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 Ceux qui "osent" ...parler du sujet

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MessageSujet: 86% des pédophiles sont homosexuels ou bisexuels : ou comment par deux petits mots on propage une calomnie   Jeu 16 Déc - 7:02

December 15, 2010 "86% des pédophiles sont homosexuels ou bisexuels", deux mots qui changent tout
On se souvient tous des déclarations du Cardinal Bertone, numéro 2 du Vatican, sur les liens supposés entre pédophilie et homosexualité :
"De nombreux psychologues et psychiatres ont démontré qu'il n'y avait aucun lien entre le célibat et la pédophilie et beaucoup d'autres, m'a-t-on dit récemment, qu'il y avait une relation entre l'homosexualité et la pédophilie", a dit le numéro deux du Vatican lors d'une conférence de presse à Santiago, au Chili, où il est en visite."Cette pathologie touche toutes les catégories de gens, et les prêtres à un moindre degré si l'on regarde les pourcentages", a-t-il poursuivi.

Ces propos assez énormes avaient fait grand bruit à l'époque, dans un contexte de révélations sur les scandales de pédophilie au sein de l'église catholique. Plus récemment, il y a eu cette sordide histoire d'abus sexuels dans une crèche néerlandaise. Il s'avère que le suspect est lui-même homosexuels. A cette occasion resurgissent les calomnies habituelles sur les liens supposés entre homosexualité et pédophilie. Les homosexuels seraient en réalité des pédophiles en puissance ; l'homosexualité une déviance sexuelle, voire une maladie mentale, à ranger dans le même rayon que la pédophilie ; les comportements homosexuels une menace pour la société et pour la survie de l'humanité qu'il conviendrait de combattre avec force, et notamment en s'opposant au mariage gay, cheval de Troie de la polygamie, de l'inceste et de la zoophilie.

Pour appuyer ces allégations, et afin de voler au secours du Cardinal Bertone, de nombreux sites (qu'on se gardera de qualifier pour l'instant, nous verrons à quel point c'est inutile) se basent sur une "étude" américaine de 1988 selon laquelle "86% des pédophiles se considèrent eux-mêmes comme homosexuels ou bisexuels". On peut juger de l'impact de cette affirmation par une simple recherche Google sur cette seule phrase, qu'on retrouve éparpillée un peu partout sur l'Internet façon puzzle :

http://www.google.com/search?sourceid=chrome&ie=UTF-8&q=86%25+des+p%C3%A9dophiles+se+d%C3%A9clarent+homosexuels+ou+bisexuels

Google renvoie approximativement 5,650 réponses, en majorité identiques au texte donné par le premier lien retourné (le patient zéro ?) :

http://e-deo.typepad.fr/mon_weblog/2010/04/86-des-p%C3%A9dophiles-se-d%C3%A9clarent-homos-ou-bis-la-v%C3%A9rit%C3%A9-qui-d%C3%A9range-du-cardinal-bertone.html

86% des pédophiles se déclarent homosexuels ou bisexuels - La vérité qui dérange du Cardinal Bertone
Le cardinal Tarcisio Bertone, numéro deux du Vatican, a expliqué lundi que les multiples scandales de pédophilie qui secouent l'Eglise catholique étaient liés à l'homosexualité.

"De nombreux psychiatres et psychologues ont démontré qu'il n'existe pas de relation entre le célibat et la pédophilie, mais beaucoup d'autres - et on me l'a dit récemment - ont démontré qu'il existait un lien entre l'homosexualité et la pédophilie. La vérité est celle-ci et le problème, c'est cela", a déclaré le secrétaire d'Etat du Vatican à une radio chilienne, répondant à une question qui lui suggérait que la fin du célibat des prêtres pourrait résoudre les problèmes de pédophilie au sein de l'Eglise catholique.

Faire le point.

Les prêtres pédophiles s'attaquent, pour plus de 80% d'entre eux, à des adolescents de sexe masculin (voir ici et là). Les adolescents qui ont toujours fasciné les homosexuels comme en témoignent les couvertures de Têtu ou les visuels censés aguicher le visiteur sur les sites "gays". Ils représentent très souvent des jeunes hommes imberbes. L'histoire a d'ailleurs montré qu'une frange non négligeable du lobby homosexuel a défendu des revendications pédophiles (voir ici et là). Seule le dogme de l'enfant roi aura finalement protégé les enfants de ces irresponsables.

Selon une étude américaine de 1988, 86% des pédophiles se considèrent eux-mêmes comme homosexuels ou bisexuels.

La pseudo-caution scientifique qui nous intéresse est judicieusement placée en fin d'article histoire de marquer les esprits et d'appuyer le propos. Une manière de dire : "Ca fait des années qu'on vous dit qu'il y a un lien entre homosexualité et pédophilie, mais maintenant on en a la preuve scientifique".

On peut réagir de plusieurs manière à cette "information". La première est celle de la crédulité : ce chiffre existe, et s'il bouleverse ou confirme nos idées reçues sur la pédophilie et la sexualité, c'est qu'il nous ouvre les yeux sur cette "vérité qui dérange". Alors on intègre cette information qui vient alimenter la somme de toutes les autres idées reçues qui encombrent notre mémoire, et qui au fil du temps se transformera en conviction.

La seconde est celle de l'incrédulité : ce chiffre est trop énorme, bouleverse nos connaissances sur la pédophilie et l'homosexualité. On sait que la plupart des pédophiles sont des proches des enfants qu'ils agressent, souvent des parents, beaux-parents, oncles, frères, qui par ailleurs font preuve d'un comportement hétérosexuel classique (en couple, avec des enfants, etc.). Je connais moi-même plusieurs personnes de sexe féminin qui ont subi des attouchements par leur grand-père dans leur enfance sans que celui-ci puisse être soupçonné un seul instant de penchants homosexuels. Y aurait-il 86% d'homosexuels refoulés parmi ces individus ? Alors on attaque la crédibilité des sites qui relaient cette information, par leur appartenance à ce qu'il convient d'appeler la "réacosphère", viscéralement traditionaliste et homophobe.





Stop.





Aussi naturelles et instinctives que puissent être ces réactions, elles sont inutiles et dangereuses. Inutiles parce que toute dénégation entraînera en retour des accusations d'aveuglement de la part de vos adversaires, armé de leur fameuse "caution scientifique". Le message vous déplaît, alors vous attaquez le messager. Dangereuses parce qu'en échouant à attaquer ce message, vous lui accordez implicitement une certaine crédibilité ; vous admettez son existence ; vous cautionnez son caractère scientifique. Bref, vous lui permettez d'exister, et donc de se répandre.

La seule façon efficace de s'attaquer à ce problème est d'aller sur son terrain présumé, celui de la science. Une calomnie prend l'apparence d'une vérité scientifique ? Appliquons-lui une analyse scientifique froide, impartiale et dépassionnée. Si comme vous le pensez elle s'avère erronée voire falsifiée vous aurez détruit sa raison d'être. Si au contraire (cas peu probable ici) elle s'avère exacte ou plausible, elle bouleversa vos schémas de pensée, mais dans le bon sens : celui de la vérité, car la science avance parfois (souvent ?) à grand coup de pieds au cul. Ne négligez aucune piste, aucun site, au besoin mettez-vous une pince à linge sur le nez. On le verra, ça peut s'avérer payant

Laissons donc de côté nos convictions et nos idées reçues. Use the source, Luke!

L'article ci-dessus mentionne donc une étude américaine de 1988. Le lien posté est le suivant :

http://www.wnd.com/index.php?pageId=13722

Il s'agit d'un article sur le site World Net Daily, site d'information qu'on qualifiera d' "alternatif". L'information qui nous intéresse se situe environ aux deux-tiers :

A 1988 study detailed in Baldwin's report found that most pedophiles even consider themselves to be "gay." According to the study, "Archives of Sexual Behavior," some 86 percent of pedophiles described themselves as homosexual or bisexual.

"86% des pédophiles se sont eux-même décrits comme homosexuels ou bissexuels".

Voici donc l'étude mentionnée par l'article original. L'auteur se nomme Steve Baldwin, et le titre de l'étude est "Child Molestation and the Homosexual Movement". Une rapide recherche conduit au document PDF suivant :

http://inclusion.semitagui.gov.co/Subjects/SexualImmorality/Pedophilia/14_2baldwin.pdf

Faisons pour l'instant abstraction de la nature du site, et intéressons-nous uniquement au contenu de l'article. Sachant qu'à première vue l'URL donne une apparence de sérieux. On n'est pas sur http://www.godhatesfags.com/.

Là encore une rapide recherche dans le texte nous mène à la page 271 et au paragraphe suivant :

Research on the homosexual lifestyle confirms it is almost exclusively a youth oriented culture.17 Very few gays exhibit a preference for older men. Some admit to a focus on teenage boys, some on& prepubescent boys, and many cross over between categories. All are subsets of the homosexual deviancy. Moreover, most pedophiles consider themselves to be gay. In a 1988 study published in the Archives of Sexual Behavior, 86% of pedophiles described themselves as homosexual or bisexual.18

Première remarque, l'étude qui fait office de référence pour établir le lien entre homosexualité et pédophilie, au point d'être reprise et citée partout sans vérification, est elle-même basée sur une autre étude. A ce stade de nos recherches, ceci prouve que tous ceux qui reprennent cette information ne l'ont pas vérifié. Il est en effet d'usage de citer la source originale d'une information et non les sources indirectes s'y rapportant. Mais jusqu'ici rien qui ne puisse remettre en cause la crédibilité de ce chiffre. Notons juste au passage le qualificatif de "déviance" associé à l'homosexualité. Continuons.

L'étude originale mentionnée par Baldwin, indiquée à la note n° 18 de cette page 271, est la suivante :

W.D. Erickson et al., Behavior Patterns of Child Molesters, 17 ARCHIVES SEXUAL BEHAV. 77, 83 (1988).

On retrouve ici le nom de l'étude mentionnée dans l'article du World Net Daily, mais tout porte à croire que ceux-ci ne l'ont pas non plus vérifiée, comme nous le verront. Tout au plus ont-ils recontextualisé le paragraphe de l'étude Baldwin.

Nous disposons maintenant de la source originale du chiffre en question. La première inquiétude est de savoir si elle sera disponible sur l'Internet, et en lecture libre. En effet de nombreux articles de ce genre sont en téléchargement payant sur des sites spécialisés dans les publications scientifiques. Dans ce cas nos recherches devraient s'arrêter sur une présomption de véracité, autrement dit un GAME OVER. Une rapide recherche (encore une fois) sur le nom de l'auteur et de l'article nous rassure immédiatement :

http://www.springerlink.com/content/nn47702590175u90/
http://www.springerlink.com/content/nn47702590175u90/fulltext.pdf

Une fois n'est pas coutume, et pour notre plus grand bonheur et celui de la vérité, le texte intégral est en accès libre. A priori le texte semble sérieux, et le fait qu'il soit placé sur un site de publications scientifiques réputé comme Springer est rassurant. Mais encore une fois, faisons abstraction du site et intéressons-nous au contenu. Le passage que nous recherchons se situe à la page 83 :

Eighty-six percent of offenders against males described themselves as homosexual or bisexual.

"86% des auteurs d'agression sur des garçons se sont eux-même décrits comme homosexuels ou bissexuels."

"Against males" : deux mots qui changent tout.

La citation qu'on retrouve reprise partout est donc différente de la source originale par ces deux petits mots : "against males". Le chiffre de l'étude originale concerne les auteurs d'actes de pédophilie sur les seules victimes masculines, alors que l'usage qu'en fait Baldwin attribue ce chiffre à l'ensemble de la population pédophile par le biais d'une citation tronquée, ce qui est soit malhonnête, soit le signe d'un manque de rigueur assez consternant pour une étude prétendant à une certaine rigueur scientifique (et qui serait suffisant pour recaler cet article de n'importe quel journal à comité de lecture).

Nous avons donc d'un côté une étude mentionnant le fait que les agresseurs de petits garçons préfèrent majoritairement les partenaires mâles, ce qui ne devrait étonner personne, et de l'autre une absence totale d'information chiffrée sur les préférences sexuelles des agresseurs de petites filles. On ne serait pas plus étonné en apprenant que la majorité des agresseurs de petites filles sont amateurs de pornographie de type teen ou lolita, deux termes parmi les plus recherchés sur l'Internet et dont sont amateurs de nombreux hommes hétérosexuels sans penchant pédophile particulier.

De plus l'étude originale mentionne également qu'on trouve la majorité des agresseurs de petites filles parmi les ascendants directs ou collatéraux de la victime (père et beau-père essentiellement), ayant des relations hétérosexuelles normales par ailleurs, sans aucune mention d'une quelconque préférence pour les relations homosexuelles. Enfin seule une infime minorité des pédophiles s'attaque à des victimes des deux sexes (p. 82: "Only 4% of the offenders molested children of both sexes"). Les deux sous-populations sont donc fortement disjointes et il n'y a absolument aucun élément pour prétendre que les agresseurs de petites filles puissent compter ne serait-ce qu'une faible proportion d'homosexuels déclarés. On fait donc dire à cette étude des choses qu'elle ne dit pas, et semble-t-il en toute connaissance de cause, l'orientation clairement affichée de l'étude Baldwin (souvenez-vous, l'homosexualité qualifiée de "déviance") laissant rétrospectivement peu de place au doute quant au caractère volontaire ou fortuit de cette omission.

On le voit, nos recherches ont payé, et beaucoup plus rapidement et efficacement que n'importe quelle argumentation d'ordre plus général, sans même parler des sophismes habituels à base d'arguments d'autorité et autres ad hominem. Nous avons attaqué cette allégation sur sa principale force apparente, à savoir son caractère scientifique, et ainsi exposé sa nature intrinsèquement malhonnête et falsifiée. Dès lors toute la construction argumentaire de l'adversaire s'écroule. Pourtant ces recherches n'ont pris qu'une dizaine de minutes sur Google, soit beaucoup moins que le temps pris à mettre en texte leur résultat. C'est donc à portée de tout le monde, et vous n'avez plus d'excuse pour vous faire avoir, quel que soit le sujet (les changements climatiques ou les éoliennes par exemple).

Une fois établi le caractère mensonger de ce chiffre et de l'étude dont il est issu, vous pouvez alors savourer votre victoire en observant vos adversaires dérouler les sophismes et autres procès d'intention à votre encontre, tout en dégustant votre breuvage préféré et en voyant votre commentaire monter dans les référencements des moteurs de recherche en lieu et place de ceux ayant propagé l'information originale.







Maintenant qu'on a fait du petit bois de cette affirmation fallacieuse, on peut désormais s'intéresser aux vecteurs de sa propagation histoire de creuser un peu plus le sujet dans un but d'édification personnelle, bien que la victoire par headshot acquise à l'étape précédente vous prémunit contre tout retour de flamme éventuel.

Il n'y a pas grand chose à dire sur le site World News Daily, il s'agit d'un site d'information conservateur nord-américain assez classiques. On trouve, entre les publicités pour les Bibles, la litanie habituelle d'articles vantant les mérites de la famille traditionnelle et dénonçant les tricheries des Démocrates et autres progressifs. Passons.

Le site hébergeant le PDF de Baldwin est beaucoup plus intéressant :

http://inclusion.semitagui.gov.co/

L'URL donne une apparence de respectabilité puisqu'il s'agit à première vue d'un site gouvernemental, comme le suffixe .gov.co le laisserait supposer. Le TLD .co est celui associé à la Colombie, dont le sous-domaine .gov est bien celui dédié aux organismes gouvernementaux. Le domaine semitagui.gov.co semble être associé au "Secretaría de Educacion y Cultura de Itaguí - Inicio" :

http://serversiders.com/semitagui.gov.co

En revanche le site http://www.semitagui.gov.co/ renvoie une page désespérément vide. De plus on peut s'étonner de l'existence d'un sous-site anglophone et visiblement nord-américain sur un serveur du Secrétariat à l'Education et à la Culture d'Itaguí, en Colombie.

Observons cette fameuse page. Malgré son URL gouvernementale colombienne, elle arbore un fier http://famguardian.org/ sur sa page de garde. Cette URL renvoie effectivement sur un site identique. Encore mieux, les deux adresses Web pointent vers la même adresse IP, à savoir 67.55.57.203, il ne s'agit donc pas d'un mirroir. Une requête Whois sur le site "Family Guardian" nous indique qu'il est hébergé au Canada :

http://www.who.is/whois/famguardian.org/

Plus exactement, à Mississauga, Ontario. Il eut été cocasse qu'il fût hébergée en Colombie Britannique, mais les responsables de ce site manquent visiblement d'humour. Ceci ne nous dit pas par quel extraordinaire un site gouvernemental colombien en vient à pointer sur un serveur canadien. Je pense que ceci devrait fortement intéresser le ministère de l'Education colombien si d'aventure quelqu'un s'amusait à les avertir de cette bizarrerie.

L'effet secondaire indésirable de ce squatting présumé (ici on respecte la présomption d'innocence, monsieur !) est de donner aux contenus hébergés sur ce site et accédés par lien direct une apparence officielle et respectable, notamment pour les américains habitués au préfixe .gov, et ainsi dissuader habilement le lecteur naïf ou paresseux de chercher plus loin. Cf. la fameuse étude Baldwin :

http://inclusion.semitagui.gov.co/Subjects/SexualImmorality/Pedophilia/14_2baldwin.pdf

Bien entendu, une simple visite de la page de garde laisse peu de doute quant à la nature de ce site, farci de références bibliques ou créationnistes. En visitant le niveau supérieur au lien ci-dessus on trouve de belles perles que ne renierait pas Fred Phelps :



Ou encore :

http://famguardian.org/Subjects/SexualImmorality/Homosexuality/Queers.htm

The Biblical Way to Hate Queers

"La façon biblique de haïr les pédés"

Sans commentaires.







Revenons maintenant sur les pages francophones sur lesquelles cette "vérité qui dérange" s'est propagée en premier lieu. Il s'avère que ce n'est pas totalement inutile, puisque si l'on fait abstraction des débats stériles et autres trolls, on trouve de ci-de là des informations beaucoup plus intéressantes de commentateurs mieux informés que la moyenne. Par exemple ici (première page Google) on trouve un lien vers une étude publiée par le très sérieux "Official Journal of the American Academy of Pediatrics" (également mentionnée sur le non moins sérieux "Journal of the American Medical Association"), lien malheureusement très mal mis en valeur par le commentateur qu'on remercie par avance (Alys, si tu nous lis...) au point qu'il m'avait totalement échappé en première lecture :

Are Children at Risk for Sexual Abuse by Homosexuals?
Objective. To determine if recognizably homosexual adults are frequently accused of the sexual molestation of children.

Design. Chart review of medical records of children evaluated for sexual abuse.

Setting. Child sexual abuse clinic at a regional children'shospital.

Patients. Patients were 352 children (276 girls and 76 boys) referred to a subspecialty clinic for the evaluation of suspected child sexual abuse. Mean age was 6.1 years (range, 7 months to 17 years).

Data collected. Charts were reviewed to determine the relationships of the children to the alleged offender, the sex of the offender, and whether or not the alleged offender was reported to be gay, lesbian, or bisexual.

Results. Abuse was ruled out in 35 cases. Seventy-four children were allegedly abused by other children and teenagers less than 18 years old. In 9 cases, an offender could not be identified. In the remaining 269 cases, two offenders were identified as being gay or lesbian. In 82% of cases (222/269), the allegedoffender was a heterosexual partner of a close relative of the child. Using the data from our study, the 95% confidence limits, of the risk children would identify recognizably homosexual adults as the potential abuser, are from 0% to 3.1%. These limits are within current estimates of the prevalence of homosexuality in the general community.

Conclusions. The children in the group studied were unlikely to have been molested by identifiably gay or lesbian people.

2/269 = 0,74% d'homosexuels dans cet échantillon de pédophiles.

222/269 = 82,53% d'hétérosexuels en couple avec un parent ou collatéral de l'enfant.

La proportion d'homosexuels parmi les pédophiles est proche de celle dans la population générale. Autrement dit, il n'y a pas plus d'homosexuels parmi les pédophiles, ou de pédophiles parmi les homosexuels, qu'il n'y en a pour les hétérosexuels.

Conclusion claire et sans appel. Et quand bien même cette étude porte sur une population relativement limitée (269 auteurs d'actes pédophiles), posez-vous la question suivante : si les pédophiles étaient réellement à 86% homosexuels, quelle est la probabilité pour que cette étude clinique n'en trouve que 0,74% ?





Voilà comment on propage une calomnie : par deux petits mots.
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MessageSujet: David Schwimmer aborde un sujet délicat   Mer 29 Déc - 6:24

David Schwimmer aborde un sujet délicat
28-12-2010 | 13h47



Le drame Trust, deuxième long métrage de David Schwimmer, qui aborde le sujet de la pédophilie en ligne, restera interdit aux mineurs de moins de 17 ans non accompagnés, rapporte la presse nord-américaine.

L'Association américaine du film (Motion Pictures Association of America) a confirmé sa classification au terme d'une procédure d'appel lancée par la société Millennium Entertainment.

Emmené par Clive Owen et Catherine Keener, Trust évoque la douleur d'un couple qui découvre que leur fille a été victime d'un prédateur sexuel rencontré sur Internet.

Un sujet en phase avec les préoccupations rencontrées par les adolescents d'aujourd'hui, a plaidé le producteur Avi Lerner.

David Schwimmer a indiqué qu'il excluait d'alléger son film, affublé du signe R à cause de «son contenu perturbant impliquant le viol d'une adolescente, des excès de langage, des scènes à caractères sexuelles et de la violence», selon la MPAA.

Trust sortira le 1er avril prochain dans les cinémas des États-Unis et du Canada.



'Trust' Trailer / Bande-annonce #1 VO
envoyé par Sawyer17. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
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MessageSujet: Re: Ceux qui "osent" ...parler du sujet   Mar 4 Jan - 9:27

Hervé Vilard se confie sur ses blessures d'enfance
Info rédaction, publiée le 03 janvier 2011
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http://www.news-de-stars.comHervé Vilard n'a pas eu une enfance facile
Alors qu'il est en pleine tournée Age tendre et têtes de bois, le chanteur s'est confié au micro des Grandes Gueules, émission phare de la radio RMC, sur le traumatisme subi lors de son enfance.

A 64 ans, Hervé Vilard n'a plus rien à perdre, et tout à refaire. L'interprète de l'éternel tube Capri c'est fini a retrouvé son public grâce à la tournée des idoles Age tendre et têtes de bois, avec qui il est actuellement en tournée.

Au micro de la radio RMC, Hervé Vilard s'est exprimé sur un sujet qui lui tient à coeur, la pédophilie dont il a été victime lorsqu'il était petit. A cette époque, il est placé depuis l'âge de six ans à l'orphelinat Saint Vincent de Paul : "Oui, nous avons subi des attouchements à l'orphelinat ! Les juges pour enfants nous faisaient des attouchements ! De grands politiques ont des dossiers sur ça... C'est grâce à ça qu'ils ont fait une belle carrière... On se laissait tripoter pour avoir des bonbons ! Aujourd'hui ça me fait frémir..."


"On se faisait tripoter par les juges pour enfants!"H.Vilard
envoyé par lesgrandesgueules. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Une épreuve difficile pour le chanteur
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MessageSujet: Documentaire en anglais, Chicken Hawk   Sam 15 Jan - 13:21

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MessageSujet: En exagérant et en diabolisant la cyberpédophilie, on occulte le fait que 80 % des actes de pédophilie sont le fait de personnes proches du milieu familial   Jeu 17 Mar - 7:30

En exagérant et en diabolisant la cyberpédophilie, on occulte le fait que 80 % des actes de pédophilie sont le fait de personnes proches du milieu familial. Est-ce difficile de trouver des images à caractère pédophile? Oui, ça l'est pour l'utilisateur occasionnel seulement

Il faut revoir le por­trait trop souvent sensationna­liste fait de la cyberpédophilie. C’est ce que croit le professeur de criminologie à l’Université d’Ottawa Patrice Corriveau, qui co­signe avec l’enquêteur Francis Fortin l’ouvrage Cyberpédophiles et autres agres­seurs virtuels. Explications.

Quels sont les mythes qui circulent sur le sujet?
L’Internet n’a pas engendré plus de pédophiles. La Toile facilite l’échan­ge de matériel illicite, mais la vérité, c’est qu’on ne peut pas conclure que ça pousse au passage à l’acte. D’après les études, le cyberpédo­phile est blanc, a entre 30 et 45 ans et maîtrise bien la technologie. Oubliez le cliché du vieux pervers bedonnant à moustache. En exagé­rant et en diabolisant la cyberpédophilie, on occulte le fait que 80 % des actes de pédophilie sont le fait de personnes proches du milieu familial.

Est-ce difficile de trouver des images à caractère pédophile?
Oui, ça l’est pour l’utilisateur moyen qui cherche à y accéder grâce à Google ou Yahoo! Sur les 200 sites que nous avons examinés, à peine 10 proposaient des images à caractère pé­dophile. Et encore, il ne s’agissait que de quel­ques images ou vidéos de filles ayant entre 14 et 16 ans. C’est surtout sur les groupes de discussion que circule le vrai matériel pédophile. Ceux qui sont accusés de possession de matériel illicite et qui disent qu’ils sont tombés dessus par hasard ne disent donc pas la vérité.

Quels sont les différents types d’amateurs de pornographie juvénile?
Il y en a en gros quatre types. L’amateur de passa­ge qui ne télécharge rien, le collectionneur qui peut avoir des centaines d’ima­ges ou de vidéos, mais qui ne passe généralement pas à l’acte, le distributeur qui n’hésite pas à se procurer du nouveau maté­riel pour faire de l’argent et, enfin, le producteur. Ce dernier n’hésitera pas à utiliser des enfants.

Que peuvent faire les parents ?
Le problème c’est que bien souvent les parents connaissent bien moins la technologie que leurs enfants. Il faut qu’ils misent sur leurs compétences d’adultes pour entamer le dialogue avec leur progéniture afin de leur apprendre à exercer leur jugement critique.
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MessageSujet: Michael   Dim 15 Mai - 4:39

Markus Schleinzer sort «Michael» et il pleut au Festival de Cannes

"Michael", un film autrichien de Markus Schleinzer (2011)
NGF/Festival de Cannes 2011
Par Siegfried Forster
Avec son premier long métrage, le réalisateur autrichien Markus Schleinzer est entré dans la course à la Palme d’or. Michael est le nom d’un pédophile qui enlève et séquestre un enfant. La caméra reflète le point de vue du criminel et le réalisateur écarte tout jugement moral. Au lieu d’un sujet à discussion, il nous laisse une coquille vide qu’il a consciemment mise dans la boîte « film à scandale » au Festival de Cannes.

Une voiture arrive devant une maison banale, la porte de garage s’ouvre, la voiture entre, la porte se ferme. Dans la première scène, tout est dit, toute l’histoire s’est déjà mise en place dans la tête du spectateur.

On a affaire à un homme de 35 ans aux cheveux clairsemés, habillé en veste et cravate quand il rentre du travail. Il prépare à manger à un garçon de 10 ans. Ils dînent ensemble. L’enfant veut encore regarder la télé : « Jusqu’à 21 heures », répond cet homme qui n’est pas son père. On l’a finalement compris quand il emmène l’enfant dans sa chambre. La porte est isolée du bruit et on descend dans la cave jusqu’à une porte munie d’une serrure énorme. Ce n’est pas une chambre d’enfant, c’est une prison.

La banalité d'un pédophile


Markus Schleinzer, auteur et réalisateur autrichien
Viktor Brázdil/NGF/Festival de Cannes 2011
Markus Schleinzer veut montrer la banalité du mal à travers le cas d’un pédophile. Sa technique : il écarte toute notion de morale du champ de la caméra. Les mots viol, pédophilie, violence n’existent pas dans le film, tout simplement parce qu’un violeur ne prononcerait pas ces mots. L’homme vit et travaille. L’abus n’est jamais montré. Dans le film, il n’existe pas. L’enfant n’a pas droit de cité ni vraiment de nom. Il est traité comme un animal domestique dans sa cage, mais il dort, mange, dessine et fait même des sorties avec cet homme. Oui, l’enfant pleure aussi. Une fois, à Noël, néanmoins, l’homme reçoit aussi un cadeau : un dessin avec un homme et une femme. L’enfant lui souhaite une femme. Alors, l’homme aussi pleure une fois.
Dans son film, Schleinzer traque la normalité comme une partie du crime : « Le normal masque le crime », affirme-t-il. Il risque de se tromper. N’est-ce pas plutôt le criminel qui se cache derrière une normalité construite, qui, du coup, n’est plus « normale » ? Schleinzer ne montre pas vraiment la normalité mais des besoins humains. Oui, un pédophile mange. Oui, un pédophile travaille et ni sa famille, ni ses collègues ne soupçonnaient rien. Et oui, un enfant, quand il a faim, mange avec son persécuteur et chante même avec lui, devant le sapin, quand c'est Noël.

Le personnage renfermé et mutique de Michael est interprété avec une sobriété étonnante par Michael Fuith. Pendant 96 minutes il reste au centre du récit mais aucun sentiment ni haine ni pitié ne peut se fixer sur lui.

La face B du cas Kampusch

Schleinzer excelle avec une rigueur extrême dans le traitement de l’histoire. Il écarte toute morale, tout sentiment du champ de la caméra. L’homme n’est jamais désigné en tant que violeur. Ni explicitement ni implicitement. C’est clinique, froid, factuel. Le réalisateur veut se mettre dans la peau d’un pédophile, mais – contrairement à Les Bienveillantes de Jonathan Littell - il ne lance pas le débat.

Le réalisateur mise tout sur le point de vue du pédophile… et perd beaucoup. Son portrait froid et clinique reste finalement creux et ne rajoute rien à la complexité du sujet. Schleinzer a déclaré : « J’ai très consciemment refusé de m’inspirer d’affaires survenues en Autriche ». Mais dès la première image l’histoire réelle de la jeune Autrichienne Natacha Kampusch, qui a été enlevée et séquestrée pendant huit ans, est omniprésente. Schleinzer a tourné la face B du cas Kampusch en surfant sur la même vague. Il se plaint de « l’imagination dans les journaux à scandales » et fournit une imagination pour intellectuels avec un récit complètement fictif.

La boîte « film à scandale »

Markus Schleinzer cherche bien la provocation quand il ne parle pas de viol et de torture répétés avec préméditation, mais résume son film avec les propos : « Il s’agissait de raconter les cinq derniers mois de la vie commune forcée d’un garçon de 10 ans avec un homme de 35 ans ». Le sujet de la pédophile reste non élucidé. Malgré tout, Schleinzer aura probablement réussi. Il a savamment pu placer son film dans la très convoitée boîte « film à scandale » dans la compétition officielle. Avec Michael, le directeur de casting attitré de Michael Haneke s’est fait un prénom comme réalisateur. Après la projection, il pleuvait sur Cannes. Un vrai tournant.


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MessageSujet: «Michael», employé de bourreau   Lun 16 Mai - 3:31

«Michael», employé de bourreau
Par O.ST
cave . L’Autrichien Markus Schleinzer pose un regard clinique sur le quotidien d’un pédophile.


Comme il est dit dans le synopsis le plus laconique du Festival, le premier film de l’Autrichien Markus Schleinzer «décrit les cinq derniers mois de la vie commune forcée entre Wolfgang, 10 ans, et Michael, 35 ans». Cet argument, long comme un tweet, donne une première idée de Michael : avant de raconter une histoire, le film traite d’un sujet, la pédophilie. Parce qu’il nous vient aussi du pays de Natascha Kampusch, dont de nombreuses similitudes scénaristiques rapprochent le cas, on voit un peu trop clairement à travers la chair du film la trame de sa fabrication. Michael est donc une digression sur un thème que le monde moderne tient pour le crime ultime. Cependant, le héros n’en est pas l’héroïque enfant, mais son ravisseur, comme le titre le dit froidement. Michael est en effet un homme sérieux, soigneux, agent d’assurances estimé, fiable et d’ailleurs promu (très bon Michael Fuith). Si on ne le savait aussi bourreau, la nuit, dans sa cave, du jeune Wolfgang, on ne verrait en lui qu’une normalité sinistrement ennuyeuse.

Le film, par sa narration pas à pas, sa prudence de Sioux, sa rigueur morale dans la mise en scène, se développe comme une procédure irréprochable. Schleinzer n’a pas besoin de filmer son personnage principal à charge, les faits l’accusant très bien par eux-mêmes. Inversement, nulle nécessité non plus de cultiver l’empathie pour l’enfant. Le cinéaste la retiendrait plutôt, ne consacrant au garçonnet que les scènes essentielles de contact avec son bourreau et celles où il aménage son existence troglodyte avec l’absence de moyens du bord. Ne pouvant vivre sa propre vie, Wolfgang est condamné à être un objet dans la vie d’un autre, où tout est adulte et triste, et particulièrement la chair, comme chacun sait : «Tu veux que je te plante ma bite ou mon couteau», plaisante un jour avec lui Michael. Et Wolfgang du tac au tac : «Ton couteau.»

Ce qui manque le plus, c’est une formule personnelle. Celles que Schleinzer met en œuvre sont efficaces, réfléchies, dignes et bien tenues… mais il manque une épice à l’ensemble, une clé fait défaut qui éclairerait sa motivation, au-delà de vérités déjà anciennes sur la banalité du mal, sur l’humanité des monstres et la terreur qui se cache sous le mythe social de la normalité. Pourquoi nous raconte-t-il cette histoire-là ? Quelques pistes s’ébauchent mais sont bien vite refermées, comme l’effet de ressemblance troublant qui commence à s’installer entre les personnages, suggérant peut-être que Michael s’est choisi en Wolfgang un petit miroir, ou une image de lui-même enfant.

En semblant donner avant toute chose une lecture, pleine de garde-fous, d’un récit qui ne lui appartient pas et dans un style qui se veut d’abord incontestable, le cinéaste a laissé pâlir le mystère sans lequel il n’est pas de grand cinéma. On ne prendra pas le film en défaut. Mais ce verrouillage a un effet lissant sur toutes les failles que d’autres auraient creusées, particulièrement Haneke, dont Schleinzer est un évident descendant, et pour lequel il a joué les directeurs de casting pendant plus de dix ans.
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MessageSujet: Mysterious skin   Mer 15 Juin - 5:19

Mysterious Skin"
Le Point.fr - Publié le 14/06/2011 à 16:24
C'est un film sorti en 2004, du réalisateur américain Gregg Araki, qui met en scène deux adolescents victimes de pédophilie durant leur enfance.

:




Je constate en lisant les commentaires qui suivent les articles d'affaires de pédophilie que beaucoup invitent à de lourdes sanctions contre les incriminés et s'en prennent à notre justice considérée comme trop laxiste, mais peu s'interrogent réellement sur le cas des victimes : les enfants.

Mysterious Skin est un film que j'ai vu il y a un bout de temps, et que je n'ai jamais oublié. Peut-être parce qu'il aborde avec une grande justesse un thème qui me touche personnellement, celui de l'enfance détruite prématurément, sacrifiée à la satisfaction égoïste d'un adulte malade.

Le réalisateur Gregg Araki est un nom dans le cinéma indépendant américain. Il a filmé les errances trash et acidulées d'adolescents en mal de vivre dans des ambiances crépusculaires de fin du monde. C'est l'envers du rêve hollywoodien. Il reprend les codes visuels de la génération MCM pour mieux les détourner sous la forme de bad trips surréalistes.

Le premier choc de Mysterious Skin vient de la mise en scène : calme, épurée, assagie. Elle instaure une dimension nihiliste et profondément désenchantée qui donne une valeur poétique au plus sordide des faits divers.

On suit les parcours croisés de deux enfants violés à l'âge de huit ans par un entraîneur de baseball. Le premier, Neil, qui semblait a priori consentant, voire complice, devient un adolescent provocateur qui se perd entre prostitution et défonce, dans une course autodestructrice empreinte de culpabilité. Le second, Brian, gauche et introverti, a intériorisé le drame. Il est conscient d'un black-out durant son enfance et pense qu'il a été enlevé par des extraterrestres. Il a des visions dans lesquelles apparaît Neil et il est persuadé qu'en le retrouvant il pourra mettre en lumière cet épisode mystérieux de son passé.

Loin de faire du pédophile un monstre, au sens mythologique du terme, Araki en dresse un portrait humain qui peut être difficilement supportable, quelque part entre misère, affection réelle et pathologie. Et la question du consentement possible de l'un des deux enfants explose carrément un tabou. Ça aurait pu être franchement nauséabond, mais une sorte de grâce plane sur le film. Des images aériennes au service d'une histoire sans moralisation manichéenne, mais totalement lucide sur les effets désastreux qu'engendrent de tels faits divers.

Des questions délicates sont donc soulevées. Faut-il castrer le pédophile et le pendre avec ses parties génitales, comme on l'entend si souvent ? Faut-il le parquer dans un camp ? Que deviendrions-nous à ce moment-là ?

Je ne suis pas pour autant partisan d'une victimisation systématique du pédophile. Il y a de vrais prédateurs sexuels, sadiques, qui font du mal en connaissance de cause, ce qui est très dur à théoriser loin de tout ressenti. Il y a également des malades en proie à des pulsions, dont certains demandent d'ailleurs une assistance thérapeutique pour ne pas passer à l'acte. La vérité, dans tout ça, est qu'il faut rester raisonnable autant que possible et prendre garde à ne pas devenir soi-même un monstre sous le couvert de la moralité.

Je pense également qu'il faudrait écouter un peu plus les enfants victimes de pédophilie. Ils ont souvent un jugement moins tranché que ceux qui en appellent à la guillotine ou au lynchage. Pour finir et à titre personnel, en regardant Mysterious Skin, j'ai eu enfin l'impression d'avoir été compris par quelqu'un qui a su mettre en fiction un trauma qui ne partira certes jamais, mais que je ne souhaite pas pour autant justificateur de comportements sanguinaires.
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MessageSujet: ne pas tout mettre dans le même panier   Mer 15 Juin - 5:22

Détenir des images pédopornographiques ne signifie pas passer à l'acte
Dimanche, une fillette de 5 ans a été enlevée et violée dans l'Ain. Le suspect avait déjà été condamné pour détention (délit passible de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende) et diffusion d'images pédopornographiques. Peut-on établir un lien certain entre la détention de telles images et le passage à l'acte ? Pour Yves Ferroul, médecin sexologue, la réponse est non.
Sélectionné et édité par Hélène Decommer
Temps de lecture : 2 minutes

J'ai posé la question de ce rapport entre détention d'images et passage à l'acte à mon fils, qui est psychiatre et médecin légiste. Il m'a répondu que la corrélation statistique était forte. Néanmoins, il est difficile de se prononcer de manière définitive, tant les cas diffèrent selon les individus.



Prenez un hétérosexuel : rien ne laisse présager de son comportement sexuel. Le Pape et Johnny Hallyday sont tous deux hétérosexuels et n'ont pas les mêmes pratiques sexuelles. C'est une boutade que je fais entre confrères, mais son sens est sérieux.

La quasi-totalité des personnes qui détiennent des images à caractère pédopornographique ne passera jamais à l'acte. C'est un peu comme certaines femmes qui fantasment sur le viol mais ne veulent évidemment pas en subir un réellement. La plupart des hommes et femmes fantasment sur leur voisin ou leur collègue de travail, mais combien passent à l'acte ? Un nombre infime. Le fantasme n'est donc pas du tout du même ordre que sa réalisation concrète.

Affirmer qu'il existe une corrélation assurée entre détention d'images pédopornographiques et viol de mineur reviendrait à mettre sous contrôle judiciaire un tel nombre de personnes que cela ne me paraît pas raisonnable. Mais dans le cas présent, il semble que le prévenu allait plus loin, puisqu'il diffusait aussi des images pédopornographiques. La justice a donc eu raison de le faire suivre médicalement afin de prévenir le risque de passage à l’acte.

Prenons un exemple pour mettre les choses en perspective. Quantité d'hommes et de femmes regardent des films pornographiques alors que nous savons que cette filière exploite certaines personnes, qu'il y a du trafic d'être humain derrière cela. On pourrait alors dire qu'un amateur de films porno est complice de ces mauvais traitements. Aussi complice que pourrait l'être un amateur d'images pédopornographiques avec les crimes des pédophiles.

Je ne pense pas qu'il soit plus grave de regarder des images pédopornographiques que des images d'hommes ou de femmes qui se trouvent contre leur gré dans un circuit malsain où leur corps est exploité.

A cause de certains faits-divers très graves, notre société s'est focalisée sur la pédophilie, la considérant comme le crime absolu. Or il est important de distinguer nettement les fantasmes, les pratiques qui ne mettent pas en cause les autres – comme de regarder des images – et les pratiques sexuelles impliquant autrui. La police et la justice doivent elles aussi faire cette distinction.

Notre loi protège les citoyens de moins de 16 ans de la sexualité des adultes, et c'est une excellente mesure pour la bonne marche de notre société. À partir du moment où nous respectons la règle de base de la vie dans notre société, "entre adultes consentants", il ne faut pas que la justice s'amuse à venir dans nos cervelles, ou dans notre chambre.
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MessageSujet: La chappe de plomb   Lun 25 Juil - 8:28



Dernière édition par Admin le Mer 9 Nov - 12:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Présumé coupable   Dim 28 Aoû - 8:59

Au Gaumont, Philippe Torreton a rencontré le public de « Présumé coupable »
dimanche 28.08.2011, 05:22 - La Voix du Nord

L'acteur Philippe Torretonet le producteur Christophe Rossignon ont présenté le film avant la projection.
| AVANT-PREMIÈRE |

Le premier long métrage à s'inspirer de l'affaire d'Outreau, « Présumé coupable », a été projeté en avant-première, vendredi soir, au cinéma Gaumont

à Valenciennes. Une petite centaine de personnes était présente pour découvrir le film, tiré du livre d'Alain Marécaux (Chronique de mon erreur judiciaire), l'un des « 13 acquittés » d'Outreau. Réalisé par Vincent Garenq, il retrace le calvaire judiciaire subi par l'huissier de justice, injustement accusé de pédophilie. Dans la file d'attente, Carole, de Famars est venue avec son amie Anne-Marie, originaire de Valenciennes. « Cette histoire nous a beaucoup émues, explique Carole. À l'époque, nous l'avions suivi de près. » Anne-Marie, l'avoue, c'est pour l'acteur Philippe Torreton qu'elle a fait le déplacement.


Quelques minutes avant la séance, face au public, Philippe Torreton fait allusion à sa rencontre avec Alain Marécaux, le vrai : « Dès que je l'ai vu, j'ai été saisi par l'émotion qu'il dégageait. Ce chagrin, encore si présent, c'est terrible. Je ne me sentais pas le droit de le questionner pour le rôle. »Le film commence. Cramponnés à leur siège, les spectateurs vivent la descente aux enfers d'Alain Marécaux. Les plans rapprochés, la caméra portée à l'épaule accentuent les émotions. Les larmes coulent lorsque la justice « l'arrache » à ses enfants. La colère prend le pas, à mesure que le juge Burgaud déshumanise l'affaire. Seuls comptent les rapports et les PV de justice. « Lorsqu'on cesse de voir l'humain, la barbarie n'est pas loin », a commenté le producteur Christophe Rossignon, qui a organisé un débat à la fin de la séance. Les lumières se rallument, les spectateurs émus, la gorge serrée, sont encore sous le choc. Un silence difficile à briser. Un jeune homme prend alors la parole et interroge le producteur : « Est-ce que ce film permettra de faire évoluer les choses, de réformer le fonctionnement de la justice française ? » « J'en nourris l'espoir, tout comme Alain. » •

ÉLODIE BARTOLIC
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MessageSujet: Le voile se lèvera-t-il en France ?????   Ven 30 Sep - 7:45

Pédophilie: les silences de l’Eglise

Patricia Loison © France 3
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Patricia Loison s’intéresse à la pédophilie au sein de l’Église dans un nouveau numéro de “Pièces à conviction” qui sera diffusé le 19 octobre prochain sur France 3.
Pour le frère Pierre Etienne, membre de la communauté catholique des Béatitudes et pédophile, l’Église cache ses pédophiles. Pendant plus de 20 ans, et dans toute la France, il a commis des agressions sexuelles sur 57 enfants. Il avait pourtant averti sa hiérarchie et demandé de l’aide pour soigner ses pulsions. Pendant toutes ces années il n’a jamais été dénoncé ou arrêté.
L’enquête met en lumière la manière dont un pan entier de l’Église a organisé le silence autour de cette affaire. Pour y parvenir, elle n’a pas hésité à sanctionner en son sein ceux qui se sont opposés au secret. Quitte à laisser un pédophile au contact des enfants…
Diffusion le mercredi 19 octobre à 23H sur France 3
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MessageSujet: Agnus dei d'Alexandra Sanchez : ou le mur de l'impunité dévoilé   Jeu 27 Oct - 5:12

Alejandra Sanchez lors de son dernier documentaire s’était intéressée aux meurtres de femmes dans une cité industrielle sur la frontière mexico-américaine. Aujourd’hui avec ce deuxième documentaire, elle enregistre face caméra le témoignage de Jésus, violé par un prêtre alors qu’il était enfant de choeur. Un documentaire violent dont le procédé choc est discutable mais qui reste sans tabou.

La pédophilie ne mérite pas le silence. Ce documentaire illustre la complicité qui existe entre religieux et certaines familles, qui préfèrent fermer les yeux sur les agissements des prêtres afin que leurs enfants puissent être éduqués. La pauvreté et la puissance des soutanes face à l’impuissance des enfants permettent à ce fléau de continuer dans un silence liturgique. Agnus Dei, c’est le parcours et le combat de Jésus qui décide de prendre son destin en main. Il affronte alors le mur du silence de l’église, la confrontation avec son agresseur pour pouvoir essayer de reconstruire sa dignité d’homme.





Alejandra Sanchez filme progressivement le combat du jeune homme et dévoile ainsi la complicité entre la justice et l’église en ce qui concerne la pédophilie. Son agresseur est toujours en liberté et continue de prêcher alors que Jésus a déposé plainte contre lui en 2008. Il s’agit donc plus vraiment de suivre u combat judiciaire, mais plutôt celui d’un homme qui cherche à retrouver sa dignité jusqu’à aller se confronter à son violeur dans une scène finale glaçante où seuls des demis aveux seront accordés en se justifiant à demi-mot se cachant derrière le mur d’impunité devant lequel tant de contemporains se résignent. Mais Agnus Dei n’est pas pour autant un pamphlet anti-ecclésiastique, il est un véritable travail d’investigation entrepris sur deux ans. Seul bémol, est sans doute l’utilisation parfois outrancière de » procédés chocs » : elle alterne des passages de messes, des cours sur la sexualité dans les séminaires entre des photos pédophiles de l’agresseur de la victime. Mais bon, les choses ont le mérite d’être clairement dites et explicitées.



Agnus Dei : entretien avec Alejandra Sánchez... par Leblogdocumentaire
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MessageSujet: Michael :Un film qui ne juge pas   Mer 9 Nov - 12:12

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MessageSujet: Corey Feldman, enfant star des années 80 et aujourd'hui reconverti dans le show Dancing On Ice, a en effet confié qu'il avait été victime de pédophiles sur les plateaux de tournage et qu'il allait donner le nom de deux personnes bien connues du milieu du    Dim 8 Jan - 3:54

Corey Feldman, enfant star des années 80 et aujourd'hui reconverti dans le show Dancing On Ice, a en effet confié qu'il avait été victime de pédophiles sur les plateaux de tournage et qu'il allait donner le nom de deux personnes bien connues du milieu du cinéma qui auraient abusé de lui.

C'est le quotidien The Sun qui a recueilli les confidences de l'acteur emblématique de toute une génération dans les longs métrages The Goonies, Stand by Me ou The Lost Boys aux côtés de Corey Haim, dont la mort brutale le 10 mars 2010 aurait été le déclencheur. L'acteur, qui n'a plus touché à la drogue depuis plus de 20 ans maintenant et est père d'un petit garçon de 7 ans fruit de son amour pour son ex-femme Susannah, a décidé d'écrire un livre dans lequel il décrira tout ce que lui et les autres enfants-acteurs ont pu subir durant les tournages, tout en donnant le nom de deux coupables.

Le quadragénaire explique ainsi comment à l'âge de 14 ans, il était utilisé par des hommes comme une vulgaire chose et cerné par les pédophiles. "En gros, j'étais allongé là, prétendant que je dormais alors que ces hommes faisaient leurs affaires", raconte-t-il. Il explique également que la mort de son ami Corey Haim est directement liée à ces abus, et que la plainte déposée par un ancien enfant-acteur pour abus sexuel à l'encontre du célèbre agent Martin Weiss l'a poussé à écrire son livre confession.

"Corey et moi avons été utilisés comme boucs émissaires ... Les gens doivent connaître la raison pour laquelle Corey moi avons été rejetés comme des chiens battus envoyés à la fourrière, afin que personne ne puisse plus travailler avec nous", raconte la star, très amère. Le Canadien souhaite mettre en lumière ce terrible secret d'Hollywood et éviter ainsi à de nombreux enfants d'être victimes des mêmes atrocités qu'il a pu subir dans sa jeune carrière. Il confirme ainsi les propos qu'il avait déjà tenus cet été sur ABC.

Des révélations qui pourraient faire l'effet d'une bombe et mettre au grand jour un véritable réseau de pontes d'Hollywood profitant des enfants évoluant sur les plateaux de tournage...

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MessageSujet: Instincts parentaux et pédophilie   Lun 16 Jan - 8:27

O.3-L'instinct parental - Instincts parentaux et pédophilie
Dante (Admin) le Mar 10 Jan - 18:12

Il est conseillé de lire les topics, O.1 et O.2 avant celui-ci.

Maintenant que nous avons vu ce qu'est l'instinct parental et les différences entre l'instinct paternel et l'instinct maternel. Essayons de voir si l'instinct parental ne joue pas un rôle dans la pédophilie de certains individus.

Je rappelle encore une fois que la pédophilie désigne l'attraction sexuelle vis à vis de l'enfance.

Comme il est indiqué dans le topic E.0 sur la classification des pédophiles, il y a certains pédophiles que l'on peut qualifier de pédophiles paternels. Alors ce n'est pas un pédophile qui a des enfants. C'est un pédophile qui se comporte de manière paternel avec les enfants, notamment ceux qui les attirent sexuellement. Ils ont un fort instinct paternel envers les enfants.

En effet, quand un homme possède un instinct parental exacerbé, je pense que celà peut se manifester par une sorte de pédophilie. Je dis bien une sorte de pédophilie, car tous les pédophiles ne sont pas du genre paternel. Selon moi en effet, la pédophilie peut parfois résulter d'un besoin de s'adultiser quand on est encore jeune puis d'un instinct paternel exacerbé vis à vis d'enfants qu'on trouve attirants, comme beaucoup trouvent les enfants attirants, parce qu'ils sont faibles, mignons, petits et naifs. Certains pédophiles sont très certainement des individus à fort instinct parental qui ont sublimé leurs attirances envers certains enfants, suivant certains critères et certaines préférences, au point qu'elles soient sexuelles.

Mais contrairement aux femmes d'une part, qui portent des enfants dans leurs ventres, un homme lui a plus de difficulté à considérer que son enfant est une partie de lui, car il n'aura pas vécu une relation fusionnelle avec son enfant. Un père peut considérer, notamment si il a un fort instinct parental, que son fils possède une partie de lui mais contrairement aux femmes, il ne considérera pas son enfant comme étant une partie de lui. Il y a donc plus de recul entre un père et son enfant que entre une mère et son enfant. Celà peut expliquer partiellement pourquoi une mère ou une femme est rarement pédophiles (les hommes pédophiles sont rares aussi mais beaucoup moins rares que les femmes pédophiles). Une femme possédant un naturel instinct parental et qui en plus voit en beaucoup d'enfants leurs propres enfants aura bien plus de mal à éprouver une attractions sexuelle envers les enfants. Du point de vue d'une femme, son enfant fait partie d'elle. Avoir donc une envie lié à la sexualité vis à vis de son enfant, serait alors comme avoir une envie sexuelle vis à vis d'elle même ou d'une partie d'elle même, ce qui provoque alors souvent un blocage qui empêche tout plaisir sexuel d'être impliqué. Et comme expliqué dans le topic O.2, les femmes ont alors tendance à assimiler les autres enfants comme étant potentiellement les leurs, une attraction pédophile paraît alors difficilement concevable du point de vue d'une femme. On peut donc dire qu'un mécanisme psychologique lié à l'instinct maternel, empêche alors les femmes d'éprouver des attirances pédophiles.

On peut alors supposer certaines choses du côté des hommes. Les pères ayant un instinct parental moins fort et plus de recul vis à vis des enfants peuvent être alors plus enclins à éprouver une attirance sexuelle pour eux. Surtout les pères ont beaucoup moins tendances à considérer leurs enfants comme le fruit de leurs entrailles et une partie d'eux même, ce qui leur permet aussi de prendre plus de recul, notamment vis à vis des enfants qui ne sont pas les leurs. On constate que les pédophiles abusent très rarement de leurs propres enfants. Très certainements parce qu'ils considèrent tout de même que leurs enfants à défaut d'être une partie d'eux, ont une part d'eux, vis à vis du physique, certains gênes et certains traits de caractères. Ce qui doit souvent alors les empêcher de vouloir avoir des rapports sexuels avec eux. Car ils considèrent tout de même l'enfant qui étant partiellement une partie d'eux, ce qui doit à défaut de bloquer l'attraction pédophile, au moins souvent réprimer l'envie de rapports sensuels avec leurs enfants. Mais le fait qu'ils ne portent pas d'enfants fait qu'ils n'associent pas les autres enfants comme étant potentiellement les leurs et n'identifient pas les autres enfants comme étants sortis du ventre d'une mère desquelles les pères ne s'identifient pas non plus. Une attraction sexuelle, voir des rapports sexuels avec des enfants autres que les leurs leur parait alors plus concevable.
Il est également possible que le fait qu'un parent voyant son enfant grandir et changer, notamment depuis le stade de nourrisson, renforce l'instinct parental et réprime l'implication sexuelle entre le parent et son enfant.

Sans compter que comme dit dans le topic précédent, on a l'impression des fois que les enfants apportent une gratification suffisante dans la vie de leurs mères et des femmes en général, contrairement aux pères qui semblent avoir plus de besoins extérieurs au niveau de la sexualité et qui ont du coup peut-être besoin de gratifier leur sexualité afin de combler le manque d'instinct parental qui comble une majorité de femmes.

Celà correspond avec d'autres nombreuses théories qui affirmeraient que les pédophiles abusent rarement de leurs propres enfants et que les pédosexuels qui abusent de leurs propres enfants ne le font souvent pas en raison de pédophilie, mais surtout pour détruire le lien enfant/parent, très probablement dû au fait que le père n'ait pratiquement aucun instinct paternel et bafoue le lien avec son enfant, qu'il ne traite peut-être pas comme tel.

Après il y a le fait que de nombreux pédophiles, notamment parmis les boylovers, qui s'identifient aux jeunes garçons qu'ils aiment. Ce qui devrait les empêcher à priori d'avoir des rapports sexuels avec eux, voir d'être sexuellement attirés par eux. Car celà correspondrait un peu aux mères qui ne peuvent éprouver une attirance sexuelle pour les enfants qu'elles considèrent comme les leurs et comme une partie d'elles mêmes alors que certains boylovers voient parfois envers les jeunes garçons, l'enfant qu'ils ont été donc une partie d'eux même. Mais pour les hommes, il y a toujours néanmoins le recul du fait que les enfants n'ont jamais fait parti d'eux. L'identification envers les jeunes garçons peut se faire sur deux plans. L'identification envers l'enfant qu'ils ont été et identification envers l'enfance plus faisable envers un enfant du même sexe qu'eux. Dans ces cas là, le recul entre l'enfant, à plus forte raison si l'enfant n'est pas le sien et le pédophile semble alors suffisant pour que ce dernier puisse sublimer son attraction pédophile sans que le blocage dû à l'instinct paternel puisse se faire, notamment de la même façon que l'instinct maternel semble empêcher les femmes d'être sexuellement attirés par les enfants (expliqué dans le topic O.2).

La question qui subsiste, c'est pourquoi seuls les hommes semblent être pédophiles? Pourquoi les femmes censée avoir un instinct parental plus fort que celui des hommes ne sont pas pédophiles? Comme expliqué plus haut, je pense que c'est parce que les femmes considèrent ses enfants comme étant une partie d'elles mêmes. Il n'est d'ailleurs pas rare qu'une mère sombre dans la dépression après que la mort de son bébé, la plupart du temps sûrement parce qu'elles sentent qu'une partie d'elles mêmes est morte. Les femmes ont donc souvent tendance à nouer des liens parentaux avec les enfants comme si elles étaient les mères de tous les enfants. Tandis que les hommes, même ceux qui ont un fort instinct paternel, ne voient généralement pas, voir ne peuvent pas voir, les enfants de cette façon, comme étant une partie d'eux mêmes. Ce qui leur permet d'avoir plus de recul vis à vis des enfants et de ne pas y voir un rapport fusionnel avec eux comme une mère qui porte ses enfants.

Je pense aussi très fortement que la différence au niveau de la sexualité entre un homme et une femme influe aussi fortement. En effet, les hommes contrôleraient beaucoup moins leurs attractions sexuelle, car 90% du plaisir sexuelle serait géré par les glandes reproductrices, donc les testicules et 10% dans la tête. Tandis que les femmes, c'est le contraire. 10% dans les ovaires et 90% dans la tête. Il est donc possible aussi que celà soit pour cette raison que les femmes peuvent avoir plusieurs orgasmes de suite. Il se peut en effet qu'une fois qu'un homme ait éjaculé, ses testicules ne soient alors plus fonctionnels et ils perdent alors 90% de leur plaisir sexuel. Ca demande confirmation et celà reste encore théorique et hypothétique, mais d'après certaines sources, peu fiables, les femmes seraient capables de jouir sexuellement même après une ablation des glandes reproductrices. Tandis qu'un homme qui n'a plus de testicules ne peut plus jouir sexuellement. D'une part, celà serait très certainement dû aussi au fait que sans les testicules, la synthèse des hormones responsables du plaisir sexuelle n'est plus possible. Mais il se peut aussi que les hommes n'ayant plus de testicules ne peuvent en fait plus éprouver le plaisir sexuel secondaire de la jouissance sexuelle, mais peuvent tout de même éprouver le plaisir sexuel primaire qui est celui de l'érection via divers stimuli sexuels, comme les érections que les enfants éprouvent avant leur éveil à la sexualité. Certains disent que le possibilité d'une légère érection ne viendrait que d'un arc réflexe du système nerveux lors de fellation ou de masturbation. Oui, mais en effet, mais il faudrait voir si certains hommes n'auraient pas encore la possibilité d'avoir un plaisir érectil quand même, de la même façon que les jeunes enfants. Il faudrait aussi savoir si les femmes peuvent vraiment continuer à jouir sexuellement après une ablation des ovaires. Tout celà pourrait expliquer pas mal de choses sur la rareté de la pédophilie féminine.

On peut alors supposer comme le dit certains experts qu'effectivement, le rapport sexuel entre un parent et son enfant est dû au désir du parent de détruire le lien parent/enfant. En fait plus précisément, il suppose le niveau zéro de l'instinct parental et le fait de ne pas considérer son propre enfant comme étant son enfant. L'instinct parental, comme expliqué durant la majorité des sujets O, empêche souvent le parent de partager un plaisir sexuel voir de ressentir une attraction sexuelle envers ses enfants. Mais si le parent le fait quand même, il y a alors deux possibilités.
Soit il n'arrive pas à considérer son enfant comme étant le sien, car il ne voit pas en lui une part de lui-même (surtout pour les mères), ou une copie partielle de lui-même.
Soit son instinct parental est très bas. Il ne prend pas de plaisir à être parent, tout comme le 2em père dans le sujet O.1 et donc préfère rejeter son enfant et détruire le lien qui sépare l'enfant de son parent notamment en ayant avec lui ou elle un rapport sensuel qui fait que le père ne considère alors plus son enfant comme ayant une partie de lui, ou comme étant partiellement son clone (car il possède partiellement ses gênes, son physique et son caractère). Celà permet sans doute en même temps au parent de s'autopersuader mieux que l'enfant n'est pas le sien.
Je pense aussi que c'est pour ça que certains parents battent leurs enfants, souvent il s'agit de sadisme, de psychose (parfois temporaire dûe à l'alcool par exemple) ou de domination, mais il peut aussi parfois s'agir de rejet et refus de la paternité ou plus rarement de la maternité.


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MessageSujet: O2 ( complément de ce qui précède)   Lun 16 Jan - 8:28

O.2-L'instinct parental - Différences entre instincts maternels et paternels
Dante (Admin) le Mar 10 Jan - 18:06

Tout d'abord, qu'est-ce que l'instinct parental? Il s'agit de l'instinct maternel d'une femme, pas forcément déjà mère et de l'instinct paternel d'un homme, pas forcément déjà père non plus.

L'instinct paternel est le désir et l'envie profond d'un homme de vouloir aimer, se faire aimer éduquer, protéger et épanouir un enfant. Notamment bien sûr, en particulier ses propres enfants. Mais les individus éprouvant un fort instinct parental éprouvent un besoin de nouer des liens parentaux avec les enfants. Plus l'instinct parental est fort, plus le besoin de nouer ce genre de lien augmente et s'étend au delà de nos propres enfants.

Maintenant, quelles différences y'a-t-il entre l'instinct maternel et l'instinct paternel?
Les femmes ont souvent un instinct parental bien plus fort que celui des hommes. L'instinct maternel est donc souvent plus fort que l'instinct paternel. Nous voyons en effet souvent des femmes travaillant avec des enfants, dans les écoles, les cliniques, la pédopsychiatrie, les centres aérés, les gouvernantes, les babysitters, les auxilières de puériculture etc... Les mères sont souvent plus proches de leurs enfants que les pères. Elles les calinent plus, semblent plus motivées et protectrices que les pères. Les mères ont souvent plus tendance à faire passer leurs enfants avant leurs maris. Les pères ont aussi tendance à faire passer leurs enfants avant leurs femmes mais moins souvent que les mères. Les femmes sont alors souvent plus parentales que les hommes. Elles éprouvent le besoin d'être proches des enfants, de les protéger, de les éduquer, de les épanouir. Beaucoup d'entre elles se montrent maternelles au delà de leurs propres enfants. Beaucoup de babysitter (femmes comme presque toujours) ou gouvernantes nouent des liens parents/enfants vis à vis d'enfants dont on leur confie la responsabilité mais qui ne sont pas les leurs.

Celà serait dû au fait qu'une femme soit naturellement douce (à priori) et qu'elles portent des enfants qu'elles mettent au monde. Il est fréquent qu'elles aiment déjà le foetus qu'elles ont en elles et le considèrent déjà comme leur enfant. Elles ont alors tendance à s'imaginer être la mère de tous les beaux enfants qu'elles croisent. Les mères souvent considèrent leurs enfants comme une partie d'elles mêmes, notamment parce que durant la grossesse, ils ne faisaient plus ou moins qu'un. Leurs relations étaient fusionnelles et certaines mères continuent plus ou moins d'agir comme si elles n'étaient encore qu'une avec leurs enfants.
Un célèbre exemple médiatique, "le bébé M". Quand une mère porteuse a refusé catégoriquement de se séparer du bébé qu'elle a porté, au point de menacer de se suicider avec. Visiblement cette mère, folle à première vue, éprouvait un instinct parental tellement fort qu'elle en est venu à se sentir comme incomplète si elle n'avait pas près d'elle, l'enfant avec lequel elle a vécu un rapport fusionnel. Les hommes eux sont moins sensibles de nature et ne portent pas d'enfants en eux. Eprouver un instinct parental leur est donc plus difficile ou du moins, leur instinct parental est différent et souvent moins fort. Ils ne considèrent généralement pas que leurs enfants sont une partie d'eux mêmes, mais possèdent une partie d'eux même.

On peut alors faire une différence entre l'instinct paternel et l'instinct maternel. L'instinct paternel est le désir profond de nouer, d'approcher et de nouer des liens parentaux avec les enfants notamment nos propres enfants. L'instinct maternel, c'est la même chose mais avec en plus le fait que les mères considèrent leurs enfants comme une part d'elle même, à ne pas confondre avec les pères qui peuvent considérer que leurs enfants ne sont pas une part d'eux même, mais comme ayant une part d'eux même. Et les mères ont alors tendance à identifier les autres enfants comme étant aussi les leurs et ressentant le fait qu'ils soient sortis du ventre d'une mère, ce que les pères ont plus de mal à faire, voir ne peuvent pas faire.

On peut alorsse demander voir constater que les enfants apportent une gratification, parfois on dirait suffisante, dans la vie de leurs mères et des femmes en général, contrairement aux pères qui semblent avoir plus de besoins extérieurs, notamment au niveau de la sexualité. Peut-être que les hommes ont du coup un besoin de gratifier leur sexualité afin de combler le manque d'instinct parental qui comble une majorité de femmes, notamment lorsqu'elles ont des enfants.

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MessageSujet: 01 complément à instinct parental et pédophilie   Lun 16 Jan - 8:29

O.1-L'instinct parental - Exemple de deux pères
Dante (Admin) le Mar 10 Jan - 18:04

Un petit débat sur deux pères différents que je trouve intéressant. Ce n'est pas vraiment en rapport avec la pédophilie (pour l'instant), mais en parler a son importance.

Imaginons deux pères, on pourrait aussi prendre deux mères, mais nous allons plutôt prendre deux pères. Désignons les par le 1er père et le 2em père.

-Le 1er père possède un fort instinct paternel. Il a des enfants, ils les aiment, ils aiment passer du temps avec eux, il s'inquiète pour eux, pour leur avenir, leur épanouissement. Il travaille alors dur pour eux, pour subvenir à leurs besoins et à leurs avenir. Ils trouvent la force de travailler dur à la maison pour passer du temps avec eux, pour jouer avec eux, pour les aider à l'école etc... Son instinct parental lui rappelant sans cesse qu'il a des enfants, qu'il doit subvenir à leurs besoins financiers et affectifs, lui donne la force et le plaisir de leur apporter tous ces besoins afin d'atteindre les objectifs qu'il s'est fixé vis à vis d'eux, les épanouir et les rendre heureux.

-Maintenant le 2em père qui lui a un instinct paternel très faible, voir quasi inexistant. Il n'éprouve pas le besoin de nouer de forts liens avec les enfants, pas même les siens. Il ne se sent pas très concerné par l'épanouissement et l'avenir de ses enfants, voir il s'en moque. Mais malgré celà, il sait qu'il a des responsabilités vis à vis de ses enfants et qu'il se doit de les assumer. Alors il fait l'effort de travailler dur pour ramener de quoi nourir ses enfants et fait l'effort pour passer un peu de temps avec ses enfants et de se soucier de leurs épanouissements et avenir. Mais il le fait beaucoup moins que le 1er père.

Maintenant lequel de ces deux pères est pour vous le plus admirable? Je pense que la plupart d'entre vous, diront plutôt le premier.
Mais moi, je dirais plutôt le deuxième. Je pense que la plupart d'entre vous diront que le premier est un meilleur père que le deuxième. Et je suis d'accord, il est meilleur que le premier. Pourtant ça n'empêche pas le deuxième d'être pour moi plus admirable. Notamment parce que n'ayant que très peu d'instinct parental, le 2em père vit ses efforts fournis comme des contraintes et ne se sent pas motivé à faire ses efforts dont il ne tire presque aucun profit personnel, le profit va en faveur de ses enfants.
Tandis que le premier père grâce à son instinct paternel obtient une gratification personnelle à travailler et épanouir ses enfants. Il le fait pour ses enfants, mais si on y reflechit bien, il le fait pour lui aussi, voir essentiellement pour lui. Car il se sent concerné par l'avenir de ses enfants et leur épanouissement, son instinct paternel lui donne la force et la motivation de travailler et de passer du temps avec ses enfants, notamment parce qu'il veut, "lui", que ses enfants soient heureux. Alors que le 2em père, lui, au fond, se moque presque de ses enfants, mais fait l'effort de le cacher en s'impliquant pour eux, contre sa volonté (puisqu'il n'en éprouve pas du plaisir) et sans en tirer une gratification personnelle d'obéir à son instinct paternel, puisqu'il n'en a pas.

Si vous prenez du plaisir et obtenez une satisfaction personnelle à faire quelque chose, vous y mettrez bien plus du votre que quelqu'un qui de son point de vue ne prend aucun plaisir et considère ne rien gagner à faire ce qu'il se contraint lui même à faire. En psychologie, le stimulus qui provoque une réaction se doit d'être motivé. L'individu pour réagir doit savoir ou du moins se dire que sa réaction va lui apporter quelque chose, notamment satisfaire un besoin.

La vraie générosité, c'est de faire des choses qu'on ne veut pas faire, mais que l'on fait quand même pour les autres. Quand vous offrez un cadeau à celui ou celle que vous aimez, c'est généreux d'une part de vouloir lui faire plaisir, mais ne le faites vous pas un peu pour vous dans le fond? Le plaisir de l'être que vous aimez et que vous voulez rendre heureux est aussi en même temps un peu le vôtre. Il est vraiment rare qu'un individu fasse quelque chose de difficile, de fatigant, de contraignant à long terme, si il n'obtient pas en même temps lui même une gratification personnelle à faire tous les efforts qu'il fournit. Le long terme est important aussi, car par exemple, aider un handicapé à traverser la rue, c'est généreux, mais celà ne prend pas beaucoup de temps, le désagrément est alors moindre voir très réduit si la personne venant en aide à la personne agée y voit là une gratification personnelle à avoir rendu service. Mais un service qui dur longtemps et qui engage l'individu pour un temps relativement long est alors bien plus contraignant. Rare sont les gens qui le feront si celà ne lui permet pas de répondre à une envie ou un besoin personnel quelconque.

Celà rend alors le 2em père bien plus généreux que le 1er. Le 1er a de fortes chances d'être un bien meilleur père que l'autre. Mais c'est en grande partie grâce à son instinct paternel et son plaisir à être parent. Mais l'a-t-il mérité cet instinct paternel? L'instinct parental vient en grande partie de l'amour que l'on a pour les enfants, notamment les notres. Celà ne s'obtient pas par la force, celà se développe tout seul. Certains l'ont, d'autres l'ont moins, voir très peu. Mais est-ce leur faute? Le 2em père ne le fait pas exprès d'en avoir rien à faire de ses enfants. Si il fait l'effort de le cacher et de se montrer paternel malgré tout, il y a néanmoins vraiment de quoi l'admirer, malgré le fait que ce soit peut-être un assez mauvais père. Certains diront "le 2em père, il n'avait qu'à pas avoir d'enfant." Logique en effet, mais un couple sans enfants, parait de nos jours incomplet. Les femmes en veulent souvent. Avoir des enfants de nos jours en est presque devenu une mode, sans compter que c'est très encouragé au point que celà en est aujourd'hui culturel d'en avoir.

On peut prendre un exemple similaire avec deux footballeurs. Le premier adore le foot et rêve de devenir un grand champion, l'autre n'aime pas le foot mais il s'entraîne quand même pour s'améliorer. Le premier a de grandes chances de s'entrainer davantage que le deuxième. Car le premier sera naturellement motivé et ne se lassera pas rapidement de s'entrainer puisqu'il s'agit pour lui aussi d'un plaisir. Il a de fortes chances aussi d'y mettre fortement du sien pour progresser et atteindre son objectif. Tandis que le deuxième malgré son désir de progresser devra redoubler d'efforts pour se motiver à aller s'entrainer et se donner à fond alors qu'en fait, il n'aime même pas ce qu'il fait. Il a de très forte chances de ne pas s'entrainer aussi souvent que le premier d'arrêter l'entrainement plus vite et de ne pas mettre autant d'énergie durant les entrainements. L'instinct parental, c'est aussi le plaisir d'être parent, comme dans cet exemple, le plaisir de jouer au foot. Le premier joueur de foot, si il peut se motiver à autant à s'entrainer et progresser, c'est surtout par intérêt personnel, celui de prendre du plaisir et de s'auto-satisfaire vis à vis d'un désir de devenir meilleur.

Comme je le disais, ce topic n'a pas beaucoup d'importance au niveau du thème principal du forum qui est la pédophilie. Mais il est important pour comprendre l'instinct parental dont on parlera aux topics suivants.


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MessageSujet: Présumé coupable   Lun 23 Jan - 6:49

Philippe Torreton fait revivre sur grand écran le véritable calvaire d'Alain Marécaux, un homme faussement accusé de crimes pédophiles.

Pire cauchemar ne pourrait exister. Imaginez qu'un beau matin, les flics se présentent à votre porte pour vous mettre en état d'arrestation. Avec la rage de ceux qui, sans procès, vous traitent déjà de sale ordure. On vous accuse de crimes très graves. Des actes horribles de pédophilie. Que vous n'avez jamais commis. Treize autres personnes, parmi lesquelles votre propre femme, sont aussi accusées. Mais les soi-disant preuves recueillies sur vous sont encore plus accablantes que les autres. On vous jette en prison. Vous y resterez quelques années. Jusqu'à ce qu'on reconnaisse enfin votre innocence.

Ce calvaire est vraiment arrivé à Alain Marécaux il y a un peu plus de 10 ans. Cet homme, huissier de profession, a été victime d'une épouvantable erreur judiciaire.

«L'affaire d'Outreau» avait évidemment fait grand bruit à l'époque dans les médias français. À la publication de l'ouvrage Chronique de mon erreur judiciaire, un journal qu'Alain Marécaux a tenu pendant son incarcération, le cinéaste Vincent Garenq (Comme les autres) a eu l'idée de tirer un long métrage relatant cette histoire.

Philippe Torreton, dont le rôle le plus célèbre au cinéma reste celui du Capitaine Conan (Bertrand Tavernier, 1996), propose dans Présumé coupable une composition marquante. En se glissant dans la peau de l'homme faussement accusé, l'acteur reconnaît avoir vécu une expérience très particulière.

«Bien entendu, j'avais entendu parler de cette histoire à l'époque, confie-t-il au cours d'une entrevue accordée à Paris. N'étant pas très friand des nouvelles judiciaires, je ne connaissais pas vraiment l'enchaînement des faits, ni toute l'absurdité kafkaïenne de cette affaire. Quand j'ai lu le scénario du film, j'ai été bouleversé. Comment une justice peut-elle s'aveugler à ce point? En principe, son rôle est de traquer la vérité. Or, on s'est aperçu à travers cette affaire que la justice n'avait point besoin de vérité pour fonctionner. Cette histoire prouve qu'elle répond parfois à sa propre logique interne.»

Un modèle brisé

Pour écrire son scénario, Vincent Garenq a tenu à consulter Alain Marécaux. Cette démarche a tout de suite mis Philippe Torreton en confiance. L'acteur a aussi dû s'investir grandement sur le plan physique. Le faux accusé ayant un temps fait une grève de la faim pour tenter de faire entendre raison à ses geôliers, une perte de poids importante fut requise pour faire écho à cet épisode douloureux.

«Au départ, j'ai cru pouvoir m'appuyer sur Alain pour trouver la vérité du personnage, explique l'acteur. Quand je l'ai rencontré, j'ai pourtant vite compris qu'il ne valait mieux pas. J'ai dû m'émanciper très rapidement de lui à cause du chagrin qui le submerge encore. Dès qu'il commence à évoquer son histoire, Alain ne peut retenir ses larmes. On a brisé à jamais la vie de cet homme. Il est une plaie vivante. Et le restera probablement jusqu'à sa mort. J'ai préféré me référer au scénario plutôt que de m'immiscer de façon impudique dans la vie de celui que je devais incarner à l'écran. En fait, le plus beau cadeau qu'Alain m'a fait a été de valider le scénario. J'ai pu m'investir à fond dans l'aventure en sachant que l'homme à qui cette histoire est réellement arrivée estimait que son drame était dépeint de façon crédible dans le script. Et même en deçà de la réalité nous a-t-il dit.»

Pour la première fois de sa riche carrière, Philippe Torreton s'est ainsi retrouvé en état d'isolement pendant un tournage, privé de l'esprit de troupe qui anime habituellement les équipes.

«Comme je suivais un régime alimentaire très radical - j'ai perdu 27 kilos -, je ne pouvais aller rejoindre les autres à la cantine, rappelle-t-il. Tout le monde a été très compréhensif, mais, étrangement, la gentillesse dont ils faisaient tous preuve à mon égard accentuait encore davantage l'impression d'isolement et d'injustice permanente. Peut-être est-ce paradoxal, mais je peux quand même dire que j'ai été heureux sur ce film. Je suis ravi qu'on m'ait proposé ce rôle.»

Pertinence sociale

Philippe Torreton, qui joue beaucoup au théâtre - il campe notamment Hamlet ces jours-ci en tournée -, loue la pertinence sociale d'un film comme Présumé coupable.

«Pour un acteur, un rôle comme celui-là fait grandir. Je fais pourtant peu de choses dans cette histoire, car le personnage est toujours ballotté. Il subit tout ce qui lui arrive. Mais j'ai quand même eu l'impression de trouver en moi des choses que je ne soupçonnais pas. Le plaisir de l'acteur n'est pas vraiment dans l'action; il est plutôt dans l'anticipation et le recul. Pas au moment où il fait les choses.»

L'acteur estime par ailleurs que l'affaire d'Outreau est très symbolique de l'époque dans laquelle on vit.

«L'enfance fut tellement maltraitée pendant des siècles que la société a maintenant tendance à compenser en faisant de la déclaration d'un enfant une parole d'évangile, observe-t-il. Comme s'il était impossible qu'un enfant puisse mentir et fabriquer de toutes pièces des accusations aussi graves. Or, un enfant qui ment est aussi une victime. Parce qu'il peut se servir du mensonge pour se protéger des adultes qui l'entourent. C'est ce que la justice n'a pas compris dans ce cas-là.»

Présumé coupable prend l'affiche le 27 janvier.
Les frais de voyage ont été payés par Unifrance.
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MessageSujet: Les faux préjugés   Sam 3 Mar - 5:45

Dans son ouvrage Some Secrets Should Never Be Kept, Jayneen Sanders s'attache à prévenir les enfants comme les parents contre les abus sexuels, en luttant contre les clichés de l'étranger aux bonbons ou du pédophile derrière son ordinateur.

« Some Secrets Should Never Be Kept est un beau livre illustré qui aborde avec délicatesse le problème de protéger nos enfants des abus sexuels », explique l'éditeur. « Ce livre a été écrit pour servir d'outil pour aider les parents, les proches et les enseignants à aborder le sujet avec les enfants de manière rassurante. »




Sujet délicat, parler d'abus sexuels avec un enfant n'est pas toujours tâche aisée pour les adultes. Pour l'auteur, la première erreur est de renforcer le cliché selon lequel le pédophile est un étranger. L'objet principal du livre est au contraire de souligner que personne, amis et proches inclus, n'a le droit de toucher un enfant.

« Pourquoi les médias parlent-ils tout le temps du méchant de l'ombre ou du méchant derrière son écran d'ordinateur ? », questionne Jayneen Sanders, « Devinez quoi, le méchant n'est pas toujours derrière l'écran. Il est bien là. Les gens ne parlent pas du fait que les enfants connaissent leur agresseur. Il pourrait très bien être leur père ou leur oncle ».

Le livre, illustré par Craig Smith, est le résultat d'une longue bataille de l'auteure à introduire des « cours de comportement de protection » dans l'école primaire où elle enseigne, à Victoria. Elle a également essuyé le refus de nombreux éditeurs avant une publication chez UpLoad Publishing pty. Le livre a aussi été soutenu par Child Wise, une organisation pour la protection de l'enfance en Australie.

Selon le rapport d'un comité spécial, Cummins, il y a eu 5280 signalements de cas d'abus sexuels sur mineur dans l'état du Victoria en Australie entre 2009 et 2010, donc la plupart commis par des proches des victimes.

en fait le mal...c'est la famille !
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MessageSujet: La perfidie de la chasse à l'homme   Dim 20 Mai - 3:55

«Jagten», la perfide chasse à l’homme de Thomas Vinterberg


Mads Mikkelsen incarne "Lucas" dans "Jagten" (La Chasse) du réalisateur danois Thomas Vinterberg.
Festival de Cannes 2012
Par Siegfried Forster
On n’apprend rien de nouveau, mais on vit tout très différemment dans le nouveau film de Thomas Vinterberg. Jagten (La Chasse), en compétition pour la Palme d’or, raconte la descente en enfer d’un brave homme, accusé d’abus sexuel. C’est l’enfant qui ment et l’homme qui trinque. Un point de vue diabolique dans une société hantée par la pédophilie. Ainsi le réalisateur danois fait vaciller notre foi dans la société.

Au début, il y a cette image d’un cerf qui traverse la forêt et Lucas qui tient son fusil. Le cerf regarde, le chasseur tire. « Jagten » est un film avec plein de rebondissements qui nous tiennent en haleine de la première à la dernière scène. En permanence, on est sur nos gardes, et pourtant, personne ne verra venir le tir final. Vinterberg nous livre un thriller social et psychologique qui a véritablement fait bondir le public lors de la première mondiale au Festival de Cannes.

Lucas adore de faire la chasse et se saoûler avec ses amis. Mais ce quarantenaire est tout le contraire d’un macho. Cet homme scandinave moderne fait la vaisselle, joue avec les enfants et quand il y a un petit garçon qui n’arrive pas à aller seul aux toilettes, c’est naturellement lui qui va aider. Lucas travaille comme instituteur dans un jardin d’enfant. Il vient de divorcer et est en train d’obtenir la garde de son fils adolescent.

La première flèche

C’est la fille de son meilleur ami, la toute petite et toute mignonne Clara, qui sort la première flèche. Au jardin d’enfant, lorsque Lucas refuse d’accepter son cadeau, un cœur, et lui explique de ne pas lui donner un bisou sur la bouche, elle se venge. Avec toute l’innocence de son âge, elle dit à la directrice du jardin d’enfant qu’elle n’aime pas Lucas : « Il est moche et il a un zizi. » La directrice voudrait bien en rire et lui explique que tous les garçons et tous les hommes ont un zizi, mais Clara insiste : « Mais son zizi est tout raide ».

Vinterberg nous entraîne dans son jeu pervers d’une manière extrêmement malicieuse. Il nous inflige un traitement cruel : nous, spectateurs, sommes sur le côté de ceux qui savent. On sait que les propos de la petite fille viennent d’une image porno que son grand frère lui avait montrée et qu’elle dégurgite maintenant. Par contre, l’intrigue du film est menée par ceux qui ignorent tout et doutent beaucoup. Ils surprotègent la fille et surinterprètent ses propos.

Mettre des mots dans la bouche

La machine infernale des calomnies et soupçons accélère alors que la fillette aimerait bien se reprendre (« Il n’a rien fait. J’ai dit des bêtises »). En vain. La directrice, le psychologue, les parents et amis refusent d’accepter la vérité. Ils préfèrent mettre les mots qu’ils veulent bien entendre dans la bouche de la petite : « Ma fille, c’est difficile à comprendre, mais ton cerveau ne se souvient plus ».



Le réalisateur danois Thomas Vinterberg.
Festival de Cannes 2012
L’histoire est construite avec une perfidie extrême. Chaque pas, chaque geste vont trahir la vérité et barrer la route à l’acquittement de l’accusé. Le réalisateur entretient volontairement le trouble : Assimiler les propos d’un enfant, sans ménagement, à un mensonge est un sacrilège dans une société hantée par la pédophilie. Vinterberg fait monter la tension à un tel point que le public applaudit quand Lucas donne un coup de tête à un de ses diffamateurs.

« La pensée est un virus »

Mads Mikkelsen interprète avec une clarté extraordinaire et un étonnement considérable le rôle principal. Le réalisateur danois veut surtout démontrer que « la pensée est un virus » qu’aucune preuve ne peut arrêter. Pour cela Vinterberg omet tout ce qu’on attend normalement d’un accusé dans cette situation : prendre un avocat, chercher la police, exiger la justice, clamer son innocence, demander des explications à ses amis. Vinterberg, au contraire, expose Lucas au verdict populaire. Ce sont ces meilleurs amis et son entourage proche qui propagent l’accusation qui se transforme en une chasse à l’homme où la réputation est détruite par des soupçons et des demi-vérités. Un cinéma sournois et redoutablement efficace.
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MessageSujet: Mads Mikkelsen : "L’erreur judiciaire existe"   Jeu 24 Mai - 4:46




Mads Mikkelsen : "L’erreur judiciaire existe"

Le comédien danois révélé par la trilogie Pusher, de son compatriote Nicolas Winding Refn, peut prétendre au prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes grâce à sa performance saisissante dans La chasse, le nouveau long métrage de Thomas Vinterberg.

C’est l’un des films les plus bouleversants de la compétition. La chasse, de Thomas Vinterberg, aborde l’ultime tabou de notre société actuelle : la pédophilie. A travers le portrait d’un homme, accusé à tort d’avoir eu un comportement équivoque à l’encontre de la fille de son meilleur ami. Divorcé et père d’un adolescent dont il n’a pas la garde, Lucas a refait sa vie : un emploi dans une maternelle et une nouvelle compagne. La petite Klara, en admiration devant lui, ne supporte pas qu’il ne lui rende pas la pareille. Un jour, par dépit, elle raconte "une bêtise" à la directrice de l’école. L’existence de Lucas bascule dans l’horreur… Dès les premières minutes, on est pris à la gorge par le drame qui se joue devant nos yeux. Immédiatement en empathie avec le héros, victime persuadée qu’elle va rapidement être lavée de tout soupçon et que son entourage ne va pas croire une seconde au mensonge.

Seulement, une fois que le doute est installé, le mal est fait, impossible de faire marche arrière, la machine, implacable, est lancée. La tension ne se relâche jamais, au point que l’atmosphère devient parfois irrespirable : on se surprend à espérer un répit, un espoir, une justice. Lucas comprend que son destin est scellé : ses proches lui tournent le dos, sa réputation est souillée, il renonce à son honneur et sa dignité. Produit par Zentropa (la compagnie de Lars Von Trier), La chasse est avant tout un film sur l’exclusion, la rumeur, le regard des autres, sans déraper dans le voyeurisme et la complaisance. Thomas Vinterberg décrit avec un réalisme terrifiant, et révoltant, une situation qui échappe à l’ensemble de ses protagonistes. Un état des lieux d’une rare justesse, qui permet à l’excellent Mads Mikkelsen de réaliser une de ses plus belles prestations. Rencontre.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le scénario de La chasse?
Je l’ai lu d’une traite, j’étais en apnée. Je l’ai trouvé émouvant, intelligent et dérangeant. J’ai ressenti une immense frustration envers le héros car quoi qu’il dise, ça se retourne systématiquement contre lui. Il clame son innocence, mais on ne le croit pas. Il essaie d’avoir des discussions avec ses amis, qui lui claquent la porte au nez. Lucas est un homme moderne qui déteste le conflit et pense que la logique va résoudre le problème. Au début, il est surpris et convaincu que son entourage va se rendre compte que cette histoire n’a aucun sens. Il se trompe.

Comment vous êtes-vous préparé pour interpréter un personnage aussi maltraité?
Cela n’a pas été très difficile. Je pouvais complètement m’identifier à lui. Mais aussi à son meilleur ami, comme je suis père de deux enfants, à la directrice de la maternelle… Il y a tellement de faits divers de nos jours qui relatent des abus sexuels sur des mineurs, qu’il faut protéger des prédateurs. Mais l’erreur judiciaire existe. Il suffit d’un mensonge pour que la vie d’un homme soit fichue en l’air.

Comment s’est passé le tournage?
Très intense. Parfois, constatant la noirceur du scénario et l’atmosphère pesante, j’étais déprimé. Lucas subit des intimidations, des humiliations, des violences. Mais une fois la journée achevée, je n’emporte rien avec moi. Tous les acteurs qui prétendent le contraire racontent des bêtises. (Rires) Quand on vient à bout d’une scène dramatique, on est soulagé. Je n’ai pas de problème pour pleurer. Parfois, c’est moins évident de rire. Avec Thomas, on a décidé de ne pas prévenir mes partenaires pour qu’ils soient surpris de mes réactions. Une des séquences les plus poignantes se déroule dans une église. J’ai sangloté pendant huit heures. J’aurais pu continuer encore, tant que j’étais dans ma bulle.

Heureux de vous retrouver à Cannes en compétition?
Il n’y a pas de festival comparable au monde. L’attention qu’on me porte est énorme. Je profite de chaque moment.

Et si vous remportez un prix d’interprétation?
Qui, moi? (Rires) Je suis venu soutenir Thomas et le film, dont je suis très fier. Mais je suis obligé de partir car je commence cette semaine le tournage à Bucarest de The necessary death of Charlie Countryman, de Fredrik Bond, avec Shia LaBeouf et Evan Rachel Wood. Un mélange fou de David Lynch et des frères Coen, violent, beau et romantique.

Retravaillerez-vous avec Nicolas Winding Refn?
J’en suis sûr. Il en a envie. L’année dernière, j’étais content et soulagé qu’il remporte le prix de la mise en scène à Cannes pour Drive. Il était temps que le monde reconnaisse son talent.

Stéphanie Belpêche - leJDD.fr
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MessageSujet: Jean Pierre Mocky   Mar 19 Juin - 7:31

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MessageSujet: Michel Polac (1930-2012) : mort d'un pédophile   Dim 12 Aoû - 4:32

Michel Polac (1930-2012) : mort d'un pédophile

Paul-Eric Blanrue
Le Clan des Vénitiens
mar., 07 août 2012 15:47 CDT
1° « Oui, j'ai vécu cela à 14 ans avec I. J'ai défailli comme on disait au XVIIIe siècle, rien qu'en frôlant son ventre nu avec mon ventre. (...) De même avec un autre I. à 28 ans, il avait 18 ans environ, mais ce fut moins foudroyant car je l'avais pris pour un tapin : et enfin à 40 ans, avec ce curieux gamin un peu bizarre, sauvage, farouche, un rien demeuré, fils de paysan, orphelin peut-être, qui devait avoir 10, 11 ans, peut-être moins, et qui m'a si étrangement provoqué jusqu'à se coucher nu dans ma chambre d'hôtel en me racontant une obscure histoire de relation sexuelle avec un homme de son entourage et je me suis rapproché de lui, et il était nu sur le côté, et j'ai seulement baissé mon pantalon et ai collé mon ventre contre son cul, et j'ai déchargé aussitôt, en une seconde, dans un éblouissement terrible, et il a eu un petit rire surpris comme s'il s'attendait à ce que je le pénètre, il paraissait si expérimenté, si précocement instruit, tout en ignorant ce que cela signifiait, tout en étant capable de préciser ce qu'il savait ou voulait. »
Extrait de Journal, récit autobiographique de Michel Polac, p.147.

2° Extrait d'un entretien avec Michel Polac paru dans Télé-7 Jours, semaine du 26 octobre au 1er novembre 1985, p. 126 :

Q. Y-a-il des sujets que vous vous refusez d'aborder ?
R. J'en vois trois. La question des chambres à gaz dont certains ont scandaleusement contesté l'existence : trop douloureux. Le suicide : trop dangereux de donner la parole à ceux qui prônent cette "solution". Le Moyen-Orient, le Liban, les Palestiniens : trop brûlant ; il y a tant de passions, de rancœurs et de haine chez les gens concernés par le sujet qu'un débat risque de paraître dérisoire et indécent, sans compter qu'il peut se terminer par des coups de revolver !

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