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 Déchets: le problème

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MessageSujet: Déchets: le problème   Mar 24 Mar - 13:42

Déchets nucléaires : il ne faut pas les enfouir !

Exigeons un MORATOIRE sur l’enfouissement des déchets nucléaires !

Signez la pétition : http://www.dechets-nucleaires-ne-pas-enfouir.org/

A l’appel de 16 associations en lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaires des départements de l’Aube (10), de la Marne (51), de la Haute-Marne (52), de la Meurthe-et-Moselle (54), de la Meuse (55), de la Moselle (57) et des Vosges (88).

Avec le soutien de : Réseau "Sortir du nucléaire", CRIIRAD, Greenpeace, Amis de la Terre, Agir pour l’environnement.


Considérant

Que les projets d’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux, imposés sans débat démocratique ni concertation citoyenne, suscitent depuis 30 ans de multiples inquiétudes et oppositions non-prises en compte,

Que le stockage géologique de ces déchets n’est pas une solution responsable vu l’impasse scientifique et technologique qu’il représente, vu son impact insoutenable pour les populations actuelles (en particulier en région Lorraine/Champagne-Ardenne pressentie pour accueillir l’ensemble des projets d’enfouissement) et pour les générations à venir, sur l’environnement et sur les activités économiques, touristiques, agricoles, immobilières...

Qu’il n’existe aucune solution véritable et exempte de risques au problème des déchets radioactifs, et que cela nécessite une réelle remise en question de la poursuite de leur production,

Que la gestion des déchets radioactifs pose de vraies questions à la société actuelle sur les plans scientifique, technique, moral, éthique et social qui ne doivent plus être reportées, mais soumises impérativement à la collectivité dans son ensemble,

Conformément

Au souhait de nombreux citoyens, exprimé depuis 1978, en France et sur tous les sites pressentis ou retenus pour l’accueil de sites de stockage souterrain de déchets nucléaires,

Au Principe de précaution inscrit dans la Constitution au travers de la Charte de l’Environnement,

À l’article 7 de la Charte de l’Environnement, loi constitutionnelle N° 2005-205, intégré en préambule de la Constitution française et qui stipule : Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement,

Aux objectifs du paquet législatif européen "énergie-climat" (déc. 2008) et des 3 objectifs de 20% : une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, une amélioration de 20% de l’efficacité énergétique et une part de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie de l’UE,

NOUS EXIGEONS :

Que le gouvernement adopte immédiatement un moratoire sur tous les projets d’enfouissement de déchets radioactifs, en cours ou à venir, et ne lance pas les travaux de reconnaissance prévus en 2010 pour l’enfouissement des déchets de graphite et des déchets radifères (dits FAVL), sur les communes candidates et désignées par le gouvernement

Que le gouvernement stoppe le programme de recherche en vue du stockage géologique dans la zone de 250 km² (dite zone de transposition), autour du Laboratoire de BURE,

Que le gouvernement organise un débat national sur la politique énergétique actuelle et future, ses enjeux et sur les choix d’orientations comportant :
un audit indépendant sur la filière électronucléaire dans son ensemble,
un programme ambitieux d’économies d’énergie et d’efficacité énergétique
un programme ambitieux de développement des énergies renouvelables
l’affectation des fonds de recherches technologiques et scientifiques à ces solutions énergétiques

Ce véritable débat national sur la politique énergétique est un préalable indispensable à ce qu’un programme de gestion des déchets nucléaires déjà produits puisse être élaboré indépendamment de tout intérêt industriel.

Signez la pétition : http://www.dechets-nucleaires-ne-pas-enfouir.org/
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MessageSujet: Désarmement nucléaire: les USA ne sont pas prêts   Mer 13 Mai - 15:45

Désarmement nucléaire: les USA ne sont pas prêts (journal)


MOSCOU, 13 mai - RIA Novosti. La mise en application des initiatives des présidents russe et américain Dmitri Medvedev et Barack Obama sur le désarmement nucléaire nécessiteront de grandes dépenses financières et pourront traîner en longueur suite au manque à Washington de moyens suffisants de recyclage, écrit le Daily Record.
Selon le Département national pour la sécurité nucléaire, seul le recyclage des ogives américaines nucléaires, sans compter les charges ne pourra être achevé que vers 2024. Cependant, le recyclage du plutonium militaire se trouvant dans les charges pourra continuer jusqu'en 2030.

Qui plus est, selon le journal les sites indispensables au recyclage n'existent pas encore.

Selon Linton Brooks, ex-participant aux négociations sur les armements et responsable des questions nucléaires entre 2002-2007, la construction d'une infrastructure de ce type "est chère et prendra beaucoup de temps".

En 1993, la Russie et les États-Unis ont signé le Traité START-2 qui prévoit une réduction importante des missiles balistiques intercontinentaux et des ogives nucléaires, mais la Russie s'en est retirée en pour protester contre le retrait des États-Unis d'un accord de 1972 interdisant la création des systèmes de défense antimissile.

Le 24 mai 2002, la Russie et les États-Unis ont signé un accord sur la réduction de leurs potentiels stratégiques offensifs à 1.700-2.200 charges nucléaires de chaque côté avant le 31 décembre 2012.

Le 1er avril 2009, le président américain Barack Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev ont convenu à Londres de relancer les négociations sur le Traité START.

Source : http://fr.rian.ru/world/20090513/121575645.html
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MessageSujet: Déchets nucléaires: 385 piscines olympiques   Mer 1 Juil - 16:21

Déchets nucléaires: 385 piscines olympiques


Le 30 Juin 2009

Jolie actualité atomique aujourd'hui. D’un côté, Areva, à la recherche de liquidités, s’annonçait comme le leader incontestable des énergies décarbonées. De l’autre, l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) présentait aux Invalides son troisième inventaire national des déchets et matières radioactives. D’un côté, l’industriel majeur du nucléaire qui vantait une énergie propre et fort concurrentielle. De l’autre, une agence gouvernementale en charge d’exposer la comptabilité des déchets de la même industrie.

Tous les trois ans, l’Andra collecte et recoupe les données fournies par les opérateurs du nucléaire français (EDF mais aussi Areva, le Cea, …). Elle a arrêté ses comptes au 31 décembre 2007. A cette date, l’Andra a répertorié plus de 1,15 million de mètres cubes de déchets radioactifs en France. Soit l’équivalent d’environ 385 piscines olympiques. Ces déchets ne sont pas tous entreposés dans des piscines. La plupart sont conditionnés dans des colis spécifiques, environ 70% d’entre eux sont stockés, les autres attendent des solutions correspondantes à leur dangerosité.

Que recouvre cet inventaire exactement? Tout ce que le nucléaire civil a pu produire en trois décennies d’exploitation. Parmi ces colis, on trouve du super dangereux (les déchets de haute activité, soit 0,2% du total avec 2293 m3) et du assez anodin (les déchets de très faible activité, soit environ 20,1% du total avec 230000 m3 de stockés). Entre les deux, toute une gamme de déchets de faible et moyenne activité à vie courte ou longue. Près de 70% font partie de la famille "faible et moyenne activité à vie courte".

La vie courte est une façon de voir qui n’appartient qu’à certains domaines scientifiques. Car les déchets classés dans cette catégorie ont des périodes radioactives de moins de 31 ans. Cela signifie qu’ils perdent la moitié de leur radioactivité après 31 ans. Il est communément accepté qu’au bout de 10 périodes, les déchets ne présentent plus de risque majeur. Ainsi, après 310 années, les déchets à vie courte ne seront plus considérés comme actifs. 310 années = dix générations.

Pour les déchets à vie longue, l’échelle de temps convie le cerveau humain à une gymnastique improbable consistant à imaginer les 200000 années à venir, voire les 20 millions de prochaines années… A titre de comparaison, les pharaons d’Egypte ont été installés dans des pyramides qui ont à peine 5000 ans.

Notons que l’inventaire concerne aussi des «matières radioactives». A la différence des déchets, celles-ci sont considérées comme valorisables. Et c’est là toute la subtilité de l’inventaire: une barre de combustible en train de réagir dans un réacteur nucléaire en ce moment même (4800 tonnes) ou des combustibles irradiés en train de refroidir dans des piscines (13000 tonnes) font partie de la famille des matières valorisables et ne sont pas considérées comme des déchets. Idem pour le plutonium (82 tonnes dont 60 de propriété française), l’uranium de retraitement (21000 tonnes), l’uranium appauvri (255000 tonnes), l’uranium enrichi (3300 tonnes), l’uranium naturel extrait de la mine (27000 tonnes), le thorium de Rhodia (9399 tonnes), les matières en suspension (21600 tonnes), et certains combustibles de la Défense nationale. Sans oublier les 1000 tonnes de MOX en attente de traitement (prévu à partir de 2030…).

Source :http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/06/d%C3%A9chets-nucl%C3%A9aires-385-piscines-olympiques.html
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MessageSujet: La France, véritable déchetterie nucléaire !   Ven 3 Juil - 17:35

Le 01 Juillet 2009

Tous les trois ans, l’Andra, le centre national de stockage des déchets radioactifs, publie son inventaire. Détail des matières et déchets radioactifs, localisation… l’outil doit permettre de mettre en œuvre une politique de gestion adaptée pour le long terme. Le troisième inventaire, publié hier (30 juin), annonce un volume de 1 153 000 m3 de déchets. Un chiffre appelé à doubler d’ici 2030…

1 121 sites de stockage. 1 153 000m3 de déchets. Le double en 2030. Des chiffres à faire pâlir les anti-nucléaire ! De quoi remplir 385 piscines olympiques, ironise Libération.

Provenant pour la plupart du secteur électronucléaire (62 %), les déchets radioactifs sont aussi issus de la recherche (17 %), de la défense (17 %), de l’industrie non électronucléaire (3 %) et du secteur médical (1 %). De dangerosité différente, ils se répartissent en cinq catégories : très faible activité (TFA), faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC), faible activité à vie longue (FA-VL), moyenne activité à vie longue (MA-VL), haute activité (HA).

Ces derniers, les déchets hautement radioactifs, ne représentent qu’une part infime du volume total (0,2 %) mais en termes de radioactivité, ils détiennent la palme : 94,98 % du total. Ceux-ci, à la différence des déchets FMA-VC, mettront des centaines de milliers d’années avant de ne plus présenter de risques. Stockés avec les déchets MA-VL, issus des centrales nucléaires, ils sont conservés sur les sites de La Hague, de Marcoule et de Cadarache.

310 ans plus tard…

Les déchets de MA-VL mettront eux plus de 31 ans pour perdre de leur radioactivité et représentent 3,6 % du volume total pour 4,98 % des rayonnements. Les FMA-VC mettront eux, moins de 31 ans pour diminuer leur taux de radioactivité par deux. La majorité des stocks étant composés de déchets de faible activité, on estime qu’ils ne présenteront plus aucun risque au bout de… 310 ans ! Stockés par l’Andra dans ses centres de l’Aube, ils constituent 68,8 % du volume.

L’Andra, dont la création a été instaurée par la loi du 30 décembre 1991 est chargée de « répertorier l’état et la localisation de tous les déchets radioactifs se trouvant sur le territoire national ». Les premiers inventaires se bornant à établir une liste des déchets existants sans proposer de perspectives d’avenir, la loi du 30 juin 2006 a imposé qu’on prenne en compte les estimations pour mieux préparer l’avenir. Cet inventaire est désormais un « outil de gestion qui permet d’assainir des situations passées et d’anticiper les besoins de stockage pour l’avenir », a résumé le président du conseil d’administration de l’Andra, François-Michel Gonnot.

Un nouveau site de stockage des déchets de faible activité à vie longue sera par ailleurs mis en service en 2019. Deux communes de l’Aube viennent d’être pré-selectionnées : Auxon et Pars-lès-Chavanges.

Source :http://www.developpementdurable.com/technologie/2009/07/A2186/la-france-veritable-dechetterie-nucleaire.html

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MessageSujet: Nos déchets sont en Sibérie à ciel ouvert !   Lun 12 Oct - 5:31

Déchets, le cauchemar du nucléaire, sur Arte mardi 13 octobre 2009

Par Nath le dimanche 11 octobre 2009, 09:31 - Energie / Habitation - Lien permanent

Déchets, le cauchemar du nucléaire, est un documentaire qui sera diffusé sur Arte mardi 13 octobre 2009 à 20 h 45. Les auteurs, Laure Noualhat et Eric Guéret, ont voulu montrer la face cachée du nucléaire et son déficit démocratique à travers son point faible : les déchets radioactifs. Une vérité qui dérange. En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l’énergie nucléaire comme la solution d’avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l’environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s’inscrit dans le "développement durable". Mais l’énergie nucléaire est-elle aussi propre qu’on nous le dit ?


En février dernier, "Uranium : le scandale de la France contaminée", sur France 3, avait déjà mis les pieds dans le plat et provoqué la colère d'Areva.

Entre les pro et les anti-nucléaires, le débat fait rage. Faut-il oui ou non relancer cette énergie que la plupart des pays européens avaient déjà décidé d’abandonner ? Au cœur des débats, la crainte des déchets nucléaires, partagée par tous. Car les déchets sont le point faible du nucléaire, son talon d’Achille, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Pourtant, les quelques pays européens qui ont ouvert le débat sur la contamination des déchets (radioactifs pendant des milliers d’années), ont décidé de sortir progressivement du nucléaire. C’est le cas de l’Autriche, de la Suède, de la Belgique ou de l’Allemagne. Mais que connaissons-nous exactement ? Comment les populations peuvent-elles avoir une vision claire d’un domaine couvert depuis toujours par le secret ? Pourquoi ce déficit démocratique sur une question politique et environnementale majeure ? Ce documentaire part en quête de "la vérité sur les déchets" en France, en Allemagne, aux États-Unis et en Russie…

Les scientifiques de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité) accompagnent les auteurs sur les sites nucléaires. À l’aide des mesures et des prélèvements qu’ils effectuent sur le terrain, d’analyses et de rencontres avec des travailleurs du nucléaire et des opposants, lereportage tente de répondre aux questions que tout le monde se pose :
• Les déchets sont-ils dangereux ?
• Comment sont-ils gérés depuis l’origine du nucléaire ?
• Existe-t-il une solution pour les déchets ?

Des responsables politiques (Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement, Robert Alvarez, ancien conseiller énergétique de l’administration Clinton) et industriels (Areva, EDF) sont interviewés pour tenter de résoudre d’autres interrogations: les populations sont-elles informées des dangers des déchets ? Le nucléaire peut-il être démocratique ? Qui détient réellement le pouvoir ? Quels sont les vrais enjeux politiques et industriels ? Les déchets menacent-ils l’avenir du nucléaire ?

Ce film donne des clefs complémentaires pour comprendre des choix qui pèsent lourd dans l’avenir de l’humanité... Le livre et le DVD "Déchets, le cauchemar du nucléaire" sont sortis début octobre.


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MessageSujet: Des traces radioactives dans les résidus de charbon industriel : les centrales thermiques sont mises en cause.   Jeu 5 Nov - 6:14

Des traces radioactives dans les résidus de charbon industriel : les centrales thermiques sont mises en cause.

Les 19 centrales thermiques françaises à charbon qui produisent 4% de l'électricité en France, génèrent aussi des résidus radioactifs.

Selon l'association "Robin des bois", ces déchets sont loin d'être inertes et leur stockage doit être sécurisé.


Près de 12 millions de tonnes de cendres issues des centrales thermiques à charbon (houille) sont stockées en France, et utilisées dans le secteur de la construction. Bien que décimés dans le paysage, ces déchets dépendent des centrales thermiques d'EDF et de la SNET (filiale allemande de E.ON).

L'association de défense de l'environnement "Robin des bois", a mené pour l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), une étude sur ces dépôts.

Il y est noté l'existence de danger en fonction de l'origine du charbon utilisé, puisque certains contiendraient des métaux lourds, et parfois même radioactifs (thorium ou uranium). Or, ces espaces du paysage sont souvent empruntés par les chasseurs, mais aussi par les promeneurs ou des adeptes de moto-cross.

De plus, ces cendres pourraient avoir un impact polluant sur les cours d'eau avoisinants, la nappe phréatique, mais aussi l'air respiré. À ce jour, aucune étude de l'impact sur la nature n'a été menée, bien que les effets soient connus.

EDF se défend par un effet qui serait nécessairement minime sur le milieu naturel, puisque les métaux lourds et les éléments radioactifs seraient stockés dans des silos ou gardés sous forme liquide (censée éviter l'envol dans l'air).

D'un point de vue juridique
La réglementation considère ces dépôts de cendres comme des installations connexes aux centrales thermiques, dont l'opérateur doit en assurer la gestion.

Le 18 juin dernier, le ministre de l'Écologie adressait aux préfets une circulaire demandant la mise en place de mesures de surveillance autour des sites de déchets radioactifs, incluant aussi les dépôts de cendres contenant des éléments à "radioactivité naturelle renforcée". Un suivi accru pourrait être imposé.

Parmi les importants dangers, figure l'utilisation de ces cendres dans le ciment, le béton, et les matériaux de remblais sur des infrastructures routières ou des grands ouvrages (comme le chantier du TGV Est). Ces cendres de charbon nécessitent plus que jamais d'être analysées, et si possible par une structure extérieure et indépendante, avant que les conséquences de l'usage de ces résidus ne soient dramatiques !


Lire aussi
Les déchets des EPR seraient 7 fois plus radioactifs que pour les réacteurs classiques ! ici
Déchets radioactifs : EDF est sommée de s'expliquer ! là

E. CINESTIA
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MessageSujet: Le stockage en allemagne vire au désastre   Mar 9 Fév - 10:39

Les autorités de surveillance du nucléaire recommandent l’évacuation rapide des 126 000 barils de déchets emmagasinés depuis 1967 dans une mine de sel de Basse-Saxe rongée par les infiltrations

En inaugurant le stockage des déchets nucléaires dans une mine de sel il y a quarante ans, l’Allemagne était à la pointe de la technique. Quarante plus tard, elle l’est toujours en préparant son évacuation.

Les autorités fédérales de surveillance des rayonnements et déchets nucléaires (BFS) ont remis en effet le 15 janvier leur expertise recommandant le déstockage des 126 000 barils de déchets nucléaires entreposés entre 1967 et 1979 dans la mine de sel d’Asse II, en Basse-Saxe, dans la région de Brunswick, dont 1 300 fûts de déchets de moyenne activité, contenant environ 11 kg de plutonium de l’usine de traitement de combustible usé de Karlsruhe.

Depuis des décennies, 12 m3 d’eau, soit 12 000 litres, ruissellent en moyenne, chaque jour, sur les parois de la mine de sel. La montagne exerçant une pression gigantesque sur les galeries de sel, 32 points d’infiltration supplémentaires ont été recensés depuis 1988. Certaines galeries s’effondrent, des barils, encastrés dans le sel, ont été endommagés sans que l’on sache précisément lesquels, contaminant la saumure. Au-delà de 2020, la mine ne sera plus exploitable.

«Asse est à peu près aussi trouée qu’un morceau de gruyère suisse »

L’expertise de la BFS confirme ce que les écologistes assurent depuis belle lurette dans la région. «Asse est à peu près aussi trouée qu’un morceau de gruyère suisse », selon Sigmar Gabriel, président du SPD, ancien ministre de l’environnement et natif de Brunswick.

La saumure qui ruisselle vers le fond de la mine peut être radioactive dans des proportions qui dépassent jusqu’à dix fois la norme. Recueillie dans une « piscine » à plus de 500 mètres de profondeur, elle est évacuée vers la surface. Mais les infiltrations régulières pourraient provoquer une inondation qui serait fatale. Une vraie « catastrophe nucléaire ». La nappe phréatique contaminée rendrait la région voisine inhabitable. « Ce n’est plus qu’une question de temps », selon les écologistes.

Les autorités se renvoient la balle des responsabilités. Le bureau des mines du Land à Clausthal-Zellerfeld, au courant du danger, n’aurait pas jugé utile de sonner l’alarme au ministère de l’environnement, qui aurait peu tenu compte de ses observations.

Bétonnée, la mine serait une bombe à retardement
Le centre Helmholtz de Munich, chargé de l’exploitation d’Asse II, prétend avoir informé le bureau des mines et préparé la fermeture de l’exploitation. Les spécialistes de l’atome et des déchets seraient « tombés de haut » en découvrant l’étendue du désastre, assure un professeur de l’université technique régionale de Clausthal. L’opinion publique n’a rien su ou presque pendant trente ans.

Si l’évacuation est décidée – et « le temps presse », souligne la BFS –, le chantier durerait une dizaine d’années et coûterait 2,5 milliards d’euros, payés pour l’essentiel par le contribuable. Ce sera la méthode la plus coûteuse et la plus délicate pour sécuriser Asse II.

« Techniquement, c’est un sacré défi, il faudra déplacer des fûts dont le contenu et l’état sont inconnus », note Thorben Becker, expert du Bund (Fédération allemande de la protection de la nature et de l’environnement). Il faudra en extraire de galeries qui ont été comblées par le sel. Avec les risques de contamination auxquels seront exposés les ouvriers.

D’autres solutions, telles que le comblement total de la mine, seraient évidemment plus rapides et moins coûteuses. Mais ce serait un pis-aller. « Cela ne marcherait que si Asse II était stable, ce qui est pratiquement exclu », explique l’expert. Bétonnée, la mine serait une bombe à retardement. Extraits d’Asse II, les 126 000 barils devraient être transportés à la mine de fer de Konrad, toute proche. Mais celle-ci n’est pas, pour l’instant, prévue pour cet usage. Et la résistance des écologistes et de la population de la région n’en est qu’à ses débuts.


Source : la-croix.com
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MessageSujet: Les poubelles débordent   Mer 22 Aoû - 5:14

Nous aurons au moins laissé cela aux générations qui nous suivrons. Une planète regorgeant (je devrais écrire : dégorgeant) de déchets de toutes sortes et de toutes natures. Voilà bien l'image que garderont de nous les archéologues de demain qui bien souvent n'auront pas beaucoup à chercher pour trouver nos détritus, nos amoncellements, nos montages d'immondices, nos déjections diverses et avariées, nos résidus de fausse société développée.

Par contre, ils auront à pratiquer un agréable jeu de piste, une traque mystérieuse et dangereuse pour découvrir le tréfonds de notre indignité, la plus vile démonstration de notre offense à la Planète. Ils devront alors faire preuve d'inventivité, de persévérance et de courage pour se lancer à la recherche de nos poubelles nucléaires.

Dans ce domaine, l'inventivité des soutiers de l'énergie atomique n'aura pas eu de limites. Les fosses marines, les failles géologiques, les cratères oubliés, les tunnels abandonnés, les galeries souterraines auront trouvé activité et radioactivité pour des longs millénaires. Gloire à cette société de Petits Poucets, semant au gré de leur folie ordinaire la marque indélébile du mépris pour les hommes de demain et notre mère la Nature.

Pas un continent n'échappe à cette fourbe dissimulation si secrète, à ce jeu de dupe pour les générations futures. Mêmes les lieux qui semblent idylliques et à l'écart de l'industrieuse et inventive ingéniosité technologique du nucléaire ont bénéficié de ces délicats dépôts à longs termes sans garantie de retour sur enfouissement. Nous avons tout souillé et nous continuons à le faire avec une effroyable mauvaise foi !

Car cette merveilleuse, cette formidable énergie nucléaire, garante de notre indépendance et de notre confort a de biens vilains excréments. C'est de diarrhée pestilentielle dont souffre cette industrie si propre sur elle. Ses couches regorgent de miasmes mortels, de déjections mortifères. Et pire que tout, nos brillants ingénieurs ne savent que faire de cette joyeuse colique industrielle !
Pour oublier le plus longtemps possible le cadeau fait aux suivants, nos sociétés ont commencé, comme souvent, par jouer les enfants taquins en disant « Passe à ton voisin ! » La France, dans son incomparable générosité a envoyé dans le Pacifique de merveilleux petits bidons plombés pour ses bons sauvages lointains. Déjà qu'ils avaient eu à expérimenter les premiers essais atomiques ….
Puis des empêcheurs de polluer en rond, des esprits malveillants et retors ont exigé de savoir, ont imposé un peu plus de transparence dans ce monde souterrain et sous-marin de la dissimulation de nos poissons mortels. L'épandage au petit malheur la chance a donc théoriquement cessé au profit de zone dument référencées et contrôlées par des organismes forcément indépendants. (C'est toujours la formule consacrée quand on veut duper le bon peuple).

Ainsi, désormais la France joue carte sur table et vide ses poubelles chez elle. Bonne fille, elle prend en charges d'autres poubelles, qu'elle traite, retraite, soustraite, maltraite … (Je n'arrive jamais à trouver le bon verbe pour ce genre de pratiques inavouables). Les déchets circulent nuitamment en convois énigmatiques et si bien protégés qu'ils peuvent rendre jaloux nos grands chefs d'état.

Puis, après bien des pratiques obscures que nécessites des tenues spéciales, des règles rigoureuses, des mesures spéciales, ils sont enfermés pour le reste des temps dans des conteneurs plombés, des cuves de béton, des enceintes protégées eu cœur de zone sécurisées, entourées d'un espace de protection sous surveillance pour de simples déchets qu'on nous dit inoffensifs !

La Caravane a le privilège de passer à proximité d'un de ces lieux sacrifiés au Dieu Atome et aux offrandes qu'il fait généreusement à ses contempteurs. Ils vont demander des explications, chercher à obtenir des éclaircissements sur cette belle boutique où l'on pratique le déstockage permanent pour soldes de tous nos mécomptes.

Ils sont bien naïfs d'espérer qu'on leur ouvre les portes et encore plus les livres de compte de ces dépôts pour l'éternité. Tout cela doit rester secret. Il en va, naturellement de notre sécurité !
Excrémentiellement leur.

Une étude très sérieuse sur ce sujet :
http://gspr.ehess.free.fr/documents/rapports/RAP-2009-ANDRA.pdf

Appel urgent pour éviter une nouvelle catastrophe nucléaire mondiale
http://www.avaaz.org/fr/petition/Appel_urgent_pour_eviter_une_nouvelle_catastrophe_nucleaire_mondiale/?cfWvucb

À consulter impérativement :
Le blog de Fukushima :http://fukushima.over-blog.fr/
Le blog officiel de la Caravane :http://caravane-plogoff-fessenheim.overblog.com/
Le blog officieux de la Caravane :http://www.chroniques-ovales.com/
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