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 Le calvaire des roms

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MessageSujet: Re: Le calvaire des roms   Mer 18 Nov - 7:17

Le campement de Roms exaspère


« Nous voulons qu'ils partent », lâche un riverain très remonté. Hier vers 12 h, à la sortie d'Ormoy (Essonne), des riverains exaspérés, environ 250 selon la gendarmerie, ont manifesté devant un campement de 300 Roms de Roumanie, installés depuis deux ans sur un terrain communal. Dans une ambiance tendue. Pour ces habitants des communes avoisinantes, les Roms causent trop de nuisances et sont responsables de nombreux délits. « Je me suis fait cambrioler sept fois », raconte Martial. « On en a ras le bol de se faire voler et d'être séquestrés chez nous », note une habitante d'Ormoy, qui confie, comme d'autres, ne plus sortir le soir. Pour un responsable local de la gendarmerie, « on ne peut pas faire de corrélations sans preuves. On a déjà interpellé certains de ces Roms pour cambriolage, mais c'est une minorité par rapport à la totalité du camp. »

Sur le terrain vague, les conditions de vie sont celles d'un bidonville. « En Roumanie, nous n'avons ni maisons ni emplois. On vient ici pour travailler et gagner un peu d'argent », explique Christian, 31 ans, un des occupants du lieu. Les Roms demandent l'accès à des sanitaires et à l'eau potable. « Nous avons des solutions d'accueil à proposer, mais le préfet ne répond pas à notre demande de table ronde, appuyée par l'Union des maires de l'Essonne », explique Serge Guichard, membre de l'association de solidarité avec les familles roumaines, pour qui « des crédits régionaux existent pour ces questions, mais ne sont pas utilisés ». Saisie en référé, la justice n'a pas accordé d'ordre d'expulsion à la mairie d'Ormoy, qui a fait appel. En attendant, les Roms pourront rester, selon eux, jusqu'au 7 février. W
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MessageSujet: 2 sur 3 des camps de Roms ont été rasés à Corbeil-Essonnes.   Mer 18 Nov - 7:18

2 sur 3 des camps de Roms ont été rasés à Corbeil-Essonnes.

Hier deux camps de Roms rasés à Moulin Galant : commune de Villabé et Ormoy, il reste un sur Corbeil, qui n’a pas été évacué. Les familles ont eu l’assurance qu’elles pourront rester dans les lieux jusqu’à l’appel en référé au
tribunal qui doit intervenir le 17 février 2010.

Quand les Pouvoirs Publics annoncent leur intention de trouver des solutions pour les SDF !… en même temps ils expulsent les Roms, les fragilisant encore un peu plus, et retardant d’autant leur capacité d’ insertion dans notre société !

Nous vous invitons à lire l’article du Parisien de jeudi et vendredi, signalant qu’un collectif d’habitants appelle à manifester dimanche devant le campement installé dans les marais, campement situé sur Ormoy et Corbeil.

Nous invitons tous : associations, élus et partis politiques à nous rejoindre sur les lieux vers 10 H 45 pour dialoguer avec les habitants riverains.
Nous vous remercions de relayer cette information pour que nous soyons nombreux (CD 137 entre Corbeil et Ormoy.
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MessageSujet: Le père Arthur dénonce l'expulsion des Roms, prévue demain   Dim 22 Nov - 11:18

Le père Arthur dénonce l'expulsion des Roms, prévue demain

Publié le dimanche 22 novembre 2009 à 06h00
En mai, un camp de Roms avait été expulsé des berges du canal. Demain, la vingtaine de caravanes devrait connaître le même sort.Photo archives NE En mai, un camp de Roms avait été expulsé des berges du canal. Demain, la vingtaine de caravanes devrait connaître le même sort.Photo archives NE



Courant octobre une vingtaine de caravanes roms se sont installées sur les berges du bras mort du canal. Demain les occupants devraient être expulsés à la demande de la Ville.


Le père Arthur Hervet dénonce.
GILLES MARCHAL > gilles.marchal@nordeclair.fr
« Je vais téléphoner au curé de Wasquehal pour qu'il sonne les cloches, comme pour un enterrement », fulmine le père Arthur Hervet manifestement écoeuré.


Depuis son arrivée il y a bientôt deux ans à l'église Saint-Benoît-Labre, rue des Postes à Lille, il a pris très à coeur la situation des populations roms dont il dénonce les conditions de vie et le traitement. Avec ses compagnons, il distribue de la nourriture et installe des WC dans les camps de la métropole.
Hier, il a appris avec consternation l'expulsion imminente de la vingtaine de caravanes installées depuis quelques semaines sur les berges du bras mort du canal. La Ville a en effet demandé le départ des Roms auprès du Tribunal de grande instance de Lille. Les raisons invoquées sont multiples : occupation sans autorisation, caravanes non immatriculées, refus de déclinaison d'identité... « Un tissu de mensonges », répond le curé. « On aurait pu faire quelque chose... Où vont-ils aller ? C'est très grave, on va aller au combat », prévient-il.w
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MessageSujet: En Irak aussi...   Mar 24 Nov - 7:24

AL-ZOUHOUR — Coincé entre une décharge et un oued aux eaux putrides, Al-Zouhour n'a ni eau, ni électricité et ses habitants, des Roms, sont ostracisés dans le nouvel Irak ultraconservateur qui les toise comme des déviants de l'islam.

Dans les rues sordides bordées de masures de briques et de torchis, sans fenêtres, ni portes, des hommes errent sans travail, une fillette fait grincer une balançoire de fortune alors que les femmes reviennent de Diwaniya, où elles ont passé la journée à mendier.

Au loin, les fumées des ordures qui brûlent noircissent le ciel et quand le vent tourne, une odeur nauséabonde envahit l'endroit.

Avant 2003, sous le régime laïc du Baas, leur situation était bien meilleure. Les hommes étaient chanteurs ou musiciens professionnels et leurs femmes danseuses comme beaucoup de Roms du Proche et Moyen-Orient, venus il y a plusieurs centaines d'années d'Inde.

Avec la montée en force du radicalisme islamiste, ils ont été marginalisés, attaqués et pillés début 2004 par l'Armée du Mahdi, la milice du chef radical chiite Moqtada Sadr, qui considérait cette communauté comme des dépravés.

Aujourd'hui, elle est frappée d'ostracisme. "On vit comme des chiens", lâche Raghab Hannoumi Allaoui, une habitante du village, le regard noir perçant et la peau sombre, entourée d'un groupe de femmes assises sur un tapis poussiéreux.

Elle a cessé d'aller quémander de l'aide à Diwaniya, à 160 km au sud de Bagdad. "Les autorités du gouvernorat m'ont dit +vous n'avez droit à rien+ et m'ont jetée dehors", dit-elle.

Mendier quelques dinars, le visage entièrement couvert pour ne pas être reconnues, est la seule activité que ces femmes peuvent encore pratiquer.

"Nous partons à 05H00 et nous revenons vers 15H00. Depuis deux ans, ils nous ferment toutes les portes et nous laissent agoniser", lâche Lamia Halloub, une vieille tsigane au visage buriné.

Les hommes, eux, se rappellent avec nostalgie les temps des fêtes lorsqu'ils jouaient et chantaient toute la nuit, pour des familles riches, dans les mariages ou devant des notables.

Avant 2003 "nous pouvions travailler, faire de la musique dans des fêtes folkloriques", dit Khaled Jassem, la tête recouverte d'un keffieh.

"Mais depuis nous n'avons plus rien. Pourquoi ? Parce que nos traditions sont en contradiction avec les valeurs islamiques", peste le vieil homme.

"Ils nous disent que les artistes n'ont pas de place en Irak. L'art c'est fini! Mais quel est ce pays où on ne trouve plus d'artistes?", s'interroge l'homme.

Son ton monte et son visage s'anime. "Qu'on me donne n'importe quel travail je le ferai, militaire, policier, garde, ou ouvrier".

Face aux attaques régulières, que la police a contenues en installant un barrage à l'entrée du village, beaucoup de Roms, qui sont musulmans, sont partis ailleurs.

"Dans leur village, les infrastructures, les réseaux d'eau et d'électricité ont été détruits. Les attaques, menées par des milices armées, ont poussé les familles à fuir vers d'autres provinces", explique Abbas al-Sidi, un membre de la commission des Droits de l'Homme de la province.

"Le nombre de familles est passé de 450 à 120. Celles qui sont restées sont les plus pauvres", dit-il. Il n'existe pas de chiffres précis mais les chefs de tribus roms estiment leur nombre à 60.000 en Irak.

Pour eux, l'espoir d'une vie meilleure est très mince. "L'islam les considère comme des déviants. Nous avons peu d'espoir qu'ils retrouvent le droit chemin", déclare sans ambages Hafez Moutacharm, un dignitaire religieux de Diwaniya.

Et d'ajouter: "Ils exercent la prostitution, ce que la loi islamique interdit. Il est normal que notre communauté les considère comme inférieurs et insiste pour les isoler"
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MessageSujet: Qui sont les Roms ?   Mer 2 Déc - 11:11

Qui sont les Roms ?

Ils n’attirent plus votre attention ou vous font baisser le regard. Vous les croisez souvent dans le transports en commun ou au feu rouge. Les Roms, ces fantômes de la rue, font partie de notre paysage urbain lyonnais. Qu’est-ce qui pousse ces gens de l’est à faire le choix du départ, pour venir s’installer en France dans des conditions souvent indignes et déshumanisées ?

Alain Veysset, animateur du collectif Rom des associations de l’agglomération lyonnaise, collectif créé aux alentours de 2004 pour coordonner l’ensemble des associations intervenant sur ces ressortissants, nous éclaire sur le sort de ces personnes méprisées dans leur pays et ignorées en France.

Lyon Mag : Que faîtes-vous par rapport à ces Roms ?
Alain Veysset : Ce collectif regroupe différentes associations. La Ligue des Droits de l’Homme s’occupe de cette thématique spécifique, Médecins du Monde pour les problèmes de santé, C.L.A.S.S.E.S pour la scolarisation des enfants Roms, et ATD Quart-Monde qui va plutôt faire du social. On essait de voir toutes les questions qui concernent ces gens qui ne sont pas spécialement accueillis dans notre agglomération.

Vous avez recensé combien de personnes que l’on peut estimer Roms dans l’agglomération ?
On estime actuellement la population Roms de l’agglomération aux alentours de 600 à 700 personnes, dont 40% ont moins 14 ans. C’est un chiffre stable depuis plusieurs années, il n’y a pas d’augmentation ou de diminution. La différence que l’on note, c’est que les squats ou les bidonvilles qu’ils occupent sont plus dispersés. On a eu à faire il y a quelques années à de gros bidonvilles jusqu’à 450 personnes. Maintenant, c’est plutôt 150 personnes pour les plus gros, et beaucoup de squats de trente, quarante personnes.

Où recense-t-on ces squats aujourd’hui ?
Les squats sont, de fait, liés au problème du foncier sur l’agglomération. Donc ils se situent essentiellement dans le sud et l’est de l’agglomération, qui sont des terrains qui appartiennent au grand Lyon, qui sont liés à la restructuration immobilière du Grand Lyon. En particulier Vaux-en-Velin, Décines, Villeurbanne, Oullins, Pierre-Bénite et Saint-Fons.

Quand on parle de Roms, d’où viennent ces populations ?
Ce sont principalement des Roumains pour 85%. Pour 15% environ, il s’agit de personnes d’ex-Yougoslavie. Ces personnes ont deux problématiques différentes au niveau de leurs droits. Ceux qui viennent de Roumanie sont dans l’espace européen, bénéficiant de la plupart des droits, dont la liberté de circulation. Ils viennent souvent en France comme touristes. S’ils restent, ils se retrouvent dans la situation de tout ressortissant européen, c’est à dire qu’ils doivent faire preuve de revenus suffisants et d’une assurance maladie, ce .qui n’est oas le cas pour ces populations qui sont très discriminées en Roumanie. Pour ceux qui viennent de l’ex-Yougoslavie, c’est plus problématique. Ils ont été chassés du fait de la guerre et son actuellement dans des situations de non-droits puisqu’ils ne sont ni expulsables ni régularisables. Pour expulser quelqu’un qui n’a pas de statut particulier, il faut que le pays d’accueil puisse les reconnaître. Hors, leur pays d'origine, qui ne les reconnaît même pas, ne leur délivre aucun visa ! Donc il reste sur notre territoire sans aucune situation et ne peuvent pas travailler.

Le principal souci aujourd’hui, c’est qu’ils ne sont ni expulsables, ni régularisables ?
Uniquement pour ceux qui viennent d’ex-Yougoslavie. Le problème que l’on a aujourd’hui, et si l’on ré-intervient en tant que collectif, c’est à propos de la trêve hivernale. Tout le monde sait que la trêve hivernale ne concerne que le logement locatif, donc toutes les personnes qui vivent en ville et en squats ne sont pas concernés par la trêve hivernale. Ces gens là, qui n’ont pas grand chose, et qui vivent dans des conditions assez déplorables, sont explusables à tout moment et tout au long de l’année. C’est pour cela que nous demandons une extension de la trêve hivernale.

Pourquoi ces personnes fuient leur pays ?
Essentiellement à cause de la discrimination pour les Roms de Roumanie. Il y a un vrai problème de non-accès à l’école, non-accès à la santé. Un certain racisme également qui fait que ces personnes partent : c’est une immigration de la pauvreté. Mais ce ne sont pas de gens du voyage, ce que je souhaiterai préciser. Eux, dans leur pays, ce sont des sédentaires, qui vivent dans les campagnes, dans les quartiers, presque dans des ghettos. Mais ce ne sont pas des gens du voyage.

Y a-t-il une histoire d’accueil des Roms à Lyon ?
Non. L’accueil se fait plutôt dans les grandes villes. Il y en a beaucoup dans la région parisienne, il y en a sur Bordeaux, sur Nantes, sur Lillie... Ce sont des endroits où ils peuvent trouver des terrains ou des lieux à squatter, et des ressources du fait de la manche. L’activité économique des personnes qui n’ont pas de travail, c’est la manche. C’est vrai qu’une grande ville présente plus d’intérêts que les villages ou autres. Après il y a un phénomène d’immigration spécifique. A Lyon, on retrouve des personnes de certaines régions de Roumanie. Les gens se regroupent par région d’origine.

Qu’est ce qu’on peut faire aujourd’hui pour aider ces populations ?
Il y a deux types d’aides. Pour le citoyen lambda, cela sera de participer à la vie des associations. Donner de son temps pour aider les gens qui sont dans la difficulté. La deuxième manière est plus politique. nous pensons qu’une agglomération comme Lyon, 57 communes, 1,4 millions d’habitants, peut accueillir 600 personnes en mettant à disposition des terrains avec des caravanes ou des mobiles-home. Il faut pérenniser ces personnes dans un lieu de façon à ce que le travail d’insertion, le travail de suivi médical puisse être assuré pour ces personnes là. Le problème des expulsions à répétition, sachant qu’un squat tient à peu près trois mois et demi, empêche une insertion par le travail et par la scolarisation. tout le suivi au niveau de la santé pose un problème. Ces gens, du fait de leurs conditions de vie, ont souvet des pathologies plus ou moins lourdes.

La fermeture des squats ne résout rien ?
Ça ne résout rien puisque les gens reviennent dans un autre lieu. Et toujours dans les mêmes espaces de l’agglomération puisque ce sont les lieux où il reste de la place. On va d’un squat à un autre squat et on ne règle aucun problème.

L’objectif de ces Roms est de rester en France ou de retourner dans leur pays ?
Ils peuvent retourner dans leur pays. certains d’ailleurs font des allers-retours à certaines périodes car il reste de la famille sur place. Souvent, l’ensemble de la structure familiale ne fait pas le déplacement, les grands-parents, oncles et tantes, parfois les petits enfants, restent sur place. Ils viennent ici car ils se sentent mieux ici, malgré les conditions d’accueils que leur propose la France. Je pense qu’il faut que les gens comprennent que l’on ne s’exile pas par plaisir. Ils ont des racines, puisqu’ils sont roumains. S’ils pouvaient vivre et travailler au pays, ils y resteraient. certains envisagent de faire carrière en France, particulièrement pour les plus jeunes qui ont commencé à être scolarisés. Pour les autres, c’est un passage dans l’évolution de leur pays d’origine.

Pour certains, est-ce un rêve de venir en France ?
Oui. Vu la situation dans leur pays, quand on voit ici l’opulence et la consommation, il n’y a rien de comparable. L’évolution de leur pays par le biais de l’Europe fera peut être que dans cinq ou six ans, la question des Roms en France ne se posera plus.
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MessageSujet: Nouvelle évacuation...   Ven 4 Déc - 5:00

Un campement de Roms installé depuis le mois de septembre sur un terrain vague de Clichy-la-Garenne, au bord de la Seine, a été évacué "sans incident" ce matin par la police, a-t-on appris de source policière.

Selon cette source, 40 hommes, 30 femmes et 20 enfants "ont quitté les lieux de leur propre initiative" lors de l'évacuation, qui a démarré vers 7H30 et s'est terminée vers 09H00. Une compagnie de CRS, soit environ 70 policiers, sont intervenus sur place sur ordre du préfet des Hauts-de-Seine, a-t-on précisé.

Le tribunal de Nanterre, saisi par la société propriétaire du terrain (SARL Seine Clichy 93), avait ordonné l'évacuation des Roms le 8 octobre. La société faisait notamment valoir que l'occupation mettait en péril la vente du terrain à la SEM 92, la société d'économie mixte du département des Hauts-de-Seine, qui prévoit de lancer un programme de logements sur la parcelle.
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MessageSujet: Hier matin, la soixantaine de Roms installés au bord du canal à Wasquehal ... ont été évacués par la police   Sam 5 Déc - 16:38

Hier matin, la soixantaine de Roms installés au bord du canal à Wasquehal ...

ont été évacués par la police. Une partie de leurs caravanes a été placée en fourrière, laissant certaines familles sans toit.

Hier matin, alors que les dépanneuses mandatées par la police embarquaient les caravanes pour les placer en fourrière, les Roms qui n'avaient pas encore quitté les lieux étaient en plein désarroi, ne sachant pas où aller.

C'est vers 7 heures que la police a exécuté les réquisitions d'expulsion demandées par la municipalité. Certains des véhicules ont été emmenés par les Roms eux-mêmes. Mais plusieurs caravanes ont été placées en fourrière.

Daniel Massa, conseiller municipal délégué à la sécurité, était présent sur place. Il a tenté de trouver un terrain où accueillir ces familles.
Une famille sédentarisée

En vain : « C'est un constat d'échec. Nous n'avons fait que déplacer la misère. Mais malheureusement, on ne pouvait pas faire plus pour ces gens. On leur a donné de la nourriture et le minimum vital. Ils ne pouvaient pas rester là, c'était trop dangereux. Nous avons néanmoins récupéré un couple et ses quatre enfants que nous allons sédentariser à Wasquehal. Les services sociaux vont s'occuper d'eux. » Mais certaines familles ont vu leurs caravanes placées en fourrière et se retrouvent depuis hier sans toit à l'approche de l'hiver. Une situation qui exaspère le père Arthur, qui vient en aide aux Roms errant dans la métropole lilloise : « Ce n'est pas en expulsant des gens qu'on va résoudre ce problème. Cette opération n'a pas été concertée. On n'a pas regardé la situation humaine de près. Pourquoi sont-ils expulsés à l'approche de l'hiver ? J'ai moi-même payé 200 E pour récupérer deux caravanes pour que deux familles comptant sept enfants, ne dorment pas dehors à quelques jours de Noël. Mais les autres, où sont-ils maintenant ? À la rue, sans toit. C'est scandaleux. » • R. L.
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MessageSujet: expulsion de Roms vendredi à Villeurbanne   Sam 5 Déc - 16:40

ne expulsion de Roms vendredi à Villeurbanne : PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Gérald Bouchon
Samedi, 05 Décembre 2009 03:22

Les forces de police, appliquant un arrêté d’expulsion, ont investi une maison de la rue Péchoux à Villeurbanne: une famille rom de onze personnes (dont 5 enfants , un bébé de trois mois et un adulte avec de graves problèmes cardiaques) occupait cette bâtisse depuis plusieurs mois.

Elles se sont retrouvées avec toutes leurs affaires sur le trottoir, sous la pluie, et sans aucune proposition d’hébergement, dénoncent le collectif Roms. La DDASS (direction départementale des affaires sanitaires et sociales) « n’a pas de solution ». La mairie de Villeurbanne n’a pas été prévenue à l’avance de cette expulsion, explique le collectif .

Alors que les associations demandent que la trêve hivernale des expulsions locatives soit également appliquée pour les habitats précaires, squats et bidonvilles, la réponse du préfet du Rhône est à nouveau l’expulsion, "pour la dix-huitième fois cette année dans l’agglomération lyonnaise".

"Cette pratique ne respecte ni les droits de l’Homme ni la sécurité des personnes, elle est en plus inefficace et coûteuse. Il est urgent d’élaborer, au niveau du département du Rhône, une politique d’accueil global pour les populations roms", conclut l'association....
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MessageSujet: un collectif appelle à la trêve des expulsions   Sam 5 Déc - 16:42

Roms : un collectif appelle à la trêve des expulsions




A l'orée de la période des fêtes de fin d'année, le courrier qu'une dizaine d'associations humanitaires dont la Ligue des Droits de l'Homme, la Cimade, Médecins du Monde et ATD-Quart Monde - réunies au sein du Collectif Rom - viennent d'adresser au préfet de Région et du Rhône, n'a rien d'une lettre au père Noël. C'est une requête en urgence qu'ils lui adressent en réclamant que la trêve hivernale interdisant les expulsions de logements locatifs soit étendue aux habitats précaires, squats et bidonvilles de l'agglomération lyonnaise, habités essentiellement par des familles Roms venues de Roumanie : 600 à 700 personnes, selon les chiffres du Collectif dont de très nombreux enfants.

Les membres du Collectif Rom rappellent que l'an dernier à la même époque ils avaient alerté le préfet en évoquant la « non-assistance à personnes en danger. » Depuis « rien n'a vraiment changé », soulignait hier Alain Veysset au nom du Collectif : « Les expulsions se succèdent à une cadence infernale, sans aucune mesure de relogement d'urgence ; la situation est catastrophique, particulièrement pour les enfants. » Et d'appréhender les expulsions annoncées de familles installées avenue Viviani à Vénissieux, dans une ancienne usine, et rue Péchoux à Villeurbanne, dans une maison abritant « une personne souffrant d'une grave pathologie cardiaque. » Une dimension sanitaire globalement très préoccupante insistait le représentant de Médecins du Monde en pointant le lien de causalité entre l'absence d'hygiène, le manque d'eau courante et le développement de pathologies respiratoires, digestives et cutanées.

Sombre tableau, « conséquence d'une absence de volonté politique, tant au niveau de l'Etat que des collectivités locales », dénonce Alain Veysset, tout en se félicitant de voir « certains élus davantage à l'écoute, comme le maire de Chassieu Alain Darlay, ou Nathalie Perrin, maire du 1er arrondissement, ainsi que Thierry Philip, maire du 3e arrondissement, qui a lui-même écrit au préfet pour relayer notre demande d'extension de la trêve hivernale. » Demande que le Collectif a également envoyée aux présidents du Conseil régional, du Conseil général et du Grand Lyon. Au-delà de cette démarche d'urgence, les signataires entendent également « valoriser et changer l'image négative et fausse dont souffrent les Roms », aux côtés d'une nouvelle association créée au sein de la communauté Rom : « Caravana Romilor ». Onofrei Miclescu, son président, souhaite ainsi « participer activement à des projets d'accueil et d'insertion », à l'exemple de ce qui s'est fait déjà à Nantes ou à Lille.
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MessageSujet: urope: une association dénonce l'extrémisme envers les Roms   Jeu 10 Déc - 16:22

Europe: une association dénonce l'extrémisme envers les Roms
10.12.09 - 16:09

Une organisation non gouvernementale roumaine défendant les droits des Roms a dénoncé jeudi l'"extrémisme" visant les membres de cette communauté en Europe, à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme.

Affirmant que 2009 a été l'"année de la réinvention de l'extrémisme en Europe", l'association Romani Criss estime dans un rapport que "la situation est alarmante, alors que l'extrémisme visant les Roms gagne du terrain dans nombre d'Etats européens".
"Les violences raciales contre les Roms ont pris de l'ampleur dans des pays comme l'Italie, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie", déplore l'ONG.
En Hongrie, quatre Roms ont été tués cette année, dont un jeune père et son fils de 5 ans, abattus devant leur maison incendiée.
En Roumanie, une quarantaine de Roms du village de Sanmartin (centre) ont quitté leurs maisons et dormi dans la forêt après plusieurs attaques perpétrées
par des Roumains d'origine hongroise, qui les accusaient d'"actes antisociaux". Une de leurs maisons a été incendiée et plusieurs autres endommagées.

Le rapport de l'ONG évoque également les cas des Roms roumains d'Italie, victimes d'"expulsions abusives".
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MessageSujet: Deux expulsions de Roms à Lyon 7ème et Vénissieux   Sam 12 Déc - 6:28

Deux expulsions de Roms à Lyon 7ème et Vénissieux PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Gérald Bouchon
Vendredi, 11 Décembre 2009 22:41

Vendredi à l’aube, les forces de police en nombre ont investi le squat de l’avenue Viviani à Vénissieux, où une centaine de personnes ont été évacuées, et le bidonville de Surville–Lyon 7ème qui comprenait aussi une centaine de personnes.

Certains enfants étaient déjà partis à l’école....

Pour la moitié de ces familles roms, une solution d’hébergement pour trois nuits a été proposée.

"Pour elles, c’est la rue dans trois jours. Pour les autres, c’est la rue tout de suite" souligne le Collectif Roms.

"Les prévisions météorologiques annoncent une vague de froid pour les jours à venir. Le préfet du Rhône décide, une nouvelle fois, d’expulser sans proposition de relogement pérenne"

Pour l'association, "il est urgent d’élaborer, au niveau du département du Rhône, une politique d’accueil global pour ces populations roms discriminées, comme c’est le cas dans un certain nombre de départements français".
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MessageSujet: Montreuil « débordé » par l'afflux de Roms   Ven 18 Déc - 6:27

Montreuil « débordé » par l'afflux de Roms
Créé le 18.12.09 à 04h15
Mis à jour le 18.12.09 à 04h15 |

Ckapac remet quelques morceaux de bois dans le poêle qu'il a lui-même fabriqué et qui réchauffe la pièce dans laquelle il vit avec sa femme et ses quatre enfants. Une bonbonne de gaz permet de cuisiner, mais il n'y a aucune arrivée d'eau. Pour se laver, il faut une bassine en plastique et pour les W.C., c'est dans la nature. Bienvenue au campement sauvage du site des « murs à pêches » de Montreuil, un bidonville dans lequel vit, depuis trois mois, une petite centaine de Roms. Hier, la maire (Verts) de Montreuil, Dominique Voynet, y a invité la presse pour exprimer son désarroi. « La ville est débordée par l'afflux de familles nouvelles provoquées par l'évacuation de squats dans d'autres communes. » Dans une lettre, elle en appelle au Premier ministre pour obtenir « un traitement humanitaire d'urgence » de la situation.

Selon les services municipaux, il y aurait entre 700 et 1 000 Roms à Montreuil. « Les conditions dégradées suscitent la colère des riverains et imposent de prendre des arrêtés d'insalubrité ou de mise en péril. On craint des morts », s'alerte l'élue. « Elle a laissé pourrir la situation, on l'avait alertée dès l'an dernier », rétorque Marie, une riveraine qui ne veut pas donner son nom de peur de « représailles ». Trois cent cinquante Roms sont installés provisoirement par les pouvoirs publics dans des caravanes sur trois sites depuis l'été 2008. Ils ont vocation à intégrer des bâtiments en dur sur des sites « à identifier ». En 2009, la ville a dépensé 950 000 euros pour l'accueil des Roms. W
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MessageSujet: Des enfants roms dorment sous la tente   Mar 22 Déc - 7:39

Des enfants roms dorment sous la tente

mardi 22.12.2009, 05:04 - La Voix du Nord
Ils sont huit, dont cinq jeunes enfants, à dormir depuis quinze jours sous tente face à la gare Lille-Europe. PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE Ils sont huit, dont cinq jeunes enfants, à dormir depuis quinze jours sous tente face à la gare Lille-Europe. PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

Ils auraient été jusqu'à treize mais sont en ce moment trois adultes et cinq enfants, ...

dont la plus jeune a deux ans, à camper depuis quinze jours dans deux petites tentes Quechua plantées en face de la gare Lille-Europe. Ils sont roms slovaques, ne parlent pas français, seulement savent-ils demander un « endroit chaud ». « On suit avec attention cette situation , indique Éric Delhaye, président du SAMU social. Mais comme chaque nuit pour 200 Roms, dont 140 enfants, qui vivent en caravane ou dans des abris de fortune, on n'a pas de solution d'hébergement pour eux. La DDASS s'en inquiète, nos équipes et la Croix-Rouge passent régulièrement.

L'État sait ce qui se passe mais la préfecture ne réquisitionne pas de lieu. » Directeur de la coordination mobile d'accueil et d'orientation du SAMU social, Olivier Bleuzé explique que cette famille renonce à être séparée et qu'il lui est difficile de la faire passer devant sur la longue liste d'attente des familles.

À la préfecture du Nord, on répond que 40 % des Roms sont hébergés dans le cadre du plan grand froid. Et à la mairie de Lille, on ne nous a pas rappelés sur le sujet.

L. D.
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MessageSujet: 300 gens de voyage avaient été délogés le 14 décembre de deux squats à Surville (Lyon 7ème) et Vénissieux, alors qu’une vague de froid s’annonçait à Lyon.   Mer 23 Déc - 15:36

« Pas d’expulsions sans relogement » scandaient environ 70 manifestants, rassemblés mardi après-midi devant la préfecture pour dénoncer les expulsions de Roms. Environ 300 gens de voyage avaient été délogés le 14 décembre de deux squats à Surville (Lyon 7ème) et Vénissieux, alors qu’une vague de froid s’annonçait à Lyon.

« C’est un grand moment de colère », commente Maurice, professeur d’une classe d’intégration au groupe scolaire Youri Gagarine à Vaulx-en-Velin. « J’avais 9 enfants du squat de Surville qui venaient régulièrement à l’école, environ 3 jours sur 4 », raconte cet enseignant engagé. « Ils faisaient 1 heure de bus matin et soir pour venir. Leurs familles avaient réussi à construire quelque chose qui ressemblait à des maisons avec un peu de confort ». Logés quelques nuits à l’hôtel après l’expulsion, ils se retrouvent maintenant « éparpillés dans d’autres squats », au dire des associations, pour qui « la trêve hivernale doit s’appliquer à tous ». « C’est purement inadmissible ce qu’on leur fait subir », s’insurge Maurice.

« Nous sommes tous des êtres humains avec une égale dignité. Il est du devoir des pouvoirs publics de trouver des solutions acceptables », renchérissait l’évêque auxiliaire Thierry Brac de la Perrière, venu dire le soutien du cardinal Barbarin. « Je suis chrétienne et je suis contente que vous soyez là », le félicitait une manifestante après son bref discours.
Réunion

Au même moment, le préfet recevait des associations qui interviennent dans le domaine de l’hébergement d’urgence pour faire un point sur la plan Grand froid.

« La capacité d’hébergement d’urgence a progressé de plus de 23 % entre 2006 et 2009 », se félicite la préfecture dans un communiqué à l’issue de la réunion. Elle recense 1133 places, dont 199 de logement d’urgence. Et d’ajouter que « 86 places supplémentaires ont été mobilisées depuis le 4 novembre. [...] Des nuitées d’hôtels ont été réservées, permettant d’accueillir à ce jour plus de 150 personnes supplémentaires. » Le préfet estime que « l’État consacre à la veille sociale et à l’hébergement dans le Rhône [plus de] 32 millions d’euros. »

« Insuffisant », lui répondent les associations. Julie, travailleuse social explique : « tous les jours, 150 sans-abris qui contactent le Samu social, ne peuvent pas être accueillis. Et c’est sans compter ceux qui n’appellent plus ». Selon elle le nombre de SDF dans le Rhône se situe entre 1000 et 5000. Et de nombreux locaux existants ne peuvent être utilisés, faute de personnel. « Nous demandons simplement l’application de la loi », ajoute Baptiste, un collègue. « Toute personne doit pouvoir bénéficier d’un logement, alors que dans les centres d’accueil, on met les gens dehors au bout de 3 jours. Comme il n’y a pas assez de place pour tout le monde, on fait tourner. »

Photos : lyon-info.fr
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MessageSujet: Pas de trêve hivernale pour les expulsions de bidonvilles   Ven 25 Déc - 6:47

Pas de trêve hivernale pour les expulsions de bidonvilles
Vingt-cinq associations dénoncent l’augmentation significative des expulsions d’hommes, de femmes et d’enfants, majoritairement roms, des bidonvilles 
où ils vivaient en Île-de-France.

La neige et le froid n’arrêtent pas les expulsions. Rien que dans la banlieue parisienne, au cours des deux derniers mois, 2 200 personnes, majoritairement des Roms, ont été évacués des bidonvilles où ils avaient élu domicile, ont alerté mardi soir une vingtaine d’associations. « À l’heure où le plan grand froid est activé et où des solutions pour mettre à l’abri les plus précaires sont mises en place, ces expulsions apparaissent inhumaines et scandaleuses », interpellent ces associations, parmi lesquelles figurent la Cimade, la Fondation Abbé-Pierre, France terre d’asile ou la Ligue des droits de l’homme.

On déplace le problème

Nombreux sont les Roms vivant dans des cabanes en bois, sous des bâches, dans la première couronne parisienne. Leurs campements de fortune y sont implantés dans les espaces vides, des friches ou des zones industrielles. Pour le seul département de la Seine-Saint-Denis, la préfecture avance le chiffre de 3 000 personnes. « La moitié d’entre eux sont des enfants », explique Ségolen Guillaumat, du Comité d’aide médicale, signataire de l’alerte.

820 personnes expulsées de leur bidonville le 21 octobre à Bondy, 400 personnes expulsées le 27 octobre à Villetaneuse, une centaine à Clichy-la-Garenne, le 2 décembre dernier  : les expulsions se multiplient. À Montreuil (lire ci-contre), les procédures se sont accélérées depuis le 16 novembre. Bien que prévenus de l’évacuation, parfois réalisée « à coups de tractopelle », il n’est pas rare que les Roms perdent ce qui leur reste de minimum vital, comme des plaques chauffantes.

« Malgré l’indignité des conditions d’habitat, c’est bien de leur domicile que ces personnes ont été expulsées », explique le communiqué. La loi qui interdit les expulsions de logement du 1er novembre au 15 mars ne peut être invoquée car elle est uniquement destinée aux locataires d’un habitat traditionnel. Il est donc urgent que la trêve hivernale des expulsions, qui ne s’applique qu’aux locataires d’habitations, « protège toutes les personnes en grande précarité », demandent les associations. Bien que ressortissants de l’Union européenne, ces Roms, majoritairement roumains et bulgares, doivent obtenir un permis de travail pour résider sur le territoire, ce qui participe de leur grande pauvreté.

Une fois expulsées, toutes ces personnes, de toute façon, « errent jusqu’à trouver un nouveau lieu, s’insurge Malik Salemkour, de la Ligue des droits de l’homme. Si encore ces expulsions avaient pour but de mettre ces personnes dans un dispositif pour les prendre en charge… Mais ce n’est pas ça  : elles sont là pour faire du chiffre et ne font que provoquer un déplacement inutile ».

Ruptures scolaires

Un déplacement inutile, et qui met en danger un peu plus des personnes vulnérables. Tous les efforts de scolarisation des enfants vivant dans ces bidonvilles sont réduits à néant par ces changements brutaux. Ils entraînent aussi des ruptures dans le suivi médical de ces personnes, souvent hors de tout système de santé. « Tous les efforts des associations qui avaient, par exemple, mené une sensibilisation sur la grippe A ont été inutiles. » Autre effet pervers, les équipes intervenantes sur ces terrains perdent souvent le lien de confiance, difficilement construit avec ces individus. « Il y a parfois eu des confusions, explique Segolen Guillaumat. Quand nous venons sur le terrain vague et que, le lendemain, l’État procède à l’expulsion, certains Roms pensent que c’est nous qui les avons dénoncés. Du coup, les Roms s’isolent encore plus, et il est parfois difficile de reprendre contact avec eux. »
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MessageSujet: Montreuil « débordé » par l'afflux de Roms   Lun 28 Déc - 15:54

Montreuil « débordé » par l'afflux de Roms
Créé le 18.12.09 à 04h15
Mis à jour le 18.12.09 à 04h15 | 5 commentaires

Ckapac remet quelques morceaux de bois dans le poêle qu'il a lui-même fabriqué et qui réchauffe la pièce dans laquelle il vit avec sa femme et ses quatre enfants. Une bonbonne de gaz permet de cuisiner, mais il n'y a aucune arrivée d'eau. Pour se laver, il faut une bassine en plastique et pour les W.C., c'est dans la nature. Bienvenue au campement sauvage du site des « murs à pêches » de Montreuil, un bidonville dans lequel vit, depuis trois mois, une petite centaine de Roms. Hier, la maire (Verts) de Montreuil, Dominique Voynet, y a invité la presse pour exprimer son désarroi. « La ville est débordée par l'afflux de familles nouvelles provoquées par l'évacuation de squats dans d'autres communes. » Dans une lettre, elle en appelle au Premier ministre pour obtenir « un traitement humanitaire d'urgence » de la situation.

Selon les services municipaux, il y aurait entre 700 et 1 000 Roms à Montreuil. « Les conditions dégradées suscitent la colère des riverains et imposent de prendre des arrêtés d'insalubrité ou de mise en péril. On craint des morts », s'alerte l'élue. « Elle a laissé pourrir la situation, on l'avait alertée dès l'an dernier », rétorque Marie, une riveraine qui ne veut pas donner son nom de peur de « représailles ». Trois cent cinquante Roms sont installés provisoirement par les pouvoirs publics dans des caravanes sur trois sites depuis l'été 2008. Ils ont vocation à intégrer des bâtiments en dur sur des sites « à identifier ». En 2009, la ville a dépensé 950 000 euros pour l'accueil des Roms. W

Alexandre Sulzer
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MessageSujet: Retour sur les trois ans de la présence Rom à Boulogne   Mar 29 Déc - 6:33

Retour sur les trois ans de la présence Rom à Boulogne

mardi 29.12.2009, 05:01 - La Voix du Nord

En ce 1er janvier 2007, « La Voix du Nord » révèle la présence d'une communauté ...

Rom installée dans les logements désaffectés des abattoirs, le long du boulevard industriel à Boulogne. Quelques mois plus tard, le maire Frédéric Cuvillier ordonne l'expulsion qu'il obtient du tribunal.

Hommes, femmes et enfants se retrouvent à la rue et vont brièvement camper près du CJC Léon-Blum. Nouvelle expulsion. Cette fois, le camp se transporte sur le site protégé du fort de la Crèche, à Wimereux, où il restera jusqu'au début de l'année 2008. À l'époque, l'association en charge de la gestion du site fustige la décision du sous-préfet d'installer les Roms à cet emplacement, arguant de la dangerosité du site. Mais Hervé Malherbe, le sous-préfet d'alors, indique être seul à prendre des décisions, les élus locaux ayant déserté la table des négociations.

En mars 2008, nouveau départ de la communauté vers un terrain vague derrière le centre Leclerc à Outreau. La communauté ne rejoindra le terrain de Wimille qu'au début du mois de juin. À l'époque, les autorités estiment que l'endroit qui appartient à l'ex-DDE n'entraînera pas de demandes d'expulsion.

Malheureusement, il est mal exposé, proche des voitures ralliant l'A16, très humide et attire les rats. La présence des Roms complique aussi la vie d'une famille d'agriculteurs vivant un peu plus bas.

En trois ans, les Roms auront changé plusieurs fois d'adresse sans jamais poser leurs bagages dans une maison ou un appartement. • O. M.
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MessageSujet: Des Roms survivent dans un campement caché   Ven 8 Jan - 12:53

Des Roms survivent dans un campement caché
Depuis plus d’un an, trois familles de Roms vivent dans un campement indigne, établi dans une ancienne tuilerie de la zone industrielle de Chelles.


2
Ils ont apris à vivre sous un toit de planches et de toile. Ils se sont habitués aux rats qui, nombreux, s’aventurent en plein jour jusqu’au seuil des cabanes. Ils doivent maintenant composer avec la neige. Le gel raidit le linge pendu partout, sur des fils, dans les arbres. A l’entrée du camp. une peluche de Marsupilami sourit de travers, dans les branchages.
Il y a aussi un vélo un peu rouillé. Un réfrigérateur. Des matelas et des fauteuils éventrés. « Tout ce qu’on a, désigne Daniel, on l’a récupéré à la déchetterie, juste à côté. »
Le jeune Rom, qui dit avoir 16 ans, en fait beaucoup plus. Il vit avec ses cinq frères et soeurs, ses parents et deux autres familles dans une petite pièce rafistolée de cartons, au milieu des bâtiments désaffectés de la tuilerie, à Chelles. En tout, ils sont une vingtaine, dont des enfants, à survivre depuis octobre 2008 aux confins de cette zone industrielle. Et dans la plus grande discrétion. Le plus jeune est un nourrisson, né…le 25 décembre dernier. Les services sociaux les suivent depuis leur arrivée et leur fournissent « des chauffages électriques, de la nourriture et des couvertures », racontent les Roms, rencontrés hier.

De l’eau puisée... à la borne incendie

Daniel et les siens ont fui Craiova, près de Bucarest, il y a deux ans, en quête d’un travail et d’une vie meilleure. « Là-bas, confie-t-il, il n’y a rien. On meurt de faim. » Il a échoué en Essonne, où une centaine de personnes avaient construit un véritable bidonville, à proximité de la gare du RER BMassy-Palaiseau.
A l’automne 2008, les abris de fortune ont été rasés. Une partie des familles a accepté un hébergement d’urgence, proposé par le 115. Six ont été admises, pour une durée de cinq jours, à l’hôtel Première Classe de Chelles, dans la zone de la Tuilerie. Ensuite, deux d’entre elles, qui comptaient des nouveau-nés, ont obtenu un appartement en urgence. Les autres se sont installées dans la zone industrielle. Et la vie s’est organisée.
Les hommes ont enchaîné les petits boulots dans le bâtiment, « mais avec le gel, confie l’un, il n’y a plus de chantier ». Les enfants sont scolarisés. Les jeunes, comme Daniel ou sa soeur Sati, « s’occupent de la maison ». L’eau, ils la puisent, avec des seaux, à une borne incendie. Ils ont branché l’électricité sur l’ancien compteur de l’usine et cuisinent des pommes de terre sur un réchaud.
De loin, derrière les branchages du terrain, seule une légère fumée indique le squat. « On a bien vu que l’endroit était occupé, confie-t-on dans une entreprise de la zone industrielle. Les gens sont plutôt discrets, on n’a aucun problème. Mais ce paysage n’est pas très valorisant pour notre image. »
Dans quelques mois, l’ancienne tuilerie, dont le terrain a été racheté par l’agglomération de Marne et Chantereine, devrait être démolie au profit des nouveaux services techniques de la ville et d’une extension de la déchetterie. Les Roms, eux, espèrent être relogés. «On nous a promis, assurent-ils, un terrain propre et une caravane. »

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MessageSujet: Le purgatoire français des Roms d'Europe   Lun 11 Jan - 16:05

Le purgatoire français des Roms d'Europe, par Pierre Chopinaud
LEMONDE.FR | 11.01.10 | 14h16



Le 16 novembre 2009, dans le centre de Montreuil, rue de Paris, face au palais des congrès qui abritera neuf jours après le Salon du livre pour la jeunesse, trente hommes femmes et enfants trop visibles sont chassés par la force publique d'une friche où ils habitent dans des baraques, détruites sur le champ. Affolés, ils poussent alors en colonne des charriots où sont rassemblés des restes de leur habitat détruit par les autorités jusqu'à un abri sauvage plus loin dans la ville, où dorment des clochards. Des chiens et leurs maîtres en uniforme d'une société de sécurité leur en ferment l'entrée. Ils poursuivent jusqu'à un terrain étroit où ils campent la nuit, cachés au milieu de leurs effets, et sont réveillés le jour par des agents de la mairie et de la police qui leur ordonnent de fuir.


Affaiblis par la force publique qui les harcèle, les prive de sommeil, de nourriture, d'hygiène, ils reforment pendant plusieurs jours la petite colonne qui erre puis s'arrête sur un trottoir entre la friche purgée des ruines de leur ancien logis et la halle Marcel-Dufriche où le ministre de la culture M. Mitterrand et la sénatrice-maire Mme Voynet célèbrent l'ouverture du Salon. Un des hommes de la colonne avance et menace de se brûler face à la ligne d'hommes en armes, CRS rieurs et grimaciers, qui l'écartent de la foule des spectateurs.

La nuit tous rentrent au trottoir proche où ils survivent sous la pluie contre le mur du chantier d'une future synagogue où, quelques jours après, un arrêté de "désinfection" est affiché. Il est certifié sur papier exécutoire par la maire Mme Voynet, et annonce dans la bouche des agents qui viennent l'exécuter une opération de dératisation. La colonne se reforme et avance jusqu'au square de la République où des agents de police viennent les forcer sur ordre de la mairie de quitter le lieu au prétexte qu'y jouent des enfants non-roms.

Si ces Roms originaires d'Alba Iulia en Roumanie prennent au fond de leur désolation la figure de fantômes, c'est que la politique dont ils sont l'objet est une fabrique de revenants. C'est une machine juridique dont le moyen est de criminaliser la présence des êtres afin de produire et reproduire leur disparition. La circulaire de 2006, signée par Claude Guéant pour le ministère de l'intérieur, relative aux conditions de séjour et de travail des ressortissants roumains à l'entrée de leurs pays dans l'Union européenne soumet leur accès au travail à une procédure impossible qui, dans son principe, entrave sa fin. Ce qui leur reste alors comme moyen de subsitance et d'habitation là où ils ont le droit d'être, tombe sous le coup des deux lois Sarkozy sur la sécurité et l'immigration qui achèvent de les exclure du champ des droits civiques.

Dans l'esprit et dans la lettre, cette juridiction exceptionnelle est similaire à celle instituée par le décret-loi Daladier du 2 mai 1938 sur la police des étrangers. Les conséquences jusqu'ici sont, d'une part, le développement sur le territoire français d'une persécution irrationnelle des Roms roumains et bulgares, d'autre part, la falsification du nombre d'expulsions annoncées au ministère de l'identité nationale par la répétition des disparitions de ceux dont le retour est, en vertu de la juridiction européenne, le droit. La logique de cet esprit veut que le fichage biométrique par prélèvement ADN sur base raciale est virtuellement effectif dans le corps de la loi, mais rendu inactuel par la condamnation officielle, par les instances européennes, d'une action similaire de l'Etat italien.

La dernière conséquence de cette juridiction purgative, c'est la formation à l'iniative de municipalités d'opposition d'un dispositif qui retient à chaque purge un dixième environ de la population destinée à disparaître en la maitenant en vie dans d'étranges purgatoires qui portent le titre de "villages d'insertion".

Le prèlèvement de la fraction sur le nombre de la purge est arbitré par une maîtrise d'œuvre et suivant des critères sociaux et sanitaires qui décident du partage entre la rétention d'une présence privée de droits et sa disparition revenante. Ces villages pour fantômes ont la forme matérielle le plus souvent de baraquements alignés sur plusieurs rangs fermés par une enceinte. Une seule porte étroite est ouverte et gardée par des chiens et leurs maîtres en uniforme de société privée par où seuls les êtres inscrits comme hébergés sont libres de passer. A tout autre vivant l'accès est interdit. Le bâti est apporté par l'ancienne Société nationale de construction de logements pour les travailleurs algériens (Sonacotra) dont l'histoire est celle d'un conflit violent entre hébergés et hébergeants. L'ambition des concepteurs de ces dispositifs est de les voir s'étendre à l'ensemble du territoire au motif que leur expansion sera à la mesure de la croissance interne et rentable de leur maîtrise.

Un purgatoire est une zone qu'inventent les vivants pour se défendre du retour parmi eux de ceux qu'ils ont fait disparaître, dans l'attente d'un enfer dont ils ne reviendront pas. Ces villages d'insertion sont en fait et en droit similaires à des "centres de séjour surveillé" tel celui de Gurs ouvert en mars 1939 par le gouvernement d'Edouard Daladier, qui dans le mouvement de sa très rapide mutation enferme de nombreux fantômes fabriqués par le décret-loi du 3 mai 1938, dont la philosophe juive allemande Hannah Arendt. Si le contexte de 1939 est celui d'une menace d'invasion par un ennemi militaire, le Reich, le contexte de 2009 est celui de la formation abstraite d'un ennemi imaginaire, l'islam, dont les Roms pourraient être partie de la cinquième colonne.

Si les camps sont à l'aurore de l'Europe reconstruite, les signes actuels et actifs de sa ruine indiquent qu'ils peuvent aussi bien être le lieu de son prochain crépuscule. Tant que des Etats d'Europe manifesteront les signes de sa ruine des Roms, d'autres manifesteront les stigmates de leur désolation.
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MessageSujet: Au mépris des règles européennes sur la libre circulation des personnes   Mer 13 Jan - 7:17

Le campement de fortune se situe près de l'autoroute.

Le campement de fortune se situe près de l'autoroute.
Un campement de fortune investi par les forces de l'ordre et des familles de Roms emmenées en centres de rétention.

Ce matin, quatre famille roms de Hongrie ont été arrêtées. Elles vivaient dans un campement de fortune à Strasbourg. Elles avaient déposé une demande d'asile politique en avril dernier. L'asile leur a été refusé. Les associations de soutien aux sans papiers jugent cette décision de reconduite à la frontière brutale et indigne..



Ce soir les familles arrêtées ont été acheminées dans des centres de rétention à Lille, Lyon et Metz. Elles seront ensuite renvoyées en Hongrie. Ce pays, ils l'ont fuit en avril dernier. Là-bas, ils avaient un travail, une maison. Mais depuis deux ans, des milices d'extrême-droite sèment la terreur dans les villages : 8 Roms ont été assassinés en Hongrie depuis 2008. La Hongrie, un pays pourtant membre de l'Union européenne mais où certaines communautés comme les Roms sont pourchassées. Les associations appellent à manifester ce soir devant l'hôtel du Préfet à Strasbourg
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MessageSujet: Choisy-le-Roi Les Roms de retour sept ans après   Lun 18 Jan - 5:37

Choisy-le-Roi
Les Roms de retour sept ans après
Le terrain du plus grand camp rom du département, en 2002, est à nouveau occupé. A l’époque, le ministre Nicolas Sarkozy avait promis de régler la situation.




Ils sont une trentaine, avec trois enfants, installés dans des baraquements de fortune en contrebas de l’autoroute A 86 à Choisy-le-Roi. Un campement de Tsiganes roumains des plus classiques sauf que ce lieu a une histoire : en 2001-2002, il a accueilli le plus vaste camp rom du département avec plus de 600 personnes. Et c’est là, en octobre 2002, que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait promis de faire disparaître ces bidonvilles du département en raccompagnant leurs occupants chez eux.
« Leur avenir est en Roumanie, pas ici », avait-il lancé. Sept ans après, force est de constater que le problème n’a pas été réglé. Il y aurait encore 300 Roms présents dans le département, selon Romeurope (voir encadré). Depuis septembre, les nouveaux venus de Choisy ont réinvesti un terrain qui avait été pourtant soigneusement sécurisé après le démantèlement du grand camp en 2002. D’énormes pierres, des portiques et des grillages étaient censés empêcher toute nouvelle intrusion. Le terrain abrite en effet un équipement sensible, un débourbeur-déshuileur qui traite les eaux pluviales de l’autoroute A 86. La Dirif (Direction interdépartementale des routes Ile-de-France) a demandé en justice l’expulsion des Roms. Le jugement doit tomber le 19 janvier. Même si la situation actuelle n’a rien à voir avec celle de 2002, quand les riverains excédés ne savaient plus à quel saint se vouer.

Jugement d’expulsion prévu le 19 janvier

« Il y a eu quelques inquiétudes, avec des gens qui nous disaient : Ça recommence, rapporte le maire PCF de Choisy, Daniel Davisse. Mais ça reste très loin de ce qu’on a connu. La période est froide, nous nous sommes inquiétés, mais les Roms ont maintenant un savoir-faire assez étonnant : ils construisent des cabanes qui sont de véritables maisons bien isolées et fermées! » Ils ont l’électricité grâce à des branchements sauvages et plusieurs antennes paraboliques ont été installées. Trois enfants sont scolarisés à Choisy. Le groupe vivait auparavant dans l’Essonne, à Brétigny-sur-Orge, mais a été expulsé. Certains travaillent et ont des papiers en règle puisque les ressortissants de Roumanie sont encore soumis à des restrictions pour s’installer en France.

« Les Roms ne trouvent pas leur place en Europe. Le problème dans sa globalité n’est toujours pas réglé », estime Daniel Davisse, qui, en son temps, avait accueilli Nicolas Sarkozy dans sa ville.
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MessageSujet: Un camp de Roms évacué   Mer 27 Jan - 16:14

Un camp de Roms évacué
AFP
27/01/2010 | Mise à jour : 15:39 | Ajouter à ma sélection
Un campement de Roms installé depuis plusieurs semaines sur un terrain appartenant à l'Etat, en bord de Seine à Clichy-la-Garenne, a été évacué "sans incident" ce matin par la police, a-t-on appris de la préfecture des Hauts-de-Seine.

Selon cette source, 83 personnes ont quitté les lieux, dont 28 femmes et 18 enfants. L'évacuation avait été ordonnée ces derniers jours par une décision du tribunal de Nanterre, a-t-on précisé. Le campement, fait de baraques de fortune, était installé au niveau du pont de Gennevilliers.

Aucune interpellation n'a eu lieu et "personne n'a souhaité bénéficier des solutions d'hébergement temporaires qui ont été proposées", a ajouté la préfecture, un scénario similaire à celui de la précédente évacuation d'un autre campement, dans la même ville, début décembre. Environ 60 policiers, dont une trentaine de CRS, étaient présents lors de l'opération, a précisé la préfecture.
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MessageSujet: Ronchin défavorable à l'hébergement des Roms   Mer 27 Jan - 16:17

Ronchin défavorable à l'hébergement des Roms

Publié le mercredi 27 janvier 2010 à 06h00 - JUSTINE FAIDERBE > villeneuvedascq@nordeclair.fr
Les Roms ont quitté leur terre d'origine il y a deux ans environ. Et espèrent trouver en France un travail. Les Roms ont quitté leur terre d'origine il y a deux ans environ. Et espèrent trouver en France un travail.



Le 31 janvier, les quatorze familles roms hébergées dans l'aumônerie devront quitter les lieux. « Ces gens ne peuvent pas repartir dans le froid », défend le père Arthur, qui a négocié avec le diocèse un toit à Ronchin, dans l'ancienne école Sainte-Thérèse. La mairie est contre.



Leur avenir, ils ne le voient pas au-delà du pas-de-porte de l'ancienne aumônerie, au 87 rue Decugis. Pas plus loin que le bout du nez du père Arthur, leur protecteur depuis le 6 janvier. Pas davantage qu'un « après, je ne sais pas ». Les vingt-huit Roms et leurs cinquante enfants attendent toujours, dans leur abri temporaire, de savoir où ils pourront dormir le 31 au soir. Car l'aumônerie, si elle a repris vie début janvier pour les accueillir, doit être démolie après des années d'abandon. Et la commune où ils pourraient être hébergés, est contre. « Dehors, il fait à nouveau froid, appuie le père Arthur, fondateur de l'association La Pierre blanche. On ne peut pas encore les laisser partir. » Le chauffage avait été réenclenché, l'eau courante, réinstallée. Le père Arthur et Viorel, le traducteur, font un rapide état des lieux : une grande salle principale, dont une partie utilisée pour l'école des enfants (voir ci-dessous), une cuisine, une salle de bain, une chambre pour chacune des quatorze familles (jusqu'à sept enfants par couple). « En tout, près de 700 m² pour eux », précise le père Arthur. Puiu, pasteur évangéliste rom, raconte qu'avant, en Roumanie, ils n'avaient que de « petites maisons » et des « caravanes » pour vivre.
« Pas travail, pas école. » Autour de lui, les hommes font de grands gestes, expliquent que, pourtant, ils savent « travailler la terre et faire des maisons ». Deux ans, peut-être, que tous ont quitté leurs origines. « Certains sont passés par l'Espagne », précise le père Arthur. En France, pour vivre, ils ont dû vendre leurs caravanes, et la ferraille. « Pas d'argent. »


« Mis devant le fait accompli »
Face à la situation, le père Arthur a décidé d'agir. A négocié avec le service foncier du diocèse la réouverture de l'école Sainte-Thérèse de Ronchin, dont il est propriétaire, rue Sadi-Carnot, pour accueillir les quatre-vingt Roms. « Elle est inutilisée depuis septembre 2009, explique le prêtre. Elle pourrait être réaménagée pour abriter les familles. » Seulement, la mairie est contre. « Nous avons émis un avis très défavorable, déclare Sarail Taieb, directeur du cabinet du maire. Les locaux ne sont pas adaptés. on ne peut pas faire n'importe quoi sous prétexte de leur trouver un hébergement. » Conscient de « la situation délicate des Roms », la municipalité, tenue par le socialiste Alain Rabary, a l'impression d'avoir « été mise devant le fait accompli ». « Un rendez-vous va être fixé par le maire pour rencontrer les responsables de cette initiative », affirme Sarail Taieb. À Villeneuve d'Ascq, les Roms et le père Arthur espèrent toujours avoir « un bon avenir ».w

La classe du père Lucien : « On n'a pas assez de moyens... »

D'un côté de la table, les plus jeunes. De l'autre, les plus vieux. Vingt au total. Concentrés. Tout juste s'ils lèvent le nez lorsque s'approche le Père Lucien. « Vous voyez, montre ce dernier, ils doivent retrouver les mots d'après les dessins et les syllabes. » Depuis trois mois maintenant, trois fois par semaine, les bénévoles de La Pierre blanche et le père Lucien font classe aux enfants roms. Objectif : le français. « Ils sont la richesse de leur famille, explique le père Arthur, fondateur de l'association. Ce sont eux qui s'adaptent le mieux, et qui pourront, à leur tour, aider leurs parents. » Marie-Paule, Villeneuvoise, est bénévole. Hier, à l'aumônerie, elle aidait les petits au coloriage. « On fait avec ce qu'on a, mais on manque de moyens », déplore-t-elle. Giovanni, de La Pierre blanche, passe la porte, une boîte de crayons de couleurs en main. C'est la ruée. Avec lui, Nicolaus, en fauteuil roulant, ses deux frères et sa petite soeur, slovaques. « Leurs parents vivent encore en caravane, explique-t-il.La classe, c'est le moment de les sociabiliser aux autres enfants. »wJ.F.
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MessageSujet: Les Roms manifestent   Jeu 28 Jan - 5:41

Les Roms manifestent
Créé le 28.01.10 à 05h48
Mis à jour le 28.01.10 à 05h48 | 0 commentaires
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Ils descendent dans la rue aujourd'hui, pour la première fois, afin que cessent les pressions policières. Les Roms bulgares et roumains et les Bulgares non-roms habitant dans les squats de l'agglomération dénoncent la pression policière sur leurs lieux d'habitation. Ils demandent l'abandon des poursuites contre les cinq Bulgares placés en garde à vue parce qu'ils avaient tenté de se brancher sur le réseau électrique public. « D'autant que les pouvoirs publics avaient donné le feu vert officieusement », précise une association. Ils demandent l'accès à l'eau et à l'électricité pour tous les squats. Parallèlement, la Maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale sur les squats (Mous), pilotée par l'Etat et les collectivités pour l'intégration des Roms, tarde à donner des résultats. « On parle d'un laboratoire social d'urgence, mais trois mois après, rien n'a été fait sauf une évaluation de familles. Pas une seule n'a été relogée, pas une seule ne peut travailler », dénonce Jérôme Lobao, de l'association ProCom. W
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MessageSujet: Alain Rabary en appelle à l'humanisme face aux peurs et aux rejets   Dim 31 Jan - 6:54

Accueil des Roms : Alain Rabary en appelle à l'humanisme face aux peurs et aux rejets

dimanche 31.01.2010, 05:08 - La Voix du Nord
Le père Arthur et le maire de Ronchin, Alain Rabary, ont essayé de rassurer les riverains. Le père Arthur et le maire de Ronchin, Alain Rabary, ont essayé de rassurer les riverains.
| SOLIDARITÉ |

Hier, avant l'accueil des dix familles roms ce dimanche à Ronchin, Alain Rabary, maire, et le père Arthur ont donné rendez-vous aux Ronchinois inquiets. Un face-à-face tendu, parfois agressif, lors duquel le maire s'est montré ferme, décidé à respecter la loi... et à combattre la xénophobie.

PAR VIRGINIE CARTON

villeneuvedascq@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »

Début janvier, le père Arthur abritait une cinquantaine de réfugiés roumains dans une aumônerie désaffectée du Triolo, à Villeneuve-d'Ascq. La situation ne pouvait être que provisoire, le bâtiment étant promis à la démolition.

Il y a quelques jours, le père Arthur a trouvé un nouveau local pour ses protégés : l'école Sainte-Thérèse de Ronchin, fermée depuis la rentrée dernière donc vide. Un bâtiment appartenant à l'association immobilière du diocèse. Mais cette information, parvenue, par le biais de nos colonnes, aux habitants du quartier, a provoqué une pétition s'opposant à cette arrivée.

Hier, le maire, entouré de ses adjoints, ainsi que le père Arthur, venu avec ses bénévoles, une substitut du procureur et le pasteur représentant les familles roumaines, ont organisé une réunion d'information pour tenter d'apaiser les inquiétudes, au restaurant scolaire Jean-Moulin, à deux pas de l'école Sainte-Thérèse. Une cinquantaine de personnes y sont venues.

Le maire a commencé par expliquer que neuf familles sont déjà hébergées à Ronchin sans que jamais elles n'aient fait parler d'elles. Il a rappelé que le bâtiment était privé et que nul ne pouvait empêcher un propriétaire d'héberger qui il veut. Que les Roumains sont Européens. « Les frontières sont ouvertes, il faut l'accepter ». Faisant preuve de compréhension quant aux peurs des habitants, il s'est voulu rassurant - « de l'inquiétude naît l'exagération » - en soulignant que les familles roumaines allaient être prises en charge entièrement, vêtements et nourriture, par l'association La Pierre blanche fondée par le père Arthur. Que des médecins et étudiants de la faculté libre de médecine s'occuperaient de leur santé. Que l'association AREAS continuerait de venir leur donner des cours d'alphabétisation. Que la trentaine d'enfants ne seraient pas scolarisés dans la commune mais dans plusieurs écoles privées lilloises. « On ne peut pas rester insensibles et aveugles. Ce ne sont pas l'intolérance et la haine de l'autre, la peur de l'étranger qui doivent prédominer ». Le père Arthur a embrayé en insistant sur le fait que l'hébergement à l'aumônerie n'avait posé aucune difficulté.

Malgré cela, dans le public, les questions n'ont pas tardé à fuser : « Prenez-vous l'entière responsabilité de notre sécurité ?

» « Ils volent dans les magasins, on le sait ! ». À cela, Véronique Gilles, substitut du procureur a mis en garde contre les amalgames : « Ces familles-là ne posent aucun problème ».

Au fond de la salle alors, une femme se lâche : « On joue la corde sensible, les trémolos. Je suis chrétienne, mais je suis contre. On ne veut pas de ces gens chez nous ! ». Ce à quoi le maire a répondu : « C'est la loi. Je n'ai pas le droit de les refuser ». « On est là pour accepter en fait, pas pour discuter ! », s'énervait un riverain. « C'est mon devoir d'informer. Partout où on leur a offert des conditions de vie décentes, ça se passe très bien. Ils sont tellement en difficulté qu'ils n'attendent que ça de poser leurs valises. », a argumenté le maire.

« Comment va-t-on faire pour vendre nos maisons avec ça maintenant ? », vociférait l'un. « Et de quelle religion ils sont ? », se demandait l'autre. « Un jour ou l'autre, ils seront dans mon jardin », « Et il n'y a plus de place en Roumanie ? ! », a-t-on encore entendu. « Nous sommes dans l'obligation de les aider à survivre », a répondu le maire. En promettant de mettre à disposition un numéro vert pour tout problème et de créer un comité de surveillance. •
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