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 Après Djénine, Sabra et Chattilah etc... l'inadmissible boucherie Palestinienne continue

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MessageSujet: Après Djénine, Sabra et Chattilah etc... l'inadmissible boucherie Palestinienne continue   Dim 28 Déc - 7:36

depuis plus de 60 ans...dans le silence des repus occidentaux

L'aviation israélienne frappe Gaza: au moins 230 morts
AP | 28.12.2008 | 07:24
L'aviation israélienne a déversé samedi et dimanche matin plus de 100 tonnes de bombes sur la Bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, faisant plus de 230 morts et au moins 400 blessés. Cette attaque contre l'appareil de sécurité du Mouvement de la résistance islamique est l'une des offensives les plus violentes qui aient été menées au Moyen-Orient depuis des dizaines d'années.

Parmi les morts figurent, en grande majorité, des membres des services de sécurité, mais aussi au moins 15 civils, selon des responsables palestiniens.

Ces bombardements sans précédent ont déclenché des protestations dans tout le monde arabe, et de nombreux alliés d'Israël ont demandé à l'Etat hébreu de la retenue, bien que les Etats-Unis ait désigné le Hamas comme responsable de cette riposte.

Mais rien ne parait présager une fin proche des opérations. Samedi, après l'opération, les tirs de roquettes palestiniennes se poursuivaient: au moins un Israélien a été tué et six autres blessés à Netivot.

Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a expliqué samedi soir que les bombardements visaient à "apporter une amélioration fondamentale de la sécurité" dans les localités israéliennes proches de la Bande de Gaza. "Ca pourrait prendre du temps", a-t-il prévenu.

Tsahal pourrait bientôt cibler les dirigeants du Mouvement de la résistance islamique. "Le Hamas est une organisation terroriste et personne n'est à l'abri", a déclaré la ministre israélienne des Affaires étrangère Tzipi Livni.

Des centaines de soldats de l'infanterie et des troupes blindées israéliennes se dirigeaient dimanche vers la frontière de la Bande de Gaza dans la perspective d'une éventuelle opération au sol, ont indiqué des membres de Tsahal s'exprimant anonymement.

Au moins une vingtaine de nouvelles frappes israéliennes ont été recensées par les Palestiniens au cours des premières heures de la journée de dimanche.

Lors de la première, l'aviation a bombardé une mosquée, près de l'hôpital de Shifa à Gaza, selon des Palestiniens. Deux corps ont été sortis des décombres. Les vitres de l'hôpital ont été soufflées. Les militaires israéliens ont expliqué que la mosquée "servait de base à des activités terroristes".

Une autre cible était la chaîne de télévision d'Al Aqsa TV, utilisée par le Hamas. Malgré la destruction de son studio, elle a continué à émettre grâce à une unité mobile.

A New York, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU tentaient de se mettre d'accord sur la déclaration à adopter. La Russie faisait circuler un texte prônant "le retour au calme" et "l'ouverture immédiate des points de passage" pour que nourriture, carburant et médicaments puissent être acheminés sans restriction à Gaza.

Au nom des pays arabes, la Libye souhaitait que le texte demande également à Israël de cesser "immédiatement" ses opérations militaires.

Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU devaient aussi se mettre d'accord sur la nature du texte: "déclaration présidentielle", à valeur officielle, ou simple "déclaration à la presse", de moindre importance.

L'observateur palestinien à l'ONU Riyad Mansour a estimé qu'il n'y avait "aucune justification" à l'offensive israélienne. "Ce châtiment collectif est inhumain, immoral et doit cesser immédiatement", a-t-il déclaré. "Rien ne justifie de punir 1,5 millions de Palestiniens pour les actes de quelques uns".

Le président-élu américain Barack Obama a reçu un résumé de la situation par plusieurs services de sécurité samedi, tandis que George W. Bush s'entretenait avec des dirigeants de la région. Barack Obama s'est aussi entretenu avec la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice. AP
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MessageSujet: La boucherie continue devant les repus qui font semblant de s'activer...   Mar 6 Jan - 6:30

Au dixième jour de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, des combats très violents ont éclaté pour la première fois dans la ville de Gaza entre les forces de Tsahal et celles du Hamas. Selon des témoins palestiniens joints par l'AFP, de nomb...

Au dixième jour de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, des combats très violents ont éclaté pour la première fois dans la ville de Gaza entre les forces de Tsahal et celles du Hamas. Selon des témoins palestiniens joints par l'AFP, de nombreuses explosions ont été entendues dans le secteur. Le Hamas a affirmé avoir tiré des roquettes antichars sur au moins sept chars. Une source militaire israélienne a confirmé que des soldats menaient des combats acharnés dans le secteur de la ville de Gaza, quasiment encerclée par les chars.

L'armée israélienne a renforcé son contrôle aux portes de plusieurs villes du territoire, où cinquante Palestiniens, dont douze enfants, auraient été tués durant la seule journée d'hier, selon le chef des services d'urgence du territoire palestinien, Mouawiya Hassanein, cité par l'AFP. Selon lui, depuis le début du conflit, au moins 555 Palestiniens ont été tués, dont de nombreux civils, et 2 700 blessées. Côté israélien, on recense un soldat tué et 55 blessés, d'après les porte-parole de Tsahal.

La bande de Gaza se retrouve coupée en deux, alors que la situation humanitaire continue d'empirer, la plupart des habitants étant privés d'électricité et souffrant d'importantes pénuries d'eau courante et de manque de nourriture. Le Haut Commissaire de l'ONU pour les Réfugiés, Antonio Guterres, a demandé l'ouverture des frontières pour permettre aux Palestiniens qui le souhaitent de quitter le territoire. Le Comité international de la Croix-Rouge s'est quant à lui déclaré « inquiet » de la hausse du nombre de victimes civiles et des dégâts infligés aux hôpitaux. La directrice régionale de l'Unicef pour la région, Sigrid Kaag, a souligné que la crise touchait « en premier » femmes et enfants. Un convoi d'aide humanitaire a cependant commencé à circuler hier matin entre Israël et la bande de Gaza. Composé de 80 camions, il devrait permettre l'acheminement de médicaments et de produits de base.
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MessageSujet: Le cœur de Ramallah bat pour Gaza... et le Hamas   Mar 6 Jan - 16:36

REPORTAGEEn Cisjordanie, l'Autorité palestinienne et le Fatah au pouvoir ont perdu toute crédibilité. Les habitants leur reprochent de ne pas soutenir suffisamment les Gazaouis.

JEAN-PIERRE PERRIN, envoyé spécial à Ramallah (Cisjordanie)

Jamais Qaddura Fares, un leader du Fatah, n’avait imaginé que sa mère, une femme de 78 ans, puisse un jour, après avoir regardé les bombardements sur Gaza à la télévision, lui jeter à la figure: «Que la honte soit sur vous, Fatah!» Et qu’il découvrirait sur le cahier d’écolier de sa propre file, âgée de 8 ans, des dessins représentant les guérilleros du Hamas affrontant les chars israéliens, toujours à Gaza.

Pour Fares, qui fut lui-même emprisonné par l’Etat hébreu et préside l’association des détenus (politiques) de la société palestinienne, ces deux anecdotes familiales sont accablantes pour son organisation. Elles témoignent que, loin de s’affaiblir, le Hamas, le parti rival, se renforce en Cisjordanie. Et, à l’inverse, que le Fatah, pour n’avoir pas choisi de le soutenir ouvertement dans l’épreuve et se montrer trop lié à l’Autorité palestinienne, risque de disparaître.

«Toute la génération des 16-20 ans se range derrière le Hamas. La guerre ne profite qu’à lui seul. Si elle continue, les gens vont voir en Ismaël Hanieh (qui dirige le gouvernement Hamas à Gaza, ndlr) un prophète», lance-t-il depuis son bureau de Ramallah, sous les photos de Yasser Arafat et d’un jeune leader du parti emprisonné par l’Etat hébreu, Marwan Baghouti, qui brandit ses menottes comme un flambeau.

Ramallah transpire l’apathie, la dépression
Dans les artères du centre-ville, le cœur de Ramallah ne bat plus effectivement que pour Gaza. La ville transpire l’apathie, la dépression. Dans les boutiques et les cafés, tous les regards sont dirigés vers les postes de télévisions. «Les gens passent leurs journées devant Al-Jezira. C’est pourquoi il y a beaucoup moins de monde dans les rues. Et puis les magasins ferment plus tôt», remarque Khader Musleh, un expert en développement.

Dans ces conditions, les déclarations de l’un des conseillers du président palestinien Mahmoud Abbas, assurant au lendemain de l’attaque israélienne que le Hamas en portait la responsabilité, n’ont pas été comprises. Qaddura Fares les déplore ouvertement: «Nous avons perdu d’un seul coup 25% de notre crédibilité si tant est que nous en avions encore.»

Pourtant, ce leader d’un parti qui incarna l’idéal palestinien n’aime pas le Hamas: «J’aurais voulu qu’il n’ait pas dépassé les 1% aux élections.» Mais, à présent, estime-t-il, il n’y a pas d’autre choix que de le soutenir. «Avec ce qui se passe à Gaza, il ne sert à rien de parler à l’esprit des gens. C’est à leur cœur qu’il faut s’adresser, quitte à être un peu démagogique.»

«Sous peine de disparaître, il faut que nous jouions à tout prix un rôle»
Aussi plaide-t-il pour que Mahmoud Abbas fasse preuve de solidarité avec le mouvement islamiste en quittant provisoirement les pourparlers de paix avec Israël et en relâchant les quelque 400 prisonniers détenus dans les geôles palestiniennes. «Il n’a rien à perdre. Tout à gagner. Sous peine de disparaître, il faut que nous jouions à tout prix un rôle. Cela nous aiderait ensuite à œuvrer avec l’Egypte pour trouver une solution. Sinon, l’Autorité palestinienne risque d’apparaître comme l’équivalent de l’armée du général Lahad (l’ex-commandant des forces supplétives d’Israël au Sud-Liban, ndlr).» Au sein du Fatah, il milite pour que cette organisation coupe les ponts avec l’Autorité palestinienne. Pour ne pas être entraîné avec elle, si chute il y a. Signe que la faillite de la maison Abbas est donc prévue, y compris parmi ceux qui en sont proches.

Dans un immeuble discret, Abduljaber Fuqahaa, un jeune député et responsable du Hamas, qui se trouvait, il y a encore un mois, dans une cellule israélienne, se garde pourtant de jeter de l’huile sur le feu. Lui plaide pour la réconciliation à tout prix entre son parti et l’Autorité palestinienne. Mais il est sans illusion, estimant qu’elle est incapable de s’opposer aux pressions israéliennes: «Non seulement elle ne relâche pas nos prisonniers, mais elle arrête d’autres militants.»

De même, reconnaît-il, «le Hamas est incapable de mobiliser du fait que nous sommes la cible de la police palestinienne.» Aussi, ne prévoit-il pas une troisième intifada, un scénario qui inquiète pourtant l’état-major israélien. Le paradoxe est là: le Hamas est plus populaire que jamais. Mais encore sans forces.
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MessageSujet: Les bouchers assoifés de sang attaquent une école   Mar 6 Jan - 16:40

Gaza : au moins 40 morts dans une attaque

Au moins 40 personnes, qui s'étaient réfugiées dans une école gérée par l'ONU dans le nord de la bande de Gaza, ont été tuées mardi dans une attaque israélienne dans le secteur. Un bilan dramatique qui s'ajoute aux 130 Palestiniens tués depuis samedi.

Un appareil israélien a tiré quatre roquettes dans le périmètre de l'école Al-Fakhoura à Jabaliya dans laquelle s'était réfugiés des centaines de Palestiniens fuyant les combats dans la bande de Gaza.

Des dizaines d'entre eux se trouvaient devant l'école lorsque l'attaque israélienne a eu lieu.

Combats acharnés


Trois jours après l'entrée des troupes israéliennes dans la bande de Gaza, la guerre entre le Hamas et Israël fait rage. Et aucun des deux camps ne semble vouloir céder. L'Etat hébreu a rejeté les appels à un arrêt de son offensive.

Le sud d'Israël continue à être la cible de tirs de roquettes depuis la bande de Gaza. Ces tirs avaient justifié le déclenchement par Israël de raids aériens le 27 décembre dernier. Depuis le début de ces raids, au moins 580 morts ont été recensés dans les rangs palestiniens. Parmi eux, des dizaines de civils dont 159 enfants, et plus de 2.780 blessés, selon des sources médicales palestiniennes.

Côté israélien, cinq militaires ont péri et 79 ont été blessés depuis le début de l'offensive terrestre samedi dernier, selon le bilan officiel israélien.

Combats dans les zones urbaines

Les combats entre les troupes israéliennes et le Hamas s'étendent mardi aux zones urbaines peuplées de la bande de Gaza. «L'armée (israélienne) a coupé en deux la bande de Gaza et encerclé la ville de Gaza», a affirmé le ministre israélien de la défense Ehud Barak. «Nous avons lancé cette opération pour asséner un coup dur au Hamas, pour changer les conditions de vie dans le sud d'Israël, pour apporter le calme et la sécurité aux citoyens et stopper la contrebande d'armes vers la bande de Gaza», a t-il ajouté.

Les corps d'au moins douze membres d'une même famille, dont sept enfants âgés de un à douze ans, ont été retrouvés sous les décombres de leur maison dans le quartier de Zeitoun (est de Gaza-ville). Plus tôt, cinq Palestiniens qui s'étaient réfugiés comme des milliers d'autres à l'intérieur d'écoles gérées par l'ONU, avaient été tués dans les bombardements israéliens.

La crise humanitaire s'aggrave

La situation humanitaire continue d'empirer pour les 1,5 million d'habitants de Gaza, la plupart des secteurs étant privés d'électricité et souffrant d'importantes pénuries d'eau courante, de nourriture et de carburants. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, des blessés meurent en attendant des ambulances qui ne peuvent les approcher à cause des combats.

Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés a demandé l'ouverture des frontières pour permettre aux Palestiniens qui le souhaitent de fuir.
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MessageSujet: Boucherie avec bénédiction européenne   Jeu 8 Jan - 9:11

GAZA
La Palestine crucifiée
Berder
« Victimes des victimes », telle était l’expression utilisée, il y a dix ans, par Edward Saïd pour parler des Palestiniens1. Mais, en Occident, les Israéliens restent les seules victimes parce que seule compte la Shoah. Les Palestiniens en font l’amère expérience. Pourtant, qui s’informe sérieusement sur le conflit israélo-palestinien découvre ce qu’on ne nous dit pas. Analyse.
On ne nous dit pas que l’accord de cessez-le-feu conclu pour six mois entre Israël et le Hamas prévoyait la levée du blocus de Gaza et l’engagement de l’Égypte d’ouvrir le passage de Rafah. Or la réouverture des points de passage n’a été que très intermittente ; de surcroît, le 4 novembre, alors que l’opinion publique mondiale était tournée vers l’élection américaine, un raid israélien tuait plusieurs personnes à Gaza.

On ne fait pas le lien, ici en Europe, entre l’offensive contre Gaza et la campagne électorale en Israël, accompagnée d’une surenchèse guerrière. Face à Benyamin Netanyahou, chef du Likoud, parti de « droite », qui arrive en tête des sondages d’opinion, Kadima et le parti dit travailliste ne veulent pas apparaître faibles avec les Palestiniens. Tzipi Livni, qui dirige le parti Kadima, dit « centriste » ( !), déclarait, il y a trois semaines, devant des étudiants de l’Université de Tel Aviv, que les Arabes israéliens devraient quitter l’État d’Israël, une fois créé l’État palestinien. Il est vrai que l’idée de nouveau « transfert » des Palestiniens rôde toujours dans les esprits...


La dérive droitière

Quant au chef du parti travailliste, Ehud Barak, ministre de la Défense, c’est un « faucon » qui, depuis des mois, annonçait une offensive contre Gaza ; nous en avions d’ailleurs informé les lecteurs de Golias-hebdo. Et ce n’est pas la première fois que le gouvernement israélien se lance dans une opération militaire à la veille d’élections.

Depuis l’assassinat d’Yitzhak Rabin, en novembre 1995, la dérive droitière de la politique israélienne est un fait majeur dont on parle peu en Europe ; les Israéliens pacifistes sont admirables mais il faut bien se rendre compte qu’ils ne représentent qu’une toute petite minorité. Un rassemblement récent, à Tel Aviv, contre l’opération militaire à Gaza, n’a rassemblé qu’un millier de personnes : on est loin des grandes manifestations de 1982 contre la guerre au Liban. Cette dérive droitière est d’ailleurs responsable de l’échec de la paix avec l’OLP (Organisation pour la Libération de la Palestine) et explique la montée du Hamas. En poursuivant et en accélérant la colonisation dans les territoires palestiniens, le gouvernement israélien, tous partis confondus, a fait échouer la stratégie de paix adoptée par l’OLP. Qu’on ne s’étonne donc pas de la victoire électorale du Hamas à des élections libres.


Le massacre des bombes à fragmentations

On ne nous dit pas que, dans les trois derniers jours de son opération au Liban, en été 2006, l’armée israélienne a largué des bombes à fragmentation dans tout le sud de ce pays ; 285 sites ont été repérés. En septembre 2008, ces bombes avaient déjà fait 20 tués et 195 civils blessés, ainsi que 14 morts et 39 blessés parmi le groupe de déminage de l’ONU. Et ces bombes n’ont pas fini de tuer. On ne nous dit pas non plus que le Hamas, aujourd’hui diabolisé, fut, à ses débuts, soutenu et sans doute financé par le Mossad, service secret israélien, pour faire pièce à l’OLP ; un peu comme les Américains ont soutenu les Talibans contre les Soviétiques en Afghanistan.

On ne nous dit pas que Khaled Mechaal, le chef du Hamas qui réside en Syrie, vient encore, dans une interview donnée juste avant l’offensive israélienne, de confirmer l’accord du Hamas, en 2006, avec toutes les forces palestiniennes (à l’exception du Djihad islamique), acceptant un État palestinien dans les frontières d’avant la guerre de 1967, avec Jérusalem pour capitale et sans colonies. C’est d’ailleurs la proposition faite par l’ensemble des pays arabes en 2002, en échange de la paix avec Israël ; proposition renouvelée en 2007 et immédiatement rejetée par Israël. En Europe, on n’y a même pas fait allusion...

On ne nous dit pas que si le but d’Israël était seulement et vraiment d’arrêter les tirs de roquettes sur son territoire, cet objectif pouvait être atteint par la levée du blocus sur Gaza dont le Hamas faisait une condition pour la poursuite du cessez-le-feu.

On oublie enfin de dire à l’opinion publique que, sous l’impulsion de Bernard Kouchner, l’Union européenne vient, le 9 décembre, de décider le « rehaussement » de ses liens avec Israël, dans le cadre de l’accord signé en 1999.

Or, le Parlement européen avait suspendu le vote entérinant le renforcement des liens avec Israël tant que l’État israélien ne prendrait pas des mesures pour améliorer la situation des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie. En effet, Tzipi Livni, lors de sa toute récente tournée en Europe, n’avait pas caché les intentions israéliennes : « L’option militaire contre Gaza est sur la table et probable. » et d’ajouter aux parlementaires : « Nous avons besoin de l’Europe ! »

Ne tenant aucun compte du Parlement, Kouchner, qui présidait encore le conseil des ministres des Affaires étrangères, a alors tout fait pour que la décision soit prise en faveur d’Israël ! Il en résulte qu’Israël bénéficiera d’un statut très privilégié, non seulement pour les échanges économiques, technologiques et scientifiques, mais aussi sur le plan politique et stratégique, avec discussion entre les ministres européens et israéliens sur la « menace iranienne » et le contre-terrorisme. C’est dire le mépris dans lequel nos dirigeants tiennent tout à la fois le Parlement européen et les droits de l’homme. On a souvent dit qu’Israël était le 51e État des États Unis ; mais l’État hébreu est en passe de devenir aussi un État de l’Union européenne... sans en avoir d’ailleurs les contraintes.

1. E. Sazïd, « Les Palestiniens, victimes des victimes depuis un demi-siècle », Le Monde, 27 mai 1998. (voir aussi p.16 les cartes du conflit israélo-palestinien)

in Golias
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MessageSujet: Boucherie à Zeitoun   Ven 9 Jan - 16:56

Devant les repus qui somnolent...

Selon, l'Office de l'ONU pour la coordination humanitaire (OCHA), il s'agissait de «l'un des plus graves incidents depuis le début des opérations israéliennes dans la bande de Gaza, le 27 décembre, les plus violentes jamais lancées contre ce territoire contrôlé par les islamistes du Hamas» .

L'armée israélienne n'a «aucune information» pour l'instant

D'après plusieurs témoignages, recueillis par l'agence onusienne, «le 4 janvier, des soldats ont évacué environ 110 Palestiniens vers une seule maison à Zeitoun (dont la moitié était des enfants) en leur ordonnant de rester à l'intérieur. Vingt-quatre heures plus tard, les forces israéliennes ont bombardé à plusieurs reprises cette maison, tuant environ 30 personnes. Ceux qui ont survécu et ont réussi à le faire ont marché deux kilomètres vers la route de Salaheddine avant d'être transportés vers un hôpital dans des véhicules civils. Trois enfants, le plus jeune étant âgé de cinq mois, sont morts à leur arrivée».

«Nous avons procédé à des vérifications préliminaires mais nous n'avons aucun élément sur cet incident. Nous avons lancé une enquête mais nous n'avons pour l'instant aucune information», a indiqué un porte-parole de l'arméee israélienne. De son côté, l'organisation de défense des Droits de l'Homme B'Tselem a recueilli un témoignage corroborant les déclarations de l'ONU mais a affirmé qu'il était très difficile d'avoir une image complète des évènements en raison de problèmes de communications à Gaza et des combats empêchant les déplacements.

Une habitante de Zeitoun, Meysa Fawzi al-Samouni, 19 ans, a affirmé à B'Tselem que des soldats l'avaient emmenée avec sa fille de neuf mois et environ 30 autres membres de sa famille au domicile d'un autre proche.

«Les soldats (...) nous ont ordonné de les accompagner à la maison de Waël al-Samouni, 40 ans. Sa maison est un hangar en béton d'environ 200 mètres carrés (...) On était déjà trente, puis soixante-dix au total. Nous sommes restés jusqu'au lendemain sans eau ni nourriture», a-t-elle raconté.

«Quand l'obus s'est abattu, je me suis jetée à terre sur ma fille»


Le lendemain matin, aux alentours de 06h00 (04H00 GMT) l'armée israélienne a tiré sur des personnes qui tentaient de quitter les lieux pour aller chercher d'autres proches. Quelques instant plus tard, un obus s'abattait sur la maison, selon Meysa al-Samouni.

«Quand l'obus s'est abattu, je me suis jetée à terre sur ma fille. C'était plein de fumée et de poussière, j'ai entendu des cris et des pleurs. Quand la fumée s'est dissipée un peu, j'ai regardé autour de moi et j'ai vu 20 à 30 personnes tuées et environ une vingtaine de blessés», a-t-elle ajouté.

Meysa Samouni n'a été que légèrement blessée mais elle dit avoir perdu son mari, son beau-père, sa belle-mère et sept personnes de sa famille proche. Sa fille de neuf mois a eu trois doigts sectionnés.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l'armée israélienne a empêché les ambulances d'accéder au quartier de Zeitoun jusqu'à ce qu'ils puissent le faire mercredi à la faveur d'une première suspension temporaire en douze jours des bombardements israéliens. Le CICR a précisé que les ambulanciers avaient porté secours à 18 blessés dans le quartier et récupéré 12 corps dans une des maisons, sans préciser s'il s'agissait de celle que l'armée aurait bombardée.

Leparisien.fr avec AFP
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MessageSujet: Les bouchers ont du sang jusqu'au ventre : sont-ils contents pour autant ?   Sam 10 Jan - 10:24

Finalement on a pas progressé depuis le sac de Jérusalem par les croisés

Au moins 800 Palestiniens ont été tués depuis le début de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza le 27 décembre, a déclaré vendredi à l'AFP le responsable des services d'urgence de Gaza dont plus de 400 enfants

Quelque 3.330 autres personnes ont été blessées au cours de la même période, selon le Docteur Muawiya Hassanein.



Trois civils et 10 soldats israéliens ont été tués et 154 blessés pendant cette période, selon l'armée.

le tout dans le silence des repus qui cherchent comment maigrir et celui des chrétiens bien trop occupés à se recueillir sur des tas d'os ! Laughing geek jocolor
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MessageSujet: La boucherie Sanzo continue...   Dim 11 Jan - 16:46

Bientôt 1000 morts...et 4000 mutilés... dont plus de moitié de femmes et d'enfants... et dire qu'il y a encore des chrétiens à la messe...au lieu d'agir et d'aller à Gaza

sans compter les Isaraëliens de la haute qui de hauteurs de Jérusalem contemplaient oisifs le spectacle

L'occident en est toujours aux jeux barbares du cirque !...et du mépris Twisted Evil What a Face
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MessageSujet: La boucherie Sanzot contine à abattre   Mar 13 Jan - 18:48

dans le silence des repus autosatisfaits qui ricannent et affament le monde par leurs stupidités

Le point sur les combats dans la bande de Gaza mardi soir
NOUVELOBS.COM | 13.01.2009 | 19:08
Des combats opposent les chars israéliens aux activistes du Hamas. Une trentaine de Palestiniens ont été tué, portant le nombre de morts à 950 Palestiniens et 13 Israéliens depuis le 27 décembre.



Un char de Tsahal en manoeuvre près de la frontière avec la bande de Gaza, lundi

(c) Reuters
Le conflit se poursuivait mardi soir 13 janvier dans la bande de Gaza, où plus de 30 Palestiniens ont été tués. Le nombre de morts est porté à 950 depuis le début de l'offensive israélienne lancée le 27 décembre, selon des sources médicales palestiniennes. (> Les événements heure par heure)
En début de soirée, l'aviation israélienne a lancé une série de raids qui ont coûté la vie à six Palestiniens, dont trois enfants qui jouaient dans la rue à Jabaliya (nord). Deux Palestiniens ont été tués à Beit Lahya (nord) et cinq à Khouzaa (sud) selon les sources médiales.

Chars

Parallèlement, des combats opposaient les soldats israéliens à bord de chars aux activistes armés dans le nord de la bande de Gaza, ont indiqué des témoins.
Aux premières heures de la journée, les chars israéliens avaient mené de brèves incursions à Tal al-Hawa, cheikh Ajline et Zeitoun, des quartiers périphériques de Gaza-Ville, où des combats les avaient opposés à des activistes tirant des obus de mortier et des roquettes RPG, selon des témoins.
Des dizaines de maisons ont été détruites ou endommagées par les bombardements dans ces quartiers.

"Anéantir notre peuple"

Le président palestinien Mahmoud Abbas a pris la parole depuis Ramallah, en Cisjordanie: "C'est le 18e jour de l'agression israélienne contre notre peuple et cette agression devient plus féroce chaque jour et le nombre de victimes augmente. Israël persiste dans cette agression pour anéantir notre peuple là-bas".
Selon le dernier bilan fourni par le chef des services d'urgences à Gaza, Mouawiya Hassanein, au moins 952 Palestiniens ont été tués dans l'offensive israélienne, dont 277 enfants, 97 femmes et 92 personnes âgées, et plus de 4.400 blessés.
Un jihadiste saoudien qui combattait aux côtés du Hamas a été tué dans l'offensive, ont rapporté des sites islamistes.

Un "test pour notre humanité"

Trois soldats israéliens ont été blessés, dont l'un grièvement, dans l'explosion d'une charge dans le nord de la bande de Gaza, selon l'armée israélienne.
Au total, dix militaires et trois civils israéliens ont été tués depuis le 27 décembre.
La situation humanitaire à Gaza reste critique. Un million d'habitants de la bande de Gaza, soit les deux-tiers de la population, vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l'ONU.
Le président de la Croix-Rouge internationale, Jakob Kellenberger, qui a visité des hôpitaux à Gaza, a dit: "voir ce que je viens de voir est très douloureux".
La situation à Gaza constitue un "test pour notre humanité", a dit le directeur des opérations à Gaza de l'Agence de l'ONU pour les Palestiniens (Unrwa), John Ging. Les populations civiles "ne sont pas (protégées) chez elles, elles ne le sont pas dans nos locaux".
En Cisjordanie, un Palestinien qui a tenté de s'emparer de l'arme d'un militaire israélien a été tué par balle.

Impasse diplomatique

Le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a affirmé que l'offensive avait atteint "la plupart" de ces objectifs "mais probablement pas tous".
L'opération n'a pas fait cesser les tirs de roquettes sur le sud d'Israël, où trois de ces engins et un obus de mortier se sont abattus sans faire de victime, selon l'armée.
"Nous avons remporté de très nombreux succès contre le régime, les infrastructures et la branche militaire du Hamas mais notre mission n'est pas terminée", a aussi dit Gabi Ashkenazi, le chef d'état-major, insistant sur le caractère "compliqué" des combats.
Sur le front diplomatique, le Caire attend toujours que le Hamas s'engage sans délai sur son plan pour un cessez-le-feu à Gaza, sur lequel le mouvement islamiste dit avoir des "remarques". Un émissaire israélien, Amos Gilad, doit se rendre jeudi au Caire pour en discuter.

alors les autruches ? on continue à s'onaner ?...et de se justifier de ne rien faire ?? c'est grand l'occident quand même ...jocolor geek king queen
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MessageSujet: Depuis 1099 l'occident n'a pas évolué   Mar 13 Jan - 18:54

Le pillage de Jérusalem est raconté par tous les chroniqueurs du temps avec une profusion de détails effroyables. Cet épisode a fait couler autant d'encre que de sang. Il ne faut pas imaginer que la bataille s'achève quand les murailles tombent, bien au contraire. Pendant deux jours, les croisés mènent un combat de rue terriblement meurtrier. Les habitants de la ville se défendent jusqu'au bout, retranchés dans divers bâtiments et notamment sur les terrasses de la mosquée al-Aqsa, que les Occidentaux appellent le « Temple de Salomon ». C'est là que se livrent les derniers combats, c'est là que les assaillants massacrent les derniers « infidèles ».

« On voyait dans les rues et sur les places de la ville des monceaux de têtes, de mains et de pieds. Fantassins et chevaliers ne marchaient de tous côtés qu'à travers les cadavres », relate Raimond d'Aguilers, qui en rajoute : « Dans le temple de Salomon, on marchait à cheval dans le sang jusqu'aux genoux du cavalier et jusqu'au mors du cheval… » Cette dernière image, qui résumerait la barbarie des croisés, n'est en fait qu'une citation de l' Apocalypse (XIV, 20) - un livre volontiers cité dans ce contexte d'attente eschatologique. Il ne s'agit pas de justifier l'injustifiable, mais il faut tout de même rappeler que la « guerre propre » est un rêve du XXe siècle, et non une réalité médiévale. En 1077, lorsque les Turcs se sont emparés de Jérusalem, ils ont massacré exactement de la même manière toute la population musulmane qui s'était réfugiée dans la mosquée al-Aqsa.

Les chroniques ne permettent pas de chiffrer les pertes humaines : les Occidentaux se vantent d'avoir tué 10 000 païens dans la Grande Mosquée, et les musulmans en pleurent 70 000 ! Des chiffres qui n'ont véritablement aucun sens. Au lendemain de la victoire, la ville se trouve-t-elle totalement dépeuplée ? On peut en douter : les textes mentionnent la présence de nombreux captifs, qui seront vendus comme esclaves ou échangés contre rançon. Des lettres conservées montrent que les juifs de la diaspora ont entrepris de racheter leurs coreligionnaires. En outre, la population chrétienne qui avait été expulsée au début du siège a pu regagner son quartier.

La prise de Jérusalem couronne l'expédition, mais en dévoile également toute l'ambiguïté. Que faire, maintenant que la ville est prise ? Les Occidentaux ont gagné la guerre sainte, mais il va leur falloir désormais gagner la paix, composer avec les royaumes voisins et les populations musulmanes hostiles, alors même que la plupart des croisés, leur voeu accompli, s'apprêtent à regagner l'Europe. Lorsque, le 22 juillet, Godefroi de Bouillon prend le titre d'avoué du Saint-Sépulcre pour diriger la ville conquise, l'avenir demeure terriblement incertain.

...ils en sont tj au même point les soi disant humanistes défenseurs des droits de l'homme et nonobstants les hypocrites les plus sanguinaires que la terre n'ai jamais portée en son sein !! farao king queen jocolor geek
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MessageSujet: L'inadmissible génocide se poursuit dans l'indifférence des repus   Jeu 15 Jan - 16:24

qui se préoccupent des grèves de la SNCF ou s'onanent en prières !

Tsahal a déclenché ses bombardements les plus violents depuis trois semaines contre les quartiers peuplés de Gaza-ville, tuant encore une quinzaine de Palestiniens et jetant dans les rues jonchées de décombres des dizaines de Gazaouis paniqués.

Les obus israéliens ont frappé un complexe de l'Onu bondé de centaines de réfugiés, où trois employés humanitaires ont été blessés, l'hôpital Al Qods, qui a pris feu, et l'immeuble de 16 étages du centre du Gaza abritant les médias étrangers, dont Reuters, blessant deux journalistes.

TSAHAL SE BATTRA "JUSQU'À LA DERNIÈRE MINUTE"

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a jugé "scandaleux" l'attaque des locaux de l'Agence de secours et de travaux de l'Onu pour les réfugiés de Palestine, et obtenu du ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, la promesse que cette "grave erreur" ne se reproduirait pas.

Les dernières pertes humaines portent à au moins 1.073 le nombre de Palestiniens tués, dont plus d'une moitié étaient des civils, et à plus de 5.000 celui des blessés - un bilan jugé "insupportable" par Ban Ki-moon, qui poursuivait jeudi à Jérusalem sa tournée entamée la veille au Caire.

Depuis le 27 décembre, 13 Israéliens ont été tués, dont trois civils atteints par des tirs de roquettes du Hamas, que l'offensive de Tsahal était censée faire cesser. Une quinzaine de roquettes sont encore tombées jeudi sur le sud d'Israël, mais sans faire de victimes.

La barbarie occidentale c'est cela mes amis !
Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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MessageSujet: Journalistes, stocks de médicaments, nourriture, enfants couverts de sang   Jeu 15 Jan - 18:36

hopitaux bombardés
des hommes que l'on extermine sous l'oeil atone des médias !

la boucherie continue devant l'inaction des repus au sourire replet

ils se disent chrétiens ?

ils disent avoir des racines chrétiennes ?

ils disent être humanistes ?

ils disent tenir aux droits de l'homme ?

Comme des chiens trop nourris la lacheté les empêche de venir au secours de ceux que l'on extermine !
Ils préfèrent mourir couchés et asservis d'indigestion que debout pour des idées nobles...que d'ailleurs ils n'ont plus...
que de la graisse jusqu'aux yeux...de l'égoïsme ...bref des tubes prêts pour l'abattoir ! bouffis d'orgueil à s'en péter le nombril !

Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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MessageSujet: La boucherie continue devant la lacheté des bobos occidentaux   Ven 16 Jan - 16:39

Tel-Aviv a choisi l’escalade. Soutenus par des raids aériens, les blindés ont pénétré dans Gaza. Un hôpital et une agence de l’ONU pris pour cibles.
L’explosion est assourdissante. La pharmacie de l’hôpital Al-Quds de Gaza vient d’être emportée par un tir d’obus. Des blessés sont évacués à la hâte. Ici aussi, personne n’échappe aux bombes. À l’intérieur de l’hôpital, les mères tentent de consoler les petits qui hurlent de terreur. » Le correspondant de l’AFP à Gaza décrit l’horreur du bombardement qui, hier, en quelques instants, a embrasé le centre hospitalier qui servait aussi de refuge à des dizaines de familles palestiniennes.
Et le journaliste de reprendre le témoignage de Hussein, qui y a amené ses enfants parce qu’ils avaient peur à la maison. « Mais en fait, ici, c’est encore plus terrifiant », avoue le père de famille, arrivé là le matin même avec femme et enfants.
« La maison voisine de la nôtre a été complètement détruite dans les combats. Alors nous avons dû partir. On ne va pas supporter cela longtemps.
Voyez mes enfants : ils tremblent », ajoute-t-il. « L’hôpital a essuyé au moins un tir direct ce (jeudi) matin (…). Le second étage a pris feu immédiatement », a précisé Bashar Morad, directeur des services d’urgences du Croissant-Rouge palestinien. « Tous les patients ont été transportés dans la panique au rez-de-chaussée », alors qu’une centaine de patients et de personnel médical sont estimés en danger dans l’hôpital.

Une escalade de la violence
Une situation « inacceptable », dénonce le président du CICR, Jakob Kellenberger, qui vient d’effectuer une visite de trois jours à Gaza et en Israël. Sans aucun doute, une nouvelle phase de la guerre a été enclenchée hier par les forces israéliennes à Gaza. Et avec elle une autre escalade de la violence qui défie le droit humanitaire international. Dans la seule nuit de mercredi à jeudi, les raids de l’aviation israélienne contre Khan Younès (centre) et Rafah (sud) avaient déjà fait au moins 16 morts palestiniens.
Hier, aux petites heures du jour, toujours appuyés par des offensives aériennes, des dizaines de chars ont pénétré jusqu’au coeur du quartier résidentiel de Tal Al- Hawa, à Gaza. Une avance qui a fait fuir devant elle des centaines de familles palestiniennes parties se réfugier à l’hôpital Al-Quds ou au siège de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNWRA).
« Le claquement des obus qui s’abattent dans un fracas de métal et de pierrailles est assourdissant, rapportent les témoins. Le ciel est déchiré par les tirs d’artillerie, les missiles lâchés par les hélicoptères et le survol des bombardiers F-16. » Les tanks qui s’enfoncent dans Gaza ratissent méthodiquement des quartiers entiers à la recherche de combattants du Hamas qui ripostent par tirs de mortiers ou roquettes antichars. Les obus israéliens n’épargnent pas les immeubles résidentiels. Après l’hôpital Al-Quds, c’est le siège de l’UNRWA qui est frappé et trois membres de l’agence sont blessés. Le complexe, plate-forme de toutes les opérations humanitaires à Gaza, regroupait des bureaux et une école et servait d’abri à des centaines de personnes. Il est rapidement devenu la proie des flammes et des « centaines de tonnes » d’aide humanitaire ont été détruites.

Ehoud Barak, s’est réjoui « des succès exceptionnels enregistrés »
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, actuellement en Israël, étape d’une vaste tournée dans la région, s’est dit « scandalisé » par l’attaque sur l’agence onusienne, qui a dû suspendre ses activités. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont condamné cet acte, alors que l’Union européenne s’est dite « consternée ». Le premier ministre israélien Ehoud Olmert s’est contenté d’affirmer que l’armée avait riposté à des tirs du Hamas en provenance du complexe. Version démentie par le directeur de l’UNRWA, John Ging, qui a clairement désigné l’armée israélienne comme responsable de l’incendie.
« Il n’y a pas de combats aux environs du complexe, ce sont des obus d’artillerie et des bombes au phosphore qui ont atteint la zone de l’entrepôt et des ateliers », a-t-il répliqué. Au terme de cette nouvelle journée de guerre, le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, s’est réjoui « des succès exceptionnels enregistrés » et a annoncé que « les opérations militaires continuaient ». Déclaration balayant d’une main les efforts de négociations. Israël, sûr du soutien des États- Unis, sait pouvoir encore disposer de quelque temps pour atteindre les buts qu’il s’est fixés dans l’opération « Plomb durci ».
Mais il lui faut accélérer l’offensive avant que la communauté internationale arrive enfin à fixer le seuil de « l’insupportable », dont Ban Ki-moon estimait hier qu’il avait été franchi. Alors qu’une nouvelle réunion d’urgence de l’Assemblée générale de l’ONU devait se tenir hier soir à New York, l’émissaire israélien au Caire, Amos Gilad, devrait chercher à gagner du temps, même si la télévision égyptienne a annoncé, comme la veille pour le Hamas, que Tel- Aviv donnait une suite favorable au plan égyptien, sans plus de détails.
Dans un article publié hier par le quotidien britannique The Independent, Ismaïl Haniyeh, chef de file du Hamas à Gaza, souligne qu’il accepterait un cessez-le-feu sous des conditions « pures et simples », tels la fin du blocage de la bande de Gaza, l’ouverture des passages et le retrait complet des troupes d’Israël.

Dominique Bari
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MessageSujet: Et si on parlaits des choses qui fachent   Ven 16 Jan - 16:42

...l'ambition des sionnistes pour les gisements de gaz au large de Gaza ?

ou leur mainmise prochaine sur les ressources hydauliques de la région ?

ou de leur approvisionnement en pétrole et en matière première...

par qui ?

je vous le donne en mille : les occidentaux bien sûr ! alien cheers farao rendeer jocolor geek queen king



L'invasion militaire de la Bande de Gaza par les forces israéliennes, est en relation directe avec le contrôle et la possession de réserves stratégiques de gaz offshore. Il s'agit d'une guerre de conquête. Découvertes en 2000, d’immenses réserves de gaz gisent au large de la côte de Gaza.

Des droits d’exploitation gazière et pétrolière de 25 ans, signés en novembre 1999 avec l'Autorité Palestinienne (PA), ont été accordés à British Gas (BG Group) et à son partenaire d’Athènes, Consolidated Contractors International Company (CCC), propriété des familles libanaises Sabbagh et Koury.

Les droits sur le gaz offshore se montent respectivement à 60 pour cent pour BG, 30 pour cent pour CCC, et 10 pour cent pour le Fonds d'investissement de l'Autorité Palestinienne (Haaretz, 21 octobre 2007).

L’accord PA-BG-CCC inclut l’exploitation des gisements et la construction d'un gazoduc. (Middle East Economic Digest, 5 janvier 2001).

La licence de BG couvre la totalité de la zone maritime au large de Gaza, laquelle est contiguë à plusieurs installations gazières offshore israéliennes. (Voir la carte ci-dessous). Il convient de noter que 60 pour cent des réserves gazières le long de la côte de Gaza et d’Israël appartiennent à la Palestine.

BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. British Gas estime que les réserves sont de l'ordre de 1,4 billions de pieds cubes (plus de 39 milliards de m3), évaluées à environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres publiés par British Gas. La taille des réserves de gaz palestiniennes pourraient être bien plus importantes.

Qui est propriétaire des gisements gaziers ?

La question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est cruciale. Du point de vue juridique, les réserves de gaz appartiennent à la Palestine.

La mort de Yasser Arafat, l'élection du Hamas au gouvernement et la débâcle de l'Autorité Palestinienne ont permis à Israël d'établir un contrôle de facto sur les réserves de gaz offshore de Gaza.

British Gas (BG Group) a eu à traiter avec le gouvernement de Tel-Aviv. De son côté, le gouvernement du Hamas a été court-circuité en ce qui concerne les droits d'exploration et d’exploitation sur les gisements gaziers.

L'élection du Premier ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur. La souveraineté de la Palestine sur les gisements de gaz offshore fut contestée à la Cour Suprême israélienne. Sharon déclara sans ambiguïté qu’« Israël n'achèterait jamais de gaz à la Palestine, » laissant entendre que les réserves gazières au large de Gaza appartiennent à Israël. En 2003, Ariel Sharon opposa son veto à un premier accord, qui aurait permis à British Gas d’alimenter Israël en gaz naturel des réserves offshore de Gaza. (The Independent, 19 août 2003).

La victoire électorale du Hamas en 2006 a favorisé le déclin de l'Autorité Palestinienne, qui est s’est retrouvée confinée à la Cisjordanie, sous le régime fantoche de Mahmoud Abbas.

En 2006, British Gas « a été à deux doigts de signer un accord de pompage de gaz vers l'Égypte. » (Times, 28 mai 2007). Selon des rapports, le Premier Ministre britannique Tony Blair est intervenu pour le compte d'Israël en vue de faire capoter l'accord avec l'Égypte.

L'année suivante, en mai 2007, le cabinet israélien a approuvé une proposition du Premier ministre Ehud Olmert, « d'acheter du gaz à l'Autorité Palestinienne. » Le contrat proposé était de 4 milliards de dollars, avec des bénéfices de l'ordre de 2 milliards de dollars, dont un milliard pour les Palestiniens.

Toutefois, Tel-Aviv n'avait pas l'intention de partager les revenus avec la Palestine. Une équipe de négociateurs israéliens a été constituée par le cabinet israélien pour arriver à un accord avec le BG Group en court-circuitant à la fois le gouvernement du Hamas et l'Autorité Palestinienne : les autorités de la défense israélienne veulent que les Palestiniens soient payés en biens et en services, et insistent sur le fait qu’aucun argent ne doit aller au gouvernement contrôlé par le Hamas. (Ibid, souligné par moi, MC).

L'objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en 1999 sous Yasser Arafat entre BG Group et l'Autorité Palestinienne.

Dans le cadre de l’accord avec BG proposé en 2007, le gaz palestinien des réserves au large de Gaza devait être acheminé par un gazoduc sous-marin vers le port israélien d'Ashkelon, transférant de cette façon le contrôle sur la vente du gaz naturel à Israël.

L'accord a échoué. Les négociations ont été suspendues : « Meir Dagan, le chef du Mossad, s’est opposé à l'opération pour raison sécuritaire, prétextant que cela pourrait financer le terrorisme » (Gilad Erdan, membre de la Knesset allocution à la Knesset sur « L'intention du Vice-Premier Ministre Ehud Olmert d'acheter du gaz aux Palestiniens alors que le paiement servira le Hamas, », 1er mars 2006, cité dans l’article du général (ER) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza's Coastal Waters Threaten Israel's National Security? Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007).

L'intention d’Israël était d'empêcher que de possibles redevances soient payées aux Palestiniens. En décembre 2007, Le BG Group s’est a retiré des négociations avec Israël, et, en Janvier 2008, il a fermé son bureau en Israël. (site Internet de BG).

Le plan d'invasion à l’étude

Selon des sources militaires israéliennes, le projet d'invasion de Gaza dans le cadre de l'« Opération Plomb Jeté » a été mis en branle en juin 2008 : "Des sources proche de la direction de la Défense ont déclaré que le ministre de la Défense Ehud Barak a chargé les Forces de Défense Israéliennes de se préparer à l'opération il y a plus de six mois [juin ou avant juin], bien qu’Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. "(Barak Ravid, Operation "Cast Lead": Israeli Air Force strike followed months of planning, 27 décembre 2008).

Ce même mois, les autorités israéliennes ont pris contact avec British Gas, dans le but de reprendre des négociations cruciales sur l'achat du gaz naturel de Gaza. À la fois le directeur général du Ministère des Finances, Yarom Ariav, et le directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, Hezi Kugler, ont convenu d’informer BG du souhait d'Israël de renouer les pourparlers. Les sources ont ajouté que BG n'a pas encore officiellement répondu à la demande d'Israël, mais que des cadres de l'entreprise pourraient sans doute aller dans quelques semaines en Israël pour des conversations avec certains fonctionnaires du gouvernement. (Globes online-Israel's Business Arena, 23 juin 2008).

La décision d'accélérer les négociations avec British Gas (BG Group) coïncidait chronologiquement avec la planification de l'invasion de Gaza, amorcée en juin. Il semblerait qu’Israël était soucieux de parvenir à une entente avec BG Group avant l'invasion, qui était déjà à un stade avancé de préparation.

Et qui plus est, ces négociations avec British Gas ont été conduites par le gouvernement Ehud Olmert qui savait que l’invasion militaire était à l’étude. Selon toute vraisemblance, un nouvel arrangement politico-territorial « d'après-guerre » a aussi été envisagée par le gouvernement israélien pour la Bande de Gaza. De fait, les négociations entre British Gas et les responsables israéliens étaient en cours en octobre 2008, 2 à 3 mois avant le début des bombardements du 27 décembre.

En novembre 2008, le Ministère israélien des Finances et le Ministère chargé des Infrastructures Nationales ont ordonné à Israel Electric Corporation (IEC) d’engager des négociations avec British Gas, pour l'achat de gaz naturel provenant de la concession de BG au large de Gaza : « Yarom Ariav, directeur général du Ministère des Finances, et Hezi Kugler, directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, PDG d’IEC, l'informant de la décision du gouvernement de permettre aux négociations d'aller de l'avant, conformément à la proposition cadre approuvée plus tôt cette année. Il y a quelques semaines, le conseil d’administration d’IEC, dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès que le conseil d’administration approuvera l'exemption d’adjudication. ». (Globes, 13 novembre 2008).

Gaza et la géopolitique de l'énergie

L'occupation militaire de Gaza a pour but de transférer la souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit international.

À quoi pouvons-nous nous attendre suite à l'invasion ? Quelle est l'intention d'Israël en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ? Un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix » ? La militarisation de la totalité du littoral de Gaza, qui est stratégique pour Israël ? La confiscation pure et simple des gisements gaziers palestiniens et la déclaration unilatérale de la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza ?

Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient intégrés aux installations offshore d'Israël, qui sont adjacentes. (Voir la carte 1 ci-dessus). Ces diverses installations offshore sont aussi reliées au couloir de transport énergétique d’Israël, qui va du port d'Eilat, le port maritime terminal de l’oléoduc sur la Mer Rouge, au terminal du pipeline à Ashkelon, puis vers Haïfa au nord, et qui pourrait se rejoindre éventuellement le port turc de Ceyhan grâce à un pipeline israélo-turc en projet. Ceyhan est le terminal du pipeline Transcaspien Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC).

« Ce qui est envisagé, c’est de relier le pipeline BTC au pipeline transisraélien Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom de Tipline dIsraël. » (Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006).

Source : War and Natural Gas: The Israeli Invasion and Gaza's Offshore Gas Fields

2 cartes sont en fichiers attachés à cet article....

Article original publié le 8/1/2009.

Sur l’auteur : Michel Chossudowsky est professeur en économie politique à l'université d'Ottawa et collaborateur régulier au Monde Diplomatique. Conférencier prisé sur la scène internationale et conseiller auprès de pays en développement, d'organismes internationaux et des Nations Unies, il réside maintenant au Québec.

Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=6785&lg=fr
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MessageSujet: Test de nouvelles armes ..;sur les enfants sans défense   Ven 16 Jan - 16:56

Des médecions évoquent l'usage d'un "nouveau type d'armes" à Gaza.

Al-Arish (Egypte), envoyée spéciale.

Des blessés d'un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.

Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.

Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.

"A 2 mètrees, le corps est coupé en 2 ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées"....


"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour Dense Inert Metal Explosive", ont déclaré les médecins.

Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.

Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire." Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.

Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" – médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"

Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez.

"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber dix par minutes. Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler… Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j ai demandé comment s'était passé la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes."

A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi…"

Sophie Shihab (édition du Monde du 12 janvier 2009).



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Deux médecins norvégiens présents à Gaza affirment avoir "vu des victimes d'un nouveau type d'armes, les DIME"

Al-Arish (Egypte), envoyée spéciale.

Des blessés d'un type nouveau - adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents - ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza.
Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls Occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.

Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.

Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, ont été bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.

"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME - pour Dense Inert Metal Explosive", ont déclaré les médecins.

Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne "Pluie d'été". Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.

Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire." Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.

Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" - médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle, on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"

Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé reste bloqué au passage d'Erez.

"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber à dix par minute." Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. "Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. poursuivent-ils. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler... Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j'ai demandé comment s'était passée la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes." A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi..."

Sophie Shihab (édition du Monde du 12 janvier 2009).
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MessageSujet: Génocide et crime contre l'humanité !!   Ven 16 Jan - 16:59

Stéphane Hessel : En réalité, le mot qui s’applique - qui devrait s’appliquer - est celui de crime de guerre et même de crime contre l’humanité. Mais il faut prononcer ce mot avec précaution, surtout lorsqu’on est à Genève, le lieu où siège un haut commissaire pour les Droits de l’Homme, qui peut avoir là-dessus une opinion importante.

Pour ma part, ayant été à Gaza, ayant vu les camps de réfugiés avec des milliers d’enfants, la façon dont ils sont bombardés m’apparaît comme un véritable crime contre l’humanité.

Ce terme, vous osez le prononcer ? C’est la disproportion qui vous choque, entre les roquettes palestiniennes et une offensive terrestre massive ?

C’est l’ensemble du comportement. C’est naturellement la disproportion, vous avez raison de le souligner...Une terre densément peuplée, la plus dense du monde probablement, sur laquelle on frappe avec des instruments militaires qui ne peuvent pas faire la différence entre les militaires et les civils. D’ailleurs il n’y a pas de militaires, il n’y a que des civils à Gaza - des militants peut-être, mais sûrement pas une armée.

Donc c’est une armée, l’une des plus puissantes du monde, qui s’attaque à une population qui n’a vraiment pas de défense. Ca, c’est typiquement un crime de guerre.

A quoi peut aboutir cette offensive ?

C’est le plus grave. On a bien l’impression que une fois de plus des militaires essayent de mettre un terme à l’activité de guérilla. Nous avons vu que dans tous les cas de figure récents dans le monde, que ce soit le Vietnam, la Tchétchénie ou quoique ce soit d’autre, il n’y a pas de solution militaire. La solution c’est la négociation.

Ce qui se passe en ce moment au Caire est extrêmement important. Il faudrait que les dirigeants israéliens se rendent compte qu’à ne pas accepter une négociation et un cessez-le-feu, et une négociation pour la paix, ils font un tort immense à leur pays, et aussi à leur armée. Tsahal avait la réputation d’être une armée honorable. Elle ne l’est plus lorsqu’elle frappe sur des gens sans défense.

C’est également le spectre de l’échec en 2006 au Liban qui revient, et pourtant de nombreuses résolutions depuis de nombreuses années, ont été prises notamment au Conseil de Sécurité de l’ONU, mais jamais appliquées pour quelles raisons selon vous ?

Parce que l’Etat d’Israël, depuis des décennies, a réussi à berner sa population. A faire croire à sa population que l’Etat était en danger, que sa sécurité était à chaque instant menacée, et que pour cela il ne fallait ne tenir aucun compte de ce que pense la communauté mondiale, et s’assurer en tout cas de l’appui de l’Etat évidemment le plus puissant à l’heure actuelle, les Etats-Unis. Nous ne pouvons qu’avoir un espoir, c’est qu’avec l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, les Etats-Unis cesseront d’apporter un soutien inconditionnel et dramatique à un Etat qui continue à violer les résolutions internationales.

Mais le choix de la violence, [provient du fait] que la blessure de la seconde guerre mondiale et de la Shoah n’est pas refermé...

Oui, c’est évidemment ce qui permet à un gouvernement qui lui n’a plus rien à voir avec cette Shoah, et qui n’est plus composé de victimes potentielles de cette Shoah... que ce gouvernement puisse s’appuyer sur ce souvenir dramatique, auquel nous sommes tous extraordinairement sensibles, moi tout le premier. C’est l’horreur, absolue commise par les nazis. Mas cela ne doit pas permettre à un Etat d’Israël, actuellement le plus puissant de la région, de violer impunément toutes les règles internationales.

Vous êtes très sévère avec l’Etat d’Israël, Stéphane Hessel... Jusqu’à maintenant le chemin vers la paix c’était deux Etats côte à côte, un Etat Palestinien et un Etat Israélien. Est-ce encore possible, ce partenariat avec les Palestiniens ?

C’est la seule solution. Elle est rendue de plus en plus difficile, au fur et à mesure que s’accumulent de part et d’autre, soit le mépris et l’humiliation, soit la haine. Il faut que cette accumulation cesse le plus vite possible, et alors, au nom de ce que l’histoire nous a appris sur la possibilité du pardon - nous l’avons éprouvé, nous européens, et dans d’autres pays, en Afrique du Sud aussi - il faut avoir hâte que cette possibilité de pardon et de solidarité dans un Proche-Orient pacifique puisse être rétablie.

Stéphane Hessel est un diplomate, ambassadeur, ancien résistant et déporté français, qui a notamment participé à la rédaction de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948.
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MessageSujet: Enough ! le temps du boycoat est venu !!!   Ven 16 Jan - 17:00

La meilleure façon de faire cesser cette occupation sanglante est de cibler Israël avec le même type de mouvement qui a mis fin à l’apartheid en Afrique du Sud

Il est temps. Cela a trop duré. La meilleure stratégie pour faire cesser cette occupation de plus en plus sanglante est qu’Israël devienne la cible de ce type de mouvement mondial qui a fait mis fin à l’apartheid en Afrique du Sud. En juillet 2005, une énorme coalition de groupes palestiniens a dressé les plans pour faire exactement cela. Ils ont appelé les « gens de conscience, partout dans le monde, à imposer des boycotts étendus et à mettre en place des initiatives de désinvestissement contre Israël, similaires à ceux appliqués contre l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid ». La campagne [BDS] - Boycott, Désinvestissement et Sanctions – était née.

Chaque jour où Israël pilonne Gaza fait venir plus de convertis vers la cause du BDS – même parmi les Juifs israéliens. En plein milieu de cette attaque, environ 500 Israéliens, parmi eux des douzaines d’artistes et d’universitaires célèbres, ont envoyé une lettre aux ambassadeurs étrangers en Israël. Celle-ci demande « l’adoption de mesures restrictives et de sanctions immédiates » et tire un parallèle clair avec la lutte anti-apartheid. « Le boycott de l’Afrique du Sud a été efficace, mais on prend des gants avec Israël… Ce soutien international doit cesser. »

Pourtant, même face à ces appels clairs, non nombre d’entre nous ne peuvent toujours pas y répondre. Les raisons sont complexes, émotionnelles et compréhensibles. Mais elles ne sont tout simplement pas assez bonnes. Les sanctions économiques représentent l’arme la plus efficace de l’arsenal de la non-violence : y renoncer frise la complicité active. Voici les quatre principales objections à la stratégie BDS, suivies des contre-arguments.

Plutôt que de les persuader, des mesures punitives aliéneront les Israéliens

Le monde a essayé ce que l’on a appelé « l’engagement constructif ». Il a complètement échoué. Depuis 2006, Israël a constamment intensifié ses actions criminelles : expansion des colonies, lancement d’une guerre scandaleuse contre le Liban et imposition d’une punition collective contre Gaza au moyen de ce blocus brutal. En dépit de cette escalade, Israël n’a pas fait l’objet de mesures punitives – c’est plutôt le contraire qui s’est produit. Les armes et les 3 milliards de dollars annuels d’aide que les Etats-Unis envoient à Israël ne sont que le début. Pendant toute cette période-clé, Israël a bénéficié d’une amélioration considérable de ses relations diplomatiques, culturelles et commerciales avec toute une variété d’autres alliés. Par exemple, en 2007, Israël est devenu le premier pays non latino-américain à signer un accord de libre échange avec le bloc du Mercosur. Au cours des neuf premiers mois de 2008, les exportations israéliennes vers le Canada ont augmenté de 45%. Un nouvel accord avec l’UE doit permettre de doubler les exportations israéliennes d’aliments en conserve. Et en décembre, les ministres européens « ont revalorisé » l’accord de partenariat entre l’UE et Israël, une récompense attendue depuis longtemps par Jérusalem.

C’est dans ce contexte que les dirigeants israéliens ont commencé leur dernière guerre : confiants qu’ils ne seraient confrontés à aucun coût significatif. Il est remarquable que pendant plus de sept journées boursières en temps de guerre, l’index de la Bourse de Tel Aviv soit monté effectivement de 10,7%. Lorsque la carotte ne marche pas, le bâton est nécessaire.

Israël n’est pas l’Afrique du Sud

Evidemment ! La pertinence du modèle sud-africain réside dans le fait qu’il prouve que la tactique du BDS peut être efficace lorsque des mesures plus faibles (manifestations, pétitions, lobbying en coulisse) ont échoué. Et il y a des relents profondément affligeants d’apartheid dans les territoires occupés : cartes d’identité munies d’un code de couleur et permis de déplacement, maisons rasées au bulldozer et déplacements forcés, routes réservées aux colons. Ronnie Kasrils, un homme politique sud-africain de premier plan, a dit que l’architecture de la ségrégation qu’il a vue en Cisjordanie et à Gaza était « infiniment pire que l’apartheid ». C’était en 2007, avant qu’Israël ne commence sa guerre totale contre la prison à ciel ouvert qu’est Gaza.

Pourquoi prendre Israël pour cible lorsque les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres pays occidentaux font la même chose en Irak et en Afghanistan ? Le boycott n’est pas un dogme, c’est une tactique. La raison pour laquelle cette stratégie devrait être essayée est pratique : dans un pays aussi petit et qui dépend autant du commerce, il pourrait vraiment marcher.

Les boycotts rompent la communication ; nous avons besoin de plus de dialogue, pas de moins de dialogue

Je répondrai à cette objection par une histoire personnelle. Pendant huit ans, mes livres ont été publiés en Israël par une société d’édition qui s’appelle Babel. Mais lorsque j’ai publié « La stratégie du choc : La montée d'un capitalisme du désastre », je voulais respecter le boycott. Sur les conseils de militants du BDS, dont le merveilleux écrivain John Berger, j’ai contacté un petit éditeur, Andalus. Celui-ci est une maison d’édition militante, très impliquée dans le mouvement contre l’occupation et c’est le seul éditeur israélien qui se consacre exclusivement à traduire en hébreu les écrits de langue arabe. Nous avons rédigé un contrat garantissant que toutes les recettes iraient au travail d’Andalus et que je ne toucherai rien. Je boycotte l’économie israélienne, pas les Israéliens.

Notre modeste plan d’édition nécessitait des douzaines d’appels téléphoniques, de courriels et de messages instantanés, s’étendant de Tel Aviv, Ramallah, Paris, Toronto et la ville de Gaza. Ma remarque est la suivante : dès que vous commencez une stratégie de boycott, le dialogue s’accroît de façon considérable. L’argument selon lequel les boycotts nous couperont les uns des autres est particulièrement trompeur étant donné la gamme de technologies de l’information à notre disposition. Nous croulons sous les moyens de nous invectiver par-dessus les frontières nationales. Aucun boycott ne peut nous arrêter.

Les Israéliens sont numéro un mondial en info-technique, ils ne seront pas facile à boycotter

En ce moment même, beaucoup de sionistes orgueilleux se préparent à marquer un point essentiel : ne suis-je pas au courant que beaucoup de ces joujoux de très haute technologie proviennent des parcs de recherche israéliens, numéro un mondial en info-technique ? C’est assez vrai, mais ils ne sont pas les seuls. Plusieurs jours après le début de l’attaque de Gaza par Israël, Richard Ramsey, le gérant d’une entreprise britannique de télécom spécialisée en services vocaux sur internet a envoyé un courriel à la firme technologique israélienne MobileMax : « En conséquence de l’action du gouvernement israélien ces derniers jours, nous ne serons plus en position d’envisager de faire des affaires avec vous ou toute autre société israélienne. »

Ramsey dit que sa décision n’était pas politique ; il ne voulait tout simplement pas perdre des clients. « Nous ne pouvons nous permettre de perdre le moindre client », explique-t-il, « c’était donc purement défensif sur le plan commercial. »

Ce fut cette sorte de calcul froid qui conduisit de nombreuses entreprises à se retirer d’Afrique du Sud, il y a vingt ans. Et c’est précisément ce type de calcul qui représente notre espoir le plus réaliste d’apporter la justice, si longtemps refusée, en Palestine.

Naomi Klein
The Guardian, 10 janvier 2009
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MessageSujet: Plainte pour crime de guerre   Ven 16 Jan - 17:04

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MessageSujet: La deuxième mort du judaïsme   Sam 17 Jan - 9:42

Les millions de juifs qui ont été exterminés par les nazis dans les plaines de Pologne avaient des traits communs qui permettent de parler d'un judaïsme européen. Ce n'était pas tant le sentiment d'appartenance à un peuple mythique, ni la religion car beaucoup d'entre eux s'en étaient détachés : c'étaient des éléments de culture commune. Elle ne se réduisait pas à des recettes de cuisine, ni à des histoires véhiculant le fameux humour juif, ni à une langue, car tous ne parlaient pas le yiddish. C'était quelque chose de plus profond, commun sous des formes diverses aux ouvriers des usines textiles de Lodz et aux polisseurs de diamants d'Anvers, aux talmudistes de Vilna, aux marchands de légumes d'Odessa et jusqu'à certaines familles de banquiers comme celle d'Aby Warburg. Ces gens-là n'étaient pas meilleurs que d'autres, mais ils n'avaient jamais exercé de souveraineté étatique et leurs conditions d'existence ne leur offraient comme issues que l'argent et l'étude. Ils méprisaient en tout cas la force brutale, dont ils avaient souvent eu l'occasion de sentir les effets.

Beaucoup d'entre eux se sont rangés du côté des opprimés et ont participé aux mouvements de résistance et d'émancipation de la première moitié du siècle dernier : c'est cette culture qui a fourni son terreau au mouvement ouvrier juif, depuis le Bund polonais, fer de lance des révolutions de 1905 et 1917 dans l'empire tsariste, jusqu'aux syndicats parisiens des fourreurs et des casquettiers, dont les drapeaux portaient des devises en yiddish et qui ont donné, dans la MOI, bien des combattants contre l'occupant. Et c'est sur ce terrain qu'ont grandi les figures emblématiques du judaïsme européen, Rosa Luxembourg, Franz Kafka, Hannah Arendt, Albert Einstein. Après guerre, nombre des survivants et de leurs enfants soutiendront les luttes d'émancipation dans le monde, les Noirs américains, l'ANC en Afrique du Sud, les Algériens dans leur guerre de libération.

Tous ces gens sont morts et on ne les ressuscitera pas. Mais ce qui se passe en ce moment à Gaza les tue une seconde fois. On dira que ce n'est pas la peine de s'énerver, qu'il y a tant de précédents, de Deir Yassin à Sabra et Chatila. Je pense au contraire que l'entrée de l'armée israélienne dans le ghetto de Gaza marque un tournant fatal. D'abord par le degré de brutalité, le nombre d'enfants morts brûlés ou écrasés sous les décombres de leur maison : un cap est franchi, qui doit amener, qui amènera un jour le Premier ministre israélien, le ministre de la Défense et le chef d'État-major sur le banc des accusés de la Cour de justice internationale.

Mais le tournant n'est pas seulement celui de l'horreur et du massacre de masse des Palestiniens. Il y a deux points qui font des événements actuels ce qui est advenu de plus grave pour les juifs depuis Auschwitz. Le premier, c'est le cynisme, la manière ouverte de traiter les Palestiniens comme des sous-hommes les tracts lâchés par des avions annonçant que les bombardements vont être encore plus meurtriers, alors que la population de Gaza ne peut pas s'enfuir, que toutes les issues sont fermées, qu'il n'y a plus qu'à attendre la mort dans le noir. Ce genre de plaisanterie rappelle de façon glaçante le traitement réservé aux juifs en Europe de l'Est pendant la guerre, et sur ce point j'attends sans crainte les hauts cris des belles âmes stipendiées. L'autre nouveauté, c'est le silence de la majorité des juifs. En Israël, malgré le courage d'une poignée d'irréductibles, les manifestations de masse sont menées par des Palestiniens. En France, dans les manifestations du 3 et du 10 janvier, le prolétariat des quartiers populaires était là, mais des hurlements de colère d'intellectuels juifs, de syndicalistes, de politiciens juifs, je n'en ai pas entendu assez. Au lieu de se satisfaire des âneries du gouvernement et du CRIF (« ne pas importer le conflit »), il est temps que les juifs viennent en masse manifester avec les « arabo-musulmans » contre l'inacceptable. Sinon, leurs enfants leur demanderont un jour « ce qu'ils faisaient pendant ce temps-là » et je n'aimerais pas être à leur place quand il leur faudra répondre.

Eric Hazan
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MessageSujet: Gesticulations d'arrière garde...pour se donner bonne conscience   Mar 20 Jan - 17:17

En visite, mardi, pour la première fois à Gaza, depuis l'offensive meurtrière de l'armée israélienne qui a duré trois semaines, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré que "les personnes responsables des bombardements israéliens ayant touché des bâtiments de l'ONU à Gaza devront rendre des comptes devant des instances judiciaires".



«Il doit y avoir une enquête approfondie, une explication complète pour s'assurer que cela ne se reproduira plus jamais. (Les responsables) devront rendre des comptes devant des instances judiciaires», a déclaré le secrétaire général de l'ONU à la presse. Ban Ki-moon qui s'exprimait devant les ruines encore fumantes d'un des entrepôts de l'ONU, touché par un bombardement israélien le 15 janvier, à Gaza-ville, a qualifié ces bombardements d'«attaques scandaleuses et totalement inacceptables».
Plusieurs écoles gérées par l'ONU ont été touchées par des tirs de l'armée israélienne. Le plus meurtrier a fait plus de 40 morts le 6 janvier à Jabaliya, au nord de l'enclave palestinienne
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MessageSujet: L’offensive israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza l’hiver dernier a fait près de 1.400 morts palestiniens   Mer 9 Sep - 14:43

L’offensive israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza l’hiver dernier a fait près de 1.400 morts palestiniens dont plus de la moitié n’a pas pris part aux hostilités, a annoncé mercredi l’ONG israélienne B’Tselem qui a publié un bilan révisé du conflit.

B’Tselem, qui a mené ses propres recherches, affirme que 1.387 Palestiniens ont été tués au cours des trois semaines de conflit. Parmi elles, «773 n’ont pas pris part aux hostilités, y compris 320 mineurs et 109 femmes».

L’ONG précise que parmi les personnes tuées, «330 ont pris part aux hostilités, et 248 étaient des agents de police palestiniens, pour la plupart tués dans des bombardements aériens de postes de police le premier jour de l’opération» israélienne.

B’Tselem, la principale organisation israélienne de défense des droits de l’homme pour les territoires palestiniens, ajoute ne pas avoir été en mesure de déterminer les causes de la mort de 36 personnes.

L’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire dans l’immédiat.

Selon B’Tselem, les Palestiniens ont tué neuf personnes pendant la guerre: trois civils et un membre des services de sécurité israéliens sont morts dans des tirs de roquettes de groupes armés palestiniens contre le Sud d’Israël à partir de la bande de Gaza, et cinq soldats ont été tués dans la bande de Gaza.

Quatre soldats israéliens ont par ailleurs été tués par des «tirs amis» de leur propre camp, écrit B’Tselem. Cette dernière souligne que ses chiffres «contrastent» avec ceux avancés par l’armée israélienne, qui chiffre le nombre de morts à 1.166. Tsahal avait précisé que 295 Palestiniens non impliqués dans les combats avaient été tués, dont 89 âgés de moins de 16 ans, et 49 femmes.

L’ONG n’a pas été en mesure de comparer sa liste de victimes avec celle de l’armée, celle-ci ayant refusé de la révéler. Mais B’Tselem assure avoir visité les foyers des victimes et récolté des certificats de décès, des photos et des témoignages concernant l’ensemble des 252 enfants de moins de 16 ans tués ainsi que des éléments concernant les 111 femmes de plus de 16 ans qui ont trouvé la mort au cours de l’opération.

Interrogés par l’AFP, les services d’urgence palestiniens ont avancé le bilan de 1.382 morts, dont 447 enfants et 117 femmes. Ils ont précisé que celui-ci s’élevait à 1.503 morts en tenant compte des victimes décédées après le conflit à la suite de blessures.

De son côté, le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR), qui publie également un bilan actualisé des victimes, affirme que 1.419 Palestiniens sont décédés durant l’opération, dont 1.167 étaient non combattants: 918 des civils (parmi lesquels 111 femmes et 318 enfants) et 249 des policiers non impliqués dans les hostilités.

La bande de Gaza a été la cible d’une offensive dévastatrice de l’armée israélienne, du 27 décembre 2008-18 janvier 2009, baptisée opération «Plomb durci», censée faire cesser les tirs de roquettes par les groupes armés palestiniens contre son territoire.
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MessageSujet: crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis pendant la guerre de Gaza,   Jeu 15 Oct - 4:18

l'ouverture d'un débat au Conseil de sécurité sur la situation au Proche-Orient, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé Israël et les Palestiniens à mener "des enquêtes crédibles" sur les allégations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis pendant la guerre de Gaza, a déclaré mercredi 14 octobre un haut responsable de l'ONU.



L'ouverture de telles enquêtes fait partie des recommandations évoquées par le juge sud-africain Richard Goldstone dans son rapport du 15 septembre. Le texte de 575 pages accuse à la fois l'armée israélienne et les combattants du Hamas d'avoir commis des actes "assimilables à des crimes de guerre", voire à des "crimes contre l'humanité" durant l'offensive israélienne contre le territoire palestinien. Les enquêteurs recommandent également qu'en l'absence de telles enquêtes, l'affaire soit renvoyée devant la Cour pénale internationale.

Selon le rapport, les attaques de l'hiver dernier ont été "soigneusement planifiées" de manière à "punir, humilier et terroriser" les habitants de Gaza. La responsabilité en "incombe en premier lieu à ceux qui ont conçu et planifié" les opérations, selon les enquêteurs. Côté palestinien, "il ne fait aucun doute que les tirs de roquettes et de mortiers [palestiniens] étaient délibérés, et destinés à tuer et blesser des civils", affirme le juge Goldstone.

Considérant le mandat de la commission comme "biaisé" à son encontre, l'Etat juif n'avait pas coopéré à l'enquête, pas plus que le Hamas. Le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, a exhorté mardi les Occidentaux à rejeter les conclusions du rapport.

L'offensive israélienne contre l'enclave côtière a fait plus de 1 400 morts palestiniens durant cette période, en majorité des civils, selon des sources médicales palestiniennes. Côté israélien, dix militaires et trois civils ont été tués, selon les chiffres officiels.
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MessageSujet: Goldstone, ce rapport qui accuse (et dérange) Israéliens et Palestiniens   Jeu 15 Oct - 14:57

Goldstone, ce rapport qui accuse (et dérange) Israéliens et Palestiniens

Avec AFP



C'est un rapport qui n'épargne personne, ni les Israéliens, ni les Palestiniens. Dans ses conclusions, la commission d'enquête dirigée par le juge sud-africain Richard Goldstone accuse l'armée israélienne, ainsi que les militants palestiniens, d'avoir commis "des crimes de guerre" et "de possibles crimes contre l'humanité" durant l'offensive israélienne à Gaza, l'hiver dernier. La commission Goldstone avait été chargée d'enquêter sur la guerre de Gaza par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Cet organe est jugé suspect par Israël et Washington : il est accusé de consacrer plus de temps à Israël qu'à d'autres pays. Résultat, le document a été rejeté par Israël, qui s'estime particulièrement stigmatisé. L'ambassadrice d'Israël à Genève, Gabriela Shalev, a estimé qu'il "constitu[ait] une récompense pour les organisations terroristes en ce qu'il dénie à Israël le droit de défendre ses citoyens".

Des accusations qui n'ont pas désarmé l'ONU. "Nous exhortons le gouvernement israélien à enquêter de façon exhaustive, crédible et impartiale sur les allégations figurant dans le rapport Goldstone", a déclaré l'ambassadeur britannique, John Sawers. "Les parties doivent à présent engager un processus d'enquête indépendante et conforme aux standards internationaux sur les allégations", a pour sa part dit son homologue français Gérard Araud. L'ambassadeur américain adjoint Alejandro Wolff a, lui, réitéré les "sérieuses réserves" de Washington concernant le rapport, notamment "son accent exagérément mis sur Israël". Mais il a affirmé que Washington "prenait au sérieux les allégations contenues dans le rapport". "Israël a les institutions et la capacité nécessaires pour effectuer une enquête sérieuse sur ces allégations et nous l'encourageons à le faire," a-t-il dit.

Au total, ce sont donc plus de 40 pays qui ont exhorté Israël et les Palestiniens à enquêter sur le conflit de l'hiver 2008-2009. Le chef de l'ONU, Ban Ki-moo, a appelé "toutes les parties à mener en interne, sans tarder, des enquêtes crédibles sur la manière dont le conflit a été conduit". À Genève, le Conseil des droits de l'homme a convoqué pour jeudi une session extraordinaire lors de laquelle sera examiné un projet de résolution inspiré par l'Autorité palestinienne avec l'aval des pays arabes, musulmans et non alignés. Le texte soutient les recommandations du rapport Goldstone et appelle les parties concernées, dont les organes de l'ONU, à "assurer leur application immédiate en accord avec leurs mandats respectifs"
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MessageSujet: Un an après   Dim 27 Déc - 7:29

Un an après , Gaza survit dans les ruines

[Un immeuble détruit lors des bombardements de l'offensive israélienne fin 2008-début 2009, le 26 décembre 2009 à la frontière nord avec Israël de la bande de Gaza. - © 2009 AFP - Mahmud Hams]

Un peu partout poussent des champs de ruines. Là, se dressaient il y a un an des usines et des fermes, ici une mosquée et une école. Aplaties par l'aviation et les blindés, elles témoignent de la sévérité de la punition infligée par Israël à la bande de Gaza sous contrôle du Hamas.

Cependant, un an après l'Opération "Plomb Durci", l'offensive aérienne et terrestre lancée par Israël du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, la guerre n'a fait ni vainqueur ni vaincu au plan politique.

Les deux camps, s'observant comme s'ils préparaient un deuxième round, revendiquent la victoire.

La dirigeante de l'opposition israélienne, Tzipi Livni, chef de la diplomatie à l'époque de "Plomb Durci", assume la "responsabilité des décisions prises lors de cette opération qui a atteint ses objectifs: protéger les populations du sud d'Israël et restaurer le pouvoir de dissuasion" de l'Etat hébreu.

Mais si Israël, qui a manifesté durant la guerre une écrasante supériorité militaire, a presque fait cesser les tirs de roquettes sur le sud --le but de guerre déclaré de l'opération--, à la suite d'une trêve de facto du Hamas, il n'a pas réussi à déloger le mouvement islamiste palestinien du pouvoir.

[Un char israélien patrouille le long de la frontière avec Gaza, le 26 décembre 2009 - © 2009 AFP - Mahmud Hams]

Ce dernier exerce plus que jamais sa férule sur Gaza et continue de défier Israël, dont il détient un soldat, Gilad Shalit, depuis plus de trois ans.

Lors du récent anniversaire de sa fondation, le Hamas a pu se targuer d'incarner seul la "résistance" contre Israël et a promis de poursuivre la lutte jusqu'à "la libération de toute la Palestine, de la Méditerranée au Jourdain".

L'offensive israélienne a pourtant été dévastatrice, détruisant systématiquement l'infrastructure de Gaza. Un hôpital a même été touché. 6.400 habitations ont été endommagées ou détruites, selon l'ONU.

La destruction a aggravé l'impact du blocus imposé en juin 2007 par Israël sur cette étroite bande sablonneuse surpeuplée (1,5 million d'habitants, dont 85% dépendent de l'aide internationale).

Israël interdit l'importation des matériaux de reconstruction, l'acier et le ciment, les tuyaux et les vitres, tout ce qui pourrait servir à fabriquer des bunkers et des roquettes. Ces matériaux sont introduits clandestinement, à des coûts exorbitants, via des tunnels creusés sous la frontière égyptienne à Rafah (sud de Gaza).

"Avant la guerre, la situation était très mauvaise. Maintenant, c'est de mal en pis", accuse un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.

Un an après, des Gazaouis sont toujours sans toit. Ils s'entassent dans des appartements de proches, quelques-uns vivent sous la tente.

Zeina Mohammed, une Bédouine de 64 ans, s'est installée dehors, dans le froid, au milieu de sa basse-cour, à deux pas d'une mosquée de toile. "La prochaine fois qu'il y a la guerre, je ne referai pas la même erreur, je m'en irai", dit-elle, fataliste.

A quelques kilomètres, la famille des fermiers Sawafiri a reconstruit un hangar de fortune pour abriter ses poulets. Les chars de l'armée israélienne sont passés sur leur élevage moderne en batterie, écrabouillant 30.000 oiseaux.

Un silo à grain de 20 tonnes est réduit à un tas de ferrailles rouillées.

"Cela fait un an et nous ne savons toujours pas pourquoi ils ont fait ça", s'interroge Mahmoud Sawafiri, 24 ans.

Le bilan humain des 22 jours de bombardements est très élevé côté palestinien: 1.400 morts, dont une majorité de civils. Côté israélien: 13 morts, 4 civils et 9 soldats (dont 4 tués par des tirs amis).

Israël a payé un prix. Son image internationale s'est dégradée et la réputation de l'armée israélienne --"l'armée la plus morale du monde", selon l'état-major-- est durablement ternie.

Il est même concevable que des dirigeants et hauts gradés israéliens, accusés de "crimes de guerre" par un rapport de l'ONU, puissent se retrouver un jour devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.
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MessageSujet: le retour de la «politique des assassinats ciblés»   Dim 27 Déc - 7:38

Après la mort de six Palestiniens ce samedi à Gaza et Naplouse, des responsables de l'Autorité palestinienne fustigent le retour de la «politique des assassinats ciblés» et accusent Israël de remettre en cause la stabilité de la région.



Trois Palestiniens, militants du Fatah et soupçonnés d'être impliqués dans le récent assassinat d'un colon israélien, ont été tués samedi lors d'une incursion de l'armée israélienne à Naplouse. Ghassan Abou Charkh, 40 ans, Raïd Al-Surakji, 40 ans, et Anan Subuh, 31 ans, ont été abattus par les forces spéciales israéliennes qui ont pénétré tôt samedi dans la Vieille ville historique de Naplouse, zone autonome palestinienne du nord de la Cisjordanie, selon des sources israéliennes et palestiniennes. Une femme a été aussi blessée.

«L'escalade de la violence israélienne en Cisjordanie et à Gaza et le retour à la politique des assassinats (ciblés) décidés sous des prétextes fallacieux prouve que le gouvernement israélien d'occupation a décidé de détruire la sécurité et la stabilité du peuple palestinien», a déclaré dans un communiqué Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.

Dans un autre communiqué, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, un modéré, a accusé Israël de saper délibérément les efforts de rétablissement de l'ordre accomplis par les forces de sécurité palestiniennes ces deux dernières années dans les territoires occupés.
Pas de sommations selon les familles

«Ce sont les trois terroristes qui ont perpétré jeudi dernier l'attentat à l'arme à feu qui a tué un Israélien», un colon de 45 ans, dans la même région, a de son côté affirmé une porte-parole de l'armée israélienne. «Sur la foi de renseignements précis du Shin Beth (service intérieur de sécurité), nos forces ont encerclé trois maisons à Naplouse où ils s'étaient retranchés et les ont éliminés», a ajouté la porte-parole.

La version des familles des trois Palestiniens tués diffère nettement. Selon elles, les trois hommes ont été abattus de sang-froid, sans sommation. Il semble également qu'il n'y ait pas eu d'échanges de tirs avant l'assaut. Anan Subuh était un activiste des Brigades des martyrs d'Al Aqsa, un groupe armé relevant du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas. Les deux autres étaient des militants du Fatah, selon un responsable des services de sécurité palestiniens.

Selon la porte-parole de l'armée israélienne, les trois avaient été impliqués dans le passé dans des attentats anti-israéliens. L'armée israélienne a retrouvé sur les lieux deux pistolets et deux fusils d'assaut M-16 ainsi que des chargeurs.
Trois morts à Gaza

Jeudi, un colon israélien, maître d'école religieux et père de sept enfants, avait été retrouvé mort dans son véhicule criblé de balles sur une route entre les colonies juives d'Einav et Shavei Shomron, près de Naplouse. L'attaque avait été revendiquée par le groupe Imad Moughnieh (du nom d'un chef militaire du Hezbollah tué dans un attentat en Syrie en 2008, ndlr) des Brigades des martyrs d'Al Aqsa. Dans un communiqué, le groupe avait averti qu'«il y aurait d'autres opérations similaires».

Cette flambée de violence en Cisjordanie - après plus de deux années de calme relatif - survient alors que la tension est vive depuis plusieurs semaines entre Palestiniens et colons israéliens dans la région de Naplouse, bastion de la deuxième intifada au début des années 2000. Les colons juifs se sont en outre mobilisés contre le moratoire temporaire sur les nouvelles constructions dans les implantations de Cisjordanie décrété le mois dernier par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Ils accusent ce dernier de faire le jeu des Palestiniens.

Un autre incident a par ailleurs ensanglanté samedi matin la bande de Gaza, à la frontière avec Israël, où trois Palestiniens ont été tués et un autre blessé. Selon des sources médicales et militaires palestiniennes, ils collectaient des morceaux de ferrailles. Selon une porte-parole de Tsahal, les quatre hommes, qui auraient ignoré les sommations, s'apprêtaient «à commettre un attentat terroriste en Israël».
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