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 Evolution des mentalités sur les tabous du sexe

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MessageSujet: Evolution des mentalités sur les tabous du sexe   Jeu 2 Avr - 6:57

La Suède adopte une loi permettant le mariage des homosexuels à l'Eglise

Le parlement suédois a adopté mercredi à une large majorité une loi permettant aux homosexuels de se marier civilement ou religieusement, législation qui entrera en vigueur dès le 1er mai.

"Le parlement a adopté mercredi la loi sur le mariage sexuellement neutre", annonce-t-il dans un communiqué.

Sur les 349 parlementaires, 261 ont voté pour, 22 contre, 16 se sont abstenus tandis que 50 étaient absents.

En Suède, les couples hétérosexuels peuvent choisir de se marier soit à la mairie, soit à l'église, tandis que les couples homosexuels étaient jusqu'alors seulement autorisés, depuis 1995, à s'unir via un "partenariat" rendu légal par une cérémonie civile.

La Suède, déjà pionnière en matière de droit à l'adoption pour les couples homosexuels, va ainsi devenir l'un des premiers pays au monde à autoriser la célébration de mariages homosexuels au sein d'une église majoritaire.

L'Eglise luthérienne, séparée de l'Etat en 2000, propose déjà depuis janvier 2007 aux couples homosexuels une bénédiction de leur union.

L'Eglise, dont 74% de Suédois étaient membres en 2007, a indiqué mercredi qu'elle soutenait cette nouvelle législation. Mais elle doit entériner cette loi lors d'un synode en octobre.

Les pasteurs auront toutefois le droit à titre individuel de refuser de célébrer un mariage homosexuel, mais l'Eglise devra alors être en mesure de trouver un autre prêtre pour la cérémonie.

Cette clause a été une nouvelle fois dénoncée par les défenseurs des droits des homosexuels qui y voient "un droit légal des autorités à discriminer".

Six des sept partis partis politiques étaient favorables à cette loi.

Au sein de la coalition gouvernementale de centre-droit, seul le Parti des démocrates-chrétiens était opposé à l'utilisation du mot "mariage" pour l'union des homosexuels, contrairement aux trois autres partis de la majorité et à l'opposition, le Parti social-démocrate, principale formation du pays.

Dans la région nordique, le parlement norvégien avait adopté en juin 2008 une loi permettant le mariage homosexuel et autorisant l'Eglise luthérienne protestante, religion d'Etat en Norvège, à célébrer des unions d'homosexuels.

Mais de tels mariages religieux ne pourront avoir lieu avant l'adoption d'une liturgie spécifique, qui n'a toujours pas été adoptée, les organes de décision de l'Eglise y étant globalement opposés.
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MessageSujet: New-York autorise la rémunération des donneuses d’ovocytes   Dim 14 Juin - 14:23

L’Etat de New-York autorise la rémunération des donneuses d’ovocytes pour la recherche embryonnaire




Le 12 Juin 2009

Si la recherche sur les cellules souches basée sur le clonage embryonnaire semble s’éteindre petit à petit, la réglementation touchant le "don" d’ovocytes nécessaires au clonage embryonnaire évolue depuis quelques années. La politique en ce domaine a longtemps été d’interdire tout paiement afin d’éviter le trafic d’ovocytes. En 2006, le Royaume-Uni accorda une remise aux femmes utilisant une AMP qui acceptaient de céder certains de leurs ovocytes à la recherche. En 2007, l’International Society for Stem Cell Research, sans reconnaître ouvertement le paiement des ovocytes, reconnut le droit de certaines juridictions à l’autoriser.

En 2008, Singapour approuva la compensation financière aussi longtemps que celle-ci n’était pas une incitation au don.

L’Etat de New-York vient de faire encore un pas supplémentaire. Il approuve le paiement des ovocytes, comme compensation pour le "temps et la pénibilité" , en excluant toute " considération d’évaluation", et à condition que cela ne donne pas lieu à une incitation excessive au don. Les tarifs fixés, entre 5000 et 10 000 $, sont pourtant suffisamment élevés pour qu’une telle disposition ait les mêmes effets qu’un trafic libre d’ovocytes.

Source :http://www.genethique.org/revues/revues/2009/juin/20090612.5.asp
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MessageSujet: Comment parler des relations amoureuses entre personnes du même sexe aux enfants?   Mer 3 Fév - 15:56

Comment parler des relations amoureuses entre personnes du même sexe aux enfants? C’est en substance la question que s’est posé Sébastien Watel, réalisateur rennais, lorsqu’il s’est lancé dans la réalisation du “Baiser de la Lune” un court-métrage d’animation qu’il destine aux écoliers de CM1/CM2. “Le baiser de la lune dépeint, de façon poétique, différentes façons de s’aimer, dont celle de deux “poissons-garçons, explique t-il sur le site du film. Il s’agit de montrer que deux hommes ou deux femmes peuvent s’aimer, même si leurs amours paraissent différents ou impossibles. Ce film d’animation s’adresse à un public enfant, afin de lutter contre l’homophobie survenant à l’adolescence. Au-delà de la problématique homosexuelle, ce film est une lutte contre les discriminations, par un apprentissage du respect de l’autre et de sa différence.” Lire la suite...

L’histoire? Un conte très enfantin où Félix, le poisson-chat, promis à Clara - comme les princes ont de tout temps été promis aux princesses - tombe amoureux de Léon, un poisson-lune. Et celà sous le regard incrédule et perplexe de “la vieille Agathe”, sa grand-mère chatte, qui évoluera vers plus de compréhension. Il n’en fallait pas davantage pour déclencher les foudres du journal Minute qui dénonce un projet “con comme la lune” ou de l’hebdomadaire de la “droite libérale” les 4 Vérités qui a lancé sur son site internet une pétition intitulée: “halte aux incitations homosexuelles dans les écoles primaires”.

“En voilà assez ! Ce sont nos enfants qu’il s’agit de défendre, c’est leur intégrité mentale qui est menacée par ce genre de projet”, s’indigne le texte de la pétition. Une association qui milite contre l'homoparentalité au nom de la "défense de la famille", le Collectif pour l'enfant, a dénoncé dans un communiqué "une intrusion dans l'intimité de jeunes enfants". La présidente du parti chrétien-démocrate Christine Boutin a demandé de son côté dans une lettre ouverte au ministre de l'Education Luc Chatel "l'interdiction de la diffusion du film" dans les écoles, "au nom du respect de la neutralité de l'Education nationale".

Sébastien Watel avoue avoir été surpris par la virulence des réactions alors que la réalisation de son film, qui doit durer 26 minutes et mobilise six à huit personnes dans les locaux des Ateliers du Vent à Rennes, n’en est encore qu’à ses tout débuts.

“Il s’agit d’abord d’une belle histoire d’amour, souligne t-il, qui cherche simplement à donner une vision de l’amour moins stéréotypée que dans les contes habituels, de montrer qu’il y a d’autres manières de s’aimer”. Le film a reçu le soutien du magazine Têtu, de SOS Homophobie, mais aussi du Conseil régional de Bretagne, des conseil généraux des Côtes d’Armor et du Finistère, du CNC (1) ou encore de la Ville de Rennes. “Les réactions que ce film suscitent justifient déjà à elles seules qu’on le soutienne et nous confortent dans notre décision, commente Marie-Anne Chapdelaine, adjointe au maire de Rennes. Celà prouve que l’homophobie, ça existe encore.”

Pour Gaëlle Abily, vice-présidente du Conseil Régionale à l’égalité, les réactions hostiles au film ne sont également qu’une manifestation supplémentaire d’une homophobie bien présente, d’intolérance et de refus du respect des uns et des autres. Pour l’heure, l’inspection académique d’Ille et Vilaine reste prudente et demande à voir. L’I.E. a demandé au réalisateur de retirer le logo de l’éducation nationale qui figurait sur le site du film sans qu’il y ait eu un accord formel préalable. “La lutte contre les discriminations et l’homophobie est une réelle préoccupation du ministre de l’éducation nationale, souligne Jean-Charles Huchet, inspecteur d’académie. Mais il s’agit de questions extrêmement délicales et toute démarche éducative demande réflexion, pour vérifier par exemple si le produit proposé est bien conforme aux publics auxquels il s’adresse. En l’occurence, je ne peux pas prendre position sur quelque chose qui n’est pas fini et que je ne connais pas”.

Pas sur donc que l’éducation nationale apporte son aval pour une diffusion du “Baiser de la Lune” dans les écoles. Mais les discussions se poursuivent, assurent Sébastien Watel. De leur côté, l’Inter-LGBT (1), SOS homophobie et le collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire, qui regroupe plusieurs syndicats d’enseignants, ont demandé au ministère de l’Éducation nationale de “remplir sa mission sans céder aux lobbys ultra-conservateurs”. “Nous exigeons que les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour faire reculer les préjugés et les discriminations relatifs à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, y compris en participant au financement de projets pédagogiques et éducatifs destinés à cet objectif”.

Le film, dont le budget de 150 000 euros est presque bouclé mais qui a néammoins lancé un appel à souscription, doit être achevé en juin. D’ici là les positions auront peut-être évolué.

Pierre-Henri ALLAIN

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