réalité.Tous ont manqué – c’est mon avis – d’un peu de discernement. Il est vrai que c’était un peu compliqué, et que c’est plus simple de tout caricaturer. Cette logorrhée, tel un torrent de boue, a tout emporté, en mixant pêle-mêle toutes les condamnations, en jouissant de tous les amalgames. L’extrême-droite a réussi même à tirer les marrons du feu. Peu d’hommes politiques, peu de journalistes, peu d’intellectuels pour accomplir le boulot, remettre les pendules à l’heure. La grande majorité s’effraie de la montée de la colère populaire –, – elle se mesure où ? – constate le fossé qui s’élargirait entre les artistes et le peuple – où est cette faille. Tous s’écrient qu’il fallait une justice égale pour tous… Comme si la justice traitait de la même manière un SDF et un banquier ? La justice est si subjective, tellement changeante, et tout le monde fait semblant de croire que la justice est juste ?

Un tas de déclarations péremptoires appuyées sur quoi ? Le buzz ? quelques écrits sur Internet ?

Beaucoup de bruit pour rien, sans enquête, sans mesures, sans analyse, sans même de lecture. Parce que pour Frédéric Mitterrand tout le monde s’est contenté des bonnes feuilles en se torchant avec. Pour celui qui a lu le livre avant la polémique – comme je l’ai fait au moment de la nomination du Ministre - aucune ambiguïté : Frédéric Mitterrand est un homosexuel, pas un pédophile. Ceux qui ont attaqué Mitterrand n’aurait pas dit des choses bien différentes si l’homosexualité était considérée comme un crime. Il y a de quoi s’inquiéter ! Le premier chapitre du livre de Mitterrand ne parle justement que du soupçon qui pèse sur les gays, à propos de la pédophilie. Évidemment qui serait assez fou pour écrire des confessions sur des amours enfantines ? Pourtant cela a existé, mais, il y a trop longtemps pour que quelqu’un s’en souvienne, et les hommes politiques sont assez peu cultivés pour le savoir. De plus les écrits de Tony Duvert (Paysage de fantaisie Prix Médicis en 1973) ou de Gabriel Matzneff sont toujours en librairie, je suppose ? Et qu’on ne vienne pas me dire que je suis entrain de proposer que ces livres soient interdits.

Il aurait suffi à Benoît Hamon de s’arrêter pendant une demi-heure pour lire un peu de cette Mauvaise vie afin de ne pas reprendre la formule de Marine Le Pen.

Il lui suffirait aussi de quelques heures pour se rendre compte que les mœurs changent, et que les déclarations idiotes restent. Je conseillerais d’ailleurs à tous ceux qui trouvent que la vie de Frédéric Mitterrand est condamnable de lire le sexe et l’effroi de Pascal Quignard pour comprendre que tout n’est pas si simple et que notre civilisation occidentale, gréco-romaine, n’a pas toujours stigmatisé ce qu’on appelle aujourd’hui les pédophiles. Un peu d’histoire nous montrerait que récemment le Ministère de la famille - quand Ségolène Royal était ministre - avait d’ailleurs fait une belle campagne pour médiatiser la pédophilie.

Pascal Quignard montre comment l’érotisme joyeux des Grecs est passé à un érotisme de plus en plus effrayé, de plus en plus fasciné, dans le monde romain. (http://www.gallimard.fr/catalog/entretiens/01025213.htm). Cette mutation n’a mis qu’une trentaine d’années à se mettre en place (de - 18 avant l”ère à 14 après l’ère) et néanmoins elle nous enveloppe encore et domine nous passions, peut-on lire dans l’avertissement de Pascal Quignard, page 11 de l’édition de poche.

30 ans c’est un peu moins de temps qui ne sépare l’arrestation de Roman Polanski à Zurich à la date des faits qui lui sont reprochés.

Il y a des mots magiques, en ce moment : pédophilie, tourisme sexuel qui font bouillir les cerveaux avant même qu’il ne se soit mis à réfléchir, alors qu’il y a trente ans ces mots-là n’étaient pas usités.

Ce genre de mots qui conduit à des erreurs judiciaires comme au procès d’Outreau ou à d’autres drames.

Parce qu’il y aurait 1,7% de récidives, à la sortir de prison, chez les criminels sexuels (combien sont-ils en France ?), la castration chimique serait à l’ordre du jour, pour quelques individus alors que personne ne s’inquiète de la fuite des neurones chez une partie de la population française. Toutes les études menées depuis que les prisons existent montrent que la prison ne sert à rien. Tous les rapports démontrent que la situation dans les prisons est terrible. Mais un Frédéric Lefebvre préfère parler de castration chimique ! Il est plus facile d’avoir l’air efficace quand on soulève un problème qui n’existe pas, cela permet de le résoudre. Le parti de la peur est au pouvoir et tout est bon pour agiter des épouvantails ce qui évite de se poser les bonnes questions et d’augmenter le pouvoir d’achat. Au fait s’il y a une crise dans le monde capitaliste, c’est d’abord et avant tout parce que les salariés ne sont pas assez payés… Parlons de cela !

Le fait que Frédéric Mitterrand - que je défends ici - soit éclaboussé par toutes ces polémiques, pourrait être amusant – puisqu’il fait partie d’un gouvernement dont la légitimité est due en grande partie à la manipulation du sentiment d’insécurité – mais toute cette confusion va faire du dégât. Je me souviens d’un poème que Paco Ibanez chantait du temps de Franco, où il disait : On est entrain de toucher le fond.

Et c’est ce qui se passe en France, le niveau zéro du débat, l’impossibilité d’envisager quelques nuances, le blanc et noir, point barre.

Ok, je suis un peu dur, l’émission Mots-croisés, de France 2, sur les suicides à France Télécom, a permis à un syndicaliste de parler en direct à la télévision ce qu’il disait était incroyablement fort. Et pourtant au Zapping le lendemain c’est l’attaque violente contre Mitterrand de Marine Le Pen, pendant le deuxième débat de l’émission, qui est passé… J’ai même entendu qu’elle avait un peu changé le texte d’une mauvaise vie en accolant jeune quand il y avait garçon dans la citation, mais je n’ai pu vérifier. De là à dire que Marine le Pen a planté l’arbre qui cache la forêt ?



En tout cas plus personne ne parle de Roman Polanski qui est toujours en prison et c’est un scandale – je pèse mes mots.

Tout de même cela tombe très bien, cette arrestation au moment où la Suisse tente de se refaire une virginité en ce qui concerne les évasions fiscales et le secret bancaire.

Si je défends Roman Polanski c’est parce que c’est juste une évidence. Dès que des voix se sont élevées pour prendre sa défense, il y a eu un contre-feu qui a tout embrassé.

Si Roman Polanski s’est rendu coupable d’un crime, d’un viol sur une fillette, quand on écoute son avocat, l’histoire n’a pas l’air si simple. La parole a été donnée à la défense après que Frédéric Mitterrand se soit fait attaquer. Quelle est cette justice américaine qui plus de trente ans après repasse le plat, comme on fait revoter aux Irlandais, la constitution européenne.

Roman Polanski devrait être en liberté dans l’attente de son procès parce qu’à son âge et après temps d’année, il ne va pas récidiver. Les magistrats suisses ont l’air de ne pas avoir beaucoup confiance dans leur police en prétextant qu’il pourrait se sauver.

La preuve que Roman Polanski ne bénéficie pas d’un traitement de faveur parce qu’il serait artiste, au contraire, est bien ici montrée.

Les faits sont assez bien expliqués dans un texte de l’Associated Press que j’ai trouvé facilement sur le site du Nouvel Observateur. http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/ameriques/20091003.FAP6434/roman_polanski_avait_accepte_de_verser_500.000_dollars_.html

Ne comptez pas sur moi pour sortir les détails précis des accusassions, ni de publier la description des faits par la victime présumée –comme c’est bizarrement écrit par l’A.P. - lors de la procédure judiciaire. Samantha Geimer a probablement autant envie que Polanski qu’on la laisse tranquille, et qu’on ne revienne pas sur son cauchemar. Du point de vue de la victime, il n’y a pas besoin d’un procès puisque apparemment il y a eu réparation. Pourquoi un peu partout des voix s’élèvent pour fustiger Frédéric Mitterrand ou les cinéastes signataires d’une pétition ?

Il paraît assez clair que la seule chose qui justifie l’arrestation de Roman Polanski c’est un délit de fuite.

Et j’ai lu, – je ne connais rien au droit américain - qu’à partir du moment où une nouvelle procédure est en marche tous les accords et les jugements anciens tombent.

Il faut libérer Polanski.
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MessageSujet: Finkielkraut tient la même position sur le sujet depuis 1977   Dim 11 Oct - 5:31

Certains ont pu être choqués par les prises de position d'Alain Finkielkraut vis-à-vis de Roman Polanski et Frédéric Mitterand, hier matin sur France Inter, moi le premier.
Mais en réalité Finkielkraut tient la même position sur le sujet depuis 1977, et son premier livre rédigé avec Pascal Bruckner, Le nouveau désordre amoureux, comme je l'ai démontré dans mon livre sur Finkielkraut "La position du missionnaire" (dont le titre ne s'est jamais autant justifié) dont voici un extrait :

"Permanence de sa position sur la pédophilie :

« Au fond, la Loi ne demande aux amants que ceci : de ne pas faire les enfants ; en d'autres termes, de rester pleinement génitaux. Et inversement : le corps de l'enfant demeure aujourd'hui en Occident le dernier territoire inviolable et privé, l'unanime sanctuaire interdit : droit de cité à toutes les "perversions", à la rigueur, mais chasse impitoyable à la sexualité enfantine, son exercice, sa convoitise. La subversion, si l'on y croit encore, ce serait de nos jours moins l'ho-mosexualité que la pédérastie, la séduction des "innocents" (d'où le scandale que provoquent les livres de Tony Duvert alors qu'ils devraient stimuler, susciter des vocations, dessiller les yeux). Parce que la maturité est toujours l'histoire d'un étranglement, l'adolescence n'est pas encore le début de la vie sexuelle mais plutôt sa triste canalisation : à 14-15 ans, les jeux sont faits, la normalité orgastique parachève son patient travail de redressement. L'enfance, deux fois "privilégiée" par notre société (ici, pure de toute velléité érotique ; là, "polymorphe perverse" asexuée à droite, hypersexuée à gauche) serait donc le continent prohibé par excellence, la terre promise que nul n'aurait le droit de fouler aux pieds : je peux être génital, je peux être infantile (ça je le suis de toutes les façons), mais surtout pas enfantin (mais ce désir d'une sexualité de l'enfantillage, pour reprendre l'expression d'Antoine Compagnon, n'est-il pas encore un mythe qui réactive la bien morne utopie de l'asexuation : avoir le double sexe, manière de ne plus avoir de sexe du tout, de faire l'ange ? Faire l'ange, ça vous excite cette débilité-là ?) » Le Nouveau désordre amoureux, 1977, pp. 314-315



« Il est aujourd'hui interdit d'approcher les enfants. Noli me tangere. Rompant avec la complaisance, la connivence et l'indifférence, nous voyons dans la pédophilie la plus sacrilège de toutes les agressions. Et Daniel Cohn-Bendit fait les frais de cette volte-face. [...] Sous peine d'archaïsme, l'air du temps ordonnait alors à ses ouailles de souscrire ou, au moins, de sourire à toutes les manifestations de la libido. Sous peine de complicité de crime contre l'humanité, il leur enjoint maintenant de fulminer et de punir. Ce climat est meilleur et on a mille fois raison de vouloir mettre le corps aussi bien que l'âme des enfants à l'abri du pathos révolutionnaire. On a sans doute raison aussi de tout faire pour briser la loi du silence qui, dans les familles dans les paroisses ou à l'école, a trop longtemps protégé la pédophi-lie. Mais faut-il en conclure, comme Ségolène Royal, la ministre française déléguée à la Famille, que "nous sommes désormais au clair sur ces questions" ? [...]

Le soupçon généralisé et l'alignement sur le sadisme meurtrier de toutes les formes de pédophilie succèdent déjà à l'intimidation par le désir. [...] En chaque père, en chaque prof, en chaque prêtre sommeille un violeur d'anges. [...] L'enfant a tout de l'adulte, sauf le sexe : c'est un ange affublé des droits de l'homme. L'ange est en danger, dit-on. Aussi la pédophilie sentimentale s'emploie-t-elle à terrasser le dragon de la pédophilie. Notre responsabilité pour les nouveaux venus peut-elle se satisfaire d'une telle victoire ? »

L’imparfait du présent, 2001, pp. 66-67, 2001



« Je suis père de famille, je n’ai pas d’affection particulière pour ceux qui ont un désir envers les enfants. La civilisation, cependant, est là pour faire des distinctions. Précisément, elle n’est pas le tohu-bohu, elle n’est pas la confusion, elle ne devrait pas être l’indifférenciation. On a dit depuis des années et des années « le pédophile Dutroux ». Les experts au procès Dutroux ont dit qu’il n’était pas un pédophile. C’est un psychopathe, c’est tout ce qu’on veut, ce n’est pas un pédophile. Mais en répétant le pédophile Dutroux, on a aligné toutes les formes de désir pour des enfants, pour des adolescents, sur Dutroux. Sur la pédophobie de Dutroux, une pédophobie meurtrière. Il ne faut pas agir ainsi. Lolita c’est autre chose. Alors je ne vais pas faire l’apologie du pro-fesseur qui succombe aux charmes de Lolita, jusqu’à en mourir d’ailleurs lui-même, mais en tout cas il y a toute une gamme de réalités, de sentiments, dont il faut respecter la diversité, sans pour autant montrer une quelconque indulgence. L’alignement sur Dutroux de toutes formes de désir vis-à-vis même des adolescents, je trouve que c’est extraordinairement dangereux, c’est un engagement à l’erreur judiciaire. » Ripostes, 30.05.2004, France 5



Il paraît d’ailleurs utile de rappeler le contexte dans lequel Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner ont écrit le passage de 1977, et qui montre bien que si les signataires dont il est question plus bas ont suivi la pensée dominante, pro-pédophile en 1977, anti-pédophile aujourd’hui, Alain Finkielkraut s’en est toujours tenu à ses idées, nuancées sur le sujet :

« Des dizaines de pétitions ont circulé, réclamant une plus grande liberté sexuelle pour les enfants. Le 27 janvier 1977 comparaissent devant la cour d'assises des Yvelines trois hommes inculpés pour « attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de 15 ans », en l'occurrence des ados de 13 et 14 ans. Le texte proteste contre les trois ans de détention préventive subis alors que « les enfants n'ont pas été victimes de la moindre violence » et qu'ils étaient « con-sentant ». À l'époque, comme aujourd'hui, le concept même de consentement n'est pas admis par la loi française en cas de relation sexuelle entre un adulte et un enfant de moins de 15 ans: on considère, dans tous les cas de figure, qu'il s'agit d'un abus sexuel, crime ou délit selon la qualification. Les signataires poursuivent: « Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c'est pour quoi faire? » Suit un bataillon de noms prestigieux: Louis Aragon, Simone de Beauvoir, Patrice Chéreau, Bernard Kouchner, Jack Lang, Jean-Paul Sartre, Philippe Sollers. Quelque temps plus tard, une lettre ouverte à la commission de révision du Code pénal - jouant sur la confusion des actes commis sur des moins de 15 ans par des adultes ou par des mineurs de 15 à 18 ans - exige que cette « infraction » ne soit plus un crime et qu'on tienne compte « essentiellement du consentement du mineur ». Signée cette fois par une multitude de personnalités, Louis Althusser, Jacques Derrida, André Glucksmann, et même Françoise Dolto. En mars 1979, pour soutenir Gérard R., un pédophile qui attend depuis dix-huit mois son procès, une lettre publiée dans la page Courrier de Libération accuse la « mo-rale d'Etat »: « Ce que vise l'ordre moral, c'est le maintien de la soumission des enfants-mineur(e)s au pouvoir adulte. » L'auteur de la lettre appelle les lecteurs, en particulier les femmes, apparemment rétives, à signer le texte suivant : « L'amour des enfants est aussi l'amour de leur corps. Le désir et les jeux sexuels librement consentis ont leur place dans les rapports entre enfants et adultes. Voilà ce que pen-sait et vivait Gérard R. avec des fillettes de 6 à 12 ans dont l'épanouissement attestait aux yeux de tous, y compris de leurs parents, le bonheur qu'elles trouvaient avec lui. » Au bas de ce texte, 63 signatures. Parmi elles, Pascal Bruckner, Georges Moustaki, Christiane Rochefort et d'autres, plus attendus ou moins connus. »
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MessageSujet: La horde des club de "mères-la-vertu"...poil au cul   Sam 17 Oct - 7:11

[Chronique] Bernard Desportes, Le parti des procureurs
16 10 2009

|
Ça avait commencé insidieusement lors de la dernière campagne présidentielle, d’abord sous la forme d’un prêchi-prêcha avec piratage – bonté divine ! – de la parole papale… Le ton donné, restait à porter le premier coup bas : chose faite au cours de la récente campagne des élections européennes, par les bons offices de saint François-Bayrou qui n’a pu obtenir la contrition publique du diable rouge… Ultimes gouttes d’eau qui ont fait débordé le vase de la bien-pensance : les "affaires" – qu’on a voulu étroitement lier – Roman Polanski-Frédéric Mitterrand… Réagissant contre cette dérive de notre vie politico-spectaculaire, Bernard Desportes a tenu à dresser cette mise au point ici même sur Libr-critique, dont c’est précisément le rôle que d’être en perpétuelle vigilance critique. /FT/

Tous unis derrière l’horrible faciès de bêtise et de haine de Marine Le Pen, les chiens de garde du Parti socialiste se sont lâchés. La bande des “quadras”, comme ils se nomment, les Vals, Montebourg, Hamon (avec le Huchon bouffi et zozotant à la remorque), ceux-là mêmes qui ont tant et si bien contribué ces dernières années à donner cette image lamentable du PS, cette petite clique avide de pouvoir, Vals en tête, héraut de tous les règlements de comptes, et Hamon, le porte-parole (rien que ça) en Fouquier-Tinville ou Béria, cette bande de procureurs incultes qui n’ont pas plus de lien avec l’idée du socialisme et de la liberté que n’en avait Doriot avec l’égalité des hommes, sont partis à la chasse à l’homme, à la chasse au pédé.

C’est tombé sur Frédéric Mitterrand, la bonne cible se sont-ils dit avec leur air finaud et leurs calculs de boutiquiers délateurs : un pédé adepte des jeunes tapins, quelle aubaine pour racoler l’électorat des familles ! Et ils nous ont ressorti l’épouvantail de la pédophilie : ils auraient voté des deux mains l’envoi au bagne d’Oscar Wilde, eux, sans problème, et, s’ils l’avaient pu, s’ils avaient eu les mêmes pouvoirs qu’un Pol Pot par exemple, ils auraient fait de même avec Verlaine qui s’est “envoyé” Rimbaud quand celui-ci n’avait que seize ans, et avec André Gide qui n’a jamais caché sa pédophilie (et a même publié un livre, Corydon, pour la justifier) – “laisse à chacun le soin de sa vie” a-t-il pu dire dans les Nourritures Terrestres (1897 !). Mais tel n’est certes pas l’avis de Messieurs Hamon et Vals qui entendent, eux, avoir droit de regard sur la vie des autres, et juger et condamner tous ceux qui n’ont pas les moeurs dans la ligne, cela avant même toute explication, tout débat et bien sûr sans présomption d’innocence… Car eux sont “normaux”, rangés et soumis depuis belle lurette à cette normalité sordide qu’ils portent si bien sur leur visage lisse aux belles dents avec leur costume Giogio Armani sans un faux pli.

Ils attaquent donc Frédéric Mitterrand sur la base de quelques lignes dans un livre et le somme de (leur) rendre des comptes. Bafouant au passage la liberté d’écrire et de publier (ils z’en ont rien à foutre de la liberté des lettres, des mots et de la pensée) ils exigent de Frédéric Mitterrand qu’il (leur) donne des explications sur sa vie privée : mais AU NOM DE QUOI ?? AU NOM DE QUI ??

Il faut dire qu’ils n’ont pas digéré non plus la belle et nette prise de position du même Frédéric Mitterrand sur Roman Polanski, la petite clique de bureaucrates étiquetés, et là aussi, d’ailleurs, ils jugent et condamnent Polanski avant même toute explication ou tout jugement éventuel : ils n’ont pas besoin d’entendre ceux qu’ils accusent, cette petite bande de procureurs, leur normalité leur suffit…

Et bien sûr sont-ils aussitôt rejoints par la horde des clubs de mère-la-vertu et de protection-de-l’enfance, lesquels auraient bien envoyé Gide au bûcher pour avoir dit son célèbre “familles je vous hais “. Le critique Massis (qui se souvient de lui ?) disait : “la nature a horreur du Gide”. Eux, les Hamon, Vals and Co, ils disent : “le PS a horreur des déviants”… Et c’est vrai que leur discours fait penser à cette Amérique profonde (celle de la candidate républicaine Sarah Palin), blanche et puritaine, qu’un rien, le temps par exemple d’une chasse à l’homme, peut en effet faire basculer dans le camp de la haine et du populisme ou du fascisme que représente si bien Marine Le Pen avec laquelle ils font chorus sans le moindre problème. Ils veulent, disent-ils, le renouveau du Parti socialiste…
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MessageSujet: «Je suis vieille et je vous encule avec mon look de libellule.»   Sam 17 Oct - 7:15

Brigitte Fontaine encule Benoît Hamon

2 réactions

Par PIERRE MARCELLE



«Je suis vieille et je vous encule avec mon look de libellule.»

Brigitte Fontaine, Prohibition.

Alors, close, l’affaire Polanski- Mitterrand, à propos de laquelle les états-majors partisans semblaient cette semaine singulièrement déterminés, à l’instar de Martine Aubry et Xavier Bertrand, à «tourner la page» ? M’étonnerait… Trop de maladresses chez les défenseurs du cinéaste, trop de fiel chez les contempteurs du ministre, trop de non-dits ici et de sous-entendus là…

Ainsi, la quasi-totalité des procureurs (et pas mal de leurs adversaires aussi) crurent-ils nécessaire de proclamer à cors et à cris et en préalable que le «viol», la «pédophilie» et le «tourisme sexuel», constituaient de monstrueuses abominations - si tant est qu’il fût question de ceci ou de cela et comme si le propos n’allait pas de soi. Ainsi, bien peu, du côté des avocats, la bouche pleine des invocations de Gide, de Blum, de Proust, de Sagan, de Nabokov ou de Malraux, oublièrent-ils de citer Victor Hugo et de rappeler ce principe selon lequel des juges qui ne prendraient en compte la pédagogie de la sanction, l’hypothèse de la récidive et la finalité de la réinsertion, ne se livreraient plus à l’exercice de la justice, mais à celui de la vengeance.

De vengeance, il est pourtant partout question, dans la confuse évocation de misérables intérêts boutiquiers, quand Finkielkraut (parmi d’autres) s’hystérise à propos d’un «harcèlement des élites» (concept flou) qu’il a une fâcheuse propension à confondre avec les nantis. Entendre simultanément Georges-Marc Benamou promettre à Hamon un devenir de Marcel Déat, et Xavier Bertrand brailler que «la loi est la même pour tous» afin de légitimer le népotique parachutage de Jean «il ira loin, ce petit» Sarkozy à la tête de l’Epad, confine à la farce ; surtout lorsque le même parle, comme mardi, de «chasse à l’homme». Et précise : «J’ai le sentiment qu’après Frédéric Mitterrand, il faut abattre Jean Sarkozy» (sic).

Décidément non, cette affaire n’a pas épuisé la violence de son noir et blanc ni le nuancier de tous ses gris, comme dans le Corbeau de Clouzot - car en ces matières, comme lorsqu’il s’était agi de clouer au pilori un Renaud Camus, un Siné ou un Cohn-Bendit, il faut toujours un corbeau. Celui de la Mauvaise Vie de Frédéric Mitterrand s’appelle d’abord Marine Le Pen, mais premièrement Benoît Hamon, qui a fait dans son camp des émules. Les renforts que lui apportèrent Manuel Valls et Arnaud Montebourg ont achevé de dissoudre la morale et la vertu «socialistes» dont chacun se réclame dans l’acide des ambitions personnelles : à la question du bien et du mal, en l’occurrence définitivement indémerdable depuis que corrompue par la prise en otage ministérielle, par Nicolas Sarkozy, d’un patronyme, le PS ne peut plus parler sans étaler un peu plus ses divisions. Selon les commentateurs de la chose politique, celles-ci seraient moins programmatiques que «générationnelles», qui opposeraient les champions d’une gauche «décomplexée» (le mot est de Razzy Hammadi, jeune ex-président du Mouvement des jeunes socialistes) à des vieillards viagraphiles suspects de permissivité post-soixante-huitarde.

Tétanisés, peut-être, par le soupçon de pédophilie dont ils craignent de devoir répondre au titre de quelque autre «devoir d’inventaire», peut-être, les seconds ont la lâcheté taiseuse. Et l’intime conviction électorale qu’il serait contre-productif de rappeler un peu aux «quadras» que leur gauche est décomplexée comme l’était la droite de Sarkozy se proposant de «liquider l’héritage de Mai 68». Et que, quand Manuel Valls, s’en prenant à la proposition de Daniel Vaillant de dépénaliser le cannabis, proclame doctement : «Attention aux pertes de repères et à la fin des interdits !», c’est l’éternelle réaction qui surgit, brandissant crucifix et gousses d’ail au seul souvenir du fameux slogan de Mai «Il est interdit d’interdire».

Dans ce grand silence blanc en lequel Bernard-Henri Lévy passerait presque pour un black blok idéologique à lui tout seul, c’est Brigitte Fontaine, contemporaine poétesse, qui, au refrain de son dernier opus, chante le plus lucidement la synthèse du sécuritarisme et du principe de précaution. Elle seule qui ose ce constat que «partout c’est la prohibition / paroles écrits fornication / foutre interdit à soixante ans /ou scandale et ricanements». Et elle seule, quand elle annonce : «J’irai fumer ma cigarette / tranquillement dans les toilettes», qu’on inviterait volontiers à la consumer dans cette colonne, pour faire à l’affaire une fin politiquement signifiante.
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MessageSujet: Francis Evrard   Sam 24 Oct - 9:19

Vous en avez déjà entendu parler, de cet homme, souvenez-vous, l’agresseur présumé d’un petit garçon, Enis, victime de cet horrible monstre récidiviste -qui est depuis forcément devenu une énorme verrue à la face de l’Humanité, Francis Evrard…

Vous en entendrez parler toute la semaine prochaine, son procès s’ouvre lundi 26 octobre devant la Cour d’Assises du Nord.

J’ai l’honneur d’avoir pu poser quelques questions à son avocat, lequel, entre autres qualités, possède celle d’être réellement l’avocat des gens qu’il défend. Et qui se souvient, toujours commencer par ça, que ce sont des gens, justement : eux, nous, un homme. Nous, n’en doutez pas, même si c’est dur à admettre.

Comment dirait probablement un véritable journaliste(1) :

"Maître Jérôme Pianezza, vous êtes donc l’avocat de Francis Evrard…

Maître Mô : A votre avis, qu’attend-il du procès, dont on a l’impression que c’est une de ces fameuses "causes perdues" ?(2)

Maître Jérôme PIANEZZA : Il n’y a jamais de cause perdue -ça n’existe pas quand on est avocat.

Par ailleurs, Monsieur Evrard est aujourd’hui un vieil homme, très clairement, un homme fatigué, et fatigué aussi judiciairement, qui arrive à un terme : celui de cette instruction qui a quand même duré deux ans, c’est à la fois court et long pour une instruction criminelle, et je pense qu’il a envie de s’expliquer -on peut reprocher tout ce qu’on veut à Monsieur Evrard depuis le début, sauf une chose, c’est qu’il a toujours parlé, qu’il a toujours essayé d’expliquer, que ce soit aux policiers ou au juge.

Et ce procès, c’est aussi pour lui l’occasion de dire à la fois ce qu’il a fait , bien sûr, mais également ce qu’il est -et on ne comprendra pas ce qu’il a fait sans comprendre ce qu’il est, c’est intimement lié, même si parler de sa pédophilie c’est très compliqué… J’ai la sensation quand même que Monsieur Evrard arrive à sa façon à expliquer un petit peu ce qui se passe en lui, ce qui s’est passé en lui…

MM : Justement, la pédophilie est une affection que les gens ont énormément de mal à comprendre, je ne parle pas de l’admettre; qu’en dit-il, lui, est-ce qu’il se reconnait malade, est-ce qu’il a des explications ?

JP : Monsieur Evrard est dit "scientifiquement", autant que faire se peut, comme étant un "pédophile pervers profond", ce qu’il reconnait très clairement, il le dit lui-même, pas forcément avec ces mots là mais il dit : "Je suis pédophile et je sais que je suis profondément malade".

Il a du mal à le décrire, beaucoup, mais il arrive parfois quand même à mettre les mots sur les choses… Il emploie une expression qui je pense est très révélatrice, il dit : "Quand ça monte en moi, c’est comme une vague qui me submerge"… Ça, d’abord, ce sont ses mots, donc il y a un minimum de respect à avoir vis-à-vis de ces mots-là, parce que ce sont les siens. Et au delà, c’est sans doute révélateur de cette espèce de caractère irrépressible, impossible à stopper, impossible à juguler, et qui fait que dans ces moments là il n’arrive pas à arrêter le mécanisme, que c’est quelque chose qui finalement le dépasse, qui est à la fois en lui et au-dessus de lui, et qui l’emmène malheureusement vers un petit bonhomme qui n’a rien demandé à personne, évidemment…

Cette description-là est intéressante, parce qu’elle ne va pas de soi.

MM : Parlons de ce côté irrépressible, exactement : est-il responsable pénalement ?

JP : Bien évidemment, comme d’habitude, il est responsable pénalement ! Il n’y a que les morts en général qui sont irresponsables…

Maintenant, on l’explique aussi en tant que "fou", alors évidemment, impossible de comprendre les faits quand on ne comprend pas qui il est -et c’est bien sûr la difficulté.

C’est pour cela qu’on vous dit qu’il est dangereux, c’est pour cela qu’on vous dit qu’il y a un risque important de récidive -on l’a dit dans les années 2000, on l’a dit en mai 2007, et on continue à le dire, ce qui est quand même extraordinaire parce qu’entre les deux il s’est passé un grand nombre de choses…

Évidemment qu’il y a un risque de récidive important, y compris aujourd’hui, il y a peut être des choses qui ont évolué mais je ne vais pas, ce serait malhonnête, prétendre que tout est réglé.

Mais la responsabilité c’est la responsabilité papier, c’est la responsabilité des experts. Moi, j’ai un peu de mal à admettre, c’est la vision de l’avocat,que quelqu’un qui reste tellement prisonnier de lui-même, à ce point-là, qui est tellement emporté par lui-même et par d’autres choses au moment où il commet les faits, soit totalement responsable au sens à la fois de la définition du Café du Commerce et de la responsabilité judiciaire, stricto sensu.

MM : Vous savez qu’on discute beaucoup, et je ne sais pas si c’est un bien ou un mal d’ailleurs que le procès Evrard arrive à ce moment là, qu’on discute beaucoup de multiples "solutions", j’y mets des guillemets, pour contrer le passage à l’acte de "ces gens-là", entre guillemets également, et notamment des récidivistes en matière d’agressions sexuelles : que pensez-vous des solutions qui sont proposées -on parle de castration chimique, on parle d’absence de remise de peine, on parle de maintien à l’enfermement, toutes solutions répressives en tout cas ?

JP : D’abord, chez "ces gens-là", on ne récidive pas : on est comme ça.

Il faut dire dire les choses : il est pédophile depuis 35 ou 40 ans sans doute, et comme on ne solutionne rien, il reste comme il est -par définition, la récidive est un terme juridique, mais pas forcément une réalité humaine pour lui.

Ensuite, les "solutions"…

Il faut d’abord évidemment faire le lien avec le courrier que Monsieur Evrard a souhaité rendre public, courrier qu’il a écrit au Président de la République à la mi-septembre (et qui n’a toujours pas de réponse d’ailleurs : quand on envoie des lettres au Président, mais sans balle dedans, il y est peut-être moins rapidement répondu…) : lui ne propose pas de solution, c’est la lettre d’un homme qui va passer devant une Cour d’Assises, qui est sans doute à une extrémité de sa vie, d’une certaine façon, mais en tout cas de sa situation, et dit : "Je voudrais réellement arrêter de faire du mal, je pense que ce moyen est définitif, et s’il faut en arriver là, je veux proposer ça".

Il ne parle pas de solution générale, il ne peut pas le faire.

Ensuite, sur les solutions qui sont envisagées, ce n’est pas Francis Evrard qui répondra, c’est l’avocat : je ne suis ni parlementaire, ni politique, mais je me contenterais de dire que je suis surpris, pour ne pas dire agacé, qu’un certain nombre de choses qui sont évoquées aujourd’hui constituent, soit clairement de l’humour noir, soit du mépris absolu.

Quand le Ministre de la Justice, Madame Alliot-Marie, nous explique il y a quinze jours, dans une émission de grande écoute, qu’elle tient sur injonction du Président de la République à proposer une loi qui vise, pour parler simple, à ne laisser sortir certains délinquants sexuels que s’ils se soignent sous contrôle, et que bien évidemment s’ils ne se soignent pas on les réincarcèrera, vous savez comme moi qu’on est en train de décrire le mécanisme de la surveillance judiciaire… Et vous le savez parce que la surveillance judiciaire, un, ça existe depuis 2005 sauf erreur de ma part, et deux, Monsieur Evrard y était justement astreint quand il est sorti de détention -sauf qu’on ne l’a pas mise en place…

Alors il y a deux solutions : ou bien Madame Alliot-Marie ne connait pas les lois en vigueur, ce qui est un peu inquiétant pour un Ministre de la Justice, ou bien elle le sait parfaitement, et là c’est du marketing, ce qui pose un peu problème aussi…

Au delà, sur la castration chimique ou même physique, moi, je n’ai pas d’avis, je ne sais pas si l’une serait mieux que l’autre, ou s’il faut les deux, ou si c’est aberrant…

Mais très clairement, en tout cas, il faut se poser les véritables questions dans ce domaine. Aujourd’hui on ne se les pose pas, ou on commence peut-être seulement, mais depuis des années on en parle et on n’avance pas -et il le faut, pourtant, ne serait-ce bien évidemment que pour les victimes, auxquelles nous pensons tous aussi.

Et les pédophiles sont, en partie, eux aussi des "victimes", parce que ces gens-là(3) sont aussi prisonniers d’eux-mêmes, et qu’il y a une souffrance chez eux, même s’il ne s’agit pas de la comparer à celle des véritables victimes.

Pourtant, on ne se toujours pas de question sur "avant" : comment un homme en arrive là ? Quand on sait, parce que ça on le sait et qu’on a le courage de le dire, chez les psychiatres notamment, qu’on retrouve chez tous les pédophiles un certain nombre de stigmates, un certain nombre de cheminements, qui sont toujours à peu près les mêmes : pour être simple, par exemple, le fait qu’on ait souvent une image paternelle très dégradée, voire violente, qu’on ait une image maternelle par contre omniprésente voire fusionnelle, et que cette situation crée manifestement, ce sont les psychiatres qui le disent, pas l’avocat, un déséquilibre "primaire", initial, lourd, qui a sans doute engendré ensuite d’autres déséquilibres, liés bien sûr à la responsabilité personnelle de l’auteur, mais qui peuvent aussi finir par détériorer la personnalité -au point qu’il bascule dans une sexualité (parce que c’en est une) évidemment totalement pervertie, et illégale…

Moi, j’aimerais aussi qu’on parle de cet "avant". Et qu’on parle, encore plus simplement et évidemment, aussi avec les pédophiles, parce que finalement on en parle beaucoup, mais je ne crois pas qu’on parle beaucoup avec eux…

Il y a cette cette association, j’ai été interpellé par cette idée, qui a proposé de mettre en contact des pédophiles et des victimes, pour que chacun apprenne à connaître l’autre et a essayer de comprendre et d’appréhender ce qu’il est, et qu’il y ait une intégration de la souffrance de l’autre, dans les deux sens : cela, c’est une piste intéressante. Nous, nous n’avons malheureusement pour l’instant rien, donc si ce procès peut éventuellement servir à ça, même si je refuse de perdre de vue que c’est d’abord le procès de Francis Evrard, et évidemment de ce qu’a subi ce petit bonhomme, on parviendra peut-être à avancer.

MM : Monsieur Evrard sait qu’il va se voir infliger une peine : sincèrement, s’imagine-t-il un avenir, est-ce qu’il en parle, est-ce qu’il pense en avoir un, et lequel ?

JP : C’est évidemment compliqué de parler d’avenir à quelqu’un qui a un si lourd passé, et un passé d’enfermement…

Francis Evrard n’est pas idiot, il sait pertinemment qu’il ne dormira pas en liberté le soir du délibéré. Mais je pense qu’à chaque jour suffit son poids, et qu’il a besoin, en tout cas, de passer une porte : c’est uniquement quand il aura passé cette porte-là , et notamment s’il considère qu’il a apporté ce qu’il voulait apporter au procès, c’est-à-dire tout ce qu’il est et tout ce qu’il a fait, qu’il pourra envisager éventuellement le reste de sa vie…

Il est conscient que de toute façon, une longue peine d’enfermement sera probablement demandée. Je crois simplement qu’enlever tout espoir chez cet homme, avant le procès, serait en tout cas finalement anesthésier complètement le débat : on a besoin de Francis Evrard dans la semaine qui arrive, on a besoin de lui notamment parce que, s’il constitue malheureusement un exemple parmi d’autre, il est un exemple concret, et que c’est quelqu’un qui en parle : la meilleure façon de l’inciter à parler est sans doute aucun de ne pas fermer complètement certaines portes.

MM : Merci, Jérôme. Bonne chance à ses côtés.

1. auquel je ne prétends pas voler l’once de l’un des savoir-faire, attention, chacun son boulot : par exemple, je le dis avec tendresse, mais je n’ai jamais posé de question dite fermée, histoire d’être certain d’obtenir une réponse qui ne le soit pas également, fermée… (↩)
2. Par le jeu des circonstances aggravantes et de la récidive légale, la réclusion criminelle à perpétuité est encourue; cette affaire est également sauf erreur de ma part à la source de la fameuse et sinistre rétention de sûreté, tant il est vrai que les lois ont désormais des noms, ceux des faits divers qui les suscitent… Il avait par ailleurs été filmé par des surveillants en détention peu de temps avant sa libération, et indiquait en substance qu’il risquait de recommencer… (↩)
3. Rappel : la pédophilie affecte la personne qui n’a d’attirance sexuelle que pour les enfants; de très nombreux crimes et délits sexuels sur des enfants sont le fait, dans une écrasante majorité, de gens qui ne sont pas des pédophiles, ne sont pas atteints par cette déviance sexuelle spécifique, mais agissent par facilité, par lâcheté, etc… Nous parlons bien ici des premiers. (↩)
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MessageSujet: Dossier trouvé sur le net   Dim 25 Oct - 17:23

Trxte extrait de http://naturel-le-chasser.blogspot.com/2009/10/pedophiles.html

Le document reproduit ci-après (en traduction comme on dit "non-autorisée", voir texte original) est issu d’une association d’accueil pour pédophiles basée aux Pays-Bas, "Vereniging Martijn" qui se préoccupe de leur faire prendre conscience par eux-mêmes de leurs pulsions profondes dans un cadre rassurant et non restrictif, avant que la Police ne soit de facto appelée à intervenir dans d’éventuels cas d’urgence.

Cette démarche s’inscrit en-deçà ou au-delà de toutes autres considérations matérielles au premier rang desquelles se place le contrôle social pratiqué spontanément à titre préventif par diverses professions de services aux personnes dont l’occupation s’exerce, outre l’enseignement, la médecine, la psychologie ou la psychiâtrie, par exemple dans diverses disciplines sportives ou paramédicales, mais aussi au travers des interventions d'une assistance sociale "sur le terrain" c'est-à-dire celle qui devrait idéalement répondre aux besoins des gens et résoudre leurs problèmes les uns après les autres, au moment même où ils les éprouvent.
Mais quand nous (écrivons et) lisons à l'instant ces derniers mots, n'y trouvons-nous pas un penchant vers l'absurde, le sur-réel, le factice ? À la limite, un désir de strass et de paillettes, comme dans le déroulement incessant d'une fête perpétuelle ?

Plutôt que cette illusion permanente ou ces aberrations de notre vision, ne devrions-nous pas considérer qu'il nous revient en fait et en droit la radicale responsabilité de nous prendre en charge "en continu" et nous assumer, individuellement et collectivement, tel(le)s que nous sommes et dans une autocritique renouvelée ?
Nous nous plaçons ici volontairement loin du silence compassé qui naturellement prévaut en présence de victimes d’actes pédophiles criminels, ainsi que de leurs proches parents ou de membres de leur famille.

Est mise aussi « entre parenthèses » la chape de plomb d’une sanction pénale judiciaire à laquelle sont promis les pédophiles qui ont commis des crimes perpétrés de sang-froid et dûment reconnus.

Aux Pays-Bas, l'accueil des dits pédophiles hommes ou femmes est généralement pratiqué dans le sens d’un espace prévu pour l’écoute responsable entre adultes volontaires, le plus souvent en groupes thérapeutiques, suivant la tradition d’une confession religieuse chrétienne « protestante » (du latin : protestari) terme signifiant par étymologie que les pratiquants dans leurs actes quotidiens, même mutuellement et réciproquement - sans autoflagellation mais sans concessions, « rendent témoignage » de la passion du Christ.

Les Etats-Unis d’Amérique du Nord constituent une autre grande nation dont les « Pères fondateurs » étaient majoritairement protestants.
Le site web – maintenu à jour, dont ci-après vous trouverez lien hypertexte, est celui du « Centre de Gestion des Délinquants Sexuels »
(Center for Sex Offender Management) regroupant toutes initiatives publiques en ce sens et qui est intégré depuis 1996 à l’Administration judiciaire, dépendant directement du Ministère de la Justice.
Center for Sex Offender Management - CSOM
http://www.csom.org/pubs/mythsfacts.html

L'encyclopédie en ligne Wikipédia propose un dossier mis à jour :
militantisme pro-pédophile
http://fr.wikipedia.org/wiki/Militantisme_p%C3%A9dophile

Un document préparatoire pour la conférence de Yokohama dresse un portrait révélateur :
Abuseurs et exploiteurs
http://www.csecworldcongress.org/PDF/fr/Yokohama/Background_reading/Briefing_notes/Abusers%20and%20exploiters_fr.pdf

Avant lecture il semble intéressant d'attirer l'attention sur les enjeux psychosociaux et de santé publique - qui devraient motiver collectivement nos concitoyen(ne)s finalement bien plutôt et mieux que le pur et simple sentiment d'aversion et de rejet, doublé d'une volonté assez perverse de vindicte populaire - "au bûcher les sorcier(e)s !", par cette citation :

"Fausse sécurité, fausses peurs

"L'avis de communauté [c'est-à-dire la notification publique par accès direct au Casier judiciaire] peut laisser des quartiers entiers aux prises avec deux impressions simultanées et paradoxalement concurrentes : un faux sens de la sécurité et une diffusion artificielle de la terreur. La publication d'une notification peut apaiser les craintes et inciter les gens à croire que l'Etat maintient les contrevenants au-dehors, laissant un voisinage détendu, alors même que les abuseurs venant d'ailleurs ont la part belle à la recherche des victimes.
"D'un autre côté, la couverture sensationnelle de presse et les discours politiques inspirant la crainte peuvent s'associer pour artificiellement gonfler les craintes et inciter les gens à croire que les monstres sont parmi eux.
"Ni l'un ni l'autre de ces sentiments n'est particulièrement vrai. Les étrangers qui commettent des crimes sexuels violents à répétition sont heureusement rares. Quel que soit l'effet d'une notification publique, tout peut se défaire à cause du surdimensionnement, et de la méconnaissance des occasions de traitement. (Extrait de " Politique et incompétence Jurys populaires et validité de leurs décisions - par Eric Lotke, Federal Sentencing Reporter, septembre-octobre 1997, volume 10, N° 2. )


PÉDOPHILES

1 - Préface
La privation de stimuli sensoriels comme la voix et la vision dans les premières phases de la vie humaine sont connus pour provoquer une arriération mentale irréversible chez l'enfant. En outre, la restriction mise à l'enfant de pouvoir jouer cause des déficits intellectuels chez l'adulte.
Cependant, les yeux, les oreilles et le nez ne sont pas les seuls capteurs sensoriels humains. En outre, il y a deux systèmes de capteurs, ou "somatosenseurs".
L'un est l'organe de l'équilibre pour le maintien de l'orientation et la marche debout. L'autre est la peau, pour la détection tactile.
Grâce au travail de James W. Prescott, Ph.D. et divers autres jusqu'au milieu des années 1970, il a été établi que ces sens, auparavant négligés, sont d'une extraordinaire importance pour le développement des aptitudes sociales. Leur privation dans l'enfance est une des principales causes de la violence à l'âge adulte.
Divers chercheurs ont analysé l'importance du toucher, de mouvement, de l'affection et la liberté sexuelle pour le développement des enfants et des jeunes, leur santé et leur sentiment de paix à l'âge adulte. La privation d'affection physique est considérée comme l'une des principales causes de la dépression, l'agressivité et la toxicomanie.
Malheureusement, la peur de la pédophilie et des pédophiles, a eu pour conséquence la négation de l'importance des relations d'affection pour les jeunes, pacifiques dans leur comportement amoureux. En partie, cette crainte est valable, mais il n'est pas approprié d'envisager dès l'abord quoi que ce soit de sexuel dans toute affection, ou de considérer tout rapprochement physique avec des «étrangers» comme un risque pour les enfants.
Cette brochure est distribuée dans le monde entier par des gens qui partagent l'espoir qu'une perception précise de la pédophilie et des pédophiles et une attitude plus réaliste de la pédophilie va contribuer à un monde plus pacifique. Nous encourageons toute personne qui accepte le contenu de cette brochure à la rediffuser.

2 - Pédophilie

Au fil des ans, un processus social a changé le sens du mot pédophilie. Utilisé d'abord pour désigner l'amour des enfants, aujourd'hui ce mot implique au moins un aspect de la sexualité. Aujourd'hui, la pédophilie peut être définie comme le sentiment principal d'attraction, y compris sexuellement, pour les enfants prépubères des deux sexes. Notez que cette force d'attraction (ou de préférence) n'implique pas une action. Elle n'est certainement pas une force irrésistible devant laquelle la résistance est impossible. Le terme de pédophilie peut inclure un versant soit érotique, soit esthétique, soit émotionnel ou spirituel. Toutefois, il reste un concept unilatéral, car il se réfère uniquement à l'adulte.
La plupart des pédophiles sont orientés vers des garçons ou vers des filles, tandis que les pédophiles bisexuels semblent représenter une minorité d'entre eux.
La plupart préfèrent un certain groupe d'âge.
Certains pédophiles se sentent différents des autres adultes, car ils traitent les enfants comme des pairs. Ils estiment que certains adultes en ce qui concerne les enfants, les considèrent comme des êtres inférieurs et ne les écoutent pas attentivement pour ce qu'ils sont; pour l'éducation des enfants, ces adultes souvent les forceraient à faire des choses avec peu d'égard pour l'enfant, ses sentiments et ses opinions. Les pédophiles qui ont cette préoccupation tiennent à accorder aux enfants le droit de se faire leur propre opinion, notamment dans le domaine de la sexualité.
La plupart des pédophiles qui ont pris conscience de leurs sentiments inhabituels en priorité pour les enfants sont confus au sujet de ce qui leur arrive.
Sont-ils en passe de causer le mal que font ces violeurs dont ils entendent parler dans les médias?
Leur lutte peut se dénouer s'ils (ou elles) réalisent que tous les pédophiles ne sont pas des monstres, et qu'il y a deux types de pédophiles. 3 - Deux types de pédophiles

Même si tous les pédophiles (comme tous autres individus) sont différents, il est possible de faire une distinction entre deux types de pédophiles:
* axé(e)s sur eux(elles)-mêmes, agressif(ve)s et sadiques, ne voyant dans les enfants que moyen de satisfaction sexuelle;
* orienté(e)s vers les enfants, et pour lesquel(le)s les sentiments de l'enfant sont d'une importance essentielle.

3.1 - Axés sur eux-mêmes

Ces pédophiles sont soit agressifs ou sadiques et considèrent les enfants comme leur seul moyen de satisfaction sexuelle.
La plupart n'ont pas essayé de faire face et d'accepter leurs sentiments inhabituels pour les enfants. En raison de la peur, ils ont réprimé ces sentiments. Cela fait d'eux un danger potentiel pour les autres, y compris les enfants et eux-mêmes. Ils n'ont pas appris à faire face à leurs sentiments pour les enfants, ce qui résulte en un désir obsessionnel pour les enfants, et des actes compulsifs, sans auto-contrôle.
Dans un contact entre un enfant et ce type de pédophile, il peut se passer de la violence, des menaces de violence, de la tromperie, du chantage affectif, des agressions et des viols. Ce type de pédophile est simplement porté sur la satisfaction sexuelle.
Dans ces contacts, le désir de l'adulte est la seule mesure appliquée pour justifier les actes. L'enfant est considéré comme un partenaire passif et (à l'occasion) objet sexuel. Il est généralement impossible pour l'enfant de se retirer de l'activité sexuelle, si l'enfant le veut. Ces pédophiles exploitent les sentiments de honte de la part de l'enfant et les utilisent pour forcer au secret. Dans une atmosphère oppressante, l'enfant ne connaîtra pas la sécurité, mais se sent seul dans la peur et l'aversion.

3.2 - Orienté(e)s vers les enfants

Pour les pédophiles orienté(e)s vers les enfants, les sentiments de l'enfant sont d'une importance essentielle. Ils ont un équilibre intérieur, car ils ont appris à accepter ou sont prêts à accepter leurs sentiments pour les enfants comme une partie d'eux-mêmes. Ainsi, ils seront en mesure d'intégrer ces émotions et les affronter d'une meilleure façon.
Une relation entre un enfant et ce type de pédophile n'est pas uniquement axée sur les contacts érotiques / sexuels. L'adulte a un intérêt sincère pour les sentiments, les pensées et les expériences de l'enfant et souhaite que la relation soit un précieux complément à la vie de l'enfant. Dans ces relations, l'adulte exprime de l'intérêt pour le monde de l'enfant. Il y a un domaine commun, même si le contact est seulement un événement unique. La spontanéité et l'amitié sont appréciées de concert.
Même si la plupart des pédophiles orienté(e)s vers les enfants forment des fantasmes sur les enfants, leurs actes ne sont pas axés prioritairement sur le sexe et ils condamnent toutes les formes de contact sexuel non-volontaire. Pour indiquer cela plus expressément, certains de ces pédophiles s'appellent eux-mêmes "amoureux d'enfant", "amoureux de garçon" ou "amoureux de fille".
À mesure que l'enfant grandit, le désir de l'enfant et de l'adulte pour une intime amitié (ou au moins pour la composante sexuelle) diminue habituellement peu à peu. L'adolescent peut tomber amoureux d'un autre jeune et devenir moins attractif pour l'adulte. Les adolescents ne sont habituellement pas rejetés négligemment. L'intimité physique - s'il y en avait, ne fait plus partie de la relation, mais il restera une amitié durable.

4 - Questions

Au cours des paragraphes suivants, quatre questions les plus fréquemment posées au sujet de la pédophilie et des pédophiles seront abordées.

4.1 - Puis-je reconnaître les pédophiles?

Non, il n'est pas possible de reconnaître les pédophiles, juste au regard de leur apparence. Les pédophiles ne sont pas (seulement) de vieux, et sales hommes.
Les pédophiles axé(e)s sur eux(elles)-mêmes sont en majorité des hommes, qui sont soit agressifs et sadiques par nature, ou bien qui considèrent les enfants comme leur seul moyen de satisfaction sexuelle. Ceci peut avoir l'inceste et / ou le viol pour conséquences.
Les pédophiles orienté(e)s vers les enfants peuvent être hommes ou femmes, hétérosexuels ou homosexuels, et jeunes ou vieux. Tout comme les autres pédophiles, ils peuvent être de n'importe quelle race, nationalité et classe socio-économique.
L'activisme "pro-pédophilie", cependant est principalement exercé par des hommes homosexuels pédophiles. Ils se sentent les plus opprimés, dans la mesure où l'homosexualité est encore souvent considérée comme moralement inacceptable, et surtout dans des milieux sociaux où subsistent les craintes d'agression sexuelle par des hommes.

4.2 - Peut-on guérir les pédophiles?

Cela dépend. Il n'est pas possible de changer le principal de l'orientation sexuelle des pédophiles, mais surtout les pédophiles axé(e)s sur eux(elles)-mêmes peuvent apprendre à intégrer leurs sentiments pour les enfants et retrouver la maîtrise de soi. Ils ont encore à faire le premier pas de ne plus réprimer leurs propres sentiments, mais plutôt de leur faire face et de les accepter comme une partie d'eux-mêmes.
Aucun traitement forcé n'est en mesure de changer l'orientation sexuelle. Il en résulterait la destruction du patient, du respect de soi-même.

4.3 - Qu'est-ce qui attire les pédophiles vers les enfants?

La plupart des pédophiles ne sont pas sûrs des causes de leur attrait, et ils ne semblent pas croire qu'il soit essentiel. En essayant de répondre à cette question, la plupart des pédophiles se concentreront sur l'opportunité de leurs sentiments pour les enfants, et sur leurs causes génétiques ou de développement, ou une combinaison des deux. Mais ils peuvent répondre par d'autres questions telles que: "Pourquoi les hétérosexuels sont attirés par le sexe opposé?" et "Pourquoi les homosexuels préfèrent leur propre sexe».
Certains pédophiles orienté(e)s vers les enfants voient les enfants comme purs et "non pollués" par le monde. Ils sont ravis de voir des enfants bénéficiant des choses qui ont perdu leur sens pour les adultes. Pour la plupart, les relations avec des enfants sont les plus précieux objectifs plutôt que les contacts purement sexuels . Les pédophiles aiment les enfants pour leur ouverture d'esprit, enthousiasme, bonté, souplesse, honnêteté, spontanéité, cordialité et beauté. Cette dernière peut aussi éveiller l'appétit sexuel des pédophiles.

4.4 - Combien les pédophiles sont-ils?

Nul ne le sait. La plupart des estimations sont fondées sur des pédophiles qui se trouvent en difficulté : soit ont des problèmes juridiques, soit font demande d'aide psychologique ou psychiatrique, ce qui aboutit à un échantillon biaisé.
À cause du tabou sur la pédophilie, il est impossible de compter les pédophiles, parce que la plupart d'entre eux refusent de reconnaître leurs sentiments pour les enfants au cours d'un entretien.
Certains pédophiles axé(e)s sur eux(elles)-mêmes ne sont même pas honnêtes avec eux-mêmes.

( suite sur le poste suivant)


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MessageSujet: Dossier trouvé sur le net (2)   Dim 25 Oct - 17:24

5 - Les mythes

Dans les deux paragraphes qui suivent, seront discutés quatre des mythes les plus communs à propos de la pédophilie et des pédophiles.

5.1 - Mythe: Les enfants n'aiment pas le sexe

Les enfants sont des êtres sexuels par nature . Auto-exploration et masturbation sont fréquentes chez les enfants. La plupart des jeunes enfants délibérément jouent avec leurs organes génitaux pour le plaisir. Les petits garçons peuvent rythmiquement caresser ou tirer sur leur pénis et les petites filles peuvent se frotter, serrer ensemble les jambes, et parfois même insérer des objets dans leur vagin. Même si la masturbation avec l'orgasme pour but conscient commence généralement pendant la puberté et si les jeunes enfants n'en comprennent pas tous les aspects, les enfants de tout âge peuvent profiter du sexe pour des raisons diverses.
En raison de la forte influence du conditionnement en matière sexuelle, quand ils sont questionnés sur le sexe, généralement les enfants mentent ou gardent le silence. S'il s'agit d'une expérience sexuelle avec un adulte, on ne peut pas naïvement supposer que l'enfant saurait toujours dire la vérité.

5.2 - Mythe: Les enfants deviennent homosexuels

Certaines personnes considèrent toujours l'homosexualité comme le développement probable d'une rencontre ou une relation homosexuelle dans la jeunesse avec un pédophile. Ils semblent considérer l'homosexualité comme moralement répréhensible.
Une inclination homosexuelle ou hétérosexuelle ne peut pas être retracée ou essentiellement réduite à une expérience avec un pédophile dans l'enfance.
Parmi les personnes avec, ou sans cette expérience, on trouve un pourcentage comparable d'hétérosexuels.

5.3 - Mythe: Les pédophiles abusent toujours de leur pouvoir

Dans toute relation, il y aura une différence dans les caractères, les antécédents, les connaissances, les intérêts, les désirs, l'âge, le pouvoir, et ainsi de suite. Malgré ces différences, les deux partenaires peuvent éprouver leur relation comme une expérience agréable et utile, tant qu'il y a respect mutuel et véritable amour.
Dans toute relation entre un enfant et un adulte, il existe une différence de pouvoir, à la fois physiquement et mentalement. Il en va de même pour les relations entre les enfants et les pédophiles. Toutefois, il n'en résulte pas nécessairement l'usage, ou le mauvais usage du pouvoir.

5.4 - Mythe: les expériences sexuelles causent toujours des dommages

Certains enfants ont indéniablement été lésés par leur expérience sexuelle. D'autre part, et heureusement, tous les enfants qui ont une relation sexuelle n'en subissent pas un préjudice. La question de savoir si l'enfant sera lésé par une relation avec un pédophile dépend de plusieurs facteurs.
Perdre le contrôle de son corps peut causer de graves dommages psychologiques. Ainsi l'obligation au secret a pour résultat des sentiments de culpabilité ou même la dépression et le stress.
Il dépendra de la diligence de l'adulte que tout jeu sexuel soit en harmonie avec l'enfant à son niveau psychosexuel et physique (de même que d'autres aspects d'une relation doivent être en harmonie avec le développement de l'enfant.) Si l'enfant a consenti à des jeux sexuels, en fait une expérience agréable et estime qu'elle ou qu'il a la liberté de se retirer à tout moment, l'expérience est rarement nuisible.

6 - Message aux parents

Une éducation sexuelle dans la franchise et dans la clarté de l'information sont aspects importants pour l'émancipation de l'enfant.
L'ignorance rend les enfants curieux et sournois. Être ouvert sur la sexualité de vos enfants peut prévenir d'éventuelles complications.
Il sera plus facile pour vos enfants d'être honnêtes sur leurs idées et leurs sentiments, car alors la sexualité ne restera pas charge insupportable ou thème absurde et spécial.
Auto-exploration et masturbation sont fréquentes chez les enfants. Il est important de ne pas faire que vos enfants se sentent gênés ou honteux de leur exploration sexuelle. Il est également important de souligner qu'il y a un temps et un lieu pour tout. Si votre enfant se masturbe en public, essayez de ne pas le gronder ou le dégoûter de l'acte, mais expliquez-lui que c'est quelque chose de joli, mais privé. La masturbation est une part saine de la croissance.
Il est possible que vous serez tout-à-coup confrontés à une amitié entre votre enfant et un adulte. Bien sûr, cette amitié va soulever plusieurs questions. Est-ce que mon enfant est à la recherche de plus d'amour et d'affection? Qui est cette personne plus âgée et quelle est son influence sur mon enfant?
Ces questions et d'autres sont des préoccupations compréhensibles pour les parents qui se soucient vraiment de s'occuper de leur enfant.
Vous pourriez être en colère, indignés ou profondément alarmés par la découverte d'une relation. Même si appeler immédiatement la police n'est généralement pas une bonne idée, il est certainement temps pour vous de prendre des mesures. Essayez de trouver quel genre de personne est cet adulte et quelles sont ses intentions. Essayez de savoir ce que votre enfant éprouve dans cette relation. Si la personne fait usage de violence psychologique ou physique sur votre enfant, informez-en la police à l'instant. Si la personne est pédophile orienté(e)s vers les enfants et se soucie réellement de votre enfant, précisez quelles sont les limites que vous souhaitez qu'il y ait, et assurez-vous de rester au courant de l'évolution de leur relation.

7 - La recherche scientifique

Depuis un certain temps, des recherches ont été menées en matière d'expérience sexuelle des enfants et leurs conséquences possibles (voir la bibliographie ci-dessous) Toutefois, il s'agit d'un domaine de recherche difficile, parce que les faits objectifs entrent facilement en collision avec les préjugés et les croyances au sujet de la moralité. Ces croyances amènent souvent les gens à doter du label «abus» toute expérience sexuelle des enfants.
Pour cette raison, il n'est pas surprenant que la recherche et les données factuelles peuvent être utilisées pour soutenir qu'il pourrait y avoir plus d'abus que dans la réalité, selon les définitions données pour «enfants», «comportement sexuel» ou «comportement nuisible».

7.1 - Difficultés pour obtenir les données

De nombreuses recherches sont menées dans des hôpitaux psychiatriques et d'autres milieux cliniques. En outre, beaucoup de recherches se concentrent sur les personnes qui revendiquent les conséquences néfastes de l'expérience sexuelle de leur jeunesse, tandis que les personnes qui estiment avoir été enrichies par de telles expériences trouvent rarement les canaux ouverts à des chercheurs, ou ne veulent pas s'ouvrir sur des sentiments, des idées et des expériences que la société dit ne pas pouvoir exister ou prétend être faux.
Souvent, les problèmes de santé mentale sont directement et exclusivement attribués par les chercheurs à une expérience sexuelle pendant la jeunesse. Quand une personne en difficulté se trouve avoir eu telle expérience, une relation de causalité se crée souvent instantanément, et d'autres sources possibles de dommage sont ignorées.
Impliquer les pédophiles dans la recherche de façon équilibrée est tout aussi problématique. La plupart des recherches impliquant des pédophiles sont effectuées dans les cliniques et les prisons. Il est prévisible que le dit «pédophile» ressemble alors à un type très troublé de l'être humain.
Les pédophiles qui n'ont pas de problèmes mentaux et qui ne souffrent pas du traumatisme de l'arrestation et de l'incarcération ne sont pratiquement pas disponibles pour les chercheurs.
Malgré ce déséquilibre, les statistiques de recherche "clinique et médecine légale" sont devenues la norme par laquelle les théories sur la pédophilie sont comparées et à travers lesquelles les profils sont établis sur "la pédophilie et les pédophiles" en général. C'est cette recherche qui est utilisée pour l'élaboration théorique en salle de classe, l'instruction de la police, les stratégies de traitement et l'élaboration des politiques. L'opinion publique se trouve renforcée par ce type de recherche.
Or la réalité ne peut être découverte que par une recherche sur la population dans son ensemble et pas seulement sur les cas-problèmes.

7.2 - Les expériences négatives

Les estimations du pourcentage de personnes qui sont en permanence lésées par une expérience sexuelle au cours de l'enfance sont très variables.
Une recherche ne permettant pas de définir à l'avance toute expérience sexuelle des enfants comme autant d'«abus» et qui demande aux gens comment ils ont fait l'expérience des événements de leur sexualité est plus intéressante.
Il s'avère qu'il existe deux principaux facteurs qui amènent les gens à voir l'événement sexuel comme un élément négatif :
* la contrainte joue un rôle important : plus grande est la contrainte, plus il y a de risques de subir un préjudice, moins grande contrainte, moins de risques de préjudice. Il s'avère que la contrainte évoque plus le dommage que de la réalité de l'acte sexuel lui-même;
* l'environnement familial joue un rôle autrement important : son effet relatif sur le bien-être d'une personne est beaucoup plus élevé que l'effet des expériences sexuelles. Maltraitance, négligence, pauvreté etc. ont une forte influence sur le sentiment général de bien-être de l'enfant.
Si ces facteurs sont pris en compte, la corrélation entre ampleur de l'effet des premières expériences sexuelles sur les problèmes tardifs, est pour les garçons presque négligeable, et reste pour les filles environ d'un pour cent.
cf. Rind, B., Bauserman, R. & Tromovitch, Ph.,
HYPERLINK "http://www.imo.myweb.nl/library_two/rbt/etude.htm"
Étude des conséquences de l'abus sexuel sur enfant à partir de cas non-cliniques

ou
Le rapport capital., dans la France de l'an 2000

7.3 - Caractéristiques des pédophiles

Malgré les difficultés, il existe une recherche sur des pédophiles qui ont tenu une relation avec un enfant (relation en cours ou non au moment de la recherche) et qui n'avaient pas de soucis avec la justice ou avec tout autre type de traitement. Il subsiste bien entendu la contrainte que seules les personnes qui sont conscientes de leurs sentiments pédophiles et les admettent ouvertement - au moins pour les chercheurs, ont pu être interrogées.
Une variété de tests de personnalité effectués sur les pédophiles orienté(e)s vers les enfants montrent peu de différences avec la population en général. Cela s'applique à la fois aux aspects neurologiques et psychologiques de la recherche. Dans la mesure où ces différences sont significatives, elles sont petites et peuvent ne pas être pathologiques, situées dans la plage normale des variances.
Certaines différences ont été trouvées. Le(la) pédophile semble un être un peu timide, qui était un peu seul(e) dans son enfance.
Contrairement à ce que la plupart des gens semble penser, de nombreux pédophiles ne souffrent pas d'extrême déficit de sexe, leurs besoins sont relativement faibles. Ils ne sont pas enclins à la concurrence avec d'autres hommes ou femmes et montrent peu d'agressivité.
Ils(elles) sont assez, ou très sensibles.
Un peu plus haut degré des plaintes et du stress psychologique devraient être considérés comme résultant de leurs sentiments pour les enfants et de l'animosité de la société au sens large, non pas comme cause de leurs sentiments.

8 - Message aux pédophiles

Peu de choses sont connues pour être aussi difficiles que de ne pas être en mesure de prouver votre amour.
Comment faire face à ces sentiments inhabituels à l'égard des enfants? Comme vous l'avez déjà pu découvrir, il n'y a pas de réponse simple à cette question.
Certains pédophiles achetent des poupées qui sont très réalistes, certains choisissent une variété de professions qui leur permettent de prendre soin des enfants, et des adultes cherchent des partenaires qui sont très jeunes dans leur look et leurs mœurs. Pour la satisfaction sexuelle, de nombreux pédophiles se limitent à la masturbation, pour laquelle ils peuvent utiliser fantasmes et histoires de nature pédophile.
Il y a une grande erreur que vous pouvez faire. Vous pouvez penser que vous avez créé en premier lieu vos sentiments et vos désirs et vous pouvez souhaiter les surmonter en cherchant à éviter tout contact avec les enfants. Mais, par la répression de vos sentiments, vous ne serez jamais à même d'apprendre à intégrer ces sentiments pour les enfants. Cela fera de vous un danger potentiel pour les autres, y compris les enfants et vous-même, parce que tout ce qui subsiste est un désir obsessionnel pour les enfants, ce qui pourrait vous faire perdre la maîtrise de soi.
La première étape dans la bonne direction, c'est à l'opposé : accepter vos sentiments pour les enfants comme une partie de vous-même et les traiter le mieux possible. Les activités de loisirs et d'amitié avec les enfants sont très possibles. Rencontrer des enfants qui partagent votre passion (dans le sport, la musique, les arts, les collections) dans un club ou un marché de collectionneurs pourrait être une bonne solution pour vous. Ce contact est tout à fait naturel, car il est centré sur l'activité et non pas sur l'enfant.
Parler de vos sentiments avec des pairs pourrait être une bonne idée. Si vous décidez de rechercher de l'aide chez un psychiatre ou un sexologue, acceptez seulement ceux qui sont d'accord qu'il vaut mieux accepter que réprimer vos sentiments.

8.1 - Quatre grandes orientations

À l'heure actuelle, toutes les lois concernant le sexe dans les relations enfant-adulte se concentrent sur l'âge du consentement, qui diffère selon les pays et peut être différent pour les homosexuels et les hétérosexuels. Toutefois, de plus en plus de chercheurs ont tendance à accepter que le droit à l'autodétermination doit être le point de départ essentiel pour faire passer des lois sur de nouveaux délits sexuels.
Ces lois, non seulement devraient faciliter la protection des enfants contre la violence, et aussi contre la soif obsessionnelle des pédophiles axé(e)s sur eux(elles)-mêmes.
Elles devraient aussi donner aux enfants et aux pédophiles orienté(e)s vers les enfants la liberté d'explorer leur sexualité dans des relations saines, à condition que celles-ci soient conformes avec quatre grandes lignes de conduite, ou conditions :
1. consentement à la fois de l'enfant et de l'adulte;
2. liberté pour l'enfant de se retirer de la relation à tout moment;
3. harmonie avec l'enfant à son niveau de développement psychosexuel et physique;
4. ouverture vers les parents de l'enfant.
8.2 - Ouverture vers les parents

Dans la plupart des sociétés, la pédophilie est un concept à forte charge émotionnelle. En raison des nombreux préjugés, les pédophiles vont avoir peur d'aborder ouvertement les parents de l'enfant sur le sujet de la relation ("sexuelle ?") Néanmoins, la transparence est une condition essentielle. Les enfants devraient toujours être protégées contre les pédophiles axé(e)s sur eux(elles)-mêmes. Tout parent d'un enfant devrait pouvoir déterminer dans quelle mesure les trois premières lignes de conduite ci-dessus sont respectées. Vos sentiments sont privés, mais vos actions ne le sont pas. Les parents de l'enfant ont le droit de savoir ce à quoi vous êtes prêt pour leur enfant,.. et ce à quoi leur enfant est prêt pour vous.

9 - Bibliographie

Archives of Sexual Behavior, December 2002, special issue about pedophilia

Bauserman, R. & Rind, B., Psychological Correlates of Male Child and Adolescent Sexual Experiences with Adults: A Review of the Nonclinical Literature, Archives of Sexual Behavior, vol. 26, no. 2, 1997

Bernard, F., Paedophilia: A Factual Report, Enclave, Rotterdam, 1985

Howitt, D., Paedophiles and sexual offences against children, John Wiley & Sons, Wiley, Chichester, 1995

Kirkegaard, H. & Northey, W., The Sex Offender as Scapegoat: Vigilante Violence and a Faith Community Response

Prescott, J. W., Body pleasure and the origins of violence, The Bulletin of The Atomic Scientists, November 1975, pp. 10-20

Randall, J. L., Childhood and Sexuality: A Radical Christian Approach, Pittsburgh: Dorrance, 1991

Rind, B. & Tromovitch, P., A Meta-Analytic Review of Findings from National Samples on Psychological Correlates of Child Sexual Abuse, The Journal of Sex Research, vol. 34, no.3, 1997, pp. 237-255

Rind, B., Bauserman, R. & Tromovitch, Ph., An Examination of Assumed Properties of Child Sexual Abuse Based on Nonclinical Samples, Paper presented to the symposium sponsored by the Pauluskerk, Rotterdam, The Netherlands, on the 18th of December 1998

Rind, B., Tromovitch, Ph. & Bauserman, R., A Meta-Analytic Examination of Assumed Properties of Child Sexual Abuse Using College Samples, Psychological Bulletin 1998, vol. 124, no. 1, pp. 22-53

Tromovitch, Ph., Rind, B. & Bauserman, R., Adult Correlates of Child Sexual Abuse: A meta-analytic review of college student and national probability samples, SSSS-ER April 18, 1997

Wilson, G. D. & Cox, D. N., The Child-Lovers, A Study of Paedophiles in Society, Peter Owen, London & Boston, 1982

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MessageSujet: de la pédophilie par harvey   Jeu 29 Oct - 9:29

de la pédophilie.

28 octobre 2009 par harvey

Sujet tabou. Sujet qui succite la haine, la colère, l’effroi. Sujet à l’honneur dans les médias. Sujet qui mérite beaucoup de recul pour ne pas véhiculer l’incompréhension. Car il s’agit souvent d’adulte et d’enfant du même sexe. Un homme et un petit enfant, un garçon, parfois très jeune. C’est ce qui revient le plus souvent dans les médias. On parle rarement de mère et de fille. Non pas que cela ne se “produit” pas, mais que cela n’a pas la même portée. Pourquoi ?

Partons donc de ce qui se manifeste dans les médias : un petit garçon a subit les outrages d’un homme adulte. Un petit garçon. Ce point est capital. Car, dans une société dirigeante à majorité masculine, les hommes sont rois. D’ailleurs, ne parle-t-on pas de ces enfants-rois ? A qui on autorise tant de “amen” à leurs caprices… Dans nos sociétés, les femmes sont reléguées à des postes inférieurs à tous niveaux, et même au “sommet” et sont moins bien rémunérées dans l’immense majorité des cas. Parfois, quand elles accèdent aux sommets, elles se comportent “presque” comme des hommes. Même rigidité. Un petit garçon. Enlevé par un adulte masculin, la suite vous la connaissez. Jusqu’au meurtre. mais qu’elle est donc cette souffrance qui amène un adulte à faire subir au petit garçon de tes supplices ? Un défaut hormonal ? Pas que. Très certainement, soit. Pourquoi les psys du monde entier n’ont-ils pas la parole assez haute pour expliquer ce “parcours” ? Où les faisons-nous se taire ? Où refusons-nous d’entendre ? Par exemple ce simple fait : en chaque homme un enfant a vécu…

Vécu quoi ? Où peut se situer le sens ? Pourquoi un ami m’a-t-il dit un jour qu’il avait été violé par son oncle alors qu’il était enfant, presque ado ? Pourquoi cela lui est-il arrivé ? Pourquoi la société montre-t-elle du doigt, comme si c’était des monstres, ces individus qui font du mal à de petits enfants ? Et pourquoi si peu de volonté à les soigner ? A les comprendre ?

Pourquoi ?

Peut-être qu’un début de réponse se situe dans le fait que chaque homme a été un enfant. Un enfant de 5, 8, 10, 12, 16 ans… qui a été face à ses parents, imbibés par des années au sein d’une société patriarcale (mais où la mère a eu tout pouvoir à un moment ou à un autre. Mais le père est souvent le grand absent au sein de l’évolution pédagogique de son fils. Alors que nous montrent les pédophiles par leurs actes atroces ? Ils nous montrent l’enfant qu’ils touchent, l’enfant qu’ils violent, l’enfant qui a été violé, eux-même. Ils parlent d’eux-même.

Je le dis, et je le répète ; une baguette de pain que l’on coupe en deux ne peut pas être recollée. C’en est pareil avec la vie et ses fractures.

Alors, que se niche au fond du cœur des pédophiles ? Un enfant meurtrie ? Par quoi ?

La mère empêche-t-elle l’amour du père pour ses enfants ?

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MessageSujet: Témoignage Romain, ex-pédophile   Jeu 5 Nov - 5:34

Témoignage
Romain, ex-pédophile : « J'aurais dû le rejeter, mais comment ? »
Par Chloé Leprince | Rue89 | 01/11/2009 | 12H01


A 31 ans, après cinq ans de prison, il raconte comment il est tombé amoureux d'un garçon de 10 ans et ce qu'il regrette.


Quand il arrive à Paris, samedi matin, celui qu'on appellera Romain est très remonté. La veille, Francis Evrard a été condamné à trente ans de prison, dont vingt ans de sûreté, pour le viol et l'enlèvement d'Enis, 5 ans, en 2007. Au kiosque de la Gare de l'Est, toute la presse titre sur le verdict et ça le met en colère :

« On diabolise, on dit aux gens qu'un pédophile, c'est un monstre. Evrard est un monstre parce que c'est un criminel sexuel, récidiviste en plus. Mais pédophile, c'est une attirance, pas un crime. Est-ce qu'on précise que le violeur de la joggueuse en Seine-et-Marne était hétérosexuel ? »

On peut se demander si ce combat est bien opportun. Mais Romain, 31 ans, est sorti de prison en mars. Cinq ans derrière les barreaux pour avoir eu des relations sexuelles avec un mineur de moins de 15 ans. Le mineur en question en avait 10, Romain venait de rentrer dans sa région d'origine après quelques années à Paris.

Quand il parle de l'époque de leur « rencontre », on comprend que Romain était plutôt seul et en plein « syndrôme de Peter Pan ». Juste avant, il travaillait d'ailleurs dans un parc d'attraction où « voir Mickey dans les coulisses [le] faisait pleurer » - un poste sans contact avec les enfants toutefois.
« Il est venu me chercher mais c'était à moi de le rejeter »

Quelques vagues amitiés d'avant, ses parents, pas de boulot. Il passe du temps chez une vieille copine d'enfance, laquelle a un fils. Lequel a un meilleur copain. Le meilleur copain s'attache à Romain, et vice versa.

Aujourd'hui, il sait dire que le petit garçon, alors en CM1, « cherchait sans doute un père ». A l'époque, il était incapable d'en parler ainsi. Il a fallu les gendarmes, l'incarcération immédiate, deux tentatives de suicide en cellule, des semaines « à pleurer des litres et des litres de larmes sans s'arrêter », et des rencontres, une oreille. Aujourd'hui, il dit :

« C'est moi qui aurais dû mettre un terme à tout cela, mais je ne savais pas comment réagir. Ça ne me dérangeait pas plus que ça qu'il s'attache, qu'il veuille venir chez moi, que je l'emmène à la piscine, qu'on joue à des jeux.

Ça comblait un vide immense, même si quand on s'est connu, j'avais une copine, dont il était d'ailleurs très jaloux et avec qui j'ai fini par rompre. Il est venu me chercher mais c'était à moi de le rejeter. Je suis le seul responsable, le seul coupable. Lui ne pouvait avoir conscience qu'on dérapait. »

L'enfant à califourchon qui lui fait des calins et qui finit par l'embrasser sur la bouche « en fermant les yeux ». Romain raconte « un emballement » :

« Un soir, il était à côté de moi dans le lit, et je lui ai demandé s'il se rendait compte de ce qui se passait. Il m'a dit : “Oui, on fait l'amour”. J'ai demandé si c'était bien ce qu'il voulait, il m'a dit : “Oui, j'adore.” Alors je lui ai dit que je l'aimais. Que c'était le petit amour de ma vie. »

On lui fait remarquer que l'hypothèse de sentiments amoureux qui singent ceux des adultes le dédouane. Comme si c'était moins grave, moins traumatisant, parce qu'il y avait de l'amour et de la douceur dans tout ça. Il répète qu'il « aurait dû réagir », mais qu'il n'a pas su :

« J'avais l'impression que mon entourage fermait les yeux. A commencer par sa mère, qui le laissait dormir chez moi. Tout le monde me disait : “Il est beaucoup plus épanoui, il travaille mieux à l'école depuis qu'il est avec toi.” Je me suis laissé aller. On nous a laissés nous enterrer. »

On sent qu'il a erré, tâtonné avec les limites :

« J'ai toujours refusé qu'il me voie nu, je sentais qu'il y avait quelque chose de pas normal, de déséquilibré. Je ne voulais pas qu'il voie un corps d'homme, un sexe d'homme. J'avais eu le malheur de lui apprendre le terme “turlutte”, alors je cédais quand il en demandait. Masturbation et fellation, mais lui ne me faisait rien. Le reste, c'était des bisous, des câlins. »

Il raconte qu'il allait souvent chercher à l'école l'enfant qui passait « la moitié du mois » chez lui :

« A l'école, dans la rue, dans le quotidien, je n'étais pas excité par lui. Pendant l'acte, je ne peux pas vous dire que non, mais c'était plutôt une excitation sentimentale. Pas des pulsions inopinées ou “l'envie de me faire un petit garçon” : on faisait l'amour dans un contexte d'adultes, la nuit, après s'être couchés, lumière éteinte.

Son affection me touchait. J'en avais les larmes aux yeux, je pouvais de moins en moins me passer de lui. Dans le dossier pénal, plus tard, j'ai vu que l'expert avait conclu à un authentique attachement de sa part. »

« On avait 9 ans, on s'éclatait à la récré »

A aucun moment, au cours de la conversation, Romain ne semble étonné de la précocité des désirs de son partenaire de 10 ans. La raison tient sans doute à son entrée à lui dans la sexualité : Romain était en CM1. Fellation, masturbation, c'est manifestement « un très bon souvenir » :

« On avait 9 ans, on s'éclatait à la récré avec un copain. Je ne me souviens plus qui a pris l'initiative, mais pour moi, c'était évident très tôt que je n'aimais pas les filles. »

« Sans doute parce qu'il [les] a surpris dans les toilettes », l'instituteur des deux garçons commence à avoir des attouchements. Mais Romain n'a pas porté plainte et n'en a parlé à sa famille qu'après son arrestation, quand il a « remis le puzzle dans l'ordre » :

« Ils sont tombés des nues, le choc a été rude, alors que j'avais eu une enfance aimante dans une famille de la classe moyenne ouvrière. Quand j'étais au collège, ils avaient déjà été appelés pour venir me chercher à l'internat, où on nous avait dénoncés, mon camarade de jeux sexuels et moi. Mais on n'en avait jamais plus reparlé et après cette humiliation, j'avais refoulé mon homosexualité. »

« Ça ne serait peut-être pas arrivé si je n'avais pas refoulé mon homosexualité »

Hormis ses parents, il n'a gardé aucun contact avec sa vie d'avant. Certains ont tourné le dos, mais il s'est contenté de disparaître pour la plupart - « le passé, c'est le passé ». Six mois après avoir éclusé sa peine, il n'a pas l'impression d'être seul, il s'est fait de nouveaux amis, dont d'anciens détenus. Il dit que la prison ne l'a pas cassé.

Son histoire, ses nouveaux amis la connaissent, même ceux qui ont des enfants. Romain a l'air surpris quand on lui demande s'il a retrouvé une vie sexuelle - bien sûr que oui, dès la prison évidemment. Il ajoute :

« Tout cela m'a permis de redécouvrir que j'étais homo et que ça ne serait peut-être pas arrivé si je ne l'avais pas refoulé. »

Aujourd'hui, il vit du RSA, cherche du travail mais n'en trouve pas : « Je n'ai pas le droit d'être de près ou de loin en contact avec des enfants, ça limite beaucoup. » Il s'investit auprès de l'association l'Ange Bleu, qui l'a sauvé de la dépression derrière les barreaux.

Beaucoup d'écoute, quelques conseils, des heures au téléphone ou par e-mail avec des victimes et des pédophiles paumés qui ne savent où appeler. 95% sont abstinents. Le but de Romain, c'est de « ne pas les enfermer dans une étiquette qui les isole ».

L'association, rarissime structure à faire de la prévention depuis onze ans, voudrait trouver des fonds pour avoir un salarié. Ça pourrait être Romain, qui se défonce comme bénévole parce qu'il se « trouve utile ». Même s'il ajoute, d'un air mi-songeur mi-embué :

« Mon plus grand chagrin, c'est d'aider tous les autres, sauf lui, qui a 16 ans aujourd'hui et à qui je ne peux pas demander pardon. »
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MessageSujet: Notes sur la pédophilie et les seuils de consentement   Sam 7 Nov - 7:50

Notes sur la pédophilie et les seuils de consentement
© Claude Courouve - accéder à la source Agoravox - infos
10/09/09 | 09:41
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La pédophilie a été définie par l’UNESCO comme relation sexuelle avec un enfant de moins de 13 ans ; les Romains fixaient à 14 ans la fin de l’enfance.

La différence d’âge avec le partenaire doit être supérieure à 5 ans (p > e + 5) ; ainsi, une relation 11-15 n’est pas considérée comme de la pédophilie. Cette définition semble raisonnable. À 13 ans et demi, demandera-t-on, on est où ? L’ennui de ces limites d’âge est qu’elles supposent que tous les êtres sont construits sur le même modèle, alors que le temps de la maturité est différent de l’un à l’autre. Cela suscite des hésitations juridiques et des polémiques politiques.

L’enfant reste moins bien protégé qu’avant 1980 pour les atteintes non violentes  ; en revanche la répression du viol sur mineur de moins de quinze ans et des agressions sexuelles a été renforcée. Par ailleurs l’adolescent est davantage contrôlé : un seuil de 18 ans est applicable depuis la loi du 23 décembre 1980 à l’entourage, familial ou éducatif  ; cette disposition a pour origine un amendement du sénateur socialiste Laurent Tailhades (article 331-1 de l’ancien Code pénal) ; elle consitue aujourd’hui l’article 227-27 du Nouveau Code pénal et n’a rien à voir avec la répression de la pédophilie ; elle se rapprocherait plutôt de la lutte contre le harcèlement sexuel sur le lieu de travail ...  - La loi 80-1041 du 23 décembre 1980 remplaça le crime d’attentat à la pudeur sans violence sur mineur de moins de quinze ans par un simple délit, punissable d’une peine de 3 à 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 6 000 F à 60 000 F ou de l’une de ces deux peines seulement ; il n’y avait eu, lors des débats, que les parlementaires communistes pour s’opposer à cette indulgence. Le Nouveau Code pénal en vigueur depuis 1993 a encore réduit, à 2 ans d’emprisonnement et 200 000 F d’amende (article 227-25), la peine encourue pour une telle relation sexuelle. Cette évolution a pu légitimement inspirer la théorie de la "société complice" (déclarations de l’archevêque Jacques Jullien à Ouest-France, 8 août 1997). Mais que dire de l’Église elle-même, bien avant le curieux comportement des évêques Jacques Gaillot et Pierre Pican dans l’affaire Vadeboncœur - À la fin des années 1970, une commission d’experts gouvernementaux des pays du Conseil de l’Europe étudiait la possibilité de réduire les peines appliquées aux infractions relatives aux seuils de consentement, donc aux infractions commises par les pédophiles. Cette volonté d’harmonisation des Codes pénaux européens allait à l’encontre de considérations climatiques anciennes, reprises par le juriste R. Garraud :  – Au début du XIXe siècle, pédophilie signifiait "amour des enfants", sans implication sexuelle, comme en témoigne le dictionnaire Littré. L’expression pédophilie érotique, traduite de l’allemand, avait été proposée en 1906 par le Dr A. Forel. Par la suite, on abrégea en pédophilie, et le pédophile est devenu un type homosexuel parmi d’autres (efféminés, folles, hypervirils) la pédophilie homosexuelle masculine apparaissant prépondérante.  - Il convient de distinguer entre pédophilie et pédérastie, : 4 ou, dans le cas de l’Éducation nationale, des autorités académiques, dans l’Eure et ailleurs ? 
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MessageSujet: Notes sur la pédophilie (2)   Sam 7 Nov - 7:52

Notes sur la pédophilie et les seuils de consentement (2)

L’histoire détaillée des seuils de consentements montre des fluctuations autour de l’âge de 14 ans. Pédophilie et révolution, ou pédophilie et progrès, ont été liées dans l’esprit de certains. Selon un écrivain français, «  Les enfants sont le dernier bastion de la haine du sexe.  » 
7. Le journaliste Luc Rosenzweig a fourni un témoignage intéressant sur les années 1950. Dans sa chronique Pêle-Mêle du quotidien Le Monde du 6 mars 2001, il interrogeait :

«  Pourquoi, vers le milieu du siècle dernier, a-t-on laissé "œuvrer" pendant plusieurs lustres, dans un prestigieux établissement public d’enseignement secondaire de Lyon, deux aumôniers catholiques, le Père A. et le Père G. dont les comportements nous semblent, aujourd’hui, sans équivoque ?  » Dans un e-mail, il me précisait : 

«  Les aumôniers auxquels je faisais allusion étaient en fonction dans l’établissement que je fréquentais alors. Assistant, (à l’insu de mes parents, qui n’étaient pas catholiques) à des cours d’instruction religieuse en sixième, j’ai été alors intrigué, mais pas plus que ça, par les méthodes de ces deux abbés, qui prenaient les gamins sur les genoux pour leur caresser les cheveux, organisaient des séances de "confessions", à genoux sur un petit banc au fond de la classe, au cours desquelles ils faisaient raconter aux enfants leurs pratiques nocturnes avec force détails. En ce qui me concerne, les choses n’ont pas été plus loin, mais bien des années après, quelques anciens condisciples rencontrés par hasard m’ont confirmé que pour certains d’entre eux, notamment au cours des camps de scouts que l’un des aumôniers animait, on était allé bien plus avant dans des pratiques aujourd’hui qualifiées de pédophiles. Au milieu des années 60, ils ont, paraît-il, été discrètement mis à l’écart, sans que le scandale n’éclate publiquement...Tout cela, naturellement, demande à être vérifié, et fera peut-être l’objet d’une recherche que je menerai […]. L’allusion faite dans ma chronique était, dans cette optique, destinée à déclencher des témoignages me permettant de l’amorcer.  »

8 – L’histoire détaillée des seuils de consentements est encore à faire. Selon Aetius, "Héraclite [d’Éphèse] et les Stoïciens déclarent que les hommes commencent leur maturité à la fin de la seconde série de sept années, au moment où l’activité sexuelle se développe." (Opinions, IV, v, 23). Clément d’Alexandrie indiquait que l’âge de l’éphébie était 14 ans en Égypte grecque (Le Pédagogue, III, x, 49). Dans la Rome antique, on pratiqua d’abord l’inspection physique des adolescents pour savoir s’ils étaient pubères ou non ; puis l’empereur d’Orient Justinien (482/565) fixa l’âge de la puberté à 14 ans (Corpus Juris Civilis, "Institutes", I, 22). Ce seuil fut conservé par Grégoire IX (pape de 1227 à 1241) pour le droit canon (Décrétales, IV, ii et V, xxiii). 

En France, un seuil légal de 11 ans fut établi en avril 1832. Selon le Garde des Sceaux de l’époque, les jurés se montraient déjà très sévères dans de semblables occasions [relations avec un enfant de moins de 11 ans] car l’enfant n’était jamais considéré comme ayant donné son consentement. Le Code pénal de 1791 réprimait "l’enlèvement d’une fille de moins de 14 ans par violence pour en abuser ou la prostituer" (article 33). À Naples, tout attentat à la pudeur était présumé commis à l’aide de violences s’il avait lieu sur une personne âgée de moins de 12 ans accomplis (Lois pénales de Naples, 1819, article 339). M. Gaillard-Kerbertin proposa sans succès le seuil de 15 ans pour harmoniser avec l’article 332 concernant l’attentat à la pudeur avec violence (Supplément au Moniteur, 3 décembre 1831). 

Par la suite, les seuils applicables aux personnes extérieures à l’entourage de l’enfant ou de l’adolescent furent : 

- 11 ans de 1832 à 1863 ;

- 13 ans de 1863 à 1942 ; moyen terme entre 12 ans (Toscane, Sardaigne et Deux-Siciles) et 14 ans (Autriche, Prusse et Suisse), car "l’influence des climats est ordinairement prise en considération dans ces matières".

- 13 ans de 1942 à 1945 pour les relations hétérosexuelles ;

- 21 ans de 1942 à 1974 pour les relations homosexuelles ; disposition du régime de Vichy, conservée en 1945 (ordonnance du 8 février 1945), et effaçant la liberté accordée à l’homosexualité depuis la loi du 19/22 juillet 1791 sur l’organisation de la police correctionnelle.

- 15 ans de 1945 à 1982 pour les relations hétérosexuelles ; ordonnance du 2 juillet 1945, conforme aux vœux de certains criminalistes.

- 18 ans de 1974 (loi 74-631 du 5 juillet 1974) à août 1982  pour les relations homosexuelles.

- 15 ans depuis 1982 (loi 82-683 du 4 août 1982) pour les relations homosexuelles ; la différence de seuil hétéro/homo est donc supprimée en France depuis 1982. Elle subsiste dans un  seul pays de l’Union Européenne, 16/18 au Royaume Uni. Les autres pays ont un seuil uniforme, de 14 ans (Autriche, Italie), 15 ans (Danemark, Grèce), 16 ans (Belgique, Hollande, Espagne, Finlande et Portugal) ou 17 ans (Irlande). La Russie possède également un seuil uniforme de 14 ans. En Allemagne existe un seuil "élastique", les relations avec un partenaire de plus de 14 ans mais de moins de 16 ans pouvant ne pas être poursuivies, selon les circonstances. 

9 - Des relèvements de seuils analogues s’étaient produits dans d’autres pays d’Europe pendant les derniers siècles. En Angleterre, une loi de 1575/76 fixait l’âge limite à 10 ans pour les filles, seuil porté à 12 ans en 1861, puis élevé à 16 ans en 1885. Cette évolution est concommitante de la tendance de l’époque contemporaine à l’instauration, puis à la prolongation, de la scolarité obligatoire – jusqu’à 16 ans en France actuellement – et à l’abaissement de l’âge de la majorité civile : pour la France, cette majorité a été abaissée de 25 à 21 ans en 1793, de 21 à 18 ans en 1974 ; ceci venant après l’élévation de 15 à 25 ans au cours des XIVe et XVe siècles. Du VIIIe au XIIIe siècle, cette majorité était à 15 ans 7, seuil qui reste celui du mariage pour les filles (article 144 du Code civil).

Il semble que la notion d’enfant soit aujourd’hui en passe de se confondre avec celle de mineur, et que le législateur, y compris le législateur européen, soit à la recherche d’un seuil unique de maturité ; ce qui sera bien difficile à mettre en œuvre, ne serait-ce que pour la majorité pénale  partielle, actuellement fixée à treize ans en France, et qu’on ne peut envisager de relever dans la situation actuelle de délinquance juvénile importante et en augmentation. 

10 - Les tentatives de justification de la pédophilie stricto sensu ont émané de la partie la plus radicale du mouvement homosexuel. En 1977, le Manifeste du Groupe Homosexuel de Clermont-Ferrand disait lutter "pour que le droit à la sexualité soit reconnu sans limitation d’âge" (point 6). En 1980, le G.R.E.D. (Groupe de Recherche pour une Enfance Différente) revendiquait le "libre choix de sa sexualité quel que soit son âge" (Masques, n° 5, été 1980, p. 104). Il est vrai que les homosexuels masculins semblent sur-représentés dans les affaires de pédophilie. Selon l’inventaire du Dr Charles Perrier, un tiers des victimes de moins de treize ans d’attentats à la pudeur étaient des garçons (Les Criminels, 1900). Selon le Dr Marcel Eck, la pédophilie "est habituellement homosexuelle, mais pas toujours". D’après Frank M. Du Mas, il y aurait quatre à cinq fois plus de pédophiles parmi les homosexuels que parmi les hétérosexuels (Gay is not good, Nashville : T. Nelson, 1979). 

Pédophilie et révolution, ou pédophilie et progrès, ont été liées dans l’esprit de certains. Le 26 janvier 1977, le quotidien Le Monde publiait une pétition en faveur de trois inculpés maintenus trois ans en détention préventive ; il s’agissait de l’affaire dite de Versailles, dans laquelle un sénateur belge, E. Brongersma., décédé en 1998, échappa de peu à l’arrestation ; parmi les signataires, on relevait les noms de : Louis Aragon, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Jean-Louis Bory, Bertrand Boulin, François Chatelet (tous les six décédés), Patrice Chéreau, Gilles Deleuze, Jean-Pierre Faye, André Glucksmann, Félix Guattari, Bernard Kouchner (aujourd’hui ministre d’ouverture et soutien de Roman Polanski), Jack Lang, Danielle Sallenave, Jean-Paul Sartre, Philippe Sollers. 

L’écrivain Jean Gattégno, biographe de Charles Dickens et de Lewis Caroll, avait assimilé la répression des violeurs et des proxénètes d’enfants à la persécution d’homosexuels plus ordinaires dans son article "Du pécheur au militant", paru dans la revue gallimardienne Le Débat (n° 10, mars 1981, pp. 118-131) ; il sollicitait lourdement l’indignation du lecteur de l’article, confusionnant au passage les affaires Dugué et Croissant  : «  Impossible ici de ne pas renvoyer à l’affaire de cet éducateur employé par la municipalité d’Ivry, et qui fut finalement licencié lorsque’un employé de la F.N.A.C. eut transmis à la police des photos d’enfants qu’il avait données à développer  » (note 34). Il déplorait que les «  tabous  » survivent : «  ainsi la pédophilie et la "transsexualité" sont-elles jugées, par beaucoup d’homosexuels, comme des déviances qu’il serait inopportun de défendre  » ; il s’agissait «  avant tout d’inscrire la lutte pour la libération des homosexuel(le)s dans le combat pour la révolution  », ce qui explique le souhait final d’une «  vraie répression pour créer des militants  ». 

En 1984, le mouvement homosexuel C.U.A.R.H. réclama dans son Manifeste européen la légalisation de la pédophilie, mais le gros du mouvement homosexuel s’en tient encore à sa "pentalogie" GLBTQ, gais, lesbiennes, bisexuels, transexuels et queer. À la fin des années 1970, le Groupe de Libération Homosexuelle de Rouen demandait l’abaissement de la majorité sexuelle à 13 ans, mais ajoutait : «  En dessous de 13 ans, le problème est complètement différent. Il n’est pas question pour nous de cautionner ni de défendre des relations directement sexuées entre un adulte et un mineur de moins de 13 ans.  » (Allonz’ enfants, n° 6, hiver 1978-1979) 

11 - La revue L’Infini publiée par Gallimard (avec le concours du Centre National des Lettres) et dirigée par Philippe Sollers (signataire de la pétition de 1977) a consacré l’ensemble de son numéro 59 d’automne 1997 (142 pages) à "La Question pédophile", avec une suite, une réaction publiée dans le numéro 60 d’hiver 97-98. Un questionnaire a été proposé, quarante-deux réponses de personnalités sont publiées. 

Roger Dadoun définit la pédophilie comme "intérêt sexuel pour l’enfant avec passage à l’acte" ; le pédophile selon Catherine Millot est un "adulte ayant des relations sexuelles avec un impubère". Bertrand Boulin (1949-2002, fils de l’ancien ministre R.P.R. Robert Boulin) constatait que "l’enfant est aujourd’hui le mineur" ce qui est certes une confusion regrettable [encore faite par Roland Castro sur La Cinquième – Ripostes, 11 mars 2001, et par Philippe Sollers sur LCI, 14 mars 2001]. Frédéric-Charles Coulet posait une question : "Y aurait-il par hasard un rapport entre la criminalisation [il s’agit plutôt de stigmatisation, puisque la pédérastie est légale sur la tranche d’âge 115-18] de la pédérastie, l’éclipse d’une certaine beauté chez les jeunes et la délinquance des mineurs qui insiste chaque matin dans les colonnes des journaux ?" Florence Dupont déplorait un "déferlement de bonne conscience fondé sur la haine" et Gilles Chatelet (dans le n° 60) une "hystérie anti-pédophile". Le magistrat Yves Lemoine constatait que "le sort de l’enfant est d’être abusé", mais on peut ne pas s’y résigner. 

Renaud Camus y écrivait, bien naïvement : "Si la sexualité, comme je crois, n’a strictement rien de répréhensible en soi, on ne voit pas pourquoi elle le serait chez les enfants, ou avec les enfants. Il est absurde de considérer qu’elle serait illicite jusqu’à un certain âge, et deviendrait licite du jour au lendemain, dès que cet âge est dépassé. Les enfants ont une sexualité et des pulsions sentimentales bien connues, qui peuvent très bien se porter sur des adultes, en particulier sur de jeunes et beaux adultes, professeurs de gymnastiques ou moniteurs de colonies de vacances, comme nous l’avons tous vu" ; il considérait la pédophilie comme une "arme absolue de langage". Sur son site web, visité le 18 mai 2001, il persistait : «  Les enfants sont le dernier bastion de la haine du sexe. Autant dire qu’il est farouchement protégé. Pourtant, si on pensait vraiment que le sexe est tout à fait innocent ; si on était tout à fait convaincu, comme je le suis, que par essence il est tout entier du côté de la douceur, de la bienveillance, de la gentillesse, de l’humour, et bien sûr de la plus complète liberté de chacun ; si on acceptait de l’envisager comme un des plus grands bonheurs de la vie, certes, mais aussi comme l’un des rapports humains les plus riches, les plus complexes, les plus chargés de civilisation et de sens ; si on croyait vraiment tout cela, que l’on dit croire, mais que l’on ne croit pas sérieusement, la preuve, on ne trouverait pas si monstrueux que des adultes initient des enfants à ces plaisirs-là, pourvu qu’il s’agisse bien de plaisirs, et véritablement de liberté.  » 

Sylvain Desmille caractérisait pertinemment la pédophilie comme un "métissage des temps", ce qui est également vrai de la pédérastie grecque ou gidienne, et bien souvent même de la sexualité entre adultes ; comme l’écrivait Frédéric Nietzsche dans ses notes de lecture sur Dühring, «  toutes les fois que la différence d’âge ou de caractère produit un contraste semblable à celui de l’homme et de la femme, ce contraste peut aussi bien nourrir une expression dans la sensibilité  », ce qu’il n’était pas le premier à remarquer (car Horace et Montaigne avant lui). Enfin, deux exemples de l’inexistentialisme selon Marcel Gauchet : pour Philippe Forest, "l’enfance n’existe pas, elle est le rêve du pédophile" ; pour Michel Houellebecq, "les pulsions sexuelles de l’enfance n’existent pas". 

12 - À la différence de l’homosexualité, la pédophilie n’avait jamais trouvé le moindre commencement d’adhésion chez les grands auteurs classiques ou modernes, à l’exception notable du marquis de Sade. Elle était explicitement rejetée par Platon (Symposium, 181 d-e), ce qui passe trop souvent inaperçu  : le convive Pausanias reprochait à ceux qui aiment les impubères de surprendre leur jeunesse et de profiter de leur crédulité pour les duper avant de les abandonner ; et il estimait que la loi aurait dû interdire les relations avec les garçons trop jeunes. Si l’interdiction semble conçue plutôt dans l’intérêt de l’amant que dans celui de l’enfant, il reste la notion de duperie dans le cas de l’enfant. Dans les Lois (II, 653 b-c), Platon réaffirmait l’incapacité morale de l’enfant dans les relations amoureuses. Le philosophe Aristoxène de Tarente pensait que l’apprentissage tardif de la sexualité était préférable, qu’il fallait empêcher l’enfant de chercher à avoir des relations sexuelles, et même de savoir ce dont il s’agit, avant l’âge de vingt ans (Stobée, Florilège, IV, xxxvii, 4). 

Michel Onfray faisait donc erreur, dans son Antimanuel de philosophie (Rosny : Bréal, 2001) en affirmant : «  Un pédophile, dans la Grèce de Platon, n’est pas condamné ou condamnable  » (page 134) ou «  À l’ère atomique, Socrate croupirait en prison.  » (page 135). 

Dans ses deux premières brochures (1864) le magistrat allemand K. H. Ulrichs, grand défenseur des homosexuels et promoteur du concept de "troisième sexe", précisait que le pais grec n’était pas un impubère, ce qui a été confirmé depuis par plusieurs hellénistes chevronés (H. I. Marrou, K. J. Dover, F. Buffière, B. Sergent) : son âge allait de 12-15 ans à 20-21 ans.

Montaigne déplorait le non-respect de "l’âge de choix et de connaissance" en amour (Essais, III, v, page 868, et xiii, page 1087 de l’édition P. Villey/PUF), ce qui correspond exactement au "consentement avec discernement" que l’on exige aujourd’hui  ; il ajoutait : "l’amour ne me semble proprement et naturellement en sa saison qu’en l’âge voisin de l’enfance" (III, v, page 895), mais l’âge voisin de l’enfance, ce n’est pas l’enfance (distinction reprise par Tolstoï dans Enfance, adolescence et jeunesse) ; il esquissait la description d’une véritable liberté sexuelle en écrivant «  qu’on aime un corps sans âme ou sans sentiment quand on aime un corps sans son consentement et sans son désir.  » (III, v, page 882). Des mots qu’on n’a hélas plus guère l’habitude d’entendre ... Le marxisme vulgaire et la sociologie aidant, les «  pratiques sexuelles  » ont remplacé l’amour. 

Montesquieu était choqué qu’une loi anglaise permette à une fille de sept [ou dix ?] ans de se marier : "Cette loi était choquante de deux manières : elle n’avait aucun égard au temps de la maturité que la nature a donné à l’esprit, ni au temps de la maturité qu’elle a donné au corps." (Esprit des lois, XXVI, 3). Ces deux temps de la maturité sont en effet requis simultanément dans les relations amoureuses et sexuelles. Les critiques que Voltaire adressaient aux non-conformistes ne visaient pas la relation symétrique des "garçons qui s’aiment" (Traité de Métaphysique, chapitre IX), mais toujours une situation d’abus de pouvoir des jésuites et autres religieux (Desfontaines et Marsy, notamment) sur leurs élèves ; abus de pouvoir que la gauche anticléricale dénoncera vigoureusement tout au long de la IIIe République (alors qu’aujourd’hui la gauche caviar se mobilise en faveur de Roman Polanski). L’utopiste Charles Fourier imaginait que l’harmonie passionnelle, qui devrait réaliser une pleine "liberté en amour" (l’expression est de Molière dans Dom Juan) rejetterait quiconque "enseignerait aux enfants ce qu’ils doivent ignorer" (Le Nouveau monde amoureux). Encore le respect de l’âge des jouets et de l’étude, avant celui de l’amour.

Marc-André Raffalovich, que l’on considère parfois comme un pionnier français du militantisme homosexuel (voir les travaux de Patrick Cardon publiés aux éditions Orizons), écrivait en 1896 que personne n’avait le droit de "rendre plus courte ou moins complète la précieuse durée de l’enfance impubère [...] il est sot, il est inique à la minorité de se croire tout permis parce que rien ne lui est accordé" (Uranisme et unisexualité, page 12). 
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