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 Obamania ? un nouveau masque de l'impérialisme US

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MessageSujet: L'hypocrite prix Nobel de la paix aime tuer ou plutôt assassiner en silence...et la guerre ...un comble !   Sam 9 Juin - 15:13

Une série de révélations sur la présidence de Barack Obama fait grand bruit dans la presse américaine depuis près d'une semaine. C'est le quotidien The New York Times qui, le premier, a publié des informations selon lesquelles le président américain choisirait lui-même les membres présumés d'Al-Qaida à éliminer lors d'attaques de drones, ces aéronefs pilotés à distance. Dans cet article publié le 29 mai, Joe Becker et Scott Shane décrivent un Barack Obama examinant une sorte de trombinoscope des principaux membres d'Al-Qaida, demandant quel est leur âge, et isolant les courtes biographies de ces ennemis des Etats-Unis, celles qu'un de ses conseillers appelle les "cartes de baseball".
L'ensemble de la presse s'étonne de l'évolution de celui qui, au lendemain de son investiture, signait un décret pour fermer Guantanamo, un rêve pieux jamais mis en œuvre, et qui, pour reprendre les mots de Mitt Romney lors d'un débat en août 2007, est passé "de Jane Fonda à Docteur Folamour en une semaine". Une comparaison reprise par The Daily Beast, qui titre, parodiant le sous-titre du film de Stanley Kubrick, "How Obama Learned to Stop Worrying and Love the Drone" [Comment Obama a appris à ne plus s'en faire et à aimer les drones]. Dans cette vidéo, Daniel Klaidman raconte comment son livre, publié mardi 5 juin, a fait redoubler la polémique sur l'étonnante implication de Barack Obama dans la guerre contre le terrorisme. Et "comment il a appris à tuer".

"LE GUERRIER DES DRONES"

Dans son ouvrage au titre très explicite, Tuer ou capturer : la guerre contre la terreur et l'âme de la présidence Obama, le journaliste de Newsweek revient sur la manière dont Barack Obama a évolué vis-à-vis des drones, et comment un homme politique sans aucune expérience militaire a pu prendre la tête de la cellule de lutte contre le terrorisme, rappelant ainsi le président Lyndon Johnson choisissant les cibles à bombarder pendant la guerre du Vietnam.


Il explique que "la dernière chose que voulait faire Barack Obama était ouvrir un nouveau front dans la guerre contre le terrorisme", et utiliser les drones s'est révélé un moyen efficace de traquer les membres d'Al-Qaida sans pour autant exposer les soldats américains au combat. En brandissant l'épouvantail du contre-modèle irakien mis en œuvre par son prédécesseur, George W. Bush, il a choisi de privilégier la "frappe chirurgicale" permise par les drones. Une infographie réalisée par The New York Times montre d'ailleurs à quel point le nombre d'attaques de drone a augmenté sous la présidence d'Obama, passant de 35 en 2008 à 117 en 2010 au Pakistan.


Toutes ces révélations peuvent-elles porter atteinte à la réputation du candidat Obama, en lice pour l'élection présidentielle de novembre ? Selon Charles Krauthammer, chroniqueur conservateur du Washington Post, toutes les informations obtenues par The New York Times auprès d'une trentaine d'anciens ou actuels conseillers du président ne sont pas des fuites, mais des communications officielles, orchestrées de manière à créer une image différente du président, celle d'un homme dur, qui n'hésite pas à agir quand il le faut, même si la vie de personnes - voire de citoyens américains - est en jeu.

En une période où le président semblait affaibli - par l'immobilisme face à la situation en Syrie, l'échec des négociations en Iran, etc. - il s'agit de redorer son image d'homme politique fort. "La carte du tueur de Ben Laden a été trop jouée. En voici une nouvelle : celle d'Obama le guerrier des drones, froid comme l'acier et solitaire, donnant la mort au cours d'expéditions contre le reste d'Al-Qaida, écrit Charles Krauthammer. Le pacifiste, lauréat du prix Nobel de la paix (...) est maintenant devenu - juste à temps pour la campagne de 2012 - Zeus le vengeur, frappant en des attaques foudroyantes."

"ILS N'AIMENT PAS LES DRONES - ILS LES ADORENT"

C'est par ailleurs ce que John McCain, le rival malheureux de Barack Obama à la présidentielle de 2008, a dénoncé à plusieurs reprises cette semaine, accusant la Maison Blanche d'avoir organisé ces fuites pour en tirer des dividendes politiques. Faisant allusion aux fuites sur l'autorisation donnée par la Maison Blanche de tuer des terroristes présumés lors d'opérations clandestines, ainsi qu'à celles sur la responsabilité de Barack Obama dans l'augmentation des cyberattaques contre le programme nucléaire iranien, le sénateur McCain a déclaré que la publication de ce type d'informations mettait des vies américaines en danger. Mercredi, il a affirmé qu'il était "grossièrement irresponsable" de la part de responsables américains de divulguer "certains programmes parmi les plus secrets, impliquant les priorités de sécurité nationale les plus importantes".

Que ces révélations soient organisées ou le fruit d'une longue enquête journalistique, le magazine Foreign Policy estime qu'elles ne porteront pas préjudice au candidat Obama, bien au contraire. Car, comme le souligne le journaliste Michael A. Cohen, "les Américains ne font pas qu'aimer la guerre des drones - ils l'adorent". En effet, selon un sondage paru dans le Washington Post en février, 83 % des Américains approuvent la politique menée par Barack Obama en matière de drones.

Mieux : 77 % des démocrates libéraux soutiennent l'usage des drones, et 65 % n'ont aucun problème avec les attaques aériennes contre des citoyens américains, comme ce fut le cas avec l'américano-yéménite Anwar Al-Awlaki, tué par un drone en septembre 2011. "La popularité de ces aéronefs sans pilote n'est pas compliquée à comprendre. Ils ne sont pas chers, ils maintiennent les Américains hors des zones dangereuses et ils tuent 'les méchants'", explique Michael A. Cohen. Ils peuvent bien tuer des civils ou violer les lois, peu importe aux Américains."

D'après Foreign Policy, les critiques peuvent seulement venir de la base libérale de son propre parti. Mais l'équipe de campagne de Barack Obama ne semble pas trop s'en soucier. Au contraire, cela "renforce son image d'homme (...) qui n'a pas peur d'utiliser la puissance américaine", écrit Michael A. Cohen.

Delphine Roucaute
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MessageSujet: Obama à l'origine de Flame   Sam 9 Juin - 15:25

Obama à l'origine de Flame


Maxisciences
ven., 08 juin 2012 16:35 CDT
Déjà incriminé dans l'affaire du virus Stuxnet, le gouvernement américain pourrait bien être aussi impliqué dans la propagation du virus Flame.

Un livre publié aux États-Unis dénonce la politique de guerre secrète menée par le gouvernement à l'encontre de l'Iran. L'auteur David Sanger y fait notamment mention du virus Flame. Dans Confront and Conceal: Obama's Secret Wars and Surprising Use of American Power, l'auteur explique que Georges W. Bush aurait eu un entretien avec Barack Obama où il aurait évoqué la nécessité de continuer la cyber guerre contre l'Iran.

C'est dans ce cadre que le virus Stuxnet aurait été créé sous le nom d'Olympic Games. Ce virus va causer des dégâts considérables notamment en modifiant la vitesse de rotations des moteurs de plusieurs centrifugeuses de centrales nucléaire à Téhéran.

Par la suite, le virus aurait échappé à ses créateurs et le programme aurait été arrêté. Selon David Sanger, le président aurait, quelques années plus tard, autorisé deux nouvelles attaques de ce type avec une version améliorée d'Olympic Games, nommée Flame. Les conséquences sont lourdes, d'après l'auteur, à cause des virus, le programme nucléaire de l'Iran aurait été retardé d'un an et demi à deux ans.

Si les fait s'avèrent véridique ce ne serai pas un événement anodin. En effet, comme le souligne David Sanger : "Jamais [...] un président n'avait été impliqué d'aussi près dans l'escalade pas à pas d'une attaque contre les infrastructures d'une nation étrangère".
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MessageSujet: Ayez donc la décence de rendre votre prix Nobel Monsieur l'hypocrite !   Ven 15 Juin - 15:16

Drones assassins pour la « kill list »

Manlio Dinucci
Réseau Voltaire
jeu., 14 juin 2012 05:55 CDT
C'est à un bien étrange rituel auquel se livre quotidiennement le prix Nobel de la paix. Chaque jour dans son bureau ovale, Barack Obama coche la liste de personnes à assassiner : hommes, femmes, adolescents, enfants, « révèle » le New York Times. Comble du cynisme, dans un pays où le lobby militaro-industriel est tout puissant et où l'on interprète toute volonté d'apaisement comme un signe de faiblesse, il est parfois payant, quand débute une campagne électorale, de faire savoir qu'on est un « tueur ».

Les États-Unis doivent se défendre de ceux qui les attaquent, déclare le secrétaire à la Défense Leon Panetta, rejetant les protestations sur l'augmentation des attaques de drones étasuniens au Pakistan.

Selon Panetta, les Pakistanais doivent comprendre que les Predators sont là aussi pour leur bien : ils volent au dessus de leurs têtes, téléguidés depuis les USA à plus de 10 000 kilomètres de distance, pour frapper avec leurs missiles Hellfire (Feu de l'enfer) les dangereux terroristes nichés en territoire pakistanais.

Conclusion opposée, après une visite au Pakistan, de Navi Pillay, Haut Commissaire de l'Onu pour les Droits de l'homme : les attaques par drones, qui ont lieu en moyenne tous les quatre jours, « provoquent les morts indiscriminées de civils, qui constituent une violation des droits humains ». Elles soulèvent en outre de graves questions de droit international, en ceci qu'elles sont menées « en dehors de tout mécanisme de contrôle civil ou militaire ». Pillay demande donc l'ouverture d'une enquête officielle. Accusation sèchement rejetée par le président Obama, lequel assure que les attaques par drones - effectuées aussi en Afghanistan, Irak, Yémen, Somalie et autres pays - « ne provoquent pas de grosses pertes civiles ». Elles sont en fait « sous contrôle très étroit ».

Personne n'en doute. Comme le rapporte le New York Times [1], c'est le président lui-même qui effectue les « nominations top secret » des présumés terroristes à tuer, pour la majeure partie avec des attaques de drones. La « kill list » - comprenant des personnes du monde entier qui, jugées nocives pour les États-Unis et leurs intérêts, sont condamnées secrètement à mort sous l'accusation de terrorisme - est mise à jour chaque semaine par « le plus étrange des rituels bureaucratiques » : la téléconférence, gérée par le Pentagone, de plus de cent responsables de la « sécurité nationale », lesquels retirent les fiches des tués et en ajoutent d'autres dans une sorte de jeu macabre qu'un fonctionnaire compare à celui des figurines des champions de base-ball. La liste est ensuite soumise au président pour approbation. Surtout quand « en même temps que le terroriste, qui sera touché par le drone, il y aura sa famille », « l'évaluation morale finale » revient au président. Quand celui-ci a donné son autorisation, l'opérateur, commodément installé aux États-Unis à la console de commande du drone, lance les missiles contre cette maison au Pakistan, indiquée comme refuge du terroriste. De toutes façons, dans l'explosion, les enfants ne se voient pas.

Voici ce qu'est la « guerre non conventionnelle » menée par l'administration Obama. On développe pour elle des drones de plus en plus sophistiqués : comme celui à propulsion nucléaire, en mesure de voler de façon ininterrompue pendant des mois, et un petit « drone kamikaze » qui plonge sur l'objectif en le détruisant avec sa charge explosive. Des affaires en or pour les industriels (General Atomics, Northrop Grumman et autres) : le Pentagone a décidé d'augmenter de 30 % sa flotte actuelle de 7 500 drones, en dépensant 32 milliards de dollars. L'Italie participera à la dépense à hauteur de 4 milliards de dollars pour cinq drones fabriqués aux États-Unis, déployés par l'Otan à Sigonella (Sicile), et achètera des missiles et des bombes de précision pour ses propres drones, eux aussi made in USA. Cela, souligne le Pentagone, servira à « protéger » non seulement l'Italie mais aussi les États-Unis.

À quand une « kill list » italienne ?

[1] « Secret 'Kill List' Proves a Test of Obama's Principles and Will », par Jo Becker et Scott Shane, New York Times, 29 mai 2012.

Traduction
Marie-Ange Patrizio
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MessageSujet: et nonobstant spécialistes des déportations ...et autres emprisonnements illégaux ( Guantanamo)   Sam 16 Juin - 8:45

En pleine chute, Obama dégaine, annonce une mesure spectaculaire sur l'immigration

Rédigé par Stephane Trano le Samedi 16 Juin 2012 à 03:16 | 0 commentaire(s)

Au terme d'une troisième semaine de marasme pour sa candidature et son parti, le président a décidé ce vendredi d'annoncer une mesure très spectaculaire en faveur des hispaniques: 800 000 jeunes illégaux vont peut-être pouvoir être régularisés.




La mesure était prête depuis plusieurs semaines mais elle ne devait servir qu'en cas d'extrême nécessité. C'est dire si les conseillers de Barack Obama ont pris la mesure des effets dévastateurs dans l'opinion de l'avalanche de mauvaises nouvelles pour le président lancé dans sa campagne électorale pour être réélu en novembre 2012.

Depuis plusieurs jours, les envoyés du parti Démocrate faisaient le siège de la Maison Blanche pour obtenir un mouvement significatif du candidat. Le motif de leur inquiétude: au moment où l'électorat noir américain montre des signes de faiblesses dans son soutien jusque-là plutôt solide, un affaissement de l'électorat hispanique serait catastrophique.

Or, des millions d'illégaux, en particulier d'origine mexicaine, ont vécu depuis l'arrivée du président, il y a quatre ans, dans la peur de la plus grande vague de déportation jamais connue aux Etats-Unis et des raids terrifiants des brigades ICE, ces agents fédéraux qui à travers tout le pays les traque et les arrêtent sans aucun ménagement, de tous âges, malmenant leurs droits élémentaires la plupart du temps. Une situation qui pourrait pousser les électeurs hispaniques, en particulier en Floride, dans le Nevada et dans le Colorado, à basculer contre la candidature Obama, un danger très sérieux.

Le "président déporteur" comme le surnomme les organisations de droits de l'homme en lutte pour la réforme du système d'immigration, n'avait donc plus guère de marge de manoeuvre et ne pouvait se contenter d'annoncer cette réforme pour son second mandat comme il l'avait fait jusque-là.

C'est donc par la voix de la toute puissante Janet Napolitano, l'un des plus dures éléments de son gouvernement et Secrétaire d'Etat à la Sécurité Intérieure, que l'annonce a été faite ce vendredi à la mi-journée, avec des trémolos dans la voix. Selon le plan annoncé, le DREAM Act, la loi par laquelle une partie des immigrants illégaux présents sur le territoire américain pourraient accéder sous certaines conditions à la régularisation de leur situation et à l'obtention d'un permis de travail, une loi proposée en 2001 et qui, depuis, fait du sur-place, connaîtrait enfin une avancée relativement significative puisqu'elle pourrait concerner 800 000 personnes.

L'annonce a été accueillie avec une émotion palpable aux quatre coins du pays, mais aussi avec une extrême prudence. En effet, il faudra encore un certain temps avant que les personnes concernées puissent sortir du bois pour ne plus vivre, selon l'expression usuelle "sous le radar". Actuellement, 290 000 déportations sont en attente d'exécution après les vagues spectaculaires d'arrestation par les ICE, et personne ne sait si celles-ci feront ou non l'objet d'une amnistie. Les pratiques de ces brigades sont à tel point violentes qu'aucun immigrant ne prendra le risque de se signaler tant qu'une amnistie pour toutes les personnes concernées, en attente de déportation ou pas, ne sera pas clairement annoncée.

Tout cela dépendra bien sûr du calcul d'Obama: passer en force et prendre le risque d'ouvrir prématurément pour lui la grande bataille de l'immigration sur laquelle les Républicains le guettent, ou jouer le temps et transformer cette annonce en promesse afin de convaincre les électeurs hispaniques de porter massivement leurs voix sur lui et sur le parti Démocrate afin d'emporter à leur tour la mise.

Le problème, c'est que chat échaudé craint l'eau froide. Le pire président des Etats-Unis en matière de droits des immigrés peut-il soudain être celui qui engagera une vraie réforme d'un système totalement compromis et qui a engendré d'inombrables méfaits de la part d'une administration arbitraire et sans logique?

REPERES: QU'EST-CE-QUE LE DREAM ACT

VIDEO: Janet Napolitano justifie l'avancée sur le Dream Act ce vendredi soir sur CNN.

Le Dream Act (acronyme pour le Développement, l'Aide et l'Education pour les mineurs étrangers) est une proposition de loi américaine introduite au Sénat le 1er Août 2001 par les sénateurs Dick Durbin et Orrin Hatch.

Ce projet de loi prévoit la résidence permanente conditionnelle pour certaines personnes sans-papiers dites « de bonne moralité » qui obtiennent leur diplôme dans les écoles secondaires américaines, sont arrivés aux États-Unis en tant que mineurs, et ont vécu dans le pays sans interruption pendant au moins cinq ans avant la promulgation du projet de loi.

Si ces personnes ont servi deux ans dans l'armée ou quatre ans dans un établissement d'enseignement supérieur, ils obtiennent la résidence temporaire pour une période de six ans. Durant cette période, ils peuvent se qualifier pour la résidence permanente s'ils ont «acquis un diplôme d'une institution d'enseignement supérieur aux États-Unis ou [ont] complété au moins 2 ans, en règle, dans un programme pour l'obtention d'un baccalauréat ou d'un diplôme supérieur des Etats-Unis " ou ont " servi dans les forces armées pendant au moins 2 ans et, s'ils [ont] reçu une décharge honorable ".

«Tout étranger dont le statut de résident permanent est résilié ... doit revenir à son statut d'immigration avant de recevoir un statut conditionnel de résident permanent statut en vertu de la présente loi. "

Ce projet de loi inclut les immigrants sans-papiers jusqu'à 35 ans.

Ses partisans soutiennent que la loi ne créera pas un "programme d'amnistie" et entraînera une variété d'avantages sociaux et économiques, tandis que les critiques affirment que ce serait récompenser l'immigration illégale et encourager davantage l'immigration clandestine, la fraude, et permettra aux membres des gangs à éviter la déportation.





QUELQUES FAITS SUR L'IMMIGRATION AMERICAINE
L'administration Obama a annoncé vendredi qu'elle cesse de déporter des immigrants illégaux de moins de 30 ans s'ils sont nés aux États-Unis et répondent à certaines exigences.

Voici quelques faits au sujet de l'immigration aux États-Unis:

- Le nombre d'immigrants illégaux aux États-Unis a été estimé à 11,5 millions en 2011, selon le Pew Hispanic Center.

- La population d'immigrants illégaux a augmenté de 27% entre 2000 et 2009, selon le Department of Homeland Security.

- 63% de la population immigrée clandestine (environ 6,8 millions de personnes) est entrée aux États-Unis avant 2000. (DHS)

- 58% de la population immigrée clandestine est en provenance du Mexique. (Pew)

- 24% des immigrants illégaux résident en Californie, 16% résident au Texas. (DHS)

Et voici les développements récents en matière d'immigration aux États-Unis:

- 2008: Le Department of Homeland Security appréhendé 792.000 ressortissants étrangers. Quatre-vingt-huit pour cent des personnes arrêtées étaient originaires du Mexique. Immigration and Customs Enforcement appréhendé 379.000 personnes. (DHS)

- 2008: Le Department of Homeland Security a déporté 359 000 immigrés clandestins. Parmi eux, 69% ont été rapatriés au Mexique, 8% ont été rapatriés au Honduras, 7,7% ont été rapatriés au Guatemala. (DHS)

- 2008: Plus de 810 000 immigrés clandestins ont accepté l'offre de retourner dans leurs pays d'origine sans être expulsés de force. (DHS)

- 2008: Le Department of Homeland Security a déporté 97 100 criminels qui étaient aussi des immigrants illégaux. Parmi eux, 36% avaient été reconnus coupables de crimes liés aux drogues. (DHS)

- 2009: Le nombre d'enfants nés d'au moins un parent immigré non autorisé était de 350 000. Ces ménages représentaient 8% de toutes les naissances aux États-Unis. (Pew)

- 2010: Le nombre total d'immigrants non autorisés dans la population active de la nation dans les États-Unis est de 8 millions. Une hausse de 5,2% de la population active en 2010. (Pew)

- 2010: environ 1,04 millions de personnes ont reçu un statut de résident permanent. Parmi ceux-ci 139 120 sont nés au Mexique, 70 863 en Chine, et 58 173 aux Philippines (DHS).

- 2011: l'US Immigration and Customs Enforcement a déporté 396 906 immigrants illégaux, le plus grand nombre dans l'histoire de l'agence. 216 698 (près de 55%) ont été reconnu coupable de crimes ou délits. (ICE) A noter: par crimes ou délits, on peut entendre la simple conduite sans permis ou la consommation d'un joint.

- Avril 23 2012: Le Pew Hispanic Center a annoncé que la migration nette en provenance du Mexique vers les États-Unis était arrêtée et peut-être même inversée. Le centre a noté que de 2005 à 2010, environ 1,4 millions de Mexicains ont immigré aux États-Unis, et environ 1,4 millions d'immigrants mexicains sont repartis volontairement au Mexique.
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MessageSujet: L'hypocrisie du Pseudo Prix Nobel de la paix , que nous dénonçons depuis plus de 4 ans enfin mise à jour !   Jeu 21 Juin - 8:05

Obama refuse la divulgation des documents de l'Opération Fast and Furious

Rédigé par Stephane Trano le Jeudi 21 Juin 2012 à 02:20 | 0 commentaire(s)

Jamais, depuis Nixon, un président n'avait outrepassé si radicalement ses pouvoirs, estime mercredi le Washington Post. Pour le Baltimore Sun, c'est le Watergate d'Obama. Le candidat à sa réélection peut-il cette fois se remettre du nouveau scandale qui éclabousse sa présidence?


VIDEO: Eric Holder, le Procureur générald es Etats-Unis, est accusé d'outrage mercredi soir par le Congrès pour avoir dissimulé le documents portant sur l'Opération Fast and Furious.

Ce mercredi soir, Washington n'a pas beaucoup dormi. Ce qui n'aurait pû être qu'un épisode de plus dans la déconstruction de la statue de Barack Obama s'est transformé, au fil des heures, en une affaire d'Etat. Et tout, dans cette nouvelle glissade, ressemble à un geste de panique du président sans que l'on en comprenne les véritables raisons. Mais la presse, elle, s'interroge de plus en plus sur ce président.

Le Comité de la Chambre des Représentants sur la Surveillance et la Réforme du gouvernement a finalement inculpé le Procureur général des Etats-Unis, Eric H. Holder Jr, d'outrage au Congrès pour avoir omis de fournir des documents alors qu'il est assigné à comparaître dans l'enquête parlementaire sur l'Opération Fast and Furious.

Fast and Furious - inspiré du nom du film! - est un trafic d'armes à feu qui a été conduit sous couverture par l'administration américaine en 2009 et 2010 et qui s'est soldé par une énorme fiasco.

En pleine enquête pour en comprendre tous les rouages, la mise en cause officielle d'Eric Holder, l'un des plus puissants personnages des Etats-Unis et également des plus proches de Barack Obama, est survenue dans l'après-midi après que le président Obama a invoqué le privilège de l'exécutif et soutenu dans son refus le procureur Général pour délivrer le matériel exigé. Un privilège dont il s'était fait le grand détracteur et qui avait été initié par Nixon.

Par son accusation, le Comité de la Chambre des Représentants initie un affrontement constitutionnelle important entre deux branches du gouvernement fédéral et place le président dans une posture inédite. Le comité, dirigé par le républicain Darrell Issa va maintenant demander à la Chambre un vote pour demander au Procureur de Washington (DC) ou à un procureur spécial de contraindre l'administration Obama à fournir les documents.

Mais pourquoi fallait-il donc en arriver là?

ESCALADE AU SOMMET
« Le comité a découvert des actes répréhensibles graves par le ministère de la Justice » a déclaré Darrell Issa au sujet de l'Opération Fast and Furious, au cours de laquelle plusieurs milliers d'armes à feu ont été illégalement achetées et distribuées sur les deux côtés de la frontière sud-ouest, en particulier aux cartels mexicains de la drogue. Des actes dont il a rappelé qu'ils ont coûté des vies des deux côtés.

L'opposition puissante du président Obama s'appuyant sur le privilège de l'exécutif devrait conduire à ce qu'environ 1300 pages de documents ne soient pas rendues public sur une totalité d'environ 8000. Mais le redouté président de la Chambre, John A. Boehner (Républicain-Ohio) et le chef de la majorité Eric Cantor (Républicain-Virginie) ont tenu à enfoncer le clou immédiatement après le vote. « Alors que nous avions espéré qu'il n'en viendrait pas à cela, ont-ils dit au sujet de la position d'Obama, et à moins que le procureur général ne réévalue son choix et fournisse les documents promis, la Chambre votera la semaine prochaine pour passer outre cette opposition ».

FAST AND FURIOUS, UNE OPÉRATION DÉSASTREUSE
Dans la soirée, les développements de l'Affaire Fast and Furious ont fait le tour des rédactions du pays à la vitesse d'une onde séismique:

pourquoi Barack Obama a t-il réellement décidé d'invoquer le privilège de ses pouvoirs constitutionnels pour empêcher la divulgation d'un tiers de ces documents?
s'agit-il uniquement de sauver la tête d'Eric Holder, dont l'effondrement le fragiliserait au moment où il subit une série de défections et de révélations plus qu'embarrassante?
s'agit-il de l'aveu qu'il avait connaissance de l'opération Fast and Furious alors qu'officiellement il l'a toujours nié?
Non seulement cette décision est rarissime mais elle apparait très risquée car elle soulève désormais toutes les spéculation sur la gravité du scandale et sur ses ramifications. L'affaire ne pouvait pas tomber à un pire moment pour l'homme qui cherche à se faire réélire. Car son nom est désormais associé à celui du pire de tous les présidents américains, celui de Richard Nixon.

En 2009 et 2010, de part et d'autre de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique a été organisée une gigantesque opération clandestine afin de mettre en place un faux trafic d'armes et de drogue entre les deux pays. Conduite par l'ATF, cette opération avait pour but, une fois la filière stabilisée et les armes vendues aux barons des cartels de la drogue au Mexique, de les faire tomber dans le piège. Mais rien ne s'est passé comme prévu.

Après un incident qui avait coûté la vie à un garde-frontière américain, le Représentant Républicain Darrel Issa avait demandé l'ouverture d'une enquête. Les premiers éléments avaient conduit à la découverte que sur les 2500 armes ayant transité au Mexique, 600 seulement furent récupérées. L'enquête a établit que c'est sur l'ordre de leur hiérarchie que les agents de l'ATF n'avaient pas saisi les autres armes une fois que celles-ci avaient été achetées. Or, parmi ces armes, dont une partie étaient lourdes, certaines avaient servi à des assassinats de civils mexicains, à des tirs contre des hélicoptères de l'armée mexicaine mais également à des enlèvements suivis d'assassinats de personnalités mexicaines.

ANNONCE DE L'ACCUSATION D'OUTRAGE CONTRE ERIC HOLDER SUR CBS

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Ce soir, la presse ne mâche pas ses mots. Le Baltimore Sun écrit: « Barack Obama pourrait se révéler être l'un des politiciens les plus hypocrites de mémoire récente. Il semble pris au dépourvu, irritée et brusque face de la presse. Si ses politiques et son comportement continuent sur cette voie, on pourra commencer à établir des comparaisons avec le président dont l'administration a été emportée par le scandale du Watergate. » Le Washington Post souligne quant à lui le cynisme du président: « Mais nous pouvons maintenant voir comment Obama a bouclé la boucle. En tant que sénateur, il a dénoncé les déclarations écrites et l'invocation du privilège de l'exécutif, en tant que président, il est devenu le président impérial par excellence avec le harcèlement des adversaires bailleurs de fonds et des efforts maladroits pour intimider la Cour suprême des Etats-Unis sur l'Obamacare. »

ASSOCIATE PRESS: PAS DE PRECEDENT DEPUIS NIXON
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MessageSujet: Fast and Furious   Dim 24 Juin - 15:31

Obama refuse la divulgation des documents de l'Opération Fast and Furious

Stephane Trano
Marianne2
jeu., 21 juin 2012 12:26 CDT
Jamais, depuis Nixon, un président n'avait outrepassé si radicalement ses pouvoirs, estime mercredi le Washington Post. Pour le Baltimore Sun, c'est le Watergate d'Obama. Le candidat à sa réélection peut-il cette fois se remettre du nouveau scandale qui éclabousse sa présidence?



VIDEO: Eric Holder, le Procureur générald des Etats-Unis, est accusé d'outrage mercredi soir par le Congrès pour avoir dissimulé le documents portant sur l'Opération Fast and Furious.

Ce mercredi soir, Washington n'a pas beaucoup dormi. Ce qui n'aurait pû être qu'un épisode de plus dans la déconstruction de la statue de Barack Obama s'est transformé, au fil des heures, en une affaire d'Etat. Et tout, dans cette nouvelle glissade, ressemble à un geste de panique du président sans que l'on en comprenne les véritables raisons. Mais la presse, elle, s'interroge de plus en plus sur ce président.

Le Comité de la Chambre des Représentants sur la Surveillance et la Réforme du gouvernement a finalement inculpé le Procureur général des Etats-Unis, Eric H. Holder Jr, d'outrage au Congrès pour avoir omis de fournir des documents alors qu'il est assigné à comparaître dans l'enquête parlementaire sur l'Opération Fast and Furious.

Fast and Furious - inspiré du nom du film! - est un trafic d'armes à feu qui a été conduit sous couverture par l'administration américaine en 2009 et 2010 et qui s'est soldé par une énorme fiasco.

En pleine enquête pour en comprendre tous les rouages, la mise en cause officielle d'Eric Holder, l'un des plus puissants personnages des Etats-Unis et également des plus proches de Barack Obama, est survenue dans l'après-midi après que le président Obama a invoqué le privilège de l'exécutif et soutenu dans son refus le procureur Général pour délivrer le matériel exigé. Un privilège dont il s'était fait le grand détracteur et qui avait été initié par Nixon.

Par son accusation, le Comité de la Chambre des Représentants initie un affrontement constitutionnelle important entre deux branches du gouvernement fédéral et place le président dans une posture inédite. Le comité, dirigé par le républicain Darrell Issa va maintenant demander à la Chambre un vote pour demander au Procureur de Washington (DC) ou à un procureur spécial de contraindre l'administration Obama à fournir les documents.

Mais pourquoi fallait-il donc en arriver là?

ESCALADE AU SOMMET

« Le comité a découvert des actes répréhensibles graves par le ministère de la Justice » a déclaré Darrell Issa au sujet de l'Opération Fast and Furious, au cours de laquelle plusieurs milliers d'armes à feu ont été illégalement achetées et distribuées sur les deux côtés de la frontière sud-ouest, en particulier aux cartels mexicains de la drogue. Des actes dont il a rappelé qu'ils ont coûté des vies des deux côtés.

L'opposition puissante du président Obama s'appuyant sur le privilège de l'exécutif devrait conduire à ce qu'environ 1300 pages de documents ne soient pas rendues public sur une totalité d'environ 8000. Mais le redouté président de la Chambre, John A. Boehner (Républicain-Ohio) et le chef de la majorité Eric Cantor (Républicain-Virginie) ont tenu à enfoncer le clou immédiatement après le vote. « Alors que nous avions espéré qu'il n'en viendrait pas à cela, ont-ils dit au sujet de la position d'Obama, et à moins que le procureur général ne réévalue son choix et fournisse les documents promis, la Chambre votera la semaine prochaine pour passer outre cette opposition ».

FAST AND FURIOUS, UNE OPÉRATION DÉSASTREUSE

Dans la soirée, les développements de l'Affaire Fast and Furious ont fait le tour des rédactions du pays à la vitesse d'une onde séismique:

- pourquoi Barack Obama a t-il réellement décidé d'invoquer le privilège de ses pouvoirs constitutionnels pour empêcher la divulgation d'un tiers de ces documents?
- s'agit-il uniquement de sauver la tête d'Eric Holder, dont l'effondrement le fragiliserait au moment où il subit une série de défections et de révélations plus qu'embarrassante?
- s'agit-il de l'aveu qu'il avait connaissance de l'opération Fast and Furious alors qu'officiellement il l'a toujours nié?

Non seulement cette décision est rarissime mais elle apparait très risquée car elle soulève désormais toutes les spéculation sur la gravité du scandale et sur ses ramifications. L'affaire ne pouvait pas tomber à un pire moment pour l'homme qui cherche à se faire réélire. Car son nom est désormais associé à celui du pire de tous les présidents américains, celui de Richard Nixon.

En 2009 et 2010, de part et d'autre de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique a été organisée une gigantesque opération clandestine afin de mettre en place un faux trafic d'armes et de drogue entre les deux pays. Conduite par l'ATF, cette opération avait pour but, une fois la filière stabilisée et les armes vendues aux barons des cartels de la drogue au Mexique, de les faire tomber dans le piège. Mais rien ne s'est passé comme prévu.

Après un incident qui avait coûté la vie à un garde-frontière américain, le Représentant Républicain Darrel Issa avait demandé l'ouverture d'une enquête. Les premiers éléments avaient conduit à la découverte que sur les 2500 armes ayant transité au Mexique, 600 seulement furent récupérées. L'enquête a établit que c'est sur l'ordre de leur hiérarchie que les agents de l'ATF n'avaient pas saisi les autres armes une fois que celles-ci avaient été achetées. Or, parmi ces armes, dont une partie étaient lourdes, certaines avaient servi à des assassinats de civils mexicains, à des tirs contre des hélicoptères de l'armée mexicaine mais également à des enlèvements suivis d'assassinats de personnalités mexicaines.

ANNONCE DE L'ACCUSATION D'OUTRAGE CONTRE ERIC HOLDER SUR CBS



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Ce soir, la presse ne mâche pas ses mots. Le Baltimore Sun écrit: « Barack Obama pourrait se révéler être l'un des politiciens les plus hypocrites de mémoire récente. Il semble pris au dépourvu, irritée et brusque face de la presse. Si ses politiques et son comportement continuent sur cette voie, on pourra commencer à établir des comparaisons avec le président dont l'administration a été emportée par le scandale du Watergate. » Le Washington Post souligne quant à lui le cynisme du président: « Mais nous pouvons maintenant voir comment Obama a bouclé la boucle. En tant que sénateur, il a dénoncé les déclarations écrites et l'invocation du privilège de l'exécutif, en tant que président, il est devenu le président impérial par excellence avec le harcèlement des adversaires bailleurs de fonds et des efforts maladroits pour intimider la Cour suprême des Etats-Unis sur l'Obamacare. »
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MessageSujet: 1,6 million d'expulsions au cours des 6 dernières années, tous les records battus   Lun 6 Aoû - 14:45

1,6 million d'expulsions au cours des 6 dernières années, tous les records battus pour le seul mois de Juin 2012, et une immigration légale en panne. Mais derrière ces chiffres se cachent des réalités encore plus surprenantes. Car c'est une manne pour les avocats mais également, la chasse aux immigrants est financée par des compagnies privées qui font fortune en obtenant la gestion des centres de détention.


Le 20 juillet dernier, une jeune femme de 26 ans se rend au port d'Everglades, en Floride, l'un des plus grands ports régionaux pour le tourisme et le commerce international, où la surveillance est omniprésente. Elle n'a pas de papiers d'identité en règle et sait qu'elle va se faire arrêter par les agents des douanes, comme des dizaines l'ont été au cours des dernières semaines. Mais elle est militante de l'Alliance Nationale pour la Jeunesse Immigrante, et par cette action, elle a souhaité attirer l'attention sur la situation de près d'un millions d'enfants d'immigrés illégaux arrivés avec leurs parents aux Etats-Unis et condamnés à une vie sans identité. Depuis, elle est incarcérée au Broward Transitional Center, le centre de rétention géré par les services de l'immigration à Pompano Beach.

Viridiana Martinez est arrivée aux Etats-Unis à l'âge de sept ans. Elle a poursuivi et achevé ses études secondaires dans un lycée américain. Elle a passé ses 19 dernières années à éviter soigneusement tout contact avec la police, à faire des petits boulots payés au noir une fois sortie du lycée, à vivre sans compte en banque, sans assurance santé, sans sécurité sociale, bloquée dans un pays dont elle ne pouvait pas sortir sans se faire interpeller, ni rester sans vivre dans la peur.

Viridiana est l'une de ces nombreux Dreamer's, ainsi qu'on les surnomme en référence au Dream Act, cette loi serpent de mer qui a été mille fois débattue au Congrès américain depuis son introduction en 2010, rejetée plusieurs fois, jusqu'à ce que l'Etat de Californie ouvre une brèche considérable en Juillet 2011 en passant son propre Dream Act, suivi par l'Etat de l'Illinois en Août.

DES RÉGULARISATIONS QUI N'EN SONT PAS

Le 15 juin dernier, Barack Obama annonçait que son administration cesserait d'expulser les jeunes immigrants illégaux répondant à des critères précis:

Etre âgé de moins de 30 ans
Etre arrivé aux Etats-Unis avant l'âge de 16 ans
N'avoir commis aucun délit et ne pas poser de problèmes de sécurité pour le pays
Avoir réussi un cycle d'études ou avoir servi dans l'armée

La chaîne CNN commentait sitôt après l'annonce: « Le revirement sur la question politiquement volatile de la politique de l'immigration a immédiatement soulevé les louanges des dirigeants latino-américains qui avaient critiqué le Congrès et la Maison Blanche pour leur inaction, tandis que les Républicains ont réagi avec indignation, disant que le changement équivaut à une amnistie - un buzz négatif chez les conservateurs - et usurpe l'autorité du Congrès. »

Toutefois, dans le memo que Janet Napolitano, la Secrétaire d'Etat à la Sécurité intérieure des Etats-Unis a émis le même jour que l'annonce du président sur la question, il est précisé que les candidats éligibles au nouveau dispositifs bénéficieraient en réalité d'un report de deux ans de leur expulsion.

APRÈS L'EUPHORIE, LA PEUR

Illustration: L'évolution du nombre d'expulsions depuis 1995. Source: Center for Immigration Studies

L'annonce surprise de Barack Obama a suscité d'immenses espoirs dans la communauté hispanique américaine où l'on comptait en 2009 environ 4 millions de personnes non documentées. Surtout, elle a résonné comme un coup d'arrêt possible à la plus grande vague d'expulsion jamais organisée par une administration américaine. Mais l'euphorie n'a pas tardé à s'estomper.

Dans son édition du 30 Juillet, le magazine Forbes écrit en effet:

« L'administration Obama a jusqu'ici expulsé plus de personnes que pendant les six premiers années et demi de l'administration de George W. Bush. Un peu plus d'un million et demi d'immigrants non autorisés ont été expulsés de force des États-Unis sous la direction de Mme Napolitano. Ces chiffres d'expulsion annuels sont plus élevés qu'à n'importe quel autre moment dans l'histoire des États-Unis, poussant le carnet de commandes pour les cas d'expulsion à un niveau record de 314 147 ce mois de Juin. Le gouvernement appréhende les immigrés irréguliers si rapidement qu'il ne peut pas les traiter efficacement tous. »

ARRÊTÉS ET EXPULSÉS POUR DÉFAUT DE PERMIS DE CONDUIRE
A travers le pays, la plupart des organisations de droits de l'homme, d'aide juridique et de très nombreux spécialistes de l'immigration ont fortement incité les candidats potentiels à la régularisation à ne surtout pas se faire connaître des services d'immigration. En effet, le précédent créé l'an dernier par ce que l'on appelle le Memo Morton a déjà constitué une douche froide pour les imprudents.

Danielle Beach-Oswald, qui dirige l'un des grands cabinets d'avocats spécialisés dans l'immigration à Washington et plaide devant les plus hautes cours du pays, écrit sur son blog le 2 août:

« Un an après la note de Morton sur l'opportunité des poursuites, qui visait à donner la priorité au renvoi des criminels lorsqu'il s'agit de décider quels immigrants illégaux il s'agit d'expulser, l'accumulation des affaires dans les tribunaux d'immigration atteint de nouveaux sommets. Dans un article récent publié par le Texas Tribune, l'auteur Julian Aguilar s'exprime au nom des avocats spécialisés en immigration au Texas au sujet du gouvernement qui ne suit pas sa directive visant à rendre les expulsions plus efficaces. En dépit des chiffres que le gouvernement fait valoir, ceux-ci ne disent pas toute l'histoire. »

Revenant sur la question des 314 147 cas d'expulsions programmées en Juin 2012, l'avocate relève:

« Les données montrent également que dans seulement 7,9% des affaires en cours devant les tribunaux d'immigration, l'ICE (l'agence en charge de la sécurité aux frontières et des douanes au sein du Secrétariat d'Etat à la Sécurité intérieure, NDA) a demandé le renvoi fondé sur des activités criminelles commises par des individus, ainsi que des activités mettant en danger la sécurité nationale ou de nature à aider le terrorisme. Ainsi, le reste de l'arriéré comprend les cas où des individus ont été accusés de violation des règles d'immigration tels que l'entrée aux États-Unis illégalement, le dépassement de validité d'un visa, et le fait de ne pas s'être conformés à d'autres exigences procédurales. »



L'IMPOSSIBLE CHOIX DES JEUNES ILLÉGAUX

Mais le problème est encore plus particulier quant il s'agit des enfants d'immigrés illégaux. En effet, bien qu'en théorie, les personnes éligibles puissent se présenter dans les centres d'immigration à partir du 15 Août munies des documents prouvant qu'ils répondent bien aux critères nécessaires pour obtenir le report de leur expulsion pour une durée de deux ans, leur démarche tient un peu de la lotterie. Une seule erreur et c'est l'arrestation. Or, en raison du niveau jamais atteint dans les tribunaux du pays qui à l'heure actuelle sont saisis d'un demi-million d'appels des procédures d'expulsions, plus d'un tribunal sur deux a décidé de refuser l'étude de ces dossiers et les expulsions se font dans de nombreux cas sans que les sujets concernés ne puissent obtenir une audience devant un juge de l'immigration. Danielle Beach-Oswald indique par exemple à ce sujet:

« Les dates d'audience de nombreux tribunaux, par exemple à Arlington (Virginie), sont repoussées à aussi loin que 2015, ce qui signifie une attente de plus de trois ans dans les limbes pour des familles en attente de secours. » Trois ans durant lesquelles celles-ci peuvent être expulsées à tout moment.

C'est pourquoi le recours à un avocat de l'immigration est plus qu'une précaution, une quasi-obligation, avant de prendre le risque de se démasquer devant un agent ICE.

Le problème est que cela coûte cher. Le seul coût pour déposer son dossier est déjà de 465 dollars. Le quotidien USA Today a publié ce samedi une enquête dans laquelle il évoque des honoraires moyens de 1700 dollars pour un avocat. Le journaliste Alan Gomez cite l'une des représentantes de la New York Coalition pour l'Immigration, Jacqueline Esposito, qui explique:

« Beaucoup craignent que le gouvernement n'utilise le programme pour identifier et capturer les parents qui sont des immigrants illégaux. »

Une situation qui suscite une psychose parmi les candidats éligibles et un choix cornélien: mettre en danger le reste de leur famille en espérant obtenir leur sésame pour bénéficier de deux ans de légalité aux Etats-Unis et ce, sans connaître l'issue finale qui sera donnée à leur dossier, ou prendre le risque qu'une alternance politique ne referme la possibilité qui leur est offerte.

Aux difficultés financières s'ajoutent donc le peu de crédit que l'on peut faire à l'administration de l'immigration aux Etats-Unis, étant donné des pratiques qui ne confèrent officiellement aucun droit aux candidats à l'immigration et multiplie au rythme de dizaines par an les fameux "memo" qui se contredisent tous les uns les autres.



DES CENTRES DE RÉTENTION SANS DROITS ÉLÉMENTAIRES

Vidéo: Arrestations à Chicago peu avant l'expulsion d'illégaux depuis l'aéroport d'Ohare International

Depuis son internement au centre de rétention de Pompano Beach, Viridiana Martinez est parvenue à entrer en contact avec l'organisation humanitaire Democracy Now! pour livrer son témoignage sur ce qu'elle peut y voir. Elle explique ainsi, en s'exprimant au nom du groupe de défense auquel elle appartient:

« Nous avons retrouvé des dizaines d'immigrants qui devraient être relâchés en vertu des politiques de l'administration Obama. Plus de 60 détenus sans casier judiciaire, dont certains ont été détenus en tant que passagers dans des véhicules (ce cas précis est répandu aux Etats-Unis: il s'agit d'arrestations d'immigrants non documentés qui n'ayant pas la possibilité de passer leur permis de conduire font du stop sur les routes pour se rendre au travail, NDA). On a également trouvé des détenus nécessitant des soins médicaux immédiats. En dépit d'une action de l'exécutif annoncé par le président Obama le mois dernier pour arrêter les expulsions de nombreux jeunes sans-papiers, nous avons trouvé plus d'une douzaine de jeunes détenus qui seraient admissibles au DREAM Act. Les responsables de l'administration Obama avait promis de faire le tri parmi toutes les expulsions en attente afin que ces immigrés sans casier judiciaire et ayant des liens familiaux forts soient libérés, mais en Juillet, moins de 2% des cas d'expulsion ont été abandonnés. »

Le témoignage de Viridiana prend un tour plus personnel lorsqu'elle décrit les conditions de rétention:

« La nourriture est dégoûtante. Si vous êtes malade (inaudible) comme Norma Ramirez, qui a trois filles d'un citoyen américain, et qui est ici depuis le 7 mai. Elle a été dépouillée. Elle a eu quelques problèmes, vous savez, avec ses règles, et elle a dû être transféré à l'hôpital et a dû subir une chirurgie. Et la façon dont elle m'a dit que les officiers l'ont traitée. Ils se moquaient d'elle. Ils ont ri de la raison pour laquelle elle a été malade et a dû subir une intervention chirurgicale. Et j'ai aussi parlé à un autre des filles ici qui a le diabète. Et chaque fois qu'elle descend pour faire vérifier ses taux, on lui dit toujours : «Pourquoi vos niveaux sont-ils si élevés?" Elle dit: "Ils me crient dessus, mais tout ce que je peux dire, c'est: « Eh bien, pourquoi votre nourriture est-elle si mauvaise? " Parce qu'elle mange essentiellement la même chose que nous mangeons tous, à l'exception du pain. Et ils lui disent, vous savez, "Vous êtes lentement en train de vous tuer ici. Vous allez avoir besoin d'une greffe de rein quand vous sortirez, vous le savez, si vous êtes encore en vie." Et elle dit: «Pourquoi me dites-vous cela ? (...) Qu'est-ce que je suis censé faire? Oui, je suis en train de mourir ici, à cause de votre nourriture sucrée et parce que votre traitement est mauvais. »

Viridiana dénombre environ 75 filles et 400 à 600 hommes, « de sorte que nous sommes confinées dans un couloir, au fond ».

UNE IMMIGRATION LÉGALE EN VOIE DE DESTRUCTION
Dans le magazine Forbes, Alex Nowrasteh écrit:

« Il ya un mythe persistant selon lequel le président Obama est en train de systématiquement démolir le contrôle de l'immigration. » « Mais », ajoute t-il, « en réalité, le président Obama a en fait accru lois sur l'immigration et restreint l'immigration légale. »

Le journaliste cite le juriste Matthew Kolken, de Buffalo (New York):

« Toutes les personnes admissibles à un report de leur expulsion en vertu de l'annonce d'Obama en Juin étaient déjà éligibles au titre du memo Morton. Mais depuis le memo Morton, le pouvoir discrétionnaire de poursuites n'a été appliqué que pour 1,9% de tous les cas d'expulsions, et il est difficile d'être optimiste quant à la tentative la plus récente d'Obama pour endiguer les déportations des jeunes immigrants du Dream Act. L'inertie bureaucratique du DHS pourrait retarder le traitement des reports des années. »

« En outre, écrit Kolken, Obama a rendu l'immigration légale plus difficile. Il a supervisé une augmentation des frais de visas H-1B (65 000 visas de ce type sont alloués chaque année à des travailleurs présentant une haute qualification et bénéficiant d'une offre d'embauche par un employeur américain, NDA) pour les entreprises, les vérifications des employeurs à distance, les raids surprises, plus les règlements et les frais accumulés pour les visas de travail temporaires agricoles, des amendes et des arrestations pour les chefs d'entreprises qui enfreignent la réglementation de l'emploi d'immigrés, et il propose maintenant des règlements pour rendre la demande de visas de travail hautement qualifiés encore plus coûteuse. »

Il faut savoir qu'en moyenne, l'obtention d'un visa H1-B par un employeur américain coûte entre 7000 et 10 000 dollars. Ce visa d'une durée de trois ans est en théorie reconductible une fois mais les exigences lors du renouvellement sont encore plus élevées. Par ailleurs, le visa H1-B est défini par la loi américaine comme un visa dit de "dual intent", c'est à dire qu'il ouvre la possibilité à l'employé de demander l'obtention d'une carte verte à travers son employeur au bout de quelques années. Or, en pratique, cela s'avère impossible dans la plupart des cas. Et les 65 000 visas disponibles sont loin de répondre à la demande, en particulier de la part des sociétés de hautes technologies et de télécommunications.

« Le mythe d'un Obama pro-immigrant a de quoi laisser perplexe et le rapport FAIR (le dernier rapport de la Fédération Américaine pour l'Immigration en Amérique, qui évoque l'assouplissement des conditions d'immigration par l'administration Obama, NDA) est un fantasme où le haut est en bas, la gauche est à droite, et où Obama n'est pas le Déportateur-en-Chef (on appelle aux Etats-Unis "déportations" les expulsions, NDA) » conclut Kolken.


UNE POLITIQUE DU CHIFFRE... ET DU GAIN
Jamais il n'a été si difficile d'immigrer aux Etats-Unis, plus inconfortable d'y travailler ou d'y résider, plus facile d'en être expulsé ou de ne pouvoir y revenir même à l'issue d'un simple voyage d'agrément. Mais ce marasme dissimule des réalités plus inquiétantes encore. Par exemple, le boom économique créé par l'explosion du nombre de détention des immigrés. Ainsi, le USA Today, associant son enquête à celle de l'Agence Associated Press, a publié jeudi une enquête sur l'utilisation comme main d'oeuvre des immigrants en attente d'expulsion.

Le quotidien écrit:

« Les Etats-Unis enferment plus d'immigrants illégaux que jamais, générant des profits lucratifs pour les entreprises du pays. »

Il décrit ainsi la situation:

« Après une décennie d'expansion, le système privé tentaculaire gère des centres de détention partout, d'une banlieue de Denver à une zone industrielle de l'aéroport de Newark, et est largement contrôlé par seulement trois sociétés. La croissance est loin d'être terminée, en dépit de la chute à pic de l'immigration clandestine ces dernières années. En 2011, près de la moitié des lits dans le système national de la détention civile étaient situés dans des établissements privés sous surveillance fédérale, contre seulement 10% il y a dix ans. Ce changement radical vers un système privatisé s'est passé tranquillement. Alors que le Congrès a fait les manchettes pour ses « efforts infructueux visant à réformer les lois d'immigration », les négociations des législateurs visant à stimuler l'économie de la détention a reçu beaucoup moins d'attention. »

Ainsi, le géant privé des services correctionnels, Corporation of America, a donné 45 millions de dollars en dons de campagne, à des lobbyistes au gouvernement fédéral dans la dernière décennie. L'année dernière, la société CCA a récolté 162 millions de dollars de bénéfice net. Les contrats fédéraux représentaient 43% de ses recettes totales, en partie grâce à l'augmentation de la détention d'immigrants. GEO, qui cite l'agence d'immigration comme son plus important client, a vu son bénéfice net passer de 16,9 millions de dollars à $ 78,6 millions depuis 2000.

CCA a mis en garde dans la présentation de ses revenus annuels 2011 que des changements de la politique fédérale sur l'immigration clandestine pourrait affecter le nombre de personnes arrêtées, ce qui pourrait réduire la demande pour les installations correctionnelles afin de les héberger.






ILLUSTRATION: LE CENTRE DE DÉTENTION PRIVÉ NORTHWEST

Le Centre de détention de l'immigration NorthWest est un établissement pénitentiaire privé situé à Tacoma, Washington. Ouvert en 2004 en vertu d'un contrat avec le US Department of Homeland Security, ses propriétaires ont changé au fil du temps. L'installation est maintenant détenue par le groupe GEO qui exploite des installations de prison en Australie, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud, aux États-Unis et à Guantanamo Bay, à Cuba.


POINTS DE REPERES

Vidéo: En mai 2010, Anastasio Hernández-Rojas, 32 ans, a été capturé par des agents de patrouille frontalière des États-Unis en tentant d'entrer aux États-Unis depuis le Mexique, près de San Diego. Il a été détenu et est décédé plus tard en garde à vue. Des témoins affirment que les agents de patrouille frontalière l'ont battu sur les lieux alors qu'il était menotté et électrocuté cinq fois. Il a supplié qu'on le laisse en vie.

Depuis 2009, le nombre moyen annuel des expulsions a approché 400 000, selon le Department of Homeland Security. C'est le double de la moyenne annuelle durant le premier mandat du président George W. Bush et 30% de plus que la moyenne quand il a quitté ses fonctions.


Dans le même temps, le flux d'immigrants illégaux aux États-Unis est tombé à son chiffre le plus faible en une décennie.


Le niveau dit d'"immigration négative" (plus de départs que d'arrivées) a été atteint pour la première fois en 2011 avec le Mexique.

Il y avait environ 38 millions d'immigrants aux États-Unis en 2008, selon le US Census Bureau. En 2010, 9,6 millions provenaient du Mexique, 1,9 millions de Chine et environ un million du Canada.

Selon le FBI, les crimes motivés par la haine anti-latinos ont augmenté de près de 35% entre 2003 et 2007, dernière année pour laquelle des statistiques sont disponibles de la part du Bureau.

11 millions à 12 millions de sans-papiers vivent et travaillent aux États-Unis.

La population des Etats-Unis née à l'étranger représente 12,5% du total (en 2010).

En Californie, le chef du groupe activiste Sauvons notre État, Joe Turner, a obtenu suffisamment de signatures de résidents de San Bernardino pour obtenir une initiative visant à autoriser le molestage des immigrés.

Los Angeles abrite un cinquième de la population hispanique américaine. 48% de la population est d'origine hispanique.

Les étrangers en situation irrégulière contribuent à peu près autant aux impôts qu'ils reçoivent de prestations. De nouvelles données suggèrent que les sans-papiers paient environ 46% d'impôts en plus que les autres.

Des milliers de personnes qui ne sont pas citoyens américains sont enfermées pendant des jours, des mois ou des années avant que le gouvernement décide de les expulser. Certains n'ont pas de visa valide, certains sont des résidents légaux mais ils ont des condamnations pénales antérieures; d'autres sont demandeurs d'asile contre la persécution.

Sources:

Southern Poverty Law Center
Slate
Reuters
Rapid Immigration



LOST IN DETENTION: UN FILM CHOC

L'administration Obama a publié de nouveaux chiffres montrant que les expulsions d'immigrants aux États-Unis ont atteint un niveau record. Le contrôle de l'immigration et des douanes indique qu'il a expulsé près de 400.000 personnes au cours de l'exercice 2011, le plus haut total de l'agence en huit ans. Les données ont été rendues publiques le même jour où une coalition de groupes des droits de latinos et des immigrants a tenu une Journée nationale d'action pour protester contre les politiques d'immigration d'Obama. Les manifestants a appelé à une cessation immédiate du programme «Secure Communities», qui ordonne que la police locale transmette les empreintes digitales de toute personne en état d'arrestation à l'US Department of Homeland Security. Plus d'un million d'immigrants ont été expulsés au cours du mandat d'Obama, alors même que les efforts de réforme de la politique d'immigration de réforme ont stagnés. Un nouveau documentaire PBS Frontline, "Lost in Detention», enquête sur le programme d'immigration sous Obama. La journaliste Maria Hinojosa a mené l'enquête.
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MessageSujet: L'hypocrisie en action !   Dim 12 Aoû - 4:27

Obama tient absolument à son pouvoir de détention indéfinie de citoyens américains


ReOpen911
ven., 10 août 2012 13:19 CDT
Malgré les nombreuses voix citoyennes qui se sont élevées contre le projet de loi de "détention indéfinie" inclus dans le National Defense Authorization Act signé en catimini par Obama le 31 décembre dernier au soir et confirmé par le Congrès, la Maison Blanche a décidé de faire appel de la courageuse décision de la juge Forrest qui avait invalidé cette disposition en mai dernier pour les citoyens américains. Plus que jamais le Président semble tenir à ses prérogatives de pouvoir jeter en prison toute personne simplement suspectée d'activité liée au terrorisme sans avoir recours à la justice américaine. Yes He Can !

Obama se bat contre l'interdiction de la détention indéfinie d'Américains

paru sur Russia Today, le 7 août 2012

Traduit de l'anglais par GV pour ReOpenNews

La Maison Blanche a interjeté appel dans l'espoir d'inverser la décision de la juge fédérale qui avait refusé la détention militaire indéfinie pour les Américains, les avocats du président expliquant qu'ils sont autorisés à emprisonner des personnes suspectées de terrorisme sans qu'il n'y ait d'acte d'accusation.

La juge de la Cour fédérale de Manhattan, Katherine Forrest, avait statué en mai dernier que la loi sur la détention indéfinie signée en toute fin d'année dernière par le président Obama ne répondait pas aux « critères constitutionnels », et elle avait lancé une injonction temporaire aux militaires leur interdisant d'emprisonner quiconque, américain ou non, sur les seules bases de soupçons de liens avec le terrorisme. Lundi dernier pourtant, les procureurs fédéraux représentant le président Obama et le secrétaire à la Défense Leon Panetta ont déposé un recours devant la 2e chambre d'appel dans le but de faire annuler cette décision.

Les plaignants « ne peuvent pas donner un seul exemple de cas où les militaires auraient détenu une personne pour avoir eu une conduite ressemblant même de loin au type d'activités qu'ils estiment pouvoir mériter la détention, » affirment les avocats d'Obama. Sur ces bases, la Maison Blanche explique que tant que la loi sur la détention indéfinie n'a pas été appliquée, il n'y a aucune raison pour qu'un juge l'invalide.

Reuters rapporte cette semaine que le gouvernement pense être autorisé à emprisonner indéfiniment de supposés belligérants du fait que les cas impliquant des militants qui se battent frontalement contre l'œuvre du gouvernement US méritent un tel châtiment.

Indépendamment de l'injonction du juge Forrest, neuf États ont tenté, du moins en partie, de se soustraire au projet de loi sur la détention indéfinie incluse dans le National Defense Authorization Act (NDAA) pour l'année fiscale 2012.

Dans la section 1021 du NDAA, l'autorité du président à maintenir en prison un individu suspecté de terrorisme « sans procès, et jusqu'à la fin des hostilités » a été confirmée par le Congrès. Malgré une phrase d'accompagnement manifestant son opposition à cette loi, le président Obama a tranquillement apposé sa signature au bas du NDAA le 31 décembre 2011.

Cependant, en mai dernier, un groupe de plaignants incluant des journalistes connus et des militants pour les libertés civiles ont mis en cause la section 1021 devant la justice, ce qui a amené à la décision du juge Forrest de la déclarer inconstitutionnelle un mois plus tard.

« Le peuple porte un grand intérêt à la défense de ses droits garantis par le Premier Amendement, » a écrit Forrest dans son rendu de 68 pages. « Il porte aussi un grand intérêt à s'assurer que les droits juridiques garantis par le Premier Amendement sont protégés, en vérifiant que tout citoyen ordinaire a la possibilité de comprendre le type de conduite qui pourrait l'amener à la détention militaire indéfinie. »

A l'époque où la juge Forrest avait émis son injonction, l'avocat Carl Mayer avait déclaré à RT au nom des plaignants que, bien qu'il s'attende à ce que la Maison Blanche fasse appel, « cela n'était pas forcément dans son intérêt. »

« Il y a tellement de gens de tous bords politiques qui sont opposés à cette loi qu'ils devraient simplement dire, "Nous ne ferons pas appel", » a expliqué Mayer. « La loi NDAA ne peut pas être utilisée pour attraper des Américains et les jeter dans la fameuse camionnette noire ou quel que soit le moyen que le gouvernement choisit pour les présenter au système judiciaire militaire. [Ce rendu de justice] signifie que le gouvernement ne peut plus se permettre d'engager ce genre d'action contre les libertés civiles du peuple américain. »

Les plaignants initiaux, qui incluent le vainqueur du Prix Pulitzer, Chris Edge, viennent de demander à Forrest de rendre permanente son injonction. Les argumentaires des deux parties dans ce procès sont attendus dès la semaine prochaine.
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Obamania ? un nouveau masque de l'impérialisme US
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