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 Le calvaire des roms

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MessageSujet: Pétition de solidarité avec les roms Italiens   Ven 7 Nov - 8:09

Petition de solidaritè avec les Roms Italiens
Signez la petition vite !

http://www.petitiononline.com/gagrom/

Commune de Gaggiano ; Prefecture de Milan ; Ministère des Intérieurs ; Parlement Européen ; Commission Européenne ; Cour Européenne des Droits Humains ; CERD - United Nations

Pétition contre l’expulsion des Roms de Gaggiano, qui provoquerait une tragédie humanitaire

** PRC de Gaggiano et Groupe EveryOne **

http://everyonegroup.com

signer http://www.petitiononline.com/gagrom/

LPRC de Gaggiano et le Groupe EveryOne invitent les antiracistes et toutes les personnes qu’elles croient dans la valeur des droits humains à soulever un choeur de voix indignées vis-à-vis des autorités de la commune de Gaggiano (Milan), pour que recedano de leur je projette sfrattare des familles Rom qui vivent dans la fraction de San Vito. Quelque jour il fait en effet la Commune de Gaggiano a communiqué l’expulsion aux noyaux familiaux de la petite comunnauté Rom, qui vivent là de plus que dix ans.

Le groupe est composé donne environ 20 personnes dont au moins 10 mineurs. Les enfants fréquentent les écoles et leur futur est maintenant entièrement incertain. La zone habitée des sanvitesi dont d’adoption (beaucoup avec citoyenneté italienne) est affectée à des jardins et les terrains sont, ou serait mieux dire erano, d’eux propriété. Oui, parce que pour résoudre le problème de leur présence le sindaco Miracles, de PD, n’a pas pensé à rien de mieux que les priver de leurs modestes propriétés. Les agents urbains en effet ont dénoncé les constructions abusives faites se lever sur les terrains et l’administration communale a décidé de procéder à l’aquisition des mêmes. De fait, en réalité, le Rom de San Vito ils auraient acquis le droit à la propriété ou au moins à l’usufrutto viager de terrains et d’habitations, jamais mis en discussion lorsque le temps de la haine raciale n’avait pas encore entamé à glisser en Italie. Maintenant cependant, sur la vague des vox populi, incitée à l’intolérance de politiciens et de moyenne racistes, aucun droit plus est reconnu aux familles qui ont la malchance d’appartenir à l’etnia plus déplue et à la vessata : le Rom, la nouvelle « black people », les nouveaux hébreux.

Maintenant que les terrains sont de propriété du Commun est arrivés les ingiunzione d’expulsion et elle arrivera la conséquente démolition. Aucune des constructions il est en murage, sont tout chalet de bois sans eau courant et lumière. De lorsque ces familles se sont trasférées à Gaggiano nulle a été faites pour assurer une amélioration de leurs conditions de vie. « Ici la Commune nous a toujours traités mal », nous a recomptés un d’eux. « Dans autres communes il y a des champs publics équipés, ici où le terrain est le nôtre, ils ne nous ont permis d’avoir le courant électrique. Ma femme doit laver tout à la main. Éprouvez-nous vous d’été avec tant d’enfants ! ».

Une longue période de ségrégation et une discrimination, que les Institutions locales auraient le devoir de risarcire, en reconnaissant aux familles la permanence en place, en réalisant des plans d’assistance sociale, en fournissant des services hygiéniques, de l’eau et de la lumière, en activant des programmes sérieux de desegregazione et - pour la citadinanza - des projets d’éducation à l’antiracisme. Le Noyau PRC local se demande - et il demandera à la commission - qu’est-ce que en sera maintenant des mineurs qui avaient déjà entrepris une parcours scolaire à Gaggiano et qu’ils devront laisser les maisons dans lesquels ils sont nés et les amis qui se sont faits. « Je m’en serais allé des ans il y à, pour comme il nous a traités l’Administration de Gaggiano » nous a recomptés un chef de famille « mais chaque il tourne mes fils pleuraient parce qu’ils sont nés ici et connaissent seulement ce pays.

Pour leur bien je serais même disposé à me trasférer ici toujours, si seulement les institutions nous aidaient… ». L’aide par contre n’est arrivée jamais. Les enfants ont entamé à fréquenter les écoles seules merci à la bonne volonté de quelques de maître qui maintenant se mobilisent dans la tentative d’arrêter l’administration communale et de les donner une opportunité. Il est emblématique comme l’unique présence institutionnelle que les habitants du champ connaissent est le Commandant des agents urbains. Nous question qu’est-ce que aient fait les Services sociaux de Gaggiano dans ces ans ?

Si le résultat est celui de permettre l’abattage de quelques baraques utilisées de deux jeunes couples avec des nouveau-nés à chargement et en arrivée (comme produit dans le Juillet passé), il semble pas beaucoup. Le Noyau PRC de Gaggiano et le Groupe EveryOne demandent aux Institutions d’obéir aux obligations d’assistance et d’inclusion, selon combien prévu de la Constitution, des Directives européennes et des réglementations internationales sur les droits humains. Elle est une émergence humanitaire à laquelle ils doivent répondre tous qui ont un minimo d’autorité et une compétence, à partir de l’Assistant Social Cigognini de la commune de Gaggiano pour que, même si très tardivement, on fait des promotrice dans les comparaisons de l’Assesseur aux Services sociaux Parfaits d’une instance pour donner une possibilité à ces enfants. Encore une fois plus les faibles viennent maltrattati et négligés de quel (une Commission qui comprend même des exposants de PD, ensemble à autres de de Forza Italia et UDC) nous s’attendrait pourrait les aider.

Il est paradoxal ensuite comme il soit employé comme éxcuse l’abus edilizio, vraiment dans une commune qui est svendendo le territoire comme fait Gaggiano de quelques ans. Ils se mettent à chasser le Rom pour quatre baraques lorsque ils construisent milliers de mètres des cubes de nouvelle construction et des palais hauts 7 plans, même à la barbe de la règlement edilizio.

Le Noyau PRC et le Groupe EveryOne feront le possible pour arrêter cet véritable acte de prévarication, en cherchant de contraster l’ottusità d’une administration qui n’a fait rien pour améliorer la vie de ces personnes en dix ans et maintenant, en clé purement electorale (on votera en effet prochaines aux administratives d’avril) cherche scavalcare des politiques racistes de la droite… de droite. En particulier, cette nouvelle violation des droits d’une minorité qui dans une démocratie, dans un Pays civil devrait être protégée et facilitée dans les procès d’inclusion, il sera subordonné à l’attention de la Commission européenne et des organismes internationaux qui défendent les droits des peuples.

Prefigurandosi, en cas de j’évacue sans alternatives de logement, une tragédie humanitaire, le Noyau PRC et le Groupe EveryOne s’apprêtent à redarre dénonce pour des graves abus contre peuple Rom à présenter à la Cour Européenne pour les Droits Humains et à la Cour Pénale International de l’Aja. Il y a besoin cependant de la mobilisation de tous qui croient encore dans une societé qui accueille plus les faibles et qu’il considère la solidarieté, l’accueil et l’échange culturel un choix de civilisation qui porte de l’enrichissement.

Noyau PRC de Gaggiano - Groupe EveryOne

Pour de plus amples informations et tu contactes *** PRC : w_nicoli@yahoo.it

Groupe EveryOne : www.everyonegroup.com : : info@everyonegroup.com
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MessageSujet: Les roms de Fréjus   Lun 10 Nov - 16:48

F
Cent vingt-deux Roms habitent sur un terrain vague de Fréjus depuis mai 2007. En cinq ans, c'est le quatrième site où ils s'installent et dont ils sont expulsés. Quelques caravanes en bon état ont été achetées par le Secours catholique à une entreprise qui les bradait.
Alin a 23 ans. Ses deux enfants galopent dans la caravane, le troisième va naître bientôt. La famille habite sur ce terrain vague perdu, à Fréjus, depuis cinq ans. Avant, ce Rom a parcouru l'Italie et la Belgique. La Roumanie, son pays ? « Pas bien », lâche-t-il, la voix grave. « Pas de travail, pas de maison. Rien. » Pourtant, ces quelques mètres carrés éclairés par une faible loupiote sont loin de constituer un paradis. Mais il parvient à gagner un peu d'argent. Pas grand-chose - et de moins en moins, regrette-t-il. Avant l'été, la ferraille se revendait 26 centimes le kilo. Le cours s'est effondré : 3 centimes aujourd'hui. Pas de quoi rembourser le gasoil jusqu'à Pignans, où il la transporte.

Accompagnement social et professionnel

Comme Ali et sa femme Grenguta, 21 ans, ils sont 122 Roms à vivre depuis mai 2007 sur cette aire défoncée, qui appartient à un propriétaire privé. Depuis au moins cinq ans que la petite troupe s'est formée à Fréjus, les 28 familles et autant de caravanes ont déjà changé quatre fois de site. D'ici, ils doivent aussi partir ; l'arrêté d'expulsion est officiel. Mais un délai a été obtenu. La force publique ne délogera pas les familles. Plutôt que de les déplacer, on cherche à résoudre le problème.

L'Etat a initié un comité de pilotage pour trouver une solution « avant la fin de l'année », espère Caroline Gadou, sous-préfet chargée de mission (logement, emploi, politique de la ville). Des sites sont explorés. Mais entre les zones inondables, celles exposées aux incendies, les propriétaires récalcitrants et les voisins méfiants, rien n'est facile. « L'objectif n'est pas de trouver un simple lieu d'accueil, mais aussi d'organiser l'accompagnement social et professionnel », ajoute Caroline Gadou.

C'est la tâche confiée à Sichem (lire ci-dessous). Médiateur de cette association, Philippe Loiseau connaît les Roms depuis longtemps. Initialement par le biais du Secours catholique, où il a milité et qui les a beaucoup aidés. « Quand je les ai rencontrés, je me suis dit : quel problème ! », se souvient-il. Il a appris à les connaître un par un, avec leurs qualités et leurs défauts. « C'est la pauvreté de la pauvreté », dit-il simplement de cette population qui a fui un pays (dès que se sont ouvertes les portes de la Roumanie après Ceausescu), frappée de discrimination.

Les raisons, pour elle, d'être là : « Quand vous ne mangez pas chez vous, si vous trouvez un endroit où manger, même mal, vous restez. » Mais en aucun cas, insiste le médiateur, les associations présentes sur le terrain n'ont contribué à faire s'ancrer les Roms. Ils étaient déjà là, enracinés dans cette terre.

Briser les préjugés

Citoyens européens, les Roms ont à présent le droit de circuler librement et de vivre en France. Mais ils restent misérables, car pour le travail, « c'est plus compliqué, explique l'assistante sociale de Sichem, Christelle Berger. Le patron doit demander une autorisation pour eux, comme la carte verte aux USA. »

Christelle aide ceux qui le veulent à organiser leur retour. Son travail, c'est aussi de défendre leur droit à la santé et à l'éducation. Une vingtaine d'enfants vont à l'école ou au collège, à Fréjus, dans différents établissements. L'assistante sociale fait encore dans l'urgence : une bouteille de gaz, une aide, « avec un contrat. On n'est pas une banque. » C'est donnant-donnant. Les Roms apprennent à se prendre en charge, à tenir le terrain propre, à être bons citoyens.

« Mais ils ont besoin de tellement de choses », soupire Philippe. Et briser les préjugés, ça n'est pas le plus facile. Christelle conclut : « J'aimerais que les gens viennent voir la réalité du terrain. Ils comprendraient que si un enfant arrive avec de la suie sur lui à l'école, c'est parce qu'il s'est chauffé à un feu de bois. Et qu'il n'a pas d'eau chaude pour se laver. »
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MessageSujet: Obama rom ?   Mar 11 Nov - 16:38

Où est l'Obama rom ?
Le journal conservateur Magyar Nemzet réfléchit à la signification que revêt l'élection de Barack Obama pour la minorité rom en Hongrie : "Un institut de sondage hongrois a demandé, non sans provocation, si, après l'élection d'Obama à la présidence des Etats-Unis, les Hongrois aimeraient voir un Rom devenir Premier ministre. La question est mal posée. Elle ne propose aucune porte de sortie à la majorité. Cette dernière voit en effet uniquement que, depuis le tournant politique de 1989/90, la politique concernant les Roms a aggravé leur situation, a rendu la criminalité dans le pays insupportable et a rendu pratiquement impossible la cohabitation entre la société majoritaire et la minorité rom. Et de la même façon, parmi les Roms, cette politique n'a pas favorisé des personnes de la trempe d'un Attila Lakato [le 'chef de tribu rom' du comitat Borsod-Abaúj-Zemplén dans le nord-est de la Hongrie], mais a renforcé des politiciens opportunistes et corrompus."
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MessageSujet: Des associations souhaitent la création d'une cellule d'urgence   Jeu 13 Nov - 17:22

Comment favoriser l'intégration des Roms de la métropole ? D'expulsion en expulsion, la situation des gens du voyage originaires d'Europe de l'Est semble insoluble. Les plaintes des propriétaires obligent les forces de l'ordre à procéder aux évacuations des bidonvilles - comme celui de la porte de Valenciennes, fin octobre -, relançant sur les routes des familles entières et empêchant une scolarité normale pour les enfants.

Des citoyens européens
Avec l'arrivée de l'hiver, les associations d'aide aux gens du voyage lancent un appel pour la création d'une cellule d'urgence, réunissant la préfecture, la métropole et la ville de Lille : "On ne pourra pas faire disparaître les Roms, car ils sont citoyens de l'Union européenne, explique Gérard Minet, secrétaire fédéral de la Ligue des droits de l'homme. Il faut une réponse collective des pouvoirs publics pour qu'ils arrêtent de se renvoyer la balle !"
La ville de Lille, qui assure travailler sur ce sujet, rappelle qu'il s'agit d'"une compétence de l'Etat". Selon elle, les expulsions visent à éviter de laisser empirer les situations sanitaires, comme ce fut le cas les années précédentes, notamment en décembre 2007, où une Rom avait trouvé la mort lors d'un incendie, rue du Faubourg-d'Arras.

Du côté de la préfecture, qui avait réquisitionné l'auberge de jeunesse de Lille l'hiver dernier pour héberger des familles, on rappelle que le dispositif d'hébergement hivernal a été élargi cette année, particulièrement à destination des familles. Selon les associations, aucune table ronde n'est pour le moment prévue.
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MessageSujet: le traitement négatif répété que subissent des enfants roms   Jeu 13 Nov - 17:23

Aveu d'échec de l'intégration
Il y a quelques jours, le médiateur suédois chargé de la lutte contre la discrimination a dénoncé le traitement négatif répété que subissent des enfants roms dans les écoles et les structures pour la petite enfance. Le quotidien Dagens Nyheter rappelle que selon une étude réalisée l'automne dernier, plus de la moitié de tous les enfants roms à Malmö fréquentent rarement l'école voire pas du tout. "Jusque dans les années 60, nous avons interdit aux enfants roms d'aller à l'école. Maintenant qu'ils ont la possibilité d'y aller, ils sont victimes de discrimination. Et selon cette étude de Malmö, il semble que les enseignants ne regrettent pas ces enfants lorsqu'ils sont absents. La mise à l'écart de ces enfants est encore accentuée du fait que leurs parents aussi sont en marge de la société : seul un dixième des Roms de Malmö exerce un travail. Les efforts consistant à traiter les Roms comme tous les autres citoyens - et d'avoir les mêmes exigences pour les enfants roms que pour tous les autres enfants - viennent tout juste de commencer. Reconnaître l'ampleur de l'échec de l'intégration est un bon début."
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MessageSujet: Logés dans un cloaque de boue   Jeu 13 Nov - 17:25

Les Roms marchent dans la boue
jeudi 13.11.2008, 04:58 - La Voix du Nord

Pour rejoindre les caravanes, les Roms doivent braver une étendue de terre impraticable certains jours pluvieux. À Wimille, le terrain de la Poterie investi par les Roms est devenu une étendue de boue jonchée de caravanes rafistolées. L'hiver s'annonce rude pour la communauté.

Le maire de Wimille l'avait dit. Le terrain de l'Équipement, investi par les Roms en bordure de l'A16, est inondable. Les fortes pluies de ces derniers jours l'ont prouvé. « Leurs caravanes sont rafistolées, peste Yves Selleret, président d'Agir avec les Roms.

L'eau s'infiltre, le vent s'engouffre. L'hiver s'annonce rude pour la communauté. » Chaussée d'une vieille paire de tennis trop grandes pour elle, Christina est descendue dans un fossé pour récupérer les eaux de pluie qui ruissellent jusqu'au regard. Avec ces deux bassines remplies, elle va pouvoir laver des couvertures. « Les Roms sont relativement propres, constate Philippe bénévole de l'équipe médicale.

Malgré tout, nous avons envoyé récemment à l'hôpital des enfants pour des problèmes ORL, des dermatoses dues aux mauvaises conditions climatiques. » Des maladies bénignes et plus ou moins évitables, sauf pour les enfants Roms dont certains n'ont jamais connu le confort d'une maison.

• O. M.
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MessageSujet: Les Roms hongrois dans la misère   Ven 14 Nov - 16:03

Dans la revue mensuelle Mozgó Világ, le président de la Fondation pour les droits civiques des Roms, Aladár Horváth, dresse un sombre tableau de la situation de nombreux Roms hongrois. "Une partie des 600 000 à 800 000 Roms en Hongrie est aujourd'hui dans l'impossibilité de suivre l'évolution de la société. Le plus pauvres en font partie, c'est-à-dire ceux qui mènent pour ainsi dire leur existence dans des ghettos et vivent à la marge de la société. Il n'y a pas de retour possible pour ces gens là. ? Ils constituent la lie de la société hongroise. Nous parlons ici de près de 300 000 personnes. ? Les Roms étaient autrefois employés comme ouvriers dans l'agriculture ou dans l'industrie. Au moment du tournant politique de 1989/90, ils ont perdu leur travail et se sont retrouvés dans une misère de laquelle ils ne parviennent pas à sortir. ? Leur espérance de vie est inférieure de 15 ans à celle de la population hongroise moyenne, soit de 55 à 60 ans. C'est déjà la troisième génération qui est sans travail. C'est le monde terrible d'une existence qui repose sur les aides sociales. La conséquence de cela est une déchéance émotionnelle et morale complète."
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MessageSujet: Strasbourg : des Roms de Koenigshoffen contestent des arrêtés d'expulsion   Mer 19 Nov - 7:14

SOCIETE - Le tribunal administratif de Strasbourg a examiné mardi le cas de cinq Roms de Roumanie que la préfecture du Bas-Rhin veut expulser d'un campement de la ville où ils résident depuis plusieurs années pour les reconduire à la frontière. Les requérants, dont deux femmes, contestent ces mesures. La préfecture réclame depuis 2007, pour cause d'extrême insalubrité, la fermeture du campement de Koenigshoffen où ils habitent, situé en contrebas de l'autoroute A35.

Sur la quarantaine de personnes qui vivent dans ce campement, beaucoup sont là depuis déjà cinq ans, souligne Catherine Frapard, de Médecins du Monde: des enfants sont nés sur place, d'autres sur la route, et n'ont même pas d'acte de naissance en bonne et due forme, "ce qui pose de vrais problèmes administratifs". Alors que les Roumains sont citoyens de l'Union européenne, ils n'ont pas le droit de travailler en vertu du régime transitoire applicable aux derniers pays entrants dans l'UE pour encore deux ans, souligne Christophe Zander, du comité Romeurope Alsace.
"Malgré une présence qui dépasse parfois les 15 ans sur le territoire français, la préfecture a engagé une procédure d’éloignement contre certaines familles", déplore le comité Romeurope Alsace (Médecins du Monde, ATD-Quart Monde, RESF, Cimade, Ligue des Droits de l’Homme, DAL, MRAP) : "Procédure bien vaine en réalité, que de reconduire ces personnes à la frontière alors que nous sommes à quelques encablures de la fin de la période transitoire imposée aux ressortissants roumains. Ces familles reviendront immanquablement et les reconduites ne font que retarder la prise en compte de leur détresse".
Dans une lettre ouvert au maire de Strasbourg, le socialiste Roland Ries, le comité réclame "une prise de position claire de la municipalité en faveur d’un plan de résorption du bidonville de Koenigshoffen et de stabilisation des familles [qui] permettrait sans doute à la préfecture de se repositionner". Les soutiens des Roms demandent une réunion avec le maire afin d'évoquer cette "situation d'urgence" et de "déboucher rapidement sur une solution".
A l'audience devant le tribunal administratif, le commissaire du gouvernement, dont l'avis est souvent suivi par les juges, a estimé qu'il n'y avait pas lieu d'annuler les arrêtés de la préfecture du Bas-Rhin. Le tribunal, qui doit encore examiner mercredi le cas de deux autres Roms du campement de Koenigshoffen, rendra son jugement dans un mois.
AFP et T.C.
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MessageSujet: Racisme contre les Roms   Ven 21 Nov - 7:39

Suite aux dernières attaques contre des Roms en République tchèque, le quotidien die tageszeitung déplore le manque de volonté politique pour lutter contre le racisme qui touche la plus grande minorité européenne. "La chaîne de persécution séculaire, d'humiliation et d'exclusion raciste des 'tsiganes', trouve un triste prolongement aujourd'hui avec les attaques brutales contre les Roms. Et ce, dans des pays de l'UE se réclamant des valeurs européennes. Ces valeurs, parmi lesquelles la lutte contre le racisme occupe une place centrale, restent de simples paroles en l'air. En effet, tant que Bruxelles n'exigera pas des actes concrets suite aux promesses faites par les gouvernements de pays comme la Hongrie, la République tchèque, la Roumanie, la Bulgarie et la Slovaquie, les conditions de vie catastrophiques des Roms ne s'amélioreront pas. On sait que lutter durablement contre le racisme n'est possible que si l'on remplace les discours fallacieux par une volonté politique
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MessageSujet: Immigration : le Conseil de l'Europe épingle la France   Ven 21 Nov - 7:40

Charlotte Menegaux (lefigaro.fr)
20/11/2008 | Mise à jour : 12:15 | Commentaires 87 .

Crédits photo : AFP
Le commissaire aux droits de l'Homme s'en prend vivement aux objectifs chiffrés d'expulsion et s'inquiète des conditions de vie dans les prisons françaises.

Strasbourg épingle la France. Jeudi, le rapport du commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, écorne sérieusement l'image du «pays des Droits des l'Homme». Le document se fonde sur les constatations qu'il a réalisées lors de sa visite fin mai dans le cadre des activités d'évaluation des engagements en matière de droits de l'homme de tous les Etats membres du Conseil de l'Europe.

La politique d'immigration critiquée - «Les migrants ne sont pas des numéros et même ceux sans papier ont des droits de l'homme. Bon nombre d'entre eux ont contribué au développement du pays et méritent un traitement humain». Dans la ligne de mire du commissaire : les quotas de migrants irréguliers à éloigner, qui soulève de sérieuses questions en matière des droits de l'Homme. «Les arrestations aux abords des écoles et des préfectures ne devraient plus avoir lieu et ceux détenus à la frontière ou dans des centres de rétention devraient disposer de conditions de vie décentes ainsi que de suffisamment de temps pour formuler leur demande d'asile» observe Thomas Hammarberg, qui demande que les procédures de régularisation et de regroupement familial soient plus transparentes et appelle les autorités françaises à mettre un terme à la détermination chiffrée des migrants irréguliers à éloigner. Bien que l'objectif de 25.000 expulsions n'ait pas été atteint en 2007, la barre a été fixée à 26.000 pour l'année 2008. Pour les cinq premiers mois de 2008, Brice Hortefeux avait communiqué une hausse de 80% des expulsions d'étrangers.

Les conditions «inacceptables» des détenus - Tout en saluant les améliorations réalisées depuis le rapport de 2006, le Commissaire critique les conditions inacceptables de vie auxquelles sont contraints de nombreux détenus qui subissent le surpeuplement, la promiscuité et la vétusté des installations et des conditions d'hygiène» ajoutant que «le nombre élevé de suicides dans les prisons françaises est un symptôme des déficiences structurelles du système pénitentiaire». «Une promiscuité subie accrue, une détérioration des conditions d'hygiène en raison d'un accès réduit aux douches, des délais rallongés pour l'obtention d'une consultation médicale ou des difficultés dans la gestion des parloirs», sont les conséquences decette surpopulation, note le rapport.

Le «risque d'arbitraire» des centres de rétention - Le Commissaire Hammarberg appelle à la plus grande vigilance. «La dangerosité, qui est le critère déterminant pour ordonner une rétention de sûreté, n'est pas un concept juridique ou scientifique clair» craint-il. « Des mesures sévères doivent être prises dans certaines circonstances afin de protéger la société, mais leur usage ne doit pas devenir routinier. Elles doivent être le dernier recours et d'autres mesures pour prévenir la récidive doivent d'abord être prises ».

Des «sanctions sévères» contre les mineurs - « Le problème de la délinquance juvénile ne sera pas résolu par le durcissement des peines. Une politique réussie nécessite des mesures permettant la prévention, la réhabilitation et l'intégration sociale des jeunes en difficulté. Dans tous les cas, importance doit être donnée à l'éducatif plutôt qu'au répressif».

Le «respect de la dignité» des Gens du voyage et des Roms - Le rapport estime que «des solutions doivent être apportées pour garantir le respect de leur dignité. De plus, les différentes mesures dérogatoires appliquées aux Gens du voyage, notamment concernant le droit de vote ou le carnet de circulation, devraient être abolies et un meilleur accès aux soins, à l'éducation et à l'emploi devrait être garanti aux Roms.
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MessageSujet: Des manifestants tchèques anti-roms   Lun 24 Nov - 16:08

Des manifestants tchèques anti-roms se heurtent à la police
lundi 24 novembre 2008, par jesusparis

Quelque 500 manifestants associés au Parti des travailleurs, mouvement tchèque d’extrême droite, se sont heurtés à la police le 17 novembre, alors qu’ils essayaient d’attaquer une communauté rom dans la ville de Litvínov, dans le nord de la République tchèque.

Après une manifestation dans cette ville, des personnes armées de pierres, de pétards et de cocktails Molotov ont scandé des slogans anti-roms et tenté d’investir un quartier rom de la ville.

Selon certains médias, les autorités ont déclaré qu’une dizaine de personnes ont été arrêtées. Au moins 14 personnes ont été blessées, notamment sept policiers et sept manifestants.

Selon certaines informations, le Parti des travailleurs avait déjà tenté d’organiser une manifestation similaire contre les Roms à Litvínov le 18 octobre, mais le maire de la ville l’avait interdite.

Les autorités tchèques doivent immédiatement faire barrage à la montée des agressions verbales et physiques que des groupes d’extrême droite infligent aux membres de la communauté rom et poursuivre en justice ceux qui enfreignent la loi, a affirmé Amnesty International.

« Les appels à la haine et les agressions racistes sont inacceptables et contraires à la loi. Le gouvernement et les politiciens tchèques doivent condamner avec la plus grande fermeté ces comportements hostiles à une partie de la société tchèque », a indiqué David Diaz-Jogeix, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.
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MessageSujet: Bucarest   Lun 24 Nov - 16:09

Treize Roms sont restés durant une quinzaine de jours sur le toit d’un hôtel désaffecté, en plein centre de Bucarest. Ils protestaient pour obtenir un logement social. Mais les autorités sont restées plutôt passives

(Photo: J.M.)

Jeudi 13 novembre, alors que la campagne électorale pour les élections législatives a débuté depuis deux semaines, une quinzaine de Roms décident d’investir le toit d’un hôtel délabré du centre ville. La mairie du secteur 5 essaie de les convaincre de descendre, sans y parvenir. L’immeuble dans lequel ils se trouvent est la propriété d’une société immobilière étrangère. Des gardiens surveillent l’entrée et ne laissent rentrer personne. "Ni la police, ni les Roms ne sont passés par là", indique l’un d’eux, qui avoue n’avoir aucune idée de la façon dont les Roms sont arrivés là-haut.
Laurence Demairé, une Française établit à Bucarest depuis plus de dix ans, voit la scène de son balcon. Elle affirme que "les pompiers sont venus plusieurs fois avec une grande échelle, sans vraiment tenter de la déployer pour monter sur le toit. Depuis, plus rien, personne ne se soucie d’eux (…) Il fait froid, je ne sais pas comment ils peuvent tenir la nuit". Les autorités leur auraient proposé une aide de 1100 lei par mois, sans toutefois offrir de solution de relogement. Samedi, les treize manifestants ont quitté leur toit, mais pour aller où ?

Des situations qui se multiplient
En bas, quelques rues plus loin, quatre autres Roms ont installé un campement de fortune, à même le sol. "On est là depuis sept mois. Je ne partirai pas tant que je n’aurai pas trouvé de logement pour ma famille", explique l’un d’eux. Un autre soutient qu’il s’est fait "mettre dehors" par des policiers et qu’il n’ose plus rentrer chez lui de peur de se faire battre. "La Roumanie ne peut être que la risée de l’Europe si elle continue à tolérer ça", coupe un troisième.
Le relogement de nombreuses familles roms, qui occupent illégalement des bâtiments du centre ou de la périphérie de la capitale, reste problématique. Au début du mois déjà, un père de famille était monté sur le toit d’un immeuble de Bucarest et menaçait de se brûler vif s’il n’obtenait pas un appartement. En juin dernier, quatre autres personnes d’origine rom avaient également tenté de sensibiliser les autorités en montant sur le toit d’un autre immeuble du centre.
Au mois d’octobre, le gouvernement a mis en place un programme pour la construction de 300 logements sociaux, à l’échelle du pays, destinés aux familles roms les plus modestes. Mais les associations de Roms estiment que c’est bien trop peu.
Jonas Mercier (www.lepetitjournal.com - Bucarest) lundi 24 novembre 2008
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MessageSujet: L’ONU appelle l’Europe à combattre le racisme anti-Rom   Lun 24 Nov - 16:10

L’ONU appelle l’Europe à combattre le racisme anti-Rom
lundi 24 novembre

Deux experts de l’ONU ont fait remarquer vendredi l’accroissement discrimination et l’hostilité à l’égard des Roms en Europe, appelant l’Union européenne à exiger de ses Etats membres une action plus efficace contre ce fléau.

"Un message ferme doit être lancé par l’Union européenne et il doit être respecté par les Etats membres", ont dit les deux experts.

"Lorsqu’un extrémisme se perpétue dans une société et se montre prêt à recourir à la violence, la justice doit agir de toutes ses forces pour protéger les populations ciblées", a déclaré Gay McDougall, experte indépendante auprès des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités.

Son collègue Githu Muigai, rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’autres formes connexes d’intolérance, a souligné que la justice devait agir face "à ce problème ancré au coeur de la modernité européenne".

Lors du dernier incident en date, le 17 novembre, des militants d’extrême droite armés de pierres et de cocktails molotov ont assiégé une communauté Rom dans la ville tchèque de Litvinov.

Les deux experts ont dénoncé un langage et des politiques au niveau gouvernemental qui laissent entendre aux populations que les Roms sont un problème et que leur discrimination est acceptable.

Sources Xinhua
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MessageSujet: Les Roms veulent des droits dans l'UE   Jeu 27 Nov - 18:47

Les Roms veulent des droits dans l'UE
Source : AFP
25/11/2008 | Mise à jour : 18:12 | | Commentaires 8 .
Un collectif de Roms soutenu par Romeurope a demandé aujourd'hui que leurs droits et notamment un libre accès au marché du travail soient reconnus dans l'UE à l'occasion des 60 ans de la Déclaration universelle des droits de l'Homme le 10 décembre.

Dans un communiqué transmis à l'AFP par l'association Parada, ces organisations "demandent que la France (qui assure la présidence de l'UE, ndlr) mette fin au 1er janvier 2009 aux mesures transitoires qui limitent l'accès des Roumains et Bulgares au marché de l'emploi, que les enfants roms ne se voient plus refuser l'inscription à l'école et qu'ils bénéficient des conditions nécessaires pour une scolarisation régulière et effective".

Elles réclament également "l'arrêt des expulsions de squats et bidonvilles sans solution de relogement, la fin des mesures d'éloignement du territoire distribuées de manière ciblée".

Les Roms roumains et bulgares vivant en France sont citoyens européens depuis le 1er janvier 2007, rappellent ces organisations. "Rien ne justifie qu'ils soient traités de manière différente des autres ressortissants européens".

Actuellement "les Roumains et les Bulgares ne peuvent pas travailler parce que toutes les conditions sont réunies pour décourager les employeurs de bonne volonté qui veulent les embaucher légalement, y compris dans les 150 métiers dits "ouverts" aux Européens", assure Romeurope.

.
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MessageSujet: recommandations européennes   Lun 1 Déc - 18:09

VII. Conclusions et recommandations

Mécanisme de protection des droits de l’homme en France

1. Le Commissaire invite les autorités françaises à consulter plus systématiquement les structures nationales de protection des droits de l’homme. Il souligne par ailleurs qu’il appartient aux pouvoirs publics de garantir que les plaignants devant des structures de ce type ne puissent faire l’objet d’intimidations.

2. Le Commissaire invite les autorités françaises à prendre les mesures les plus appropriées, inspirées par les standards internationaux, pour garantir l’indépendance juridique, politique et financière du Défenseur des droits.
- Respect effectif des droits de l’homme des détenus

3. Pour le Commissaire, la réforme en cours de la loi pénitentiaire ne doit pas éluder les questions du maintien des liens et contacts familiaux, de l’accès aux prestations sociales de droit commun, du droit de vote en prison, du travail équitablement rémunéré ou de la réduction substantielle de la durée de placement en quartier disciplinaire. Il appelle également à ce que les fouilles à corps soient strictement encadrées et les régimes différenciés ne soient pas légalisés. Il recommande que les détenus placés à l’isolement puissent bénéficier d’activités et que la durée maximale de leur isolement soit plus limitée.

4. Le Commissaire invite les autorités françaises à reconnaître de nouveau l’encellulement individuel comme un droit pour tous les prévenus, à garantir sa mise en œuvre et à assurer la séparation entre prévenus et condamnés.

5. Le Commissaire appelle les autorités françaises à apporter une réponse immédiate aux conditions inacceptables de détention des détenus contraints de vivre dans des cellules surpeuplées, souvent vétustes et aux conditions d’hygiène inacceptables. Compte tenu de la surpopulation aggravée des prisons françaises, il convient de ne recourir à la détention que lorsqu’elle est totalement indispensable et à augmenter substantiellement le nombre d’aménagement de peines. Les nouvelles dispositions mises en place dans 28 sites pilotes devraient aussi être appliquées à l’ensemble des détenus.

6. Le Commissaire invite les autorités françaises à assurer la continuité des soins en prison, à pleinement respecter le secret médical, à strictement limiter le recours au menottage lors des consultations ainsi qu’à permettre aux détenus nécessitant une prise en charge particulière d’en bénéficier.

7. Préoccupé quant au risque d’arbitraire en relation avec l’appréciation de la dangerosité dans le cadre de la rétention de sûreté, le Commissaire invite à une extrême précaution dans son application. Il recommande de mettre en œuvre les mesures destinées à prévenir la récidive et pouvant éviter le placement en rétention. Il encourage les autorités à examiner les résultats obtenus par les autres pays où une mesure similaire est en vigueur ainsi qu’à recourir à des études indépendantes régulières.

- Justice juvénile en France

8. Le Commissaire rappelle que l’action éducative doit primer sur toute forme de répression.
Il déplore les évolutions législatives permettant de porter atteinte à l’application de l’excuse de minorité et appelle les autorités françaises à garder à l’esprit le Commentaire général n°10 du Comité des droits de l’enfant lors de l’élaboration de la réforme de l’Ordonnance de 1945 ainsi qu’à inclure la Défenseure des enfants dans la consultation.

9. Le Commissaire considère que l’âge auquel des sanctions pénales peuvent être prises devrait être augmenté pour se rapprocher de l’âge de la majorité et que des mesures éducatives et de réparation peuvent être efficaces si elles sont adaptées et rapidement mises en œuvre.

10. Le Commissaire appelle les autorités françaises à améliorer les conditions de détention dans les quartiers pour mineurs des prisons afin de les rapprocher de celles des EPM et à assurer que les mineurs n’entrent pas en contact avec les détenus majeurs. Il recommande également de trouver une solution rapide quant au manque de structures et d’activités adaptées pour les mineurs filles détenues.

- Protection des droits de l’homme dans le contexte de l’immigration et de l’asile

11. Le Commissaire incite les autorités françaises à revoir de façon critique l’ensemble des conditions prévalant dans les centres de rétention et à les humaniser en concertation avec le nouveau Contrôleur Général des lieux de privation de liberté. Il appelle instamment à ce que les conditions de vie offertes aux étrangers retenus à Mayotte soient immédiatement améliorées.

12. Le Commissaire recommande que les centres de rétention administrative et les zones d’attente à la frontière ne soient pas des lieux d’exception quant à la détention des mineurs de moins de treize ans et invite les autorités à ne recourir à la rétention administrative de familles que dans des cas d’extrême nécessité.

13. Le Commissaire attire l’attention des autorités françaises sur les risques associés à la détermination quantitative du nombre de migrants irréguliers à reconduire ainsi qu’à analyser les conséquences engendrées par ces objectifs chiffrés sur les méthodes d’interpellations et la pratique administrative.

14. Le Commissaire appelle les autorités françaises à garantir qu’aucune arrestation d’étrangers ne soit réalisée dans ou autour des écoles et des préfectures. Il recommande qu’aucun passager ne soit interpellé et poursuivi pour avoir protesté pacifiquement lors d’un retour forcé sur un vol commercial.

15. Le Commissaire appelle à rendre plus transparentes les procédures de régularisation. Il invite les autorités françaises à clarifier les modalités du regroupement familial, à ne pas imposer des conditions disproportionnées pour permettre ce regroupement et à ne pas créer des situations discriminatoires. Il appelle à permettre le rapprochement familial dans des délais beaucoup plus brefs.

16. Le Commissaire plaide en faveur d’un traitement égalitaire des demandeurs d’asile quelque soit leur pays d’origine et invite les autorités françaises à faire une utilisation des plus prudentes de la liste des Etats considérés comme « sûrs ».

17. Le Commissaire invite les autorités à analyser, en concertation avec les institutions nationales indépendantes, les barrières juridiques et pratiques pouvant limiter l’accès effectif à un recours contre une décision de rejet de demande d’asile à la frontière ainsi qu’à revoir au plus vite les mécanismes et délais liés à la procédure d’asile en rétention.

- Protection des droits fondamentaux des Gens du voyage et des Roms

18. Le Commissaire invite les autorités françaises à assurer une application effective de la loi Besson ainsi qu’à mettre en place un mécanisme permettant d’informer les Gens du voyage des places disponibles sur les aires d’accueil.

19. Le Commissaire estime que les différentes mesures dérogatoires instaurent un régime discriminatoire à l’encontre des Gens du voyage et appelle les autorités françaises à mettre fin, sans délai, à ce traitement spécifique.

20. Le Commissaire recommande d’évaluer le taux de scolarisation, de développer les mesures facilitant l’accès à l’enseignement et de permettre des aménagements de la durée de séjour aux familles avec des enfants scolarisés.

21. Le Commissaire souhaite que les retours volontaires des migrants irréguliers comme les retours humanitaires s’effectuent dans le respect des droits des intéressés et que leur dimension « volontaire » soit pleinement garantie.

22. Le Commissaire invite les autorités françaises à garantir un meilleur accès des populations roms aux soins et aux aides médicales, à l’éducation ainsi qu’au monde du travail. Des solutions devraient être apportées pour garantir le respect de la dignité des personnes vivant dans des bidonvilles insalubres. Les procédures d’expulsion des terrains Roms devraient faire l’objet de négociations préalables et ne devraient pas entrainer des actes de brutalité ou la destruction de biens.
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MessageSujet: La section boulonnaise de la LDH plus que jamais vigilante   Lun 1 Déc - 18:11

La section boulonnaise de la Ligue des droits de l'homme, qui compte le plus grand nombre d'adhérents dans la région, oeuvre au quotidien auprès de la population pour promouvoir les droits des femmes, ceux des enfants, défendre les étrangers en situation irrégulière et favoriser la scolarisation des Roms. Elle multiplie les interventions auprès des élus et organise des débats pour faire connaître les droits de l'homme et lutter contre les discriminations.
De nombreux projets sont à l'ordre du jour : d'abord un changement de locaux s'effectuera dans l'année. L'association tiendra aussi une conférence sur les discriminations et les droits le 17 décembre à 19 h, salle Cassar de la bibliothèque municipale. Une exposition d'affiches humoristiques est aussi prévue dans le hall de la mairie du 15 décembre au 5 janvier à l'occasion du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme.
Jeadette Vaillant, présidente de la section boulonnaise, a insisté sur « l'importance de l'engagement citoyen pour que des droits acquis de haute lutte ne soient pas impunément bafoués, ce qui est souvent le cas autour des étrangers sans-papiers dans notre région ». •
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MessageSujet: ISERE : 3 nouvelles expulsions   Mer 3 Déc - 13:22

NOUVELOBS.COM | 02.12.2008 | 11:54
19 réactions
Le Réseau éducation sans frontières dénonce l'expulsion vers l'Allemagne d'une famille de Roms Kosovars. Le père, accompagné de policiers, était allé chercher à l'école ses enfants pour un rendez-vous à la préfecture avant que la famille ne soit renvoyée à Leipzig.
Selon le Réseau éducation sans frontières (RESF), une famille de Roms Kosovars résidant dans l'Isère, et comprenant quatre enfants, dont trois scolarisés à Grenoble, a été expulsée le 25 novembre. La famille, qui avait déposé une demande d'asile en Allemagne avant de venir en France en septembre, a été renvoyée à Leipzig. Le lundi 24 novembre dans l'après-midi, le père de famille, accompagné de deux policiers en civil, est venu chercher à l'école ses trois enfants (deux en maternelle et un à l'école primaire) pour se rendre à un rendez-vous à la préfecture. Selon Béatrice Bonacché, membre de RESF 38 (Isère), les policiers sont restés devant la grille de l'école primaire, mais ont pénétré dans la maternelle.

"pas libres de leurs mouvements"

La famille a ensuite été transférée au centre de rétention de Lyon, avant de prendre l'avion le lendemain pour l'Allemagne. "C'est la première fois que cela arrive dans notre département", déplore Béatrice Bonacché. "La préfecture affirme que ces personnes sont parties de leur propre chef, mais nous les avons eues au téléphone avant leur départ et elles n'étaient pas libres de leurs mouvements". Par ailleurs, la Cimade (association d'aide aux migrants) n'a pu rencontrer la famille au centre de rétention. "Nous dénonçons violemment la procédure, que la préfecture juge 'normale. Les enfants ont été enlevés pendant le temps scolaire", explique Béatrice Bonacché. "La famille parlait peu le français. Nous ne sommes pas sûrs qu'elle ait compris ce qui lui arrivait', indique-t-elle encore.
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MessageSujet: Les Roms loin des yeux du préfet   Mer 10 Déc - 16:03

A Lyon, les exilés roumains se cachent, ce qui arrange bien les autorités.


La nuit, on les repère à la buée sur les vitres. Dans des voitures garées sur les pentes de la Croix-Rousse, à Lyon, vivent des familles Roms. Les enfants sont scolarisés dans le quartier, certains des parents ont trouvé des formations. Mais pas de logement. Alors, dans cette Renault Espace usagée, un couple dort avec quatre enfants. Dans cette autre voiture, une femme enceinte de sept mois se repose à l’avant, pendant que ses trois enfants dorment derrière. Selon les soirs, cinq à sept voitures, dont les moteurs tournent par moments, pour réchauffer les occupants. A deux pas, dans un jardin public, les bosquets bougent parfois le soir, même lorsqu’il n’y a pas de vent. Des familles dorment là depuis septembre, sans se faire remarquer. On traverse le jardin sans réaliser leur présence. Une invisibilité s’installe pour les Roms. Par crainte des reconduites à la frontière, ils se cachent. Ce qui soulage les autorités, qui affirment que les Roms sont repartis.

Bidonvilles. Jusqu’à l’année dernière, l’agglomération lyonnaise comptait de vastes bidonvilles regroupant des centaines de personnes. La police expulsait, et le bidonville se reformait, plus loin, dans une ville voisine. Le cycle a duré des années. Pour y mettre fin, l’ancien préfet et son secrétaire général ont décidé de mettre en place une maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (Mous). Elle réunit la communauté urbaine, le conseil général et l’Etat, et sa gestion a été confiée à l’association Alpil, Action lyonnaise pour l’insertion par le logement. L’idée était d’éradiquer les bidonvilles en proposant des solutions innovantes. Depuis qu’ils ont disparu, les Roms se terrent, et la Mous fonctionne mal. L’Etat n’en assure plus le pilotage. Le nouveau préfet de la région Rhône-Alpes, Jacques Gérault, ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, vient d’écrire aux différents partenaires pour les prévenir qu’il ne voulait plus financer. Selon lui, la Mous n’a plus d’objet, car les Roms auraient disparu. «L’an dernier, il y en avait 1 400 dans l’agglomération. Aujourd’hui, il en reste environ 150», affirme la préfecture. C’est loin de la réalité. Quelques heures suffisent à en compter beaucoup plus. Dans les voitures, les bosquets, les entrepôts et les maisons squattées, les terrains pollués.

La ville indique de son côté que le nombre de Roms a baissé, en raison notamment des reconduites à la frontière, mais qu’il en reste près de 800, dont la moitié sur Lyon. Ils se cachent. «L’invisibilité arrange tout le monde», soupire Nathalie Perrin-Gilbert, maire socialiste du Ier arrondissement, celui des pentes de la Croix-Rousse. En charge depuis ce week-end des questions de logement au secrétariat national du PS, l’élue ajoute : «Quand un problème ne se voit plus, cela permet de dire qu’il n’existe plus.» Son arrondissement n’est pas le seul concerné. Squats et campements de fortune s’égaillent dans toute l’agglomération. Dans cette maison de Villeurbanne, banlieue est de Lyon, une cinquantaine de personnes se partagent deux étages. L’habitation est propre, chauffée. Mais ils devront la quitter en janvier. Quelques rues plus loin, un mur cache un vaste entrepôt, transformé en village roumain. Les occupants ont construit des dizaines de cabanes. En palettes de bois, en couvertures, en carton. De 60 à 80 personnes vivent là. La plupart des enfants sont scolarisés, comme à la Croix-Rousse, où ils passent aux bains douches le matin, afin d’arriver propres à l’école. Dan, Rom roumain, explique qu’il a bénéficié d’une aide au retour avant de revenir. Beaucoup sont dans son cas et certaines familles viendraient en France juste pour se faire reconduire avec le pécule.

Recours. «Nous savons que les situations sont très variées, dit André Gachet, responsable de l’Alpil. Certains font des allers-retours, d’autres veulent s’installer ici, suivre des formations, travailler. En 2012, ils seront libres de le faire.» L’Alpil voulait mettre en œuvre des solutions adaptées, des terrains collectifs servant de sas, d’autres temporaires pour les travailleurs saisonniers. «Mais on a peur de la complexité, poursuit André Gachet. On préfère les réponses simples.» Les reconduites à la frontière gonflent les chiffres, mais dans trois ans les préfets ne pourront plus y avoir recours. Les Roumains seront membres de plein droit de l’Union européenne. C’était pour anticiper cette échéance que le précédent préfet avait lancé la Mous. Le nouveau affirme que les Roms ont disparu. Jusqu’à ce qu’un accident les rappelle à son souvenir ?
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MessageSujet: Trois Roms interpellés à l’école   Mer 10 Déc - 16:04

Bizarre que Brice Hortefeux n’ait pas protesté contre l’arrestation de ces trois écoliers. Le 24 novembre, M. Kurtishji, un Rom kosovar, est venu chercher entouré de deux policiers, trois de ses quatre enfants dans leur école, à Grenoble. Le lendemain, la famille était expulsée. Le ministre de l’Immigration avait pourtant déclaré à Thomas Hammarberg, commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe et auteur d’un rapport sur les conditions de détention en France publié le 21 novembre, avoir «donné des instructions claires pour qu’aucune interpellation n’ait lieu dans, ou à proximité immédiate, des établissements scolaires».
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MessageSujet: Rassemblement de Roms: «Laissez-nous travailler   Ven 12 Déc - 16:24

»
REPORTAGEIls étaient une centaine hier devant l’Assemblée nationale pour réclamer l'accès au travail comme pour tous les citoyens européens.

On veut travailler, on veut travailler !» scandent une centaine de manifestants, regroupés ce mercredi midi devant l’Assemblée nationale à Paris. Ils sont Roms –souvent Roumains ou Bulgares – et vivent en France depuis 7, 12 ou 15 ans. Tous réclament le droit de travailler «comme n’importe quel citoyen européen».

«On leur reproche de ne pas avoir de ressources. Mais, en pratique, on les empêche de gagner leur croûte. De la pure hypocrisie !» s’énerve Jeannine Bechet de l’association ATD Quart Monde. Comme beaucoup de militants ce matin, elle est venue soutenir les Roms «pour qu’enfin, on arrête de leur mettre des bâtons dans les roues.»

«Droit de séjour est conditionné à leurs ressources»
Depuis l’adhésion en 2007 de leurs pays dans l’Union européenne, Roumains et Bulgares (qui composent la majorité des Roms) sont en principe libres d’aller et venir dans les pays membres. Une seule pièce d’identité suffit, pas besoin d'un titre de séjour. Sauf qu’au-delà de trois mois passés en France, leur droit de séjour est conditionné à leurs ressources. Ou à l’obtention d’un emploi. «Et un CDI, en plus» se désole un militant. Les Roms sont alors soumis aux mêmes règles que les étrangers hors UE au titre d’un décret de mars 2007 et voué à s’appliquer jusqu’en 2012. A cette date, les Roms auront alors les mêmes droits que les ressortissants européens.

«Pourquoi attendre 2012 ? Autant mettre fin à cette politique imbécile tout de suite !» s’énerve Yves Douchin, «volontaire par indignation». Depuis des années, il se bat pour aider les Roms. «On se ruine en photocopies, avec toute cette paperasse inutile qu’on leur demande.» Il nous présente Georghe. A 27 ans, dont 16 ans passés en France, ce jeune Roumain tient fièrement – et fermement – sa promesse d’emploi dans les mains. «Une vraie galère pour l’obtenir…» Pas facile surtout de trouver un employeur prêt à payer les 850 euros nécessaires pour les frais du dossier de régularisation, valable pour les Roms comme pour tous les sans-papiers.

Comme beaucoup, il travaille au noir
«Il y a aussi le problème des délais d’attente. C’est très dur de trouver un employeur disposé à patienter deux ou trois mois (le temps de la régularisation) avant qu’on commence le travail. Le plus souvent, ils ont besoin de quelqu’un tout de suite, surtout dans le bâtiment» témoigne Romica, 37 ans.

Alors, comme beaucoup, ce père de famille, arrivé en France en 2001 avec sa femme et ses quatre enfants, travaille au noir. «Faut bien avoir de quoi manger. Surtout que l’on n’a plus droit aux allocations familiales.» Emmitouflé dans sa doudoune, il esquisse un sourire, en croisant les doigts. Il a peut-être trouvé un emploi dans une entreprise d’insertion, grâce au comité de soutien des Roms de Saint-Etienne.

A côté de Romica et de sa femme, un groupe de jeunes Roms. Tous pour la plupart ont grandi en France. En attendant le retour de la délégation reçue ce matin à l’Assemblée, ils donnent le rythme. Quelques pas de danse sur un fond de musique traditionnelle, «il n'y a rien de mieux pour se réchauffer» dit-on. Et pour garder le moral.
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MessageSujet: Les associations demandent une politique européenne pour les Roms   Ven 12 Déc - 16:25

Une trentaine d'associations européennes de défense des droits de l'Homme et d'aide aux plus démunis se sont alliées pour soumettre aux chefs d'Etat et de gouvernement européens, réunis en Conseil les 11 et 12 décembre à Bruxelles, une série de recommandations visant à améliorer la situation des Roms en Europe.
Cette démarche fait suite au premier sommet européen des Roms organisé le 16 septembre dernier, déjà à Bruxelles. Car, "si un consensus émerge sur le constat affligeant des discriminations incessantes dont les Roms font l'objet, les Etats membres et les institutions européennes ne parlent pas de concert quant aux mesures à appliquer", déplorent ces organisations (parmi lesquelles figurent notamment la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés, la Fnasat-Gens du voyage, Médecins du monde ou Romeurope).
Elles demandent donc, en premier lieu, à la présidence du Conseil de l'Union européenne et aux Etats membres d'adopter "une stratégie européenne pour les Roms, en complémentarité réelle et étroite avec celles des Etats membres et avec les actions locales exemplaires, sans oublier les pays candidats afin de garantir l'impact des activités menées".
Un tel document devra être rédigé dans le cadre d'un processus participatif, "pour les Roms et avec les Roms", soulignent à cet égard les associations dans leurs propositions (en ligne sur le site de la LDH).

Pour un plan d'action plurisectoriel

Elles préconisent également "la fin des régimes transitoires qui limitent l'accès des ressortissants roumains ou bulgares au marché de l'emploi dans plusieurs Etats membres", ainsi que "la suppression, dans les motifs possibles de reconduite à la frontière, du critère de 'charge déraisonnable' contraire à la libre circulation" au sein de l'UE.
Elles appellent aussi à la rédaction d'un "plan d'action européen plurisectoriel", qui aura pour objet de lutter contre la ségrégation spatiale de ces populations et de résorber l'habitat indigne, de garantir l'accès effectif de tous à une couverture maladie et aux soins, de même qu'à leurs droits civils et politiques et aux établissements scolaires ordinaires.
D'autres recommandations allant dans ce sens sont également adressées à la Commission européenne, concernant l'accès aux droits, le souvenir des victimes de la barbarie nazie, la reconnaissance de la langue et de la culture rom, le soutien aux associations de gens du voyage, le suivi des situations vécues, etc.
Elles demandent enfin à l'Agence européenne pour les droits fondamentaux de créer des observatoires européen et nationaux des violations des droits des Roms et des gens du voyage, ainsi que le lancement de campagnes européennes anti-discriminatoires ou de valorisation de leur image.
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MessageSujet: La commission contre le racisme prend la défense des Roms   Jeu 15 Jan - 19:05

A trois semaines du scrutin sur la libre circulation des personnes, la Commission fédérale contre le racisme monte au créneau pour défendre les Roms.
Elle s'insurge «avec véhémence» contre la stigmatisation de ces populations, qu'elles soient nomades ou sédentaires.

Et la commission de rappeler que les ressortissants bulgares et roumains peuvent déjà se rendre en Suisse sans visa depuis 2004 et y séjourner pendant trois mois. Il n'y a donc pas lieu de s'attendre à un afflux de gens du voyage en provenance de ces pays. De plus, seuls environ 2% des Roms vivant en Europe de l'Est sont des nomades, a-t-elle indiqué jeudi dans un communiqué.

La commission souligne par ailleurs que la hausse du nombre des mendiants dans les villes suisses ne date pas d'aujourd'hui. Ce type de problème, sans lien avec l'ouverture du marché du travail, peut toutefois être réglé par de nouvelles dispositions ad hoc, selon elle. La Suisse a raison d'encourager les projets visant à améliorer les conditions de vie de la population rom originaire d'Europe de l'Est.

La commission a aussi profité de cette prise de position pour répéter le manque d'aires de transit et de stationnement auquel les gens du voyage sont confrontés en Suisse. L'absence de sites adéquats pousse ainsi certains groupes de nomades étrangers à s'arrêter sans autorisation sur des terrains non prévus à cet effet. Pour y rémédier, la commission suggère de créer des emplacements sur d'anciennes parcelles militaires
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MessageSujet: Vénissieux, décines..... la ballade habituelle pour les "sous-européens" de fait face aux repus de la grassouille...   Sam 22 Aoû - 11:49

Après l'expulsion jeudi dernier du camp de Roms de Chassieu, près d'Eurexpo, un groupe de 23 personnes, dont une douzaine d'enfants, ont trouvé refuge sur le terrain de l'ancienne auberge de jeunesse. Ils sont installés dans trois caravanes, une camionnette et des tentes et espèrent rester quelque temps sur le site, où ils estiment ne déranger personne. Le Conseil général, à qui appartient le terrain, a lancé une procédure d'expulsion. L'auberge de jeunesse a fermé ses portes en décembre, et le Conseil général a lancé un appel d'offres pour trouver un acheteur pour ces 9 100 m2 situés le long du boulevard périphérique.

Quinze Roms, expulsés eux aussi de Chassieu, s'était installés il y a trois jours, sans autorisation, dans le foyer d'urgence de Décines. Ils ont dû quitter les lieux, la maison devant être disponible pour accueillir des familles en difficulté.
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MessageSujet: Expulsion imminente de Roms à Vaulx-en-Velin   Mar 1 Sep - 15:00

L’installation des Roms dans un squat dangereux pose à nouveau problème sur notre agglomération: la scène se passe cette fois à Vaulx en Velin...

"Un problème récurrent depuis de nombreuses années déjà, et qui n’a jamais été pris à bras le corps par l’État et l’Europe qui pratiquent ici la politique de l’autruche" commente la municipalité vaudaise.

"On préfère expulser sans chercher de véritables solutions de logements et d’insertion pour cette population migrante."

À Vaulx-en-Velin, les ROMS se sont installés dans un squat rue Marius Grosso, sur un site industriel en cours de démolition, amianté avec des conditions sanitaires plus que déplorables. La Ville a alors pris un arrêté de péril, fin juillet, laissant ainsi 30 jours au Préfet pour proposer des solutions.

Le tribunal ayant statué fin août, l’expulsion de ces familles est imminente. "Comme à chaque fois, sans aucune solution de repli, ces familles iront s’installer sur un autre lieu. Bernard GENIN, le nouveau maire PC de Vaulx-en-Velin souhaite qu’"une politique concertée d’agglomération se mette en place." L'élu promet donc saisir une nouvelle fois le Préfet afin qu’une table ronde soit organisée dans les plus brefs délais, regroupant tous les maires concernés.

L
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MessageSujet: Madonna et les Roms   Jeu 3 Sep - 5:09

En concert en Roumanie, la reine de la pop a été conspuée pour avoir critiqué les discriminations dont sont victimes les Roms en Europe orientale.

« Nom de dieu ! ». C’est ainsi que la chanteuse américaine a réagi après avoir été huée par son public, mercredi soir, lors de son concert à Bucarest.

Tout commence bien pourtant puisque 60 000 personnes étaient rassemblées au Parc Izvor afin d’applaudir la star dont la tournée « Sticky and Sweety » s’arrêtait en Roumanie.

Mais les choses se gâtent lorsqu’elle déclare, selon 20 minutes, « qu’il y a beaucoup de discriminations envers les Bohémiens et les tziganes en général en Europe de l’Est, et ça m’a rendue très triste ». « La liberté et l’égalité des droits » devaient être respectés « pour tout le monde, Roms, homosexuels, tous ceux qui sont différents ».

« Boo-ca-rest » se sont alors mis à hurler certains individus.

Madonna est entourée pendant cette tournée mondiale du trio russe Kolpakov composé cde deux Roms et d’un Juif qui ont précisé à la presse que « Madonna avait été surprise » par l’attitude des spectateurs et regrettent, selon l’Agence Canadienne de Presse, « que la star ait été huée pendant son concert » pour avoir critiqué la discrimination contre les gypsies.
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