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 Les effets sur les pôles

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MessageSujet: Les effets sur les pôles   Dim 16 Nov - 9:44

Réchauffement: mutation climatique profonde et irréversible de l'Arctique

PARIS (source vérifiée) — "L'Océan Arctique est entré dans une mutation climatique profonde et irréversible": telle est la principale conclusion des travaux du programme européen Damoclès, dont le bilan scientifique a été rendu public mercredi à Paris, à l'occasion de l'escale dans la capitale du voilier polaire Tara.

La goélette, qui est amarrée au pied du pont Alexandre III jusqu'en janvier 2009, fut le support logistique du programme Damoclès tout au long des 507 jours de sa dérive arctique, de septembre 2006 à janvier 2008.

Une exposition "Voyage au coeur de la machine climatique", organisée sur le quai d'amarrage de Tara, sera ouverte au public à partir de samedi.

Fonte totale de la banquise d'été à l'orée 2015

La première observation -déjà enregistrée par Damoclès en janvier 2008 lorsque Tara acheva sa dérive, puis confirmée en 2008- laisse envisager "une fonte totale de la banquise arctique en été à l'orée des années 2015, alors que les précédents modèles pointaient 2050", a indiqué à l'AFP l'océanographe et directeur de recherches au CNRS Jean-Claude Gascard, coordinateur du programme scientifique réalisé dans le cadre de l'Année Polaire Internationale (API 2007-2008).

"Les étés 2007 et 2008 ont marqué les deux plus importantes fontes de la banquise depuis le début des observations satellitaires, il y a trente ans. Mais notre grande découverte à bord de Tara fut de constater que plus de 50% de la superficie glacée restante (environ 4 millions de km2 contre 14 millions en hiver) était constituée de +mares de fonte+. En d'autres termes, la banquise d'été est +trouée comme un gruyère+, ce qui précipite le processus de délitement", a ajouté le coordinateur de Damoclès.

Deuxième observation cardinale: "L'effet de serre n'est plus le seul responsable du réchauffement climatique. Il est désormais secondé, voire dépassé par l'effet Albédo, qui mesure le rapport de l'énergie solaire réfléchie par une surface sur l'énergie solaire incidente", a souligné l'océanographe.

Explication: "8O% de l'énergie solaire est réfléchie par une surface de glace ou de neige, contre seulement 10% par l'océan. Ainsi, moins il y a de surface gelée pour renvoyer les rayons du soleil, plus la température augmente et se maintient sur et sous la surface en question. L'océan a de la mémoire et le réchauffement provoque... du réchauffement. Ce mécanisme est maintenant durablement enclenché", a assuré Jean-Claude Gascard.

Selon les nouveaux modèles mis en avant par Damoclès (ce ne sont que des "modèles", soulignent les scientifiques qui restent très prudents), les conséquences d'une fonte totale de la banquise pendant les six mois d'été (elle se reforme l'hiver) seraient multiples.

La plus préoccupante serait une fonte partielle, mais accélérée, des glaces du Groenland (eau douce) qui pourrait à la fois provoquer une élévation d'un mètre du niveau des océans avant la fin du siècle, mais aussi ralentir la montée des eaux du Gulf Stream, qui réchauffe les côtes et l'atmosphère de l'Europe occidentale.

Ce dernier phénomène, qualifié de "contre-réaction négative" par l'océanographe, aurait alors, et sur le long terme, la singulière conséquence de provoquer a contrario un sensible refroidissement du climat sur la façade Est de l'Atlantique Nord.

"Dans ce cas de figure, c'en est fini des mimosas en Bretagne", résume Jean-Claude Gascard.

Enfin, l'ensemble du scénario pourrait se compliquer avec une fonte accélérée du pergélisol (sol gelé en permanence), notamment en Sibérie, qui pourrait libérer des quantités considérables de méthane (gaz à effet de serre) enfouies et augmenter la production de dioxyde de carbone par processus de biodégradation.

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MessageSujet: 25000km2 de glaces perdues   Dim 5 Avr - 16:57

Une bande de glace retenant une vaste plaque de glace au bord de la péninsule Antarctique s'est rompue, samedi 4 avril, ce qui augure probablement d'un effondrement plus important, lié au réchauffement du climat de la planète.

"La façon dont la glace s'est brisée est stupéfiante. Voici deux jours encore, elle était intacte", explique le glaciologue David Vaughan, du British Antarctic Survey, au vu d'une photo de la plaque glaciaire Wilkins. "Cela faisait longtemps que nous attendions de voir ça". La photo satellite, transmise par l'Agence spatiale européenne (ESA), montre qu'un pont de glace de 40 km de long, qui maintenait en place la plaque Wilkins, s'est brisé à son point le plus étroit, là où il ne mesurait que 500 mètres de large.



Cet effondrement laisse à la place du pont de glace une foule d'icebergs à la dérive. La perte de ce pont de glace, qui faisait près de 100 km de large en 1950 et était en place depuis des siècles, pourrait permettre aux courants marins d'éroder un peu plus la plaque Wilkins. "A mon avis, nous allons perdre davantage de glace, mais il en restera au sud", estime le glaciologue. Naguère, la plate-forme glaciaire de Wilkins couvrait 16 000 km², mais elle a perdu un tiers de sa superficie.

25 000 KM² DE PLAQUES DE GLACE PERDUES

Les températures de la péninsule Antarctique, qui serpente en direction de l'Amérique du Sud, ont monté d'environ trois degrés Celsius en cinquante ans, soit le rythme le plus rapidement de réchauffement dans l'hémisphère austral. Neuf autres plaques glaciaires ont diminué ou se sont désintégrées autour de la péninsule antarctique au cours des cinquante dernières années, parfois très rapidement comme ce fut le cas avec la plaque Larsen A en 1995 puis avec Larsen B en 2002.

Au total, 25 000 km² de plaques de glace ont été perdues, et l'évolution des contours de l'Antarctique est un des signes les plus spectaculaires du réchauffement climatique en cours. Si la totalité des glaces de l'Antarctique fondait, le niveau moyen des mers du globe monterait de 57 mètres. Sans aller jusque là, la fonte ne serait-ce que d'une petite partie de cette glace menacerait les Etats insulaires du Pacifique et de grandes métropoles côtières.
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MessageSujet: La plaque Wilkins n'est plus reliée à la péninsule Antarctique   Lun 6 Avr - 12:17

OSLO - Une bande de glace retenant une vaste plaque de glace au bord de la péninsule Antarctique s'est rompue samedi, ce qui augure probablement d'un effondrement plus important, lié au réchauffement du climat de la planète, a déclaré un glaciologue de renom, David Vaughan, qui travaille au BAS (British Antarctic Survey).

Falaise d'une vingtaine de mètres en bordure de la plaque Wilkins en Antarctique. Une bande de glace retenant la vaste plaque de glace s'est rompue samedi, ce qui augure probablement d'un effondrement plus important, lié au réchauffement du climat de la planète, selon le glaciologue de renom, David Vaughan. (Reuters/Alister Doyle)
"La façon dont la glace s'est brisée est stupéfiante. Voici deux jours encore, elle était intacte", explique à Reuters David Vaughan, au vu d'une photo de la plaque glaciaire Wilkins. "Cela faisait longtemps que nous attendions de voir ça".

La photo satellite, transmise par l'Agence spatiale européenne (ESA), montre qu'un pont de glace de 40 km de long, qui maintenait en place la plaque Wilkins, s'est brisé à son point le plus étroit, là où il ne mesurait que 500 mètres de large.

Conséquence de la rupture de ce lien de glace, l'île Charcot, qui se trouve dans ce secteur, va devenir pour la première fois dans l'histoire une véritable île, libre de glace à certains moments, a expliqué Vaughan, qui s'était rendu dans le secteur en janvier dernier.

Cet effondrement laisse à la place du pont de glace une foule d'icebergs à la dérive. La perte de ce pont de glace, qui faisait près de 100 km de large en 1950 et était en place depuis des siècles au moins, pourrait permettre aux courants marins d'éroder un peu plus la plaque Wilkins.

"A mon avis, nous allons perdre davantage de glace, mais il en restera au sud", estime Vaughan. Ce qu'il reste de la plaque a la superficie de la Jamaïque ou de l'Etat américain du Connecticut. Naguère, la plate-forme glaciaire de Wilkins couvrait 16.000 km², mais elle a perdu un tiers de sa superficie.

Les températures de la péninsule Antarctique, qui serpente en direction de l'Amérique du Sud, ont monté d'environ trois degrés Celsius en 50 ans, soit le rythme le plus rapide de réchauffement dans l'hémisphère austral.

Neuf autres plaques glaciaires ont diminué ou se sont désintégrées autour de la péninsule antarctique au cours des 50 dernières années, parfois très rapidement comme ce fut le cas avec la plaque Larsen A en 1995 puis avec Larsen B en 2002.

UNE HAUSSE DE 57 MÈTRES

Au total, 25.000 km² de plaques de glace ont été perdues, et l'évolution des contours de l'Antarctique est un des signes les plus spectaculaires du réchauffement climatique en cours.

Car le continent antarctique se réchauffe, contrairement à ce beaucoup croyaient, selon une étude qui englobe cette région dans la tendance planétaire au réchauffement.

Les températures ont augmenté en moyenne de 0,5° Celsius en Antarctique depuis les années 1950, selon une étude réalisée par des scientifiques américains à partir de relevés météorologiques au sol et d'autres données transmises par satellites.

"Ce qu'on entend tout le temps, c'est que l'Antarctique se refroidit, or ce n'est pas le cas", explique Eric Steig, de l'Université de l'Etat de Washington, à Seattle, auteur principal de l'étude, publiée en janvier dans la revue Nature.

Ceux qui contestent le rôle des activités humaines dans le réchauffement planétaire ont par le passé brandi des rapports faisant état d'un refroidissement du climat de l'Antarctique, à l'appui de leur position consistant à nier tout réchauffement.

Un refroidissement en certains endroits comme le pôle Sud et l'extension de la banquise d'hiver autour du continent masquent une tendance globale au réchauffement sur un continent plus grand que les Etats-Unis, où la moyenne des températures annuelles oscille autour de -50°.

Si la totalité des glaces de l'Antarctique fondait, le niveau moyen des mers du globe monterait de 57 mètres. Aussi, la fonte ne serait-ce que d'une petite partie de cette glace menacerait les Etats insulaires du Pacifique et de grandes métropoles côtières.

Par Reuters

http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-plaque-wilkins-n-est-plus-reliee-a-la-peninsule-antarctique_751765.html
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MessageSujet: Les aérosols réchauffent l'Arctique   Sam 11 Avr - 14:20

Les aérosols réchauffent l'Arctique

NOUVELOBS.COM | 10.04.2009 | 16:35
Même si les gaz à effet de serre, comme le CO2 ou le méthane, jouent un rôle majeur dans le réchauffement climatique, un autre acteur s’invite sur le devant de la scène dans certaines régions du globe : les aérosols atmosphériques. Selon une nouvelle modélisation réalisée par des chercheurs de la Nasa (Goddard Institute for Space Studies, USA), 45% du réchauffement observé ces trente dernières années en Arctique serait attribuable à l’action des aérosols.

Pour compliquer un peu plus le tableau, il faut rappeler que tous les aérosols n’ont pas le même effet sur le climat terrestre: une partie de ces particules injectées dans l’atmosphère naturellement ou par l’action de l’Homme bloque le rayonnement solaire –c’est l’effet parasol qui refroidit la Terre. Une autre partie des aérosols, notamment les suies issues de la combustion, absorbe le rayonnement solaire et réchauffe les couches atmosphériques.

Cette double action serait en jeu au-dessus de l’Arctique, expliquent Drew Shindell et Greg Faluvegi dans la revue Nature Geoscience (avril 2009). Suite aux mesures prises en Europe et en Amérique du Nord pour réduire leurs émissions, les aérosols sulfatés -qui ont un effet parasol- ont diminué au-dessus de l’Arctique. Dans le même temps, les aérosols carbone-suie, qui ont l’effet inverse, ont augmenté avec la pollution croissante du continent asiatique, expliquent les chercheurs.

D’après le modèle de Shindell et Faluvegi, les régions du globe situées aux moyennes et hautes latitudes sont particulièrement sensibles aux variations des quantités d’aérosols dans l’atmosphère. De fait, les régions les plus sensibles dans leur modélisation correspondent à celles qui se sont le plus réchauffées ces dernières décennies. En Arctique, ce réchauffement est de 0,5°C par décennie depuis 50 ans. Plus éloigné des autres continents, l’Antarctique est moins sensible aux aérosols.

Cette étude n’est pas la première à pointer le rôle important des aérosols dans les changements climatiques. Il reste que l’impact des aérosols sur le climat est moins bien maîtrisé que celui des gaz à effet de serre et que les scientifiques ont encore besoin d’améliorer leurs connaissances dans ce domaine.

Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com
10/04/09

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/20090410.OBS2970/les_aerosols_rechauffent_larctique.html
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MessageSujet: ARCTIQUE : 80% de la banquise disparaîtrait l'été d'ici 2040   Sam 11 Avr - 14:23

Une nouvelle étude sur les effets du réchauffement climatique publiée, jeudi 2 avril, aux Etats-Unis révèle que 80% de la banquise arctique pourrait disparaître, en été, à l'horizon 2040. Les études précédentes estimaient que ce scénario se réaliserait plutôt autour de 2100. "La surface de l'océan Arctique couverte par la glace à la fin de l'été à cette échéance pourrait n'être que d'un million de km2, contre 4,6 millions de km2 aujourd'hui", assurent les rédacteurs de cette étude conjointe entre l'Université de l'Etat de Washington (UW, nord-ouest) et l'Administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA).



"Arctique pratiquement sans glace dans 32 ans"



Les chercheurs ont appliqué des modèles de prédictions prenant en compte les toutes dernières évolutions de la calotte glaciaire dans l'Arctique, qui a subi une "réduction spectaculaire" à la fin des étés 2007 et 2008, quand la surface de glace avait atteint respectivement 4,3 et 4,7 millions de km2.



La moyenne de ces six modèles "laisse envisager un Arctique pratiquement sans glace dans 32 ans", selon l'étude due à Muyin Wang, climatologue à l'UW à Seattle, et à l'océanographe de la NOAA James Overland. Selon eux, de précédents modèles élaborés en 2007 plaçaient cette échéance à la fin du XXIe siècle.



Problèmes pour l'écosystème



Sur des cartes illustrant leur démonstration, les deux scientifiques montrent un pôle Nord totalement libre de glaces en fin d'été. La banquise subsisterait en revanche dans le nord du Canada et du Groenland, où la couche de glace est très épaisse. "Tant d'eau libre (de glaces) pourrait constituer une aubaine pour la circulation maritime et l'extraction de minerais et de pétrole, mais pose le problème de l'adaptation de l'écosystème", notent les chercheurs.



NOUVELOBS.COM | 03.04.2009



Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20090403.OBS1954/80_de_la_banquise_disparaitrait_lete_dici_2040.html
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MessageSujet: Bonne nouvelle : la banquise disparait!   Lun 27 Avr - 10:04

Bonne nouvelle : la banquise disparait!



Par alexjoubert, dimanche 26 avril 2009

La fonte de la banquise arctique, qui se tient dans l’indifférence de la classe dirigeante internationale, s’explique par de nouveaux atouts que présente l’Arctique, à la joie des grandes puissances économiques...

Alors que le réchauffement de la planète menace, à terme, de modifier profondément nos sociétés, c’est la région Arctique qui est la plus touchée par le phénomène. Les chiffres parlent d’eux même, la banquise fond à une allure vertigineuse en Arctique, menaçant une biodiversité particulièrement fragile en raison du faible nombre de maillons dans la chaîne alimentaire arctique. En 30 ans, la banquise a effectivement régressé de 4 millions de km2, sachant que sa superficie s’élevait à 8 millions de km2 en 1979.

Cette fonte s’avère d’autant plus problématique que la banquise possède un effet miroir,renvoyant 90% des rayons du soleil qu’elle reçoit, tandis que l’océan absorbe ces radiations. La fonte de la banquise aboutit par conséquent à un réflechissement moins efficace des rayons du soleil, l’océan absorbe ainsi une chaleur inhabituelle, réchauffant les eaux de l’océan et par conséquent, la banquise, condamnée à pénétrer dans un cercle vicieux, dont l’issue reste imperceptible.

Si la tendance observée ces dernières années suit la même évolution, la banquise Arctique pourrait disparaître en été à l’horizon 2040-2060. L’ours polaire, symbole d’un écosystème bouleversé Les ours polaires feront partie de l’Histoire et nos petits-enfants ne les verront plus que dans les livres affirme un responsable WWF. Cette phrase mesure tout l’ampleur du danger auquel doivent faire face les ours polaires, menacés à terme, d’extinction, en raison de la fonte de leur habitat, la banquise arctique. Cette fonte poussent effectivement certains ours à passer l’été sur la terre ferme, où ils manquent cruellement de nourriture et s’aventurent dans des zones urbaines où ils sèment la panique.

A terme, si la superficie de la banquise poursuit sa chute, l’ours polaire rencontrera en hiver des problèmes similaires à ceux qui se limitent actuellement à la seule saison chaude. Récemment, les 5 états (Russie,Etats-Unis, Canada, Danemark, Norvège) recensant des ours polaires sur leurs territoires se sont réunis pour la première fois en 30 ans, sans que cette rencontre n’aboutisse sur quelque mesure concrète.

La classe dirigeante internationale n’en reste pas moins consciente du problème : contre 22.000 ours blancs aujourd’hui, seuls 9000 fouleront le sol arctique en 2050. Par ailleurs, la chaîne alimentaire du monde Arctique s’avère particulièrement étriquée, rendant extrêmement préjudiciable toute extinction.

Certaines espèces ont d’ores et déjà subi le bouleversement de l’écosystème, qui a amorcé la venue d’espèces venues du sud assure le professeur Louis Fortier, avant d’ajouter que la pénétration des saumons du Pacifique en Arctique est de plus en plus fréquente. Dans la baie d’Hudson, la morue est peu à peu remplacée par le capelan de l’Atlantique. Déconcertées par cette tendance, des espèces plus visibles telles que le phoque ou l’ours polaire doivent procéder à une évolution de leurs modes de vie.

Les inuits contraints de remettre en question leur mode de vie chasse-aux-phoques_940x705.jpgSi le monde animal subit de plein fouet la fonte de la banquise arctique, les quelques quatre millions d’individus y vivant, en majorité inuits, vont eux aussi être victimes du réchauffement climatique. Tout d’abord, la chasse du phoque, pratique à laquelle s’adonnent nombre d’Inuits, risque d’être fortement compromise par la déperdition du nombre de phoques (qui suit la courbe des ours polaires) : les autorités internationales prendront inévitablement la décision de réévaluer à la baisse les quotas de chasse jusqu’à une interdiction définitive.

Or, la chasse du phoque apporte nombre de ressources aux Inuits, qui utilisent non seulement leur viande mais aussi leur fourrure ainsi que leur graisse, à la base de l’huile qu’ils produisent. Par ailleurs, certaines espèces marines, dont le nombre décroît au fil des mois, se verront probablement attribuées le statut d’espèce en voie de disparition et il sera impossible pour les Inuits de poursuivre leur activité de pêche.

Or, la chasse et la pêche représentent 80% de l’activité économique inuit ! Ces perspectives inquiétantes vont contraindre les populations inuit à une mutation radicale de leur mode de vie, la fonte des glaces ouvrant cependant nombre de nouvelles possibilités : premièrement, les pêcheurs ne renonceront pas à leur activité étant donné que de nouvelles espèces maritimes font et feront leur apparition, tandis que la fonte des pôles va permettre de développer profondément le secteur énergétique (voir paragraphe ci-dessus) et par conséquent offrir de nombreux emplois aux générations futures.

Le potentiel énergétique arctique pourrait par ailleurs servir de prétexte à la création d’un état inuit, solution consensuelle au "conflit" (voir dernier paragraphe) qui va certainement opposer les grandes puissances du bassin arctique... Un nouvel eldorado énergétique Face à ce constat saisissant, la relative inaction des autorités internationales peut être interprétée comme un certain contentement face à la fonte de la banquise, qui va permettre d’accéder aux nombreuses ressources énergétiques contenues par le pôle.

On estime à 25% des réserves mondiales non découvertes la quantité de pétrole contenue en Arctique, soit quatre années de consommation mondiale actuelle affirme l’ingénieur Yves Mathieu. Les deux zones les plus "riches" sont celles à proximité de l’Alaska (Etats-Unis) et de la Russie. On estime effectivement que l’ensemble des ressources pétrolières d’Alaska amortiraient quatre ans de consommation aux Etats-Unis. La Russie, elle, concentre énormément de réserves gazières en Arctique, et cherche d’ores et déjà de nouvelles réserves au delà de ses eaux territoriales. Quand au Canada, il se montre intéresse pour prendre possession des importantes réserves potentielles de diamant.

Une voie maritime au coeur du commerce mondial de demain ? QACTU_IMG_ZOOM.jpgAu delà des réserves énergétiques que contient l’Arctique, cette zone pourrait bien devenir le poumon des échanges internationaux de demain, la fonte de la banquise permettant effectivement aux navires de circuler par le grand Nord. Entre l’Europe et l’Asie, le canal de Suez ne sera désormais plus une étape obligatoire, tandis que pour effectuer le chemin inverse, Panama va perdre de son utilité. Pour les cargos, la fonte de la banquise va permettre d’économiser 40 à 60% de temps de voyage, auquel s’ajoute les coûts en hydrocarbure et en droits de passage à Panama et à Suez.

Une guerre froide géostratégique Cette formidable opportunité énergétique et stratégique a d’ores et déjà aiguisé l’appétit de 5 puissances frontalières avec l’Arctique que sont le Canada, les Etats-Unis, la Russie, la Norvège et le Danemark. La réglementation internationale a effectivement institué que les états côtiers peuvent réclamer la création d’une ZEE (Zone Economique Exclusive), qui leur assure le libre droit d’exploitation d’une zone marine n’excédant pas les 370,4 km au delà de leurs côtes continentales.

Les états peuvent cependant demander à l’ONU une extension de leur ZEE, en se basant sur des arguments concrets. Seul 36% du monde marin est sous administration d’un état, le reste étant compris dans les eaux internationales, ou nul ne peut exercer d’autorité.

L’extension de la ZEE a d’ores et déjà été réclamé par la Russie, qui s’est basée sur des études géologiques tendant à prouver que la dorsale de Lomonosov est en réalité rattachée au plateau continental russe. Moscou a fait de la question Arctique une priorité, l’administration russe avait d’ailleurs réalisé un coup médiatique de grande échelle au mois d’août 2007, en plaçant un drapeau russe par sous marin sur le point le plus profond de l’océan arctique, une première dans l’histoire. Dans sa volonté de prendre possession de la région, les Russes ont basé en Arctique une flotte militaire, la plus conséquente de la région.

La détermination russe n’en reste pas moins contestée par les autres nations revendiquant une extension de leur ZEE en Arctique, le ministre des Affaires étrangères canadien avait d’ailleurs affirmé que nous ne sommes pas au XVe siècle. Vous (les russes) ne pouvez pas parcourir le monde, planter des drapeaux et dire nous revendiquons ce territoire. Le Canada n’en reste pas moins impliqué dans la bataille pour l’Arctique puisqu’il revendique les zones maritimes de l’Archipel arctique canadien, considérées comme des eaux internationales. La Norvège, quand à elle, a déposé voila trois ans une requête visant à étendre sa ZEE sur trois points.

Par ailleurs, le Danemark, via le Groenland, a tout comme la Russie revendiqué la dorsale de Lomonosov comme extension de son territoire. Cependant, les Groenlandais se dirigent lentement vers l’indépendance, prenant conscience du potentiel économique que leur confère la fonte de la banquise. Face à cette guerre froide de l’Arctique, l’ONU aura-t-elle les moyens de trancher en toute transparence ? A priori non tant les belligérants ne semblent pas prêts de lâcher l’affaire. Seule issue de secours, la création d’un état inuit, éventualité peu évoquée par la classe dirigeante internationale car si naturelle. Reste que les populations doivent prendre conscience du potentiel qui est le leur...

http://alexjoubert.lejdd.fr/2009/04/26/8-bonne-nouvelle-l-arctique-disparait
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MessageSujet: Un morceau de glace de la taille de New York s’effondre en Antarctique   Jeu 30 Avr - 11:43

Un morceau de glace de la taille de New York s’effondre en Antarctique


29/04/2009 Par Sandra BESSON

A la suite de l’effondrement il y a plusieurs semaines d’un pont de glace dans la barrière de glace Wilkins située dans la péninsule Antarctique, un morceau de glace de 700km² s’est détaché à son tour de la barrière de glace pour former une masse d’icebergs.

Un morceau de la barrière de glace Antarctique presque aussi gros que la ville de New York s’est détaché au cours du mois et s’est transformé en iceberg à la suite de l’effondrement d’un pont de glace, cet évènement ayant été probablement causé par le réchauffement climatique, d’après ce qu’a déclaré une scientifique mardi.

« Le front de glace du nord de la Barrière de Glace Wilkins est devenu instable et les premiers icebergs se sont détachés » a déclaré Angelika Humbert, glaciologue à l’Université de Münster en Allemagne, en se basant sur les images satellites de la barrière de glace prises par l’Agence Spatiale Européenne.

Angelika Humbert a déclaré qu’environ 700km² de glace –soit une superficie plus importante que Singapour ou Bahreïn et presque aussi grande que celle de New York- s’étaient détachés de la Barrière Wilkins au cours du mois et s’étaient disloqués en une masse d’icebergs.

Les températures sur la Péninsule Antarctique ont augmenté de 3°C au cours du siècle

Elle a ajouté que 370 km² de glace s’étaient détachés de la Barrière Wilkins au cours des derniers jours. La Barrière Wilkins est la dernière en date des dix barrières de glace de la Péninsule Antarctique à se réduire, dans une tendance probablement liée au réchauffement climatique, d’après les estimations du Groupe Intergouvernemental d’Experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat.

Les nouveaux icebergs se sont ajoutés aux 330 km² de glace qui s’étaient détachés au cours du mois, lors de l’effondrement d’un pont de glace, qui maintenait en place la Barrière de Glace Wilkins entre l’île Charcot et la Péninsule Antarctique.

Neuf autres barrières de glace –c’est-à-dire des énormes blocs de glace flottant sur la mer et reliés à la côte- ont vu leur superficie diminuer ou se sont même effondrés autour de la péninsule Antarctique au cours des 50 dernières années, souvent de manière très soudaine, comme pour les barrières Larsen A en 1995 ou Larsen B en 2002.

Cette tendance semble largement liée au changement climatique, provoqué par les gaz à effet de serre provenant de la combustion des carburants fossiles par les êtres humains, d’après David Vaughan, un scientifique du British Antarctic Survey, qui avait atterri en avion sur le pont de glace de la barrière Wilkins en janvier dernier.

Angelika Humbert a déclaré pour sa part que selon ses estimations, la Barrière de glace Wilkins pourrait perdre entre 800 et 3000 km² de superficie de glace à la suite de l’effondrement du pont.

La Barrière de Glace Wilkins a déjà perdu un tiers de sa taille originale de 16 000 km², qui avait été calculée lorsqu’elle avait été localisée pour la première fois il y a plusieurs dizaines d’années. Sa glace est tellement épaisse qu’il a fallu au moins plusieurs centaines d’années pour qu’elle se forme.

Les températures sur la Péninsule Antarctique ont augmenté de 3°C au cours du siècle, d’après David Vaughan, une tendance que les scientifiques climatiques associent au réchauffement climatique, largement lié aux activités humaines.

La disparition des barrières de glace ne peut pas faire augmenter le niveau des mers de manière significative car la glace est une glace flottante, et est déjà très largement recouverte par l’océan.

Mais la principale inquiétude des scientifiques est que leur disparition permettra aux calottes glaciaires placées sur le continent de se déplacer plus rapidement, ce qui en revanche fera augmenter le niveau d’eau de la mer.

La Barrière Wilkins ne compte presque aucun glacier derrière elle, mais d’autres barrières de glace situées plus au sud de la Péninsule Antarctique, retiennent de grands volumes de glace derrière elles. Si elles venaient à s’effondrer, ces quantités considérables d’eau potentielle seraient alors relâchées dans l’océan, où elles fondraient plus rapidement.

Le Conseil Arctique, qui regroupe des nations possédant des territoires en Arctique, devrait se réunir à Tromsoe au nord de la Norvège mercredi, pour débattre de l’impact de la fonte de la glace dans le nord.

http://www.actualites-news-environnement.com/20372-glace-Antarctique.html
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MessageSujet: Fonte des glaces en Arctique: un nouveau coupable   Lun 1 Juin - 14:07

Alors que certains scientifiques appellent au stockage du CO2 pour limiter son impact sur le dérèglement climatique, d'autres s'interrogent sur le rôle des feux agricoles dans la fonte des glaces de l'Arctique.



En Norvège lors d'une conférence internationale, Rajendra Pachauri, président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a appelé à investir rapidement dans les technologies de captage et de stockage du dioxyde de carbone. Une façon de corriger immédiatement le dérèglement climatique tout en laissant un temps d'adaptation aux pays utilisant les centrales thermiques pour produire de l'énergie (voir la note du 29 mai).



Le 2 juin s'ouvre une autre conférence à l'Université du New Hampshire pour présenter des récents travaux sur l'influence des polluants dans l'air sur la fonte des glaces en Arctique. Certes, les gaz à effet de serre en participant au réchauffement climatique ont leur part de responsabilité dans la fonte de la calotte polaire. Plus curieusement, la suie provenant de brûlis, des feux d'entretien, de grandes surfaces agricoles aux Etats-Unis, en Ukraine, en Russie et en Chine aurait également un rôle assez important. Ces travaux sont présentés par la "Clean Air Task Force", un groupe du consortium de laboratoire Polarcat.



En se déposant sur la glace, la suie noire augmenterait la capacité de la glace à absorber le rayonnement solaire ainsi que la température de l'air. La suie est produite lors d'une combustion incomplète de la biomasse des brûlis. Des observations satellitaires révèlent que les colonnes de fumée arrivant jusqu'au Pôle proviennent de plus de 5000 km, en Sibérie et en Amérique du nord par exemple.



Ces études, en parallèle à celles dédiés à l'impact du CO2 ou du méthane, ont le mérite de proposer un bouquet assez complet des substances causant le dérèglement climatique: les gaz à effet de serre mais aussi les polluants et aérosols...



Une intervention rapide en Arctique est nécessaire pour éviter un désastre supplémentaire, celui de la fonte du manteau glacé sur les continents jusqu'à la toundra sibérienne qui entrainerait une libération massive de méthane et d'azote (voir la chronique de J. Attali). L'Europe est un des riverains de la calotte polaire par l'intermédiaire du Groenland (Danemark).



Vincent Minier - le 1 juin 2009



Source : http://blogs.lexpress.fr/nouvelle-science/2009/06/fonte-des-glaces-en-arctique.php
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MessageSujet: Greenpeace en arctique : Le Groenland fond   Ven 24 Juil - 5:59

Greenpeace en arctique : Le Groenland fond


Depuis deux semaines, des scientifiques de Greenpeace à bord de l’Arctic Sunrise collectent des données sur la fonte des glaciers au Groenland. L’équipe sera bientôt témoin de la fracture d’un des plus grands glaciers du Groenland, le glacier Petermann, situé à la frontière du Canada.

Comment l’équipage sait que le glacier Petermann est sur le point de briser? Sur la surface de ce dernier, à 27 km de la mer, existe maintenant une grande rivière. Les scientifiques estiment que le courant s’écoule à 50 mètres cubes par seconde, un débit assez puissant pour remplir une piscine olympique en moins d’une minute. Cette rivière se jette dans une immense piscine fondante qui devient salée à une profondeur de 60 mètres. Cela signifie qu’un courant marin fait fondre le glacier par le dessous de façon plus rapide qu’à la surface.

L’an dernier le glacier a perdu 37 km carré de glace et cette année les extrémités se sont déjà brisées. Si, comme on s’y attend, la glacier brise davantage, il pourrait se mettre à glisser vers et flotter sur l’océan, ce qui dégagerait une portion importante du territoire du Groenland et augmenterait considérablement le niveau des mers.

Une récente étude de la NASA a dévoilé que le pôle nord pourrait être libre de glace en été d’ici 2030.

L’urgence de cette situation ne se reflète pas au niveau des négociations internationales qui avancent à pas de souris. Les dirigeants des pays du G8 se sont dernièrement entendu pour que l’augmentation de température globale n’excède pas 2 degrés. Par contre, il n’y a toujours pas d’accord sur la façon concrète d’y arriver.

Pire, au Canada, le gouvernement Harper ne révise toujours pas ses ambitions de réductions de gaz à effet de serre. Le Canada est l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre par habitant.

Signez la pétition KYOTOplus qui demande au gouvernement Harper des réductions de 25% sous le niveau de 1990 d’ici 2020.

Supportez les actions de Greenpeace. Sans votre contribution une expédition comme celle-ci aurait été impossible.


Source : http://blogues.greenpeace.ca/2009/07/21/greenpeace-en-arctique-le-groenland-fond/

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MessageSujet: Eté torride sur l'arctique   Mar 11 Aoû - 15:35

A la faveur d'un été torride, des dizaines de milliers de kilomètres carrés supplémentaires de banquise ont fondu dans l'Océan arctique, les chercheurs n'excluant pas un nouveau record.

A Tuktoyaktuk, village perdu dans l'extrême Nord-Ouest canadien, à plus de 2.400km au nord de Seattle, Eddie Gruben, 89 ans, observe la banquise depuis des décennies, et l'a vu se retirer. Mais aujourd'hui, la glace est à environ 128 kilomètres au large. "Il y a 40 ans, elle était à 64km", note le patriarche.

Au cours du siècle écoulée, les températures ont augmenté de 0,6 degrés centigrades. Mais dans l'Arctique, les températures ont augmenté deux fois plus vite, au minimum. Et ce à cause des gaz à effet de serre, accusent les scientifiques.

Fin juillet, le mercure frôlait les 30 degrés dans ce village où vivent 900 Inuvialuit, nom des populations de l'Arctique occidental. "L'eau était vraiment chaude. Les gosses se baignaient dans l'océan", raconte Gruben.

Début août, selon le U.S. National Snow and Ice Data Center (NSIDC, basé au Colorado), la banquise s'étendait sur 6,75 millions de km2, après avoir retréci en moyenne de 106.000 km2 par jour en juillet, soit l'équivalent de trois Belgique quotidiennes.

Ce taux était équivalent à celui enregistré en juillet 2007, l'année où la fonte a atteint un record, la banquise n'étant plus en septembre que de 4,3 millions de km2.

Les conditions atmosphériques de cet été ont été similaires à celles de l'été 2007, y compris les hautes pressions, avec les ciels clairs et une fonte importante dans la mer de Beaufort, le bras de l'Arctique au large de l'Alaska du nord et du Nord-Ouest canadien.

Selon les scientifiques, la composition même de la glace de mer a évolué ces dernières années: sa forme principale n'est plus cette glace épaisse vieille de plusieurs années, mais une glace plus fine, annuelle, qui se solidifie l'hiver et fond l'été.

La fonte des glaces depuis 2007 semble avoir poussé cette des sections de banquise en désintégration, mais encore épaisse jusqu'au passage du Nord-Ouest, le chenal relativement étroit par où l'eau circule entre les îles arctiques canadiennes. Ces deux derniers étés, des passages habituellement infranchissables étaient libres de glace.

"Nous avons besoin de températures chaudes avec des vents est ou sud-est pour casser cette glace et la faire remonter vers le nord", explique par courriel Mark Schrader, skipper du voilier "Ocean Watch," depuis l'entrée ouest du passage.

Ce navire scientifique, brise-glaces à la proue renforcée d'acier, effectue actuellement une circumnavigation des Amériques de 40.232 kilomètres, pour étudier l'impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes des continents.

Pour les écologistes, l'une des préoccupations principales liées à la fonte de la banquise est la survie des ours polaires. Mark Schrader n'en n'a vu qu'un seul, vers l'Alaska, qui a nagé avec son bateau alors qu'il gagnait la mer.

En septembre, les satellites d'observation diront aux scientifiques si la fonte des glaces a battu un record cette année. Puis le soleil commencera à se faire de plus en plus rare et, pendant plusieurs mois, les basses températures de l'hiver arctique feront que la surface de la mer gèlera à nouveau.

A Copenhague, en mars, la conférence de l'ONU sur le changement climatique avait constaté que le changement était plus rapide qu'anticipé. Un mois plus tard, les océanographes américains prédisaient que les étés arctiques seraient quasiment libres de glace d'ici 30 ans, et non pas à la fin du XXIe siècle, comme ils le pensaient auparavant.
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MessageSujet: Accélération de la fonte de la banquise   Ven 14 Aoû - 15:17

Une étude menée par des chercheurs français et publiée le 14 mai révèle que la déformation et la dérive de la banquise arctique s'accélèrent et sont responsables d'une diminution de sa superficie plus rapide que prévu. « La banquise dérive de plus en vite, se fracture de plus en plus vite, et se déplace hors du bassin arctique de plus en plus rapidement », a expliqué Jérôme Weiss, du Laboratoire de Glaciologie et géophysique de l'environnement près de Grenoble.

En septembre 2007, des scientifiques avaient montré que l'extension de la banquise arctique s'était réduite à un minimum de 4,28 millions de km2 par rapport aux images satellites de 1979. Le précédent minimum datait de 2005. L’observation des trajectoires de plus de 600 bouées disposées dans la banquise depuis une trentaine d'années a permis aux chercheurs de mesurer une augmentation moyenne de la dérive des glaces de 10% par décennie. « L'évolution de la vitesse de déformation est spectaculaire puisqu'elle atteint 150% en 30 ans », a souligné Jérôme Weiss.

Ces travaux ont conduit les glaciologues et géophysiciens à remettre en question « les modèles actuels qui ne prennent pas en compte la fracturation et n'arrivent pas à reproduire ce qui se passe », a indiqué Jérôme Weiss. Jusqu’à maintenant, le rétrécissement rapide de la banquise était expliqué par une boucle de rétroaction thermodynamique: moins il y a de banquise, plus l'océan se réchauffe. Et la fonte fragilise à son tour la banquise. « Mais si on ne prend que cette explication en compte, on ne comprend pas pourquoi cela va aussi vite, ni pourquoi les modèles du Giec sous-estiment tous le déclin de la banquise arctique ».
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MessageSujet: Nouvelles voies ouvertes dans l'artique   Sam 22 Aoû - 11:54

Deux cargos de la compagnie allemande Beluga Shipping GmbH ont entamé vendredi le premier voyage sans l'assistance de navire briseur de glace par le Passage du Nord-Est, que le changement climatique rend plus praticable, a déclaré son directeur général.

Les cargos MV Beluga Fraternity et Beluga Foresight ont quitté le port de Vladivostok, dans l'extrême est de la Russie, pour rallier l'Europe avec une cargaison sud-coréenne, pour un trajet historique, a dit le P-DG Niels Stolberg dans un entretien à Reuters.

L'éclatement de la calote glaciaire arctique, résultat du réchauffement de cette partie du globe, a permis à Beluga de lancer ses navires de transport commerciaux sur cette route qui passe au nord de la Russie, après avoir reçu l'autorisation de Moscou, a-t-il expliqué.

Le Passage du Nord-Est, aussi appelé route maritime du Nord, est long de 4.000 milles nautiques (7.400 km), près de trois fois moins que les 11.000 à parcourir pour relier l'Asie à l'Europe en empruntant le canal de Suez. Stolberg en attend des gains considérables sur le plan financier et en termes d'émissions de gaz à effet de serre.

"Les sous-marins russes et les briseurs de glace ont emprunté la route maritime du Nord dans le passé mais elle n'était pas ouverte au trafic commercial régulier jusqu'à maintenant parce qu'il y a de la glace épaisse en beaucoup d'endroits", a-t-il dit.

"Les images satellitaires ont révélé seulement l'année dernière que la glace fondait et un petit couloir s'est ouvert, qui pouvait permettre le trafic commercial dans le Passage du Nord-Est, si toutes les circonstances s'y prêtaient."

La compagnie allemande souhaitait profiter dès l'année dernière d'une fenêtre de six à huit semaines entre août et septembre, qui voit la température atteindre 20 degrés dans cette région et favoriser l'ouverture d'une voie navigable. Mais elle n'avait alors pas obtenu l'autorisation des autorités russes.

Beluga Shipping GmbH est coutumière des initiatives liées au changement climatique. La compagnie a ainsi utilisé des voiles géantes sur certains de ses navires afin de tirer profit de l'énergie éolienne et réduire à la fois ses coûts et émissions polluantes.

"Le réchauffement climatique est évidemment un développement aux effets négatifs. Toutefois, la fonte de glace dans le Passage du Nord-Est et la possibilité d'y transiter a des effets positifs. Les compagnies de transport peuvent réduire leur consommation de carburant et réduire les émissions de CO2", a conclu Stolberg.
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MessageSujet: Resultats inquiètant de l'expedition scientifique de greenpeace dans l'Artique   Mar 25 Aoû - 7:20

L’Arctic Sunrise, un des bateau de Greenpeace est en expédition au nord ouest du Groenland depuis plus d’un mois afin de mesurer les impacts du changement climatique sur les glaciers de l’Arctique et du Groenland. Une équipe composée de 5 scientifiques et universitaires –climatologues, glaciologues, océanographes- et d’activistes de Greenpeace étudie l’un des exemples concrets de l’impact croissant du changement climatique à l’extrême nord du Groenland à la frontière avec le Canada : la brisure et la séparation d’une partie du glacier Petermann.

Le glacier Petermann risque de se détacher de façon imminente
Depuis plusieurs années, le glacier le plus septentrional du monde subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique et se fissure à une vitesse alarmante. D’énormes blocs de glaces flottants se détachent régulièrement du glacier et sont charriés au large dans le détroit de Nares. Ces dix dernières années, le glacier a perdu plus de 150 kilomètres carrés de sa superficie initiale. D’après Jason Box, professeur au centre de recherche polaire de l’Université de l’Ohio, un morceau de 37 kilomètres carrés s’est déjà détaché du glacier entre le 11 et 24 juillet 2008. « Cette expédition va nous aider à mieux comprendre comment la glace et les glaciers du Groenland réagissent au changement climatique, tout comme les conséquences globales sur la montée du niveau des océans » explique Jason Box.

Les climatologues et Greenpeace attirent l’attention sur une brèche monumentale de 16 kilomètres de long qui s’étend d’un bout à l’autre du fjord. Si cette faille continue de progresser et parvient jusqu’à la base du glacier, elle pourrait provoquer la dislocation d’une plaque de glace de 160 kilomètres carrés soit l’équivalent de Manhattan et environ 5 millions de tonnes de glaces qui se détacheraient.

De surcroît, la fonte rapide des glaces arctiques provoque la formation de milliers de canaux et de lacs d’eau de fonte qui apparaissent à la surface des glaciers. Une large rivière s’est ainsi formée au centre du glacier Petermann. Elle s’infiltre à l’intérieur de la structure à travers un tourbillon profond de glace fondante d’un débit de cinquante mètres cubes par seconde, de quoi remplir une piscine olympique en moins d’une minute.

Depuis leur arrivée sur le site, le 28 juin 2009, l’équipe de scientifique a placé deux caméras pour surveiller les mouvements des plaques du glacier. Chaque minute, plusieurs clichés sont pris depuis un poste d’observation situé à 960 mètres sur les falaises surplombant le glacier. Des échantillons de l’épaisseur de la glace ont été prélevés au niveau de la faille et les instruments de mesures indiquent que la couche est encore plus fine que prévue.

Ce phénomène n’est pas isolé. D’autres glaciers à l’Est du Groenland sont également menacés de disparition. L’expédition de l’Arctic Sunrise se dirigera les prochains mois vers la côte Est afin « d’étudier les effets du réchauffement des glaciers de Kangerdlugssuaq et Hellmand » ainsi que « les impacts des courants chauds du sud de l’Océan Atlantique sur l’accélération de la fonte des glaces et de la calotte glaciaire » a indiqué Mads Flarup Christensen, directeur exécutif de Greenpeace Nordic.

Les impacts du changement climatique sont de plus en plus frappants, importants et rapides. Les dernières données scientifiques montrent que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes avancées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans son quatrième Rapport d’évaluation (RE4) en 2007.

Greenpeace et l’équipe de scientifiques associée, fait un état des lieux -quatre années après une étude identique menée dans les mêmes zones- sur la fonte des glaciers de l’Arctique et du Groenland. Et les premiers résultats sont sans appel et particulièrement inquiétant. Ils ne peuvent qu’inciter les dirigeants politiques qui se rassembleront à Copenhague en décembre prochain lors de la Conférence des Nations Unies sur le Climat à prendre leurs responsabilités pour permettre la signature d’un accord historique pour stopper les changements climatiques.

Face à la menace climatique, aidez Greenpeace à faire pression sur les dirigeants mondiaux pendant la conférence sur le climat à Copenhague

signez l’appel de Copenhague.

A visiter http://www.ice.ec.gc.ca/App/WsvPageDsp.cfm?ID=11911&Lang=fre
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MessageSujet: Le réchauffement en Arctique constitue une bombe à retardement   Ven 4 Sep - 6:08

Le réchauffement en Arctique constitue une bombe à retardement car la fonte des glaces risque de provoquer un relargage de gaz à effet de serre et une montée des eaux menaçant un quart de la population mondiale. C'est ce que nous apprend le nouveau rapport du WWF.

Le rapport « Les rétroactions du climat en Arctique : implications mondiales » publié hier, souligne les conséquences mondiales désastreuses du réchauffement de l’Arctique qui s’avèrent bien plus graves que les prévisions précédentes. Ce rapport inédit rédigé par des scientifiques leaders dans le domaine, fait le point sur les connaissances actuelles sur le réchauffement de l’Arctique.

« Leurs conclusions dressent un tableau vraiment inquiétant » explique le Dr Martin Sommerkorn, conseiller scientifique sur le changement climatique pour le programme Arctique du WWF. « Ce que révèle ce rapport, c’est que le réchauffement de l’Arctique constitue bien plus qu’un problème local, c’est un problème mondial. En clair, si nous ne maintenons pas l’Arctique à des températures assez basses, des populations des quatre coins du monde en subiront les effets.»
L’Arctique en état de fièvre

Le rapport montre clairement que de nombreuses rétroactions liées aux bouleversements du climat de l’Arctique rendront le dérèglement climatique mondial bien plus grave que ce que nous indiquaient les projections les plus récentes, notamment celle du dernier rapport du GIEC en 2007.

La fonte spectaculaire des glaces de mer - qui est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale - influencera radicalement la circulation atmosphérique et les conditions météorologiques en Arctique et dans le monde.

Cela pourrait changer radicalement le climat (températures et précipitations) en Europe et en Amérique du Nord, affectant ainsi l’agriculture, les forêts et les réserves d’eau.

Le dégel des sols et zones humides : une bombe à retardement dont le compte à rebours est déjà amorcé

Les sols et zones humides gelés contiennent deux fois plus de carbone que l’atmosphère. Etant donné le réchauffement en Arctique, ces sols vont fondre et relarguer du dioxyde de carbone et du méthane dans l’Atmosphère, à des rythmes bien plus rapides. Les taux de méthane dans l’atmosphère, un gaz à effet de serre particulièrement puissant, ont augmenté ces deux dernières années. Cette augmentation semble liée au réchauffement de la toundra septentrionale.

L’élévation du niveau des océans qui s’accélère

Cette étude du WWF, première en son genre, qui intègre le sort des calottes glaciaires du Groenland et de l’Ouest de l’Arctique dans des prévisions de niveau mondial des mers, conclut que le niveau des mers risque fortement de s’élever d’au moins un mètre d’ici à 2100 (plus de deux fois plus que ce que prédisait le rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). Les inondations provoquées par ce phénomène dans les régions côtières toucheront plus d’1/4 de la population mondiale.

Selon le Dr Sommerkorn « ce rapport montre qu’il est urgent de ralentir les émissions de gaz à effet de serre tant qu’il est encore temps. Si on laisse l’Arctique devenir trop chaud, il n’est pas sûr que nous puissions garder ces rétroactions sous contrôle ».

En décembre 2009, les gouvernements de 191 pays vont se rencontrer à Copenhague pour le cycle final de négociations pour un nouvel accord mondial sur le climat. Les négociations à Copenhague doivent approuver un nouveau cadre légal pour une action mondiale sur le climat à partir de 2013. Ce cadre devra garantir des réductions d’émissions bien plus fortes et rapides de la part des pays industrialisés, et le financement destiné à permettre aux pays en développement de prendre également des mesures pour le climat. Nous n’avons plus le choix, face à l’ultimatum climatique nous devons agir.

« Il faut tenir compte de ces signaux de l’Arctique, et prendre les mesures nécessaires à Copenhague en décembre prochain pour parvenir à un accord qui limite rapidement et efficacement les émissions de gaz à effet de serre » déclare James Leape, Directeur Général du WWF International.
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MessageSujet: Le réchauffement en Arctique constitue une bombe à retardement   Lun 7 Sep - 6:21

Le réchauffement en Arctique constitue une bombe à retardement car la fonte des glaces risque de provoquer un relargage de gaz à effet de serre et une montée des eaux menaçant un quart de la population mondiale. C'est ce que nous apprend le nouveau rapport du WWF.

Le rapport « Les rétroactions du climat en Arctique : implications mondiales » publié hier, souligne les conséquences mondiales désastreuses du réchauffement de l’Arctique qui s’avèrent bien plus graves que les prévisions précédentes. Ce rapport inédit rédigé par des scientifiques leaders dans le domaine, fait le point sur les connaissances actuelles sur le réchauffement de l’Arctique.

« Leurs conclusions dressent un tableau vraiment inquiétant » explique le Dr Martin Sommerkorn, conseiller scientifique sur le changement climatique pour le programme Arctique du WWF. « Ce que révèle ce rapport, c’est que le réchauffement de l’Arctique constitue bien plus qu’un problème local, c’est un problème mondial. En clair, si nous ne maintenons pas l’Arctique à des températures assez basses, des populations des quatre coins du monde en subiront les effets.»

L’Arctique en état de fièvre

Le rapport montre clairement que de nombreuses rétroactions liées aux bouleversements du climat de l’Arctique rendront le dérèglement climatique mondial bien plus grave que ce que nous indiquaient les projections les plus récentes, notamment celle du dernier rapport du GIEC en 2007.

La fonte spectaculaire des glaces de mer - qui est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale - influencera radicalement la circulation atmosphérique et les conditions météorologiques en Arctique et dans le monde. Cela pourrait changer radicalement le climat (températures et précipitations) en Europe et en Amérique du Nord, affectant ainsi l’agriculture, les forêts et les réserves d’eau.

Le dégel des sols et zones humides : une bombe à retardement dont le compte à rebours est déjà amorcé

Les sols et zones humides gelés contiennent deux fois plus de carbone que l’atmosphère. Etant donné le réchauffement en Arctique, ces sols vont fondre et relarguer du dioxyde de carbone et du méthane dans l’Atmosphère, à des rythmes bien plus rapides. Les taux de méthane dans l’atmosphère, un gaz à effet de serre particulièrement puissant, ont augmenté ces deux dernières années. Cette augmentation semble liée au réchauffement de la toundra septentrionale.

L’élévation du niveau des océans qui s’accélère

Cette étude du WWF, première en son genre, qui intègre le sort des calottes glaciaires du Groenland et de l’Ouest de l’Arctique dans des prévisions de niveau mondial des mers, conclut que le niveau des mers risque fortement de s’élever d’au moins un mètre d’ici à 2100 (plus de deux fois plus que ce que prédisait le rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). Les inondations provoquées par ce phénomène dans les régions côtières toucheront plus d’1/4 de la population mondiale.

Selon le Dr Sommerkorn « ce rapport montre qu’il est urgent de ralentir les émissions de gaz à effet de serre tant qu’il est encore temps. Si on laisse l’Arctique devenir trop chaud, il n’est pas sûr que nous puissions garder ces rétroactions sous contrôle ».

En décembre 2009, les gouvernements de 191 pays vont se rencontrer à Copenhague pour le cycle final de négociations pour un nouvel accord mondial sur le climat. Les négociations à Copenhague doivent approuver un nouveau cadre légal pour une action mondiale sur le climat à partir de 2013. Ce cadre devra garantir des réductions d’émissions bien plus fortes et rapides de la part des pays industrialisés, et le financement destiné à permettre aux pays en développement de prendre également des mesures pour le climat. Nous n’avons plus le choix, face à l’ultimatum climatique nous devons agir.

« Il faut tenir compte de ces signaux de l’Arctique, et prendre les mesures nécessaires à Copenhague en décembre prochain pour parvenir à un accord qui limite rapidement et efficacement les émissions de gaz à effet de serre » déclare James Leape, Directeur Général du WWF International.
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MessageSujet: Bousculées par un climat qui change plus rapidement dans cette région qu'ailleurs, les espèces végétales et animales ainsi que leurs relations réagissent déjà fortement.   Ven 11 Sep - 15:45

Ce matin, la revue Science publie un article sur l'évolution récente des écosystèmes arctiques. Bousculées par un climat qui change plus rapidement dans cette région qu'ailleurs, les espèces végétales et animales ainsi que leurs relations réagissent déjà fortement.

L'article, co-signé par 25 auteurs de différents pays opère une synthèse de nombreux travaux et études de terrains comme de modélisations. Il montre que des espèces ont déjà vu leurs comportements, leurs populations, leur relations proies/prédateurs évoluer sous la pression du climat en transformation. Une observation logique puisque l'Arctique s'est réchauffée «deux à trois fois plus vite» que la planète, dont la température moyenne s'est élevée «de 0,4°C depuis 150 ans», écrivent les auteurs (ne manière très prudente de s'exprimer, puisque le GIEC retient la fourchette de 0,4°C à 0,8°C).

Cette élévation des températures moyennes s'est traduite en Arctique par des tranformations géographiques dont l'ampleur peut surprendre. La rétraction estivale de la banquise - avec une étape majeure en 2007, confirmée en 2008 et en 2009 - comme la diminution de son épaisseur en constitue l'un des traits les plus spectaculaires.

D'autres éléments, moins visibles pour le grand public, sont nets pour les spécialistes. La diminution du nombre de jours de gel, de la surface enneigée, les signes de dégels du pergélisol, le déplacement vers le nord de populations, l'allongement de la saison de croissance végétale, les décalages de floraisons... de nombreuses études ont documenté ces évolutions. L'article de Science fait une revue du volet écologique de ce changement.

Avec sagesse, les auteurs ne font pas une présentation apocalyptique et à sens unique. Ainsi, ils notent Renard_polaire_pres_de_la_base_corbel_fullipev que les populations de rennes du Svaldbard bénéficient de ce réchauffement. Des espèces invasives en profitent également. Le renard roux voit sa zone écologique grimper vers le nord. En revanche, d'autres en soufrent. certaines du fait même du succès des espèces invasives : les bouleaux de Laponie sont la cible de plus en plus fréquente d'une petite chenille qui grimpe vers le nord.

Parmi les animaux en péril, des oiseaux (mouette ivoire), des mammifères (renard blanc et ours polaire, plusieurs espèces de phoques). Les espèces en difficulté ne sont pas directement menacées par les températures moins froides, mais plutôt par toute les chaines de réactions qu'elles enclenchent. Or, la plupart de ces espèces ne vivent dans ce milieu extrême qu'en raisons d'adaptations qui se retournent contre elles dès lors que l'environnement évolue trop vite.

L'important, notent les auteurs, réside moins dans les observations de conséquences négatives ou positives, sur telle ou telle populations, que dans celles des écosystèmes, des interactions entre espèces (prédation, relations entre les timings de la végétation et ceux de la reproduction des herbivores...). C'est toute la dynamique des écosystèmes et les chaînes alimentaires qui sont affectées, ce qui échappe aux approches simpliste. Analyser ces changements uniquement sous l'angle darwinien (que les plus adaptés profitent et que les autres périssent !) serait naïf, notamment en raison de la rapidité inusité des changements et de la perspective de leur accroissement futur.

Lemming Ainsi, une étude particulière sur les lemmings (à paraître dans Global Change Biology), menée par Olivier Gilg (université d'Helsinki et Groupe de recherche en écologie arctique ), Benoît Sittler et Illka Hanski, explique la disparition des pics de population de cet animal dans une zone de l'est du Groënland qui survenaient tous les quatre ans. La fonte plus précoce de la neige et les épisodes de regel entravent la reproduction du lemming, estiment les scientifiques. Du coup, les prédateurs (renard polaire, chouette des neiges ou labbes) qui se sont adaptés à ce cycle abondance/rareté de cette proie se trouvent en difficulté.

Plus largement encore, des cycles géochimiques aux implications climatiques sont en cours de transformation. Parfois dans un sens susceptible de freiner le changement du climat, comme l'allongement de la saison de croissance végétale ou la montée vers le nord des arbustes au détriment de la végétation rase de la toundra. Ces phénomènes permettent de soutirer à l'atmosphère du carbone, utilisé par les plantes et arbres, même si la durée de cette séquestration n'est pas connue. A l'inverse, d'autres phénomènes, comme le dégagement de méthane du pergélisol, une activité bactérienne accrue, ou la diminution de la banquise et des surfaces enneigées sont susceptibles de l'accélérer.
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MessageSujet: De nouvelles données satellitaires montrent que les glaces du Groenland et de l'ouest de l'Antarctique continuent à fondre plus vite que les scientifiques ne le pensaient   Lun 5 Oct - 15:51

De nouvelles données satellitaires montrent que les glaces du Groenland et de l'ouest de l'Antarctique continuent à fondre plus vite que les scientifiques ne le pensaient, selon une étude publiée en ligne jeudi par la revue Nature.

Pour la première fois, des chercheurs britanniques ont calculé des changements dans la hauteur des massives, mais vulnérables, couches de glace et ont découvert que leur état s'était particulièrement dégradé sur leurs bords.

Les couches de glace de certaines régions de l'Antarctique ont perdu 9,1 mètres d'épaisseur par an depuis 2003, et même si elles ne sont pas encore près de disparaître -elles mesurent quelque 1,5 kilomètre d'épaisseur par endroits- leur «amincissement» s'accélère. Dans certains secteurs du continent glacé, le taux annuel de diminution de la couche de glace entre 2003 et 2007 est 50% plus élevé qu'entre 1995 et 2003.

L'étude montre également que 81 des 111 glaciers du Groenland analysés «maigrissent» à un rythme qui s'accélère.

Ces nouvelles données, basées sur des relevés laser d'un satellite de la NASA, confirment ce que certains des scientifiques les plus pessimistes pensaient: la fonte le long des bords des deux immenses manteaux de glace s'accélère et le phénomène s'auto-alimente. En effet, plus la glace fond, et plus il y a d'eau à l'état liquide qui entoure et "grignote" la glace restante.

«C'est plus généralisé que nous le pensions avant», précise le principal auteur de l'étude, Hamish Pritchard, de l'Institut britannique de l'Antarctique.

L'étude ne dit pas dans quelle mesure les projections sur la hausse du niveau de la mer liée au réchauffement climatique devraient être revues à la hausse à la lumière de ces nouvelles données. Certains scientifiques avaient auparavant estimé que la fonte des couches de glace du Groenland et de l'Antarctique pourrait augmenter le niveau des océans de quelque 90 centimètres, voire plus, d'ici la fin du siècle.

Les manteaux de glace du Groenland et de l'Antarctique sont si importants qu'il faudra en tout cas probablement plusieurs siècles avant qu'elles ne disparaissent complètement. Certains scientifiques pensaient que leur fonte pourraient ralentir ou être temporaires. Mais ces nouvelles données éliminent «les points de vue les plus optimistes», estime Richard Alley, professeur à l'université de Pennsylvanie, qui n'a pas participé à l'étude.

Le problème clé n'est pas la température de l'atmosphère mais l'eau près des couches de glace, souligne M. Pritchard. Cette eau liquide est non seulement plus chaude que la glace mais sa circulation accentue également la fonte.

«C'est alarmant», juge Jason Box, de l'université de l'Ohio, qui n'a pas participé à l'étude. Des données préoccupantes, dont cette étude, montrent «que nous sous-estimons» combien les couches de glace sont sensibles aux changements, ajoute-t-il.
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MessageSujet: Antartcique   Ven 4 Déc - 7:55

Un nouveau rapport met en évidence les impacts du changement climatique en Antarctique

[Date: 2009-12-02]
Illustration associée à l’article

D'après un nouveau rapport rédigé par un panel de scientifiques spécialisés dans l'écosystème de l'Antarctique, l'augmentation de la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre et le rétrécissement du trou de la couche d'ozone impliquent que les températures en Antarctique pourraient augmenter de 3 degrés Celsius au cours du siècle à venir, contribuant ainsi considérablement à l'élévation du niveau des mers. Pour la première fois, le comité scientifique pour la recherche en Antarctique (le SCAR) a passé en revue l'évolution passée et future des conditions climatiques observées en Antarctique et ses liens avec le reste du système climatique mondial.

Le rapport en résultant est le fruit du travail de 100 scientifiques éminents provenant de 13 pays, qui présentent les derniers résultats des recherches effectuées en Antarctique. Il décrit les priorités des futurs travaux de recherche et répond aux questions urgentes des décideurs politiques concernant la fonte de la calotte glaciaire en Antarctique, l'élévation du niveau des mers et la biodiversité.

«L'Antarctique est une source d'informations unique sur notre planète. Le rapport décrit l'état actuel de nos connaissances et illustre l'impact des activités anthropiques sur l'accélération du changement climatique», explique le directeur général du SCAR, le Dr Colin Summerhayes du Scott Polar Research Institute au Royaume-Uni.

«En intégrant ces preuves multidisciplinaires dans une seule source, nous aiderons les scientifiques et les décideurs politiques à comprendre la distinction entre les changements environnementaux liés aux cycles naturels de la planète et ceux induits par l'homme», explique le Dr Summerhayes. «Ces travaux sont particulièrement importants car ils remettent dans son contexte le changement climatique de l'Antarctique et révèle son influence sur le reste de la planète.»

L'une des principales découvertes ces dernières années concerne l'interaction entre le trou dans la couche d'ozone en Antarctique et le changement climatique. Des études ont révélé que le trou dans la couche d'ozone a jusqu'ici protégé l'Antarctique des effets dramatiques du réchauffement climatique. Des traités internationaux ont permis de réduire les taux de substances chimiques appauvrissant la couche d'ozone dans l'atmosphère, et la taille du trou est maintenant stable.

Le trou dans la couche d'ozone devrait se combler au cours des décennies à venir; aussi la région de l'Antarctique ne sera plus protégée contre les effets du réchauffement climatique. Parallèlement, ces dernières années, les taux de dioxyde de carbone ont augmenté plus rapidement qu'au cours des 800 000 ans passés.

Par conséquent, les températures en Antarctique devraient augmenter de 3 degrés Celsius au cours du siècle à venir. Malgré ce changement, les températures resteront très basses sur la majeure partie de l'Antarctique. Néanmoins, la fonte de la calotte polaire à l'ouest de l'Antarctique devrait contribuer à l'élévation générale du niveau des mers de l'ordre de dizaines de centimètres, niveau qui pourrait atteindre 1,4 mètre en 2100.

En ce qui concerne la biodiversité, le changement climatique en Antarctique a entraîné l'apparition de précipitations dans la péninsule Antarctique Ouest pendant les mois d'été, ce qui s'est traduit par une croissance rapide de la faune et la flore, et également des populations microbiennes. En ce qui concerne les mers entourant le continent, la fonte des glaces a conduit, dans certaines régions, à des modifications en termes de croissance des algues et à une diminution des stocks de krill, de petites créatures semblables à des crevettes qui servent d'aliment de base à de nombreuses créatures.

Pour les années à venir, les scientifiques insistent sur l'importance d'obtenir davantage de données sur le climat dans les régions polaires éloignées, et de mieux comprendre l'évolution du climat dans le passé.

«La découverte la plus étonnante réside dans le fait que le trou dans la couche d'ozone, conséquence des activités humaines, a jusqu'ici protégé l'Antarctique des effets d'un autre phénomène d'origine anthropique, le réchauffement climatique. Comprendre les complexités entourant ces problèmes constitue une gageure pour les scientifiques; en outre, les transmettre de manière cohérente à la société et aux décideurs politiques est d'une importance primordiale», conclut l'auteur principal du rapport, le professeur John Turner du British Antarctic Survey.

«Il est évident que notre planète est en pleine évolution et que les activités anthropiques accélèrent davantage le changement planétaire», explique-t-il. «Ce rapport est un grand pas en avant et garantit que les preuves les plus fiables et les plus récentes soient rassemblées en un seul point. Il s'agit d'un terrain de préparation pour les futurs travaux de recherche en Antarctique et nous apporte les informations dont nous avons tous besoin pour vivre avec le changement environnemental.»

Pour de plus amples informations, consulter:

Comité scientifique sur la recherche en Antarctique (SCAR):
http://www.scar.org

British Antarctic Survey (BAS):
http://www.bas.ac.uk/
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MessageSujet: Le Népal :3ème pôle vire au noir   Sam 5 Déc - 6:03

Les glaciers de l’Himalaya fondent. Plus d’un milliard de personnes pourraient subir les contrecoups de ce phénomène. Une journaliste de Métro a visité les régions du Népal situées en altitude et a rencontré des habitants préoccupés par les changements climatiques.

Des poulets courent çà et là dans une rue du village de Marpha, ce qui est une scène plutôt naturelle. Les vergers de pommiers, les jardins potagers, les vaches trapues et les champs à perte de vue font de ce minuscule hameau à l’ombre des sommets majestueux de l’Annapurna une société rurale à part entière. Toutefois, le nouveau comportement des poulets est inquiétant, estime Kamal Adhicari, qui a grandi dans cette région et qui a souvenir d’une époque très différente. «Ici, il faisait trop froid en automne pour que les poulets puissent courir partout, soutient-il. On les gardait à l’intérieur. Les températures ont augmenté, et les changements s’observent partout lorsque l’on connaît le coin.»

Bonne et mauvaise nouvelle

Pour les habitants de Marpha, la hausse des températures est porteuse de bonnes comme de mauvai­ses nouvelles. Ils peuvent ainsi pratiquer différentes cultures. Ils se demandent même s’ils devraient acheter, par exemple, des vaches jersiaises, qui donnent beaucoup plus de lait que les vaches petites, mais robustes que l’on voit partout.

La variation de température s’accompagne cependant de changements indésirables. La région du Mustang, au nord du Népal, est extrêmement sèche. Un grand nombre de gens se couvrent le nez et la bouche, parti­culièrement l’après-midi, lorsque le vent devient si fort qu’il charrie la poussière dans toutes les directions. Auparavant, les hivers étaient blancs et la neige tombait abondamment. Lorsqu’elle fondait au printemps, elle aidait à préparer le sol pour la culture des céréales et des légumes. «Quand j’étais enfant, il tombait beaucoup de neige, parfois plus de 10 pieds, raconte M. Adhicari. Cette année, il n’a pas neigé du tout.»

Pour sa part, Mabhil Jwarcham, propriétaire d’une distillerie qui fabrique de l’eau-de-vie de pomme et qui emploie plusieurs personnes, se plaint que les tempêtes et les pluies du printemps aient ruiné les fleurs des pommiers, ce qui a fait chuter les récoltes de 80 %. Il envisage maintenant de déménager. «Je crains que cette région n’ait plus d’avenir», confie-t-il.

Pas qu’un problème local

La fonte des glaciers et les changements climatiques dans les montagnes himalayennes ne sont pas qu’un problème local. Les glaciers alimentent presque tous les grands cours d’eau d’Asie, dont dépendent plus d’un milliard de personnes. À l’heure actuelle, leur fonte rapide menace d’inonder les régions à faible élévation du Népal et des pays voisins. Ainsi, la population, de même que les autorités, s’inquiète grandement des lacs de barrage glaciaire qui sont sur le point de déborder, accroissant ainsi le risque de catastrophes. M. Pachauri, responsable du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies, a baptisé l’Himalaya le «troisième pôle», aux côtés des pôles Nord et Sud. Il souligne que l’on devrait accorder beaucoup plus d’attention à la fonte des glaciers qui s’y déroule.

Je me souviens

Dans le bureau népalais de CARE, un organisme qui lutte contre la pauvreté et les changements climatiques, entre autres, Maksha Ram Maharjan, conseiller pour le climat, se prépare à assister à la Conférence sur les changements climatiques de Copenhague. Il y sera pour exposer les problèmes du Népal et de toute la région himalayenne. Il compte expliquer comment le recul des glaciers menace une grande proportion de la population de l’Asie.

En regardant par la fenêtre, il montre du doigt les sommets qui se détachent au loin. «Quand j’étais petit, ma mère et moi contemplions les montagnes blanches, raconte-t-il. Nous nous imaginions qu’elles ressemblaient à tel animal ou à telle chose, tout comme d’autres essaient de distinguer différentes formes dans les nuages. Nous discernions des moutons blancs ou des hérons. [...] Aujourd’hui, les sommets sont noirs.»
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MessageSujet: et la pollution en plus !   Ven 1 Jan - 19:53

L'environnement unique et fragile de l'Arctique est soumis à de multiples pollutions, qui, pour beaucoup, proviennent de l'extérieur : réchauffement climatique, substances toxiques transportées par les courants atmosphériques et océaniques vers le pôle...

Mais la zone connaît aussi une pollution endogène, moins étudiée, dont l'association de protection de l'environnement Robin des Bois dresse, pour la première fois, dans une étude publiée en décembre, un tableau général.

En compilant les données fournies par six des pays riverains de l'océan Arctique (la Russie n'a pas transmis ses données), l'association dénombre 2 750 sites pollués dans la zone. "C'est un nombre anormalement élevé par rapport à la densité de population sur place, qui est très faible", commente Jacky Bonnemains, président de Robin des Bois.

Bases militaires et scientifiques, prospection, exploitation et distribution de gaz et de pétrole, stockage de carburants, complexes miniers et sidérurgiques, décharges de déchets ménagers sont responsables de ces pollutions. L'éloignement des sites de stockage et d'élimination des déchets, les coûts de transport, la faible densité de la population, ont incité les producteurs de déchets à les abandonner sur place.

Les substances toxiques les plus présentes sont les hydrocarbures, les métaux lourds (plomb, mercure, cadmium), et les polluants organiques persistants (pesticides, PCB), potentiellement dangereux pour l'environnement et la santé des populations locales (les pollutions radioactives ne font pas partie de cet inventaire).

Les Inuits du Groenland et du Canada présentent des taux de mercure et de PCB dans le sang parmi les plus élevés au monde. Cette contamination est en général attribuée au régime alimentaire des populations autochtones, qui se nourrissent de mammifères marins dans la graisse desquels les polluants organiques persistants s'accumulent. "La contamination d'origine locale pourrait également être importante", selon Jacky Bonnemains.

Les sites pollués se situent en bordure de l'océan, de lacs ou de fleuves. "Ce sont des abcès environnementaux et des voies de transfert des polluants vers les eaux douces et marines", prévient l'association.

Une menace accrue par le réchauffement climatique. "On a longtemps considéré le gel comme un mode de confinement des substances toxiques contenues dans les déchets, explique M. Bonnemains. Mais ils pourraient être remobilisés par la fonte du permafrost."

LUTTE CONCERTÉE

Parmi les pays interrogés, seule la Russie n'a pas fourni les informations demandées, bien que sa zone arctique soit notoirement polluée. Les autres pays disposent d'inventaires nationaux. L'objectif de l'association, en "décloisonnant" ces données, est d'inciter les pays à conduire une action de lutte concertée contre la pollution.

Pour l'heure, ces dernières sont menées, à des rythmes inégaux, par les Etats. Les mesures consistent le plus souvent à regrouper les déchets et à les stocker sur place dans des fosses étanches. Les transferts vers des centres de traitement, très coûteux, sont rares.

Les pays les plus avancés dans la mise en sécurité des déchets sont les Etats-Unis et le Canada, suivis des pays scandinaves. Le Groenland, qui vient d'accéder à l'autonomie, arrive en dernier - sans compter la Russie.

Pour Robin des Bois, les Etats concernés doivent résorber les pollutions existantes, mais aussi prévenir l'abandon de déchets dans le futur. "Si tous les projets d'activité industrielle en Arctique gèrent les déchets de la même manière que les activités pionnières, on court à la catastrophe", affirme Jacky Bonnemains.

Hydrocarbures, pêche, transports maritimes, tourisme : l'Arctique est aujourd'hui l'objet de toutes les convoitises, et les Etats riverains s'affrontent pour faire valoir leur souveraineté dans la zone.

Les écologistes rêvent d'un statut protecteur comparable à celui de l'Antarctique, signé en 1959, qui interdit tant les activités militaires que l'exploitation des ressources minérales.

Mais les Etats concernés y sont hostiles, car les projets d'exploitation sont légion : au Canada, par exemple, un consortium international espère y exploiter des champs de gaz, qu'il faudra relier aux réseaux existant par 1 200 km de pipelines.

Mercredi 30 décembre, une commission a jugé le projet acceptable. Mais seulement à condition que les compagnies respectent 176 recommandations pour en minimiser l'impact.


Gaëlle Dupont - Source : lemonde.fr
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MessageSujet: Les plate-formes de glace de l'Antartique fondent   Ven 26 Fév - 16:06

Depuis 50 ans, les barrières de glace de la péninsule antarctique sont en régression. C’est ce que montre la première étude détaillée du trait de côte de l’Antarctique réalisée par une équipe américaine. Or ces barrières de glaces portent bien leur nom puisqu’elles retiennent les glaciers continentaux dont la fuite en mer provoquerait une montée des eaux.

La péninsule antarctique est l’extrémité du continent la plus éloignée du Pôle sud. C’est une des zones où les changements sont les plus rapides et son évolution pourrait être annonciatrice de l’évolution future de l’ensemble de l’Antarctique. L’U.S. Geological Survey (USGS) vient d’achever l’analyse du trait de côte de cette péninsule entre 1947 et 2009. Cette étude, qui vient de paraître dans la revue de l'U.S. Geological Survey, est la première à démontrer que les plates-formes glaciaires de cette zone ont globalement régressé sur cette période, et de manière plus importante depuis 1990.

Les plates-formes glaciaires sont une des particularités que l’Antarctique partage avec le Groenland et le Canada. Ces plates-formes se sont formées avec la création d’un glacier, par compactage de la neige sur de la banquise. Ces structures, appelées aussi barrières de glace, flottent sur les eaux et restent attachées à la côte. Elles forment des remparts qui retiennent les glaciers sur le continent.

Des remparts de glace battus en brèche

La rupture de ces plates-formes, comme ce fut le cas en 2002 (Larsen) ou en 2009 (Wilkins), risque de permettre aux torrents de fonte et aux glaciers de rejoindre la mer. Cette transition de la glace depuis les terres vers la mer provoquerait une élévation du niveau de l'océan.

La partie ouest de l’Antarctique à elle seule causerait une élévation d’environ 6 mètres, ce qui mettrait en danger les zones côtières très peuplées. Quant à l’hypothèse d’une fonte totale des glaces de l’Antarctique, elle engendrerait une montée des eaux de 65 à 73 mètres…

« Cette étude fait partie d’un projet de l’USGS plus important en cours qui, explique Jane Ferrigno de l’USGS, auteur principal de l’étude, pour la première fois, étudie en détail l’ensemble de la ligne côtière de l’Antarctique, et c’est important puisque la calotte glaciaire de l’Antarctique contient 91% de la glace de la Terre. La perte des plates-formes glaciaires est une preuve des effets du changement climatique. Nous devons être vigilants et observer et comprendre continuellement la façon dont notre climat change. »


Par Grégoire Macqueron - Source : futura-sciences.com
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MessageSujet: Les quantités de méthane qui se dégagent du pergélisol sous-marin de l'océan Arctique dans l'atmosphère sont comparables à celles que l'on estime libérées par l'ensemble des océans annoncent des scientifiques.   Ven 5 Mar - 16:52

Les quantités de méthane qui se dégagent du pergélisol sous-marin de l'océan Arctique dans l'atmosphère sont comparables à celles que l'on estime libérées par l'ensemble des océans annoncent des scientifiques.

Des scientifiques américains, russes et suédois lancent un avertissement dans la revue Science : l’océan Arctique est en train de relarguer des quantités importantes de méthane à des niveaux insoupçonnés, ce qui pourrait aggraver le réchauffement climatique dans cette zone et créer ainsi une boucle de rétroaction positive avec un échappement encore plus important de méthane. Ce gaz provient du pergélisol marin, cette portion de sol qui n’a jamais dégelé depuis la dernière glaciation qui s’est terminée il y a 10 000 ans, et non terrestre qui est lui aussi une source de méthane.

Or le méthane, même s'il se dégrade assez rapidement en CO2, présente un forçage radiatif supérieur et donc un potentiel de réchauffement global accru. Un accroissement du méthane atmosphérique aura donc pour effet d’amplifier le réchauffement et d’accélérer la fonte du sous-sol gelé. Le danger sera alors d’enclencher un cycle qui conduira à une augmentation spectaculaire des rejets de méthane dans l’atmosphère. En effet dans le sol libéré des glaces, la vie bactérienne va redémarrer, accélérant son réchauffement par la chaleur qu’elle produit, et provoquant l’émission de quantités supplémentaires de CO2 et de CH4, et donc, là aussi une accélération du réchauffement.

Les chercheurs appuient leur découverte sur une campagne d’observation et de prélèvements qui a lieu entre 2003 et 2008 en mer de Sibérie orientale. Après avoir effectué plus de 5 000 mesures contraignantes en mer, les chercheurs rapportent que 80 pour cent de l'eau des fonds et plus de 50 pour cent de celles en surface du plateau continental sont sursaturées en méthane provenant du pergélisol sous-jacent. Comme le flux de méthane issu du plateau continental est-sibérien semble égaler celui estimé de tous les océans réunis, les chercheurs demandent à ce que leurs données soient prises en compte immédiatement pour évaluer dans quelle mesure le climat pourrait bientôt se réchauffer en Arctique.


Source : tempsreel.nouvelobs.com
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MessageSujet: Des routes fondent au Canada   Ven 19 Mar - 15:49

Des camions, qui ont acheminé de la nourriture, des matériaux de construction et du carburant pour approvisionner les communautés éloignées de l'ouest canadien, se sont embourbés en raison de la fonte trop rapide des voies généralement utilisées durant la période hivernale.

Ces routes normalement ouvertes de la fin décembre jusqu'au mois d'avril, sont créées sur des marécages, des tourbières gelés mais aussi sur des lacs.
Ces routes ont fondu comme neige au soleil car l'hiver est anormalement chaud. Les températures sont de 4 à 9°C au-dessus des moyennes saisonnières, selon Environnement Canada. Ces convois approvisionnent plus de 50.000 personnes dans 30 communautés dans la province du Manitoba.


Source : ushuaïa.com
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MessageSujet: 2010 année record   Sam 5 Juin - 17:41

Des chiffres de scientifiques américains montrent que la banquise arctique a atteint un bas niveau record, alors que les températures terrestres sont susceptibles d'atteindre de nouveaux sommets.

De nouvelles données de certains des meilleurs chercheurs et institutions en climatologie suggèrent que 2010 s'annonce comme l'une des années les plus chaudes jamais enregistrées.

Les scientifiques de l'US National Snow and Ice Data Centre (NSIDC) rapportent cette semaine que la banquise dans l’Océan Arctique – eau de mer gelée qui flotte à la surface de l'océan - est maintenant à son plus bas niveau physique jamais enregistré pour cette période de l'année, ce qui suggère que l’on est en course pour battre le précédent record de 2007.

La surveillance par satellite par le NSIDC à Boulder, Colorado, montre que la fonte de la banquise a été exceptionnellement rapide cette année, avec près de 40.000 km ² qui disparait tous les jours.

La saison de fonte a commencé presque un mois plus tard que la normale (fin mars) et ne devrait prendre fin qu'en septembre.

Une étude du centre de la science polaire de l'Université de Washington suggère que le volume de banquise en mars 2010 était de 20300 km cubes, 38% en dessous du niveau de 1979, début des relevés.

Les températures de surface globales peuvent également être à un niveau record, selon le scientifique James Hansen et ses collègues de l'Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace (NASA).

Dans un document qui doit encore être évalué par des pairs, mais qui a été soumis à la revue Reviews of Geophysics, ils suggèrent que la Terre a été plus chaude de 0.65 degrés C au cours des 12 derniers mois qu'au cours de la moyenne de 1951 à 1980, et que la température globale en 2010 dépassera le record de 2005.

Hansen, reconnu pour être l'un des premiers scientifiques à avoir étudié les changements climatiques, rejette les revendications des sceptiques disant que le réchauffement climatique s’est «arrêté» en 1998.

"Il y a de grandes chances pour la température globale en 2010…devienne un record", écrit-il.

«Le réchauffement climatique à des échelles décennales se poursuit sans relâche ... nous concluons qu'il n'y a pas eu de réduction de la tendance au réchauffement global de 0.15-0.2C/décennie qui a commencé dans la fin des années 1970."

La recherche de la NASA s’accorde avec les conclusions de la US National Oceanic and Atmospheric Association (NOAA), service national américain de surveillance du climat qui mesure les températures mondiales par satellite.

On a enregistré les quatre premiers mois de l'année les plus chauds.

En raison de températures élevées de la surface de la mer, la saison des ouragans de l'Atlantique - qui a officiellement débuté cette semaine - devrait être l'une des plus intenses.

La semaine dernière, la NOAA a prédit 14 à 23 tempêtes nommées, dont 8 à 14 se développant en ouragans - de 3 à 7 d'entre elles seraient susceptibles d'être "majeures", avec des vents d'au moins 180 km/h.

Pour rappel une saison moyenne (de six mois) c’est 11 tempêtes baptisées, dont 6 qui deviennent des ouragans, 2 d'entre elles étant majeures.
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MessageSujet: Ruée sur le pétrole   Sam 5 Juin - 17:46

L'accord frontalier conclu en avril entre la Russie et la Norvège ouvre de nouvelles zones maritimes à la prospection pétrolière et gazière dans le Grand Nord, rendu plus accessible par la fonte de la banquise.

(...)

Le 27 avril dernier, à l'occasion de la visite à Oslo du président russe Dmitri Medvedev, la Norvège et la Russie ont mis fin à un différend territorial qui portait sur une zone maritime de 175.000 km2.

«L'accord du 27 avril est le plus important pour la politique extérieure de la Norvège depuis son adhésion à l'Otan en 1949 !» estime Rune Rafaelsen , le directeur du secrétariat norvégien de Barents, un organisme de coopération régionale établi à Kirkenes.

(...)

À l'image véhiculée ces dernières années dans les médias d'une ruée sur l'or noir du Pôle, et de risques d'escalade militaire, le ministre Store oppose une logique de coopération.

La compagnie norvégienne Statoil, associée au français Total, travaille depuis deux ans avec Gazprom pour développer le gisement gazier géant de Chtokman, à 500 km au large de Kirkenes, dans les eaux russes.

La mer de Barents, et l'océan Arctique de manière générale, regorge d'hydrocarbures, pour la plupart nichés sous le plateau continental, par une profondeur d'eau de quelques centaines de mètres seulement. Bien moins que les 1500 mètres de la plate-forme BP dans le golfe du Mexique.

Selon les estimations citées par le secrétaire d'État norvégien aux Affaires étrangères, Erik Lahnstein, 40% des découvertes mondiales de pétrole et 30% des découvertes de gaz se situent dans l'Arctique. Et les neuf dixièmes de ces richesses se situeraient dans les eaux russes.

Des chiffres à prendre encore avec des pincettes, conviennent tous les experts.

En Arctique, les Russes, faute de maîtrise technologique, n'exploitent pas encore de gisement en mer.

Les Norvégiens puisent depuis deux ans du gaz dans le champ de Snohvit, qu'ils liquéfient dans une usine construite non sans mal, sur la côte.

(...)

Difficultés techniques

Les Russes de Gazprom sont venus chercher l'expertise de Statoil, ainsi que celle de Total pour développer le grand projet Chtokman.

Officiellement, les premiers mètres cubes sont attendus à partir de 2016, mais beaucoup d'observateurs pensent que ce projet pharaonique -30 milliards d'euros d'investissement au bas mot- sera encore retardé.

La saturation actuelle du marché mondial du gaz et les difficultés techniques rendent peu probable un respect du calendrier.

L'accord frontalier avec la Russie ouvre une nouvelle zone, grande comme un cinquième de la Norvège, à la prospection, plus proche des côtes que Chtokman.

Du côté norvégien, la réglementation environnementale impose des années d'études avant de commencer l'exploration.

Et les Russes ne possèdent pas la technologie pour se lancer seuls dans l'aventure de leur côté de la frontière maritime.

La ruée sur l'or noir du pôle Nord se fera donc au ralenti.

Rune Rafaelsen est convaincu que «ces décennies de travail en commun dans le Grand Nord sont la meilleure garantie pour la paix».

Route du Nord-Est : la glace a fondu

Même en été, malgré la fonte accrue de la banquise ces dernières années, le passage du Nord-Est n'est jamais complètement libre de glace.

Pourtant, observe Thomas Nilsen, du Secrétariat norvégien de Barents, organisme de coopération régionale basé à Kirkenes, «en septembre dernier, pour la première fois, des navires sont passés sans brise-glace».

«Cet été, autre première, un pétrolier partira de Varandey, du Grand Nord russe pour livrer l'Asie du Sud-Est». Un transport de minerai de fer est aussi prévu en partance de Kirkenes vers la Chine.

«La fonte de la banquise est beaucoup plus rapide que prévue», poursuit Thomas Nilsen.

La route du Nord-Est pourrait faire gagner aux navires entre 14 et 20 jours de mer, par rapport à celle du canal de Suez.

«Le temps de parcours Rotterdam-Yokohama pourra être raccourci de 40%», affirme le secrétaire d'État norvégien aux Affaires étrangères Erik Lahn­stein.

Rune Rafalesen, directeur du Secrétariat de Barents, voit Kirkenes, seul port en eaux profondes de la région, devenir un «hub» maritime pour exporter l'or, le cuivre, le nickel ou la bauxite dont regorgent les sous-sols norvégien, finlandais et russe.

Mais armateurs et assureurs jugent encore la route du Nord dangereuse et coûteuse. Elle ne deviendra pas une autoroute maritime avant dix ou vingt ans.
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