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 Le calvaire des roms

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MessageSujet: C dans l'air   Jeu 3 Sep - 5:14

Notons les propos inadmissibles tenus par certains intervenants de C dans l'air , émission diffusée sur le 5 le mercredi 2 Septembre au sujet des Roms considérés selon certains experts comme des "sous-hommes" alors qu'ils sont citoyens à part entière de l'Union européenne et donc de circuler librement et d'être considéré non pas comme des boucs émissaires !!! mais comme des hommes et des femmes digne de respect Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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MessageSujet: Des Roms "parqués" à Nantes   Ven 4 Sep - 5:51

- "Enfermés dehors" les Roms de Nantes -


Ils errent de terrain en terrain, la mairie a fait entourer leur camp d'un tas de gravats et de blocs de béton

Ils arrivent de Rezé, s'installent à Nantes sur un terrain privé. Leur vie est faite de petits déménagements. Indésirables en Roumanie, les Roms ne parviennent pas ici à trouver un terrain pour s'arrêter un peu.

Pour éviter l'arrivée de nouvelles caravanes, la ville a érigé un tas de gravats, et, si plus personne ne peut entrer, plus personne ne peut sortir non plus.

C'est Médecins sans Frontières qui tire encore une fois le signal d'alarme pour attirer l'attention des nantais sur le sort que l'on fait à cette population en grave difficulté
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MessageSujet: Fin août, des Roms installés illégalement avaient été contrôlés puis tamponnés une fois passés devant les gendarmes   Mar 8 Sep - 15:27

Fin août, des Roms installés illégalement avaient été contrôlés puis tamponnés une fois passés devant les gendarmes. Hier, Eric Besson jugeait ce procédé inopportun.




Le système des tampons va désormais être réservé aux gérants de discothèques qui souhaitent s’assurer que leurs clients ont bien payé leur entrée dans leur établissement. Hier, le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire a en effet réagi par communiqué au procédé employé par les gendarmes lors du contrôle d’une communauté rom installée sur les communes d’Ormoy, Corbeil et Villabé.

Eric Besson juge que « le procédé du tampon humide particulièrement est inopportun concernant les opérations de contrôle visant des étrangers en situation irrégulière ». Il s’est donc « assuré auprès du directeur général de la gendarmerie nationale que les consignes adéquates avaient été passées afin qu’il n’en soit plus fait usage dans ce cas. » Joint au Brésil, le ministre n’a pas souhaité commenter davantage ce communiqué.

« Ces procédés rappellent étrangement ceux employés durant la Deuxième Guerre mondiale »

Le 28 août, la gendarmerie s’était avancée sur le campement d’Ormoy-Villabé-Corbeil, composé d’une centaine de Roms, afin de notifier à certains d’entre eux des obligations de quitter le territoire français (OQTF). Les habitants des caravanes sont en effet expulsables s’ils ne peuvent justifier d’un salaire au bout de trois mois. Une fois contrôlés, ces ressortissants roumains ont un mois pour partir.
Ce jour-là, la gendarmerie possède une soixantaine d’OQTF établies par la préfecture de l’Essonne. Après avoir procédé aux contrôles d’identité, les forces de l’ordre ont choisi d’appliquer un tampon humide de nature administrative sur le bras des Roms. Une marque lavable qui a choqué la communauté, ainsi que les associations locales. « Ces procédés rappellent étrangement ceux employés durant la Deuxième Guerre mondiale, soupirent les responsables de l’association Solidarité avec les familles roumaines. C’est une satisfaction de savoir que cela ne se reproduise plus.
Nous sommes soulagés aussi que l’on accorde enfin du crédit à nos propos. »
Du côté de la préfecture, on prend note de cette position du ministre. « Cette méthode permettait de ne pas parquer les personnes déjà contrôlées dans un coin en attendant de voir les autres, avance-t-on en préfecture. La gendarmerie nous avait bien montré que c’était le moyen le plus pratique de procéder afin d’éviter de contrôler deux fois la même personne. »
Il faudra désormais trouver un autre système.

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Le Parisien
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MessageSujet: 139 personnes dont 47 enfants expulsés par la police   Mer 16 Sep - 6:08

Aux premières heures de la journée, hier, le camp de Roms, discrètement installé, chemin de Villeneuve, dans la zone industrielle des Malfourchés à Créteil, a été évacué au cours d’une opération de police.
Sur un terrain appartenant à la Sogaris, 139 personnes dont 47 enfants avaient construit là des cabanes de fortune, dissimulées derrière une butte barrant le terrain.
Planches, cartons, tôles ondulées avaient constitué, au fil des mois, des abris de fortune. Hier matin, priés de quitter les lieux, ils avaient, en hâte, entassé quelques affaires. « Nous avons agi sur ordonnance pénale, précise la préfecture. Des propositions de relogements provisoires ont été faites dans des hôtels situés à Valenton, Viry-Châtillon (Essonne) ou encore Vincennes qui ont été acceptées pour la plupart. Parmi les personnes présentes, 28 adultes et 6 enfants ont accepté de profiter du dispositif de retour volontaire en Roumanie. »

« Notre souci principal est de ne pas séparer les familles »

Dépêchés sur place, la Croix-Rouge et le Samu social avaient mis d’importants moyens en oeuvre pour assurer un suivi sanitaire et le transport des Roms évacués, vers les différents lieux d’hébergement. Au fur et à mesure de l’opération, chaque famille est prise en charge par les bénévoles.
« Nous les connaissons pratiquement tous, ce sont des gens que nous suivons. Parfois, nous les retrouvons d’un camp à l’autre. Parmi les gens qui sont ici, certains étaient à Choisy auparavant. Quelques-uns aussi étaient repartis en Roumanie et, en désespoir de cause, ils ont fini par revenir… », constatent les bénévoles. « Mon oncle n’est pas bien, lance un trentenaire, l’air inquiet, il faut faire quelque chose pour lui. » L’un des secouristes de la Croix-Rouge se rend auprès de l’oncle et l’accompagne jusqu’à l’une des ambulances. Rien de bien grave, la seule présence des secouristes s’avère rassurante. Pendant ce temps, d’autres veulent retourner dans le camp. « J’ai pas pris à manger pour les enfants, je peux aller dans la maison ? », s’inquiète une maman. Là encore, un bénévole l’escorte jusqu’à la cabane où elle a vécu pendant plusieurs mois. Elle revient les bras chargés de nourriture mais aussi de vêtements.
Petit à petit, les familles prennent place dans les différents véhicules de la Croix-Rouge. « Notre souci principal est de ne pas séparer les familles », insistent les secouristes. A peine les Roms partis, le propriétaire des lieux a rassemblé leurs affaires sur des palettes : « Elles vont être stockées dans des box fermés en un lieu que nous leur avons communiqué, pendant un mois, durée pendant laquelle ils pourront venir les récupérer. »
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MessageSujet: la grande désillusion   Jeu 17 Sep - 15:35

La première moitié du hot-dog a fait office de déjeuner. La seconde, consciencieusement emballée, servira de dîner à Georges. Ce Rom de 63 ans, originaire du sud de la Roumanie, fait la manche rue de Caumartin (9e). A quelques mètres, plusieurs membres de sa belle-famille - avec qui il est arrivé en France il y a trois semaines - font de même. « Mon fils ne pouvait plus s'occuper de moi, alors j'ai suivi les autres », raconte-t-il, fatigué. « Paris, c'est le meilleur endroit pour mendier, mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse en France ? Je préférerais rentrer en Roumanie ! » Comme l'ensemble des Roms du quartier, Georges ne parle pas français. « Bonjour camarade professeur » est le seul reste de ses cours sous la période communiste. Alors, il attend patiemment trois mois pour « être expulsé » et recevoir, comme il le croit, de l'argent de l'administration française. Puis, Georges préfère se taire. Des membres de la communauté le lui demandent.

Les Roms ne se confient pas facilement. Trop de méfiance. Trop d'arnaque. « On nous a promis un travail pour 120 euros. Et puis, une fois en France, plus rien », raconte Iona, d'une autre famille, à quelques mètres. Plus loin, Dobrin, 32 ans, égrène lui aussi des cas de Roms qui n'ont pas été payés par des compatriotes. Ce qui ne l'empêche pas de vouloir travailler dans le bâtiment, comme il le faisait en Grèce depuis douze ans. Mais cela fait maintenant cinq mois qu'il vit à Paris et il ne subsiste qu'en faisant la manche. Avec sa femme Yuliyana, leur fille de 10 ans, Madaleina, le cousin, sa copine de 15 ans et trois chiots, ils dorment tous les soirs entre sacs et valises devant le hall d'entrée d'une compagnie d'assurances. La journée, ils mendient chacun dans un quartier différent. Ce soir, un ragoût est cuisiné grâce un réchaud caché derrière des barrières de travaux. La casserole est posée à même le bitume, comme le sel et le poivre. La vaisselle sera faite directement dans le caniveau. Un Français arrive, leur donne un sac de vêtements. « Ça ne gêne plus personne qu'ils soient là devant les vitrines, c'est à gerber ! », s'énerve-t-il. « Les gens ici sont gentils », sourit Dobrin, mais « on ne peut que compter sur nous ». Pourquoi ne scolarise-t-il pas Madaleina, qui rêve de devenir médecin ? « Dans un mois, si je n'ai pas trouvé de travail, nous rentrerons en Roumanie avec l'aide au retour. Et puis, ajoute-t-il désenchanté, mon père voulait que je fasse des études de droit, regarde ce que je suis devenu... » W

A. S.
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MessageSujet: Les propos haineux contre les Roms deviennent monnaie courante   Sam 19 Sep - 4:02

STRASBOURG - Les propos haineux contre les Roms deviennent monnaie courante dans le discours public en République tchèque, dénonce le Conseil de l'Europe dans un rapport publié mardi à Strasbourg.
Un groupe de Roms à Prague. Les propos haineux contre les Roms deviennent monnaie courante dans le discours public en République tchèque, dénonce le Conseil de l'Europe dans un rapport. (Reuters/David W Cerny)

Un groupe de Roms à Prague. Les propos haineux contre les Roms deviennent monnaie courante dans le discours public en République tchèque, dénonce le Conseil de l'Europe dans un rapport. (Reuters/David W Cerny)

Si le phénomène concerne notamment "des responsables politiques de haut niveau dont des ministres et des élus locaux", les Roms constituent la cible privilégiée des partis d'extrême droite, souligne le document rédigé par la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (Ecri).

Ils sont également "les victimes de la plupart des actes de violence racistes dont un meurtre commis en 2007".

Dans de nombreuses communautés, le chômage atteint ou dépasse les 90% tandis que le taux d'analphabétisme s'élève à 40%, ajoute le rapport.

"Malgré les diverses mesures adoptées par les autorités au niveau national, peu de progrès ont été faits concrètement ces dernières années pour améliorer les conditions de vie des Roms ou leur intégration dans la société tchèque", conclut l'Ecri.

Entre autres remèdes, la Commission suggère de contrôler plus étroitement la façon dont les autorités locales mettent en oeuvre les stratégies définies nationalement en faveur des Roms et d'y associer plus étroitement leurs représentants.
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MessageSujet: Des dizaines d'enfants et leurs parents ont été expulsés, hier matin, du terrain qu'ils occupaient dans une ancienne station service à Lille-Moulins.   Ven 25 Sep - 15:33

Des dizaines d'enfants et leurs parents ont été expulsés, hier matin, du terrain qu'ils occupaient dans une ancienne station service à Lille-Moulins.

Des caravanes à peine roulantes échouées sur un trottoir, quelques antiques camionnettes, et des enfants qui courent partout. Nouvelle évacuation et nouveau triste spectacle, hier matin, rue Armand-Carrel à Lille. Sur décision de justice, les policiers ont fait évacuer cette ancienne station service Esso. Les parents se désolent : « Tous nos enfants vont dans des écoles juste à côté d'ici, maintenant ils doivent partir ... » Côté mairie de Lille, on s'étonne aussi. « D'habitude on est informé par la préfecture avant une expulsion, explique Marie-Christine Staniec-Wavrant, adjointe à la solidarité. Mais ce matin (hier matin), c'est un passant qui nous a alertés, on a été un peu pris de court. » L'élue souligne que les familles « sont suivies par le Réseau santé précarité et l'Aréas (Étude et action sociale auprès des gens du voyage). Une réunion a eu lieu avec la DDASS et les services de la ville pour voir comment on va les accompagner. Pour l'instant, on n'a pas de solution de relogement dans la métropole ». • A. D.

> Hier soir, l'ensemble des caravanes expulsées le matin avaient réintégré le même terrain dans l'ancienne station service.
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MessageSujet: Hongrie : les Roms, une communauté marginalisée   Sam 26 Sep - 12:43

En butte à l’hostilité de la population, victimes d’une misère chronique, délaissés, les Roms sont touchés de plein fouet par l’actuelle crise.

Budapest, correspondance particulière.

Il est difficile de quantifier avec précision le niveau de misère dans lequel vivent ou survivent les Roms, les statistiques officielles ne prenant pas en considération l’appartenance ethnique. Pourtant, il suffit de se rendre dans l’est du pays pour constater les conditions d’existence parfois effroyables.

Certains chiffres peuvent toutefois nous éclairer sur l’étendue du problème. Un rapport de la Banque mondiale sur les Roms en Europe datant de 2003 estimait que 54,9 % des foyers roms de Hongrie n’avaient pas accès à l’eau chaude et que 34,7 % n’avaient pas du tout accès à l’eau courante, toutes les ONG travaillant sur la situation des Roms sont unanimes à considérer que celle-ci ne s’est pas améliorée depuis, bien au contraire. En 2007, le taux de chômage des Roms était estimé à 60 %, alors que pour cette même année le taux national était de 7,2 %.

Rob Kushen, directeur du Centre européen pour les droits des Roms, ERRC, une ONG basée à Budapest, parle d’une pauvreté structurelle à propos des conditions de vie des Roms. « La pauvreté des Roms est un cercle vicieux qui se transmet de génération en génération, la pauvreté des parents a des conséquences négatives sur la scolarité de leurs enfants, souvent ces problèmes économiques impliquent que les enfants doivent écourter leur scolarité pour trouver un emploi peu qualifié (…). »

L’important racisme que subit cette communauté amplifie encore le problème. Par exemple, de nombreux Roms se plaignent de discriminations à l’emploi ainsi que sur leur lieu de travail. Ces discriminations liées au racisme se retrouvent dans de nombreux aspects de la vie quotidienne, logement, éducation, etc.

Par sa passivité, l’État hongrois n’est pas exempt de responsabilités dans cette situation, celui-ci n’a pratiquement pris aucune mesure digne de ce nom pour remédier aux problèmes sociaux que connaissent les Roms ou pour lutter contre les préjugés envers ce groupe.

Guillaume Carré
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MessageSujet: Depuis trois semaines, une vingtaine de Roms vivent dans un campement de fortune, sous un pont à Brest.   Sam 26 Sep - 15:27

Depuis trois semaines, une vingtaine de Roms vivent dans un campement de fortune, sous un pont à Brest. Des conditions plus que précaires pour les adultes. Mais surtout pour les six enfants du groupe âgés de 11mois à 10 ans.

De temps en temps, un habitant du quartier s'approche des tentes. Et jette un oeil pour tenter d'en savoir plus sur ces personnes qui ont élu domicile sous le tablier du pont de la Villeneuve, en plein coeur de Bellevue, à Brest. À quelques dizaines de mètres de l'École supérieure de commerce. Du campement s'échappe la fumée d'un feu de bois sur lequel cuit du poulet. Autour, quelques petites tentes et d'autres abris de fortune fabriqués avec des bouts de bois et des bâches. Sur le sol, des cartons et un grand tapis qui fait office de place centrale. Plus loin, du linge sèche au soleil. Et des sacs poubelles, soigneusement fermés, sont entreposés à l'écart. L'endroit est propre. «On a de la chance, il ne pleut pas», souligne Victor un des habitants du camp dans un français approximatif. Une langue que lui et ses compagnons ont apprise, il y a quelques années, sur les bancs de l'école. «Nous sommes Roms. On est partis de Roumanie car il n'y avait rien pour nous là-bas. Pas de travail et aucune aide». Là-bas, ils étaient sédentaires.

«Un vrai toit pour l'hiver»

Ces familles sont arrivées dans l'Hexagone en car. C'était en mars dernier. Les maigres économies qu'elles possédaient leur ont permis d'acheter deux voitures à bout de souffle. À présent, à l'approche de l'hiver, ces Roms tentent de trouver un abri en dur. «Certains d'entre nous sont allés chercher des solutions à Bordeaux et Nantes, explique Nicolae. Comme ils n'ont rien trouvé, ils sont revenus à Brest». Une vingtaine d'hommes, de femmes et d'enfants vivent donc, sous le pont, dans des conditions plus que précaires. «En bas, il y a des toilettes et un point d'eau», poursuit une jeune mère de famille, son enfant sur les genoux. Dimanche dernier, le groupe a reçu la visite de la police qui lui a demandé de lever le camp dans les prochains jours. Depuis, personne n'est venu sur le site. Seule l'association Casse-papiers qui intervient auprès des demandeurs d'asile a fait cette démarche. «Ce groupe n'a aucun problème de régularité. Car, depuis 2007, la Roumanie fait partie de l'Union européenne. À ce titre, les ressortissants roumains peuvent se déplacer comme bon leur semble en France et dans les autres pays de l'UE», souligne Françoise Paugam, responsable de l'association brestoise. Ce qui nous inquiète, dans leur cas, c'est leurs conditions de vie».

L'indifférence de certains squatters

Jeudi soir, une jeune Brestoise présente sur le site, très au fait des réseaux alternatifs, faisait chauffer son portable. Tentant de trouver des places dans des squats en ville. «Personne ne veut recevoir les Roms. Les squats que j'ai contactés sont occupés par des gens qui se comportent comme si la maison leur appartenait. Pas de solidarité. Même l'argument des enfants ne passe pas. On m'a répondu qu'il était hors de question de faire la charité. Je suis révoltée». Hier soir, Françoise Paugam, pour qui il est impérieux de scolariser les enfants, tentait de trouver une issue plus légale à cette galère.
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MessageSujet: Lyon :Les commerçants et les riverains du marché Saint-Antoine se plaignent de nombreux vols commis en majorité, selon le témoignages du Progrès, « par des « roms » bien organisés«   Lun 28 Sep - 14:16

Les commerçants et les riverains du marché Saint-Antoine se plaignent de nombreux vols commis en majorité, selon le témoignages du Progrès, « par des « roms » bien organisés« . « Ce samedi matin, j’ai surpris un jeune homme à l’avant de mon véhicule, j’ai réussi à fermer à clé la porte où il était mais le temps d’appeler les forces de l’ordre, il a simulé un malaise en se couchant pour, en fait, s’enfuir par l’autre porte« , témoignait une commerçante. À l’ouverture du marché, vers les 6-7 heures, des jeunes, mineurs pour la plupart, seraient déposés en Mercédès. Vers les 10-11 heures, la mendicité est la règle car elle permet de tendre une main, pendant que l’autre fouille dans une poche ou prélève sur un étal. À la fermeture, la diversion s’impose pour permettre l’efficacité des divers stratagèmes.
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MessageSujet: Les Roms face à un mur   Jeu 1 Oct - 6:06

Les Roms face à un mur
Créé le 01.10.09 à 07h02 | Mis à jour le 01.10.09 à 07h02 | 0 commentaires
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Une « position responsable, ferme et constante ». Nantes métropole a opposé une nouvelle fin de non-recevoir au collectif Romeurope, qui manifestait hier midi sous les fenêtres de la communauté urbaine. Celui-ci redoute l'expulsion imminente du camp de Chantenay, où 80 familles occupent illégalement un terrain municipal.

« Depuis plusieurs mois, 75 familles Roms se sont vues proposer un parcours d'insertion », a rappelé Nantes métropole. « Cet effort, déjà très conséquent, ne sera pas amplifié. Cette politique ne souffre d'aucune exception. » W
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MessageSujet: Clichy : un camp de Roms menacé d'expulsion   Jeu 1 Oct - 6:08

Clichy : un camp de Roms menacé d'expulsion





Quelques baraques montées avec des planches de bois, des tôles et des couvertures, pas d'eau courante, l'eau de la Seine pour laver les vêtements : c'est dans ces conditions très précaires qu'une poignée de famille de Roms de Roumanie, dont une trentaine d'enfants, survit depuis un mois sur un terrain vague de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), en bord de Seine.
Mercredi, la société propriétaire de ce terrain a demandé au tribunal de Nanterre d'ordonner leur expulsion.

L'avocat de la SARL Seine Clichy 93, Me Eric Gomez, avance que, par leur «occupation illégale», les Roms mettent en péril la vente du terrain à la SEM 92, société d'économie mixte du département des Hauts-de-Seine, qui prévoit d'y lancer un programme de logements sociaux. Sans avocat, une dizaine de ces migrants sont venus à l'audience pour demander un sursis de quelques mois, le temps de trouver une solution plus stable. Me Eric Gomez a rejeté toute solution de médiation.

Un représentant de l'Association pour l'accueil des voyageurs (ASAV), Yannick Lucas, a demandé en vain au tribunal de renvoyer l'audience, pour permettre aux migrants de constituer un dossier d'aide juridictionnelle. «Ils demandent un terrain stable dans la perspective de scolariser les enfants et ce qu'ils souhaitent avant tout, c'est de pouvoir travailler», a-t-il expliqué en marge de l'audience. «Certains d'entre eux se trouvaient déjà il y a trois ans sur un terrain à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis, ndlr). Ils vont d'expulsion en expulsion», a-t-il déploré.

Un porte-parole de la mairie (PS) affirme, sous couvert d'anonymat, que «les riverains ont subi des vols et que le quartier devient de plus en plus sale».

Le tribunal, saisi en référé, a mis sa décision en délibéré au 8 octobr
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MessageSujet: Les Roms à Villeneuve-d'Ascq : une certaine idée de l'Europe   Jeu 1 Oct - 6:10

Les Roms à Villeneuve-d'Ascq : une certaine idée de l'Europe

mercredi 30.09.2009, 07:19 - La Voix du Nord
Le père Arthur, qui a rencontré le préfet vendredi soir, milite sans relâche pour que les Roms puissent vivre dignement. Le père Arthur, qui a rencontré le préfet vendredi soir, milite sans relâche pour que les Roms puissent vivre dignement.
| ON EN PARLE |

Les positions s'affirment autour de l'implantation des Roms à Villeneuve-d'Ascq, ...

nourrissant un débat de fond aux multiples entrées.Le constat, porté par des images difficilement acceptables, ne laisse personne indifférent : voir dans un pays comme le nôtre des enfants mendier au péril de leur vie, tandis que leurs parents tentent péniblement de survivre, est un signal très inquiétant. Il soulève la question centrale de l'intégration à l'échelle européenne. Il révèle aussi l'abolition progressive des frontières, inscrite dans le traité de Maastricht et clairement affirmée par plusieurs formations politiques. Malik Ifri, pour les Verts, est par exemple intervenu clairement dans nos colonnes en faveur d'une nation européenne.

Tout le monde ne l'avait pas forcément vue venir.
Bidonville

En attendant, Villeneuve-d'Ascq a du mal à vivre avec cette ambition. Constamment sur la brèche au titre de première adjointe déléguée à la sécurité, Maryvonne Girard avoue à la fois sa lassitude et son désarroi. Au fil des réunions avec les habitants et devant les conseils de quartiers, elle porte la parole du maire. Qui se résume à cette formule : « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Autrement dit, la ville ne favorise pas une implantation durable des Roms à Villeneuve-d'Ascq.

Lundi soir, devant le conseil de quartier de Bourg-Près-Château, l'élue a ainsi exprimé des réserves sur l'installation de sanitaires dans les différents camps. « Comme dirait le maire, justifia Maryvonne Girard, mettez des douches et des sanitaires dans tous les terrains et Villeneuve-d'Ascq devient un bidonville ! » Tel n'est pas l'avis du père Arthur, qui vient en aide aux familles roms de Villeneuve-d'Ascq (et ailleurs dans la métropole). Après l'article que nous lui avons consacré le lundi 21 septembre, il a rencontré, vendredi soir, le préfet de région. Sensibilisé par le reportage et attentif aux arguments développés par l'homme d'église, le représentant de l'État a indiqué qu'il ferait tout pour donner aux migrants des conditions de vie plus dignes.

Pour autant, le problème sera loin d'être réglé. Tout le monde s'accorde à dire qu'il relève d'un tout autre niveau, précisément celui qui est à l'origine de ces mouvements. Longtemps perçue comme lointaine, l'Europe se dévoile désormais concrètement. Mais doit-elle continuer à avancer à marche forcée ou bien rechercher une harmonie entre les peuples forcément plus longue à se dessiner ?
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MessageSujet: La préfecture des Bouches-du-Rhône a confirmé hier son intention d'implanter aux Aygalades (15e) un centre d'accueil pour les familles roms.   Ven 2 Oct - 4:49

La préfecture des Bouches-du-Rhône a confirmé hier son intention d'implanter aux Aygalades (15e) un centre d'accueil pour les familles roms. La nouvelle a déclenché la colère de la mairie de secteur, qui annonce des « manifestations et des blocages », avec l'aide de la population. « On rajoute de la misère sur la misère alors que nous essayons de tirer ce secteur vers le haut, dénonce Samia Ghali, maire (PS) des 15e et 16e arrondissements. En plus, des Roms s'étaient déjà installées à cet endroit. Elles étaient parties après des affrontements avec les jeunes du quartier. »

La préfecture a retenu un terrain à côté de l'ex-caserne de la Guillermie. « Pour l'instant, nous n'avons que ce terrain, explique Christophe Reynaud, secrétaire général adjoint. Nous voulons y implanter des préfabriqués et accueillir 100 à 150 personnes avant la fin de l'année. » Citoyens de l'Union européenne, autorisés à exercer en France 150 métiers, les Roms seraient près de 2 000 à Marseille, vivant pour la plupart dans des squats. La préfecture entend aider « ceux qui souhaitent rester en France et s'intégrer », après une sélection opérée en lien avec les associations. Les autres devraient quitter le territoire avec une aide de l'Etat de 200 à 300 euros par personne, ou être expulsés. W
Frédéric Legrand
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MessageSujet: Village » de Roms à Roubaix   Dim 11 Oct - 5:21

Village » de Roms à Roubaix : les élus d'opposition sonnent le réveil des habitants

dimanche 11.10.2009, 05:02 - La Voix du Nord
Autour de Max-André Pick, les élus d'opposition, sous la bannière de Roubaix en marche, ont rencontré les habitants. Autour de Max-André Pick, les élus d'opposition, sous la bannière de Roubaix en marche, ont rencontré les habitants.


Roubaix accueillera prochainement un « village », en l'espèce cinq bungalows, destinés à des familles de Roms. l'implantation devrait se faire près de la rue d'Alger. Hier matin, les élus d'opposition du groupe de Max-André Pick, sous le nom de l'association Roubaix en marche, sont allés en discuter avec les habitants...

10 h, hier matin, dans les quartiers nord de Roubaix. À l'angle des rues d'Alger et de Mascara, là où devraient être implantés les cinq bungalows, un groupe d'habitants du secteur discute avec Max-André Pick, Christian Maes, Christiane Becquart, Arnaud Delbar et d'autres. La plupart avouent qu'ils n'étaient pas du tout au courant qu'un « village » de Roms allait sortir de terre juste à côté de chez eux. « On l'a appris avec le tract...

» Celui que l'association de Max-André Pick, Roubaix en marche, a glissé dans une cinquantaine de boîtes aux lettres du quartier pour donner rendez-vous, ce samedi, aux riverains.

D'emblée, l'hostilité des habitants présents hier matin est claire : ils ne veulent pas devenir les voisins des familles Roms. Racisme ordinaire ? Ils s'en défendent. Un habitant : « Ces gens ne demandent qu'à vivre... Mais nous, on n'est pas dans un quartier qui a les moyens de les accueillir !

» L'élu Christian Maes insiste : « On n'est pas contre les Roms, on n'est pas raciste par rapport à ces personnes-là, mais leur présence, ça ne va faire qu'ajouter au sentiment d'insécurité ici. » Lui qui a été pendant plus de dix ans le principal du collège Samain tout proche, estime que la rue d'Alger, avec ses maisons tristes, son faible éclairage le soir, ses bouts de friches à l'abandon transformées en décharges à ciel ouvert, c'est « déjà un vrai coupe-gorge ».

Du côté des élus d'opposition, la position est claire : il s'agira d'empêcher, si possible avec le soutien des habitants, l'implantation des bungalows.

Max-André Pick : « On est contre ce projet. En tant qu'élu à la communauté urbaine, j'ai pourtant voté pour l'accueil des Roms. Ils ont besoin aussi de bonnes conditions de vie. Mais franchement, est-ce que pour une fois Roubaix ne pouvait pas passer son tour ? Dans le social, l'insertion des personnes en difficulté, on fait déjà la course en tête depuis 30 ans, alors là on n'était pas obligé... Mais bon, une fois qu'on a pris la décision, parlons au moins du site. Là, il n'y a eu aucune concertation, et on va aller mettre ça dans un endroit abandonné, dans un quartier avec des habitants de condition déjà modeste, et ça va créer des problèmes supplémentaires. » Des « problèmes », c'est le mot qui revenait le plus souvent dans la bouche des habitants rencontrés hier matin, partageant l'avis des élus d'opposition comme Christiane Becquart : « Ça va être complètement squatté. On le sait bien, c'est culturel, s'ils viennent, ils vont amener toute leur famille, avec les caravanes autour... » Un cliché ? Pas selon Max-André Pick, qui cite l'exemple de maisons achetées par des Roms à Faches-Thumesnil. Une habitante roubaisienne semble pour sa part avoir réellement peur : « Les entreprises du quartier sont déjà "visitées" de temps en temps, alors là, je sais pas ce qua ça va donner... » Les élus de la majorité municipale, qui n'ont eux-mêmes pas montré le plus grand enthousiasme sur le sujet, vont avoir du travail pour faire passer la pilule... • W. H.
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MessageSujet: Liberté », un film sur l'holocauste des Roms   Jeu 15 Oct - 4:14

Liberté », un film sur l'holocauste des Roms
Cinéma. Le film de Tony Gatlif ouvre aujourd'hui le 12e Festival Indépendance(s) et Création.


«Liberté ». Dans son dépouillement, le titre du film de Tony Gatlif sonne comme l'oriflamme d'une certaine idée du cinéma. Il ne pouvait mieux dire ce qui se trouve depuis des années au cœur de ce qui anime Ciné 32 : le refus de la soumission aux seuls critères du marché, la résistance à l'uniformisation, à la domination de l'industrie du divertissement. « Liberté », en présence du réalisateur, ouvrira le 12e Festival Indépendance(s) et Création, aujourd'hui, à 19 h 30, au théâtre de la ville. On connaît l'univers de prédilection du cinéaste, approfondi de film en film : celui des Roms, d'où qu'ils viennent, dont il est, à bien des égards, le chantre. Qui ne se souvient de « Latcho Drom », de « Gadjo Dilo » ! L'idée de faire un film sur l'holocauste des Roms taraudait Tony Gatlif depuis ses premiers pas dans la réalisation. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Roms furent enfermés, déportés, massacrés avec l'accord de tous les pays, à la notable exception de la Bulgarie qui, quoique fasciste, refusa de livrer ses Tsiganes aux nazis. « Liberté » n dont Tony Gatlif signe aussi le scénario, s'inspire de personnages réels pour retracer le destin tragique d'une famille de Tsiganes de la France de 1943. Parmi les membres de cette famille, il y a Taloche (James Thiérrée), un grand gamin bohémien qui se lie d'amitié avec P'tit Claude, jeune orphelin de 9 ans, un gadjo qui les suit malgré eux pendant le voyage. Parallèlement aux tribulations de cette famille de nomades, on assiste à l'histoire d'amitié de Mlle Lundi (Marie-Josée Croze), une institutrice, et Théodore, le maire du village (Marc Lavoine), les Justes. Tous deux tenteront de protéger P'tit Claude et sa nouvelle famille. Il arrive au cinéma de se faire l'avocat des opprimés et de parler de ceux qui n'ont pas la parole.
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MessageSujet: Stadium : quatre-vingts « Roms » menacés d'expulsion   Ven 16 Oct - 14:34

Stadium : quatre-vingts « Roms » menacés d'expulsion
S

C'est un bidonville au cœur de la ville. Des tentes, cabanes et abris de fortune qui s'étirent en campements du côté d'Empalot et Saint-Michel, à proximité du Pont Garigliano. Échouées à Toulouse après avoir fui la misère en Roumanie, blackboulées depuis leur arrivée en avril dernier, 16 familles tziganes, des Roms, risquent d'être expulsées aujourd'hui par les forces de l'ordre.

Sans eau potable, sans sanitaires sur ce site inondable du Ramier, quatre-vingts personnes, dont une vingtaine d'enfants, ont trouvé refuge sous ce pont cet été. En journée, la plupart font la manche au centre ville, contre un briquet ou un calendrier, nettoient les pare brises aux feux rouge, d'autres ont enfilé le costume d marionnettes place du Capitole, pour amuser les passants avec leur « clac clac » musicaux… Marius lui, avait un trouvé un boulot. Son dossier, déposé il y a deux mois à la préfecture avec un contrat de travail ferme à partir du 1er octobre est resté lettre morte. Il fera parti du voyage des « reconduits à la frontière »… avec «l'aide au retour humanitaire » de 300 € par tête de pipe. (voir notre encadré)
Quartier mobilisé

À Saint-Michel, des associations locales et des riverains bénévoles se sont mobilisés pour apporter un peu de chaleur à ces Roms, en offrant vêtements, nourriture et dons divers. « C'est la misère la plus totale ! On a fait une collecte avec le minimum utile et de l'alimentaire. Ils font les poubelles vertes pour manger et la manche pour survivre… », raconte Guillaume qui regrette l'absence de soutien des institutions « pour trouver des solutions concrètes d'assistance humanitaire à ces familles. Des médecins bénévoles se sont spontanément rapprochés de ces familles, des enfants, et deux personnes dont la santé s'était dégradée ont été hospitalisées rapporte un proche du dossier.

Le déménagement du campement avec reconduite à la frontière devrait avoir lieu ce vendredi. Or, les conflits sociaux annoncés aujourd'hui en ville, entre les agriculteurs et les retraités, pourraient remettre à plus tard l'intervention des forces de l'ordre.
L'aide au retour humanitaire

L'aide au retour humanitaire accessible à tout étranger « en situation de dénuement ou de grande précarité » est une alternative à l'expulsion, devant encourager un retour au pays d'origine. Les ressortissants Bulgares et Roumains, faisant partie de la Communauté européenne depuis 2007, ne justifiant pas d'un emploi, sont reconduits dans leur pays d'origine avec cette aide de 300 € par adulte et de 100 € par enfant qui est leur remis à l'arrivée et n'est valable qu'une fois. La loi du 20 novembre 2007 prévoit un fichage biométrique des bénéficiaires. Durant le premier semestre 2009, 210 aides au retour humanitaire ont été accordées en Haute-Garonne.
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MessageSujet: Argenteuil : Le camp de Roms évacué par la police   Sam 17 Oct - 4:20

Argenteuil : Le camp de Roms évacué par la police
(16/10/2009 18:38)

La Préfecture du Val d’Oise a procédé jeudi matin à l’évacuation du terrain occupé illégalement depuis un an dans le quartier d’Orgemont à Argenteuil. Depuis le jugement du Tribunal de Pontoise, les Rroms qui s’étaient installés là avaient jusqu’au 30 septembre pour quitter les lieux. Une majorité d’entre eux étaient déjà partis à l’arrivée des forces de l’ordre, a-t-on appris sans plus de précision.

Au mois de juin dernier, le Tribunal de Grande Instance de Pontoise a donné aux occupants du terrain situé avenue de Stalingrad, jusqu’au 30 septembre pour quitter les lieux. Jeudi matin, la police nationale, sur ordre du Préfet du Val d’Oise, a procédé à son évacuation.

« Les personnes encore présentes sur le terrain ont été emmenées par la police nationale sur d’autres sites de la région parisienne ou à l’aéroport pour celles qui ont accepté l’aide au retour en Roumanie » indique la mairie d’Argenteuil qui a dépêché les services de la ville pour nettoyer les abords du terrain.

La société Grand Frais, propriétaire du terrain, devrait « rapidement » procéder au nettoyage du terrain. En attendant la construction d’un supermarché de fruit et légume dont l’ouverture des portes reste programmée à la fin de l’année 2010, elle fera gardienner le terrain.

Dans un communiqué, le maire regrette « l’inadaptation de la législation qui laisse régulièrement les communes et les riverains en butte à de longues occupations du domaine public ou privé, ce qui est dommageable pour des communes comme Argenteuil qui prennent leurs responsabilités en matière d’accueil des plus démunis. »
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MessageSujet: Les dortoirs de Roms se ramassent à la grue sur les rives glacées de l’Arve   Sam 17 Oct - 4:22

Les dortoirs de Roms se ramassent à la grue sur les rives glacées de l’Arve


Des coquilles d’œufs gobés dans le froid, des bouteilles de vodka au format dînette d’enfant. Vides, les bouteilles, dispersées sur le sable, autour d’une bougie à moitié consumée. Des traces de vie minuscules au bord de la rivière qui descend de la montagne. C’était hier matin sous la passerelle de la Bâtie, après le passage des employés de la Voirie. «Ville propre», jusque sur les rives où dorment chaque nuit les Roms.

L’eau a beau être glaciale, ils reviennent vers elle sitôt la nuit tombée, avant de la quitter au lever du jour. Des bivouacs de fortune, des garde-meubles éphémères, cachés entre deux piles en béton, des «encombrants» débarrassés régulièrement sur ordre de police. Les tournées de ramassage ne connaissent plus les saisons, s’adaptent aux habitudes de ces dormeurs itinérants. Vingt-sept rotations nettoyeuses depuis octobre 2008. Seize tonnes récupérées à ce jour. Des matelas, des couvertures et, hier vendredi, un sommier deux places hissé à la grue à la hauteur du pont de Saint-Georges. Du travail plein les bras et les jambes pour ces spécialistes des décharges sauvages. D’habitude, ils opèrent au pied des immeubles, à même le trottoir. Deux fois par mois au minimum, ils s’accrochent aux branches, descendent en rappel, partent à la pêche avec de gros filets. Un effectif de trois à quatre personnes, chauffeur compris. Coût de ces opérations, coordonnées par les agents municipaux et les îlotiers: «130 000 francs pour les bientôt trente campagnes de ramassage», précise Guénolé Marquet, adjoint de direction à la Voirie. D’autres sont d’ores et déjà agendées d’ici à la fin de l’automne. Le but reste le même: éviter que les bivouacs ne se transforment en véritables campements.

«Actuellement, ils sont entre six et dix à dormir dans chacun des lieux identifiés. Nous en avons recensé une quinzaine dans la ville», résume le rabatteur en uniforme. Des lieux de repli pour la nuit, qui ne tardent pas à se reformer. Les matelas poussent mieux que les champignons sur les pentes de l’Arve. «Le jour où ils seront une centaine à dormir au bord de l’eau, le combat sera perdu», commente celui qui, à raison, considère que ces conditions de survie ne sont pas tolérables, notamment lorsqu’on y croise des enfants, grelottant sous leur couverture.

Pour autant, devant la loi, rien ne les interdit. Ce n’est pas du camping, il n’y a pas d’utilisation abusive du domaine public. Même par mauvais temps, les tentes sont rares. On les devine parfois derrière le muret du square Galiffe, à un jet de sardine des baraquements en bois de l’Armée du Salut.

Hier à midi, un jeune garçon et son père buvaient de l’eau à la fontaine. Sous une bâche, de quoi dormir pour la nuit. Ils y passeront le week-end. Le camion de la Voirie ne s’est pas déplacé jusqu’aux Délices. Un bivouac en sursis. Et la neige annoncée à moins de 1000 mètres d’altitude.

Alors, quelle solution? L’abri des Vollandes ouvre le 16 novembre. Mais certains choisiront de rester dehors. Le froid ne les chassera pas de cette ville. L’un d’eux l’exprimait hier matin en voyant partir son matelas dans le camion: «Chez nous, le climat est plus dur et la police nous frappe.» Ici, elle se contente de ramasser des bouts de vie éparpillés.
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MessageSujet: Ils n'en veulent pas. Environ 700 habitants des 15e et 16e arrondissements   Lun 19 Oct - 5:09

Ils n'en veulent pas. Environ 700 habitants des 15e et 16e arrondissements ont manifesté samedi contre l'implantation d'une aire d'accueil pour des familles roms sur le domaine de la Guillermy (15e), situé à côté de l'A 7. Il y a deux semaines, la préfecture avait annoncé qu'elle souhaitait « installer des bungalows sur ce terrain appartenant à l'Etat ».

« Ce n'est pas un combat contre les Roms, une population déjà discriminée. Mais s'ils s'installent ici, on va rajouter de la misère sur la misère. On a déjà notre quota », estime Gérard Marletti, président de la confédération générale des comités d'intérêts de quartiers (CIQ) du 15e arrondissement.

« Pourquoi pas les mettre sur le Vieux-Port ou au Prado ? », se demande une habitante, qui dénonce la fracture entre les quartiers Nord et Sud de Marseille. « Nous cherchons un autre terrain en plus de celui-là, car on ne pourra pas mettre les 100 à 150 Roms sur la Guillermy, explique Christophe Reynaud, le secrétaire général adjoint de la préfecture. Cet autre terrain serait dans un autre secteur de la ville, pour équilibrer », ajoute-t-il. Pas sûr que cela apaise la population qui, par la voix de Samia Ghali, la maire (PS) du 15-16e, demande « une audience sous huit jours au préfet ».

De leur côté, les associations d'accueil de migrants, comme Rencontres tziganes ou la Fondation l'Abbé Pierre, réclament des mesures sur « l'emploi et le logement au-delà de l'hébergement d'urgence » pour « éviter la constitution d'un nouveau lieu de relégation et de misère ». Elles préconisent « la constitution d'un groupe opérationnel permanent, regroupant toutes les institutions concernées » pour mener ce projet. W
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MessageSujet: Roms, l'unique objet de leur ressentiment   Dim 25 Oct - 5:40

ROUBAIX / ENTREPONT
Roms, l'unique objet de leur ressentiment



Les fameuses imprécations de Camille dans l'Horace de Corneille sont devenues de mise dans l'Entrepont. Un mois après une rencontre avec les élus, les habitants réaffirment leur opposition à l'implantation de cinq bungalows sur un terrain de la rue de Mascara.


Le projet avait déjà donné lieu à une réunion plutôt houleuse le 1er octobre dernier puis à une intervention des élus d'opposition du mouvement républicain et citoyen lors de la dernière réunion du Conseil municipal et ça ne semble pas fini.
Hier matin, à l'initiative de Philippe Duquesne, coprésident du conseil de quartier encore ulcéré de n'avoir pas été invité à la réunion du 1er octobre, une réunion s'est tenue chez un commerçant de la rue de la Conférence. « Je n'allais tout de même pas solliciter une salle auprès de la Ville » explique M. Duquesne.
En tout cas les opposants au projet n'en démordent pas : c'est non ! Arguments invoqués pour ce refus catégorique : le sentiment d'avoir été placés devant le fait accompli, la crainte de voir les entreprises, elles aussi sur la défensive, quitter un secteur déjà moribond sur le plan économique, celle aussi de voir les maisons du quartier perdre de leur valeur en cas de revente. « On nous assure que ces bungalows c'est très bien, mais on est allé voir à Lille, à Fâches, à Halluin : il y a plein de récriminations dans le voisinage au sujet en particulier de la saleté environnante » assure un habitant.


« Il y a bien trente ans qu'on n'a pas vu un élu dans le quartier. Et quand l'adjoint à l'urbanisme s'y montre c'est pour nous annoncer ces bungalows. On avait l'impression à la réunion que M. Hsaini, le maire de quartier, n'avait qu'une consigne : la fermer » indique une Entrepontine.
Ils n'étaient guère plus d'une quinzaine pour cette réunion rassemblée presque à l'improviste. Mais ils étaient tous d'accord pour trouver que la Ville se montre beaucoup plus généreuse pour les Roms que pour ses propres contribuables. « Chacun de ces bungalows devrait coûter d'après ce que l'on a pu savoir 70 000 E. Les occupants ne paieront aucun loyer ; on ne leur demande que de scolariser leurs enfants. Est-ce équitable ? » Un habitant de la rue de la Conférence père de deux enfants handicapés fait valoir qu'il occupe une maison insalubre, qu'il a envoyé plusieurs lettres mais qu'il n'a toujours pas de réponses.
« Pourquoi faut-il toujours que le maire surenchérisse sur Martine Aubry. Celle-ci a décidé d'installer cinq bungalows. On en fait cinq. Si tout cela était logique, vu le nombre d'habitants, Lille devait accepter dix bungalows. »w
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MessageSujet: Seine Saint-Denis : plusieurs familles de Roms expulsées   Mer 28 Oct - 8:19

Seine Saint-Denis : plusieurs d familles de Roms expulsées




Plusieurs dizaines de familles de Roms ont été expulsées de leur campement à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) par les CRS mardi matin, et tentaient en milieu de matinée de se rendre vers un autre terrain, à Epinay, a-t-on appris auprès de la préfecture et du Mrap.

Le campement, fait de baraques, abritait «entre 300 et 400 personnes» selon Marie-Annick Butez, responsable du Mrap sur place jointe par téléphone, «200 personnes en août» selon un recensement effectué par la préfecture de Seine-Saint-Denis dans l'été.

L'expulsion a été réalisée «tôt ce matin sans souci particulier», a-t-on précisé à la préfecture. Elle faisait suite à une décision de justice en date du 14 septembre qui avait donné raison à la société d'aménagement propriétaire du terrain, demandant son évacuation. Des places d'hébergement ont été proposées aux familles, a-t-on précisé.

L'évacuation s'est faite «sans heurts», a confirmé Mme Butez, membre du collège de la présidence du Mrap, en évoquant la présence d'«une dizaine de fourgons» de police.

Informés en août de l'obligation de partir

«Les Roms étaient présents sur ce terrain depuis juillet. Lors de l'expulsion ils ont pu récupérer un peu de leurs affaires, mais pas tout», a-t-elle ajouté. «Lorsque nous sommes partis, les CRS étaient en train de démolir les baraques», a-t-elle précisé.

«Il y a un certain désespoir: les gens, notamment des gens qui travaillent et des enfants qui vont à l'école, se demandent où ils vont pouvoir dormir ce soir», a-t-elle témoigné.

En milieu de matinée, les Roms se trouvaient avenue de la République à Epinay, pour tenter de rejoindre un terrain où ils s'étaient précédemment installés, et faisaient face à «une vingtaine de CRS» selon Mme Butez.

Selon la préfecture, les habitants du campement avaient été informés en août de l'obligation de partir. Une première proposition d'hébergement volontaire leur avait alors été faite, acceptée par 88 d'entre eux.
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MessageSujet: Des enfants roms en danger à Mulhouse   Mer 28 Oct - 8:22

Des enfants roms en danger à Mulhouse - Rassemblement mardi 27 octobre

mis en ligne mardi 27 octobre 2009 par jesusparis

Actuellement à Mulhouse, une dizaine de famille Roms regroupant une trentaine de personnes, occupe un immeuble vide de la Rue Franklin.

Ces familles occupaient auparavant d’autres squats, rue des abeilles, et rue du cerf à Mulhouse. Suite à leur expulsion de ces squats, les familles ont occupé un nouvel immeuble, rue Franklin.

Les expulsions de ces familles ont eu lieu sans qu’aucune proposition d’insertion ne leur soit faite.

De nombreux enfants vivent ainsi dans des conditions sanitaires déplorables. Le squat n’a pas d’eau courante, pas de sanitaires. Pas d’électricité non plus. La cage d’escalier n’est pas éclairée, le chauffage provient de plaques de cuisson alimentées par des câbles branchés directement sur les compteurs EDF.

Ces familles sont en France depuis plusieurs années, allant de squats précaires en squats précaires, chassées, renvoyées en Roumanie pour celles qui acceptent une "aide au retour" : 300 € par adulte, 100 € pour les enfants. Une somme qui suffit à leur assurer le taxi de l’aéroport de Bucarest jusqu’à leur village. Village où les maisons de ces familles ont été détruite en 2005 par une inondation, les poussant à chercher asile en France.

Certaines de ces familles ont d’ailleurs déjà bénéficié de cette aide, mais sont revenues devant les conditions de vie en Roumanie, où rien n’est fait pour les Roms, et où ils sont "traités comme des chiens".

Notre but est de dire que cette politique "d’accompagnement au retour" ne fonctionne pas. Les sommes distribuées pour le retour pourraient servir à développer des projets d’insertion et d’accompagnement à l’emploi.

Malheureusement les demandes de différentes associations auprès de la Mairie de Mulhouse pour proposer des solutions, donner des exemples de dispositifs qui fonctionnent dans d’autre villes, ont toutes été ignorées.

Deux familles du squat ont récemment accepté de repartir en Roumanie. Nous sommes en période de vacances scolaires, période critique pour les expulsions en tout genre, à quelques jours de la trêve hivernale.

C’est dans ce contexte que les familles nous ont contacté hier pour nous faire part de la visite d’une représentante de la Mairie, leur intimant une nouvelle fois d’accepter l’aide au retour sous peine d’expulsions.

Ces familles veulent rester en France. La scolarisation de leurs enfants est une priorité.

Placé devant cette perspective de retour en Roumanie, le comité de soutien appelle à un rassemblement solidaire.
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MessageSujet: Le destin tragique des Roms   Jeu 29 Oct - 11:26

Le destin tragique des Roms
Bastien Miquel
29/10/2009 | Mise à jour : 11:43 | Ajouter à ma sélection
«Les Tsiganes en France. Un sort à part 1939-1946» de H. Asseo - Révélations sur un peuple persécuté au XXe siècle.


Le 30 septembre 1421, un dénommé sire Miquiel, prince de Latinghem en Égypte, se présente aux autorités de Tournai pour recevoir la protection de la ville. Les consaux (la municipalité) offrent alors sans sourciller l'hospitalité « à ces bons chrétiens chassés par les Sarrasins de leur pays ainsi qu'une somme importante, douze moutons d'or, du pain et de la bière ». Au XVe siècle, donc, on ne discute pas plus la venue des chevaliers du « Petit Égypte » en terres d'Occident qu'une bulle du pape. Or, précisément, ce fut bel et bien un pape, Martin V, qui laissa aller aux quatre coins de l'Europe, et dans le cadre d'un étonnant jubilé, la « tribu prophétique aux prunelles ardentes » chère à Baudelaire.

Depuis cette date, une longue histoire a pu rattacher les Tsiganes à nos cultures modernes. Mieux encore, à force de parcourir les contrées du Vieux Continent de long en large, ces nomades semblent en être devenus les frontières vivantes avec tout ce que cela implique en termes de convulsions politiques, culturelles. Ainsi par exemple en France, les auteurs de ce passionnant ouvrage nous apprennent que Louis XIV se décida un jour à retirer le patronage militaire aux « compagnies de Boesmes » non point pour leur mode de vie, mais bien parce que ces sujets du roi de France servaient fidèlement la noblesse dissidente, les armes à la main. Chose intolérable ! De l'abbé Prévost à Hugo, ces « patriotes cosmopolites », dirait Valéry Larbaud, souvent sédentarisés au fil des âges n'auront de cesse de peupler l'imaginaire des lettres, de la musique et de la danse. Pour le meilleur donc, et aussi pour le pire au vu de ce début de XXe siècle qui proclama un désamour sans précédent contre les gens du voyage. Les révélations des auteurs sont ici ahurissantes.

Dès 1915, des campsde concentration

Du préfet Bertillon, ordinairement connu pour avoir « inventé » la police scientifique, on constate qu'il fut encore l'homme du carnet anthropométrique pour manouches, sortes de livret obscène sur lequel figuraient diverses mesures telles que la longueur de l'oreille droite, du nez ou celle du pied gauche… De la ville de Crest (Drôme), on découvre qu'elle accueillit l'un des tout premiers camps de concentration de l'histoire, internant à la hâte les Sinti (Tsiganes alsaciens et lorrains) dès 1915, craignant sans doute qu'ils fussent de terribles espions allemands. Des camps d'extermination nazis dont on savait que les Tsiganes comptèrent parmi les victimes, on apprend avec effroi qu'une administration tatillonne tarda à les libérer après l'arrivée des Alliés, les relâchant seulement avec « les condamnés pour marché noir, les souteneurs ou les prostituées », vers la fin de l'année 1945. Un ouvrage à ne pas manquer donc, pour ceux qui croient encore avec Shakespeare que la douleur peut être une culture.

«Les Tsiganes en France. Un sort à part 1939-1946» de H. Asseo, E. Filhol et M.-C. Hubert Éditions Perrin, 420 p., 22 €.
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MessageSujet: Essonne: près de 80 roms expulsés   Jeu 12 Nov - 15:32

Essonne: près de 80 roms expulsés

Près de 80 roms Roumains, selon la gendarmerie et une association, ont été expulsés aujourd'hui en début de matinée de deux camps des communes de Villabé et Ormoy (Essonne) à la suite d'une décision de justice exécutée par un huissier de justice.

"15 à 20 familles, vivant dans une quinzaine de caravanes notamment ont déménagé dans le calme", a précisé Yves Bouyer, membre de l'association Solidarité avec les familles roumaines, présent sur place.

"On éjecte les gens et on les repoussent d'une commune à l'autre sans régler le problème" a affirmé Yves Bouyer. La plupart des familles expulsées se sont dirigées vers deux autres camps sur la commune de Villabé.

Près de 80 gendarmes ont escorté l'huissier pour que ce dernier applique les décisions judiciaires datant du 14 novembre 2008 pour un terrain et du 12 mai 2009 pour l'autre.
La mairie d'Ormoy a fait appel d'une décision judiciaire pour une autre terrain occupé par des Roms. L'appel sera examiné en février 2010.
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