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 Effets divers

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MessageSujet: Effets divers   Sam 20 Sep - 8:47

La chaleur diminue la capacité des plantes à absorber du CO2

PARIS - La végétation et les plantes peuvent mettre jusqu'à deux ans après une année particulièrement chaude avant de retrouver leur capacité à absorber le dioxyde de carbone, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.

Des scientifiques américains ont fait ce constat sur la base d'une expérience conduite sur des parcelles de 2,4 mètres de long, 1,2 mètre de large et 1,80 mètre de profondeur prélevées sur des prairies du centre de l'Oklahoma (sud des Etats-Unis).

Ces écosystèmes miniatures ont été transférés pour quatre ans dans quatre laboratoires de la taille d'un conteneur où la luminosité, la température et les précipitations pouvaient être contrôlés, tout comme les émissions de CO2.

Deux des quatre laboratoires étaient programmés pour reproduire les conditions prévalant sur le site où les sols avaient été prélevés; ces conditions avaient été préalablement observées durant une période de sept ans.

Les deux autres chambres ont été exposées à une hausse de 4°C de la température durant la deuxième année de l'expérience.

Durant l'année anormalement chaude et l'année suivante, les deux parcelles ont absorbé trois fois moins de CO2 que celles exposées à une température normale, ont constaté Jay Arnone et ses collègues du Desert Research Institute situé à Reno, dans le Nevada.

La végétation constitue un important "puits" de carbone, qui fonctionne grâce la photosynthèse, responsable de la croissance des plantes, et grâce aux micro-organismes qui retiennent le carbone dans le sol lors de la décomposition de la matière organique.

L'élévation retenue de 4°C de la température correspond à la limite supérieure des estimations de réchauffement moyen à la surface de la Terre d'ici la fin du siècle par le panel d'experts de l'ONU sur le climat (GIEC).

Si cette élévation est progressive, les plantes pourraient mettre en place des mécanismes d'adaptation. Mais les auteurs ont voulu montrer par l'expérience l'effet de vagues de chaleur plus soudaines.

Selon les prévisions des experts du GIEC, le réchauffement climatique devrait se traduire par une multiplication des années chaudes et des épisodes de canicule.

Si les plantes et les sols absorbent moins de carbone, davantage de CO2 sera rejeté dans l'atmosphère, contribuant à l'effet de serre et accélérant le réchauffement.

Source vérifiée / 17 septembre 2008
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MessageSujet: L'Arctique face au défi du réchauffement climatique   Ven 24 Oct - 18:23

À l'heure où le réchauffement climatique s'intensifie, l'Arctique est en passe de devenir un enjeu stratégique et économique majeur. Le glaciologue Olav Orheim est revenu sur les défis qui attendent la région ces prochaines décennies.

Depuis plusieurs années nous avons vu évoluer le réchauffement climatique en Arctique et ce réchauffement s'accélère (.). Si nous savons qu'une augmentation de la température de l'ordre de 2°C est supportable pour l'avoir déjà vécu, nous allons aujourd'hui vers des territoires inconnus, a alerté le glaciologue Olav Orheim, à l'occasion d'une conférence consacrée à l'Arctique et qui s'est déroulée au Palais de la Découverte de Paris, le vendredi 17 octobre.

Le scientifique norvégien s'est plus particulièrement penché sur le cas du Svalbard, l'une des régions les plus au nord de la planète. Plus connu en France sous le nom de Spitzberg, le Svalbard se situe en effet à seulement 1.300km du pôle et les 2/3 de son territoire sont recouverts de glaciers. Or, explique Olav Orheim, malgré sa position géographique privilégiée, cette région dont le climat était jusqu'ici arctique, connaît de premiers signes de réchauffement. C'est ce que prouve par exemple, l'apparition récente sur son territoire de nouvelles espèces venues du sud.

Pire encore en Arctique, la banquise dont la surface représentait environ 8 millions de km2 en 1979 est passée à 4 millions de km2 en 2008 provoquant une augmentation du niveau de la mer de l'ordre de 2 à 3 mm par an. Les prévisions concernant cette augmentation seraient par ailleurs plus basses que la réalité, estime le scientifique. Le mécanisme d'amplification ayant été sous-estimé, selon lui.

Enfin, la libération du méthane du permafrost inquiète plus particulièrement Olav Orheim. Bien que les émissions soient quantitativement moins importantes que celles du CO2, le méthane a un pouvoir réchauffant plus important. Par ailleurs, on ne peut pas arrêter sa diffusion.

Les prochains défis de l'Arctique

La communauté scientifique présage que le bouleversement climatique va amener le Grand nord à représenter un enjeu stratégique et économique important, dans les prochaines décennies.

En Arctique, le réchauffement entraînera en premier lieu, une modification des activités économiques telle que l'essor de la pêche ou encore de l'agriculture.

Dans un même temps, la fonte des glaces liée au réchauffement laisse entrevoir l'ouverture de certains passages maritimes, jusqu'ici difficilement navigables. L'accès au pétrole sera alors facilité. On pense en effet, qu'en dehors du Moyen-Orient, l'Arctique dispose des plus grandes réserves de pétrole inexploitées, indique Olav Orheim.

D'autres défis se révéleront plus inquiétants, comme l'affluence des touristes et des navigateurs qui vont être de plus en plus nombreux à vouloir se rendre au pôle nord . Nous devons répondre à certaines questions avant de laisser passer tous ces gens sur le territoire arctique, qui jusqu'ici n'accueille que des chercheurs, des scientifiques ou simplement des habitants .

M. BERNARD


http://www.actu-environnement.com/ae/news/arctique_rechauffement_climatique_6054.php4
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MessageSujet: La fonte des glaciers se poursuit à grande vitesse   Jeu 5 Fév - 9:55

Jeudi 29 janvier

Les glaciers continuent de fondre dans le monde entier à une vitesse inquiétante. Selon les derniers chiffres du "World Glacier Monitoring Service (WGMS)", installé à l'Université de Zurich, l'épaisseur de la glace a diminué en 2007 de 67 centimètres équivalent-eau (Eq-e), soit près de 74cm en épaisseur de glace. Certains glaciers alpins ont eux perdu près de 2,5m d'épaisseur.

Les derniers chiffres concernant plus de 80 glaciers confirment la tendance à la fonte constatée depuis près de 30 ans. Au cours de cette période, les glaciers qui ont été observés sur le long terme (30 glaciers dans neuf régions montagneuses du monde) ont perdu près de 11m Eq-e, soit près de 12m de glace. Entre 1980 et 1999, la glace a perdu en moyenne 30cm par an en épaisseur, mais cette valeur est passée à près de 70cm par an après 2000.

Selon Michael Zemp, glaciologue et collaborateur du WGMS, la perte de glace en 2007 n'a pas été aussi importante qu'en 2006 mais il y a de grosses différences entre les massifs. Les glaciers des Alpes européennes ont perdu en moyenne près de 2,5m Eq-e alors que l'épaisseur de certains glaciers côtiers en Scandinavie a gagné un mètre. Toutefois, 2007 est la sixième année du nouveau siècle au cours de laquelle la perte moyenne des glaciers observés à long terme a dépassé un mètre. La vitesse de fonte a ainsi doublé par rapport aux année 1980 et 90.

Dans les Alpes européennes, la perte a atteint 1,8m au Hintereisferner (Autriche) et 2,2m au Sonnblickkess (Autriche), 2,5m au glacier de Sarennes (France) et même 2,8m au glacier de Caresèr (Italie). En Suisse, une perte de 1,3m a été enregistrée au glacier de Silvretta et 1,7m à celui de Gries. En Norvège, quelques glaciers proche de la côte (Nigardsbreen, +1m, et Ålfotbreen, +1,3 m) ont gagné en épaisseur alors que les glaciers de l'intérieur en ont perdu (Hellstugubreen, Gråsubreen: -0,7m).

En Amérique du Sud, les bilans ont tous été négatifs, de -0,1m au Echaurren Norte (Chili) à -2,2 m au Ritacuba Negro (Colombie). En Amérique du Nord, on note quelques valeurs positives aux North Cascade Mountains et au Juneau Ice Field. Les valeurs ont été négatives pour les glaciers des Kenai Mountains et de l'Alaska Range, ainsi que dans les Coast Mountains du Canada et dans l'Arctique canadien.

Le "World Glacier Monitoring Service" a été mis sur pied en 1984, sur le modèle du réseau suisse d'observation des glaciers. Il est aujourd'hui responsable de la collecte et du traitement des données du monde entier. Le WGMS, dont le siège se trouve à l'Institut de géographie de l'Université de Zurich, est en rapport avec tous les pays où des glaciers sont observés. Il fournit des données pour l'étude du climat aux organisations internationales intéressées. AP

Source : ASSOCIATED PRESS

http://fr.news.yahoo.com/3/20090129/twl-science-glaciers-fonte-1be00ca.html
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MessageSujet: La fonte des glaciers du plateau du Qinghai-Tibet inquiète les scientifiques chinois   Dim 8 Fév - 8:06

Le 6/2/2009 par Anna Franchini (Aujourd'hui la Chine)

Les glaciers qui servent de réserve d'eau au plateau du Qinghai-Tibet fondent à une « vitesse alarmante », selon les scientifiques chinois. Ils ont reculé de 196 km2 en 40 ans, une surface équivalente à un quart de la superficie de la ville de New York.

Les glaciers de la région, à la source du Yangtze, le plus long fleuve de Chine, ne couvrent plus que 1051 km2 alors qu'ils en couvraient 1247 km2 en 1971, a déclaré le chef des ingénieurs qui étudient le phénomène depuis trois ans, cité par l'Agence Chine Nouvelle.

Xin Yuanhong a également expliqué que la fonte des glaciers du Qinghai-Tibet représente 889 millions de mètres cubes d'eau, assez pour remplir le plus grand réservoir de Pékin.

L'équipe d'experts issue de l'Institut de recherche Géologique du Qinghai et de l'Université des sciences géologiques de Pékin a observé les glaciers entre juin 2005 et août 2008. Ils viennent de terminer leur rapport qui sera utilisé par l'Institut de Géologie chinois et par le Ministère du Territoire et des Ressources naturelles. Ce dernier souhaite mettre en place une politique de préservation de l'eau.

Les experts ont également constaté que la langue glaciaire du Yuzhu dans les montagnes du Kunlun a baissé de près de 1500 mètres depuis 40 ans. C'est à l'Est, dans le col de Tanggula que la fonte est la plus rapide, le glacier à reculé de 265m cette année.

En 1970, le taux de fonte annuel était de 7,57m.

L'accélération de la fonte est due au réchauffement de la planète précisent les experts. Pour l'instant la fonte des glaciers alimente les rivières, mais à long terme quand ils auront complètement fondu, un risque de sécheresse pourrait s'installer.

De plus, comme l'explique Li Lin responsable de la stratégie de Conservation du WWF en Chine, le réchauffement de la région attire de plus en plus d'éleveurs, ce qui ajoute une pression sur l'écosystème.

Tibet environnement

Source : Aujourd'hui la Chine

http://www.aujourdhuilachine.com/informations-chine-la-fonte-des-glaciers-du-plateau-du-qinghai-tibet-inquiete-les-scientifiques-chinois-10376.asp?1=1
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MessageSujet: L'océan perd sa capacité à retenir le CO2   Lun 16 Fév - 9:39

PARIS — Les océans du globe sont de moins en moins capables d'exercer leur fonction de stockage du CO2, ce qui provoque une augmentation de la quantité de gaz à effet de serre larguée dans l'atmosphère, selon plusieurs études convergentes rapportées vendredi par le CNRS.

"L'océan est le principal puits de carbone planétaire, mais depuis dix ans, il est de moins en moins capable de jouer ce rôle, au Nord comme au Sud", constate le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dans un communiqué qui fait la synthèse de trois programmes de recherche récents.

La capacité d'absorption de CO2 de l'océan austral, auparavant estimée à 500 millions de tonnes par an, serait en réalité dix fois moins élevée, selon les résultats des mesures récentes, plus complètes que celles réalisées au début des années 90.

Le phénomène serait lié à une intensification des vents qui font remonter des profondeurs vers la surface de grandes quantités de C02.

La diminution de l'efficacité de l'océan en tant que puits de carbone a également été constatée dans l'Atlantique nord.

Mais "dans l'hémisphère nord, on ne sait pas encore à quoi l'attribuer. Ca pourrait être la circulation de l'océan qui a changé, une réponse des écosystèmes ou de l'activité biologique, mais on n'a pas encore d'attribution définitive", a déclaré à l'AFP Nicolas Metzl, de l'Institut Pierre Simon Laplace.

"Ce ne sont pas des modèles, mais des observations", insiste le chercheur.

Il rappelle que "chaque année, 10 milliards de tonnes de CO2 sont injectées dans l'atmosphère par les activités humaines, contre 6 milliards dans les années 90".

Alors que l'océan perd parallèlement de sa capacité d'absorption, son efficacité en tant que puits de carbone, "estimée auparavant à environ 30%, tombe à moins de 20%", constate le chercheur.

Source vérifiée

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iUowUzJl3tIeDYnpPIM4Gfyn3Mag
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MessageSujet: Le réchauffement de la planète provoquerait plus de troubles respiratoires   Mer 25 Fév - 18:49

Avec les températures en hausse, plus de patients seraient hospitalisés pour des troubles respiratoires, selon une analyse des données de 12 villes européennes dans le cadre d'un projet collaboratif intitulé PHEWE, qui porte sur l'impact à court terme du climat sur la santé en Europe. D'après les résultats, pour un degré en hausse, le nombre de personnes hospitalisées pour des troubles respiratoires augmente de 4%

Le réchauffement de la planète a occasionné des températures plus hautes et du temps plus rigoureux, mais il porte aussi des conséquences secondaires, notamment sur la santé. Le projet PHEWE (Prévention des conséquences graves pour la santé des conditions climatiques en Europe) a examiné le lien entre le nombre de personnes hospitalisées et les températures plus hautes. D'après les résultats, pour un degré en hausse, le nombre de personnes hospitalisées pour des troubles respiratoires augmente de 4%.

"Les résultats sont importants puisqu'on s'attend à une augmentation de la prévalence des maladies chroniques, comme la BPCO, en raison de la population vieillissante. De plus, le changement climatique et l'augmentation de certains polluants dans l'air, surtout l'ozone, risquent d'aggraver les maladies chroniques respiratoires. Les interventions pour la santé publique devraient donc viser à prévenir ces maladies, notamment pendant la période estivale", dit le Dr. Paola Michelozzi, directrice d'Epidémiologie Ecologique à l'Autorité Locale pour la Santé, à Rome.

L'étude est publiée dans le numéro du mois de mars du journal American Thoracic Society's American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.

Source : CommentCaMarche - © Tous droits réservés 2009

http://sante-medecine.commentcamarche.net/actualites/le-rechauffement-de-la-planete-provoquerait-plus-de-troubles-respiratoires-108769-actualite.php3
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MessageSujet: Réchauffement climatique : les conséquences seraient très sous-estimées   Lun 2 Mar - 19:51

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Plusieurs conséquences du réchauffement climatique en cours s’avèrent bien plus critiques que ce qui avait été prévu à l’origine, amenant les scientifiques à revoir l’évaluation des risques.

« Aujourd’hui, nous devons admettre que les risques d’impacts négatifs liés au changement climatique sont plus élevés que ce qui avait été estimé il y a quelques années », affirme Hans-Martin Füssel, du Potsdam Institute of Climate Impact Research (PIK). Il est l'un des auteurs d'une publication (dans les Pnas) qui effectue une nouvelle analyse des données du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat). Un résumé est disponible dans un communiqué de l'université de Postdam.

Selon lui et les autres co-auteurs de cette publication, les risques s’accroîtraient de façon très significative, y compris au départ de petites augmentations de température des moyennes terrestres au-dessus du niveau de 1990. Cette hypothèse se base, entre autres, sur la constatation que de nombreux écosystèmes comme les récifs coralliens ou les glaciers se sont avérés beaucoup plus sensibles au réchauffement et à l’augmentation de la concentration de CO2 que ce qui avait été anticipé par le troisième rapport du GIEC en 2001.

La nouvelle estimation est basée sur une observation des impacts du réchauffement et une « meilleure compréhension » du système climatique. En outre, les régions, les secteurs et les populations affectées par ces changements ont été recensés avec plus de précision.

En conclusion, il est de plus en plus évident que même les plus légères augmentations de la température moyenne au-dessus des valeurs de 1990 peuvent dérégler le système climatique dans son ensemble avec le risque d’incidences très importantes s’étalant sur plusieurs siècles, comme la fonte accélérée des glaces du Groenland avec de multiples conséquences irréversibles sur l’environnement (réchauffement en cascade par réduction de l’effet d’albédo, injection d’eau douce dans la mer entraînant la suppression, voire l’inversion de courants marins, hausse du niveau océanique, etc.).

Du travail pour la prochaine réunion de Copenhague

La recrudescence des ouragans, des incendies, les vagues successives de sécheresses et les canicules en nette augmentation depuis le début de la décennie entraînent déjà des dégâts et des pertes humaines bien plus importantes qu’au cours de périodes identiques lors du dernier siècle. « Si le risque est plus important, la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre est aussi plus grande, tout comme le besoin d'aider les régions les plus vulnérables dans le monde à faire face aux conséquences du changement climatique. Une telle approche est aussi une question de justice puisque nombre de pays émettant le moins de gaz à effet de serre sont aussi les plus faibles et les plus affectés », commente Hans-Martin Füssel.

Selon le rapport, il y a nécessité absolue de limiter le réchauffement climatique à deux degrés par rapport aux moyennes de 1990 sous peine de modifications climatiques graves et irréversibles. Stephen Schneider, climatologue à l'université de Stanford en Californie, co-auteur à la fois des rapports de 2001 et 2009, affirme qu’il serait dramatique que la conférence sur le changement climatique organisée par les Nations-Unies à Copenhague à la fin de cette année ne tienne pas compte de ces nouveaux paramètres.

Il y a seulement une semaine, Christopher Field, directeur du Department of Global Ecology de la Carnegie Institution de Washington, avait déclaré lors de la réunion annuelle de l'Association américaine pour le progrès de la science que l’augmentation des rejets de CO2 dans l’atmosphère était passée de 0,9 % par an dans les années 90 à 3,5 % par an depuis l’an 2000.

L’étude actuelle avait été précédée de deux autres, soulignant déjà la sous-estimation du risque climatique.

Fin janvier 2009, une étude de Susan Solomon, de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), concluait que l’augmentation de la température de surface des océans, des précipitations et du niveau océanique ont déjà introduit des changements irréversibles qui ne pourront s’atténuer que mille ans après l’arrêt complet des émissions de CO2.

Le 14 février dernier, un rapport de la Carnegie Institution rédigé par Chris Field avertissait que l’accumulation beaucoup plus rapide que prévu des gaz à effet de serre dans l’atmosphère augmente le risque d’un changement climatique irréversible d’ici la fin du siècle.

Enfin, l'étude pour l'Année polaire internationale (API), menée sur le terrain en 2007 et 2008 par des milliers de scientifiques, et qui vient de se clôturer, a révélé que le réchauffement en Antarctique est « beaucoup plus étendu que prévu », tandis que les glaces arctiques se réduisent et que la fonte du dôme de glace du Groënland s'accélère.

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/meteorologie-1/d/rechauffement-climatique-les-consequences-seraient-tres-sous-estimees_18414/
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MessageSujet: Crue historique de l'amazone   Ven 8 Mai - 17:43

Crue historique de l'Amazone, fleuve le plus puissant du monde


LE MONDE - RIO DE JANEIRO CORRESPONDANT

L'Amazone connaît une crue historique. Le plus puissant fleuve du monde a atteint un niveau d'eau inégalé : 841 cm. La précédente crue record (810 cm) datait de mai 2006. Ce phénomène est observé dans la ville d'Obidos (Etat du Para), à 800 km de l'océan Atlantique. Ces relevés ont été effectués dans la plus importante station hydrologique de la planète par des chercheurs français et brésiliens de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l'université de l'Etat d'Amazonas (UEA), en coopération avec l'Agence nationale de l'eau (ANA) et le Service géologique du Brésil (CPRM).

Sur le même sujet

Edition abonnés Fiche pays : Brésil

La crue pourrait durer deux mois. Début mai, les experts ont mesuré le plus gros débit fluvial jamais enregistré dans le monde : autour de 280 000 m3/s, soit cinq fois plus que celui du Congo, deuxième fleuve le plus puissant. Le débit moyen de l'Amazone avoisine 185 000 m3/s.

VARIABILITÉ CLIMATIQUE

Cette crue est un phénomène annuel. Mais elle est, cette année, à la fois précoce et d'une ampleur exceptionnelle du fait d'un décalage temporel de la saison des pluies dans l'ensemble du bassin amazonien. Habituellement, les grands affluents de l'Amazone alternent leur crue : le Madeira a la sienne fin avril et le Negro fin juin. Le Solimoes, la partie de l'Amazone comprise entre la frontière Brésil-Colombie-Pérou et la ville de Manaus, en mai. Cette année, toutes les crues ont lieu en même temps. Dès janvier, le Solimoes a commencé à monter de 5 m - au lieu de quelques dizaines de centimètres - en vingt jours. Le rio Marañon, formateur, au Pérou, du Solimoes, connaît une crue dont l'intensité ne revient que tous les cent ans. "Ce qui frappe, c'est la dimension régionale du phénomène", souligne Naziano Filazola, coordonnateur, basé à Manaus, du Réseau de météorologie et d'hydrologie de l'Amazonie (Remethi). Il résulte des pluies abondantes qui sont tombées sur tout le nord du bassin amazonien depuis décembre 2008.

La convergence de deux facteurs explique ces précipitations. D'une part, l'effet de la Niña modifie la température des eaux de surface du Pacifique et favorise la pluviosité. D'autre part, des températures de surface océaniques élevées sur l'Atlantique tropical nord maintiennent la vapeur d'eau près de la ligne de l'équateur. Le nord de l'Amazonie reçoit ainsi trop de pluie alors que les pays du bassin du rio de la Plata connaissent une sécheresse exceptionnelle.

La crue de l'Amazone rend la pêche moins fructueuse. Les poissons, "dilués" dans un plus grand volume d'eau, restent au fond du fleuve, plus difficiles à capturer.

Il n'est pas possible d'établir un lien direct entre le changement climatique mondial et la crue record de l'Amazone. Mais une chose est sûre, la variabilité climatique amplifie les situations extrêmes. "Les pics de crue sont de plus en plus forts et les étiages de plus en plus faibles, sans que cela n'entraîne forcément une hausse du débit moyen annuel du fleuve", constate Jean-Loup Guyot, représentant de l'IRD au Brésil. La crue de 2006 avait ainsi succédé à la grande sécheresse de 2005.

Présent dans six pays d'Amérique latine, l'IRD fournit ses informations à un Observatoire de recherche en environnement (ORE) créé en 2003. Au Brésil, les études portent notamment sur le suivi des dynamiques fluviales et la prévision des crues et des sécheresses. Grâce aux données des radars altimétriques, les chercheurs peuvent aussi suivre en temps quasi réel les volumes d'eau des zones d'inondation tropicales, un paramètre nécessaire à l'évaluation des émissions et des stockages des gaz à effet de serre.

Jean-Pierre Langellier

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/08/crue-historique-de-l-amazone-fleuve-le-plus-puissant-du-monde_1190506_3244.html
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MessageSujet: Scénarios pour un bouleversement planétaire   Jeu 4 Juin - 17:10

Le réchauffement climatique est un phénomène global : il touche toute la planète et non pas telle ou telle région en particulier. De fait, comme il atteint des zones géographiques variées, ses conséquences peuvent être très diverses. De nombreux scénarios sont envisagés. Certains tendent à se vérifier, d'autres restent de l'ordre de l'hypothèse.



Le réchauffement fait fondre les glaciers et fait donc monter le niveau de la mer. Celui-ci a progressé de 3 mm/an depuis 1993, ce qui reste modeste à première vue, mais le mécanisme est en fait plus complexe qu’il n’apparaît. Ainsi, l’effet mécanique de dilatation des océans joue actuellement un rôle important dans ce phénomène. Par ailleurs, la fonte de l’arctique, qui est déjà très avancée et qui pourrait être complète avant la fin du siècle ne modifie pas le niveau de l’eau. C’est comme un glaçon qui flotte : il ne fait pas déborder le verre.



Fonte des glaces et niveau des mers



Au Groenland, la fonte qu’on pensait modeste crée un écoulement d’eau qui « lubrifie » les glaciers et faciliterait leur écoulement. Le mécanisme pourrait donc s’accélérer considérablement. La fonte totale du Groenland amènerait une augmentation de 6 ou 7 mètres du niveau de la mer.



La situation en Antarctique est, elle aussi, complexe. C’est un continent immense et la situation à l’Ouest (sous l’Amérique du sud) est différente de celle à l’Est (sous l’Australie). Dans le premier cas, il y a une fonte avérée, dans le second, il y aurait une légère augmentation de la quantité de glace ! Par ailleurs, avec des températures atteignant -70°C au cœur du continent, il n’est pas prévu que le continent fonde complètement. Toutefois, si cela arrivait, le niveau de la mer monterait de 60 mètres environ.



La montée des eaux pose un problème majeur parce qu’un partie importante de la population mondiale vie sur les côtes. C’est les cas des habitants des micro-états du Pacifique dont certains, comme à Tuvalu, sont immédiatement menacés. Mais c’est également le cas des habitants de grandes métropoles comme New York, Londres ou Shanghai.



La fin du gulf stream ?



Le réchauffement climatique et la fonte de l’Arctique pourrait modifier les courants océaniques intercontinentaux, et en particulier le gulf stream. Si celui-ci s’arrêtait, le climat pourrait se refroidir en Europe, entend-on parfois. En fait, les conditions qui amènerait à son arrêt ou même à son ralentissement sont mal connues, de même que l’impact exact qu’il a sur le climat européen. Et dans tous les scénarios, l’Europe continuerait en fait à se réchauffer dans les années à venir.



Tempêtes



Après la canicule de 2003 en Europe et l’ouragan Katrina en 2005 aux Etats-Unis, un grand débat a agité la communauté scientifique : le réchauffement favorise t-il les tempêtes et les phénomènes climatiques extrêmes ? Le point est assez technique, et, bien entendu, tornades ou sécheresses sont déjà arrivées avant le réchauffement. Aujourd’hui, les chercheurs pensent que le réchauffement va amener une augmentation de l’intensité des cyclones tropicaux et de la fréquence des épisodes de températures extrêmement élevées.



Sécheresse



S’il fait plus chaud, on imagine un climat plus sec. Les précipitations vont probablement diminuer dans les zones subtropicales. Mais l’augmentation de la température favorise aussi l’évaporation des océans et donc les précipitations au niveau des latitudes plus élevées. Mais ces précipitations seront probablement plus intenses et violentes ; l’eau sera moins bien récupérée par les sols.

La fonte des glaciers va également diminuer l’alimentation des fleuves de la planète ; de nombreuses zones souffriront d’une baisse de leurs ressources en eau.



Ecosystèmes



Des écosystèmes entiers sont menacés par le réchauffement. En général, les espèces animales et végétales migrent vers les pôles ou en altitude pour retrouver les températures auxquelles elles sont habituées. Ainsi, l’aire de répartition de nombreux arbres se déplace d’ores et déjà vers le Nord en Europe. Mais ce n’est pas toujours possible. C’est ainsi le cas dans l’Arctique : les ours blancs pourraient disparaître car ils n’ont nulle part où aller. La toundra et la forêt boréale sont également menacées.



Certains animaux dangereux pour l’homme et habituellement cantonnés aux régions tropicales pourraient atteindre des régions plus tempérées. C’est déjà le cas de certains moustiques porteurs du paludisme ou d’autres maladies, comme la fièvre du Nil occidental, qui a tué plusieurs centaines de personnes aux USA, y compris à New York, ces dernières années.



Océans



Les océans seront atteints de deux manières. Tout d'abord, le réchauffement menace les récifs coraliens. Or, ceux-ci sont à la base d’écosystèmes très riches. [Voir fiche récifs coralliens] Ensuite, plus il y a de CO2 dans l’atmosphère, plus il y en a qui est absorbé par les océans. Or le CO2 acidifie l’eau. Cette acidification pourrait menacer un certains nombre d’organismes en les empêchant notamment de former leur squelette. Le plancton est particulièrement sensible à ce phénomène, or, il est à la base de la chaîne alimentaire marine !



Positif



Certaines zones vont bénéficier du réchauffement, s’il reste modeste en tout cas : la production agricole des plaines du Canada, de Russie ou encore de l’Amérique du sud pourrait augmenter.



Les réserves minières présentes dans le sous-sol de ces régions pourraient aussi devenir plus facilement accessibles. Enfin, les transports maritimes pourraient profiter de la fonte de l’arctique : le passage du Nord-Ouest reliant l’Atlantique au Pacifique par le nord du Canada, représenterait un raccourci par rapport au canal de Panama. Le passage du Nord-Est, au-dessus de la Sibérie, pourrait également devenir beaucoup plus praticable.



Conséquences sociétales



Le réchauffement va transformer nos sociétés en modifiant les récoltes, forçant des gens à migrer. Inondations, tempêtes ou sécheresses auront leur lot de victimes, certaines maladies infectieuses pourraient se répandre, etc. Les sociétés d’assurances ont été les premières à essayer d’évaluer combien cela pourrait (leur) coûter. D’autres ont pris le relais et en 2006, le gouvernement britannique a publié un rapport dirigé par Nicholas Stern qui proposait une évaluation globale. Selon cette étude, si l’on ne fait rien, le réchauffement pourrait couter 5 500 milliards d’euros sur dix ans ! Prendre les mesures qui s’imposent pour lutter contre le phénomène coûterait environ 1% du PIB mondial par an. Soit 10 à 20 fois moins que ce que coûtera l’inaction !



Source : http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Energie-climat/Consequences/Consequences-du-rechauffement/(theme)/1392
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MessageSujet: [Afghanistan] Une terrible sécheresse touche le nord-ouest et provoque la fuite de nombreux habitants   Sam 18 Juil - 17:10

[Afghanistan] Une terrible sécheresse touche le nord-ouest et provoque la fuite de nombreux habitants

C’est une terrible sécheresse à laquelle doit faire face l’Afghanistan.

Les provinces de Badghis, Faryab, Jowzjan, Ghor, Saripul, Balkh et de Samangan, toutes situées dans la partie nord-ouest du pays, ont connu un hiver extrêmement rigoureux et très sec suivi d’une sécheresse extrême. Cet été, les températures ont dépassé les 40°C plusieurs jours consécutifs dans les provinces touchées.

C’est une situation très grave puisque la région vit, entre autres, de la culture du blé. Les récoltes cette année ont été très faibles à cause du manque d’eau. Les producteurs locaux estiment que la production est inférieure de 36% par rapport à celle de l’année dernière. Plus de la moitié des paysans de la province de Burka n’ont eu aucune récolte.

De nombreuses familles ont du fuir le nord-ouest de l’Afghanistan à cause de la sécheresse. Les ONG estiment que plus de 6500 personnes ont quitté leur lieu d’habitation. Ce sont ce que l'on appelle les réfugiés climatiques : elles sont obligées de se déplacer du fait des conditions climatiques incompatibles avec leur mode de vie.

Ce phénomène risque de s’accentuer dans les années à venir. On voit déjà, depuis plusieurs années, que les épisodes de sécheresse intense se multiplient et se prolongent en Afghanistan.

2007 avait été une année particulière pluvieuse pour l’Afghanistan. Des inondations avaient d’ailleurs tué près de 30 personnes et détruit des centaines de maisons cette année là. On peut ici noter que ces amplitudes extrêmes sont semblables à celles que les spécialistes attendent à l’échelle mondiale du fait du changement climatique.


Source : http://ma-meteo.over-blog.com/article-24655268.html
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MessageSujet: Changement climatique : les poissons de plus en plus petits   Mer 22 Juil - 16:54

Changement climatique : les poissons de plus en plus petits


Selon l'étude d'un cabinet français, les poissons des eaux européennes ont perdu la moitié de leur masse corporelle en l'espace de quelques décennies...

Régulièrement, des images des glaciers ou de la banquise permettent d'évaluer au fil des années les effets - souvent dévastateurs - du réchauffement climatique.

Mais d'autres changements d'ampleur causés à la nature sont moins perceptibles à l'oil nu, et peuvent se dérouler sous la surface de l'eau.

Ainsi, une étude de l'institut français Cemagref, publiée aujourd'hui aux Etats-Unis dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences démontre que les poissons des eaux européennes - et des mers du Nord ou Baltique - ont perdu la moitié de leur masse corporelle en l'espace de quelques décennies.

Différentes espèces ont en effet perdu environ la moitié de cette masse, au cours des 20 à 30 dernières années.

Autre chiffre : la masse totale des poissons présents dans les eaux européennes aurait baissé de 60%...

Selon les chercheurs, la température et le réchauffement des eaux influent sur les habitudes de reproduction des poissons. Or, comme les espèces de petite taille ont l'habitude de se reproduire dans des eaux plus chaudes, elles sont plus répandues aujourd'hui - de fait - avec des températures partout en hausse.

Matteu Maestracci

Source : http://www.france-info.com/spip.php?article321202&theme=29&sous_theme=31
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MessageSujet: Incendies de forêt   Mer 5 Aoû - 16:28

Chaque année, ce sont 350 millions d'hectares de terres boisées, de friches et de cultures qui sont ravagés par les flammes, privant de leurs moyens d'existence des millions d'individus, a indiqué le 27 juillet, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) . La destruction du couvert végétal par les incendies incontrôlés aggrave à la fois le réchauffement climatique, la pollution de l'air, la désertification et la perte de biodiversité, a prévenu la FAO.

Depuis la fin du mois de juillet, plusieurs milliers d'hectares ont été brûlés en Espagne, en Sardaigne, en Corse ou en Grèce. D'après l'organisation écologiste WWF qui vient de présenter l'''Incendiemètre 2009'', classifiant les différentes régions de l'Espagne en fonction de leur vulnérabilité aux feux de forêt, quatre régions sont particulièrement menacées dans le pays : l'archipel des Canaries, Castille-La-Manche, Castille-et-Leon et Galice. Ces régions cumulent 40% des surfaces forestières qui brûlent chaque année en Espagne.

Dans cette nouvelle édition, l'organisation environnementale a analysé le problème des incendies forestiers dans le cadre d'un scénario d'augmentation des températures, dû au réchauffement mondial, à cinq mois de la conférence des Nations Unies sur le climat de Copenhague (Danemark) qui doit aboutir à un nouveau traité post-Kyoto. Selon le rapport du WWF-Espagne, la période de risque de grands incendies forestiers pourrait augmenter d'un mois par an du fait des changements climatiques dans le pays.

L'organisation environnementale rappelle que les incendies dans le monde sont responsables d'environ 20% des émissions de C02, soit quelques six mille millions de tonnes par an, dont six millions en Espagne, ce qui représente l'équivalent des émissions d'une ville d'un million d'habitants telles que Séville ou encore Saragosse.

Selon le WWF, non seulement les incendies contribuent au problème, mais de plus vont s'aggraver du fait d'un scénario climatique qui s'intensifie (…) : des températures plus élevées, moins de précipitations bien que plus intenses, ainsi que des vents plus violents en été, au cours du prochain quart de siècle.

Le rapport indique que, si en 2050 l'augmentation de la température globale dépasse les 2º C, le risque extrême d'incendies forestiers non seulement durera entre deux et quatre semaines de plus mais augmentera aussi les probabilités de la survenue de Grands Incendies Forestiers (500 ha et plus d'aires affectées), responsables de la perte de 34% des territoires incendiés en Espagne.
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MessageSujet: Est-il possible de concilier croissance économique et lutte contre le réchauffement climatique ?   Lun 28 Sep - 7:06

Est-il possible de concilier croissance économique et lutte contre le réchauffement climatique ? C'est le souhait exprimé par l'ensemble des chefs d'Etat qui ont pris la parole, mardi 22 septembre, à la tribune des Nations unies où ils étaient réunis pour essayer de faire progresser la négociation climatique. Mais que signifient concrètement ces propos dont l'un des mérites est de rassurer les opinions publiques ?

L'économiste britannique Nicholas Stern, connu notamment pour son rapport publié en 2006 sur l'impact économique du réchauffement climatique, a posé l'équation. Ses résultats montrent que les deux objectifs ne sont compatibles qu'au prix d'une révolution brutale qui permette de "casser le lien entre la croissance et les émissions de Co2". Est-il bien raisonnable dans ce cas de tenir de telles promesses ? Lord Stern, dans son nouveau rapport "Gérer le réchauffement climatique et réduire la pauvreté", ne se prononce pas, mais, pour la première fois, les conditions à remplir pour qu'un tel scénario devienne crédible sont posées.

La concentration actuelle de dioxyde de carbone dans l'atmosphère est de 435 parties par million (ppm), elle augmente de 2,5 ppm par an. A ce rythme, le seuil de 750 ppm sera atteint à la fin du siècle, entraînant un réchauffement de l'ordre de 5 °C, selon la communauté scientifique. Pour rester en dessous des 2 °C au-delà desquels les climatologues estiment que les conséquences du réchauffement deviendraient difficilement contrôlables, il faudrait diviser au minimum le stock de Co2 présent dans l'atmosphère par deux d'ici à 2050, soit le ramener à 20 gigatonnes. Au passage, M. Stern suggère que la communauté internationale arrête de se fixer des objectifs de réductions d'émissions en pourcentages et en se référant à des années passées - en l'occurrence 1990 - qui donnent lieu à d'inextricables discussions. "Il faut partir de la situation actuelle et mesurer très concrètement le chemin que nous devons parcourir", explique-t-il.

Lord Stern fait plusieurs hypothèses concernant la croissance économique des grands pays émetteurs, au cours des prochaines années : 2,5 % pour les Etats-Unis, l'Europe et le Japon ; 7 % pour la Chine et l'Inde ; et 5 % pour l'Indonésie et le Brésil. Testant plusieurs scénarios, l'économise britannique n'en juge qu'un seul compatible avec le développement des pays qui ne jouent pas aujourd'hui dans la cour des gros émetteurs : il faudrait que "les Etats-Unis, l'Europe, le Japon, mais aussi la Chine, le Brésil et l'Indonésie divisent par quatre l'intensité en carbone (c'est-à-dire la quantité de Co2 générée par un point de croissance) de leurs économies d'ici à 2030".

A défaut, la croissance des gros blocs économiques actuels serait assurée "sur le dos" du reste du monde qui représentera environ 4 milliards de personnes en 2030. Les plans nationaux de lutte contre le changement climatique sont encore loin de cette trajectoire.

Laurence Caramel (New York, envoyée spéciale)


Qui est Nicholas Stern ?
voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Stern
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MessageSujet: L'Afrique réclame réparations et dédommagements   Lun 12 Oct - 5:29

L'Afrique, continent le plus vulnérable au réchauffement climatique mondial, a exigé dimanche des «réparations et dédommagements», deux mois avant le sommet sur le climat de Copenhague, demandant que les pays industrialisés pollueurs soient les payeurs.

Ces «exigences» du continent le moins pollueur mais le plus pauvre du monde interviennent au moment où les négociations internationales sont très laborieuses, voire «dangereusement proches d'une impasse», comme l'affirme le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

«Pour la première fois, l'Afrique aura une position commune» au sommet de Copenhague, s'est félicité le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping lors de la 7e édition du Forum mondial pour le développement durable consacré aux changements climatiques.

«On a décidé de parler d'une seule et même voix» et d' «des réparations et des dédommagements», a-t-il ajouté à Ouagadougou, sans toutefois avancer de montant.

Le président du comité d'organisation du Forum, le ministre burkinabè de l'Environnement Salifou Sawadogo, avait estimé vendredi à l'AFP à 65 milliards de dollars (44 milliards d'euros) les financements nécessaires pour que le continent puisse faire face aux dérèglements du climat.
«Responsabilité historique des pays développés»

«Les responsables doivent s'engager à réduire leur émission de gaz à effet de serre et à répondre aux principes du "pollueur-payeur"», a assuré M. Ping, préconisant la mise en place de "nouveaux fonds internationaux pour soutenir les pays pauvres".

Il a pris l'exemple de l'Etat du Texas (Etats-Unis) qui, «avec trente millions d'habitants relâche à lui seul autant de CO2 que le milliard d'Africains réunis». Mais il n'a pas cité la Chine, l'autre grand pollueur de la planète.

Tout en soulignant la «responsabilité historique des pays développés», il a indiqué que les pays africains «se proposent d'intégrer le changement climatique dans le développement économique», sans toutefois avancer des engagements fermes et initiatives concrètes.

Marginalisée dans l'économie mondiale, l'Afrique l'est également sur le marché carbone, qui consiste à financer une action «verte» dans un pays du Sud pour «racheter» une pollution au Nord.

Selon le responsable de l'UA, sur 1.600 projets dans le monde, seuls 30 sont africains, dont 15 en Afrique du Sud, première puissance économique du continent.
Chirac «résolument» contre

Comme l'a souligné le président burkinabè, Blaise Compaoré, «les difficultés majeures à surmonter sont celles liées à l'inexistence de mécanismes efficaces de financement et de transfert». Il envisage donc «dès 2010» de convoquer des «assises financières africaines» à ce sujet.

L'ex-président français Jacques Chirac s'est «résolument» prononcé «contre l'idée d'une compensation globale où l'Afrique serait dédommagée pour ne plus toucher à ses forêts, pour geler sa consommation d'éngergie et renoncer à son industrialisation».

Six présidents africains (Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Congo, Mali et Togo), ont assisté au forum, la dernière réunion continentale au niveau des chef d'Etat avant le sommet de Copenhague. Une quinzaine avait été initialement annoncée.

«La seule position commune de l'Afrique, c'est de demander de l'argent au Nord», estime un peu amer un expert occidental sous couvert de l'anonymat. Mais, avant d'ouvrir les mannes financières en pleine crise économique mondiale, «le Nord leur répond: "montrez-nous d'abord vos projets"».
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MessageSujet: Les oiseaux modifient leurs lieux de migration   Ven 4 Déc - 8:03

La grue cendrée se la joue à l'économie. Pourquoi dépenser plus (d'énergie) pour le même résultat, à savoir un hivernage hospitalier ? Accoutumée à des périples migratoires de 2 500 kilomètres depuis ses sites de reproduction, dans le nord de l'Europe, l'espèce ne se donne plus systématiquement la peine de franchir les Pyrénées ou la Méditerranée une fois les frimas venus.

« Le trajet était bien établi, entre la Scandinavie et l'Espagne ou le Portugal, jusqu'aux années 1970-1980. Il y a maintenant un hivernage très marqué en France. Et, ce qui est encore plus nouveau, en Allemagne », note Claude Feigné, le spécialiste qui anime les programmes de gestion de la réserve ornithologique du Teich, sur la frange sud du bassin d'Arcachon.

Le cas de cet oiseau imposant, dont les vols groupés en V ou en Y font l'admiration des observateurs, est loin d'être isolé. Nombre de migrateurs qui nichaient au nord et hivernaient sous des latitudes méditerranéennes ont modifié leurs habitudes. Et c'est justement cette convergence, inexplicable autrement, qui fait peser la responsabilité du phénomène sur le réchauffement climatique.

« De manière beaucoup plus générale, les aires de répartition des oiseaux ont progressé de 91 kilomètres vers le nord, alors qu'à température égale on s'est déplacé de 273 kilomètres. Ce découplage est peut-être lié à une évolution moins rapide des ressources alimentaires disponibles, les végétaux comme les insectes. Mais le risque de ce découplage, c'est une désynchronisation des oiseaux par rapport à leur milieu naturel », relève Claude Feigné.

Aux premières loges

Comme beaucoup d'ornithologues, celui-ci est convaincu de l'importance capitale du réchauffement climatique dans les changements de comportement mis en évidence chez les oiseaux. Non pas que les évolutions en cours aient un impact particulier sur les vasières du fond du Bassin, dessinées par les méandres des chenaux où s'infiltrent les eaux douces de la Leyre. Non, la raison en est que les oiseaux migrateurs sont soumis à un péril climatique qui se traduit à l'échelle du globe. Les conséquences en sont bien plus visibles. « Les ornithologues ont été parmi les premiers à sentir qu'il y avait un souci. On travaille sur des animaux marqueurs du réchauffement », poursuit-il.

Tout serait simple si l'oscillation géographique des volatiles se limitait à un décalage géographique du nichage et de l'hivernage. Le bouleversement est bien plus massif. La grue cendrée limite la casse dans ses effectifs en raccourcissant sa migration. Mais elle est menacée sur ses sites de reproduction. « Les tourbières où elle niche en Scandinavie se boisent de plus en plus du fait des bouleversements climatiques », indique Claude Feigné.

Celui-ci évoque aussi le cas de l'espèce la plus emblématique du bassin d'Arcachon, où elle se pose en nuées pour s'alimenter sur les herbiers de zostères : la bernache cravant. Cette variété d'oies n'est a priori pas menacée. On en dénombre des centaines de milliers sur la planète. Mais ses mésaventures au cours des dernières années suscitent l'inquiétude. « On note une régression très récente chez les espèces sibériennes comme la bernache. Depuis quatre ans, son taux de reproduction est très faible. Il y a de 4 à 6 % de jeunes de l'année sur les effectifs du Bassin. Or on en avait parfois de 50 à 55 % auparavant. Il y a toujours eu de fortes variations dues aux prédateurs. Mais, là, on est sur des problématiques climatiques strictes. On enregistre des accidents climatiques, des coups de froid terribles pendant l'été, par exemple. Le rythme des saisons n'a plus la fiabilité qu'il avait auparavant », constate Claude Feigné.

Le lagopède, in memoriam

Les oiseaux, qui souffrent aussi de la destruction de leur habitat du fait des activités humaines, supportent d'autant moins le choc qu'ils sont hyperspécialisés. Les espèces inféodées à la montagne peuvent s'attendre à suer avec la remontée graduelle de l'isotherme. Le lagopède, qui n'est pas un migrateur, semble ainsi condamné à la disparition dans les Pyrénées à échéance de quelques décennies.

D'autres profitent de la douceur. L'aigrette garzette, qui ne se risquait pas au nord de la Camargue auparavant. L'élanion blanc, un rapace africain dont la présence en France était accidentelle il y a un siècle. En 2007, on en a dénombré 22 couples en Charente. Stabilisés sur leurs aires de répartition pendant des milliers d'années, les oiseaux sont maintenant ces cartes que l'on bat et que l'on redistribue sur tous les continents.
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