Agora de l'Ermitage

Libres propos d'un ermite sur les faits de société
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Explorations lunaires

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin


Messages : 9371
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Explorations lunaires   Ven 24 Oct - 15:57

Pas de glace d'eau au pôle sud de la Lune, dans le cratère Shackleton
Le cratère lunaire Shackleton n'offrira pas de glace aux futurs colons de la Lune. C'est la conclusion d'une étude publiée ce matin dans la revue Science par une équipe japonaise, sur la base des observations de leur sonde lunaire Kaguya (Sélène).

L'éventualité de cette glace d'eau excitait l'imagination. Les planétologues rêvaient déjà d'y dénicher des archives scientifiques. Les ingénieurs de l'utiliser pour des colonies humaines à installer sur la Lune. Làs ! L'espoir d'alimenter en eau une future base permanente sur la Lune s'amenuise.

Cet espoir était en partie fondé sur des sites particuliers, repérés au pôle sud de la Lune. S'y trouvent en effet des cratères profonds qui, en raison de l'orientation de l'astre par rapport au Soleil, ne sont jamais éclairés. En permanence dans l'ombre ils auraient pu recevoir de la glace lors de chutes de comètes. Puis, cette glace se serait mêlée au sol, à la poussière, mais sans jamais se sublimer sous l'action des rayons solaires. Plusieurs missions spatiales américaines (Lunar Prospector) et européenne (Smart One) ont tenté de savoir si cette idée correspond à la réalité mais sans trancher les discussions entre planétologues. La sonde japonaise apporte une réponse... négative.

Au moins trois énormes cratères, d'environ 50 km de large et profonds de plus de 2 km, vers le pôle Sud de la Lune peuvent jouer le rôle de cible pour ces études. De véritables congélateurs, garantis éternels ou presque. Jean-Luc Margot, un jeune astronome belge, et ses collègues américains ont réussi en juin 1999 à dresser des cartes topographiques des pôles de la Lune, à l'aide des radars du Deep Space Network de la Nasa (Goldstone, Californie). Plus précises que celles établies jusqu'alors par les satellites, avec 150 mètres en résolution spatiale et 50 m en altitude. De quoi déterminer les surfaces perpétuellement à l'ombre, en connaissant précisément tous les angles d'arrivée possible des rayons solaires ­ du moins durant les deux derniers milliards d'années où la Lune, pensent les astronomes, n'a pas connu de changements orbitaux majeurs. Et donc, les lieux où la glace a pu subsister après s'y être déposée. Au nord de la Lune, plus de 1000 km2 (dont les fameux cratères) sont dans cette situation ainsi que plus de 2 500 km2 au sud.

L'espoir s'était renforcé en 1998 lorsque la sonde de la Nasa Lunar Prospector avait montré qu'il y a de l'hydrogène en grande quantité au fond des cratères qui parsèment les pôles Nord et Sud de la Lune, les astronomes avaient alors calculé que cet hydrogène (possiblement le H des molécules H2O) indiquerait la présence de «pas moins de trois milliards de tonnes de glace», selon les déclarations, en septembre 1998, de Sylvestre Maurice et Bill Fledman, du laboratoire de Los Alamos (Etats-Unis. Une glace remontant au bombardement de l'astre par des comètes dans l'enfance du système solaire et conservée depuis au fond des cratères, où les rayons de Soleil ne parviennent jamais.

Les images acquises par la Terrain Camera de la sonde Kaguya, d'une résolution de 10 mètres par 10 mètres, ont permis de dresser une carte topo très précise du cratère Shackleton. Cette carte montre certes que les températures ne devaient jamais excéder 90 kelvin, en raison de l'absence de rayonnement solaire incident. Et donc permettre la conservation de longue durée. Les scientifiques japonais ont pu prendre ces mesures à la saison où le pôle sud et cratère sont le plus exposés aux rayons solaires, entre octobre et décembre 2007. Bonne nouvelle ?

Non, car l'albedo (la reflexion de la lumière) de la surface plaide clairement contre la présence de couche de glace d'eau en surface ou près de la surface. Donc, concluent les scientifiques japonais, s'il y a de la glace d'eau elle est très "disseminée et mélangée avec le sol sur quelque pourcents de la surface... ou n'existe pas du tout". Quant à la présence importante d'hydrogène notée par Lunar Prospector, les scientifiques japonais l'expliquent par l'implantation directe de protons provenant du "vent solaire" (un flux de particules chargées électriquement). Il est donc possible de l'interpréter sans faire appel à la présence de molécules d'eau sous forme de glace, notent-ils.

Lunar Reconnaissance Orbiter doit être lancée en mars 2009. Cette sonde de la Nasa doit dresser la meilleure carte jamais réalisée de la Lune et fournir les éléments destinés à choisir le site de la base lunaire prévue par le "vision for space exploration" de la Nasa
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ermitageagora.discutforum.com
 
Explorations lunaires
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Nouvelles découvertes lunaires
» Projets anglais de sondes lunaires
» Les Anges Lunaires
» les explorations de Marco Polo et de Vasco de Gama
» Les Globes Lunaires

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Agora de l'Ermitage :: Les avancées de la Science :: Nos connaissances de l'Univers-
Sauter vers: