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 Hystéries irresponsables

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MessageSujet: Hystéries irresponsables   Mar 7 Oct - 6:44

POLOGNE • Les délinquants sexuels, un objet de débat

Désireux de répondre à l'émoi populaire après une série d'affaires, le gouvernement envisage de forcer les condamnés pour crimes sexuels à subir une castration chimique. Les défenseurs des droits de l'homme dénoncent une mesure démagogique et populiste.


Plusieurs cas de pédophilie et d'inceste révélés récemment par les médias ont choqué l'opinion publique. Le Premier ministre Donald Tusk, emporté sans doute par les émotions, a promis aux Polonais de soumettre à la castration chimique tous les auteurs de crimes sexuels.
Selon lui, le traitement pharmacologique pour diminuer la libido devrait être inscrit dans le Code pénal comme faisant partie de la peine. Un projet de loi allant dans ce sens est désormais en préparation. "Le Premier ministre emprunte le langage des tabloïds", observe amèrement le quotidien libéral de gauche Gazeta Wyborcza. "De telles solutions ne se pratiquent dans aucun pays démocratique. 'Quelqu'un doit faire le premier pas', nous répond Tusk. A la limite, on peut imposer des soins, mais, si le patient refuse des médicaments, son traitement doit se limiter au séjour dans un établissement fermé. Et puis, que faire de l'intégralité corporelle du condamné", poursuit le journal.

"Si l'on suit cette logique, alors pourquoi ne pas lobotomiser les criminels les plus dangereux ? Un traitement forcé ne serait pas dans l'intérêt de la société. Sinon, on va se retrouver dans la situation de la Suède qui stérilisait ses malades mentaux jusque dans les années 1970", explique le professeur Marek Safjan, ancien juge du tribunal constitutionnel et coauteur de la convention bioéthique du Conseil de l'Europe. "Presque 90 % des Polonais sont favorables à la castration rapide, sans exception et sans anesthésie. Pas chimiquement, mais physiquement", note le quotidien conservateur Rzeczpospolita qui croit connaître l'état d'esprit de la société polonaise. "Les spécialistes des droits de l'homme nous expliquent, à nous, les gens faibles qui lyncheraient volontiers les coupables de la pédophilie, que ce n'est pas bien. Ils disent qu'on ne peut priver personne de ses droits humains, que même les plus horribles parmi les criminels sont des hommes. Oui, les droits des bourreaux passent avant les droits de victimes, surtout quand ces dernières ne peuvent plus s'exprimer", ajoute le Rzeczpospolita.

Depuis la déclaration de Donald Tusk, le ministre de la Justice a amendé le projet de loi du gouvernement, et le point évoquant une "obligation des soins" a été remplacé par un "traitement à la demande". Mais l'opinion publique ne connaît toujours pas la teneur du texte… "Personne n'a demandé notre avis", se plaint le docteur Janusz Heitzman de l'Institut psychiatrique et neurologique de Varsovie. "Nous n'avons eu que deux jours pour examiner ce projet de loi", précise le chercheur dans les pages de Gazeta Wyborcza. Un Donald Tusk surfant sur la vague populiste, cela aide à monter dans les sondages. "Surtout que la Plateforme civique reprend les thèmes traditionnellement exploités par Droit et justice (PiS)", s'inquiète Gazeta Wyborcza, qui publie les derniers sondages de popularité des partis politiques : 58 % des Polonais voteraient pour Plateforme civique – soit 10 % de plus que le mois précédent – et seulement 24 % pour Droit et justice…
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MessageSujet: Non à l'imprescriptibilité   Mer 22 Oct - 6:55

Pédophilie: le Conseil fédéral appelle à rejeter l'initiative de "Marche blanche" le 30 novembre

21.10.2008 13:16

L'initiative "pour l'imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine" n'est pas l'outil adéquat pour prévenir les actes pédophiles et protéger les victimes: E.Widmer-Schlumpf appelle à voter "non" le 30 novembre prochain. Lancé par la "Marche blanche", le texte a le mérite d'avoir mis en évidence une lacune de la loi: une personne abusée a besoin de temps pour briser le silence. Reste que l'initiative utilise des notions imprécises qui risquent de poser de sérieux problèmes de mise en oeuvre, selon la ministre de la Justice. Les notions d'"enfant impubère" ou d'"acte pornographique" sont peu claires. (SWISS TXT)
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MessageSujet: Des Lausannois lancent la piqûre contre la pédophilie   Jeu 30 Oct - 6:55

par Philippe Favre
Un antidote contre les déviances sexuelles sera lancé dans neuf pays européens, mais pas en Suisse.


Le produit doit être injecté tous les trois mois. A un mois de la votation sur les crimes pédophiles, une biotech lausannoise s’apprête à commercialiser un médicament contre les abuseurs sexuels. Cet antidote fait diminuer les pulsions en réduisant la production de testostérone.

«Avec le Moapar, une injection tous les trois mois suffit, alors que les médicaments existants (n.d.l.r.: seul l’Androbas est autorisé en Suisse) se prennent sous forme de pilules quotidiennes», explique Jo-Anne Lütjens, responsable de la communication de Debiopharm.

Cette castration chimique est aussi une alternative à l’ablation chirurgicale: le processus est réversible et, en cas d’erreur judiciaire, un innocent pourrait retrouver ses facultés.

Le Moapar a été enregistré dans neuf pays européens, mais pas en Suisse. Car l’autorité de contrôle Swissmedics exige des tests cliniques. Or pour prouver l’efficacité du traitement, il faudrait prendre le risque de laisser des pédophiles sous placebo se balader dans la nature, souligne PME Magazine.

«C’est éthiquement inacceptable», tranche Debiopharm. Swissmedics nuance: «On peut aussi procéder par une étude comparative avec un autre médicament, et le fabricant peut effectuer ses tests à l’étranger.»

Bref: si ça marche ailleurs, la Suisse pourrait s’aligner. Reste que ce produit ne rendra pas ses inventeurs très riches: la clientèle est limitée et les partenaires commerciaux peu enclins à associer leur image à un traitement destiné aux déviants sexuels.
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MessageSujet: Référendum en suisse sur l'imprescribilité   Lun 17 Nov - 8:12

«Un abus sexuel sur un enfant moins grave qu’un génocide»

JUSTICE | Faut-il rendre imprescriptibles les actes d’ordre sexuel sur mineurs? Pourquoi passer l’éponge sur l’ardoise d’un criminel? Les réponses d’un professeur de droit.

XAVIER ALONSO/BERNE | 17.11.2008 | 00:00


Dans treize jours, les Suisses se prononceront sur l’initiative de la Marche blanche qui demande «l’imprescriptibilité des actes de
pornographie sur des enfants impubères». Le Conseil fédéral rejette ce texte jugé «disproportionné et contre-productif». Il lui oppose un contre-projet qui entrerait en vigueur immédiatement en cas de non. La durée de la prescription passerait à quinze ans à partir de la majorité légale. Les victimes d’acte sexuel pourraient donc porter plainte jusqu’à l’âge de 33 ans. Mais pas après.

Avec sa double casquette de professeur associé à l’Université de Lausanne et d’avocat ayant défendu aussi bien des victimes que des abuseurs, Laurent Moreillon tente la balance entre le droit et l’émotion des victimes.

Qu’est-ce que la prescription?

C’est la perte du droit de poursuivre un individu. Puisque l’Etat a le monopole des poursuites, il est donc normal qu’au bout d’un certain temps, ce droit s’arrête.

Quel est le sens, en droit, de la prescription?

Avec l’écoulement du temps, l’intérêt à punir s’estompe. Et les preuves disparaissent. Ça n’a donc plus de sens de maintenir ouverte une enquête pénale sachant que, faute de preuves, il y a un risque important d’acquittement.

Mais pourquoi la prescription? Un crime reste un crime, dix ou trente-cinq ans après les faits.

La prescription est consacrée dans tous les Etats de droit. Elle est plus ou moins longue selon la gravité des crimes. Pour la pédophilie, prescrire les faits dès l’âge de 33 ans montre qu’on tient compte de la situation de la victime. L’imprescriptibilité risque, elle, de déboucher le plus souvent sur des acquittements.

Dans le cas de l’imprescriptibilité des actes d’ordre sexuel, il s’agit non pas de poursuivre une enquête, mais d’en ouvrir..

Dans les deux cas, il s’agit de fixer un certain cadre. Cela permet à la justice de dire: «On poursuit ou pas.» Au bout d’un certain temps, il faut l’accepter: la messe a été dite, on arrête.

Quand a-t-on introduit cette notion dans le droit?

Depuis qu’on a codifié le droit pénal, la prescription existe. En fait, c’est la notion d’imprescriptibilité qui est récente. Elle est le fruit du procès de Nuremberg. On s’est rendu compte qu’il n’était pas normal que des personnes puissent, avec le temps, échapper à un procès pour des crimes aussi horribles que l’élimination planifiée de populations.

La durée de la prescription a varié. Le Code pénal suit-il donc les changements d’échelle des valeurs d’une société?

Aujourd’hui, il y a une prise de conscience de ce qu’est la pédophilie qui, il y a encore quinze ans, était un mal connu mais dont on ne parlait pas trop.

Vous êtes pourtant contre l’imprescriptibilité.

L’initiative fait un peu dans l’ayatollisme. Demain, on dira peut-être que toute ivresse au volant ou le tabagisme sont interdits et imprescriptibles… L’initiative est mue par des valeurs justes. Mais il y a tout de même une hiérarchie des infractions. Un abus sexuel sur un enfant, fut-il totalement odieux, est moins grave qu’un génocide.

Mais la prescription protège le coupable, l’abuseur…

Alors tout délit, crime et contravention devraient être imprescriptibles. La pédophilie est un acte grave. Mais est-ce qu’une tentative d’assassinat contre un adulte est moins grave? Le traumatisme existe aussi. Pourquoi les tentatives d’assassinat ne sont-elles pas imprescriptibles?

Dans cet exemple, la victime est tout de suite reconnue. Les affaires de pédophilie restent souvent longtemps cachées…

D’abord, la grande majorité des abus est tout de suite dénoncée. Ensuite, le postier qui s’est fait braquer peut être tout aussi gravement atteint psychiquement que l’adolescent abusé qui ne l’exprime que quinze ans plus tard.



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Eviter un second viol

Laurent Moreillon, le contre-projet du Conseil fédéral à l’initiative de la Marche blanche vous satisfait-il?

Oui. Il est évidemment difficile de se mettre à la place des victimes, mais 33 ans me semble un compromis qui laisse le temps aux victimes de faire leur chemin. Car dans la plupart des cas, ensuite, les preuves sont difficiles à réunir. Et un acquittement, pour l’avoir vécu avec des gens abusés, est un véritable second viol.

L’actualité vient interférer dans cette campagne de votation. Le Père François*, qui aurait abusé d’au moins 24 garçons sur trente ans, ne sera ainsi jugé que pour deux cas non prescrits.

Imaginons qu’une personne avoue plusieurs tentatives d’assassinat sur des personnes adultes, tentatives qui seraient prescrites. Nous devrions donc, si l’initiative est acceptée, rediscuter toute la hiérarchie des infractions. Je trouve excessif que la pédophilie soit placée au même niveau que le génocide. Et qu’une tentative d’assassinat puisse être considérée comme moins grave.

L’enfance ne mérite-t-elle pas justement une protection particulière?

Elle bénéficie déjà d’une telle protection dans le contre-projet du Conseil fédéral, qui prolonge le délai de prescription jusqu’à quinze ans après la majorité légale.

Encore une fois, en cas de oui à l’initiative, le droit traitera moins bien la victime adulte d’une tentative d’assassinat qu’un enfant abusé. Il y a déjà une protection particulière de l’enfance, mais une protection absolue serait à mon sens excessive.
(xa)
*Prénom d’emprunt
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MessageSujet: la différence d’âge signait le défaut de consentement   Jeu 27 Nov - 18:43

Les enfants, c’est sacré, parait-il. Ce lieu commun à pas mal de monde est déjà passablement énervant en lui-même. Mais de plus, l’enfance est par excellence le sujet qui empêche de réfléchir, entraînant nombre de politiques et de journalistes dans une surenchère de bons sentiments. Dès que le mot “pédophilie” est prononcé, la crétinisation des esprits commence. Ainsi a-t-on vu apparaître, en l’occurrence dans Le Figaro, le délicieux concept de “pédophile sur internet”. Tout d’abord, je ne saurais assez recommander à mes confrères d’opter pour l’expression “cyber-pédophile”, plus évocatrice, me semble-t-il, et plus apte à évoquer l’effroi. Et je recommande d’explorer de nouvelles voies comme la traque de l’oniro-pédophilie : et n’allez pas me dire que personne ne fait de rêves pédophiles.

De ce point de vue, l’épisode de “l’adolescente séquestrée par le pédophile récidiviste” sur fond de communication gouvernementale fut particulièrement réjouissant – ou atterrant, c’est selon. Absorbés par le combat de Titanes pour la tête du PS, peut-être avez-vous oublié ces 48 heures durant lesquelles la “pédophilie” a été à la “une” de nos médias. Rappelez-vous : cela a commencé par une jeune fille séquestrée dont on n’était pas tout-à-fait sûr qu’elle avait été violée et/ou brutalisée – ce qui voulait évidemment dire qu’elle l’avait très probablement été : un pédophile qui ne viole ni ne violente c’est un peu comme un chanteur muet ou un oiseau sans ailes. Dès ce moment-là, Nadine Morano, une dame à qui, entre nous, je ne confierais pas mes enfants si j’en avais ou alors comme châtiment d’une très grave faute, est entrée dans la danse, se répandant partout sur les dangers d’internet et annonçant à des journalistes ravis par tant d’à propos que le gouvernement était sur le coup.

Le problème, c’est que la petite garce n’a pas été coopérative. Il a du bol le récidiviste (dont le nom a bien entendu été dévoilé par une majorité des grands sites d’information), parce que justement, ce n’était pas une garce. Il aurait pu tomber sur une adolescente bovarysant à la mode de l’époque. Elle aurait monté une sauce agrémentant sa niaiserie romantique du seul piment propre à faire d’elle une héroïne – la victimisation. Elle aurait évoqué dans Paris Match, mais avec pudeur s’il vous plait on a des principes, la brutalité du “prédateur” (terme destiné à vous faire bien comprendre qu’on a affaire à un être déjà hybride, un humain dont la transformation en bête est entamée).

Rien ne s’est passé comme prévu. La fugueuse n’a pas joué le jeu. Résultat, peu après l’arrestation de l’individu, il était clair que la bonne histoire était en train de tourner au bide. Les premiers tuyaux balancés par les flics avaient de quoi rendre les journalistes furieux : comment ça, pas de violence, et on fait quoi, nous, avec notre feuilleton à sensation qui ouvre les bulletins des heures creuses – et, au plus fort de cette émotion fabriquée, le 20 heures – depuis deux jours ? On n’allait pas se rendre à la première sommation. C’est donc en traînant les pieds et avec une mauvaise volonté manifeste que les journalistes ont réécrit leur scénario. Pendant quelques heures, on a lu et entendu que la jeune fille séquestrée n’avait pas été brutalisée. La palme de la sottise doit être décernée au rédacteur de nouvelobs.com qui, refusant décidément de lâcher le morceau, a néanmoins tenu à intégrer à son papier les propos du procureur (la news, c’est sacré). Il a donc annoncé que l’adolescente avait été séquestrée sans violence ni contrainte. Moi, ça m’intéresserait de savoir comment on séquestre sans contrainte. Et aussi de savoir comment on écrit sans comprendre.

Deuxième déception, ce procureur petit-bras. Malgré les appels du pied implicites de certains de mes confrères, rien à faire : à défaut d’une mise en examen pour “actes de barbarie” qu’on n’osait espérer, on comptait au moins sur “enlèvement et séquestration”. Bernique. L’homme a finalement été mis en examen ce soir à La Rochelle (Charente-Maritime) pour “soustraction de mineur en état de récidive légale” et “atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans avec pour circonstance aggravante l’usage de moyens de communication électronique”. Cette circonstance aggravante parfaitement raccord avec l’air du temps paraît assez curieuse pour ne pas dire parfaitement absurde. Jouerait-elle aussi pour des terroristes ? En tout cas, on ne saurait assez conseiller à tous ceux qui s’apprêtent à commettre des forfaits de préférer le bon vieux téléphone à internet. Passons.

Le procureur a néanmoins souligné que “la différence d’âge signait le défaut de consentement”. Ouf, l’essentiel était sauf : il s’agissait bien d’un “pédophile” – d’ailleurs certains articles évoquaient l’enfant enlevée. Visiblement, tout le monde est d’accord pour dire que la pédophilie est un état, presque une essence, bref qu’on est pédophile ou qu’on ne l’est pas. Moi j’aurais tendance à penser que la seule chose que l’on puisse dire, c’est que quelqu’un a ou non commis des actes de pédophilie, mais bon, j’avoue n’être pas spécialiste de la chose. En tout cas, pour celui-là, la jurisprudence “pédophile un jour pédophile toujours” a joué à fond. Dans le cas d’une adolescente de 14 ans, la caractérisation aurait au moins pu être discutée. S’il ne s’agit pas d’une relation entre adultes consentants on n’est pas tout-à-fait dans le cas de l’exploitation d’un enfant par un adulte “ayant autorité”. Bref, les temps ont changé. Il y a quarante ans, la France entière pleurait sur le destin tragique d’une professeur “morte d’avoir aimé”. Condamnée pour avoir eu une liaison avec l’un de ses élèves âgés de 16 ans, Gabrielle Russier s’était suicidée en prison. L’intelligentsia s’indignait que l’on puisse réprimer les pulsions de nos chers bambins (y compris quand ils étaient bien plus jeunes que l’ado “séquestrée sans violence”). Aujourd’hui, si les mêmes, un peu grisonnants, suivent avec gourmandise la “traque” (assez pépère il faut le dire) du pédophile, c’est parce qu’ils espèrent bien qu’à la fin, le châtiment sera exemplaire – et ceux qui se retrouvent en taule avec cette marque d’infamie au front en savent quelque chose, car ce n’est pas au front qu’ils la gardent. Mais bizarrement, quand il est question de l’état terrible de nos prisons, ceux-là, on ne les plaint jamais.

Le plus risible dans tout ça est la complaisance de journalistes qui se croient intraitables. C’est ainsi que nul ne s’est étonné que Nadine Morano sorte opportunément de ses tiroirs un plan sur les dangers d’internet. Parce que vous l’avez compris, le coupable c’est internet. Je le répète, le type aurait téléphoné, il n’avait pas un entrefilet. Moi, je prétends que si les adolescents entendaient et voyaient moins d’âneries, ils n’iraient pas chercher le prince charmant de façon aussi sotte, mais bon, ce n’est que mon avis. Donc, pas un sourcil ne s’est levé après la diffusion du clip pourtant effarant dans lequel on voit des parents idiots ou criminels offrir l’hospitalité aux monstres venus manger leurs enfants – le loup-garou, vous voyez le genre. Au cas où vous n’auriez pas compris, bande de niais, c’est ce que vous faites quand vous achetez un ordinateur à vos schtroumpfs. Dans son lancement du sujet sur la campagne du gouvernement (qui sera diffusée dans toute l’Europe s’il vous plait), la présentatrice de BFM TV a benoîtement annoncé qu’après l’arrestation “du pédophile de Nevers” (qui se trouve être de La Rochelle, Nevers étant seulement le lieu de son arrestation), le message gouvernemental serait diffusé sur toutes les chaînes. Moi, la Morano, je lui tire mon chapeau, parce que ça c’est du plan média. Quant aux confrères, je ne saurais assez leur recommander la patience. Nous finirons par l’avoir notre Dutroux.

Elisabeth Lévy in Le causeur
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MessageSujet: Populisme émotionnel ou les limites et les dangers de la démocratie   Lun 1 Déc - 9:12

Initiative pédophilie: l'émotion a parlé, estime la presse

"L'émotion a parlé". Tel est le commentaire de très nombreux journaux au lendemain de l'acceptation par le peuple de l'initiative pour l'imprescriptibilité des actes pédophiles. La presse s'interroge sur l'adaptation dans la loi d'un texte qualifié par certaines gazettes d'"imprécis".

"Il est évident que les affaires de prêtres pédophiles de ces derniers mois ont joué un rôle dans la votation", écrit lundi "L'Express". "Entre la raison et le coeur, les électeurs ont écouté la raison du coeur", relève l'éditorialiste du "Quotidien jurassien".

Plusieurs quotidiens romands et alémaniques rappellent l'acceptation en 2004 de l'internement à vie des délinquants sexuels et très dangereux. Une nouvelle fois, le peuple privilégie une plus grande protection des victimes en dépit des réserves juridiques, estime la "Neue Zürcher Zeitung".

Ceci relevé, les journaux s'interrogent sur l'adaptation dans la loi de l'initiative. Les initiants "ne se sont sans doute pas vraiment rendu compte de la complexité que leur texte allait poser aux juristes", note "L'Express".

Selon le "Quotidien jurassien, "le texte qui a été voté est si imprécis et d'une application douteuse qu'il risque d'ajouter des problèmes à ceux qui ont charge de tels dossiers".

Gros travail d'adaptation
"Sur l'échelle de nos valeurs codifiées, il sera à l'avenir plus grave d'attenter à l'intégrité sexuelle d'un enfant qu'à sa vie. Le premier crime sera imprescriptible; le second non", relève "La Liberté" à l'instar de plusieurs autres journaux.

Le texte prévu par la Marche Blanche ne pose pas de problèmes par rapport au droit international, estime "Le Matin". "Mais au niveau national, il nécessitera un gros travail d'adaptation pour être applicable. L'imprescriptibilité devra être inscrite dans le Code pénal. Celui-ci prévoit actuellement que seuls les crimes de guerre, le génocide, les crimes contre l'humanité et les actes de terrorisme ne se prescrivent pas".

Cause politiquement incorrecte
Au-delà de l'émotion, pourquoi ce "oui" du peuple ? Pour "La Tribune de Genève", "battre l'initiative en brèche, c'était aussi prendre le risque de nier le traumatisme des victimes. La cause était politiquement incorrecte, invendable même".

"Les nombreux adversaires de l'initiative - Conseil fédéral et grands partis en tête - n'ont pas su démontrer que le contre-projet, s'il était plus raisonnable, était tout aussi soucieux des victimes que l'initiative", écrit "Le Temps".

Et de poursuivre: "Ils n'ont pas trouvé les moyens - la vérité force à admettre qu'ils ne les ont pas ardemment cherchés -de convaincre que l'imprescriptibilité allait nourrir des espoirs illusoires".

(ats / 01 décembre 2008 03:54)
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MessageSujet: Virgin Killer   Mar 9 Déc - 7:33

GB : une page Wikipédia bloquée pour une pochette de disque controversée
Par Guerric Poncet



La pochette originale de l'album Virgin Killer, de Scorpions, a fait scandale.

Imprimez Réagissez Classez L'affaire fait grand bruit sur l'Internet outre-Manche. Plusieurs fournisseurs d'accès à Internet (FAI) britanniques ont décidé de bloquer l'accès à une page de l'encyclopédie en ligne Wikipédia, qui montre la pochette originale d'un album du groupe Scorpions, sur laquelle une fillette pose nue. Dans le contexte du renforcement de la lutte antipédophile sur Internet, l'image provocante de la pochette du groupe allemand n'a pas été oubliée.

Wikipédia filtrée, l'image toujours accessible sur le Web

Les FAI ont été alertés par l'Internet Watch Foundation (IWF), un organisme qui surveille l'Internet et fournit une liste noire de sites au contenu inacceptable, aux autorités et aux fournisseurs d'accès britanniques. La quasi-totalité d'entre eux ont bloqué l'accès à la page, rendant impossible pour près de 95 % des internautes du pays la consultation de l'image controversée via Wikipédia. L'image reste toutefois facilement accessible pour tous les internautes, par exemple grâce au moteur de recherche d'images de Google.

La page controversée de la version anglaise de Wikipédia est celle de l'album Virgin Killer, sorti en 1976. La pochette originale du vinyl, interdite dans de nombreux pays mais pas en France, avait été remplacée par une photo moins provocante des membres du groupe. Plusieurs livres ont repris la photo originale, et aucun éditeur n'a été inquiété.

La lutte antipédophile se renforce

À la sortie du disque de Scorpions, en 1976, les réseaux pédophiles n'existaient pas dans les mêmes proportions et la provocation n'avait pas la même résonance qu'aujourd'hui. L'Internet a fourni un outil global de communication pour les pédophiles du monde entier, qui utilisent allègrement le réseau pour échanger des fichiers pédopornographiques. Pris en compte tardivement par les gouvernements, ce grave problème a eu le temps de prospérer. Aujourd'hui, de nombreux pays essaient de traquer les internautes pédophiles, en lançant des unités de police spécialisées à leurs trousses. Mais le travail est colossal, tant les réseaux de partage de fichiers regorgent d'images et de vidéos pédopornographiques.

Des débats animés

Sur Wikipédia, les discussions sont monnaie courante. En effet, chaque page de l'encyclopédie participative dispose d'un espace de débat, afin que les utilisateurs puissent décider ensemble des éléments à ajouter ou à supprimer ( voir le débat pour la page controversée ). L'historique des modifications montre de très nombreux changements au cours des dernières vingt-quatre heures, ce qui traduit des débats très animés. Dernière modification en date : l'image originale a été remise en haut de page, suite à une décision des modérateurs et des utilisateurs. Mais cela pourrait changer rapidement, Wikipédia étant toujours sujet à des mises à jour et des décisions éditoriales éclair.

Un porte-parole de Wikimédia, la fondation qui gère Wikipédia, a déclaré à la BBC que le blocage de la page traitant de l'album de Scorpions avait aussi entraîné un blocage généralisé de l'interface d'édition de l'ensemble des pages de Wikipédia pour les internautes britanniques. Un problème qui sera certainement résolu dans les prochaines heures.
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MessageSujet: Nadine Morano : de la cyber-pédophilie au cyber-fantasme   Mer 10 Déc - 8:24

C'est Noël et comme cadeau, Nadine Morano nous a concocté une campagne sur les dangers d'internet. Une de plus. Tous les clichés du genre y sont réunis: le jeu vidéo violent, les groupuscules nazis, la pornographie et, bien sûr, la pédophilie...






« Je n'ai de cesse de rappeler aux parents les dangers d'Internet et notamment des jeunes qui se retrouvent devant leur écran sans information, sans prévention, et donc en contact avec des pédophiles potentiels ». Du Nadine Morano dans le texte : fantasmes, caricatures du style « La France a peur ». Tout jeune devant un écran sans information, sans prévention serait en contact avec un « pédophile potentiel ».

Etonnamment, notre sarko-dépendante secrétaire d’Etat à la Famille ne s’explique pas sur l’obscur concept du « pédophile potentiel ». A ce titre, on remarquera que le concept de « potentiel » est très tendance chez les proches de Sarkozy. Entre Frédéric Lefebvre qui souhaite traquer dès la prime enfance les « délinquants potentiels » et Nadine Morano qui entend protéger nos (potentielles) têtes blondes des « pédophiles potentiels », pas évident de s’y retrouver. Sans compter que dans ce monde où la menace est potentiellement partout, un « pédophile potentiel », pourrait très bien rencontrer sur le net un « délinquant potentiel »… Et là, cruel dilemme : qui enferme-t-on en premier ? Le pédophile présumé? Le délinquant possible ou alors le « potentiel » lui-même, source de tous nos maux ? Car aucune étude ne prouve aujourd’hui que le primo-délinquant potentiel repéré dès 3 ans n’est pas plus dangereux que le cyber-pédophile potentiellement récidiviste. Vous suivez?

« Cyber-pédophile toi même »
Plus sérieusement — quoique... — Nadine Morano a, dès sa prise de fonction, entamé un courageux combat qui ne pouvait que la servir. La traque des cyber-pédophiles serait sa priorité. Ainsi Nadine faisait d’une pierre deux coups. D'une part, elle s'attirait les faveurs d'une opinion dont l'ultra sensibilité à l’égard des crimes pédophiles confine parfois au délire médiatico-populaire, comme le décrit la journaliste Elisabeth Lévy sur le site causeur.fr dans un article sous-titré « L’enfance ça rend con. Surtout les journalistes ». Preuve qu'Outreau n'a finalament sevi à rien. D'autre part, en s’inscrivant parfaitement dans la démarche de Nicolas Sarkozy qui depuis le début de son élection n’aura eu de cesse de faire d’Internet la racine du Mal, Nadine Morano joue la parfaite bonne élève.





ParlonsNet 13 Marcella Iacub Morano, Internet et ses danger
par FranceInfo
Le cyber Noël de tous les dangers potentiels
La dernière campagne de prévention lancée par le ministère de la Famille est à ce titre aussi éclairante que ridicule. Un clip caricatural sur les dangers du web qui sera diffusé au moment des fêtes de fin d’année. Tout y passe : violence, racisme, pédophilie, pornographie, jeux vidéo. A cause d’Internet, le diable s’est immiscé dans la chambre à coucher de vos innocentes têtes blondes.

Crimes pédophiles sur Internet ? Inconnu au bataillon
Dans un autre registre la place accordée à la pédophilie sur Internet sur le site du ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité laisse songeur. Sans parler des dizaines d’associations de protection de l’enfance qui pointent l’ignoble danger que constitue le web. Chez les uns comme chez les autres, personne n’est capable de donner des chiffres concernant le nombre de crimes pédophiles qui font suite à une rencontre sur Internet. Tous en revanche souhaitent faire connaître le nombre de photos qui circulent sur le net. Un chiffre énorme, inquiétant, mais qui ne dit rien sur le nombre de passages à l’acte.

En fait, les rares estimations proviennent… des éditeurs de logiciels de « protection » qui évoquent 10 à 15% de la totalité des crimes commis. Comment arrivent-ils à ce chiffre ? Par une soustraction assez étrange : 75 à 80% des actes pédophiles étant commis dans le cadre familial – des statistiques qui n'ont rien de «potentielles», mais que notre secrétaire d’Etat à la Famille évoque rarement — le reste doit bien venir de quelque part. Suivez mon regard. Et si en plus, cela peut faire vendre des logiciels…






Nadine Morano répond à Jean-Frédéric Poisson
par Groupe_UMP_AN
Une peur fantasmée par les parents ?
Le service technique de recherches judicaires et de documentation de la gendarmerie nationale (STRJD) n’en sait guère plus et avoue ne pas prendre en compte ce type de critères dans ses statistiques mais précise que la surveillance du réseau par les services spécialisés a effectivement permis l’identification de filières pédophiles.
Fin novembre 2008, pour la première fois, un groupe de chercheurs de l’université de Californie du Sud et de l’Université de Berkeley a publié une étude menée pendant 3 ans, portant sur environ 800 adolescents américains et notamment sur leur capacité à s’y lier à des individus qui pourraient constituer une menace (quelle qu'elle soit) pour eux. « Au cours de nos recherches, les ados mentionnent rarement ces menaces (sauf pour évoquer la crainte de leurs parents), mais une minorité font état d’interactions négatives avec des adultes, de type prédateurs, en ligne », souligne la sociologue C.J. Pascoe .

L’étude nuance la menace pédophile, arguant que les jeunes sont mieux armés que ne le pensent les adultes pour éviter les pièges. « Si l’anonymat d’Internet exacerbe les comportements pervers, les prédateurs ne le deviennent que dès lors qu’ils agissent sur le monde réel », conclut le rapport. Le bon sens, comme dirait la collègue de Nadine Morano, Rachida Dati.
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MessageSujet: Hystéries australiennes   Mer 17 Déc - 9:08

Australie : le gouvernement fédéral fait la chasse aux "mauvais sites"
Des mesures gouvernementales controversées de filtrage Internet provoquent une levée de boucliers dans le pays.

Cécile Grégoriades 16-12-2008

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Le gouvernement fédéral australien est sur le point de tester un système de filtre sur le Web, forçant les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) à bloquer plusieurs milliers de sites.

L'Autorité australienne des communications et des médias, qui élabore la "liste noire", condamne les sites contenant par exemple de la pédophilie, des informations terroristes, de la pornographie ou de la violence. Mais la liste complète n'a pas été dévoilée au public.

La décision du gouvernement australien s'inscrit dans un "plan de cyber-sécurité" signé en mai, dont le but est de protéger les enfants qui surfent sur Internet et de mettre un frein au téléchargement illégal.

Ce plan se décline en deux volets : tout d'abord l'interdiction d'accès à quelque 10 000 sites au contenu illégal en Australie. Dans un deuxième temps, les FAI devront mettre à disposition de leurs utilisateurs des "filtres optionnels" que les particuliers peuvent installer sur leur ordinateur, bloquant cette fois l'accès à des sites pornographiques ou violents. Autrement dit des sites légaux mais à ne pas exposer aux yeux des enfants.

"Des pressions politiques énormes"

Au niveau local, ces mesures ont soulevé un émoi parmi les organisations de défense des droits sur Internet et les professionnels du Net. Ils estiment que cela freinera la vitesse de navigation sur Internet et surtout ils mettent en doute l'efficacité d'un tel programme.

Interviewé par le New York Times, l'un des principaux responsables du troisième FAI en Australie estime que les mesures sont limitées car elles ne contrôlent pas le contenu échangé sur les sites de P2P. Or, c'est là où se trouvent la plupart des contenus pédophiles, pornographiques et violents, souligne Mark White, de chez iiNet.

Même son de cloche chez Telstra, le premier opérateur-FAI du pays. Son Chief operating officer Greg Winn a exprimé son scepticisme à l'égard des mesures gouvernementales visant à interdire le contenu illégal sur Internet : "c'est comme si on voulait faire bouillir l'océan", a-t-il plaisanté. Il a ajouté qu'une fois les filtres mis en place, quelqu'un essaira de les contourner. Le manque de transparence des sites et thèmes incriminés est aussi pointé du doig.

"L'objectif est louable, nuance Colin Jacobs, de l'organisation Electronic Frontiers Australia, mais il va y avoir des pressions politiques énormes envers le gouvernement pour allonger la liste", s'inquiète-il. Une pétitition en ligne initiée par le groupe de gauche GetUp circule sur Facebook et a déjà recueilli près de 100 000 signatures.
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MessageSujet: Hystéries sécuritaires   Sam 3 Jan - 9:21

Les autorités doivent-elles avoir accès aux emails des délinquants sexuels sortis de prison ? Telle est la polémique soulevée par les défenseurs des libertés individuelles aux Etats-Unis. En effet, depuis jeudi dernier, une loi de l'état de Géorgie oblige les accusés à remettre la totalité de leurs identitifants et leurs mots de passe aux autorités sous peine de retourner en prison.

Jusqu' à présent, plusieurs lois fédérales votées en 2006 obligeaient les anciens détenus à partager leurs adresses emails mais à ce jour, seuls deux états - l'Utah et la Géorgie - exigent les mots de passe associés.

Sara Totonchi, du centre des droits humanitaires d'Atlanta, explique : « il y a des problèmes de protection de vie privée », puis ajoute : « cela donnera la possibilité aux autorités de lire les emails échangés avec les membres de la famille et les employeurs ».

De son côté, la sénatrice Cecil Staton, qui a rédigé cette loi, déclare : « nous limitons les endroits où ils pourraient vivre, nous publions leurs informations sur Internet. Dans une certaine mesure, nous violons leur vie privée [...] mais n'ont-ils pas eux-mêmes violé ces droits ? »

Cette polémique, qui dresse une situation plutôt paradoxale de la protection de vie privée soulève cependant plusieurs questions : peut-on réellement placer la violation d'une boite électronique à la même échelle qu'une violation physique. Certainement pas. Par ailleurs, est-il possible pour le délinquant sexuel de se repentir véritablement de ses actes ? Et quid de la victime traumatisée ?

Kelly Piercy, un homme accusé de pédophilie en 1999, estime de son côté : « j'ai fait une erreur et il fallait que je paie. J'ai déjà payé. Mais désormais nous sommes la cible d'une justice préventive et cela me rend anxieux. Jusqu'où les délinquants sexuels seront-ils poursuivis ? »
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MessageSujet: Le "parti pédophile" néerlandais porte plainte contre un site internet   Dim 8 Fév - 8:11

Le "parti pédophile" néerlandais porte plainte contre un site internet
07.02.09 | 18h21


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n parti politique néerlandais favorable à l'abaissement à 12 ans de l'âge de la majorité sexuelle a engagé des poursuites contre les administrateurs d'un site internet, qui a mis en ligne une liste de personnes condamnées pour pédophilie, a-t-on appris samedi de source policière.

Le trésorier du PNVD (Parti pour l'amour fraternel, la liberté et la diversité), Ad van den Berg, a porté plainte pour "violation de la vie privée, mise en danger et incitation à la haine", a déclaré à l'AFP Jaap Hage, porte-parole de la police à Haarlem (ouest). "La police va ouvrir une enquête dans les prochains jours", a-t-il ajouté.





Van den Berg est lui-même cité sur le site internet www.stopkindersex.com (non à la pédophilie) pour une condamnation remontant à plus de 20 ans, à propos de laquelle "il n'a jamais rien eu à cacher".

Ce site, mis en ligne vendredi, a été enregistré aux Etats-Unis afin de contourner la loi néerlandaise en matière de respect de la vie privée. Il donne les noms, photographies et adresses de Néerlandais condamnés pour des délits ou crimes sexuels, alors que dévoiler de telles informations est interdit par la législation des Pays-Bas.

Sur son propre site internet, le PNVD dénonce une initiative "inacceptable". "C'est une chasse aux sorcières, qui bafoue le principe selon lequel une personne condamnée a le droit à une seconde chance, ce qui inclut le droit au respect de sa vie privée et à ne pas être l'objet de dénonciations publiques," affirme-t-il.

Le PNVD, qui ne compte pas d'élus, revendique l'abaissement de la majorité sexuelle à 12 ans et la légalisation de la possession de matériel pédophile.

De leur côté, les fondateurs de "stopkindersex" souhaitent mettre en garde les citoyens néerlandais contre la présence de personnes condamnées pour pédophilie dans leurs quartiers. Le fonctionnement du site internet était perturbé samedi par le grand nombre de visites.
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MessageSujet: Pédophilie : Sarkozy veut imposer le filtrage du net aux FAI   Mar 17 Fév - 7:39

"Je souhaite que les fournisseurs d'accès bloquent les sites pédopornographiques et illégaux", a déclaré Nicolas Sarkozy

Le président Sarkozy a invité les fournisseurs d’accès internet à mettre en place un filtrage des sites internet jugés “pédopornographiques et illégaux”, sur la base d’une liste noire établie selon les critères du gouvernement. La Fédération française des télécoms, qui regroupe les plus grands FAI en France, a fait savoir que cette exigence était acceptable par ses membres, sous condition que le coût de la mise en place de ce filtrage ne soit pas supportée entièrement par les FAI.

“J’ai le plus grand respect pour la liberté, mais un site pédopornographique, ce n’est pas de la liberté”, a déclaré Nicolas Sarkozy devant les associations de famille à l’Elysée, ajoutant qu’”Il n’y aucune raison que les fournisseurs d’accès permettent l’accès à des sites pédopornographiques”… “Internet n’est pas hors de l’Etat de droit. Notre devoir, c’est de protéger et d’aider les familles”.

lol!
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MessageSujet: projet de filtrage du net sans contrôle judiciaire   Mer 18 Fév - 9:58

Le projet de filtrage du net sans contrôle judiciaire

Par SCTeam
Le [2009-02-16] à 19:40:16


--------------------------------------------------------------------------------



Présentation : [] Société 2.0 - Nicolas Sarkozy a confirmé à l'occasion de son discours aux acteurs du monde familiale que le gouvernement pourra bientôt dresser une liste noire de sites qui devront être immédiatement bloqués par les fournisseurs d'accès à Internet. La liste sera établie par les ministères de l'Intérieur, de la Famille, et de l'Economie numérique, sans l'oeil de l'autorité judiciaire. Au départ, il ne s'agira que de sites véhiculant des contenus pédophiles. Au départ... [] Le Président de la République a trouvé le cheval de Troie populaire qui lui permettra d'imposer le filtrage en France. Jouant sur la corde de l'émotion, il propose que le gouvernement puisse établir une liste de sites pédophiles, qui seront bloqués par les FAI. "Il n'y aucune raison que les fournisseurs d'accès permettent l'accès à des sites pédopornographiques", a ainsi expliqué le chef de l'Etat face aux acteurs du monde familial. Pour lui, "on peut parfaitement assurer la liberté qui est tout à fait nécessaire et en même temps le devoir de protection des plus vulnérables". "Internet n'est pas hors de l'Etat de droit. Notre devoir, c'est de protéger et d'aider les familles", a-t-il encore expliqué. Mais demain, la liste des sites pourra être étendue sur décret à d'autres catégories de crimes ou d'infractions, telles que les sites de liens BitTorrent qui agiraient en violation du droit d'auteur, les blogs qui répandent de fausses rumeurs ou, pourquoi pas, les sites de commerce en ligne qui vendent des poupées vaudou à l'effigie du chef de l'Etat. On image déjà le discours pour les droits d'auteur : "Il n'y a aucune raison que les fournisseurs d'accès permettent l'accès à des fichiers piratés. On peut parfaitement assurer la liberté qui est tout à fait nécessaire et en même temps le devoir de rémunérer les auteurs. Internet n'est pas hors de l'Etat de droit. Notre devoir c'est de protéger et d'aider les créateurs". Plus grave encore que l'extension prévisible du filtrage, personne ne peut contrôler la légitimité de l'insertion d'un site sur la liste des sites à bloquer. La dernière version connue de la future loi de programmation de sécurité intérieure (LOPSI) prévoit une obligation de résultat pour les FAI, alors même que les méthodes de filtrage envisagées sont d'ores-et-déjà connues pour leur totale inefficacité. Le projet dispose en effet que "compte tenu de l?intérêt général attaché à la lutte contre la diffusion de contenus relevant des dispositions de l?article 227-23 du Code pénal, les (fournisseurs d'accès) doivent empêcher par tout moyen et sans délai, l?accès aux services désignés par arrêté du ministre de l?Intérieur". Finalement, les ministères de la Famille et de l'Economie numérique devraient être associés, mais pas l'ordre judiciaire qui n'aura pas à juger au préalable si un site est effectivement contraire à la loi ou non. Ce sera une décision du seul ordre exécutif, à la manière des lettres de cachet de Louis XIV. L'entêtement du chef de l'Etat est d'autant plus troublant qu'en Grande-Bretagne, un tel listing a déjà montré ses limites et sa dangerosité vis à vis de la liberté d'expression. Le site Wikipedia a ainsi été partiellement censuré l'an dernier parce qu'une page présentait une pochette d'un album de Scorpion sur lequel apparaissait le corps nu d'une enfant. Pire encore, le filtrage du net, s'il a réellement pour but de filtrer la pédophilie, est absolument stupide de contreproductivité. Il va inciter le vrai pédophile, celui qui viole de vrais enfants pour son plaisir ou pour son commerce, à se réfugier vers des moyens de diffusion beaucoup plus difficiles à filtrer, qui sont aussi beaucoup plus difficiles à tracer pour les autorités de police qui souhaitent remonter à la source. La capture des violeurs d'enfants deviendra encore plus coûteuse et difficile qu'actuellement. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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MessageSujet: Un site internet pour savoir si des pédophiles habitent dans votre quartier   Sam 28 Fév - 12:53

Un site internet néerlandais controversé, Stop Kinderporno ("stop à la pédopornographie"), sur lequel l'internaute peut rechercher des informations sur la présence éventuelle dans son voisinage d'une personne condamnée pour faits de pédophilie.

Une version belge de ce site sera développée dès la semaine prochaine sur le net, indique samedi De Morgen.

Le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck (CD&V), va examiner la légalité d'un tel site, mais il en désapprouve l'idée. "Ce genre d'initiative crée davantage de problèmes qu'il n'en règle, tant pour l'agresseur que pour la victime", relève-t-il. L'homme à l'origine de cette initiative, Chris Hölsken, espère lancer le site dès mardi.


Child Focus est contre

Il estime rester dans le cadre de la loi. Son site ne délivrera pas de noms de condamnés mais indiquera le quartier dans lequel vit la personne concernée. Il envisage aussi une ligne téléphonique permettant de préciser davantage l'adresse. Pour le centre Child Focus, une telle initiative est contre-productive.

"Pourquoi des pédophiles accepteraient-ils encore de se faire soigner s'ils sont ainsi automatiquement exclus de la société", demande-t-on. Child Focus craint aussi que ce système n'engendre une psychose injustifiée dans la population. geek
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MessageSujet: Bruxelles veut durcir les peines contre la pédophilie   Jeu 26 Mar - 15:57

Bruxelles veut poursuivre plus durement en Europe tous les auteurs d'infractions liées aux abus sexuels contre les enfants, à la pédopornographie, ainsi qu'à la traite des êtres humains.


Bruxelles veut durcir les peines contre les pédophiles. (Photo: Keystone)Deux propositions en ce sens ont été détaillées mercredi.

«Nous voulons construire une Union européenne qui soit véritablement capable de protéger ses citoyens les plus vulnérables contre les formes de criminalité les plus terribles», a souligné mercredi Jacques Barrot, commissaire européen chargé de la Justice.

En Europe, entre 10% et 20% d'enfants sont la cible d'agressions sexuelles, selon des estimations «fiables» citées par la Commission. Mais seul un cas d'abus sur sur quatre est dénoncé.

Peine plus lourde

Dans une proposition «cadre» de M. Barrot qui modernise un texte de 2004, la peine infligée à un pédophile devrait être d'au mois six ans dans les législations nationales de l'UE, contre au moins un an actuellement.

Si ce pédophile est un membre de la famille ou un enseignant, la peine minimum doit passer à 10 ans. Et si l'abus a mis en danger la vie de l'enfant elle monterait jusqu'à 12 ans de réclusion, juge le commissaire.

La proposition introduit des sanctions pénales pour les nouvelles formes d'abus telles que la sollicitation d'enfants à des fins sexuelles sur internet, la consultation de matériel pédopornographique sans téléchargement de fichiers ou le fait de faire adopter à des enfants des poses à caractère sexuel devant des webcams.

Sites internet

En 2008, plus de 1000 sites internet marchands et quelque 500 sites non marchands présentant des contenus à caractère pédopornographique ont été recensés, dont 71% aux États Unis.

Les «touristes sexuels» qui se rendent à l'étranger pour abuser d'enfants s'exposeront également à des poursuites à leur retour.

La Suisse a décidé en juillet dernier de signer la convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains.

geek Peut-être y-a-t-il d'autres manières d'envisager le problème ? flower
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MessageSujet: Paranoïa et suspicion   Jeu 2 Avr - 19:16

Je parlais jeudi dernier de cette enquête sur les antécédents judiciaires du personnel des écoles du Québec - une opération gigantesque destinée à débusquer les quelques pédophiles qui auraient eu affaire à la justice.

Il y avait déjà matière à s'interroger sur l'utilité de cette traque, qui n'a donné en deux ans que des résultats dérisoires, mais j'apprends que grâce à ce qu'un lecteur appelle notre «gouvernemaman», la paranoïa ne touche pas que les milieux scolaires.



La scène se passe cet hiver aux Jeux de Rosemère, Sainte-Thérèse et Blainville. Parce que ces tournois sportifs impliquaient des jeunes de 9 à 16 ans, plus de 4000 citoyens ont dû remplir et signer un formulaire autorisant le service de police à vérifier leurs antécédents judiciaires, nommément «toute déclaration de culpabilité ou de mise en accusation pour infraction criminelle, de même que toute inconduite pouvait raisonnablement faire craindre pour la sécurité physique ou morale des personnes vulnérables auprès desquelles je serai appelé à oeuvrer». Cela visait tout le monde - bénévoles, parents, maires, conseillers municipaux, médecins, physiothérapeutes, etc., y compris ceux dont la seule tâche était de remettre (en public!) une médaille à un gagnant!


Où va-t-on s'arrêter? À ce compte-là, pourquoi ne pas enquêter sur le passé judiciaire de tous les employés municipaux du Québec sous prétexte qu'ils pourraient être amenés à travailler dans un terrain de jeux? Devrait-on filtrer les gens qui vont au Salon du livre? Et les commerces qui desservent une clientèle jeune, des McDonald's à Gap en passant par les marchands de disques et les comptoirs de crème glacée?

Si encore cela pouvait faire cesser la pédophilie... Mais ce n'est pas le cas. Nombre de pédophiles n'ont aucun antécédent judiciaire, et tout ce que ramènent les filets, dans cette pêche à l'aveugle, ce sont presque toujours des infractions de nature non sexuelle...

La triste réalité, en effet, c'est que l'immense majorité des agressions a lieu dans le secret des foyers, généralement perpétrée par un proche - très souvent le concubin de la mère. Faudrait-il alors que notre bon «gouvernemaman» retrace le passé de tous les parents du Québec, de même que celui de toutes les personnes susceptibles d'entrer chez eux?

Ce qu'il reste, c'est un climat malsain de suspicion généralisée où tout citoyen est présumé pédophile pour peu qu'il veuille entrer en contact avec des enfants. L'un de mes correspondants fait de la suppléance dans les commissions scolaires et change souvent de poste; il doit chaque fois faire remettre à jour les documents de la SQ attestant qu'il n'a pas d'antécédents judiciaires. L'autre jour, il a présenté à la personne chargée de l'embauche un document datant de six mois. Refusé... avec cette remarque: «Qu'est-ce qui me prouve que t'as pas fait un viol la nuit dernière?»

Agréable climat de travail, non?

Je comprends mal que les syndicats du secteur scolaire, qui carburent à l'indignation et sont toujours prêts à monter aux barricades dès que le gouvernement ose les regarder de travers, aient si peu réagi à cette intrusion massive de l'État dans la vie privée de leurs membres. Quelques porte-parole syndicaux se sont inquiétés, mais assez mollement, des risques de cette traque policière. Le risque, par exemple, de voir sa réputation détruite, ou son emploi compromis parce qu'une faute ancienne aurait été ébruitée. Les dossiers passent entre plusieurs mains et il suffit d'une indiscrétion, d'une mauvaise adresse courriel ou d'un employeur hostile ou intransigeant... Serait-ce que les leaders syndicaux ont peur d'être «politiquement incorrects» en s'attaquant à un système censé (en principe) combattre la pédophilie?
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MessageSujet: BD pédophiles   Ven 29 Mai - 6:32

Aux Etats-Unis, un collectionneur de bandes dessinées accusé d'avoir importé et de posséder des mangas japonais contenant des illustrations de pédophilie et de zoophilie a été inculpé en application du Protect Act de 2003, qui vise les dessins, sculptures et autres peintures représentant des mineurs dans des situations sexuellement explicites, et n'ayant pas «de valeur littéraire, artistique, politique ou scientifique.» Christopher Handley, âgé de 39, a plaidé coupable sur les conseils de son avocat. Trois autres charges ont été abandonnées dans un accord avec l'accusation. Il encoure jusqu'à 15 ans de prison.

Les fans de manga sont choqués et soutiennent qu'emprisonner une personne pour un manga ne fait rien pour la lutte contre la pédophilie. L'avocat de l'accusé a conseillé à son client de plaider coupable car il ne pensait pas pouvoir convaincre le jury après qu'ils aient vus les dessins. «S'ils [les auteurs] l'ont imaginé, ils l'ont dessiné.»
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MessageSujet: Des écrivains pédophiles en Angleterre : la culture de la peur   Sam 18 Juil - 7:15

Des écrivains pédophiles en Angleterre : la culture de la peur
Un papier qui atteste d'un casier vierge, une réelle solution de lutte ?

Les écrivains sont-ils des pédophiles, s'interrogeait l'Angleterre qui souhaite prochainement soumettre toutes les personnes en contact avec les enfants dans des établissements scolaires, et les auteurs qui interviennent par conséquent, à une sorte de test de validation, à un test pour leur remettre un permis de fréquenter des enfants.

Entretenir la culture de la peur : ridicule et insultant

Anthony Horowitz, Philip Pullman et Michael Morpurgo font aujourd'hui partie des auteurs farouchement opposés à cette idée. Enregistrés dans une base de données validant qu'ils ne représentent pas un danger pour les enfants, les romanciers pourraient alors intervenir dans les écoles sans peine.

Pour Philip Pullman, qui fut le premier à lancer un cri d'alarme, cette décision est insupportable. « J'ai fait des visites dans des classes durant 20 ans et jamais je n'ai été seul avec un enfant. L'idée que je sois devenu une menace et que j'ai besoin d'être contrôlé est à la fois ridicule et insultante. » En outre, cela renforce « la culture de la suspicion, la peur et la méfiance qui sous-tendent une grande partie de la société aujourd'hui. On enseigne aux enfants qu'ils doivent considérer tous les adultes comme des violeurs ou des meurtriers ».

Regard vicié sur les auteurs, ou mal nécessaire ?

Une loi encore plus pernicieuse qu'elle vrille le regarde des jeunes sur les auteurs : « Un enfant qui admire un écrivain a une bonne opinion de lui comme être humain. Si vous dites, effectivement, que le type qui écrit ces livres pourrait être un pervers et que l'on doit le protéger de ce malade, alors je ne suis pas convaincu que ce soit un message des plus positifs », ajoute Anthony Horowitz.

Une chose qui n'est pas si évidente pour le children laureat, Anthony Browne. Pour lui, il faut une approche plus optimiste, et les écrivains n'ont pas spécialement besoin d'une dérogation. « Si toutes les personnes travaillant avec des enfants doivent être approuvées par les autorités, nous ne devrions pas être une exception. Il me paraît cependant étrange que nous ayons à payer pour cette inspection. »

Payer pour un papier inutile dans la protection de la jeunesse

Géré par l'Independent Safeguarding Authority, ce processus de contrôle sera également payant pour les auteurs, à la hauteur de 64 £, chose que certains voient comme une taxe déguisée, pour continuer à exercer leur travail. En effet, les auteurs sont rémunérés en Angleterre pour se rendre à des interventions dans les écoles...

Pour d'autres, en revanche, tout ce qui permet de proposer un moyen de protéger les enfants doit être mis en place. Gillian Cross défend ainsi cette idée : « Il est vrai que de nombreux enfants sont victimes de violence. Leur souffrance est réelle, et si ce contrôle peut éviter cela, je n'y suis pas opposé. »

Une solution bancale cependant, puisque les 64 £ payées fournissent simplement un papier attestant qu'après vérification du casier judiciaire, la personne n'a jamais été condamnée pour des motifs liés à des maltraitances sur enfant. Pas vraiment un remède, donc...


Rédigé par Clément S., le vendredi 17 juillet 2009 à 12h38
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MessageSujet: elle est surprise à 17 ans en train de faire une fellation à un camarade de classe âgé de 15 ans.   Mar 15 Sep - 4:02

En 1996, Wendy Whitaker a 17 ans lorsqu'elle est surprise en train de faire une fellation à un camarade de classe âgé de 15 ans. Accusée de “sodomie” selon le vocabulaire juridique en Georgie, elle a été condamnée à 5 ans de prison avec sursis, puis inscrite au registre des délinquants sexuels de Georgie. Consultable librement sur internet (y compris via Google Maps), ce fichier révèle son nom, sa photographie, son adresse, ainsi que le motif de sa condamnation pour pédophilie.

La loi n'est pas rétroactive

Inscrite à vie dans le registre des délinquants sexuels, Wendy Whitaker n'avait pas le droit d'habiter ni de travailler à proximité de tout endroit susceptible d'accueillir des enfants. Fin août, la police s’est aperçue que la jeune femme et son mari avait changé d'adresse, et a lancé un mandat d’arrêt. Le 24 août, des policiers l’ont interpellé au domicile de sa mère. Le blog Bug Brother, hébergé par Le Monde.fr, indique que la réactualisation de la fiche de Wendy Whitaker prouve sa récente incarcération. Pourtant, ce qu’a fait la jeune femme n’est plus considéré comme un crime en Georgie : en 1998, une cour de justice a finalement autorisé les fellations (qui étaient interdites, même entre époux), et depuis 2006, les relations sexuelles entre adolescents consentants ne sont plus traitées comme des crimes. Mais, malheureusement pour Wendy Whitaker, la loi n’est pas rétroactive.

Un fichier à l'échelle de l'Europe

Tous les états américains mettent à disposition des registres de criminels sexuels. En décembre 2008, le blog Bug Brother indique que 674.000 personnes y étaient fichées. Mais dans 13 états sur 29, les adolescents ayant simplement eu une relation sexuelle consentie avec un autre adolescent risquent une inscription dans ces fichiers. Les états américains sont obligés de créer ces fichiers depuis 1994, et de les relier à une base de données nationale depuis 2006. En Grande-Bretagne, on peut y être inscrit dès l’âge de 11 ans, et plusieurs groupes politiques européens commenceraient à évoquer la création d'un fichier à l'échelle de l'Europe.

(Nouvelobs.com)
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MessageSujet: Londres veut ficher 11 millions d'adultes en contact avec des enfants   Mer 16 Sep - 16:15

Londres veut ficher 11 millions d'adultes en contact avec des enfants

Le projet du gouvernement travailliste provoque une énorme polémique, y compris parmi les associations de protection de l'enfance.



Pris dans la tourmente d’une vague de critiques sans précédent, le gouvernement britannique opère depuis quelques jours un rétropédalage en accéléré. En cause ? L’introduction début octobre d’un nouveau système de contrôle du casier judiciaire de toutes les personnes en contact régulier avec les enfants dans le cadre d’activités diverses.

Ce système est né d’un drame. En 2002, deux fillettes d’une dizaine d’années étaient violées et tuées par Ian Huntley, qui travaillait comme homme à tout faire dans l’école où les enfants étaient scolarisés. Ian Huntley avait déjà fait l’objet de poursuites pour abus sexuels sur des mineurs, mais son dossier s’était perdu dans les méandres de l’administration.

Une commission a donc travaillé trois ans pour élaborer un nouveau système supposé renforcer la sécurité des enfants. Ce programme prévoit que quiconque travaillant avec des enfants ou des adultes vulnérables, que ce soit pour un salaire ou sur la base du volontariat, devra désormais se soumettre à une vérification de son casier judiciaire.

En l’état, ce système s’appliquerait à tout adulte participant à une activité avec des enfants de manière « fréquente » (une fois par mois) ou « intensive » (au moins trois fois par mois). En bref, tous les entraîneurs et parents volontaires qui participent aux activités de différents clubs de sports, les parents volontaires pour venir faire lire les enfants à l’école, une activité très répandue au Royaume-Uni, mais aussi les opticiens, dentistes, médecins et professeurs particuliers seraient concernés. Le contrôle s’appliquerait même aux parents recevant un enfant étranger dans le cadre d’un échange linguistique organisé par l’école.

Le refus de se soumettre à ce contrôle serait puni d’une amende de 5.000 livres et d’une mention dans le casier judiciaire. Au total, 11,3 millions de personnes seraient concernées par ces nouveaux contrôles, soit un Britannique sur cinq ! (1)

Des voix se sont élevées de toutes parts pour crier à la violation des libertés individuelles. Même la très puissante organisation caritative de protection de l’enfance, le NSPCC, s’est récriée et a exprimé ses craintes de voir des adultes « stigmatisés systématiquement ».

Pour le parti conservateur, dans l’opposition, cette initiative gouvernementale est tout simplement « un signe supplémentaire de l’Etat policier » mis en place par le gouvernement travailliste. Les tories ont promis qu’en cas de victoire aux prochaines élections, attendues au printemps prochain, ils supprimeraient cette nouvelle mesure, tout comme l’introduction en cours des cartes d’identité (qui ne sont à l’heure actuelle pas obligatoires au Royaume-Uni).

Le gouvernement a reconnu piteusement que les modalités d’application du système manquaient probablement de clarté. Ed Balls, secrétaire d’Etat à l’Enfance, a demandé à Sir Roger Singleton, auteur du rapport qui a mené aux propositions, de revoir sa copie d’ici le mois de décembre.

(1) Source: association « Privacy International », qui compile chaque année des éléments sur le niveau de contrôle installé dans chaque pays.
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MessageSujet: La Grande-Bretagne dans le délire du fichage   Lun 21 Sep - 7:27

La Grande-Bretagne dans le délire du fichage



A mesure que se rapproche la date de sa mise en application, la contestation de la loi adoptée en 2006, qui prévoit de ficher tous les adultes exerçant une activité quelconque auprès de mineurs, se fait plus vive. Au point que le gouvernement britannique semble maintenant vouloir faire machine arrière... [1]

Selon cette loi, une personne ne peut être autorisée à travailler, de façon rémunérée ou bénévole, avec des enfants ou des adultes vulnérables, qu’après enquête sur ses antécédents. La loi concerne donc un très grand nombre d’adultes ! Les secteurs de l’enseignement, de la santé, des services sociaux sont les plus touchés, mais la loi s’applique également aux parents qui participent bénévolement à la vie d’un club sportif ou à des activités scolaires, à ceux qui transportent régulièrement des enfants autres que les leurs, qui reçoivent un correspondant étranger, qui emmènent en vacances des copains de leurs enfants... Les intervenants dans les établissements scolaires qui se font dédommager de leurs frais doivent en outre s’acquitter d’une somme de 65 £ pour être inscrits au fichier.

Le fait de ne pas s’être soumis à ce contrôle est sanctionné d’une amende de 5 000 £ et d’une mention au casier judiciaire. Au total, plus de onze millions de personnes sont concernées par ces nouveaux contrôles, soit un Britannique sur cinq !

On peut s’interroger sur la pertinence de cette loi censée protéger les enfants, alors qu’il semble que la plupart des affaires de pédophilie sont le fait de membres de la famille ou d’amis
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MessageSujet: Le cas Polanski   Lun 28 Sep - 6:39

ccusé de viol depuis plus de trente ans, il pourrait être extradé vers les États-Unis.

Présentée par les autorités suisses comme l'application logique et incontournable d'un accord international vieux d'un demi-siècle, l'arrestation de Roman Polanski a stupéfait, dimanche, l'entourage et les nombreux admirateurs du cinéaste français. Samedi soir, le réalisateur de Rosemary's Baby a été cueilli par la police helvétique alors qu'il venait d'atterrir à l'aéroport de Zurich pour participer à un festival cinématographique. Ironie de la situation, l'artiste avait fait le déplacement à l'invitation des organisa teurs qui, prévoyant cette année une rétrospective consacrée à son œuvre, entendaient lui remettre un prix pour l'ensemble de sa carrière. Au lieu de cela, Roman Polanski risque aujourd'hui d'être extradé vers les États-Unis, où, recherché depuis plus de trente ans pour un viol sur mineur, il encourt cinquante ans d'emprisonnement.

Âgé de 76 ans, le cinéaste n'a pas remis les pieds aux États-Unis depuis qu'il a choisi de s'envoler pour la France, un jour de janvier 1978, afin d'échapper à la justice américaine. À l'époque, il est soupçonné d'avoir abusé une adolescente de 13 ans après lui avoir fait absorber de l'alcool et de la drogue lors d'une séance photo organisée au domicile de son ami Jack Nicholson, à Los Angeles. Dans un premier temps, il choisit de plaider coupable et effectue un séjour de quarante-deux jours en prison, à l'isolement. Puis, affirmant se sentir piégé par le juge, il fuit et s'installe à Paris, où il poursuivra durant trois décennies la carrière que l'on sait.

Visiblement las de cet exil, Roman Polanski a tenté d'y mettre un terme l'an dernier en chargeant ses avocats californiens d'engager un recours en appel - en vain. Entre-temps, le documentaire Roman Polanski : Wanted and Desired a par ailleurs livré un regard plus nuancé sur l'affaire en laissant entendre que le réalisateur pourrait avoir été victime de complexes manipulations. Récemment interrogée par le Los Angeles Times, Samantha Geimer, la victime, aujourd'hui âgée de 45 ans, s'est par ailleurs déclarée favorable à l'abandon des poursuites. Vu de Paris, il semblait donc possible d'imaginer que Roman Polanski, privé de l'oscar qui lui a été décerné en 2002 pour Le Pianiste, foule un jour le sol américain en homme libre.

Position à géométrie variable

Samedi soir, la justice suisse a toutefois rayé ce scénario d'un trait de plume en vertu du mandat d'arrêt américain qui, depuis 1978, vise Roman Polanski. Laconiques, les autorités helvétiques ont précisé dimanche que l'acteur «sera effectivement extradé vers les USA dès que la procédure d'extradition sera rentrée en force». Les avocats du cinéaste peuvent toutefois faire appel.

Visiblement soucieuse de justifier une décision très controversée, la ministre suisse de la Justice, Eveline Wildmer-Schlumpf, s'est défendue dimanche soir d'avoir agi sous pression des autorités américaines, précisant : «Il n'y avait pas d'autre solution.» Elle a également souligné que la Suisse n'avait pas pu arrêter le cinéaste lors de ces précédents séjours sur le territoire helvétique car c'était la première fois que Berne savait à l'avance qu'il venait en Suisse. De leur côté, les proches du cinéaste pourraient souligner que les autorités suisses adoptent dans ce dossier une position à géométrie variable. Roman Polanski séjourne en effet très régulièrement en territoire helvète au vu et au su de tous. Selon son avocat, Me Hervé Temime, le réalisateur serait même propriétaire d'un chalet à Gstaad.

Le parquet de Los Angeles, qui précise avoir été sur le point d'interpeller à plusieurs reprises le réalisateur ces dernières années, indique avoir activement participé à la planification de l'arrestation. Réagissant dimanche, la Pologne et la France ont évoqué leur intention de faire appel à Washington pour demander la libération du cinéaste. Le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand a pour sa part dénoncé une mesure «absolument épouvantable». Dans une pétition, des cinéastes et artistes, dont Costa-Gavras, Wong Kar-wai ou Monica Bellucci, ont exigé la «remise en liberté immédiate» de Roman Polanski. Son épouse, Emmanuelle Seigner, devait arriver dimanche soir à Zurich dans l'espoir de lui rendre visite.

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Des cinéastes et artistes du monde entier parmi lesquels Costa-Gavras, Wong Kar-Wai ou Monica Bellucci ont dénoncé "le traquenard policier" que constitue selon eux l'arrestation en Suisse de Roman Polanski et exigé sa "remise en liberté immédiate", dans une pétition.

Parmi les premiers signataires figurent notamment Costa-Gavras, Wong Kar-Wai, Fanny Ardant, Ettore Scola, Marco Bellocchio, Giuseppe Tornatore, Monica Bellucci, Abderrahmane Sissako, Tony Gatlif, Pierre Jolivet, Jean-Jacques Beineix, Paolo Sorrentino, Michele Placido, Barbet Schroeder, Gilles Jacob, et Bertrand Tavernier.
Le texte est également signé par la Cinémathèque Française, le Festival de Cannes, la Société des auteurs compositeurs dramatiques (SACD), l'ARP (Auteurs, réalisateurs et producteurs) et le groupe 25 images.

"Les cinéastes et auteurs français, européens, américains et du monde entier, tiennent à affirmer leur consternation", indiquent les signataires du texte, ajoutant qu'il leur semble "inadmissible qu'une manifestation culturelle internationale, rendant hommage à l'un des plus grands cinéastes contemporains, puisse être transformée en traquenard policier".

Curieux ça .... serait-on en train de changer et prêts à admettre la pédophilie ?
car c'est pour avoir "fréquenté" un petite de 13 ans que le metteur en scène est incarcéré....
A moins que certains soient "autorisés" ...et d'autres pas....
Songez un peu si un vieux commerçant de 75 ans faisait la même chose que n'applaudirait-on pas à son arrestation...

Mais les mentalités évolueront, c'est inéluctable...et ça commence à bouger semble-t-il non ? rendeer
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MessageSujet: Un acte pédophile s’excuse t-il par le temps, et le mérite ? (sexologue   Mar 29 Sep - 5:34

Un acte pédophile s’excuse t-il par le temps, et le mérite ? (sexologue )

lundi 28 septembre 2009, par radinrue.com
Un sexologue polonais se pose une question fondamentale, sous forme de provocation, par rapport à la levée de soutiens pour Roman Polański. Interrogé sur la radio polonaise TOK fm, il met en garde la position des politiques, français et polonais dans cette affaire de mœurs. Sa phrase est lourde de sens : "J’ai l’espoir que ce sera une politique identique - lorsqu’un pédophile évitera la responsabilité pénale tous se rallieront derrière lui", c’est avec cette phrase sarcastique que le docteur Andrzej Depko répond aux multiples soutiens qu’a reçu le réalisateur polono-français Polański.

www.radinrue.com le 28 septembre 2009, 14h39, Varsovie, par : Denis Flat

Alors que Roman Polański est arrêté en Suisse suite à un mandat international émit par les Etats-Unis, pour une affaire de relations sexuelle avec une mineure de 13 ans, qui s’est passé en 1977, le sexologue polonais, docteur, Andrzej Depko a explicité sa réflexion par rapport à l’engagement des politiques français et polonais dans cette affaire, le tout sur les ondes de la radio polonaise TOK fm :

- "Sans tenir compte si la mineure souhaitais un contact sexuel, une personne adulte n’a pas le droit de soutenir un tel contact. Polański a brisé le Droit et il doit en être jugé." Explique le sexologue spécialisé en Droit pénal, le spécialiste polonais ajoute qu’il "peut exister des circonstances de diverses sortes et atténuantes, celles-ci doivent être souligné par un Jugement", (…) mais Polański n’a pas donné d’occasion au tribunal de juger cet évènement, souligne le Docteur Depko sur TOK FM.

Le sexologue attire l’attention sur le fait que l’action de défense du cinéaste polono-français c’est mise en place à peine quelques jours après un durcissement de la loi sur la pédophilie ( en Pologne - ndlr ). "Il s’agit d’une dichotomie, d’un côté nous durcissons la loi et de l’autre nous estimons que l’acte doit dissparaître avec le temps". Le Docteur Depko s’élève également face au ministère polonais des Affaires Étrangères qui prend la défense active de Roman Polański : "J’espère, - ironise t-il - qu’il s’agit d’une politique stable, si un pédophile va tenter d’éviter la responsabilité pénale, alors après un certain temps, tous se mettront à le défendre". Et de conclure : "Donnons une chance au Droit, et ne nous engageons pas dans un comportement qui nous place dans une situation binaire, sous entendant que le Droit n’est pas le Droit, qu’il placerait d’une part les meilleurs et de l’autre les pires…".

Polański risque sérieusement une extradition vers les États-Unis pour une affaire de mœurs avec une mineure en 1977, il peut même répondre de viol. Arrêté samedi à Zurich le réalisateur à la double nationalité polonaise et française organise sa défense avec le soutien des gouvernements français et polonais ainsi que celui de nombreux artistes. La victime, quant-à-elle, Samantha Geimer, aujourd’hui âgée de 43 ans et mère de trois enfants, s’est prononcée pour la clémence en affirmant que l’exclusion de Roman Polanski d’Hollywood constituait un châtiment suffisant.

La lecture du procès de 1977, lorsque l’enfant témoignait laisse toutefois froid dans le dos , quand à ce qui s’est passé dans la maison de Nicholson, lorsque Polański sodomisa - entre autre - la fillette. Il avait alors 27 ans de plus que la petite Samantha…

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MessageSujet: Affaire Polanski : le témoignage de Samantha Geimer, violée à 13 ans : "Je n'ai pas de rancoeur envers lui"   Mar 29 Sep - 5:37

Affaire Polanski : le témoignage de Samantha Geimer, violée à 13 ans : "Je n'ai pas de rancoeur envers lui"

Propos recueillis par le Los Angeles Times, traduits par Cyriel Martin

C'est celle par qui le scandale est arrivé. Samantha Geimer, l'adolescente avec laquelle Roman Polanski a eu des "relations sexuelles illégales" en 1977 - ce pour quoi il a été arrêté samedi en Suisse - est aujourd'hui une mère de famille de 45 ans. Elle a demandé à la justice américaine d'abandonner les poursuites contre le cinéaste pour que "ce chapitre se referme". Le 23 février 2003, elle racontait son histoire au Los Angeles Times. lepoint.fr vous propose de retrouver les principaux extraits de son témoignage.

"J'ai rencontré Roman Polanski en 1977, quand j'avais 13 ans. J'étais en quatrième cette année-là, quand il a dit à ma mère qu'il voulait prendre des photos de moi pour une revue française. C'est ce qu'il a dit, mais en fait, après avoir pris des photos de moi dans la maison de Jack Nicholson à Mulholland Drive (Los Angeles, Californie), il a fait quelque chose d'un peu différent. Il m'a donné du champagne et du Quaalude (un puissant sédatif). Et il a abusé de moi. Ce n'était pas du sexe consenti, en aucune façon. J'ai dit non, de manière répétée, mais il ne voulait rien entendre. J'étais seule, et je ne savais pas quoi faire. J'avais peur et, avec le recul, j'avais la chair de poule (...) C'est dur de se souvenir exactement de tout ce qui s'est passé (...)."

"Quand je repense à tout ça, il ne fait aucun doute que ce qu'il a fait était horrible. C'était une chose horrible à faire à une petite fille. Mais c'était aussi il y a 26 ans (son témoignage remonte à 2003), et honnêtement, la publicité qui entoure cette affaire m'a tellement traumatisée que ce qu'il [Polanski] m'a fait me semble pâle en comparaison (...). Je n'ai pas de rancoeur envers lui, ni aucune sympathie non plus. C'est un étranger pour moi (...) Mon attitude surprend de nombreuses personnes. C'est parce qu'ils n'ont pas dû affronter tout cela. Ils ne savent pas tout ce que je sais (...)."

"Les gens ne savent pas avec quelle injustice j'ai été traitée par la presse. Je me suis sentie violée ! Les médias m'ont fait vivre un enfer, et j'essaie de mettre tout ça derrière moi. Aujourd'hui, je suis très heureuse dans ma vie. J'ai trois enfants et un mari. Je vis dans un endroit magnifique et j'aime mon travail. Que pourrais-je demander de plus ? Personne ne doit s'inquiéter pour moi. La seule chose qui m'inquiète, c'est que ce qui m'est arrivé en 1977 continue à arriver à des filles tous les jours. Mais si les gens s'intéressent à moi, c'est parce que M. Polanski est une célébrité. Je ne trouve pas ça juste. Il y a certainement d'autres personnes à qui cela pourrait vraiment servir."


...et si on faisit taire ce "tabou" ??????
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MessageSujet: Le prince et le pédophile : de Cohn-Bendit à Polansk   Mer 30 Sep - 6:10

Le prince et le pédophile : de Cohn-Bendit à Polanski
Posté par Olivier de Granvil
le 30 septembre 2009

La pédopornographie sur Internet est diabolisée. Mais la pédophilie bien réelle est angélisée, pour peu qu’elle soit le fait de célébrités (des « people ») comme Cohn-Bendit ou Roman Polanski. Les sociétés traditionnelles réprimaient la pédophilie dans le secret de leurs institutions ; la société moderne post soixante-huitarde en a fait un instrument politique.

P-do

Explications :

1-De la protection de l’innocence dans les sociétés traditionnelles…

Dans les sociétés traditionnelles la pédophilie était cachée. Le silence protégeait la candeur des enfants et l’innocence des relations parents/enfants. Pour autant, le risque d’atteinte à l’intégrité des enfants n’était pas négligé : les parents leur recommandaient la prudence dans leurs relations avec les adultes et la légende de « l’ogre » visait à protéger des mauvaises rencontres. Bien sûr, il arrivait que des adultes pervers débauchent des gamins : alors, sans porter l’affaire sur la place publique, les institutions – famille, église, école, mouvements de jeunesse – réglaient l’affaire en leur sein. La sexualité, même déviante, restait d’abord une affaire privée, même si la loi réprimait le détournement de mineurs.

2-…à l’apologie des pratiques déviantes pour détruire l’ordre ancien

Dans la foulée de Mai 68, la révolution des mœurs a changé la donne. La « libération sexuelle » est devenue un instrument au service, non de la « révolution », mais de la révolte des élites :
http://www.polemia.com/article.php?id=1902

Dans son élan la « révolution sexuelle » a déculpabilisé dans un premier temps puis magnifié les pratiques sexuelles jugées jusqu’ici « déviantes » : l’homosexualité d’abord, la pédophilie ensuite. La légitimation des relations sexuelles adultes/enfants a été promue par toute une génération de soixante-huitards (joignant parfois le geste à la parole) : de Cohn-Bendit à Serge July (fondateur du quotidien Libération) en passant par Michel Polac (inventeur d’une télévision de lynchage médiatique) et Romain Goupil (cinéaste issu de la Ligue communiste révolutionnaire).
« Cohn-Bendit : l’angélisation de l’ogre » :
http://www.polemia.com/article.php?id=2209

En 1977, des communistes aux « nouveaux philosophes » toute l’intelligentsia signe une pétition en faveur d’inculpés dans une affaire de pédophilie : Louis Aragon, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Roland Barthes, Francis Ponge, André Glucksmann, Bernard Kouchner, François Chatelet, Patrice Chéreau, Philippe Sollers, Félix Guattari, Jack Lang. Il s’agit alors de « libérer » les enfants de l’oppression de ces institutions que sont la famille, l’école ou l’église. La pédophilie est une arme de guerre pour détruire l’ordre ancien.

3-Les affaires de pédophilie : du grain à moudre pour les médias

La fin des années 1980 et surtout le début des années 1990 seront marqués par un revirement de la situation : la pédophilie est à nouveau réprimée, mais surtout les affaires de pédophilie deviennent pain bénit pour les médias qui y trouvent bien des avantages :

– commercialement : des histoires faciles à raconter, assez sordides et se vendant bien ;

– idéologiquement : des coupables intéressants issus de toutes les couches de la population, sans oublier des pères de famille, des prêtres et des chefs scouts. Bref, des cas particuliers bien utiles pour achever le travail de destruction des institutions traditionnelles.

Dans cet esprit, la parole de l’enfant est absolutisée par des « experts » pédiatriques qui ne veulent pas voir qu’elle peut aussi être mythomane. Cette sacralisation du témoignage enfantin couplée avec l’hypermédiatisation débouche sur le scandale d’Outreau : cédant à un emballement médiatique, procureurs et juges condamnent sans discernement innocents et coupables de cette petite ville populaire du Pas-de-Calais. La fragilité des preuves (où commence un attouchement ?) et la médiatisation des affaires débouchent sur de nombreux suicides : de coupables parfois, d’innocents souvent.

Qu’importe : grâce à cela l’appareil bureaucratique et l’appareil judiciaire disposent d’un moyen privilégié pour intervenir à l’intérieur de la vie des familles, des églises et des mouvements de jeunesse, ce qui nous rappelle que c’est toujours au nom du « bien » que le totalitarisme progresse.

4-Le prétexte de la pédopornographie, cheval de Troie à la censure sur Internet

Aujourd’hui des ministres et des célébrités racontent sans vergogne qu’ils vont chercher « des garçons » dans des pays plus ou moins lointains (Maroc ou Tunisie, Thaïlande ou Indonésie). Pourtant la lutte contre la pédophilie sur Internet (en fait contre la pédopornographie) est promue grande cause nationale. Dès le milieu des années 1990, le Parlement européen a multiplié les résolutions visant à « combattre sur Internet la pédophilie, le révisionnisme et le racisme ». Et c’est toujours au nom de la « lutte contre la pédophilie » que sont prises des mesures visant à censurer Internet en France. La pédophilie est ainsi un simple prétexte avancé pour roder des dispositifs de censure contre ce qui menace le politiquement correct.

L’affaire Polanski est à cet égard exemplaire de l’hypocrisie de la classe dirigeante. Médias et hommes politiques (de Frédéric Mitterrand à Nicolas Sarkozy) sont venus au secours de ce cinéaste condamné aux Etats-Unis pour avoir eu (et reconnu) des relations sexuelles avec une mineure de treize ans. Et ce sont les mêmes qui militeront pour la censure sur Internet au nom du risque d’y trouver des images pédopornographiques !

Portée sur le devant de la scène depuis quarante ans, la pédophilie n’a sûrement pas reculé, bien au contraire : les hommes de « mauvaise vie » (titre d’un ouvrage autobiographique récent de Frédéric Mitterrand) ne quittent les salles de rédaction que pour les palais ministériels. Mais la valorisation de la pédophilie comme de la lutte contre la pédopornographie a servi de bélier : contre les institutions traditionnelles dans un premier temps ; contre la liberté sur Internet dans un deuxième temps.

Andrea Massari
28/09/2009

Polémia
28/09/2009

Le visage abominable de Mai 68 : la pédophilie

Les médias nous font l’apologie, avec un brin de nostalgie, de cette période de délire obsessionnel. Sur son blog, Alain Escada nous rappelle que la libération sexuelle n’était pas seulement une vague histoire de coucheries hors-mariage : bon nombre de soixante-huitards ont milité pour la pédophilie !

« En 1977, plusieurs intellectuels signent une pétition en faveur d’inculpés maintenus en détention provisoire pendant trois années dans une affaire de pédophilie. Les signataires s’appellent Louis Aragon, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Roland Barthes, Francis Ponge, André Glucksmann, Bernard Kouchner, François Chatelet, Patrice Chéreau, Philippe Sollers, Félix Guattari, Jack Lang… Si le journal Le Monde, qui a publié cette pétition, fait aujourd’hui son autocritique, Libé joue sur les deux tableaux : Serge July avoue que son journal a “légitimé des pratiques parfois criminelles”. »

« Michel Polac, journaliste et écrivain, ancien chroniqueur à l’hebdomadaire gauchiste Charlie-Hebdo, fut en 1968 l’un des organisateurs de la grève de l’ORTF. Dans l’un de ses livres, il parle de son expérience homosexuelle et… pédophile ! »

« Romain Goupil, cinéaste, socialiste, ancien membre de la Ligue communiste révolutionnaire : “J’ai envie de dire : oui, je suis pédophile !” »

http://alainescada.hautetfort.com/archive/2008/05/09/mai-68-michel-polac-et-la-pedophilie.html

Que dit Daniel Cohn-Bendit, principal meneur de Mai 68 ?

Daniel Cohn-Bendit, Le Grand Bazar, Paris, édition Belfond, 1975 :
« Il m’est arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : “Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi vous m’avez choisi, moi, et pas les autres gosses ?” Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même » (p. 203).

« Un des problèmes du jardin d’enfants, c’est que les libéraux admettent, à la rigueur, l’existence de la sexualité, alors que nous, on essayait de la développer, d’avoir un comportement qui permette aux enfants de réaliser leur sexualité » (p. 209).

Mai 1977. Le quotidien Libération, organe « contestataire », porte-parole de l’esprit de Mai 68, publie ce glaçant plaidoyer pour la pédophilie et contre « l’ordre moral » :

« La tyrannie bourgeoise fait de l’amoureux des enfants un monstre de légende qui croque les chaumières. Nous casserons ensemble monstres et chaumières » (Libération du 07/05/1977).

A.M.

Andrea Massari

Aux européeenes amis « écologistes », vous avez voté pour un pédophile
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