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 Un tabou qui a du plomb dans l'aile

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MessageSujet: Un tabou qui a du plomb dans l'aile   Jeu 19 Fév - 16:30

Papa a 13 ans", titrait le tabloïd anglais The Sun, dans son édition du 13 février, en montrant la photo d'Alfie Patten avec son enfant dans les bras. Depuis, l'histoire de cet adolescent britannique, de sa copine Chantelle Steadman, 15 ans, et de leur fille Maisie, née le 9 février dans un hôpital d'Eastbourne au sud de l'Angleterre, a fait le tour de l'Europe et a marqué les esprits. Avec son visage d'enfant et sa petite taille, on préférerait voir Alfie jouer aux Playmobil plutôt qu'au vrai papa.

Si le Royaume-Uni connaît l'un des taux de grossesse chez les adolescentes parmi les plus élevés de l'Union européenne, ces naissances hors norme existent aussi en France.

Ainsi, en consultant dans le détail les statistiques d'état civil de l'Insee, on découvre qu'en 2007, 2 bébés sont nés de pères ayant 14 ans (5 en 2006) et 32 de pères âgés de 15 ans (21 en 2006). La même année, 15 bébés ont été mis au monde par des jeunes filles de 13 ans (12 en 2006) et 49 par des jeunes filles de 14 ans (92 en 2006). Ces chiffres sont bien évidemment à rapporter aux 819 605 naissances enregistrées en 2007. Ces enfants de père ou mère adolescents n'ont pas fait la "une" des journaux. Aussi perturbante que l'histoire d'Alfie puisse paraître, faire un enfant à 13 ans est physiologiquement possible.

Dans une expertise collective consacrée à l'évolution de la croissance et de la puberté publiée en février 2008 (Le Monde du 12 mars 2008), l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) rappelle que l'âge de la maturité (âge de la puberté) des populations occidentales a notablement diminué.

Ainsi, l'âge moyen des premières règles est passé de 17 ans à 14 ans entre le milieu du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle. Actuellement, il est de 12 ans en Italie, 12,6 ans en France et 13,5 en Allemagne, confirmant une précocité croissante. Quant au premier signe de puberté masculine - l'augmentation du volume des testicules - il survient en moyenne vers 11,6 ans. Les autres signes de maturation pubertaire sont le développement de la pilosité (pubis et aisselles) et l'augmentation de la taille de la verge.

Il semble que l'âge de la maturité sexuelle soit à revoir ...ainsi que limites dans lesquelles on parle de pédophilie
Dans moins de 10 ans cette dernière sera aussi banale que l'homosexualité ! jocolor

Faudra trouver d'autres bouc émissaires les ringards ! king geek queen
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MessageSujet: La justice a sa part de responsabilité   Mer 4 Mar - 12:26

Après la dénonciation du laxisme judiciaire venait la dénonciation de l’erreur judiciaire. Le livre en question se lit comme un roman. Il s’agit du « Calvaire de l’abbé Maurel ».

J’avoue à ma grande honte que je n’avais pas entendu parler de l’affaire avant de lire ce livre. Pour les lecteurs qui seraient dans mon cas, voici de quoi il s’agit. L’abbé Lucien Maurel était jusqu’au début des années 1990 directeur d’un collège catholique. À la suite de problèmes relationnels, des rumeurs délétères ont commencé à courir sur son compte. Le professeur avec lequel il était en désaccord ayant été élu maire de la commune, la situation s’est considérablement envenimée.

L’abbé Maurel a finalement été accusé de ce crime monstrueux que l’on appelle par antiphrase la « pédophilie » (et que plusieurs dans la caste politico-médiatique vantaient à haute voix, peu après mai 68…).

S’en suivirent un procès, vite réglé, et une incarcération de sept ans et demi.

Je n’ai évidemment aucun moyen d’apprécier si, dans le cas précis, il y a eu ou non erreur judiciaire. Mais plusieurs choses me semblent symptomatiques dans l’affaire, telle qu’elle est relatée dans cet ouvrage par l’abbé Maurel lui-même et par la chroniqueuse judiciaire Alexandra Lagarrigue. À première vue, il me semble bien que l’abbé Maurel a été victime d’une sordide erreur judiciaire. Mais, même si ce n’est pas le cas, nous pouvons prendre ce cas comme une impressionnante synthèse des vices actuels du système judiciaire.

Le premier élément tient à l’instruction exclusivement à charge. Comme dans l’affaire d’Outreau, le juge d’instruction a ici délibérément écarté tous les éléments à décharge. L’abbé Maurel a été accusé de viol dans des conditions ahurissantes. D’abord, parce que, physiquement, il n’était probablement pas capable de viol (un phymosis constaté par plusieurs experts l’en empêchait) ; ensuite, parce qu’il était censé avoir violé un adolescent… qui dormait, cette nuit-là, dans la même chambre qu’un autre (lequel ne s’est rendu compte de rien) !

Deuxième élément : la sérénité de la justice. On se gargarise d’indépendance de la justice. Mais, dans cette affaire, comme trop souvent dans les affaires pénales, la justice a manifestement été soumise à la fois à des pressions politiques (le maire de la commune semble avoir sollicité une instruction rapide et accablante) et surtout à des pressions médiatiques. Les journaux tenaient là un sujet « en or » : un prêtre pédophile, rien de tel pour vendre du papier !

Clou du spectacle, si j’ose dire : le jugement lui-même. Le prêtre en a pris pour 10 ans. Ce qui semble à la fois énorme si on songe à tous les doutes ressortant de l’instruction et dérisoire pour un crime aussi abominable que la « pédophilie ». Le procureur s’en est expliqué très simplement : « C’était 20 ans ou l’acquittement, on a pris la moyenne ! » Effarante transaction !

Je disais en commençant que cet ouvrage m’avait d’abord semblé aller dans un sens pratiquement opposé à celui de l’entretien avec Philippe Schmitt. En réalité, laxisme judiciaire ou erreur judiciaire révèlent la même chose. Nous ne pouvons plus dire, sinon ironiquement : « J’ai confiance dans la justice de mon pays ». Cette justice est trop faible devant l’opinion publique, les pressions politiques ou l’idéologie des juges.

Il est urgent que la France se dote à nouveau d’un système judiciaire digne d’un grand pays civilisé, où l’enquête se fait à charge et à décharge ; où le juge assume ses responsabilités sans se préoccuper des lynchages médiatiques ou des pressions politiques.

Cela devient d’autant plus urgent que, trop souvent, la justice pénale recourt désormais aux « lois d’exception » permettant de mettre des prévenus en garde à vue pendant des semaines sans même leur dire de quoi ils sont accusés.

Dieu sait que je ne suis pas de leur bord politique, mais, de ce point de vue, j’ai été scandalisé du traitement réservé aux présumés coupables de déprédations sur le matériel de la SNCF cet automne. La justice française ne se grandit pas avec de telles pratiques.

Un pays qui n’a pas confiance dans sa justice est un pays mûr pour toutes les violences et toutes les violations de la dignité humaine. Nous y sommes aujourd’hui…
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MessageSujet: l'Activisme pédophile   Dim 29 Mar - 17:28

Définition de l'Activisme pédophile (Wikipédia)

L’activisme pédophile rassemble des personnes ayant une attirance sexuelle et affective envers les enfants et/ou les adolescents. Ses membres visent à une certaine acceptation sociale de leurs attirances ainsi que, pour certains d'entre eux, de la relation sexuelle entre adultes et enfants. Le mouvement milite pour une suppression de divers obstacles légaux et sociaux contre les activités liées à la pédophilie, comme les lois criminalisant les activités sexuelles adulte-enfant, la classification de la pédophilie en tant que maladie mentale ou la perception négative qu'a l'opinion publique de cette attirance. Ils promeuvent également l'utilisation de termes comme boylove, girllove ou childlove pour désigner certaines formes de pédophilie, de pédérastie ou d'éphébophilie.

Le mouvement est confronté à une opposition virulente. Bien que certains professionnels proposent de ne plus considérer la pédophilie comme maladie mentale, la grande majorité du corps médical reste opposée aux idées du mouvement selon lesquelles certains contacts sexuels adultes-enfants ne causeraient pas de dommages à l'enfant. La plupart des pays du monde se conforment aux spécifications des Nations unies par rapport aux lois sur la majorité sexuelle ou la pornographie enfantine.

En 2005, le mouvement était surtout présent dans la sphère anglo-saxonne en Occident. Dans ces pays, l'opinion publique négative au sujet du mouvement s'est notamment constituée en regard de certaines affaires judiciaires impliquant certains de ses membres. Ailleurs, par exemple en France, le mouvement restait très confidentiel et très peu connu du grand public.


Activités du mouvement

L'activité principale du mouvement est le soutien moral et psychologique de pédophiles qui, autrement, auraient du mal à parler de leurs attirances de peur d'être ostracisés. À cet effet, quelques organisations du mouvement fournissent des services d'écoute et de prévention du suicide, comme le groupement FreeSpirits. Les nombreux forums de discussions donnant une certaine liberté de parole aux pédophiles sur leurs fantasmes et attirances jouent également ce rôle.

Certains pédophiles, pédérastes ou hébéphiles qui se qualifient eux-même de boylovers et girllovers célèbrent régulièrement leurs préférences sexuelles.

L'International Boylove Day (Jour international du BoyLove) sera célébré cette année le 21 juin c'est à dire le premier samedi après le solstice d'été.

Ce jour-là, des pédophiles attirés par les garçons allument des bougies bleues en public. Le « Jour d'Alice » (25 avril) est celui des pédophiles (ou hébéphiles) attirés par les filles : c'est le jour où Lewis Carroll a rencontré Alice Liddell, la petite fille qui lui a inspiré son œuvre célèbre Alice au pays des merveilles, le 25 avril 1856.
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MessageSujet: Nos Rois pédophiles ?   Ven 9 Oct - 3:36

Nos Rois pédophiles ?

C’est assez mortifiant pour l’Histoire de nos rois de France, mais étant donné leurs habitudes d’épouser des infantes de 12, 13 ou 14 ans, et de leur faire un enfant subito presto, ces capétiens m’avaient tout l’air de foutus pédophiles selon les critères d’aujourd’hui. On pourrait en dire autant d’ailleurs de beaucoup d’africains, étant donné le nombre de jeunes femmes de 14 ans qui sont mères d’un enfant. Volontairement ou non ? Culturellement oui, si on peut dire.

Louis XI, Henri II, Charles VIII, François I er, Louis XIII, Louis XVI, épousèrent des princesses de 12 à 15 ans, c’était la mode à l’époque, une fille était nubile à 12 ans, donc mariable, et potentiellement engrossable... Etait-ce parce que nos aïeux étaient plus précoces ? On serait devenus un peu attardés au fil du temps ? Pour mémoire, l’état des lieux et des lois sur ce point*. On voit que jusqu’en 2005, c’était 15 ans l’âge de la maturité sexuelle (supposée) L’autre question étant, un garçon de 20 ans qui fait l’amour à une fille de 15 ans est-il pédophile ?

Définition : La pédophilie désigne une préférence sexuelle d’un adulte envers les enfants prépubères ou en début de puberté. Un pédophile est une personne éprouvant ce type de préférence.

Selon le critère de l’OMS, les adolescents de 16 ou 17 ans sont aussi classés comme pédophiles, s’ils ont une préférence sexuelle persistante ou prédominante vers les enfants prépubères au moins cinq ans plus jeunes qu’eux.

On voit donc que la limite légale est fixée par le début de la puberté, qui n’est pas une échéance programmée à un âge déterminé au jour près. Ça se passe entre 10 et 16 ans aujourd’hui, au lieu de 12-18 ans il y a un siècle. L’interaction entre l’âge de la puberté, et le critère de pédophilie devient problématique, d’un côté les pulsions sexuelles viennent plus tôt, de l’autre, la loi retarde la mise en pratique, si on peut dire.

Cas d’école : une jeune fille de 12 ans, pubère, a envie de passer à l’acte avec un jeune homme de 17 ans, comment ça se passe sur le plan légal ? Il peut être accusé de pédophilie.

Bien sûr, quand il s’agit d’un(e) adulte, et d’un(e) ado, ça devient plus problématique. De fait, un quinqua, ou sexagénaire qui s’excite sur des images d’enfants de 10 ans, on voit la perversion immédiatement. On la voit moins quand il s’agit d’une fille de 13 ans qui en parait 17, et un homme de 35 ans qui en parait 25... Mais sur le fond, c’est assez semblable.

Car peut-on considérer qu’une fille de 13 ans qui en paraît 17 est une adulte consentante ? Elle reste une adolescente, comme ces reines mariées à 13 ans avec un parfait inconnu qu’elles découvraient parfois le jour de leur mariage, pour une sorte de viol légal. C’est d’ailleurs ce qui se passe dans pas mal de pays aujourd’hui. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

Au nom du respect de la tradition culturelle, la question ne sera pas posée.

Dans tout ça, n’allons pas déduire abusivement que je défends Polanski, avec tous les « amis » qui l’ont défendu avec des arguments irrecevables, il a assez de soucis comme ça.

En revanche le « procès » fait à Cohn Bendit ressort d’un amalgame pervers, c’est le cas de le dire. Rien à voir avec la pédophilie, pour rappel, la sexualité des enfants était une question en émergence dans ces années-là. On sortait d’une période où une speakearine a été bannie d’antenne parce qu’elle était enceinte, et que ça se voyait. Et donc, ça imputait qu’elle avait fait des cochoncetés sexuelles, quoique procréatives pour être dans cet état. Et comme les enfants étaient censés naître dans les choux et les roses, valait mieux éviter les questions gênantes genre « Papa, c’est quoi cette bouteille de lait ? » si vous voyez... Donc certains enseignants confrontés aux questions légitimes des bambins éveillés, apportaient des réponses qu’on peut dire inappropriées aujourd‘hui. Mais ça se discute.

On a aussi viré de la télé une autre dévergondée dont on avait aperçu les genoux. C’était en 1964, 4 ans avant Mai 68, ça rigolait pas avec la longueur des jupes en ce temps-là. Mais en 2009, les filles manifestent pour aller au collège en mini-jupe. Etant adolescentes, donc pubères, elles sont libres de montrer ce qu’elles veulent. A qui ? Et quelle est la limite d’âge pour avoir le droit d’apercevoir ce qu’elles montrent ? J’ai eu l’occasion dans le bus d’avoir face à moi une gamine qui se tortillait pour éviter que sa jupe ne remonte au dessus de sa culotte, je n’ai pas pu continuer mes mots croisés sans être gêné, et sans risquer de passer pour un pervers pédophile, elle avait l’âge d’être ma petite fille. Car si vous visualisez la scène, un type qui fait ses mots croisés a le regard dans l’axe des genoux de la voisine d’en face, des genoux, ou de l’entrecuisse. Et bien sûr, c’est un vieux dégueulasse, forcément. Alors que franchement, je suis beaucoup plus porté vers Ava Gardner à 40 ans, ou cette voisine affriolante de 50 printemps que vers les lolitas de 12 ans et demi. Mais ceci est une autre histoire.

Pas mal de pays actuellement pratiquent le mariage arrangé par les familles, entre conjoints d’âges très différents, ce sont donc des pays de culture pédophile ? Donc, il y a du boulot pour avoir une situation qui serait celle où des individus seraient libres de faire l’amour avec la personne de leur choix, et selon leur orientation sexuelle. Mais ça ne supprimera jamais le plus vieux métier du monde. Que pratiquent aussi les gigolos mais le terme est moins choquant que prostituée. Et entre Massimo Gargia et Grisélidis Réal, le plus pute des deux n’est pas celle qu’on pense. Enfin, que des enfants soient obligés de se prostituer pour faire vivre la famille, c’est dégueulasse, mais c’est aussi une forme de libéralisme économique, chacun vend au meilleur prix ce dont la nature l’a doté, son cerveau, ou son cul.

Et ça marche comme ça sous toutes les latitudes. Parce qu’il y a des clients, et on le sait, le client est roi. (et nous voici revenus à nos rois de France, tout est dans tout, et réciproquement)




*En France, l’âge nubile était de 12 ans pour les filles et de 14 ans pour les garçons. La législation révolutionnaire du 20 septembre 1792 fit passer cet âge à 13 ans pour les filles et 15 pour les garçons. Avec la création du code civil par Napoléon Bonaparte (1804) l’âge nubile passe à 15 ans pour les filles et 18 pour les garçons (Article 144 du Code Civil).

La dernière modification de l’âge nubile date du 29 mars 2005, passant à 18 ans pour les filles et supprimant les dispositions du code civil permettant aux parents d’autoriser le mariage de leurs enfants mineurs
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MessageSujet: Le cas Mitterrand agitait, jeudi 8 octobre, presque autant les médias étrangers que la presse française   Ven 9 Oct - 3:52

Victime collatérale de l'affaire Polanski ou scandaleux "pédophile" ? Le cas Mitterrand agitait, jeudi 8 octobre, presque autant les médias étrangers que la presse française. Comme on pouvait s'y attendre, les journaux britanniques ont été les premiers à dégainer. L'article de la BBC consacré aux déboires politico-médiatiques du ministre de la culture fait partie des plus consultés de la journée.

Plus subtil qu'El Mundo qui parle du "ministre pédophile de Sarko", le correspondant du Times à Paris s'est fendu d'une longue analyse sur cette"affaire très française". "Frédo, comme on l'appelle, est victime d'un méchant retour de bâton", écrit Charles Bremmer. "Si un ministre confessait avoir fréquenté des prostituées par le passé, peu de gens en France s'en offusquerait. C'est la suspicion de pédophilie qui fait toute la différence", écrit-il.

"LE MAL EST FAIT"

Mais contrairement à ce qu'affirme le Daily Mail à propos du goût prononcé du ministre pour "les jeunes garçons", Frédéric Mitterrand a assuré qu'il n'avait jamais fréquenté de mineurs (lire l'article : Frédéric Mitterrand : "J'étais à chaque fois avec des gens de mon âge").

Si pour l'instant Frédéric Mitterrand est soutenu par Nicolas Sarkozy, l'affaire pourrait tout de même lui coûter cher. Le gouvernement se retranche sur la défense de la vie privée, mais, poursuit Charles Bremmer, "l'argument ne passe pas" : "Le mal est fait. Les Français savent désormais que le détenteur d'un des plus prestigieux portefeuilles ministériels est un adepte autoproclamé du tourisme sexuel." L'image du ministre en a sévèrement pâti et "Sarko n'aime pas cela".

Le président "qui a lu livre en juin, s'est conformé à une tradition bien française selon laquelle la vie privée des personnes publiques n'est généralement pas matière à discussion. Il aurait dû se douter, compte tenu de la médiatisation de sa vie sentimentale, que cette vieille règle avait volé en éclats".

Pourtant, rappelle le Daily Telegraph, l'arrivée du neveu de François Mitterrand au gouvernement a été perçue comme une "belle prise" par la droite française. D'après le quotidien, "le ministre vient d'une grande famille socialiste et il reste très populaire auprès de l'establishment culturel de gauche". L'affaire est d'autant plus "embarrassante" pour le chef de l'Etat, que son épouse Carla Bruni aurait activement milité pour la nomination de Frédéric Mitterrand au ministère de la culture, note The Independent.
Le Monde.fr
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MessageSujet: L'allemagne renonce au filtrage qui ne sert à rien   Ven 23 Oct - 9:20

L'Allemagne accorde un an aux FAI pour démontrer que le filtrage ne sera pas utile à la lutte contre la pédopornographie. Ce qui ne devrait pas être compliqué : moins de 1,5 % des adresses référencées par la police contiendraient effectivement des contenus pédophiles, et sur cette part restante, l'immense majorité sont supprimés par les hébergeurs dès notification.
Filtrage, censure, Loppsi

L'Allemagne ne suivra pas le même chemin que l'Australie, et ne montrera donc pas la voie à la France au moment d'adopter la loi Loppsi. Selon l'Association françaises des Fournisseurs d'Accès (AFA), dont PC Inpact révèle un e-mail envoyé à ses membres, "le gouvernement allemand a décidé de ne pas exécuter "the Internet Restriction Act" pendant au moins un an". Très contesté, le projet de loi qui avait donné lieu à des manifestations (et à une bavure) prévoyait de donner à l'administration le pouvoir d'imposer aux FAI de bloquer l'accès à des sites, dont la liste établie par la police n'aurait pas été vérifiée par l'autorité judiciaire.

Confronté à la réalité des faits, le gouvernement allamend a finalement "reconnu que le blocage n'était pas efficace lorsqu'il sert à restreindre l'accès des contenus d'abus sexuels sur mineurs hébergés en dehors de l'Union Européenne". D'abord parce que le filtrage est inefficace sur un plan technique à empêcher les pédophiles d'accéder aux contenus par divers biais, ensuite parce que les visites involontaires vers les sites hébergeant de tels contenus sont "pratiquement inexistantes" (il est temps de le dire), et enfin parce que c'est prendre un fusil pour tuer une mouche.

On se souvient qu'un bloggeur allemand, Alvar Freude, avait réalisé cet été un script qui envoyait automatiquement une demande de retrait de contenus aux hébergeurs des sites bloqués. Sur 348 hébergeurs contactés, 250 avaient répondu, et 61 avaient retiré le contenu illicite en moins de 12 heures. Preuve que le dialogue était plus efficace que le filtrage. L'expérience a visiblement été menée à plus grande échelle, avec des résultats spectaculaires. "D'après les études menées en Allemagne (et encore en cours), sur 8000 URLs contenues dans les listes noires présumées de la police, seuls 110 sites web contenaient des images d'abus sexuels sur mineurs et des images érotiques de mineurs, et après notification à l'hébergeur, seulement 7% de ces contenus illégaux, hébergés dans des pays non-membres d'Inhope, étaient encore en ligne après 14 jours (alors que la plupart des contenus notifiés ont été supprimés dans les 48h après notification)", note l'AFA.

En clair, et c'est un énorme sujet d'inquiétude, sur 8000 adresses référencées par la police sans contrôle judiciaire, seules 1,37 % des URL avaient un vrai caractère pédophile ! Et sur ces 1,37 %, 93 % ont été retirés en moins de deux semaines. Dit autrement, l'extrême majorité des contenus signalés par la police sont soit légaux, soit régulés par les hébergeurs eux-mêmes qui acceptent de supprimer les contenus dès notification, même lorsqu'ils sont à l'étranger. Aucun besoin de filtrage, à la fois coûteux, inefficace et injuste.

Comme le demandent en Australie les associations de protection de l'enfance, ça n'est pas avec le filtrage qu'on protège les enfants, mais en chassant les pédophiles.

Puisse la France entendre aussi raison, et arrête de prétendre que le filtrage "protège les internautes".
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MessageSujet: le lent glissement vers l'acceptation   Dim 6 Déc - 6:58

La déchéance de notre société moderne n’en finit plus, capitalisme, surconsommation, matérialisme et individualisme à l’extrême, annulation des valeurs morales, promotion du vice…. Voila le modèle de société que les élites ont fabriqué de toute pièce. Le but de tout cela ?
Système destructeur des élites: la carte de la pédophilie
Un contrôle total sur nous, le but est de sans cesse nous contrôler encore plus en nous rendant de plus en plus dépendant du système qu’ils ont crée.
Leur soif de tout est sans limite et nous sommes leurs proies.

Qui sont ces élites ?

Si on veut faire simple, les élites ne sont somme toute que des lignées sanguines (Dupont, Rothschild, Rockefeller, …) qui protègent leur acquis par tous les moyens, de peur de tout perdre et de chuter parmi les « gentils », ce qui serait le pire cauchemar pour eux. De nos jours, ce sont les Banquiers, hier c’était les Nobles et les Dynasties Royales. Quand je parle de Banquier, je ne fais pas allusion au banquier de votre quartier, je parle des détenteurs des banques qui siègent dans les Banques Centrales, qui impriment l’argent papier, qui ont crée la spéculation et les phénomènes Boursiers « étranges », qui possèdent la majorité des multinationales. Ces gens contrôlent totalement le système qu’ils ont créé, en effet, en amont, ils produisent l’argent papier qui n’arrive dans la poche du consommateur qu’après avoir subi moultes gonflements, et en aval, ils récupèrent l’argent qu’ils ont distribué par les phénomènes boursiers (bénéfices tiré de leurs actions, de la spéculation). Du coup, non seulement le consommateur moyen a juste à peine de quoi subsister, mais en plus il devient tous les jours un peu plus débiteurs du système (sous forme de dette privé et publique), comment voulez-vous dans ces conditions que l’homme, l’individu, puisse un jour être libéré du Système ?

Mais pourquoi ces élites sont-ils ainsi ?

Leur appétit pour le pouvoir et l’argent a occulté en eux toute valeur morale. Dépassant leur condition humaine en se débarrassant de tout sentimentalisme, ils sont au dessus de toute valeur morale admise par le commun des mortels. Impunité totale, pouvoir absolu, richesse absolu, il n’a pas été dur pour le diable de les convaincre qu’ils sont des « Dieux en devenir ». Voila ce qui explique comment des gens qui semble au départ matérialiste à l’extrême, puissent croire en Dieu et au Diable et de choisir le Diable car il leur promet pouvoir et éternité, et leur position sur terre les conforte dans ce choix. Mais le Diable ne peut pas se contenter de tromper cette poignée d’imbéciles, son véritable but est de provoquer la perte de chacun de nous individuellement.

Quel est l’objectif des élites ?

Le système mis en place par les élites est une formule complète. Touchant à tous les domaines, le but est de non seulement d’affaiblir toujours plus notre position par rapport au système, mais aussi de supprimer en nous tout sens critique afin de nous formater à leur pensée unique.

Par une symbologie occulte qui est présente jusqu’à nos symboles les plus respectables comme la justice, la religion, l’éducation.... Le but est de contaminer nos valeurs par tous les moyens, afin que l’on soit perdu aussi bien dans notre esprit que dans notre âme. Le Diable a déjà tout perdu, il est banni à jamais, les élites sont déjà sous m’emprise totale du diable, et NOUS, être humain lambda, sommes tous les jours tortillé par ce système diabolique qui veut notre perte totale. Chacun de nous mène individuellement un combat quotidien contre ce Système diabolique. Le diable ne souhaite qu’une chose, c’est que nous soyons tous aussi perdu que lui, c’est un mauvais perdant et il veut que nous le soyons tous.

Illustration du Système en place par l’évolution des mœurs

Je tiens à ouvrir une parenthèse pour illustrer comment ce système est diabolique et sournois. Je vais parler de l’évolution des mœurs durant ces 50 dernières années, ces mêmes 50 dernières années ou le Nouvel Ordre Mondial a fait un pas de géant, n’étant désormais plus qu’à quelques années avant de devenir officiel et effectif.

Mai 68 a été un tournant décisif dans l’évolution des mœurs, en effet, c’est à partir de cette pseudo-révolution étudiante que le culte du corps a commencé à prendre forme. Jusqu’à cette date, le rapport à l’intime était comme le porte bien son nom intime, et dès lors, l’exhibition du corps et plus précisément du corps de la femme est devenu un prétexte pour vendre.
Quel est l’intérêt de voir une femme dénudée dans une publicité pour une voiture ? On nous dit que l’intérêt est que la gente masculine est attiré par le corps des femmes et du coup ce genre de publicité retient beaucoup plus son attention. Est-ce que c’est un argument valide ? Si montrer des choses immorales est plus vendeur, faut-il pour autant le faire ? Quels sont les limites ?

Il semble qu’il n’y en ait pas, et la preuve en a été apportée par la suite. On effet, ce système ne s’en est pas arrêté la et de nos jours, il va toujours encore plus loin.

En effet après des décennies de femmes de plus en plus dénudés à la TV, dans les magazines et journaux, sur les panneaux publicitaires géants…. On a poussé une nouvelle fois la limite plus loin avec l’homosexualité.

Le même Système qui présentait l’homosexualité comme une abomination, comme un crime, en a petit à petit fait une nouvelle alternative de modèle de vie. En utilisant des procédés de conditionnement de la pensée, étape par étape, être homo est devenu aujourd’hui normal et si vous voulez être encore plus « moderne », être bi c’est top tendance.

Corrigez moi si je me trompe, mais j’ai du manquer un chapitre : En invitant des charlatans qui font honte à la communauté scientifique, on nous expliquer que l’homosexualité est quelque chose de génétique, et que par conséquent ceux qui jugent cette pratique comme condamnable sont inhumains, car ils jugent les gens sur ce qu’ils sont à la naissance et qu’ils ne peuvent pas changer. Soit.

Mais alors être bi c’est quoi, c’est génétique aussi ?

Le choix du partenaire sexuel est maintenant totalement libre, homme ou femme, faites votre choix. Et pour votre plus grand bien, ce choix va bientôt s’étoffer, nous aurons tous bientôt la possibilité de choisir entre :
homme, femme, fillette, garçonnet. Cela vous choque ?

Si oui, c’est normal car le programme de conditionnement pour cette nouvelle avancée vers la dépravation n’en est encore qu’à ses débuts et vous n’êtes normalement pas encore prêt à accepter ce genre de pensée, ou du moins vous gardez cela pour vous-même.

La nouvelle évolution de notre Système moderne est l’acceptation de la pédophilie. Le processus de conditionnement est quasiment toujours identique, même s’il est à chaque fois peaufiné un peu plus, de façon à donner un résultat plus rapide sur les populations.

Depuis quelques temps, les médias - qui je le rappelle ne sont que les porte-voix des élites sataniques qui nous dominent – ont fait tout un tapage incessant sur des faits divers de pédophilie. Après avoir fait la chasse aux sorcières des pédophiles du Net et du tourisme sexuel, les médias mettent le focus sur 2 affaires qui nous parlent déjà beaucoup plus. En effet, les gens qui sont la cible de ce conditionnement pour l’acceptation de la pédophilie (cad tout le monde sauf ceux qui sont déjà pédophiles) ne se sentent pas vraiment concerné avec le pervers lambda qui fait son petit voyage annuel à Phuket. Par contre, des affaires de pédophilie impliquant des personnages publics comme Polanski ou Frédéric Mitterand, c’est tout de suite autre chose. Il n’y a qu’à voir la bienveillance des médias et des « people » envers Polanski et Mitterand pour réaliser que dans l’esprit des gens, on ne voit plus un simple pédophile, mais toute l’histoire d’une vie d’artiste.
On s’intéresse plus au pourquoi du comment et les circonstances atténuantes ne manquent pas.

Les médias ont donc amené le débat de la pédophilie en le concentrant autour de quelques cas spécifiques identifiés et non pas d’un point de vue génèral, ce qui est un moyen d’atténuer notre jugement.

Evidemment, après des semaines de lavage de cerveau et de faux débat sur la pédophilie, les médias ont bien sûr conclu que ce qu’ont fait Polanski et Mitterand n’était pas tout à fait acceptable, mais au moins le débat est lancé et la question de la pédophilie est maintenant un peu plus présente dans l’esprit des gens.

Hier soir sur France 2, j’ai été choqué par la thématique de la soirée
: la pédophilie. Pardon, je suis grossier, un débat sur l’amour entre personnes ayant un écart d’âge important. Dans le film « Mourir d’aimer », Muriel Robin, 45 ans, incarne le rôle d’un professeur de Français d’une classe de Seconde, se découvrant petit à petit une romance avec son jeune élève de 15 ans. Evidemment, c’est une belle histoire d’amour (ironie), le jeune homme est mûr et on nous le présente comme un jeune adulte qui vit chez ses parents mais sans ses parents, qui parle comme un adulte mais qui n’est pas un adulte, …., bref, toutes les circonstances atténuantes ont été de rigueur pour ne pas produire une réaction de rejet, bien au contraire, on en oublierait presque leur différence d’âge tellement le casting et le scénario ont été peaufiné.

Et Muriel Robin, cette fois-ci en tant qu’actrice, qui déclare : "En amour, je ne regarde ni l'âge ni le sexe", oui c’est vrai l’amour c’est magique, c’est réducteur de s’arrêter à l’âge. Et quand il s’agit de votre enfant qui en est victime, vous allez toujours trouver cela aussi merveilleux ?

Qui peut nier combien une relation entre un jeune adulte et une personne ayant l’âge de ses parents, peut être destructrice pour l’enfant et casser tout un équilibre qui fait que l’enfant est protégé par ses parents jusqu’à l’âge adulte et peut ainsi lui-même devenir un parent responsable ?

Ne pensez pas que j’exagère, car ce thème de la pédophilie devient redondant et le débat glisse dangereusement sur un terrain de plus en plus ouvert à cette abomination.

Regardez donc des films comme « Chronique d’un scandale » de Richard Eyre, ou Kate Blanchett, professeur d’école (encore !!!), s’envoie en l’air entre 2 trains avec un voyou de 14 ans, mais heureusement, une collègue à la retraite lui fait du chantage pour qu’elle le quitte, ….. Car elle est gaie et elle amoureuse d’elle !!!!!

Le processus d’acceptation de la pédophilie est lancé, ce n’est en rien étonnant, sachant que parmi les pratiques occultes des élites, la pédophilie a une place de choix.

Nous sommes désormais en plein milieu de ce processus, encore 3 ou 4 ans et les pédophiles pourront sortir de leurs caves.

Etape 1 : On n’en parle pas et on admet que c’est mal (la pédophilie vue dans les années 90)

Etape 2 : on médiatise beaucoup afin de faire rentrer la chose dans les esprits, même en mal, ce qui compte c’est qu’elle rentre.
(sur-médiatisation du phénomène isolé de pédophilie sur le Net)

Etape 3 : on focalise le débat autour des exemples bien particuliers comportant des circonstances atténuantes. (Affaire Polanski et Mitterand)

Etape 4 : On laisse reposer un certain temps, le temps que la maturation dans les esprits ait fait son effet, tout en continuant à arroser sur ce sujet (le genre de film hier sur France 2 ou certains films Hollywoodiens, quelques allusions sur les shows télévisés…).

Etape 5 : On focalise sur un événement ou la chose est même vue en bien, ou l’interdire serait à la limite du condamnable (On peut s’attendre dans le futur à une affaire retentissante ayant trait à la pédophilie et qui cette fois ci diffère des histoires précédentes, dans le sens ou on ressent de la sympathie et de la compassion pour les personnages).

Etape 6 : on diabolise ceux qui sont contre et on finit par passer une loi après avoir organisé quelques manifestations, on impose une nouvelle norme.
(Exactement ce qui ce passe maintenant avec l’homosexualité ou quiconque s’y oppose est qualifié des pires maux et voit ses paroles être déformées et détournées, cela sera bientôt le cas pour la pédophilie).

L’évolution des mœurs est une illustration parmi d’autres de la destruction de l’intérieur de nos sociétés, voulue par nos élites. Leur but est d’amener la destruction par l’individu lui-même, que chacun de nous devienne un vecteur de dépravation et de destruction. Aujourd’hui, cela marche très bien et personne ne peut le nier, demain cela risquera encore de mieux fonctionner si rien ne se passe d’ici la.

Mais gardez espoir, je ne connais pas le futur, mais la vie sera toujours victorieuse sur la mort, ou sur les valeurs qui aspirent à la mort, des événements se produiront que nul n’aura prévu, pas même les élites, à nous d’en profiter pour ne pas sombrer avec ce système.


( par Anne Nonyme)
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MessageSujet: Rio ose transgresser la bien pensance et montrer l'enfant dans sa beauté dansante   Mar 16 Fév - 7:17

RIO DE JANEIRO - En larmes, une fillette de sept ans a conduit au défilé du carnaval de Rio dimanche soir, déclenchant un vaste débat dans tout le Brésil sur l'opportunité de faire participer des enfants à une manifestation symbole d'hédonisme et de sexualité.
En larmes, Julia Lira,une fillette de sept ans a conduit au défilé du carnaval de Rio dimanche soir, déclenchant un vaste débat dans tout le Brésil sur l'opportunité de faire participer des enfants à une manifestation symbole d'hédonisme et de sexualité. (Reuters/Bruno Domingos)

En larmes, Julia Lira,une fillette de sept ans a conduit au défilé du carnaval de Rio dimanche soir, déclenchant un vaste débat dans tout le Brésil sur l'opportunité de faire participer des enfants à une manifestation symbole d'hédonisme et de sexualité. (Reuters/Bruno Domingos)

Pressée par une marée de photographes et de cameramen, Julia Lira a éclaté en sanglots au départ du défilé, dont elle était la reine dans le Sambadrome de Rio de Janeiro.

"Elle a pleuré parce qu'il y avait beaucoup de gens qui l'entouraient, a expliqué son père Marco, président de l'école de samba de Viradouro, qui a tenu la main de sa fille afin qu'elle termine le défilé.

Le rôle de reine de défilé est généralement tenu par un mannequin célèbre ou une star des feuilletons télévisés, et le choix d'une fillette a provoqué à la fois critiques et rappels historiques.

"Je suis contre, elle est trop jeune. Ce n'est pas la place d'une enfant de sept ans", estime ainsi Luis Paulo, 22 ans, avant de défiler avec son costume tout en argent et en plumes.

Une association de défense des droits des enfants a contesté devant la justice la participation de Julia au défilé, mais un juge a donné son feu vert à la dernière minute.

Les spécialistes du carnaval de Rio rappellent que le sexualisation des reines de défilé est un phénomène relativement récent et que les enfants ont traditionnellement joué un rôle dans la manifestation.

Certains diront que Julia n'était pas dimanche soir la plus jeune participante au défilé.

Enceinte de quatre mois, Adriane Galisteau a reçu l'autorisation de son médecin pour se joindre à la danse de son école de samba d'Unidos da Tijuca.

"L'émotion est encore plus forte. J'ai toujours pensé qu'un jour je défilerai enceinte", a déclaré cette animatrice de télévision dont, nous dit-on, la collection de bikinis compte plus d'un millier d'exemplaires.
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MessageSujet: L'ultime refuge de la norme....   Lun 8 Mar - 15:39

Dimanche 7 mars 2010
Autour de la pédophilie

Vu de Rome, les relents nauséabonds des affaires pédophiles ne cessent de remonter à la surface. L’Eglise d’Irlande est durablement disqualifiée par les manquements graves de ses responsables. Le pape l’a dit et redit, aux Etats-Unis, en Australie, aux évêques irlandais : la tolérance zéro doit être la norme. Pourtant, parce que le temps de Rome n’est clairement pas le temps des médias, les indispensables mesures disciplinaires tardent à être prises. Les victimes s’impatientent. Elles ont raison. Du côté de l’Allemagne remontent à la surface de sordides affaires anciennes, mettant désormais en cause le frère du pape. A quand le dévoilement d’une affaire mettant en cause Josef Ratzinger alors qu’il était archevêque de Munich ? Et, du côté des Légionnaires du Christ, les révélations s’accumulent sur les agissements impensables de leur fondateur.

Si l’on considère l’ensemble de ces affaires, plusieurs questions émergent.

Il est clair que les responsables catholiques des décennies passées n’ont pas été à la hauteur des exigences de leurs fonctions. Il est clair également qu’il serait pour le moins mal placé de céder à la tentation de la théorie du complot : parce qu’ »on » en veut à l’Eglise, « on » vide ses poubelles.

Mais peut-on s’interroger ?

Dans un monde où les pratiques sexuelles ne sont plus désormais régies par aucune norme, la lutte contre la pédophilie est-elle l’ultime refuge de la norme ? Ne convient-il pas d’en appeler, pour tous, à des comportement affectifs et sexuels responsables, non exclusivement livrés à la seule boussole du plaisir personnel ? Je pense à cette phrase entendue récemment à la radio française, prononcée par un médecin : « Lorsqu’on fait l’amour avec une personne qu’on ne connait pas… »

Par ailleurs, le scandale de la pédophilie ne touche-t-il pas, dans ce contexte fragilisé, l’ensemble des instances éducatives, des institutions qui prennent en charge des jeunes ? Ne serait-ce pas la relation éducative elle-même, d’adulte à jeune, qui est désormais livrée à cet arbitraire ? On objectera, avec raison, que les agissements aujourd’hui dévoilés ont eu lieu dans un cadre sociétal autrement plus rigide qu’aujourd’hui. C’est juste. Mais porte-ton le même regard, justement dénonciateur, sur l’Eglise et sur l’Education nationale ?

Enfin, le risque profond serait de voir entamée la confiance dans la relation éducative. A qui confier nos enfants ? Alors même que la relation parents-enfants tangue, il serait préoccupant que le fameux « troisième lieu » éducatif (l’école, les mouvements de jeunes, les scoutismes etc..) soient, eux aussi, victimes de cette méfiance corrosive qui ronge notre société.

Tout ceci, évidemment, ne peut être que murmuré, avec beaucoup de précautions.. Mais, au-delà de la légitime émotion, la réflexion raisonnée devrait pouvoir, elle aussi, tracer son chemin…
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MessageSujet: L’opinion semble hésiter à condamner les relations entre adultes et adolescents, de 13 à 17 ans   Mer 21 Avr - 15:16

Jacques Arènes, psy ,déclare in La Croix : L’opinion semble hésiter à condamner les relations entre adultes et adolescents, de 13 à 17 ans. On ne peut que constater la permissivité qui existe en la matière... Cette hésitation se traduit même au niveau légal : l’âge de la majorité sexuelle est théoriquement fixé à 15 ans, mais l’adulte qui use de son autorité pour séduire un ado peut être assigné devant un tribunal.

Cela révèle une ambivalence du monde adulte sur le sujet : on tolère dans certains cas, tout en fermant les yeux dans bien d’autres. Et cette ambivalence concerne aussi bien les milieux homosexuels qu’héterosexuels.

Aucun lien, donc, entre homosexualité et pédophilie ? Difficile de répondre de façon générale : il y a une grande diversité des trajectoires de personnes homosexuelles comme il y a de nombreux profils de pédophiles ! Les problématiques pédophiles concernant des enfants prépubères ne sont pas liées à une orientation sexuelle. Mais lorsqu’on aborde le cas des adolescents, le problème devient plus complexe.

Certains homosexuels sont en effet attirés par de grands adolescents, ce qu’on appelle parfois l’éphébophilie. Mais ce type d’attirance concerne aussi des hétérosexuels. Bref, la problématique est très différente selon qu’on se trouve entre un adulte et un adolescent et un adulte et un enfant.
La société est très attentive à lutter contre la pédophilie, tout en étant de plus en plus laxiste vis-à-vis des relations entre adultes et adolescents. Il y a là une forme d’anesthésie morale, de cécité collective.

Il s’agit là d’un réel phénomène de société, qui se pose non seulement dans l’Église mais aussi dans tous les milieux où des adultes sont contact avec des adolescents. En somme, peut-on considérer l’adolescence comme une option sexuelle possible quand on est adulte ? À ce jour, la question n’est volontairement pas tranchée par bon nombre d’adultes.

Pourquoi ? De façon paradoxale, notre société punit de plus en plus sévèrement les abus sur mineurs, tout en érotisant sans complexe l’enfance et l’adolescence. Or, cela pose problème. Aujourd’hui, le modèle érotique, c’est l’adolescent.

Dès lors, le rejet collectif intense de la pédophilie serait presque le contre-fantasme de l’érotisation de l’adolescence. L’intérêt érotique des adultes pour les ados est tel – sans qu’il y ait forcément passage à l’acte – qu’il se traduit dans la recherche d’une bonne conscience acquise dans la dénonciation des crimes pédophiles. Certes, ce ne sont pas des vases communicants entre ces deux phénomènes , mais la question du rapport aux adolescents mérite d’être posée.
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MessageSujet: La Suisse a refusé d'extrader le cinéaste franco-polonais Roman Polanski vers les Etats-Unis , où il a eu en 1977 des relations sexuelles avec une mineure âgée de 13 ans, et qui est désormais libre de ses mouvements.   Mar 13 Juil - 5:15

La Suisse a refusé d'extrader le cinéaste franco-polonais Roman Polanski vers les Etats-Unis , où il a eu en 1977 des relations sexuelles avec une mineure âgée de 13 ans, et qui est désormais libre de ses mouvements.

Le réalisateur du "Pianiste", arrêté sur mandat international américain le 26 septembre à son arrivée à Zurich pour un festival de cinéma, "ne sera pas extradé vers les Etats-Unis et les mesures de restriction de sa liberté sont levées", a déclaré lundi au cours d'une conférence de presse à Berne la ministre suisse de la Justice et de la Police, Eveline Widmer-Schlumpf.

"Les Etats-Unis ne peuvent pas faire appel de la décision de la Suisse", a-t-elle ajouté. Le cinéaste peut en principe présenter une demande de dédommagement, mais la ministre doute qu'il fasse usage de cette possibilité car il a lui-même allongé la procédure en multipliant les recours.

Roman Polanski a chaleureusement remercié tous ceux qui l'ont soutenu, dans une déclaration transmise à l'AFP par son avocat Hervé Temime.

"Je n'entends pas m'exprimer publiquement à la suite de la décision" de la Suisse, a déclaré le cinéaste. "Je veux seulement remercier du fond du coeur tous ceux qui m'ont soutenu et leur faire part aujourd'hui de ma grande satisfaction. A tous un immense merci", a-t-il dit.

Les Etats-Unis ont exprimé leur déception devant la décision de la Suisse. "Nous sommes déçus", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley. "Nous continuerons à chercher justice dans cette affaire et nous allons étudier nos possibilités", a-t-il dit.

[Des journalistes encerclent le chalet de Roman Polanski à Gstaad, le 4 décembre 2009. - © 2010 AFP - Fabrice Coffrini]

La ministre suisse a indiqué que le bracelet électronique que portait Roman Polanski depuis le 4 décembre, date de son assignation à résidence dans la station huppée de Gstaad, lui avait été enlevé lundi à 12h00 (10h00 GMT).

Le cinéaste "a quitté son chalet de Gstaad", baptisé "Milky Way" ("Voie Lactée"), qui est situé à la sortie de la petite ville alpine et dont une trentaine de journalistes faisaient lundi après-midi le siège, a assuré une employée du cinéaste.

Interrogé par l'AFP, Me Temime a refusé de donner des indications sur l'endroit où se trouvait le réalisateur du "Pianiste". Dans la soirée, des photographes et journalistes de télévision l'attendaient devant sa résidence à Paris.

La demande d'extradition américaine a été rejetée parce qu'il n'a pas été possible d'"exclure avec toute la certitude voulue (qu'elle) présentait un vice", a expliqué la ministre.

Elle a mentionné le refus des autorités américaines de transmettre le procès-verbal d'une audition du procureur Roger Gunson. Pour les Suisses, ce document devait permettre d'apprécier si "les 42 jours que Roman Polanski avait passés dans la division psychiatrique d'une prison californienne couvraient la totalité de la peine d'emprisonnement qu'il devait exécuter".

Le gouvernement suisse a en outre jugé que la mise en oeuvre du traité d'extradition avec les Etats-Unis devait tenir compte du "climat de confiance" qui s'était établi.

Roman Polanski a fait des séjours réguliers en Suisse sans être inquiété et "ne se serait certainement pas rendu au Festival du film de Zurich en septembre 2009 s'il n'avait pas eu confiance dans le fait que ce voyage n'aurait pas de conséquences juridiques", relève le ministère de la justice.

Roman Polanski, aujourd'hui âgé de 76 ans, avait pu quitter la prison de Zurich le 4 décembre pour être assigné à résidence à Gstaad contre une caution de 4,5 millions de francs suisses (trois millions d'euros).

Il a désormais le sentiment que "justice lui est rendue", a dit l'écrivain français Bernard-Henri Lévy, son plus fervent soutien.

L'actrice et chanteuse Emmanuelle Seigner, épouse du cinéaste, a accueilli avec un "immense plaisir" l'annonce de sa libération, se réjouissant de la "fin d'un cauchemar de plus de neuf mois".

L'un des avocats de Roman Polanski, qui se démenaient depuis des mois pour tenter d'éviter un jugement aux Etats-Unis, le Français George Kiejman, a rendu "hommage à la justice suisse", considérant que "son analyse juridique est très juste". "J'espère qu'il pourra un jour retourner aux Etats-Unis", a-t-il ajouté.

Les autorités helvétiques n'ont pas subi de pressions de Washington, ni de la France ou de la Pologne, a assuré la ministre suisse de la Justice. "Il s'agit d'une décision totalement libre de la Suisse", a-t-elle insisté. Washington a "de la compréhension pour notre décision", a ajouté Mme Widmer-Schlumpf.

Le ministère polonais des Affaires étrangères s'est dit "satisfait". bounce Laughing bounce
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MessageSujet: Glissement progressif de l’intolérable   Ven 30 Juil - 5:03

Glissement progressif de l’intolérable

Non, il ne s’agit pas d’un énième redondant pamphlet sur la violence dans les cités HLM de banlieues et sur le contrôle des minorités dites visibles. Cet article, veut démontrer le glissement progressif des interdits absolus dans les sociétés au cours des millénaires. . Ce que les anthropologues appellent les tabous absolus sont loin d’être figés, immuables et universels. Si certains sont encore d’actualité comme l’inceste, le parricide ou l’infanticide, à des degrés plus ou moins accentués de rejet, d’autres comme les interdits alimentaires ou l’atteinte à la religion et le blasphème sont plus ou moins intenses selon les cultures. Ils ont même quasiment disparu dans certaines sociétés, alors qu’ils se radicalisent dans d’autres.

Avec l’installation des pouvoirs absolus de type monarchique, le parricide suprême était devenu le régicide et par extension l’élimination physique du chef. Ceux qui ont encore des notions d’histoire se souviendront du supplice de Ravaillac et de celui de Damien. Mais l’Angleterre, puis la France ayant décapité leur roi, ce genre de pratique n’est plus un interdit presque divin, mais la revendication légitime de se débarrasser d’un tyran ou supposé tel. Et de nos jours, si l’on prend des risques en caricaturant le Prophète, on peut aisément parodier Sarkozy (quoique, mais on ne risque pas la potence !).

L’Occident a basculé d’un coup, en 1945, avec la chute du nazisme. Hitler, qui avait été soutenu, supporté, aidé financièrement et politiquement lors de sa « résistible ascension » et pas uniquement en Allemagne, est devenu après le 8 mai 1945, le symbole extrême du mal. Plus jamais l’horreur, l’holocauste et une telle négation de l’humain. Celui à qui les grands leaders démocrates serraient la main sans retenue, est devenu en un jour un misérable, pour ne pas dire un monstre. Longtemps dans les journaux, au cinéma, à la télévision et dans les manuels scolaires, Hitler fut l’incarnation du mal intégral. Un mal qui n’avait jamais, disait-on atteint un tel sommet d’horreur et que personne ne pourrait par la suite égaler (on a vu). D’autres génocides avaient été perpétrés (Arméniens, Amérindiens, Aborigènes, …), il y en eu d’autres après, mais on trouvait toujours quelqu’un pour le nier ou le minimiser. Afin d’empêcher que pareille chose puisse concerner le nazisme, les législateurs décidèrent de créer des lois contre le négationnisme. Il fallait coûte-que-coûte, maintenir le tabou.

Si depuis quelques années, Hitler n’est pas absous, la haine à son encontre n’est plus aussi prégnante. Le temps a fait son travail d’oubli et la société est plus préoccupée et émue par des phénomènes non historiques la concernant. Certains ont cru pouvoir remplacer la lutte contre le nazisme par la condamnation de l’esclavage comme centre de cristallisation du rejet, mais jusqu’à présent leur succès est mitigé. L’esclavage, c’est encore plus lointain, et le « devoir de mémoire » s’émousse face aux petits et grands inconvénients du quotidien.

Le parricide a aussi perdu de son intensité dans la réprobation. Désormais, il est tombé dans le domaine du compréhensible, si ce n’est de l’excusable. Celui qui tuait son père était passible des pires supplices, il y a encore deux siècles, puis du bagne ou de la perpétuité il y a encore quelques décennies. Les vieux ont encore en mémoire la très médiatisée affaire Violette Nozière, présentée alors comme un monstre par les parents à leur progéniture. A la moindre désobéissance, la moindre faute vénielle, pour employer une terminologie chrétienne, les parents disaient d’un ton sentencieux et pontifiant : « Tu finiras comme Violette Nozière ! ».

Aujourd’hui, avec un bon avocat particulièrement vicieux et retors, celui ou celle qui tue son paternel a de fortes chances de s’en tirer avec une peine peu lourde, voir un acquittement. L’avocat plaidera avec des trémolos dans la voix, que la victime était une brute incestueuse ou un sadique qui n’arrêtait pas de frapper. Et s’il est trop difficile de prouver l’inceste ou les coups, il insistera sur la « cruauté mentale » subie par le meurtrier pour obtenir l’acquittement ou une peine de principe. Il faut désormais avoir liquidé son père au marteau, l’avoir découpé à la scie sauteuse et dissous les morceaux à l’acide chlorhydrique pour risquer une incarcération prolongée.

L’infanticide, quand il est le fait de la mère, qu’elle ait ou non congelé sa marmaille, reçoit lui aussi la même mansuétude et compassion. Une armada de psychiatres et de psychologues est fin prête pour assister les mères infanticides, qui obligatoirement présentent des troubles de la personnalité, de l’affectivité, hormonaux, sexuels ou des conflits insurmontables à l’intérieur du couple. Par contre l’homme qui tue l’un de ses gosses en prendra un maximum, même si c’est plus ou moins accidentel. Le concubin violent, n’en parlons même pas, il sera tout de suite soupçonné de pédophile.

Voilà, le mot est lâché. Le mal absolu de nos jours ce n’est ni Hitler, ni le massacre d’une vieille pour lui tirer son sac à l’arraché (Stefan Guillon a fait un sketch très percutant sur le thème), non le mal impardonnable, inexpiable est devenu désormais la pédophilie. Et là, plus aucune nuance. Autant, on comprend l’indignation devant un criminel ayant violé un enfant de trois ans, un pervers ayant égorgé une adolescente après l’avoir séquestrée et abusée, mais ça ne s’arrête pas là. L’exhibitionniste en imperméable, très souvent inoffensif, est l’égal de Landru ! L’hystérie anti pédophile ne s’est pas calmée après le fiasco d’Outreau qui a jeté au cachot et à la vindicte populaire des innocents qui ont croupi pour rien des mois et des années en prison. Le juge Burgeaud était loin d’être un génie de la magistrature, mais il avait derrière lui la quasi-totalité de l’opinion publique, une armée d’experts qui croyaient en la sacro-sainte parole de l’enfant. Celui qui a fait maintenir en détention un présumé coupable parce qu’un gamin perturbé avait dessiné « une musaraigne avec une grosse queue » comme unique preuve accablante contre l’un des prévenus a aussi une large part de responsabilité dans ce fiasco. Et cela n’a pas suffit à calmer le jeu. Ca continue jour après jour, comme si chaque curé s’enfilait systématiquement un môme entre deux messes. Polanski n’a pas à être fier de ce qu’il a fait, mais il ne joue pas dans la même catégorie que Marc Dutroux. Quant à Ribéry, il est à des années-lumière des exploits de Fourniret.

Mais, pensez-vous, il ne s’agit là que de crimes exceptionnels ou de faits divers mettant en scène des personnalités. Détrompez-vous, la traque au pédophile a gagné toute la société. Que d’enseignants vont la peur au ventre au collège avec l’angoisse permanente d’être accusé à tors d’un geste déplacé. Quel professeur oserait parler seul à seul avec un ou une adolescente dans une pièce dont la porte est fermée ? Qui oserait monter seul dans un ascenseur avec un élève ? Qui pourrait décoincer le prépuce d’un élève du primaire ou de maternelle coincé dans une fermeture éclair, sans demander la présence d’une infirmière scolaire, si ce n’est du SAMU ?

Les parents qui, il n’y a pas si longtemps, prenaient des photos de leurs gamins tout nus à la plage ou à la piscine sont des inconscients. Si jamais ils envoient un de ces clichés à des amis, ils risquent d’être accusés de diffusion de fichiers pédophiles. Donc, si vous avez le temps, brulez dès que possible les photos sépia de votre grand-oncle ou de votre grand-père nus sur une peau de bête quand ils étaient bébés, sinon, gare à la perquisition. Et dans la foulée, déchirez les photos et posters de David Hamilton avec des adolescentes à peine pubères et foutez au feu la cassette du film de Louis Malle, « la Petite », celle des « Valseuses », ou « Nea » de Nelly Kaplan, ainsi que vos livres de Matzneff, Gide ou Roger Peyrefitte, avant d’avoir des ennuis.

Mais la crainte et la condamnation de la pédophilie n’auront qu’un temps. Dans peut-être une dizaine d’année, la panique aura probablement disparue. Pour être remplacée par une autre, bien évidement, avec ses oukases et ses mots d’ordre vengeurs ; le tabou cimente un peuple. Depuis quelques années, nous voyons insidieusement poindre une nouvelle forme d’anathème qui fait son chemin, le crime contre la nature ! Et dans ce cas non plus, on ne fera pas dans le détail. On mettra dans la même charrette le pétrolier qui pollue deux cents kilomètres de côtes et l’incivique qui n’aura pas fait correctement son tri sélectif ou qui aura tiré une palombe dans le Sud-ouest. La société a besoin de catalyser ses peurs sur des archétypes de monstres pour garder sa cohésion. Quand il n’y plus de sorcières à bruler dans une société, il faut s’en créer au plus vite.

PS : Pour ceux que le titre interroge, il s’agit bien évidement d’une allusion à Alain Robbe-Grillet. Certains remarqueront aussi celle faite à Brecht !
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MessageSujet: Le droit de garder le silence   Ven 21 Jan - 6:56

« Le droit de garder le silence... »
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Créé le 21.01.11 à 04h28 -- Mis à jour le 21.01.11 à 04h28

La réforme de la garde à vue ne satisfait ni les policiers ni les avocats. DORIGNY / SIPA
A peine voté, le droit de garder le silence en garde à vue fait parler. Pour se conformer aux exigences de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), l'Assemblée vient d'accorder le droit de se taire à toute personne convoquée par un policier ou un gendarme. Le gardé à vue sera seulement obligé de décliner son identité.

Une application pas une révolution
Cette mesure exaspère les forces de l'ordre. « On augmente les droits de la défense sans renforcer ceux des enquêteurs. Je comprends que l'on s'adapte au droit européen, mais il aurait fallu aussi faire évoluer les outils à disposition de la police », explique Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat policier Alliance.
Parmi les revendi­cations des policiers non entendues : des dérogations dans l'application de ce droit dans les affaires de pédophilie ou les flagrants délits et l'augmentation de la durée de la garde à vue. A priori grands gagnants de cette mesure et plus globalement de la réforme de la garde à vue qui va imposer leur présence, les avocats se montrent, eux aussi, prudents. « Ce n'est pas une révolution, mais une application de ce que préconise le droit européen. Mais il faut aussi que nous ayons accès au dossier pendant la garde à vue », explique Jean-Louis Borie, président du Syndicat des avocats de France. La bataille de la réforme n'est pas finie.M. Go.
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MessageSujet: Une orientation sexuelle comme une autre?   Ven 4 Mar - 4:35

La pédophilie, une orientation sexuelle ?!
Michel Janva , le 3 mars 2011


Dans le cadre de l'étude d'un projet de loi au parlement fédéral du Québec, des experts sont venus attester devant une commission parlementaire que la pédophilie est simplement « une orientation sexuelle » comme une autre. Les deux experts, Vernon Quinsey, professeur émérite de psychologie de l'Université Queen's, et Hubert van Gijseghem professeur de l'Université de Montréal, témoignaient devant le Comité de la justice et des droits de la personne. Hubert van Gijseghem a déclaré :

«Si on sait que le pédophile n'est pas un individu qui commet un petit acte de temps à autre mais qu'il est aux prises avec l'équivalent d'une orientation sexuelle au même titre qu'un autre est aux prises avec une hétérosexualité ou encore avec une homosexualité, et si on s'entend sur le fait que le vrai pédophile a une préférence exclusive pour les enfants et que cela est l'équivalent d'une orientation sexuelle, tout le monde comprendra qu'il ne peut être question de vraie thérapie. On ne changera pas son orientation sexuelle. Il peut évidemment toujours rester abstinent. [...] En ce qui concerne la pédophilie, je crois que Dr Quinsey vient de dire exactement, en d'autres mots et peut-être mieux que moi, ce que j'ai dit déjà, à savoir qu'il s'agit d'une orientation sexuelle. [...] La chasteté existe, mais chez la grande majorité des pédophiles, le risque de passer à l'acte est beaucoup plus élevé que chez d'autres types d'abuseurs sexuels.»

Quand il n'y a plus de norme, tout est relatif. Demain ils diront sans broncher la même chose pour la zoophilie.
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MessageSujet: Finalement il est bien ce prince là...en tout pas pas coincé par la morale bourgeoise hypocrite   Jeu 10 Mar - 4:27

C'est un scandale!
Flagrant délit de complicités oligarchiques à Buckingham
Le prince Andrew cultivait des relations avec des proches des dictateurs déchus ou un financier pédophile. My God ! Londres, correspondance.

Cela tombe bien mal. En pleine préparation du mariage royal, entre le prince William, héritier du trône, et la belle et riche roturière Katie Middleton, le duc d’York contribue à sa manière à la fête en se mettant à l’origine d’une terrible polémique qui déferle aujourd’hui sur l’opinion et les médias. Le duc qui n’est autre qu’Andrew, le deuxième fils de la reine Élisabeth, a de bien douteuses fréquentations. Lui qui est censé promouvoir le commerce britannique à travers le monde, il a reçu ainsi, il y a trois mois, en tête-à-tête pour un déjeuner au palais de Buckingham le gendre de Ben Ali, le dictateur déchu de Tunisie.

D’autres révélations font état des affaires juteuses du prince Andrew avec Saïf Kadhafi, fils du dictateur. Il lui a vendu une de ses modestes demeures à un prix dépassant de trois millions de livres (3,3 millions d’euros) le prix du marché. La presse se perd en spéculations sur les arrangements qui ont servi de contrepartie à la transaction.

Et voilà qu’Andrew ajoute à ces relations déjà peu recommandables celles qu’il entretient étroitement depuis seize ans avec un certain Jeffrey Epstein. Un financier américain qui a le même goût prononcé pour les très jeunes femmes que le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, au point d’avoir été condamné à de la prison ferme pour pédophilie. Le milliardaire a été reconnu coupable d’avoir « usé » de jeunes filles de moins de dix-sept ans comme de prostituées.

Bien sûr, il n’y aurait rien à voir entre ce comportement et celui du prince. Sauf que des photos publiées ces derniers jours le montrent dans une proximité accablante avec une des jeunes prostituées concernées. Voilà qui ne contribue pas à améliorer la réputation de la maison royale. Même si les amis d’Andrew jurent les uns après les autres que jamais celui-là n’a utilisé les services des « masseuses érotiques » qui fréquentaient la luxueuse maison de son ami Epstein…

Il a fallu tout le flegme et toute l’ironie britannique de Chris Bryant, ancien ministre travailliste, pour qualifier, à la Chambre des Communes, le comportement du duc d’York d’« embarras national. » Jusqu’à hier, le gouvernement cherchait, lui, à défendre le duc d’York assiégé par la presse, le ministre des Affaires étrangères, William Hague, ne ménageant pas ses louanges pour son travail d’ambassadeur commercial du royaume. Le prince, s’il ne jette pas l’éponge d’ici là, prépare une visite officielle en… Arabie Saoudite, la semaine prochaine.

En attendant, les préparatifs du mariage royal, qui aura lieu le 29 avril, se poursuivent. L’événement, décrété congé national, devrait coûter la bagatelle de 20 millions d’euros au Trésor public, alors même que tous les citoyens sont priés de se serrer la ceinture comme jamais depuis la guerre.

Peter Avis
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MessageSujet: La Lolita, entre interdit et industrie   Ven 29 Avr - 16:03

La Lolita, entre interdit et industrie

Par définition, la Lolita est le contraire d’une victime. Lorsqu’elle apparaît dans la littérature, cette femme fatale aux allures trompeuses inaugure l’apparition d’un genre sexuel nouveau. Une exposition lui est consacrée à Paris.



Peintre américain à la réputation sulfureuse, Stu Mead se met souvent en scène dans ses tableaux comme une sorte de voyeur pervers. Sur ses genoux, des jeunes filles écartent les cuisses en souriant d’un air rusé ou ravi, se livrent à des chiens ou lèchent sournoisement des glaces arôme fraise. Ce sont des filles mineures, mais fatales. Elles ont le sexe lisse, mais le cerveau de séductrices. Charmeuses, dévergondées, provocatrices, les fausses ingénues mises en scène par Stu Mead s’inscrivent en droite ligne du mythe de la Lolita. «La Lolita est l’archétype de l’adolescente sûre d’elle, informée, mature qui devient la figure dominante de la société de consommation…» affirme Patrice Lamare dans le livre Les Lolitas, consacré à ce phénomène de société. A l’instar de Nabokov qui invente le personnage mythique de Lolita en 1955, Patrice Lamare revendique le droit d’admirer les nymphettes sur la base d’un message simple : elles sont le symbole du progrès, de la modernité et de l’optimisme. Un symbole datant de l’immédiat après-guerre. Enfant mi-bénie, mi-maudite de l’American way of life, la Lolita est l’expression ambivalente d’une «culture jeune» qui à la fois protège et exploite les enfants…


Dans les sociétés traditionnelles qui sont basées sur l’opposition binaire entre enfant et adulte, la transition se fait presque du jour au lendemain : dès l’âge de ses premières règles, la petite fille est considérée comme étant en âge de se marier et d’assumer les charges d’une femme mûre. Elle subit alors (comme le petit garçon) un rituel d’initiation qui fait office de seconde naissance : la voilà brutalement promue à un nouveau stade de son existence et catapultée dans un univers sexué et hiérarchisé au sein duquel il lui faudra désormais accomplir son destin… Avant le rituel, l’enfant est généralement considéré comme n’ayant pas de sexe. Du jour où on l’estime digne de faire partie des adultes, l’enfant bascule. Ce qui ne va pas sans mal. Sur le plan physiologique, oui, la petite fille est «adulte» dès l’âge de 12-13 ans environ. Mais sur le plan psychologique ? Il faut lire le journal de Dame Nijo pour comprendre la douleur de ces petites filles qui, pendant des siècles, sont initiées précocement. Nijo est une dame de cour dont un empereur fit sa favorite, en l’an 1271, alors qu’elle n’avait que 13 ans. Il l’appelait Agako, «mon enfant», en témoignage de son affection, et cela ne choquait personne : au XIIIe siècle, l’âge nubile est officiellement fixé pour les filles à 14 ans selon le mode de calcul japonais (12-13 ans selon notre mode de calcul occidental).


Dans son autobiographie -Splendeur et misères d’une favorite- voici le récit qu’elle fait de son passage à l’âge adulte : «Dans la chambre où je demeurais d’ordinaire avaient été installés d’inhabituels paravents et suspendues de petites tentures. “Ma chambre elle-même doit recevoir une faste visite ?”. Mais l’on se contentait de sourire, et il ne se trouva personne pour me répondre.» On lui fait mettre une jolie tenue, on lui recommande de «se plier aux demandes sans la moindre obstination», ce à quoi elle ne comprend rien, puis on la somme de rester éveiller jusqu’à l’arrivée du grand visiteur… Il est tard, elle est petite. Elle s’endort. L’empereur, délicatement, se glisse près d’elle sans la réveiller. En pleine nuit, elle se réveille en sursaut et trouve un homme allongé près d’elle. «Affolée et me demandant ce que signifiait cette présence, je me dressai pour m’en aller. Lors, sans même se lever, Sa Majesté voulut bien m’expliquer que depuis l’époque lointaine où j’étais une enfant, elle nourrissait de tendres pensées pour moi. Il avait attendu le jour et la lune de mes 14 ans pour se déclarer, et il ajouta tant et tant d’autres choses que point ne saurais trouver de mots pour les toutes écrire. Cependant, sans même lui prêter l’oreille, je ne faisais que pleurer (…). La nuit ainsi s’écoula sans que je l’eusse gratifié d’un seul mot de réponse.»

A l’aube, l’empereur s’en repart sans être parvenu à obtenir quoi que ce soit de l’enfant qui reste toute la journée prostrée au lit. Le soir même, il revient, fait coulisser la cloison de sa chambre, s’allonge à côté d’elle et… s’impatiente. «Après avoir échoué à m’arracher une seule parole, l’empereur me traita si impitoyablement que ma mince tunique de corps en fut toute malmenée. Et quand tout fut perdu fors la vie, je pris l’existence en horreur et le nom même de l’aube devint odieux à mon coeur.»

Les garçons ne bénéficient guère d’un sort plus heureux. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire la biographie de l'inventeur du théâtre nô, Zeami, violé dès l’âge de 9 ans par le supérieur du temple pour lequel ses parents travaillent… Obligation est faite aux enfants de devenir adulte. Le rite de passage, dans beaucoup de sociétés traditionnelles, est marqué par la douleur et le sang, qui sont des métaphores d'un dépucelage en force.



Par opposition aux sociétés traditionnelles, la société moderne qui voit le jour en Occident met en place un sas de transition appelé adolescence, qui dure jusqu’à ce qu’on appelle l’âge de la majorité (18-20 ans). L’adolescent se voit accorder un certain nombre de droits, notamment celui de grandir à son rythme, sans être introduit de force dans la société des adultes. Il a droit à une sexualité mais uniquement avec des individus du même âge. Il peut porter plainte contre ses parents si ceux-ci ouvrent son courrier et violent sa vie privée. Parallèlement, il devient la cible de stratégies commerciales entièrement axées sur la conquête de ce marché nouveau qu’il représente en puissance. N’a-t-il pas le droit d’ouvrir un compte banquaire ? Et de gagner de l’argent de poche en lavant la voiture de papa ? Il a de l’argent. On veut lui vendre des produits. Et pour gagner des parts de marché, on veut les lui vendre de plus en plus tôt : ainsi apparaissent des téléphones mobiles pour enfant, mais aussi des marques de vêtements douteuses qui commercialisent des strings, des bas résille, des mini-jupes en cuir noir assorties à des cuissardes lacées à talons hauts qui impriment à leur corps des postures curieusement contrefaites de liliputiennes. Ces tenues de «pute» ne sont d’ailleurs en rien différentes des jolies robes de princesse vendues à Disneyland : ce sont des vêtements d’adulte miniature. Dès l’âge de 12 ans, comme dans les sociétés traditionnelles, les petites filles modernes qui portent ces vêtements (de pute ou de princesse, donc) apprennent à devenir des «femmes», entendez par là des personnes destinées à appâter puis épouser le père de leurs enfants… La société de consommation ne se distingue guère, de ce point de vue, des sociétés où les petites filles sont élevées pour devenir des génitrices.

C’est tout le paradoxe de cette société qui se veut progressiste mais qui, en réalité, ne cesse de «sexualiser» les enfants avant l’heure. Dès l’âge de 13 ans environ, les petites filles restent donc les proies potentielles des adultes. Les proies de leurs désirs, commerciaux ou fantasmatiques.

Le personnage de la Lolita correspond parfaitement à cette contradiction de notre société. Lolita incarne le malaise que suscitent ces enfants qui sont à la fois sexuellement protégés et commercialement exploités. Ils sont dans une zone floue. Ils miment les adultes, mais on n’a pas le droit de les toucher. Ils font fantasmer, mais motus. Rares sont les artistes qui osent formuler ou mettre en image le charme que ces nymphettes exercent, comme des fruits interdits. Stu Mead est un des plus «courageux». Courageux dans le sens où, sans hypocrisie ni auto-censure, il donne forme à des fantasmes beaucoup plus courants qu’on ne pourrait croire. Il suffit, pour s’en convaincre, d’examiner les records de vente et le succès remporté, depuis les années 50, par les nymphettes au cinéma et dans les charts.

Britney Spears vend 45 millions de disque avec des tubes comme «I’m not a girl, not yet a woman». Alizée pulvérise les charts français en annonant «Moi… Lolita». Au Japon, un des groupes les plus célèbres, Morning Musume, est constitué de jeunes filles dont la moyenne d’âge baisse progressivement de 20 ans (en 1997) à 13 ans (pour les dernières recrues)… Aux USA, les enfants de l’acteur Will Smith enchaînent à un rythme si effréné films, séances de photos et de dédicaces qu'on l'accuse de les «prostituer». Il n'est pas le seul à faire travailler ses enfants avant l'heure : des milliers de parents américains envoient leur progéniture dans une école de comédiens à Hollywood qui accueille des élèves âgés de 7 à 12 ans. Preuve s’il en est de l’attrait énorme et croissant qu’ils exercent depuis l’apparition des premiers prodiges du cinéma comme Judy Garland…

Bien que cette industrie du cinéma ou de la musique joue de façon à peine voilée sur la corde sensible de leurs attraits naissants, il est plus ou moins interdit de rendre explicite le ressort de leur faramineux succès. Ce qui explique peut-être pourquoi des artistes comme Hans Bellmer, Balthus ou Stu Mead restent entourés d’une aura négative. Ils n’ont pourtant rien fait de mal. Ils n’ont fait que dire à voix haute ce qui reste dans l’ombre, à savoir : notre société a voulu empêcher les adultes d’utiliser les enfants comme partenaires sexuels dès l’âge de 13 ans… mais elle n’a pas pu empêcher que cet interdit posé sur l’enfance génère une industrie extrêmement juteuse basée sur le fantasme de la Lolita.

Exposition Stu Mead jusqu'au 4 mai 2011. Galerie Le Monte-en-l'air : 71 rue de Ménilmontant / 2 rue de la Mare, Paris XXe. Métro: Ménilmontant & Gambetta
Du lundi au dimanche, de 10h à 13h et de 14h à 21h. Nocturnes vendredi et samedi jusqu'à 23h.

MEN BEG : Stu Mead & Frank Gaard, publié aux éditions du Dernier Cri. 20 euros. En vente au Regard Moderne, à la galerie Le Monte en l'air ou sur internet, ici et là.

Rédigé le 29/04/2011 à 16:28 dans Actualité, Art, Exposition, Livres, Télévision | Lien
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MessageSujet: les amours bien marketées d'une pop star et d'une enfant de 12 ans   Mer 26 Sep - 14:31

Les amours bien marketées d'une pop star et d'une enfant de 12 ans
Par MARIE OTTAVI
En Chine, l’histoire d’amour d’un chanteur de 24 ans et d’une fillette de douze ans provoque un tollé. Un vaste coup marketing se cacherait derrière la sordide bluette.


Les amours de Zhang Muyi et Akama Miki font jaser aux quatre coins de la planète. - D.R.

Zhang Muyi est une pop star en Chine. Mais depuis lundi, sa célébrité a largement dépassé les frontières de la République populaire. Rien à voir avec ses quelconques talents musicaux. Ce jeune homme de 24 ans a déclaré sur le réseau social chinois Weibo sa flamme pour sa petite amie. Le problème est qu’Akama Miki, la jeune fille en question, vient tout juste de fêter ses douze ans... La pré-adolescente, d’origine chinoise et de nationalité canadienne, serait elle aussi éprise du chanteur.

Sur le profil de Zhang Muyi, on peut voir des images romantiques du «couple» à la plage et dans leur intimité. La jeune fille, déjà mannequin, a plus de 500 000 followers sur son profil Weibo. Mais elle n’est abonnée qu’à une seule page, celle de son petit ami (et inversement). Celle-ci lui écrivait récemment : «attendre jusqu’à ce que je sois assez vieille pour t’épouser et dire alors je le veux». A quoi le chanteur a répondu publiquement : «Je ne peux simplement pas attendre que ces quatre prochaines années passent. Je compte chacune d’entre elles».

L’une des photos des tourtereaux posant les yeux dans les yeux a suscité 8 800 commentaires. La plupart d'entre eux leur souhaitent «bonne chance» dans leur amour naissant. Les parents de la jeune fille n’ont fait aucun commentaire. Face aux critiques, Zhang et Akama ont enregistré Pretty Boy, une chanson en chinois et en anglais dans laquelle ils clament encore et encore leur amour. Un autre titre intitulé «Courageous love» sera bientôt commercialisé. En Chine, la rumeur veut que toute cette love story ne soit qu’un coup. Un coup qui n’a qu’un triste mérite : fonctionner.



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MessageSujet: Les pédophiles réclament les mêmes droits que les homosexuels   Mer 14 Nov - 4:35


13 novembre 2012

Depuis de nombreuses années, les pédophiles tentent d'obtenir les mêmes droits que les homosexuels.

Les pédophiles prétendent qu'il est injuste d'être stigmatisé à cause de son orientation sexuelle et que le désir pour des enfants est une orientation sexuelle peu différente de celle des hétérosexuels et des homosexuels.

Voir l'article sur ce thème du site pedopolis :

http://www.pedopolis.com/blog/les-pedophiles-veulent-les-memes-droits-que-les-homosexuels.html

Au bas de cette page de pedopolis, on trouve :

SOURCE : Northern Colorado Gazette : http://www.greeleygazette.com/press/?p=11517

Intervention publique explicite de MAÎTRE LEVY en faveur d'une pédophilie tolérée et acceptée

Pour l'instant, la pédophilie fait toujours partie des paraphilies délinquantes (ou perversions délinquantes).

Elle est interdite par la loi et les enfants doivent être protégés.

En matière de sexualité un enfant a-t-il la maturité physique et psychique qui leur permet de faire face à la sexualité d'un adulte? . Dans certains pays c'est le cas, tout est une question d'éducation mais on doit respecter la personnalité de l'enfant et éventuellement son refus et ses goûts. L'enfant a une sexualité respectable qui leur est propre dès le plus jeune âge et les parents n'ont pas le droit d'abuser de leur "autorité" ou de leur "proximité" pour la détourner ou la modeler selon leurs concepts ou leurs désirs

Cela est vrai aussi bien sûr dans une relation "entre adultes consentants"

Reste aussi à admettre que la maturité sexuelle d'un enfant si cela a un sens varie beaucoup selon les individus...
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