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 Nouvelles centrales

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MessageSujet: Nouvelles centrales   Dim 23 Nov - 8:19

Cher Arjun,

Que sont les PBMR dont je n'arrête pas d'entendre parler ? Le nom fait penser à des espèces de Choco BN, mais je sais que ça a un rapport avec des choses que l'on trouve facilement dans le Bush, des petites boules, je crois. Pouvez-vous m'aider ?

M. Ledéconcerté, de Bethesda

Cher M. Ledéconcerté:

Les PBMR ne sont pas des Choco BN mais vous avez en partie raison. Il s'agit bien de petits beurres. En fait, les PBMR sont une friandise pour adultes : les Petits Beurres Marbrés au Rhum.

Une nuit, des représentants de l'industrie nucléaire ont un peu forcé sur les PBMR et le rhum. De ce fait, ils sont devenus très gais, ont commencé à jouer avec le sigle et ont abouti à quelque chose de tout à fait merveilleux, un réacteur nucléaire. Au début, ils voulaient l'appeler le Petit Bush, réacteur modulaire, parce que les éléments combustibles ressemblent à de petites boules, qu'on trouve dans le bush. Mais c'était juste avant les dernières élections. Maintenant, PBMR veut dire Pebble Bed Modular reactor (Réacteur modulaire à lit de boulets). Ce que je vous conseille, M. Ledéconcerté, c'est de l'appeler simplement le Lit de Boulets en vous souvenant bien qu'il ne s'agit pas d'une excursion dans le lit desséché d'un torrent des montagnes Rocheuses.

Si l'on permute les lettres PBMR, on obtient MPBR. C'est ee nom qu'utilisé l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT-Massachusetts Institute of Technology) et le Laboratoire national d'ingénierie et d'environnement d'Idaho (INEEL - Idaho National Engineering and Environmental Laboratory), appartenant au Département de l'Energie. Le DOE (Département de l'Energie) a désigné ce dernier comme laboratoire principal où seront centrés les efforts du gouvernement dans le domaine de la recherche et du développement des réacteurs civils.

Les PBMR, comme la plupart des nouvelles idées de réacteurs, sont la réincarnation d'une idée plus ancienne. (Tous les réacteurs dont vous avez déjà entendu parler ont été inventés dans les années 1940 et 1950). Dans ce cas, l'idée initiale est celle du « réacteur à haute température refroidi par gaz », ou RHTRG, qui avait alors été proposé dans une version modulaire, connue, bien entendu, sous le nom de RMHTRG. Si vous achetez un exemplaire de l'ouvrage de l'IEER intitulé « The Nuclear Power Deception » (en version anglaise), vous y trouverez une analyse du RMHTRG, notamment concernant les problèmes de sûreté. Mais si, cher M. Ledéconcerté, vous êtes fauché, je vous en enverrai un exemplaire gratuitement. Ou alors vous pouvez tout simplement lire la partie consacrée entièrement aux RHTRG dans ce livre.Vous pouvez aussi apprendre des informations astucieuses sur la physique nucléaire et les réacteurs nucléaires en allant voir le site de l'IEER, au cas où vous souhaiteriez en ce moment vous intéresser au business des réacteurs nucléaires, vu comme c'est à la mode, soutenu politiquement, et tout, et tout.(Mais nous ne garantissons en aucun cas que cela vous rapportera de l'argent). Le PBMR est une variante du RHTRG.

Les RHTRG sont refroidis par de l'hélium sous forme gazeuse, un gaz inerte. Ils utilisent le graphite comme modérateur (au lieu de l'eau, qui est le modérateur de la plupart des réacteurs nucléaires existants). Le graphite est utilisé dans les réacteurs de type Tchernobyl (les RBMK)1, qui sont refroidis par eau, et dans les réacteurs britanniques avancés refroidis par gaz (British Advanced Gas Reactors), qui sont refroidis par dioxyde de carbone. Certains réacteurs modérés par graphite utilisent du combustible à l'uranium faiblement enrichi; d'autres utilisent l'uranium naturel. Les descriptions des différents types de réacteurs sont disponibles (en anglais) sur le site web de l'IEER.

Un seul RHTRG de grande taille, de 330 mégawatt électriques, a été construit aux Etats-Unis - il s'agit du réacteur de Fort St Vrain, dans le Colorado, un véritable échec commercial. Il a été mis à l'arrêt en 1989. Il a été perclus de problèmes techniques imposant un taux d'arrêt forcé de plus de 60 pour cent. Son facteur de capacité sur sa durée de vie a été de seulement 14,5 pour cent. Les centrales qui assurent une production en base comme par exemple les centrales nucléaires, sont normalement conçues pour avoir des facteurs de capacité de 75 pour cent ou plus. Les calculs de coûts réalisés par les partisans du PBMR utilisent un facteur de capacité de 90 pour cent (voir par exemple la présentation faite par Andy Kadak sur le site web suivant : http://www.min.uc.edu/nuclear/kadak/sld051.htm).

Les concepteurs des PBMR affirment bénéficier du retour d'expérience. Dans le PBMR, l'hélium chaud alimente directement une turbine, ce qui réduit les risques de contact entre l'eau et le graphite. Mais il y a pourtant une deuxième boucle pour l'eau. L'eau est utilisée pour refroidir le gaz d'hélium avant qu'il ne soit renvoyé au réacteur. L'utilisation d'eau serait inférieure à celle des réacteurs à eau ordinaire, car le rendement/l'efficacité prévue du PBMR serait supérieure. Vous pouvez rendre visite au site promotionnel du PBMR Sud africain à cette adresse : http://www.pbmr.co.za/.

Il est prévu que les PBMR aient du combustible au dioxyde d'uranium enrobé de carbure de silicium et de pyrocarbon2 . Le combustible serait fabriqué sous la forme de minuscules particules, ressemblant à des grains de sable fin, appelées des microsphères. Dans un PBMR, un conteneur de plus grande taille, d'un diamètre de 60 millimètres, est rempli de ces particules de combustible. Les boules de combustible circulent en continu dans le réacteur, et sont mélangées à des boules de graphite, qui sont utilisées comme modérateur. Il devrait y avoir 360 000 boules de combustible, ou boulets, par cœur de réacteur, contenant chacune 11 000 microsphères de combustible, au total 4 milliards de microsphères par réacteur de 110 mégawatts. Il est prévu qu'il y ait des boules pour l'absorption des neutrons et six barres de contrôle, selon le modèle proposé. Environ un tiers des boulets serait déchargés du réacteur chaque année. Ces chiffres s'appliquent au projet actuellement étudié par le MIT et l'INEEL.

British Nuclear Fuels, qui appartient au gouvernement britannique, ainsi que d'autres entreprises partenaires et la compagnie électrique d'Afrique du Sud ESKOM, sont en train de concevoir un PBMR de 110 mégawatts électriques qui devrait être construit en Afrique du Sud. Le consortium espère en faire une centrale de démonstration qui servirait de base à une grande industrie exportatrice. Une telle centrale aurait une puissance de sortie qui serait égale à environ un dixième de celle d'un réacteur à eau ordinaire de grande taille. D'où le terme de 'modulaire'.

Le PBMR semble être la nouvelle tentative de l'industrie nucléaire visant à vendre des réacteurs nouveaux, améliorés et « intrinsèquement sûrs ». Il s'agit là d'un terme intrinsèquement trompeur. Aucun PBMR commercial n'a réellement été construit et exploité jusqu'ici. Selon les promoteurs du PBMR, (voir site http://www.pbmr.co.za/2_about_the_pbmr/2_8background_to_the_pbmr.htm), un petit réacteur pilote allemand aurait été exploité pendant 21 ans avec un facteur de capacité de 70 pour cent. Les RHTRG ont incontestablement connu des fortunes diverses. Le seul RHTRG de grande taille aux Etats-Unis, celui de Fort St Vrain, a connu de nombreux problèmes et a été fermé de façon prématurée. Les PBMR ont été proposés dans les années 1990 comme réacteurs pouvant éventuellement servir la transmutation des déchets. (Voir Energie et Sécurité n°13 (2000), pour une description de l'étude de l'IEER sur la transmutation).

Une analyse des problèmes de sûreté liés à une telle utilisation du PBMR est disponible dans une étude de 1996 sur la transmutation, réalisée par le Conseil national de recherche de l'Académie nationale des Sciences des Etats-Unis. Cette analyse de la sûreté ne s'applique pas directement étant donné que les conditions d'exploitation et les combustibles seraient différents de ceux du PBMR proposé. Quoi qu'il en soit, il est intéressant de remarquer que l'étude conclut que « à ce stade du développement conceptuel, il existe peu d'informations quant aux caractéristiques de sûreté du PBR [Pebble Bed Reactor], quant à ses facteurs de risques principaux, ou son impact sur l'environnement ». L'étude affirmait plus loin que « On ne sait pas clairement comment le cœur [du PBR] réagirait à une situation où la circulation du réfrigérant à base d'hélium serait interrompue. »3

La proportion des composants qualifiés de « liés à la sûreté » dans le PBMR proposé, et par conséquent faisant l'objet d'inspections rigoureuses plus poussées, serait seulement de 15 à 20 pour cent, comparée à 40 ou 50 pour cent pour les réacteurs à eau ordinaire. La réduction du nombre d'inspections peut rendre l'exploitation du réacteur moins coûteuse, mais elle peut aussi le rendre plus vulnérable aux accidents. L'accident de Three-Mile Island a commencé avec un composant « non lié à la sûreté », une valve dans le système du condensateur qui avait été fermée par inadvertance. C'était la troisième fois dans la même année qu'un composant non lié à la sûreté avait engendré un arrêt brusque du réacteur. Etant donné qu'il s'agissait d'un composant non lié à la sûreté, il n'avait pas été inspecté. En revanche, il l'aurait été s'il s'était agi d'un composant de sûreté.

Bien que la conception des PBMR permettrait d'éviter les accidents de type fusion du combustible, une perte de réfrigérant produirait toutefois des conséquences radiologiques graves. Les PBMR contiendront du graphite, qui pourrait prendre feu si l'air entre dans le cœur après une perte de réfrigérant à base d'hélium. Qui plus est, un accident de perte de réfrigérant suite à une brèche dans la séparation entre les circuits d'hélium et d'eau pose un risque de réactions entre la vapeur et le graphite avec production de monoxyde de carbone et de l'hydrogène pouvant engendrer un risque d'incendie.

En somme, les PBMR ont en matière de sûreté, des faiblesses qui leurs sont spécifiques, et ne méritent pas d'être appelés « intrinsèquement sûrs ». Il est bon de remarquer que les partisans du PBMR veulent toujours que les gouvernements assurent leur réacteur dans le cadre de la loi Price Anderson. Voilà une preuve de la confiance qu'ils ont en sa sûreté intrinsèque, vous ne pensez pas, Cher M. Ledéconcerté ?

Si le réacteur est construit sans enceinte de confinement secondaire, comme il a été proposé, cela pourrait aboutir à un rejet massif de radioactivité. En guise d'éventuelle consolation, la quantité de radioactivité dans le cœur du réacteur par unité de puissance produite est inférieure à celle d'autres modèles de réacteurs, parce que les boulets de combustible circulent continuellement avec un système de triage qui soustrait du réacteur les boulets «usés". Ceux-ci sont mis en entreposage et remplacés par de nouveaux boulets introduits par le haut. Ainsi l'inventaire des radionucléides à vie courte, comme le xénon 133 et l'iode 131 qui pourraient être rejetés dans le cas d'un accident grave, est réduit. La rentabilité d'un réacteur modulaire de 110 mégawatts serait sujette à caution si une enceinte de confinement secondaire y était , comme il se devrait, ajoutée. Il est important de rappeler que l'enceinte de confinement secondaire est la seule caractéristique qui a empêché l'accident de Three Mile Island de rejeter des quantités massives de radioactivité. Sans elle l'ampleur aurait été plus comparable à celle de Tchernobyl.

Les RMHTRG sont plus vulnérables aux attaques terroristes que les réacteurs à eau ordinaire (voir Nuclear Power Deception). Il est difficile de savoir si la vulnérabilité des RMHTRG s'appliquerait aussi aux PBMR, puisque aucun plan détaillé n'est disponible.

Les PBMR utiliseraient du combustible enrichi à un niveau considérablement plus élevé que les réacteurs existants. Des niveaux d'enrichissement allant de 8 à 20 pour cent ont été proposés, la préférence allant actuellement au premier chiffre. Bien que l'uranium enrichi à 8 pour cent ne pourrait pas être utilisé pour la fabrication d'armes nucléaires, il serait plus facile de fabriquer de l'uranium de qualité militaire à partir de combustible PBMR qu'à partir du combustible des réacteurs à eau ordinaire (un enrichissement de moins de 5 pour cent).

Il faudrait construire 20 000 PBMR au cours des quarante prochaines années environ pour apporter une contribution à l'approvisionnement énergétique mondial qui aurait un impact significatif sur les émissions de dioxyde de carbone. Si l'on prévoit une dizaine d'années pour le développement du réacteur (une période très courte, si l'on considère qu'aucun réacteur n'a encore été construit), il faudrait dans les trente années suivantes raccorder presque deux réacteurs par jour au réseau. Le contrôle qualité de tant de réacteurs et leur contrôle réglementaire seraient quasiment impossibles. De plus, si l'on trouvait un problème de conception dans le PBMR une ou deux décennies après le début de la phase de construction accélérée, il deviendrait prohibitif financièrement de résoudre ces problèmes.

La production de combustible nécessaire à 20 000 unités devra être d'environ 25 mille milliards de micro sphères par an. Il serait donc crucial pour le PBMR de savoir comment le contrôle qualité serait appliqué pour un tel approvisionnement massif en combustible PBMR relativement nouveau. Dans ce contexte, il est important de remarquer qu'une des compagnies qui se placent à l'avant-garde de la promotion du PBMR est BNFL, la société appartenant au gouvernement britannique qui a reconnu qu'une partie de son combustible MOX (mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium) envoyé au Japon avait des données de contrôle qualité falsifiées.

Enfin, il existe un bon nombre de questions associées aux déchets PBMR. Bien que la quantité de radioactivité par unité de puissance produite, présente à n'importe quel moment, serait moindre dans les PBMRs que les PWRS, le volume total des déchets serait considérablement accru, posant le problème bien connu : que faire des déchets radioactifs à vie longue. De plus, l'interaction entre le combustible enrobé de carbone et de carbure de silicium du PBMR avec l'environnement d'entreposage n'a pas encore été étudiée en détail.

Malgré le grand nombre de problèmes liés aux déchets produits par la génération actuelle de réacteurs existants, l'administration Bush et l'industrie nucléaire semblent prêtes à encourager de nouvelles commandes de réacteurs sans un débat de société significatif sur les lieux de destination des déchets. Même si le site deYucca Mountain obtenait l'autorisation d'exploitation, la loi lui interdit de stocker plus de 70 000 tonnes de combustible usé. Et si cette interdiction était levée, il est improbable que ce site puisse recevoir de nouvelles quantités massives de déchets nucléaires.

Pour conclure, M. Ledéconcerté, je conclurai que les PBMR=RMBP, dont l'explication non-mathématique est la suivante : si l'on poursuit le projet du PBMR, Réacteur Modulaire à Lit de Boulets, la société court le Risque Majeur d'être dans un Beau Pétrin.

Veuillez agréer, etc...

Arjun, alias Dr Egghead

L'IEER tient à remercier David Lochbaum de l'Union of Concerned Scientists pour sa révision d'une version préliminaire de cet article et pour toutes ses suggestions utiles. « Cher Arjun » garde en revanche la responsabilité du contenu de cet article.

http://www.ieer.org:80/ensec/no-18/no18frnc/cherarj.html

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MessageSujet: A propos du réacteur nucléaire "miraculeux" à haute température   Mar 25 Nov - 6:42

Depuis quelques jours, il circule sur le net la traduction d'une interview publiée par le quotidien allemand Die Welt. L'interviewé fait l'apologie d'un réacteur - dit "à boulets", et fonctionnant à haute température (HTR) - supposé être véritablement "miraculeux" : pratiquement ni risques ni déchets, etc... Il est donc nécessaire d'apporter quelque commentaires avant que cette "information" n'ait abusée trop de monde.

Avant tout, il faut bien comprendre que s'il existait (qui plus est, depuis des décennies !) un type de réacteur sûr et ne posant pas de problèmes de déchets radioactifs, il y a longtemps que de nombreux pays l'auraient mis en service ! Les explications données dans l'interview à ce mystère sont proprement ridicules. (Cf l'argument de Tchernobyl, voir ci-dessous). Il est exact que l'allemand Siemens a essayé de mettre au point un HTR, mais il n'est jamais parvenu. Sinon ça se saurait et les autres pays nucléarisés auraient suivi.

Il est d'ailleurs assez amusant de voir que cette "information" est diffusée par une certaine Françoise Lhote, salariée d'Areva, alors que cette multinationale tente de vendre des réacteurs EPR, conçus avec Siemens, et qui n'ont rien à voir avec le fameux HTR. Mieux : Areva et Mitsubishi viennent juste de s'associer (cf dépêche reuters ci-dessous) pour essayer de mettre au point un nouveau réacteur (baptisé Atméa), qui est une nouvelle fois un simple réacteur à eau pressurisée. Pourquoi donc ne pas mettre en oeuvre ce fameux HTR aux performances si extraordinaires ? Areva n'est donc pas au courant qu'elle a en son sein une salariée visionnaire en la personne de Mme Lhote...

Notons aussi que l'interviewé aligne une suite d'affirmations... pratiquement impossibles à contester. En effet, que répondre à des choses comme : "La solidité de cette enveloppe (...) est garantie pendant au moins un milliard d'années", ou "cette technologie est intrinsèquement sûre", ou "Cette sécurité ne peut pas être surpassée", ou "Le problème du stockage des déchets nucléaires serait ainsi résolu", etc. ?

N'importe quel marchand d'aspirateur peut faire autant de belle déclarations. Au moins peut-on brancher l'aspirateur pour vérifier la réalité des "miracles" annoncés. Mais là il s'agit de réacteurs nucléaires et, curieusement, ni les français, ni les américains, ni les russes, ni les japonais, etc n'ont pensé à fabriquer ce type de réacteur magique, préférant... des réacteurs dangereux et qui posent des problèmes insolubles de déchets !

L'explication avancée pour ce choix, en Allemagne, est d'ailleurs ridicule : "une décision prise en 1986 en Rhénanie-Westphalie par l'ancien Ministre-Président Johannes Rau sous l'impression de la catastrophe de Tchernobyl et sous la pression d'une population inquiète" et "on pensait ne pas pouvoir faire comprendre à la population la différence entre une technique nucléaire désuète et une autre d'avant-garde".

Or, dès le début des années 90, l'allemand Siemens a commencé à travailler avec le français Framatome (aujourd'hui Areva) pour concevoir le réacteur EPR. La catastrophe de Tchernobyl n'a pas donc pas arrêté longtemps les travaux de Siemens. En quoi était-il donc plus difficile de mettre en oeuvre à ce moment là le "merveilleux" HTR ? Comment a-t-il pu être possible de mettre en oeuvre un réacteur dangereux (car l'EPR est dangereux) mais pas un réacteur "intrinsèquement sûr" ??? Tchernobyl aurait contaminé à ce point les cerveaux ?

L'interviewé ajoute "on pensait ne pas pouvoir faire comprendre à la population la différence entre une technique nucléaire désuète et une autre d'avant-garde". Depuis quand l'avis de la population est-il pris en compte concernant le nucléaire ? Et pourquoi aurait-il été pris en compte cette fois-là ? D'ailleurs, malgré Tchernobyl, le nucléaire a continué à fonctionner en Allemagne (la sortie du nucléaire n'y a été décidée qu'en 2000, et 17 réacteurs y fonctionnent toujours à ce jour !)

Et puis, à nouveau, on ne voit pas en quoi il était plus facile après Tchernobyl de faire accepter à la population des réacteurs dangereux par rapport à des réacteurs "intrinsèquement sûrs".

Il est grand temps de conclure ce mail, beaucoup de temps perdu pour quelques annonces gratuites et absurdes. Mais, nous faire perdre du temps, n'est ce pas justement le but de ce genre de brûlots ?

Stéphane Lhomme
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MessageSujet: La France s'enfonce dans sa conerie et sacrifie ses générations futures   Sam 31 Jan - 16:59

L’EPR à Penly ne se fait pas que des amis
«Fait du prince», «clientélisme industriel au bénéfice des copains», «promotion du lobby nucléaire»… Les critiques se multiplient après l’annonce par Sarkozy de la construction d’une deuxième centrale nucléaire EPR en Seine-Maritime.

Si la plupart des acteurs politiques, économiques et sociaux de Haute-Normandie, à l'exception des écologistes, ont salué hier "la formidable bouffée d'oxygène" que constitue, selon eux, la décision de Nicolas Sarkozy d'attribuer le deuxième EPR à Penly, près de Dieppe (Seine-Maritime), plusieurs voix se font entendre pour dénoncer cette décision.

Le PS a protesté, jugeant qu'"on est en plein dans le fait du prince", et réclamé "transparence" et "démocratie". Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS à l'Environnement, juge que «cette espèce de monocratie énergétique est très assortie à l'hyperprésidence de Nicolas Sarkozy". Avoir annoncé "sans concertation, ni avec les élus, ni avec le Parlement, ni avec les associations, la construction de ce deuxième réacteur nucléaire en Seine-Maritime, n'est pas une bonne méthode", estime Laurence Rossignol.

Le président de la région Haute-Normandie Alain Le Vern (PS) a regretté l'absence d'un "débat national d'ampleur" sur l'énergie.

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, dénonce un projet "inutile, dangereux et coûteux". "Les milliards d’euros prévus pour la construction d’un deuxième EPR seraient autrement plus intelligemment dépensés s’ils l’étaient dans les domaines des économies d’énergie et des énergies renouvelables, créateurs de 11 à 15 fois plus d’emplois, pérennes et non délocalisables". Les Verts dénoncent "la surdité" du chef de l'Etat "qui préfère le clientélisme industriel au bénéfice des copains, quitte à sacrifier l’intérêt général".

La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a estimé hier que Nicolas Sarkozy poursuivait "sa mission de chargé de promotion du lobby nucléaire", regrettant que "les élus locaux de gauche aient cru bon d'approuver cette décision".

"Alors que les chantiers en cours de centrales EPR, à Flamanville et en Finlande, sont des gouffres à fric et que les défaillances techniques sont nombreuses, M. Sarkozy poursuit sa mission de chargé de promotion du lobby nucléaire avec comme conséquence une marginalité maintenue des énergies renouvelables", déplore le parti trotskiste, dans un communiqué.

"C'est une logique de copinage où l'on contente tous nos gros industriels pour leur permettre d'aller faire leurs affaires à l'étranger", dénonce Frédéric Marillier, chez Greenpeace France, qui souligne la contradiction d'une telle décision avec les logiques du Grenelle de l'Environnement.

"La construction d'un nouvel EPR empêchera la France de respecter son engagement européen de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie en 2020", souligne aussi le réseau Sortir du nucléaire.

(Source AFP)
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MessageSujet: Selon Greenpeace, l'EPR produira des déchets 7 fois plus radioactifs   Lun 2 Fév - 10:09

LEMONDE.FR | 31.01.09

"Des déchets sept fois plus radioactifs" que les réacteurs classiques. C'est la sinistre prévision de l'organisation écologiste Greenpeace qui affirme, samedi 31 janvier, que le réacteur nucléaire de troisième génération EPR – construit en Finlande et en France – aura une radiotoxicité "bien plus importante que dans les réacteurs actuels".


Le président de la République Nicolas Sarkozy, le groupe nucléaire français Areva et EDF "prétendent que l'EPR va produire moins de déchets, mais personne ne précise pas qu'ils seront sept fois plus radioactifs que ceux générés par les réacteurs classiques", déclare Greenpeace dans un communiqué publié deux jours après l'annonce de la construction prochaine d'un deuxième EPR en France. Selon l'organisation écologiste, "le fonctionnement de l'EPR prévoit que le combustible nucléaire reste beaucoup plus longtemps dans le réacteur, ce qui implique une usure et donc une radiotoxicité bien plus importante que dans les réacteurs actuels".

"30 % DE DÉCHETS EN MOINS"

Areva, qui a développé l'EPR avec le groupe allemand Siemens, juge pour sa part ces affirmations "très exagérées". "La radioactivité peut être plus importante en raison d'une combustion plus longue, mais elle peut être estimée à 10 ou 15 % en plus, en aucun cas à sept fois plus", estime Patricia Marie, responsable du service de presse du groupe nucléaire. Et d'ajouter : "Surtout, l'EPR permet de générer 30 % de déchets en moins". Mais Greenpeace dit s'appuyer sur "un rapport établi en 2008 par Posiva, une entreprise finlandaise de gestion des déchets radioactifs" et "une étude réalisée en 2004 par la Nagra, l'association nationale suisse pour le stockage des déchets nucléaires".

Le premier chantier de construction d'un EPR a été lancé en Finlande en 2005 et doit s'achever en 2012, avec plus de trois ans de retard sur le calendrier initial. En France, le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche) a commencé en décembre 2007, pour une mise en service en 2012. Jeudi, Nicolas Sarkozy a annoncé la construction d'un deuxième réacteur de ce type sur le sol français, à Penly (Normandie). Elle devrait commencer en 2012.


http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/31/selon-greenpeace-l-epr-produira-des-dechets-sept-fois-plus-radioactifs_1149226_3244.html
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MessageSujet: Nouveau rebondissement pour l'EPR finlandais   Mar 12 Mai - 6:59

11/05/09

L'association écologiste Greenpeace annonce avoir demander en Finlande l'annulation du permis de construire de l'EPR actuellement en construction sur le site d'Olkiluoto.

A l'origine de cette demande , la révélation par la télévision finlandaise de l'existence d'une lettre de l'autorité de Sureté et de Contrôle finlandaise, STUK, adressée à Areva et faisant état de graves problèmes ainsi que d'un manque "réel" de progrès dans la conception des systèmes électroniques de contrôles de sécurité.

Dans cette lettre, Jukka Laaksonen, le directeur général de STUK qui expose les problèmes rencontrés dans la construction de l'EPR, explique que "cela justifie que la construction va s'arrêter et qu'il n'est pas possible de commencer les essais".

Dans son communiqué, Greenpeace indique que le respect de la réglementation en matière de conception des systèmes de contrôles électroniques faisait partie des conditions posées par l'autorité de régulation finlandaise, avant l'attribution du permis de construire, accordé en 2005. Or, aujourd'hui ces conditions ne semblent plus être remplies.

Flamanville

En France, un réacteur de type EPR est actuellement en construction sur le site de Flamanville, dans la Manche et là aussi, le chantier cumule les problèmes. L'Autorité de Sureté Nucléaire a déjà ordonné l'arrêt du chantier à l'été 2008 pour des malfaçons dans la qualité du béton et du liner, qui nécessitait un fort taux de réparation des soudures. Et le 4 février 2009, elle demandait à EDF de "présenter un plan pour améliorer significativement la qualité de leur réalisation et, dans l'attente de nette amélioration, de les contrôler à 100%".

Face à ces irrégularités constantes, Greenpeace demande l'arrêt immédiat du programme EPR dans sa globalité, qu'il s'agisse de Olkiluoto 3, Flamanville 3 ou du projet de Penly, annonçé le 30 janvier dernier, par le Président de la République. L'association invite l'industrie a ne peut plus continuer à présenter le nucléaire comme la solution à la crise énergétique et au changement climatique. Elle ne doit plus empêcher le développement des vraies solutions, conclut le communiqué de Greenpeace
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MessageSujet: centrales flottantes   Mer 3 Juin - 11:13

Russie: quatre centrales flottantes verront le jour en Iakoutie (officiel)




IAKOUTSK, 11 mars - RIA Novosti. Quatre centrales nucléaires flottantes seront construites en Iakoutie (Sibérie orientale) et devraient entrer en service en 2013-2015, a annoncé mercredi à RIA Novosti un porte-parole de la présidence de la république russe.

Selon lui, plusieurs ministères iakoutes et Rosenergoatom (entreprise qui gère les centrales et sites nucléaires russes, ndlr) ont achevé la rédaction des passeports énergétiques des quatre sites qui accueilleront les centrales flottantes.

"La réalisation de ce projet réduira notablement les frais d'acheminement du combustible destiné au réseau énergétique existant, et augmentera la qualité et la fiabilité de l'approvisionnement en énergie compte tenu du développement industriel du nord de la Iakoutie", a-t-il fait remarquer.

D'après le responsable, les investissements destinés au projet atteignent à l'heure actuelle 30 milliards de roubles (675 millions d'euros). Un schéma public-privé prévoit de puiser dans le fonds d'investissements de la Fédération de Russie, tout en recourant aux fonds de Rosenergoatom et d'investisseurs privés.

La formation de spécialistes est désormais à l'ordre du jour, a-t-il conclu. Selon lui, environ 470 personnes devraient travailler sur chaque centrale flottante.

Source :http://fr.rian.ru/business/20090311/120506952.html
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