
Agora de l'Ermitage Libres propos d'un ermite sur les faits de société |
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 | Sujet: Deux squats de Roms détruits route de Grenoble Sam 20 Mar - 7:06 | |
| Deux squats de Roms détruits route de Grenoble Bookmark and Share Digg! ScoopIt Paru hier, vendredi 19 mars 2010 8 commentaire(s) nm-photo-292823.jpg Photo : François Vignola Une pelleteuse a démoli, hier matin, deux baraquements de fortune habités par des familles entières.
Les forces de police ont procédé hier matin à l’expulsion des familles installées dans des masures insalubres
8 h30, hier, route de Grenoble à Nice. Un bulldozer fracasse une caravane et les bicoques de tôle des squatteurs. Charrie les détritus et les ordures. A quelques pas de là, policiers et Roumains se font face. En silence.
Lors d’une opération conjointe des polices municipale et nationale, deux baraquements du squat géant installé le long de la RN 202 ont été détruits. Sur ce terrain vague, qui appartient à la ville, vivent depuis des mois près de 160 Roumains – hommes, femmes et enfants – répartis dans plusieurs masures à l’abandon.
« Je souhaite que ce type d’actions puisse se poursuivre à chaque fois qu’un nouveau squat aura été identifié de façon à mettre un terme au développement anarchique et insalubre de ces types d’habitats », a réagi Christian Estrosi. La veille, le maire de Nice avait annoncé une série de mesures visant à renforcer la sécurité et avait promis de régler rapidement – « dans une quinzaine de jours » – le problème des squats de la plaine du Var.
« Où on va dormir ? »
La préfecture affirme avoir proposé un relogement aux familles expulsées. Ce que démentent les squatteurs qui se sont installés 100 mètres plus loin. « Ils ont cassé notre maison », soupire Elisea en berçant son fils. « En Roumanie aussi, ils ont cassé nos maisons, c’est toujours la même histoire ». Elle explique que sept personnes vivaient dans les bidonvilles réduits en miette. Montre une baraque verte à deux pas : « On va aller là ». À côté une fillette secoue la tête : « Mais la police a dit qu’elle reviendra bientôt pour casser toutes les maisons, où on va dormir ? » |
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 | Sujet: L'indifférence des élus Jeu 25 Mar - 6:17 | |
| Ils étaient une dizaine lundi 22 mars, rassemblés devant le parvis du Grand Lyon avant la tenue du conseil communautaire. Membres d'associations pour la plupart, ils voulaient alerter les élus sur la situation de 600 à 800 Roms qui tentent de vivre dans l'agglomération.
Depuis une dizaine d'années, les Roms sont régulièrement expulsés de leurs squats et bidonvilles sans que des solutions de relogement leur soit proposées (voir notre article). Ce lundi soir, c'est justement l'inaction de l'État et de la communauté urbaine de Lyon que le collectif Rroms tente de mettre en cause. Pour dénoncer cette situation, les membres du collectif vont jusqu'à tracter en marge du conseil communautaire pour interpeller les élus. « Nous sommes ici pour pousser les élus à prendre des résolutions car nous sommes dans une situation de non réponse du préfet. », explique Alain Veysset, animateur du collectif Rroms. Selon lui, c'est à la communauté urbaine de lancer des initiatives et non aux élus locaux : « Les maires reçoivent des squats et des bidonvilles qu'ils n'ont pas demandé. Si ils prennent des initiatives, ils pensent qu'ils vont attirer toute la misère du monde dans leur commune. L'initiative devrait donc partir du Grand Lyon.»
La politique de l'autruche
La manifestation reste timide et peu d'élus s'arrêtent ou se joignent au rassemblement, à l'exception de Roland Jacquet, conseiller délégué PC à la communauté urbaine. Celui-ci confie : « Certains élus sont tout à fait disposés à prendre des mesures en faveur de la scolarisation, de l'insertion et de l'emploi de ces personnes. Néanmoins, sans logement, ce n'est pas possible. » Une première action dans ce sens avait été prise en décembre 2007. La préfecture du Rhône, le département et le Grand Lyon avaient signé une convention, MOUS, qui prenait en compte l'habitat précaire. Mais en juin 2008, Jacques Gérault, nouvellement arrivé au poste de préfet, avait dénoncé cette convention, enterrée ensuite par le Grand Lyon et le Conseil Général. A la question, « Pourquoi ça bloque ? », les membres du collectif ont d'ailleurs tous la même réponse : « Demandez donc à Gérard Collomb ! ». Bernard Langin, délégué régional de Médecin du Monde a néanmoins son avis sur la question : « L'expulsion est une politique sciemment appliquée. Le but est de les empêcher de se fixer et de les rendre invisibles. Si on ne les voit pas, il n'y a pas de problème. |
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 | Sujet: La barbarie travaille Mar 30 Mar - 7:53 | |
| La barbarie travaille La loi républicaine à Nangy : des familles roms harcelées
Après une expulsion de l’agglomération annemassienne, plusieurs familles roms (50 personnes environ) squattaient depuis plusieurs semaines une fruitière désaffectée et promise à la démolition.
La loi républicaine sur l’instruction obligatoire était respectée. L’école publique scolarisait les enfants roumains roms malgré l’opposition du maire. Les enfants étaient heureux.
La loi républicaine sur le droit aux soins était respectée. Les personnes malades et surtout les femmes enceintes étaient suivies et prises en charge par l’Hôpital public.
La Fraternité était organisée. Emmaüs, les Restos du Cœur, les parents d’élèves de Nangy et d’autres bénévoles fournissaient nourriture et vêtements chauds. Une dignité humaine était tant bien que mal rendue. Mais la loi républicaine sur l’Ordre public existe et se devait d’être respectée aussi…
Vendredi matin à 6 heures : 50 gendarmes cagoulés, armés, sont venus à bord de 11 véhicules, pour un contrôle d’identité musclé avec mise à terre des hommes et menottes. Les enfants, à l’école le matin, traduisaient dans leurs dessins et leurs jeux ces événements. 11 d’entre eux sont scolarisés à Nangy. Les gendarmes sont revenus hier matin 24 mars, jour sans école, avec un huissier, les familles sont évacués sans ménagement avec beaucoup d’effets perdus. L’escaler d’accès est détruit. L’intérieur et l’extérieur de la fruitière sont abondamment arrosés de lisier pour empêcher la réoccupation des lieux.
Les propositions de relogements de la préfecture, séparant les membres d’une même famille sont refusés. La nuit s’est passée dehors, sur matelas et couvertures apportés par les militants, sous les banderoles de la LDH, agrémentée par les passages de véhicules de la gendarmerie équipées de projecteurs.
Tous les enfants devaient être à l’école à 8h30. Telle était la situation ce matin (à suivre).
LDH Annemasse, 25 mars 2010.
Nice : Deux squats de Roms détruits route de Grenoble
Les forces de police ont procédé hier matin à l’expulsion des familles installées dans des masures insalubres.
8h30, hier, route de Grenoble à Nice. Un bulldozer fracasse une caravane et les bicoques de tôle des squatteurs. Charrie les détritus et les ordures. À quelques pas de là, policiers et Roumains se font face. En silence.
Lors d’une opération conjointe des polices municipale et nationale, deux baraquements du squat géant installé le long de la RN 202 ont été détruits. Sur ce terrain vague, qui appartient à la ville, vivent depuis des mois près de 160 Roumains — hommes, femmes et enfants — répartis dans plusieurs masures à l’abandon.
«Je souhaite que ce type d’actions puisse se poursuivre à chaque fois qu’un nouveau squat aura été identifié de façon à mettre un terme au développement anarchique et insalubre de ces types d’habitats», a réagi Christian Estrosi. La veille, le maire de Nice avait annoncé une série de mesures visant à renforcer la sécurité et avait promis de régler rapidement — «dans une quinzaine de jours» — le problème des squats de la plaine du Var.
«Où on va dormir ?»
La préfecture affirme avoir proposé un relogement aux familles expulsées. Ce que démentent les squatteurs qui se sont installés 100 mètres plus loin. «Ils ont cassé notre maison», soupire Elisea en berçant son fils. «En Roumanie aussi, ils ont cassé nos maisons, c’est toujours la même histoire.» Elle explique que sept personnes vivaient dans les bidonvilles réduits en miette. Montre une baraque verte à deux pas : «On va aller là.» À côté une fillette secoue la tête : «Mais la police a dit qu’elle reviendra bientôt pour casser toutes les maisons, où on va dormir ?»
Leur presse (Nice-Matin), 19 mars. |
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 | Sujet: Préparation du 2ème Sommet de l’UE: les Roms entre inquiétude et volontarisme Mar 30 Mar - 7:55 | |
| Préparation du 2ème Sommet de l’UE: les Roms entre inquiétude et volontarisme O. Berthelin | 29/03/2010 | Publié dans : Europe
Dans l’attente du 2ème sommet de l’UE sur l’inclusion des Roms les 8 et 9 avril 2010 à Cordoue, le parlement Européen a voté une motion déplorant le peu d’effet du premier sommet de 2008. De son côté le Forum européen des Roms et Gens du voyage interpelle la présidence Espagnole de l’UE et en France les organisations concernées affichent leurs inquiétudes.
Le2ème sommet de l’UE sur l’inclusion des Roms se tiendra les 8 et 9 avril à Cordoue (Espagne). Sera-t-il le sommet de la dernière chance comme l’affirment certains eurodéputés ou l’occasion d’afficher des positions de principes sans effets comme le craignent de nombreuses associations ?
Dans une motion votée le 25 mars 2010 par 572 voix pour, 28 contre et 23 abstentions le parlement Européen demande à la Commission d’élaborer la stratégie européenne sur les Roms déjà envisagée lors du sommet de Bruxelles en septembre 2008 sans avoir été jusqu’à présent mise en œuvre. Les députés condamnent la récente montée du racisme à l’égard des Roms dans plusieurs Etats membres de l’UE et expriment leurs inquiétudes face aux discriminations dont les Roms font l’objet en matière d’éducation, de logement, d’emploi, d’accès aux soins de santé et au vu de leur faible participation politique. Le rapatriement forcé des Roms vers les pays des Balkans, où ils risquent d’être discriminés et de se retrouver sans logement, est préoccupante, ont également souligné les députés, précise le communiqué officiel du parlement européen.
Pour sa part, Rudko Kawczynski, réélu mi février 2010 à la tête du Forum européen des Roms et des gens du voyage invite la Commission à établir un calendrier précis de mesures visant dans chaque pays à mettre les Roms sur le même pied que leurs concitoyens non roms.
La Voix des Rroms : «Autiste à notre égard, l’Europe ferait mieux de se taire et éviter ainsi d’aggraver le racisme que nous subissons»
Loin de nourrir des espoirs dans l’issue de ce sommet, des associations fortement impliquées sur le terrain militent pour limiter les possibles dégâts. « Lors du premier sommet en 2008, nous avons présenté le projet d’un statut-cadre des Rroms dans l’Union européenne élaboré en 2000 par un réseau rassemblant en son sein des personnes qui connaissent le terrain depuis fort longtemps. Cette proposition, validée par l’union romani internationale reste complètement ignorée à ce jour, alors que, dépassant la question rrom seule, elle offre des solutions bien plus globales pour l’UE. Si celle-ci ne veut pas de nos propositions, au moins qu’elle arrête de gesticuler. Ceci nous évitera d’être tenus à tort pour responsable de ses gaspillages», dit Saimir Mile, président de la voix des Rroms. L’association réclame que dans chaque Etat soient abordés les problèmes économiques et sociaux indépendamment des questions ethniques qui, selon elle, renforcent d’un côté les violences anti rroms et de l’autre encourage des formes de communautarisme. Par ailleurs, les associations s’inquiètent de mesures répressives visant les seuls Roms. Nous craignons qu’en marge de ce sommet certains Etats membres prennent des mesures visant à limiter la liberté de circulation des citoyens considérés comme Roms, fait-on remarquer du côté du collectif Romeurope. Constatant que la Roumanie à déjà été condamnée pour avoir interdit à certains de ses citoyens de quitter ses frontières au mépris du droit européen.
FNASAT : «Le sommet de Cordoue va-t-il faire l’impasse sur les discriminations touchant particulièrement les gens du voyage français ?»
En France des associations tirent la sonnette d’alarme Des discriminations particulières visent les gens du voyage à travers les titres de circulations les difficultés pour stationner pour accéder au logement, à l’école, aux soins, exercer leurs droits civiques. Il ne faudrait pas que le sommet de Cordoue fasse l’impasse sur ce volet spécifique, lance Stéphane L’évêque, directeur de la FNASAT.
De son côté l’UFAT qui représente les Roms Français au sein du Forum européen des Roms rappelle qu’en 2008 le gouvernement s’était engagé à réviser la loi du 3 janvier 1969 et de généraliser l’application de celle du 5 juillet 2000. |
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 | Sujet: Le département va demander l’expulsion des Roms installés dans le quartier Villette Mar 30 Mar - 7:57 | |
| Le département va demander l’expulsion des Roms installés dans le quartier Villette
Le terrain sur lequel sont installés les campements de fortune le long des lignes SNCF derrière la Part-Dieu appartient au département.
Un élu lyonnais a interpellé Michel Mercier, président du conseil général sur le sujet. Il invoque des problèmes de sécurité : les enfants joueraient avec des cailloux du talus qui soutient les voies, mais explique aussi que les conditions de vie sont trop difficiles à cet endroit pour les Roms. Cette procédure d’expulsion devrait être étudiée d’ici une quinzaine de jours. Publier sur Twitter Partager cet article sur Twitter Publier sur Facebook Partager cet article sur Facebook |
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 | Sujet: des mineurs roumains auraient été illégalement renvoyés Jeu 1 Avr - 6:29 | |
| des mineurs roumains auraient été illégalement renvoyés Créé le 31.03.10 à 06h07 Mis à jour le 31.03.10 à 06h07 | 2 commentaires Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte Imprimer | Recommandez cet article Envoyer par mail | Partager sur Facebook Tweetez cet article Buzzer sur Yahoo! Buzz
Des mineurs isolés roms ont-ils été illégalement renvoyés en Roumanie après l'incendie d'un vaste bidonville à Massy (Essonne), il y a trois semaines ? C'est ce qu'ont affirmé hier les asso...
Des mineurs isolés roms ont-ils été illégalement renvoyés en Roumanie après l'incendie d'un vaste bidonville à Massy (Essonne), il y a trois semaines ? C'est ce qu'ont affirmé hier les associations Hors la rue et Imediat. Selon eux, « neuf mineurs isolés faisaient partie des 200 à 250 Roumains » qui ont été renvoyés à Bucarest par deux vols, le 10 mars dernier, deux jours après le sinistre. Cette procédure est pourtant strictement encadrée et suppose, entre autres, la saisine d'un juge pour enfants. Ce qui aurait été fait pour seulement deux des mineurs, à l'initiative des associations. Mais les magistrats n'ont pas pu rencontrer ces deux adolescents, assurent les associations, qui entendent porter l'affaire devant les tribunaux. Du côté de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, on indique que les « mineurs étaient accompagnés ». Autre grief des associations : « l'absence de cadre légal » du relogement des Roms dans un gymnase de Massy dont ils n'auraient pas eu le droit de sortir. Hier, ni la préfecture de l'Essonne, ni la mairie de Massy n'étaient en mesure de répondre à nos questions.alexandre Sulzer |
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 | Sujet: Les familles roms du camp de Wimille sommées de quitter le territoire français avant le 30 avril Jeu 1 Avr - 6:30 | |
| Les familles roms du camp de Wimille sommées de quitter le territoire français avant le 30 avril
mercredi 31.03.2010, 05:03 - La Voix du Nord Les familles doivent quitter le territoire national Les familles doivent quitter le territoire national | EXPULSION |
La décision couvait depuis plusieurs mois, du côté de la sous-préfecture ...
de Boulogne-sur-Mer. Elle a finalement été annoncée officiellement aux Roms de Wimille par la police aux frontières (PAF).
Ces deux derniers jours, les vingt-huit familles qui habitent le camp situé en bordure de l'A 16 ont été informées de leur obligation de quitter le territoire français avant le 30 avril. Les adultes ont été conduits par petits groupes dans les locaux de la PAF à Coquelles où cette décision leur a été signifiée. S'ils ne s'exécutent pas, « ils seront emmenés dans un centre de rétention puis expulsés par avion en Roumanie », expliquait hier soir un responsable de l'association Agir avec les Roms. Des signes d'intégration
Cette décision n'est pas une surprise pour les associations de soutien aux Roms de Wimille. Fin novembre, elles avaient rencontré les représentants de la sous-préfecture, lesquels avaient annoncé que le terrain pourrait fermer « en début d'année ». Laissant aussi entendre, pour la première fois, que les Roumains en situation irrégulière pourraient quitter le pays.
Les familles du camp, elles, espéraient tout autre chose. Depuis le début de l'hiver, elles réclamaient des cailloux pour faire face à la boue qui envahissait le site. L'hiver avait été particulièrement rude pour les Roms, logés dans des caravanes chauffées par des poêles à pétrole. Malgré tout, la communauté donnait des signes d'intégration. Seize enfants sont actuellement scolarisés à l'école Dely, à Wimille, et un dernier au collège. Plusieurs fois expulsées
Les premières familles de Roms étaient arrivées sur le secteur de Boulogne fin 2006. Dans un premier temps, elles se sont installées dans les logements désaffectés des abattoirs, le long du boulevard industriel de Boulogne. Expulsées à la demande du député maire Frédéric Cuvillier, elles se sont ensuite déplacées près du CJC Léon-Blum, puis sur un terrain vague derrière le Leclerc d'Outreau. Elles ont finalement rejoint le terrain de Wimille en juin 2008. •
SY. D. |
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 | Sujet: ASCQU'ON EN DIT... Jeu 1 Avr - 6:31 | |
| ASCQU'ON EN DIT...
jeudi 01.04.2010, 05:11 - La Voix du Nord
Expulsion conjointe de plusieurs familles de Roms
Plusieurs familles de Roms ont été délogées par la police, hier matin, à Villeneuve-d'Ascq. C'est le cas pour la communauté installée depuis plusieurs semaines sous la voie aérienne du métro, boulevard de l'Ouest. Rue des Fusillés, mais aussi rue Jules-Guesde où une famille s'était installée dans le jardin d'une propriété désaffectée, les Roms ont été priés de partir. « C'est une opération conjointe découlant d'une procédure administrative. Tout s'est passé sans encombres. Le service des espaces verts va maintenant empêcher les accès en installant des enrochements ou en creusant des tranchées », a expliqué Maryvonne Girard, première adjointe, chargée notamment de la sécurité.
La gauche unie pour sauver l'école
À Villeneuve-d'Ascq, lors du conseil municipal de mardi soir, une motion a été présentée par les élus de la majorité pour soutenir enseignants et parents d'élèves « dans leur combat pour le maintien d'un service public de qualité ». Une démarche entreprise en réaction aux suppressions annoncées de postes dans la commune. Cette motion a été soutenue par le groupe des Verts qui a cependant tenu, par la voix de Nathalie Constant, à « saluer les actions de lutte » menées récemment dans l'Éducation nationale. Des luttes qui ne sont pas risques : au rectorat, « la délégation du lycée Queneau s'est vue accueillie par des CRS ». Encore heureux qu'ils n'ont pas fait usage de leurs matraques !
Mission locale : l'opposition s'étonne
Jean-François Hilaire, du groupe d'opposition, s'étonne d'avoir dû apprendre par la presse la mise à pied (et même le licenciement, NDLR) de la directrice de la Mission locale. « Comment cela a-t-il pu durer ? L'an dernier, vous avez obtenu un quitus pour le trésorier sur une comptabilité établie par un expert-comptable et vérifiée par un commissaire aux comptes. » Et de rebondir sur un des sujets favoris de l'UMP : « Depuis plusieurs années, nous réclamons un plus grand sérieux dans l'attribution des subventions en général. Quand allez-vous nous entendre et ne pas donner de fonds sans avoir un état des dépenses avec factures contrôlées à l'appui |
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 | Sujet: Adrien, Rom de Wimille bientôt expulsé : « On est traité comme des chiens » Sam 3 Avr - 7:17 | |
| * Adrien, Rom de Wimille bientôt expulsé : « On est traité comme des chiens »
vendredi 02.04.2010, 05:04 - La Voix du Nord Adrien Ion (à droite) a reçu l'ordre de quitter la France. «Nous étions venus ici pour changer de vie», souffle-t-il. Adrien Ion (à droite) a reçu l'ordre de quitter la France. «Nous étions venus ici pour changer de vie», souffle-t-il. | TÉMOIGNAGE |
Les Roms n'ont pas encore déserté le camp de Wimille, malgré l'avis de la police aux frontières
(PAF) qui impose à 40 adultes de quitter le territoire national avant la fin avril (nos deux dernières éditions). Les familles ont encore du mal à encaisser la nouvelle, à l'image d'Adrien Ion.
Ce père de trois enfants de 6 à 10 ans, tous scolarisés à Wimille, n'a pas digéré la garde à vue massive des hommes et des femmes, lundi et mardi, à Coquelles. « On s'est retrouvé dans la même situation que des trafiquants de drogue ! », lance-t-il. Il n'hésite pas à faire le parallèle avec les injustices dont les Roms sont victimes en Roumanie. « Nous sommes venus ici pour changer de vie parce que là-bas, on subit la discrimination et il n'y a pas de travail. Et finalement, on se retrouve traités comme des chiens », s'insurge-t-il, approuvé par une vingtaine de camarades autour de lui. Une situation indigne selon lui. « On est quand même Européens, pas des réfugiés ! », lâche celui qui joue le rôle de porte-parole, avec son français limpide.
Ici, personne n'aurait imaginé une décision aussi brutale. « Ce n'est pas nous qui avons trouvé ce terrain, c'est la police et la sous-préfecture. Ils n'ont pas de parole ! » Les Roms redoutent de se retrouver à la rue avec des enfants en bas âge : « Les policiers ont dit qu'ils allaient exploser nos caravanes avec des grenades. » Des menaces qui ont déjà fait l'effet d'une bombe dans le camp, alors que le compte à rebours a commencé. •
SY. D. |
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 | Sujet: 42 Roms menacés d'expulsion Mer 7 Avr - 16:08 | |
| 42 Roms menacés d'expulsion
SOCIÉTÉ - Depuis près de deux ans, un campement de Roms de Roumanie s'était installé sur un terrain, à Wimille, près de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), avec l'accord du sous-préfet de l'époque. La semaine dernière, tous les hommes, puis toutes les femmes ont été arrêtés et sont ressortis de la Police aux frontières de Coquelles et du commissariat de Boulogne avec une OQTF (Obligation à quitter le territoire). Ils sont 42 et ont un mois pour partir. La ligue des droits de l'homme dénonce une expulsion collective et organise demain un rassemblement à 11h devant la sous-préfecture de Boulogne.
Ils viennent tous du même village, à 60 kilomètres de Bucarest. "Entre 2004 et 2006, il y a eu des crues du Danube, et des inondations. Leurs maisons en terre ont été détruites. Ils entendent que les frontières de l'Europe vont s'ouvrir pour les Roumains en janvier 2007, ils décident de partir", raconte Jeadette Vaillant, présidente de la Ligue des droits de l'Homme à Boulogne-sur-Mer. La Roumanie intègre en effet à cette date l'Union européenne.
Les Roms décident de poser leurs valises à Boulogne, s'installent dans les anciens abattoirs de la ville, un squatt dont ils sont expulsés en mars 2007. Ensuite, ils valsent de terrain en terrain, au gré des expulsions. Ils n'ont pas de caravanes, sont venus en bus, ou avec leur voiture. La Ligue des droits de l'homme, avec l'aide d'une association catholique, Wimereux Partage, leur achètent des tentes, pour se protéger de la pluie et du froid. Les Roms de Roumanie ont été sédentarisés par le régime communiste de Ceaucescu : ils ne sont pas à confondre avec les gens du voyage, qui sont français, et itinérants. Ce qui veut dire qu'ils n'ont pas accès aux aires des gens du voyage.
Finalement, une solution est trouvée : "En juin 2008, le sous-préfet de l'époque, M. Malherbe, les installe sur un terrain d'Etat à Wimille,un terrain qui appartient à la direction interdépartementale des routes. C'est un délaissé d'autoroute, juste avant la voie d'accès à l'A16. A 2,5 kilomètres d'une école, ce qui ouvre la possibilité de scolariser les enfants", se souvient Jeadette Vaillant. Une mise à l'abri dont se félicitent les associations, même si le terrain n'est pas idéal, boueux en hiver. Des démarches d'intégration se mettent en place : treize élèves suivent ainsi cette année les cours de l'école primaire. Mais le sous-préfet change, et la politique menée envers les Roms aussi.
Lundi 29 mars, une opération policière a été menée sur le campement : tous les hommes ont été emmenés dans les locaux de la Police aux frontières de Coquelles. Les 22 en sont ressortis avec une OQTF. Le lendemain, cela a été le tour des femmes : emmenées au commissariat de Boulogne-sur-Mer, relâchées avec la même Obligation à quitter le territoire sous un mois. "Ils occupent illégalement un terrain", explique la sous-préfecture de Boulogne. Occupation illégale ? Mais n'est-ce pas avec l'accord du sous-préfet de l'époque qu'ils y sont installés ? "Il les a laissés s'installer là, car ce terrain s'est révélé comme le moins mauvais dans un premier temps", répond-on. La ligue des droits de l'Homme considère que les mesures d'expulsion concernant les Roms de Wimille s'apparentent à un renvoi groupé, ce qui est illégal aux yeux de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme.Ce que conteste la sous-préfecture, qui affirme que chaque cas a été étudié individuellement, dans le cadre du droit des étrangers.
Elle rappelle que si "en tant qu'Européens, les Roms ont tout à fait droit à la libre circulation au sein de l'Union européenne, ils n'ont pas forcément vocation à s'installer. L'installation est limitée à trois mois, sauf à justifier de revenus suffisants." Sinon, la circulaire considère qu'ils seraient "une charge déraisonnable pour le système d'assistance français". Ce qui n'est pas le cas des Roms de Wimille, qui vivent de la mendicité. Leur accès au monde du travail est de toute façon limité, puisqu'ils ne peuvent postuler qu'à des emplois "sous tension", où il y a un besoin de main d'oeuvre. C'est une restriction temporaire appliquée à tous les citoyens des nouveaux entrants dans l'Union européenne. "On leur reproche de ne pas avoir de revenus, mais par exemple dans le bâtiment, où ils pourraient travailler, on demande des chefs de chantier.", s'indigne Jeadette Vaillant. Un métier inaccessible pour eux. Quant à l'argument qu'ils seraient à la charge de l'Etat français, Jeadette Vaillant dément : "Ils n'ont pas touché le moindre centime de qui que ce soit. Pas la moinde aide. lls n'ont rien coûté à la société française." |
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 | Sujet: Roms : du 6 avril 1940 à nos jours Mer 7 Avr - 16:17 | |
| Roms : du 6 avril 1940 à nos jours
mis en ligne mercredi 7 avril 2010 par jesusparis
Communiqué LDH de Dijon avec l’appui du Collectif dijonnais de soutien aux Roms
Le 6 avril 1940, un décret-loi interdit la circulation des nomades sur l’ensemble du territoire métropolitain pendant toute la durée de la guerre.
Les Tsiganes d’Alsace-Lorraine sont les premières victimes de l’Occupant qui les expulse, dès juillet 1940, vers la zone libre, où ils sont progressivement internés dans les camps d’Argelès-sur-Mer, Barcarès et Rivesaltes avant d’être transférés en novembre 1942 dans le camp de Saliers (Bouches-du-Rhône) spécialement créé par le gouvernement de Vichy pour l’internement des Tsiganes. A la fin du mois de décembre 1940, environ 1700 nomades et forains étaient internés dans 10 camps. Les derniers ne sont libérés du camp des Alliers qu’à la fin du mois de mai 1946 soit deux ans après la fin de la guerre En France, entre 1940 et 1946, de nombreuses familles tsiganes – 6000 à 6500 hommes, femmes, vieillards, enfants – furent internées dans des camps gérés par l’administration française, dans la plus grande précarité tant matérielle que morale. Elles ont fait face à ces événements, seuls, sans aucune aide de la population française, ni même des œuvres caritatives pourtant très présentes dans les camps d’internement. Un grand nombre d’entre-elles périront dans les camps d’extermination nazis. Les livres d’histoire sont souvent silencieux sur ce versant sombre de l’histoire de notre pays.
Afin de faire connaître et reconnaître une histoire oubliée, la LDH – section de Dijon – dans le cadre de sa campagne « Urgences pour les libertés », pour montrer ce à quoi une politique de contrôle des populations peut conduire souhaite rendre hommage aux victimes et à leurs familles, et rappeler que la discrimination et le racisme sont des crimes.
La LDH rappelle en outre la situation précaire des Roms des casernes Creuzots à Dijon, qui vivent dans une situation extrêmement difficile, en butte à l’hostilité des institutions locales, au harcèlement policier et dont l’expulsion prochaine est programmée. Elle rappelle fermement que Les Roms roumains ou bulgares, citoyens de l’Union européenne ont, comme tous les autres citoyens, le droit de circuler et de s’installer dans tous les pays d’Europe. La Ligue des Droits de l’Homme, en ce jour anniversaire du « génocide oublié » des Tsiganes demande que les droits de ces citoyens européens correspondent à la « Recommandation » de la HALDE d’octobre 2009 demandant la levée des « réserves » de la France quant à leur libre installation ainsi qu’« une politique en leur faveur, en matière d’accueil, de séjour, d’autorisation de travail, de prestations sociales, de domiciliation, d’aide aux familles, de scolarisation des enfants et de logement. » |
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 | Sujet: L’Europe doit rompre le cycle de la discrimination envers les Roms Mer 7 Avr - 16:18 | |
| L’Europe doit rompre le cycle de la discrimination envers les Roms
mercredi 7 avril 2010, par Françoise Guillitte
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
ÉFAI-7 avril 2010
Embargo : 7 avril 2010 00h01 TU
Amnesty International appelle l’Union européenne (UE) et ses États membres à prendre des mesures concrètes pour rompre le cycle de la discrimination, de la pauvreté et de l’exclusion que subissent les communautés roms en Europe.
À la veille du deuxième sommet européen sur l’inclusion des Roms, qui se tiendra à Cordoue (Espagne) le 8 avril 2010, Amnesty International engage l’UE à mettre au point une stratégie globale pour garantir aux Roms l’égalité et la non-discrimination.
« Malgré la discrimination systématique envers les millions de Roms vivant sur le continent, l’UE n’amène pas les autorités nationales à rendre des comptes lorsqu’elles n’assument pas leurs responsabilités, a déclaré Claudio Cordone, secrétaire général par intérim d’Amnesty International.
« Les dirigeants de l’UE doivent adopter un plan d’action concret pour lutter contre les atteintes aux droits humains subies par les communautés roms. Ils doivent dénoncer les attaques racistes et les propos haineux, ainsi qu’apporter des mesures concrètes pour mettre fin à la discrimination dans l’accès au logement, à l’éducation, à la santé et à l’emploi. »
Amnesty International, comme d’autres organisations non gouvernementales roms ou autres, a montré que les autorités de certains pays d’Europe ne protègent pas les communautés roms des discriminations imputables aux acteurs tant publics que privés. L’organisation a attiré l’attention sur le fait que les États, à maintes reprises, n’ont pas pris de mesures pour mettre fin à la ségrégation dont sont victimes les enfants roms au sein du système scolaire et pour garantir le droit des communautés roms à un logement convenable.
Le document d’Amnesty international intitulé Halte aux expulsions forcées de Roms en Europe, publié ce mercredi 7 avril, met en évidence la façon dont les communautés roms sont expulsées de force.
Vivant dans des quartiers délaissés, elles sont souvent expulsées sans préavis adéquat ni consultation préalable et sans qu’aucune solution de relogement leur soit proposée. Par conséquent, les victimes d’expulsions forcées se retrouvent généralement sans abri ou dans des conditions de logement et de vie déplorables. Beaucoup perdent en outre leurs biens et l’accès éventuel qu’elles avaient à l’éducation, aux sources d’emploi et aux services publics.
Le document d’Amnesty International révèle comment des États européens tels que la Bulgarie, la Grèce, l’Italie, la Roumanie et la Serbie procèdent à des expulsions forcées en violation de leurs obligations au regard du droit international. En ne fournissant pas de solution de relogement convenable aux Roms ou en les réinstallant dans des quartiers isolés, ils perpétuent la ségrégation dont souffrent les communautés roms.
« Les Roms sont des citoyens d’Europe et les dirigeants européens doivent veiller à ce qu’ils aient les mêmes droits et devoirs que leurs compatriotes. Il ne peut y avoir de citoyens de seconde zone dans l’Europe du XXIe siècle, a souligné Claudio Cordone.
« Lors du sommet de Cordoue, il faut que les dirigeants de l’UE élaborent une politique européenne cohérente pour lutter contre la discrimination envers les Roms en Europe. Ils doivent manifester une volonté politique de faire de l’inclusion des Roms une réalité. »
Le document d’Amnesty International présente notamment les cas suivants : • En Bulgarie, au moins 200 Roms se sont retrouvés sans abri lorsque les autorités locales les ont expulsés de force et ont démoli leurs habitations dans les campements de Gorno Ezerovo et de Meden Roudnik, à Bourgas, une ville située au bord de la mer Noire, en septembre 2009. • En Italie, le plan « nomades » qui a débuté en juillet 2009 à Rome prévoit la destruction d’une centaine de campements roms dans la capitale. Quelque 6 000 roms doivent être réinstallés, sans avoir été consultés comme il se doit, dans seulement 13 camps nouveaux ou étendus situés en banlieue. Ce projet va probablement laisser plus de 1 000 Roms sans logement. • Le 3 avril 2009, les autorités serbes ont expulsé de force 250 Roms du campement provisoire qu’ils occupaient à Novi Beograd. Pour beaucoup de résidents, qui avaient été initialement déplacés du Kosovo, ce n’était pas la première fois qu’ils étaient arrachés à leur domicile. Les autorités ont mis des conteneurs à leur disposition dans un autre endroit de Belgrade, mais des habitants de ce quartier ont tenté d’y mettre le feu. Aucune solution de relogement convenable n’a été proposée à ces familles roms. • En Grèce, depuis juin 2006, une centaine de familles roms initialement installées dans le centre d’Athènes ont été expulsées de force à quatre reprises. À aucun moment elles n’ont été consultées et on ne leur a jamais proposé de solution de relogement. • En 2004, plus de 100 Roms ont été expulsés de force d’un immeuble situé dans le centre-ville de Miercurea-Ciuc, au centre de la Roumanie. La plupart ont été réinstallés par les autorités dans des préfabriqués en métal à la périphérie de la ville, à proximité d’une station d’épuration des eaux. Certains ont décidé de s’installer à côté d’une décharge voisine plutôt que de vivre près de la station d’épuration. Les logements provisoires situés près de la station d’épuration se trouvent dans le périmètre de protection fixé à 300 mètres par la loi roumaine afin de protéger les habitations contre les risques toxiques éventuels. Le calvaire de ces familles roms dure depuis six ans.
Voir également : The Wrong Answer - Italy’s “Nomad Plan” violates the housing rights of Roma in Rome no index numbers ? Traités comme des moins que rien. En Roumanie, des maisons de Roms sont détruites et leur santé est menacée Injustice renamed : Discrimination in education of Roma persists in the Czech Republic
Note aux rédacteurs Le travail d’Amnesty International sur les problèmes concernant les Roms s’inscrit dans le cadre de sa campagne mondiale Exigeons la dignité, qui appelle à la fin des violations des droits humains qui alimentent et aggravent la pauvreté. Cette campagne encourage les gens dans le monde entier à exiger que les gouvernements, les grandes entreprises et les autres détenteurs du pouvoir écoutent la voix de ceux qui vivent dans la pauvreté, et reconnaissent et protègent leurs droits. |
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Messages: 7675 Date d'inscription: 25/04/2008
 | Sujet: Hongrie Ven 9 Avr - 16:42 | |
| Rend : ce mot, qui signifie "ordre" en hongrois, se détache en gros caractères sur des affiches électorales, en bordure de la route qui mène de Miskolc à Edelény, dans le nord déshérité de la Hongrie. Pour mieux souligner leur sérieux sécuritaire, trois candidats du Parti socialiste hongrois (MSZP) ont posé sans l'ombre d'un sourire. Avec, dans les mains, des heaumes de policiers antiémeute.
A Budapest, où le gouvernement socialiste n'est plus au pouvoir que pour quelques jours, le MSZP prétend malgré tout incarner une tradition de gauche et être un rempart contre les tentations autoritaires à la veille d'élections législatives qui devraient donner à la droite une majorité historique.
Mais on entre ici dans un autre pays. Celui qui n'a pas gagné au change quand s'est effondré le système communiste. Qui est frustré de voir passer les poids lourds modernes immatriculés en Slovaquie ou en Roumanie, ces voisins qu'il regardait jadis de haut. Celui qui craint le présent autant que l'avenir. Et pour qui la menace la plus visible a désormais le teint mat, le cheveu noir, l'allure souvent misérable des Roms, les Tziganes sédentarisés depuis cinq siècles.
Les faubourgs de Miskolc, avec leurs hypermarchés Tesco ou Auchan, sont bientôt effacés sous une mosaïque de luzerne et de terres à blé. Çà et là rouillent les carcasses des usines sidérurgiques construites après 1945 par le régime communiste, fermées depuis longtemps, à l'instar des mines de lignite et de fer. Dans les villages, la vie se concentre autour de la supérette : par sa brièveté même - des pâtes, un pack de boisson sucrée, du pain industriel -, la liste des achats dit la pauvreté qui accable les habitants, tziganes ou non.
Le taux de chômage, au niveau national, est de 14 %. Il monte à plus de 30 % dans la circonscription d'Edelény et peut atteindre 90 % au sein des groupes roms. Des maisons sans eau courante, enfumées par des poêles à bois sur lesquels cuit une indigeste galette, le vakaro, avec un peu de saindoux, menu quotidien de ces familles ; des hommes passifs ; des adolescents qui n'ont jamais vu leurs parents partir au travail : le tableau se répète dans tout le nord et le nord-est du pays, le long des frontières avec la Slovaquie, l'Ukraine, la Roumanie.
La seule ressource, ce sont les aides sociales, souvent conditionnées à des activités d'utilité publique telles que le balayage des rues. "Si le prochain gouvernement de droite veut les réduire davantage, on va au désastre", prédit Kristof Szombati, l'un des fondateurs du jeune parti LMP, inspiré des Verts.
"En 1990, et même dix ans plus tard, dit-il, personne ne voyait que le problème rom allait devenir aussi explosif." Car le système communiste avait compensé la disparition des métiers traditionnels des Tziganes en leur offrant des milliers d'emplois industriels et agricoles dans le cadre des coopératives socialistes. Cet univers s'est écroulé.
"En 1993, 60 % des Roms hongrois étaient déjà chômeurs", précise Aladar Horvath, candidat à la députation dans la région d'Edelény. Ils sont quatre Tziganes à se présenter au niveau national, pour une population estimée à 600 000 personnes sur 10 millions d'habitants : l'un sous l'étiquette socialiste, un autre sous celle du parti conservateur Fidesz, et deux indépendants, dont M. Horvath, qui s'est fait connaître en 1988 en luttant contre un projet de ghettoïsation des Roms à Miskolc.
"Aujourd'hui, la faim devient un phénomène courant et quinze personnes sont mortes de froid cet hiver autour d'Edelény", constate ce professeur de 46 ans. Les Roms ont été exclus de la distribution aux paysans hongrois des terres et des forêts confisquées en 1945 aux aristocrates. Le manque de bois et de nourriture incite les plus pauvres à des larcins sévèrement punis.
Les méthodes des voleurs se font aussi plus brutales, admet M. Horvath : on ne vole pas seulement une poule, il arrive que l'on tue le propriétaire. Dans ces régions qui se sentent abandonnées, le nouveau parti d'extrême droite, le Jobbik, s'est rendu populaire en organisant des réseaux d'entraide et des milices non armées. Le thème de la "criminalité tzigane" s'est imposé dans le discours politique, avec ses variantes sur la fécondité incontrôlée : 3 enfants par femme, contre moins de 1,4 pour le reste des Hongroises.
Les provocations du Jobbik et une douzaine d'agressions racistes soigneusement planifiées, qui ont fait, en 2008 et 2009, six morts et cinq blessés, ont poussé les Roms à former des groupes d'autodéfense. "Même les socialistes ont évoqué un scénario de guerre civile. C'est très exagéré", assure M. Horvath.
La bataille, ces jours-ci, est surtout électorale. L'ancien maire conservateur d'Edelény, Oszkar Molnar, s'était distingué en affirmant que les femmes roms, pour avoir des bébés handicapés et obtenir des allocations supplémentaires, se frappaient le ventre durant leur grossesse. Il a été exclu de son parti mais se présente à la députation contre un socialiste usé par le pouvoir, un entrepreneur étiqueté Fidesz et le champion local du Jobbik, un enseignant d'allure petit-bourgeois - comme les autres candidats de l'extrême droite dans l'ensemble du pays - qui vante "l'agriculture bio" comme remède aux problèmes d'emploi.
Ici, aucun parti ne peut faire l'impasse sur le vote des Roms : ils sont 8 000 électeurs sur 26 000 inscrits. Leurs voix devraient aller le plus souvent à celui qui aura offert, juste avant le scrutin, un poulet ou quelques billets. M. Horvath a peu de chances d'être élu. Joëlle Stolz |
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Messages: 7675 Date d'inscription: 25/04/2008
 | Sujet: UE : des engagements sur les Roms Ven 9 Avr - 16:43 | |
| UE : des engagements sur les Roms AFP 09/04/2010 | Mise à jour : 17:27 Réagir Le IIe sommet européen sur les Roms s'est achevé à Cordoue sur de timides engagements à améliorer l'accès de cette population discriminée aux Fonds structuraux européens. L'Espagne, qui préside l'UE, et la Belgique et la Hongrie, qui vont lui succéder, se sont engagés à faire en sorte que les fonds européens parviennent de manière "effective" à cette minorité pour améliorer ses conditions de vie.
"C'est le moment de donner une impulsion pour parvenir à des améliorations substantielles dans l'intégration sociale et économique de la population rom", proclame la "Déclaration de Cordoue" publiée après ce "sommet" qui a été tout bonnement séché par la quasi-totalité des ministres européens invités.
Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, avait critiqué jeudi la désertion de ses collègues et "l'absence de volonté politique", déplorant avoir assisté à "beaucoup d'incantations et pas beaucoup de décisions", dans un entretien à l'AFP. "Nous ne pouvons continuer à nous complaire dans des déclarations de principe alors que nous avons un problème massif depuis l'élargissement de l'Europe" qui découvre "en son sein un quart-monde" de 9 à 12 millions de personnes discriminées vivant "dans des conditions abominables", avait-il dit.
A plus de 90% sédentaires, les Roms sont toujours souvent indésirables en Europe où ils s'entassent dans des bidonvilles et subissent des expulsions.
L'Agence de l'Union européenne pour les droits fondamentaux avait également regretté jeudi une "année d'échec" dans la lutte contre la discrimination contre les Roms, à l'occasion de la journée internationale qui leur était consacrée. . |
|  | | Admin Admin
Messages: 7675 Date d'inscription: 25/04/2008
 | Sujet: Roms indésirables à Wimille Ven 9 Avr - 16:45 | |
| Migrants Quatre-vingts migrants et leurs soutiens ont manifesté hier à Boulogne-sur-Mer
Les sous-préfets se suivent et ne se ressemblent pas à Boulogne-sur-Mer. En juin 2008, quatre-vingts Roms avaient été installés en bordure de l'A 16, à Wimille, après intervention du sous-préfet de Boulogne. Ils manifestaient hier matin à l'attention de son successeur (arrivé à l'été 2009) devant la sous-préfecture. Avec quelques associations, ils protestent contre la décision d'expulsion qui leur a été signifiée lundi.
Pas de solution locale Après quinze heures de garde à vue, le verdict était clair : obligation de quitter le territoire d'ici au 30 avril. « Tous les adultes sont sans ressources, en situation irrégulière depuis plus de trois mois », explique Daniel Rouhier, le sous-préfet. « Pour travailler en France, il leur faut l'autorisation de la direction du travail, qui ne l'a jamais donnée », regrette Jeadette Vaillant, de la Ligue des droits de l'homme (LDH). Scandalisée qu'une procédure ait même été lancée « pour occupation illégale du terrain, alors qu'il a été trouvé par le sous-préfet en 2008 ». « C'était une solution provisoire sur un terrain dangereux, à côté de l'autoroute », se défend le sous-préfet. « En 2008, le sous-préfet avait juste appelé le maire de Wimille pour l'informer qu'il installait les Roms sur sa commune, mais si on lui avait laissé le choix, l'élu aurait dit non, comme les autres », résume Yves Selleret, de l'association Agir avec les Roms. Avec la LDH, notamment, leur action a permis la scolarisation de treize enfants à l'école primaire de Wimille. « Des enfants studieux », reconnaît d'ailleurs le sous-préfet, tout en vantant la « qualité » du système scolaire roumain. « Les Roms n'y ont pas accès », précise Yves Selleret. Olivier Aballain |
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