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 Révisionnisme persistant

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MessageSujet: Révisionnisme persistant   Jeu 18 Sep - 16:04

CASTEL GANDOLFO (Italie), 18 sept 2008 (AFP) - Le pape Pie XII a fait tout ce qu'il a pu pour les juifs, selon Benoît XVI

Benoît XVI a rendu hommage jeudi à l'action de son prédécesseur Pie XII durant le seconde guerre mondiale, assurant que ce pape controversé n'avait "pas épargné ses efforts" pour sauver les juifs de l'extermination.

Benoît XVI a défendu la mémoire de Pie XII, décédé il y a 50 ans, lors d'une audience accordée dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo aux membres de la fondation américaine "Pave the way" (ouvrir la voie). Cette association de dialogue interreligieux vient de tenir à Rome un colloque visant à réhabiliter l'image de ce pape généralement accusé de passivité face à la Shoah.

Le pape allemand a chaudement remercié l'association d'offrir à "l'opinion publique la possibilité de mieux connaître ce que Pie XII a promu et accompli en faveur des juifs persécutés par les régimes nazis et fascistes".

"Il n'a pas épargné ses efforts, partout où ce fut possible, pour intervenir en leur faveur, directement ou à travers des instructions donnés à des individus ou des institutions de l'Eglise catholique", a ajouté Benoît XVI.

Il a relevé que le colloque a notamment mis en lumière les interventions accomplies "secrètement et silencieusement" par Pie XII "pour tenir compte des situations concrètes de ce moment historique complexe", car "c'était la seule façon d'éviter le pire et de sauver le plus grand nombre possible de juifs".

Benoît XVI a fait état de la "gratitude" exprimée à Pie XII par "des personnalités juives", "durant et après le conflit mondial".

Le procès en béatification de Pie XII est en cours d'instruction au Vatican.

Mais depuis plusieurs années, de nombreuses associations ou personnalités juives expriment leur malaise de voir que l'Eglise catholique veuille ainsi honorer un chef religieux dont l'attitude face au nazisme et au fascisme fait l'objet de controverses historiques.
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MessageSujet: un rabbin opposé à la béatification du pape Pie XII   Mar 7 Oct - 17:02

ROME, 7 oct 2008 (AFP) - Synode au Vatican: un rabbin opposé à la béatification du pape Pie XII

Un rabbin israélien, le premier à s'exprimer devant un synode des évêques catholiques au Vatican, s'est déclaré opposé à la béatification du pape Pie XII, dont l'attitude face au nazisme et au fascisme fait l'objet de controverses historiques, rapporte mardi la presse italienne.

"Nous sommes opposés à la béatification de Pie XII, nous ne pouvons pas oublier ses silences sur l'holocauste", a dit le grand rabbin de Haïfa (Israël) Shear Yshuv Cohen, selon le quotidien La Stampa.

"Il ne doit pas être pris comme modèle et il ne doit pas être béatifié parce qu'il n'a pas levé sa voix face à la Shoah. Il n'a pas parlé, car il avait peur ou pour d'autres raisons personnelles", a ajouté le rabbin, selon le journal.

Pie XII, qui dirigea l'Eglise de 1939 à 1958, est accusé par ses détracteurs de silence face aux crimes nazis et fascistes.

Benoît XVI en revanche n'a pas hésité à rendre hommage le mois dernier à Pie XII, assurant que ce pape controversé n'avait "pas épargné ses efforts" pour sauver les juifs de l'extermination.

Le procès en béatification de Pie XII, ouvert en octobre 1967, est un sujet de tension avec les organisations juives. Alors que le dossier était quasiment bouclé, le pape Benoît XVI a créé en décembre 2007 une commission spéciale pour l'étudier avant de prendre sa décision.
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MessageSujet: A propos de Pie XII L'Eglise continue de "réviser" l'histoire   Jeu 9 Oct - 13:03

Benoît XVI a souhaité jeudi qu'aboutisse le procès en béatification de Pie XII et a défendu l'attitude de son prédécesseur face aux persécutions dont ont été victimes les juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Lors d'une messe en mémoire de ce pape mort il y a tout juste cinquante ans, Benoît XVI a affirmé dans son homélie que Pie XII avait oeuvré "secrètement et en silence" pendant tout le conflit pour "éviter le pire et sauver le plus grand nombre possible de juifs".

Il a également prié pour qu'aboutisse le procès en béatification de Pie XII, dernière étape avant sa canonisation.

"Il a souvent agi en secret et en silence, justement parce que dans les circonstances réelles de cette période complexe de l'Histoire, il a compris que c'est seulement comme cela qu'on pouvait éviter le pire et sauver le plus grand nombre de juifs", a dit le souverain pontife.

Il a une nouvelle fois rappelé l'hommage rendu au pape par Golda Meïr, ministre des Affaires étrangères de l'Etat d'Israël au moment de la mort de Pie XII. "Lorsque notre peuple a traversé un épouvantable calvaire, pendant la décennie de la terreur nazie, la voix du pape s'est élevée en faveur des victimes", avait alors déclaré Golda Meïr.

Après la messe, le pape a prié sur la tombe de Pie XII, dans les "Grottes vaticanes", sous la basilique Saint-Pierre.

Lundi, invité par le Saint-Siège à participer au concile en cours à Rome sur "la parole de Dieu", le grand rabbin de Haïfa, Shear-Yashuv Cohen, avait déclaré que les juifs "ne pouvaient ni pardonner ni oublier" que de hauts responsables religieux ne s'étaient pas ouvertement élevés durant la Seconde Guerre mondiale contre l'Holocauste.

"Nous ne pouvons pas oublier le fait douloureux que de nombreuses personnes, y compris des grands dirigeants religieux, ne se soient pas élevés pour sauver nos frères et qu'ils aient choisi de garder le silence (...) Nous ne pouvons pas pardonner et oublier cela et j'espère que vous le comprenez", avait-il lancé en présence de Benoît XVI.

Le Vatican assure que le pape Pie XII a beaucoup oeuvré en coulisses pour aider les juifs et qu'une intervention plus directe n'aurait fait qu'aggraver la situation.

"VERTUS HEROIQUES"

Les défenseurs de Pie XII rappellent que l'Eglise catholique a caché de nombreux juifs et leur a fourni des faux papiers pendant la guerre.

L'an dernier, dans le cadre du procès en béatification ouvert en 1967, la congrégation pour la cause des saints a reconnu les "vertus héroïques" de Pie XII, pape entre 1939 et 1958. Cette décision doit encore être approuvée par Benoît XVI qui s'est accordé "une période de réflexion".

Le 18 septembre dernier, le pape avait déjà vigoureusement défendu l'action de Pie XII en faveur des juifs, en s'appuyant sur une compilation de documents réalisée par une organisation oecuménique judéo-catholique, dans le cadre d'un symposium tenu à Rome.

Le souverain pontife s'exprimait devant des membres de la fondation "Pave the Way", dont le siège se trouve à Washington.

La compilation rassemble 200 pages de documents, de câbles diplomatiques et de coupures de journaux de l'époque, qui n'avaient pas été pour partie publiés jusqu'à présent.

Ils montrent que Pie XII, qui a été fréquemment accusé de ne pas en avoir fait assez pour défendre les juifs, avait au contraire déployé beaucoup d'efforts en leur faveur, et avait été remercié pour cela par les dirigeants juifs.

"Grâce à la grande quantité de documents que vous avez réunis, étayés par de nombreux témoignages faisant autorité, votre symposium offre à l'opinion publique la possibilité de savoir de façon plus exhaustive ce que Pie XII avait fait pour les juifs persécutés par les régimes nazi et fasciste", avait déclaré Benoît XVI.

"On comprend, dès lors, qu'il n'a pas ménagé ses efforts, chaque fois que c'était possible, pour intervenir en leur faveur, soit directement, soit par des consignes données à d'autres personnes ou à des institutions de l'Eglise catholique", avait ajouté le pape.

Benoît XVI avait aussi fait remarquer qu'en novembre 1945, soit six mois après la fin du conflit en Europe, 80 délégués issus de camps de concentration nazis s'étaient rendus au Vatican pour remercier Pie XII.

La question du pontificat de Pie XII est l'une des plus épineuses pour les relations entre catholiques et juifs. Benoît XVI a estimé que près d'un demi-siècle après la mort de ce pape, toutes les facettes authentiques de son activité pastorale n'avaient pas encore été appréciées à leur juste valeur.
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MessageSujet: La face (pas si) cachée de Pie XII   Sam 18 Oct - 16:02

Le Vatican envisage de canoniser le pape le plus controversé de son histoire, Pie XII. Sur le site officiel du Saint Siège, on prépare déjà le terrain, et l'opinion publique. Quitte à perdre la mémoire.

Pie XII un saint homme ?
envoyé par Marianne2fr


Le Vatican multiplie les publications et les initiatives en faveur de Pie XII, à l'occasion du 50e anniversaire de sa mort. Le 7 octobre, il diffusait un texte du cardinal italien Tarcisio Bertone, numéro deux du Vatican, selon lequel « il est profondément injuste d'étendre un voile d'opprobre sur l'œuvre de Pie XII». Le 9 octobre, Benoît XVI célébrait en personne une messe à sa mémoire dans la basilique St-Pierre de Rome. Des hommages qui ne passent pas inaperçus au moment même où est instruit son procès en béatification.

Une canonisation à laquelle il va bien falloir préparer l'opinion. Difficile d'effacer de la mémoire collective l'attitude plus qu'ambigüe de Pie XII face au nazisme pendant la seconde guerre mondiale. Pas évident de le considérer comme un saint, sachant qu'il n'a pas jugé utile d'user du pouvoir moral que sa position lui conférait pour condamner publiquement la shoah. Difficile, mais pas impossible.

Sur le site internet du Vatican, (voir la vidéo) vitrine de la volonté papale, la réhabilitation a pourtant déjà commencé. Dans les textes, mais aussi dans le déni : aucune trace du nazisme dans les archives mises en lignes sur la période 1939-45. Sans doute ont-elles disparu par l'opération du saint-esprit!

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MessageSujet: Benoît XVI ne béatifie pas Pie XII pour "de bons rapports avec les juifs" (   Sam 18 Oct - 16:09

L e pape Benoît XVI n'a pas signé le décret sur les vertus héroïques de Pie XII, une étape indispensable pour béatifier son prédécesseur accusé de passivité face à la Shoah, "car il veut avoir de bonnes relations avec les Juifs", a déclaré samedi un religieux, père Peter Gumpel.

Père Gumpel, qui est le "postulateur" (défenseur) de la cause de Pie XII dans le processus de béatification, a affirmé que la procédure était achevée et qu'il ne manquait que la signature du souverain pontife, dans un entretien avec l'agence Ansa.



Pour être proclamé saint, et une fois le décret sur les vertus héroïques signé par Benoît XVI, un miracle devra être encore attribué à Pie XII.

Il y a une dizaine de jours Benoît XVI a défendu la mémoire de Pie XII dans une messe pour le 50e anniversaire de sa mort et souhaité sa prochaine béatification.

Benoît XVI avait déploré que le bilan de Pie XII reste occulté par un débat historique "pas toujours serein".

"Le pape n'a pas encore signé ce décret, jugeant opportun un temps de réflexion", avait alors commenté le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi.

Les oppositions à la béatification du pape Pacelli s'expriment non seulement parmi les représentants de la communauté juive mais aussi au sein de l'Eglise catholique où beaucoup lui préfèrent son successeur immédiat Jean XXIII.

Selon père Gumpel, Benoît XVI "voudrait aller en Israël le plus rapidement possible" mais il ne pourra pas le faire tant que la légende sous la photo de Pie XII dans le Musée de l'Histoire de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem, "une évidente falsification de l'Histoire, ne sera pas enlevée", selon la même source.

Cette légende accuse le pape de ne pas avoir élevé sa voix contre la Shoah.

"L'Eglise catholique fait son possible pour avoir de bonnes relations avec Israël mais des rapports amicaux ne peuvent être construits que dans la réciprocité", a poursuivi père Gumpel.

"Nous voyons que le pape a invité avec un grand sens de l'hospitalité un rabbin à notre synode et celui-ci, abusant de notre gentillesse, a attaqué à trois reprises Pie XII. Le rabbin peut dire ce qu'il souhaite, bien entendu, mais s'il est invité et qu'il parle de cette manière, il n'aide pas à améliorer nos relations", a conclu père Gumpel.

Il y a une dizaine de jours un rabbin israélien, le premier à s'exprimer devant un synode des évêques catholiques au Vatican, s'est déclaré opposé à la béatification du pape Pie XII.

"Nous sommes contraires à la béatification de Pie XII, nous ne pouvons pas oublier ses silences sur l'holocauste", avait dit le grand rabbin de Haïfa (Israël) Shear Yshuv Cohen, selon la presse.

"Il ne doit pas être pris comme modèle et il ne doit pas être béatifié parce qu'il n'a pas levé sa voix face à la Shoah", avait ajouté le rabbin.
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MessageSujet: pas d'accès aux archives sur Pie XII avant sept ans   Ven 31 Oct - 7:30

CITE DU VATICAN, 30 oct 2008 (AFP) - Vatican: pas d'accès aux archives sur Pie XII avant sept ans (porte-parole)

Les archives secrètes du Vatican sur le pontificat de Pie XII ne pourront être ouvertes aux chercheurs avant sept ou huit ans en raison de l'important travail d'archivage encore nécessaire, a déclaré jeudi le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.

Le responsable des Archives secrètes, Mgr Sergio Pagano, estime personnellement "irréaliste de penser à une ouverture des archives aux études" avant cette date, a indiqué le père Lombardi dans un communiqué.

Le travail de catalogue et de mise en forme de la période du pontificat de Pie XII concerne 16 millions de documents à organiser dans 15.430 dossiers thématiques, précise le communiqué.

L'ouverture rapide des archives secrètes du Vatican est régulièrement avancée par les historiens qui travaillent sur le rôle controversé de Pie XII face à la Shoah durant la guerre. Le pape est accusé par Israël et dans le monde juif en général de n'avoir pas élevé la voix pour s'opposer aux persécutions et aux déportations dont ont été victime les juifs d'Europe durant la seconde guerre mondiale.

Le père Lombardi relève qu'une demande d'ouverture des archives sur Pie XII est une requête "en soi compréhensible et justifiée" mais fait valoir que le travail des archivistes réclame "du temps et de la patience" et que "le personnel spécialisé qui s'y consacre est en nombre limité".

Les archives vaticanes sont accessibles aux chercheurs jusqu'à la date du 10 février 1939, dernier jour du pontificat de Pie XI (1922-1939).

Pie XII lui a succédé de 1939 à février 1958.
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MessageSujet: Le paps-führer réhabilite un révisionniste   Ven 23 Jan - 7:43

Le pape aurait réhabilité Richard Williamson, évêque négationniste
Mgr Richard Williamson, l’un des quatre évêques intégristes dont l’excommunication aurait été levée par le pape Benoît XVI, avait nié l’existence des chambres à gaz.

Mgr Richard Williamson, l’un des quatre évêques intégristes dont l’excommunication aurait été levée par le pape Benoît XVI, a nié l’existence des chambres à gaz dans un entretien diffusé par la télévision suédoise.

«Je crois qu’il n’y a pas eu de chambres à gaz (…) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz», a-t-il déclaré au cours de l’émission «Uppdrag gransning» (mission investigation), programme hebdomadaire de la télévision publique suédoise SVT.

De nationalité britannique, Mgr Williamson appartient à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, organisation catholique intégriste dont, selon des journaux italiens se fondant sur des indiscrétions au Vatican, Benoît XVI a décidé de lever l’excommunication.

Agé de 68 ans, il avait été ordonné évêque par Mgr Marcel Lefebvre en 1988, provoquant son excommunication et celle des autres évêques «schismatiques».

«Il y a certainement eu une grande exploitation (de ces faits). L’Allemagne a payé des milliards et des milliards de deutschemarks et à présent d’euros parce que les Allemands souffrent d’un complexe de culpabilité pour avoir gazé six millions de Juifs, mais je ne crois pas que six millions de Juifs aient été gazés», a-t-il encore dit, au cours de cet entretien diffusé en différé mercredi soir.

L’évêque a fait ces commentaires après que le journaliste l’eut interrogé sur les propos négationnistes suivants tenus au Canada: «pas un seul Juif n’a été tué dans les chambres à gaz. Ce sont des mensonges».

«Vous faites allusion à des citations au Canada il y a de nombreuses années», a-t-il encore relevé.

On estime à six millions le nombre de Juifs qui ont péri sous le IIIe Reich, notamment dans des camps de la mort ou au cours d’exécutions massives.

Le producteur de l’émission Uppdrag gransning, Lars-Göran Svensson, a expliqué à l’AFP que la diffusion de cet entretien était une «pure coïncidence» avec les informations de la presse italienne.

«Notre journaliste est allé enregistrer l’émission en Allemagne en novembre dernier. L’évêque était d’accord avec cet entretien et nous n’avions pas connaissance hier de décision du pape», a-t-il dit.

A la fin de l’entretien, Mgr Williamson s’inquiète: «attention, c’est contre la loi allemande, si quelqu’un se trouvait ici, on me jetterait en prison avant que je ne quitte le pays, j’espère que ce n’est pas votre intention».

Le quotidien italien Il Giornale affirme jeudi que le pape a décidé d’annuler l’excommunication prononcée en 1988 par Jean Paul II contre les évêques traditionalistes adeptes de Mgr Marcel Lefebvre.

Le décret déjà signé par le pape doit être rendu public d’ici à la fin de la semaine, selon le vaticaniste d’Il Giornale Andrea Tornielli, généralement bien informé.

L’information n’a été ni démentie ni confirmée par le Vatican.

(Source AFP)
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MessageSujet: Brésil: polémique après qu'un archevêque a relativisé l'Holocauste   Sam 28 Mar - 12:33

L'archevêque de Porto Alegre (sud du Brésil), Mgr Dadeus Grings, a déclenché une polémique vendredi en affirmant que les catholiques et les gitans avaient été plus persécutés que les juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

"Les juifs parlent de six millions de morts. Mais combien de catholiques ont-ils été victimes de l'holocauste? Ils ont été 22 millions au total", a déclaré le religieux dans une interview à la revue brésilienne "Press & Advertising", spécialisée dans la publicité.

Dans cette interview, l'archevêque soutient également que les "juifs disent être les principales victimes de l'holocauste. Mais les principales victimes furent les gitans car ils ont été exterminés".

"Mais ça, ils ne le disent pas", ajoute-t-il.

Vendredi, la Fédération israélite de l'Etat de Rio Grande do sul (Firs) a émis une note officielle de protestation dans laquelle elle souligne "que ce n'est pas la première fois que Mgr Dadeus se référe à l'holocauste de façon déformée".

D'après la Firs, "réduire ou relativiser l'holocauste, est une agression contre la mémoire de millions de morts d'une guerre déclenchée par le fanatisme et l'intolérance".
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MessageSujet: Ouverture des archives de Pie XII ?   Sam 25 Avr - 5:51

Les jésuites ont précisé vendredi avoir autorisé le classement et non pas l'ouverture des archives d'un des leurs, considéré comme l'un des grands experts du Vatican sur Pie XII, pape dont l'attitude face à la Shoah pendant la Seconde Guerre mondiale est controversée.

L'Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, citant le Catholic news service, l'agence de presse des évêques américains, avait indiqué jeudi que le responsable des jésuites, le père Adolfo Nicolas, avait décidé d'autoriser les chercheurs de la fondation Pave the way -- une association américaine de dialogue interreligieux fondée en 2002 -- à travailler sur ces archives.

Les jésuites précisent cependant vendredi, dans un communiqué, qu'une "telle autorisation n'a jamais été donnée".

"Il est seulement question de classer et de numériser ces documents dans l'attente d'une éventuelle publication ultérieure, qui ne pourra intervenir que lorsque le Saint-Siège aura ouvert ses archives secrètes concernant le pontificat de Pie XII", ajoute l'ordre religieux.

Les documents conservés par le jésuite américain Robert Graham, mort en 1997, comprennent "plus de 25.000 pages de témoignages et de documents" qui "pourraient révéler comment Pie XII a aidé les juifs européens à échapper à la Shoah", avait indiqué jeudi L'Osservatore.

Robert Graham fut l'un des plus grands défenseurs de Pie XII. Il a été chargé par Paul VI de travailler sur les archives secrètes du Vatican pour la période 1939-1945. Ce travail a abouti à la publication, de 1965 à 1982, des 12 volumes des Actes et documents du Vatican relatifs à la Seconde Guerre mondiale.

Le rôle de Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale est l'objet de polémiques, de nombreux historiens ayant mis en cause la passivité du pape face au génocide.

Le procès en béatification de Pie XII, ouvert en octobre 1967, est un sujet de tension avec les organisations juives. Le pape Benoît XVI a créé en décembre 2007 une commission spéciale pour l'étudier avant de prendre sa décision.

La fondation Pave the way a déjà rassemblé une documentation visant à prouver que Pie XII est intervenu afin de sauver des juifs.
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MessageSujet: et bien sûr on aime à refaire l''histoire !   Mer 13 Mai - 5:57

JERUSALEM, 12 mai 2009 (AFP) - Benoît XVI n'a jamais fait partie des Jeunesses Hitlériennes (Vatican)

Benoît XVI n'a jamais fait partie des Jeunesses Hitlériennes, a affirmé mardi à l'AFP le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, en guise de démenti à des informations de presse.

"Je souhaite clarifier les mensonges écrits par la presse israélienne et internationale. Il (le pape) n'a jamais été dans ce mouvement. Il n'a jamais été dans ce mouvement de jeunesse idéologiquement lié au nazisme", a déclaré le père Lombardi.

Selon lui, le pape, durant sa jeunesse, "a été enrôlé contre sa volonté dans une unité de défense anti-aérienne chargée de la protection des villes".

"Tout est dans sa biographie", a-t-il poursuivi.

Il a insisté sur le fait qu'à l'époque Joseph Ratzinger était "un jeune séminariste qui était dans une unité de défense (anti)aérienne".

"Pendant une courte période, il a été détenu par les Américains, à la fin de la guerre, et après cette détention brève, il est retourné au séminaire".

Ces propos du père Lombardi contredisent des informations parues dans la presse depuis la désignation du successeur de Jean-Paul II, en 2005.

Dans une interview accordée au journaliste allemand Peter Seewald en avril 2005, Joseph Ratzinger avait toutefois déclaré: "Dès que j'ai quitté le séminaire, je n'ai pas été directement dans les Jeunesses Hitlériennes. Et cela a été difficile parce que, pour obtenir une réduction du coût de l'école dont j'avais besoin, il fallait prouver qu'on avait rendu visite aux Jeunesses Hitlériennes".


Selon une enquête allemande, citée par l'agence de presse religieuse catholique française i.media, le futur pape avait adhéré aux Jeunesses Hitlériennes, mais contre sa volonté, en 1941, le jour de son 14e anniversaire. Il a été catalogué "membre obligé" (Zwangs-Hitlerjunge), différent donc des volontaires (Stamm-Hitlerjunge). C'est le 2 août 1943 qu'il a été incorporé comme auxiliaire dans la défense antiaérienne.

Le président du Parlement, Reuven Rivlin, a refusé de se rendre à l'aéroport pour accueillir le pape et n'a participé qu'à la cérémonie à Yad Vashem, reconnaissant son "malaise" en présence d'un ex-membre des Jeunesses Hitlériennes et de la Wehrmacht, qu'il a désertée en 1944, a-t-il expliqué.

"Il (le pape) a omis de mentionner que les Allemands ou les nazis ont participé au massacre, et il n'a pas eu une seule parole pour demander pardon ou du moins exprimer remord ou compassion pour les victimes", a de son côté déploré le rabbin Méir Lau, président du Mémorial Yad Vashem, un rescapé des camps de la mort.

Avant sa venue en Israël, Benoît XVI avait alimenté la polémique en multipliant les faux pas politiques ou théologiques.

Il avait ainsi suscité un tollé en levant l'excommunication de l'évêque négationniste Richard Williamson et en relançant le processus de béatification du pape Pie XII, auquel les juifs reprochent son silence face au génocide nazi.

Comme on dit il en a bien fait partie "à l'insu de son plein gré" comme d'hab !!! king queen jocolor geek
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MessageSujet: Rectification de tir ?   Jeu 30 Juil - 15:48

Le père Patrick Desbois porte plainte contre X pour usurpation d'identité

Le père Patrick Desbois, directeur du Service pour les relations avec le judaïsme à la Conférence des évêques de France (CEF), a déposé plainte contre X, notamment pour usurpation d'identité, après la diffusion d'un document négationniste qui lui est faussement attribué, a-t-il dit jeudi à l'AFP.

Son avocat Me Patrick Klugman a précisé que la plainte contre X était déposée pour "contestation de crimes contre l'humanité, diffamation raciale et usurpation d'identité".

Elle fait suite à la diffusion auprès d'évêques, d'associations religieuses et de médias catholiques d'un texte de 28 pages, envoyé par courriel ou par courrier à partir du 1er juillet, intitulé "L'histoire, la foi et la Shoah à la lu0mière de Vatican II", attribué à la Direction du service des relations avec le judaïsme.

Le texte est "ouvertement antisémite et négationniste et il est très habilement rédigé en détournant des textes du Vatican, de façon que la négation de la Shoah soit mise au compte de l'Eglise catholique", a déclaré à l'AFP le père Desbois. Il dit être encore plus touché dans l'affaire par la mise en cause de l'Eglise catholique que par l'attaque contre sa personne0.

Le père Desbois enquête depuis plusieurs années sur l'extermination des juifs en Ukraine ("la Shoah par balles"). Il a été fait en mai dernier docteur honoris causa par l'université Bar-Ilan de Tel-Aviv "pour son oeuvre humanitaire en faveur du peuple juif" qui "lutte contre le négationnisme".

Il a récemment organisé un colloque à la Sorbonne sur "la filiation nazie du négationnisme".

De son côté, la CEF a mis sur son site (www.eglise.catholique.fr) le 16 juillet une "mise en garde concernant un faux document attribué au Service national pour les relations avec le judaïsme". "Ce document est un faux ; il contient des propos à caractère antisémite et négationniste; il a été dénoncé comme tel devant la justice", déclare-t-elle.


*** Voilà qui ressemble fort à une rectification de trajectoire ? non ????
bien dans les méthodes cléricales....

geek jocolor queen king farao rendeer
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MessageSujet: Pie XII doit être reconnu comme "Juste parmi les nations" :ou comment réécrire l'histoire en milieu catho ert se refaire une virginité à bon compte   Jeu 17 Sep - 5:20

Pie XII doit être reconnu comme "Juste parmi les nations" (Pave the way)

Le pape Pie XII, dont le rôle pendant la Seconde Guerre Mondiale est controversé, doit être reconnu comme "Juste parmi les nations", a estimé mercredi au Vatican, Gary Lewis Krupp, président de la fondation Pave the way.

Lors de l'audience générale hebdomadaire au Vatican, M. Krupp a informé Benoît XVI que le siège new-yorkais de Pave the way a demandé que ce titre soit décerné au pape Eugenio Pacelli, selon L'Osservatore Romano, quotidien du Vatican.

23.000 personnes, dont 500 Allemands, ont reçu le titre de "Juste parmi les nations" pour avoir sauvé des juifs de l'Holocauste.

La distinction de "Juste" est décernée par le Mémorial de Yad Vashem et les noms des récipiendaires y sont inscrits dans le Jardin des Justes.

La fondation Pave the way oeuvre à la promotion de la paix dans le monde à travers le dialogue entre les religions.

Le procès en béatification de Pie XII, ouvert en octobre 1967, est un sujet de tension avec les organisations juives, de nombreux historiens ayant dénoncé sa passivité face à la Shoah. Le pape Benoît XVI a créé en décembre 2007 une commission spéciale pour étudier le dossier avant de prendre sa décision.
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MessageSujet: LA NOUVELLE AFFAIRE WILLIAMSON : LE PAPE SAVAIT !   Jeu 1 Oct - 15:43

LA NOUVELLE AFFAIRE WILLIAMSON : LE PAPE SAVAIT !
Christian Terras

Bis repetita placent. La télévision suédoise, qui avait, il y a quelques mois, lancé l’interview missile de l’évêque intégriste Williamson mettant le feu au poudre dans l’affaire de la levée des excommunications d’Ecône, vient de diffuser mercredi soir 23 septembre un reportage de premier intérêt.

Qui apporte du nouveau, que Golias Hebdo avait révélé à l’époque (cf. Golias Hebdo n°67 du 12 février 2009). Il confirme que le Saint-Siège, à savoir non seulement le cardinal Castrillon Hoyos, mais également le Pape lui-même, connaissaient les positions négationnistes du prélat. Ce dont - répétons-le - nous n’avons jamais douté, tant l’ignorance de leur part relevait de l’improbable.

Par ailleurs, des sources vaticanes confidentielles, nous confirment le fait. Mgr Castrillon Hoyos aura donc menti, prétendant avoir été dans l’ignorance. Si cela avait été le cas, cela aurait d’ailleurs été d’une incroyable et impardonnable légèreté. En charge d’un dossier aussi explosif, il lui revenait, c’était la moindre des choses, de bien se renseigner.

Un cardinal allemand de Curie, Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, affirme sans la moindre hésitation que les sympathies de Williamson avec le négationnisme étaient largement connues au Vatican. Il s’étonne donc, et le verbe est faible, que la Commission Ecclesia Dei soit restée dans le brouillard. Certes, Mgr Kasper ne compte pas au Vatican parmi les sympathisants des tradis. Néanmoins, sa probité un peu rigide est connue. Ce n’est point l’homme à colporter des ragots. S’il s’exprime c’est parce que la coupe est pleine et que le crédit de l’Église est déjà fortement entamé. Et parce que c’est vrai, tout simplement.

Quant à l’évêque de Stockholm, Mgr Anders Arborelius, un carme peu suspect de vouloir jeter de l’huile sur le feu, il confirme avoir passé l’information au Vatican.

Cette nouvelle affaire Williamson surgit à un bien mauvais moment pour les intégristes, et ceux qui les soutiennent au Vatican même. Manifestant d’étranges connivences.

Au sujet des annonces d’une nouvelle émission télévisée suédoise sur le « cas Williamson » et en réponse à certaines questions, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le Père Lombardi, inquiet des suites, fait remarquer que : « L’affirmation ou la seule insinuation selon laquelle le Pape aurait été informé par avance des positions de Williamson est absolument infondée. Ce qui a déjà été clairement nié dans la Note de la Secrétairie d’État du 4 février dernier, qui exprime également de manière très nette la dissociation radicale du Pape et de l’Église quant à toute position antisémite ou négationniste de l’Holocauste. »

Le bureau de presse du Saint-Siège comme d’ailleurs les sites intégristes argumentent à partir d’une affirmation en soi incontestée : le Pape n’est pas antisémite ! La question n’est pas là, car personne ne saurait raisonnablement le lui reprocher. De même que John Cornwell a eu grand tort jadis de présenter Pie XII comme nazi de coeur. Ces outrances sont historiquement indéfendables. Par, contre Pie XII et Benoît XVI se sont davantage préoccupés de leur stratégie intra-ecclésiale que du bien de tous. Si Eugenio Pacelli a eu des silences assourdissants, ce n’est pas par connivence avec le Führer mais plus simplement parce qu’il se souciait surtout des conséquences éventuelles pour les catholiques d’une intervention de sa part que du sort de millions de juifs. Joseph Ratzinger entend renforcer son aile droite, pour poursuivre une œuvre de restauration, quitte parfois à fermer les yeux et à se boucher les oreilles. Lors même que c’est l’inacceptable qui est en cause.

Il n’est pas vrai de prétendre que la lettre du Pape aux évêques, du 10 mars, a mis un point final au dossier. Le scandale objectif des propos de Williamson, et plus encore de l’aveuglement volontairement de hauts prélats censés être plus vigilants, ne peut tout simplement être biffé d’un trait de plume. Ou d’un coup de goupillon.
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MessageSujet: Benoît XVI accélère la béatification du très controversé pape Pie XII   Sam 19 Déc - 20:06

Benoît XVI accélère la béatification du très controversé pape Pie XII
Créé le 19.12.09 à 20h51
Mis à jour le 19.12.09 à 20h51




RELIGION - Il prend cependant soin de contrebalancer sa décision avec une autre, plus populaire, concernant Jean-Paul II...
Vénérable, Pie XII? Benoît XVI a créé la surprise, en accélérant ce samedi le processus de béatification de ce pape très décrié pour son silence face à l'Holocauste, en faisant en sorte, selon les experts, qu'il contrebalance la procédure ultra-rapide adoptée pour Jean Paul II.

Question d’équilibre

«L'annonce a pris tout le monde par surprise», a indiqué le vaticaniste Bruno Bartoloni, alors que la signature pour Jean Paul II était au programme, en dépit de critiques sur le caractère inhabituellement accéléré du processus pour ce pape décédé en 2005 puisque normalement la procédure ne débute que 5 ans après la mort du candidat à la sainteté.

Une façon de minimiser l'impact de la béatification de Pie XII, selon les experts, Jean-Paul II ayant été un pape très populaire. Le Vatican a d’ailleurs proclamé les deux papes «vénérables» et donc futurs saints, un samedi, jour sacré du shabbat, rendant improbable un flot de réactions. Celles-ci ne devraient cependant pas se faire attendre bien longtemps.

Silence coupable

Le processus de béatification de Pie XII a été ouvert en octobre 1967 mais a été ralenti par les controverses sur son attitude face à l'Holocauste. En effet, celui-ci ne s’est pas associé aux Alliés, en 1942, dans leur condamnation du massacre des Juifs. Et quand des juifs italiens ont été déportés à Auschwitz en 1943, le pape n'est pas intervenu car il a sous-estimé, selon ses défenseurs, le péril que leur faisaient encourir les nazis.

Cependant, dès le début de son pontificat, en 2005, Benoît XVI a plaidé pour la béatification de Pie XII. Le pape actuel et le Saint-Siège, s'appuyant sur des archives vaticanes, affirment que Pie XII a sauvé de nombreux Juifs en Europe, en particulier à Rome, en les faisant cacher dans des institutions religieuses et qu'il se taisait pour ne pas aggraver leur sort.
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MessageSujet: Pie XII vénérable: le pape réécrit l'Histoire   Dim 20 Déc - 5:27

Pie XII vénérable: le pape réécrit l'Histoire (responsable juif allemand)

Le secrétaire général du Conseil central des juifs d'Allemagne s'est dit "furieux" et "triste" que le pape ait proclamé "vénérable" samedi son prédécesseur Pie XII, critiqué pour son silence pendant la Shoah, estimant que Benoît XVI "réécrit l'Histoire".

"Je suis à la fois triste et furieux car l'Eglise catholique essaie là de réécrire l'Histoire", a déclaré Stephan Kramer samedi soir à l'AFP.

"C'est un détournement clair des faits historiques concernant l'époque nazie. Et Benoît XVI réécrit l'Histoire sans avoir permis qu'il y ait une discussion scientifique sérieuse (sur l'attitude de Pie XII face au nazisme). C'est ce qui me rend furieux", a ajouté M. Kramer.

Selon lui, "il est totalement prématuré de faire un tel pas".

A la surprise générale samedi, le pape Benoît XVI a proclamé "vénérable" le pape Pie XII, dont l'attitude sous le nazisme est l'objet d'une controverse qui a entravé pendant plusieurs décennies le processus pour sa béatification entamé dès 1967.

Joseph Ratzinger, le pape allemand, qui était adolescent à l'époque nazie, a pris plusieurs fois la défense de Pie XII. Il se dit convaincu que celui-ci a sauvé de nombreux Juifs en Europe en leur permettant d'être accueillis dans des institutions religieuses à Rome et à l'étranger, et qu'il se taisait pour ne pas aggraver leur sort. Le pape se réfère à des archives du Vatican encore fermées et en cours de classement.

"Il faut être prudent avant de tout vouloir réécrire", a estimé Stephan Kramer. "Le travail scientifique avec les archives a tout juste commencé et pour l'instant, on n'a pas de faits nouveaux", a-t-il dit.

En Italie, des responsables de la communauté juive se sont aussi déclarés critiques envers la décision de Benoît XVI, rappelant que "la commission qui réunit des historiens du monde juif et du Vatican attend toujours d'accéder aux archives (du Vatican) de cette période".

Pour Stephan Kramer, l'ancien chancelier de l'après-guerre Konrad Adenauer "avait tout à fait à juste titre reproché à l'Eglise catholique sa défaillance" sous le nazisme.

Pie XII n'a jamais fait de déclaration publique pour défendre les Juifs durant la Seconde guerre mondiale. Face à la polémique, le pape polonais Jean Paul II a laissé en suspens la procédure pour sa béatification pendant tout son pontificat. Benoît XVI l'a réactivée.
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MessageSujet: Jean Paul II pour faire passer Pie XII   Dim 20 Déc - 15:03

Jean Paul II pour faire passer Pie XII
Christian Terras
--> Article mis en ligne le dimanche 20 décembre 2009

On se souvient de la béatification commune, et quelque peu en contraste, de Pie IX et de Jean XXIII en 2001. Un coup à gauche et un coup à droite. Comme pour avaler l’une des béatifications par son contraire. Une stratégie somme toute peu convaincante. Mais avec laquelle le Pape Benoît XVI semble sur le point de renouer. En ouvrant en même temps la voie à Pie XII et à Jean-Paul II. Et les déclarant d’ores et déjà « vénérables ».

On le sait, une lourde controverse pèse sur Pie XII, Pontife aux silences assourdissants. En effet, son attitude face à la shoah ne semble pas véritablement susceptible d’être présentée comme exemplaire et héroïque, quelque soit le jugement historique portée. De nombreuses associations avaient demandé à Benoît XVI de mettre le processus concernant Pie XII entre parenthèses, le temps au moins d’examiner davantage d’archives sur l’époque.

Les deux béatifications à venir - Pie XII et Jean-Paul II - pourraient avoir lieu très vite, peut-être simultanément. En tout cas, les autorités catholiques affirment avoir découvert le miracle nécessaire à la béatification de Jean-Paul II. Une religieuse française, Marie Simon-Pierre, affirme avoir été guérie de la maladie de Parkinson deux mois après la mort de Jean-Paul II après lui avoir adressé des prières. Il est plus que probable que le Pape Ratzinger reconnaisse très vite ce miracle.

Selon nos sources romaines, Benoît XVI tenait bien davantage à la béatification de Pie XII, auquel il porte une vénération toute particulière, qu’à celle de son prédécesseur immédiat. Il hésita cependant deux ou trois ans à imposer une béatification de Pacelli, susceptible de soulever un tollé. Et rencontrant des résistances, y compris de la part de cardinaux comme Walter Kasper. Avant de faire passer le Pape de la Seconde Guerre en lui associant Jean-Paul II. Plus populaire.

Sur le fond, comment ne pas songer aux remarques acerbes du Père Yves Congar qui critiquait ce que pouvait avoir de dérangeant sinon d’indécent l’exaltation indirecte de son pouvoir lorsqu’un Pape béatifie ou a fortiori canonise l’un de ses prédécesseurs. Façon sans doute de se mettre lui-même sur un piédestal.

En ce qui concerne le cas particulier de Jean-Paul II il est inacceptable d’avoir ainsi précipité une cause complexe avec une masse incroyable de documents à étudier, et d’actes à évaluer. Une grande braderie populiste.

Quant à Pie XII, cette reconnaissance est bien entendu beaucoup plus scandaleuse encore. Au sens premier de l’adjectif. Elle choque beaucoup d’esprits et menace dangereusement le dialogue judéo-chrétien. Elle confirme l’intention restauratrice du Pape actuel, pas seulement en liturgie ou dans les pompes, qui vise à revenir à bien des égards au modèle ecclésial du temps de Pie XII. Du jeune Ratzinger ! Qui a la nostalgie facile.

Décidément à Rome, sous ce Pontificat, tout va de mal en ... Pie !
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MessageSujet: POURQUOI BENOIT XVI BEATIFIERA PROCHAINEMENT PIE XII ?   Dim 20 Déc - 15:04

POURQUOI BENOIT XVI BEATIFIERA PROCHAINEMENT PIE XII ?
Christian Terras
--> Article mis en ligne le samedi 19 décembre 2009

Il fallait s’y attendre ! Lorsqu’en octobre 2008, Benoît XVI n’avait pas souhaité signer le décret des Vertus héroïques du pape Pie XII, « jugeant opportun un temps de réflexion ». Golias avait déjà indiqué, à l’époque [1] que le processus de béatification d’Eugenio Pacelli était bel et bien lancé malgré les apparences. Aujourd’hui, 19 décembre, le pape Benoît XVI vient d’autoriser la publication du décret sur les Vertus héroïque du pape Pie XII, ce qui donne à ce dernier le titre de « Vénérable », étape incontournable pour la poursuite de sa procédure en béatification. Le pontificat d’Eugenio Pacelli, qui dirigea l’Eglise catholique de 1939 à 1958, après avoir été nonce apostolique à Berlin au moment de l’arrivée d’Hitler au pouvoir, est très contesté. Le pape Pie XII est accusé d’avoir gardé le silence sur la Shoah durant la Seconde guerre mondiale. C’est pour cette raison que la béatification de Pie XII était restée au point mort depuis des années dans l’attente de la signature par Benoît XVI de ce décret.

Le pape Benoît XVI voue une estime toute particulière à son prédécesseur Pie XII dont on sait qu’il veut désormais le voir porter aux honneurs des autels. La vénération portée coïncide avec une étrange similitude dans la stratégie ecclésiale. Sans qu’il soit légitime de subodorer de la part de Joseph Ratzinger une sorte de connivence secrète avec une pensée fasciste ou d’extrême droite sur le fond, force est néanmoins de reconnaître l’alliance objective motivée par un combat commun contre une modernité auquel le pape actuel impute tous les maux.

Le penseur Joseph Ratzinger, tout comme les différents courants de la réaction de façon globale, est convaincu du caractère pernicieux et dangereux du relativisme actuel (c’est-à-dire l’idéologie du tout se vaut) et cultive une analyse critique de la démocratie, aussi brillante que simpliste, comme ignorant le primat de la vérité (voir plus loin). Cette base intellectuelle commune sur ce point-là (ce n’est pas vrai au niveau d’une sensibilité politique personnelle, car de fait l’abbé Ratzinger est un conservateur qui admirait Konrad Adenauer, chancelier fameux de l’après-guerre, mais non pas un nazi ou cryptofasciste) explique la publication en 1998 par la revue d’extrême-droite autrichienne Aula, avec l’accord de ce dernier, alors cardinal. Si Mgr Ratzinger n’aurait certes point avalisé la vision du monde cultivé par la revue en question, il y a bien entre les deux une affinité profonde quant à un rejet commun de ce que l’on pourrait appeler le principe démocratique.

Comme Pie XII en son temps, Benoît XVI gradue les menaces. Pour lui, face à une menace plus grande, il semble justifié de fermer les yeux ou de faire preuve de complaisance. Si Joseph Ratzinger, non seulement n’a jamais partagé la structure mentale de l’intégrisme lefebvriste ou de l’extrême droite politique mais l’a au contraire critiquée et justement disséquée, y compris dans son célèbre Rapport sur la foi, il n’en est pas moins vrai que sans l’avouer il traite ces courants avec la relative complaisance de celui que l’on considère comme un moindre mal. De même que Pie XII n’a jamais partagé la vision des choses d’un Adolf Hitler mais l’a au contraire toujours refusée, tout en se laissant aller à une connivence tactique au moins tacite, pour épargner son troupeau menacé par les nazis mais également sans doute pour faire face au danger qui lui semblait le plus grand. A fortiori, la complaisance pacellienne à l’endroit des catholiques les plus intransigeants, alors que son prédécesseur Pie XI avait misé un temps surtout sur l’Action catholique, traduit un choix somme toute clair de Pie XII : celui de soutenir le catholicisme pur et dur, y compris dans sa version la plus discutable, afin d’opposer une digue aux courants contraires.

Une semblable politique sera d’ailleurs adoptée par les évêques d’Amérique du Sud très complaisants envers les dictatures militaires (par exemple ceux d’Argentine qui font souvent la une des polémiques aujourd’hui) tout comme auparavant en Espagne contre les Républicains ou en France sous Pétain. Ce n’est pas sans raisons que le général De Gaulle demanda à Rome le départ d’un nombre substantiel d’évêques compromis avec Vichy. Beaucoup de ces évêques ne partageaient pas les vues les plus extrêmes mais par conservatisme foncier, sens conformiste de l’ordre, crainte de la subversion et des revendications de gauche, conviction que la droite dure pouvait constituer un « moindre mal » et contribuer à défendre des valeurs (comme la famille !). Tout simplement aussi par calcul, espérant obtenir ainsi davantage, ces serviteurs de la vérité de l’évangile se firent valets, ou du moins complices par omission, équivoques et peureux, du mensonge, de l’injustice et de l’oppression. Ce qui est vrai dans la relation entretenue par Pie XII à l’endroit du nazisme vaut aussi « mutatis mutandis » pour l’étrange bienveillance de Benoît XVI à l’égard des Lefebvristes, comme en témoigne la réhabilitation hâtive au mois de janvier dernier des quatre évêques schismatiques, dont un révisionniste affiché. Joseph Ratzinger est fort attaché, intellectuellement et sentimentalement, à un style liturgique fort traditionnel, que défendent justement les Lefebvristes. Cela l’incite certainement à faire preuve de bonne volonté à l’endroit de ceux qui conservent un patrimoine qui lui demeure cher, quitte pour cela à payer la note et à avaler quelques couleuvres.

En définitive, et cela est sans doute paradoxal de la part de défenseurs intransigeants de la Vérité, Benoît XVI comme Pie XII mettent en oeuvre un véritable calcul stratégique en s’alliant avec complaisance à un extrême qu’au fond d’eux-mêmes ils désavouent, car ils le trouvent malgré tout susceptible de contribuer à l’implantation d’un même projet restaurateur et en tout cas moins périlleux à leurs yeux que tout ce qui semble « de gauche ».

Joseph Ratzinger n’entend pas seulement faire de Pie XII un saint parce que ce dernier lui rappelle sa propre jeunesse et dont il éprouve au demeurant une grande nostalgie, ce qui est en soi respectable. Il souhaite au contraire, en pleine cohérence avec la dimension d’exemplarité d’une béatification et d’une canonisation, perpétuer ou sacraliser une certaine image de l’Eglise, triomphaliste et dominatrice. Pour défendre son autorité en ce monde, cette « église » (qui n’est pas vraiment ce qu’elle prétend être, l’assemblée vivante des chrétiens) se montre prête à des compromis, mais d’un seul côté. Se voulant au-dessus de l’humanité concrète et de ses fluctuations, elle se révèle en définitive partisane et complaisante envers une idéologie qui renie l’Evangile.

Charles Maurras en son temps ne jugeait-il pas intolérable le Magnificat [2] car Dieu y est célébré pour renverser les puissants de leur trône1 ? Quant à Mgr Lefebvre et à ses épigones, l’inspiration maurrassienne est constante chez eux et d’ailleurs jamais déniée. Le « politique d’abord » y règne en maître. Un mot d’ordre qui ne correspond en rien à l’intention de Benoît XVI mais que ce dernier, indirectement, se refuse à affronter de face, contrairement aux courants jugés « progressistes » qu’il n’a cessé de combattre tout au long de ces années. Benoît XVI et Pie XII veulent une église de droite.

[1] PIE XII : le scandale d’une béatification programmée, article en ligne du 9 octobre 2008 et (Golias Hebdo n°50 du 15 octobre 2008)

[2] NB. Au début des années 80, on se souviendra qu’à l’occasion de son voyage en Argentine, à l’époque sous la dictature militaire du général Videla, le pape Jean Paul II tronquera le Magnificat du fameux verset satanique (cf. Golias n°
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MessageSujet: Les vertus héroïques de Pie XII   Lun 21 Déc - 17:47

Golias publie une série d’articles, sous forme de feuilleton, à propos des soi-disantes « vertus héroïques » de Pie XII. Ces textes reposent sur des faits historiques mal connus du grand public.

Chapitre 1 : Pie XII, Mussolini et les Juifs... convertis au catholicisme

Pour contourner l’obstacle à la béatification de Pie XII que représente son silence lors de la Shoah, l’historien italien Andrea Riccardi met en avant les interventions secrètes en faveur des juifs italiens. Mal lui en a pris. Il souligne dans son ouvrage paru chez Laterza « L’inverno piu lungo » (L’hiver plus long) et avec le sous-titre « Les juifs et les nazis à Rome », que ce fut sous la pression des démarches personnelles de Pie XII auprès des communautés religieuses que celles-ci donnèrent asile à de nombreuses familles juives. Or l’historien ne relève aucune de ses démarches attribuées à Pie XII. Le Corriere della Sera qualifie la pseudo documentation de « farfelue » . Dans la revue jésuite La Civilità Cattolica, le Jésuite Giovanni Sale relève quant à lui que la seule intervention secrète que l’on puisse mettre au crédit de Pie XII le fut en faveur des seuls juifs convertis, auprès de Benito Mussolini. Le Souverain Pontife d’alors proposait, et cela est très significatif et très grave, que le critère pris en considération ne soit pas celui de la naissance mais « seulement » celui de la foi. Giovanni Sale ajoute « Cette discrimination plonge tout historien catholique dans une profonde perplexité. » Soucieux d’assurer - par amour ou par force - la béatification de Pie XII, Andrea Riccardi, par ailleurs cheville ouvrière de la communauté romaine de Sant’Egidio, invite à sortir des silences de Pie XII face à la shoah pour ne pas s’enfermer dans cette période de son pontificat, et pour se consacrer davantage à l’ensemble de sa vie. Alors nonce à Munich et à Berlin, puis secrétaire d’état, par ses silences personnels et les silences imposés, Pacelli pourrait bien avoir vécu le même égotisme carriériste ou le même égotisme clanique pontifical. L’un et l’autre se sont développés à partir d’une fragilité native et se sont imposés dans une remarquable constance de conduite. Certes, la présence ou l’absence d’un chromosome peut l’expliquer ; pour autant, jamais elle ne justifie le crime. Permettez ici un court aparté. Conscient que ses silences susciteraient l’assaut des critiques et des désaveux, Eugenio Pacelli, Pie XII sous la tiare, a tenté de se justifier, arguant d’un soi-disant écart de sens entre neutralité et impartialité, invoquant un constat souci d’éviter de créer tout motif de représailles de la part d’Hitler. Un souci certes très compréhensible, mais il faut pourtant relever qu’en aucun des silences ici remarqués, l’occasion de représailles ne s’est présentée. Une dénonciation d’exaction ou de crime hitlérien a pu être avancé comme prétexte de soi-disant représailles : elle n’en a jamais été que l’occasion. Le massacre des juifs aux Pays-Bas n’a pas attendu la réprobation des évêques locaux pour être mis en place. S’il a pu être sitôt déclenché, c’est qu’il était déjà soigneusement planifié et décidé. Pascal a écrit : « Le pape hait et craint les savants qui ne lui sont pas soumis par voeu » (Br. 873, 323). Il ne peut imposer aujourd’hui le silence à l’historien critique. Non pour dresser un réquisitoire, mais pour contredire l’élan intempérant d’un panégyrique sur fond d’équivoque et de contre-vérité historique. L’affirmation arrogante de l’autorité pontificale, dont la béatification d’Eugenio Pacelli serait une expression particulièrement provocatrice, justifierait-elle le sacrifice de l’incontournable exigence de la vérité des faits ? L’historien s’égare lorsqu’il se fait courtisan. (à suivre)
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MessageSujet: Comment, en 1934, le futur Pie XII a trahi les résistants catholiques contre le nazisme   Jeu 24 Déc - 16:28

Les « vertus héroïques » de Pie XII en question (2)
Comment, en 1934, le futur Pie XII a trahi les résistants catholiques contre le nazisme
Golias
--> Article mis en ligne le mardi 22 décembre 2009

Pascal a écrit : « Le pape hait et craint les savants qui ne lui sont pas soumis par voeu » (Br. 873, 323). L’affirmation arrogante de l’autorité pontificale, dont la béatification d’Eugenio Pacelli serait une expression particulièrement provocatrice, justifierait-elle le sacrifice de l’incontournable exigence de la vérité des faits. Ainsi en est-il du silence du futur Pie XII, secrétaire d’Etat en 1934, sur l’assassinat par les nazis du dirigeant de l’Action catholique allemande le Dr Erich Klausener.

Dirigeant de l’Action catholique depuis 1928, proche du vice-chancelier Franz von Papen, Klausener contribue à la rédaction du discours de Marbourg prononcé par von Papen le 17 juin 1934. Même s’il est d’un ton relativement modéré, ce discours critique la violence et la répression mises en place depuis l’accession d’Hitler à la chancellerie. Lors d’un rassemblement catholique à Berlin, le 24 juin 1934, Klausener se livre, devant plus 60 000 personnes, à une critique passionnée et argumentée de la répression menée par les nazis contre les opposants, ce qui le fait considérer comme un adversaire du national-socialisme. Par cette intervention, il venait de signer son arrêt de mort. La sentence fut exécutée huit jours plus tard : le 30 juin 1934. Il apparaît que Heydrich lui-même a personnellement donné l’ordre au S.S. Hauptsturmführer Kurt Gildisch d’abattre Klausener dans son bureau du ministère national des Communications. Gildisch et un fonctionnaire de la Gestapo en civil gagnèrent le ministère vers les 13 heures et le bureau de Klausener. Ils signifièrent son arrestation au haut-fonctionnaire. Tandis que Klausener saisissait son chapeau, Gildisch l’abattit d’une balle dans la nuque. Il annonça ausitôt à Heydrich lui-même, du téléphone du même bureau, la mission terminée. Il reçut la consigne de déclarer cet assassinat comme un suicide. Il plaça deux factions SS devant la porte avec interdiction de ne laisser pénétrer qui que ce soit. L’accès au bureau où repose le corps de Klausener ensanglanté restera interdit à tous jusque vers 18 h 15, heure à laquelle il fut transporté à la morgue par des gens de la Gestapo. Furent ainsi repoussés, aussi bien le Premier ministre que l’épouse, le fils et le Docteur Werner Pünder, ami intime de la famille. De la morgue, la dépouille mortelle de Klausener fut promptement transférée au crématorium de Wilmersdorf où, sans autres investigations, il fut incinéré. Comme le relève l’historien Klaus Scholder dans son ouvrage Les Eglises et le Troisième Reich : 1934 : « On n’aurait que difficilement pu atteindre davantage la catholicité ecclésiale. Car, à l’accusation de haute-trahison avancée aussitôt par Goering s’ajoute l’accusation de suicide qui représente pour l’Eglise un péché grave, et interdit dès lors toutes funérailles religieuses, et enfin la crémation du corps alors également formellement interdite par l’Eglise. » Lors du procès de Nuremberg, Goering a reconnu être l’instigateur de l’assassinat.

Comment l’Eglise s’est-elle comportée face à l’événement ?

Réunis tard dans la soirée à l’évêché de Berlin, se retrouvaient pour faire le point le nonce apostolique, Mgr Cesare Orsenigo, et les trois membres de la délégation chargés de représenter l’épiscopat d’Allemagne à la commission bipartite pour le suivi du concordat. Mgr Nikolaus Bares ne participait pas à la réunion. En effet, il se trouvait en tournée pastorale dans son diocèse. On crut un instant qu’il était monté dans la même charette que Klausener. Après avoir écouté le rapport détaillé du vicaire général, Karl Adam, qui avait suivi les évènements au plus près, le nonce Cesare Orsenigo, s’exclama : « C’est du pur style soviétique. » Y faisait écho au même moment Mgr Wilhelm Berning, évêque d’Osnabrück : « Nous sommes en plein bolchévisme. » Face à l’implication personnelle d’Adolf Hitler dans la totalité des assassinats de la « Nuit au long couteaux », il fut décidé de saisir le cardinal Pacelli, secrétaire d’état, de ce qui était perçu comme un drame par la catholicité allemande, l’invitant à exprimer à la famille son émoi et sa solidarité à toute la nation. Eugenio Pacelli s’est tu. Eugenio Pacelli a imposé son silence.

Les consignes de Pacelli : taire les conditions de la mort de Klaussener

Dans un télégramme au ministre d’Etat chargé des Affaires étrangères, le 1er juillet 1934, l’ambassadeur Diego von Bergen transmet : « Cardinal apaisé par explications données ne cache pas reconnaissance admirative pour le courage personnel et résolution de fer montrée par le Führer en ce jour. » Les recommandations données à l’époque par le secrétaire d’Etat Pacelli furent les suivantes : taire les conditions de la mort de Klausener, réduire au minimum la célébration du requiem et l’évocation de sa mémoire. Aussi, la messe d’adieux ne fut-elle pas dite en la cathédrale mais en la chapelle privée de l’évêché et l’absoute dans la chapelle du cimetière. N’y assistait que l’évêque, le chapitre cathédral et les seuls amis intimes. Le fait de lui accorder des funérailles religieuses fut reçu comme l’évident démenti à l’allégation du suicide. Le dimanche suivant la mort, sur ordre de la curie épiscopale, fut lu en chaire aux messes du matin, dans toutes les paroisses du diocèse de Berlin, un avis dont le libellé interdisait toute interprétation politique. En invitant à prier pour le disparu qui, le 30 juin, était entré de manière inattendue, dans l’éternité. Avec l’envoi, le clergé était expressément prié de garder, vis-à-vis des évènements, la retenue exigée et de ne pas perdre de vue les intérêts de l’Eglise toute entière.
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MessageSujet: Le rabbin qui veut sauver Pie XII...   Jeu 24 Déc - 16:30

Le rabbin qui veut sauver Pie XII...
Golias
--> Article mis en ligne le mercredi 23 décembre 2009

Le rabbin David Dalin, auteur du livre « Pie XII et les Juifs, le mythe du pape d’Hitler », est un spécialiste de l’histoire juive américaine et des relations juives et chrétiennes. Edité aux U.S.A. en 2005, le livre avait été précédé en 2001 par un article sur le sujet qui avait déjà fait grand bruit car il s’en prenait au mythe de Pie XII, Pape d’Hitler : le Pape, ancien nonce à Berlin, aurait été profondément germanophile et son silence devant les crimes nazis serait la signe d’une sagesse coupable. Il se serait alors contenté de protéger les catholiques. Il s’agit d’une réponse à une campagne d’opinion tout particulièrement illustrée par le livre très controversé de John Cornwell « le Pape d’Hitler ». L’ouvrage du rabbin David Dalin est aussi devenu le livre alibi pour nombre de catholiques qui volent aujourd’hui au secours du pape Benoît XVI, après sa décision de reconnaître les « vertus héroïques » du pape Pie XII ; dernière étape avant un éventuel procès en béatification. Golias présente ci-après un décryptage critique de l’ouvrage de David Dalin.
LES LIMITES D’UN LIVRE ALIBI

Chapitre 1 : le mythe

L’auteur situe la naissance du mythe en 1963, cinq ans après la mort du Pape : la pièce de théâtre « le Vicaire » en est un fait marquant ; à l’origine des accusations il y aurait tout d’abord la propagande communiste, elle sera rejointe ensuite par l’attitude des catholiques progressistes, contre les traditionalistes, puis par elle de certains évangélistes anti-romains. Il s’agit d’une attaque en règle contre la personne du Pape et contre le catholicisme. Toute une littérature en naît dont l’auteur stigmatise le peu de sérieux voire la malhonnêteté historique.En réponse à cela livres et articles, en particulier émanant d’auteurs juifs, ne manquèrent pas pour rétablir sérieusement la vérité, mais on ne leur réserva pas la même publicité tant le mythe était puissant. Le chapitre se clôt sur l’annonce de ce qui fera le dernier chapitre du livre : la dernière et véritable cause du mythe est l’antisémitisme islamiste.

Chapitre 2 : des papes qui défendirent les juifs

Si l’antisémitisme fait partie de l’histoire de l’Europe dite « chrétienne », c’est un fait que Rome a été la seule puissance à prendre la défense des juifs et à ne pas les chasser.Suit alors un survol historique, de Grégoire le Grand (590-604) à Pie XI et Pie XII, soulignant les déclarations pontificales en faveur des Juifs, et réglant au passage la question des légendaires crimes rituels commis par les juifs contre des enfants chrétiens, ainsi que les condamnations des progroms antisémites qui ne manquèrent malheureusement pas tout au long de l’histoire.

Chapitre 3 : le futur pape

Ce chapitre reprend l’histoire du futur pape en insistant à la fois sur sa carrière écclèsiastique, son destin familial, et sur le fait que dès sa jeunesse il eut des relations avec le monde juif de Rome, relations qu’il entretient à toutes les étapes suivantes, et que les détracteurs de Pie XII se sont bien gardés de mentionner ; un certain nombre de noms et de faits précis sont alors cités.

Chapitre 4 : un juste parmi les nations : Pie XII et la Shoah

En mars 1939 les cardinaux élirent un diplomate plus encore qu’un spirituel et cette élection fut saluée par tous les pays européens à l’exception de l’Allemagne : pour les nazis le nouveau pape était un ennemi de leur peuple et un amides juifs. Dès avant son élection il avait commencé à sauver les intellectuels juifs qu’un décret de Mussolini avait bannis de leurs postes. Son désaccord avec Hitler et les nazis était notoire. Nombre de citations de textes ou de faits montrent que l’attitude du Pape fut interprétée sans ambiguïté tant du côté des Alliés que de celui des nazis. Aurait-il du ex communier Hitler ? Les précédents historiques ne furent pas heureux. Le Vatican fut à deux doigts d’être occupé par les nazis, et le Pape d’être déporté. Le clergé et nombre de catholiques se rallièrent à la position du Pape dans la défense des juifs, et pas seulement à Rome ; nombre d’évêques reçurent des consignes non ambiguës et l’auteur conclut par un plaidoyer pour que Pie XII soit inscrit dans la liste des « justes des nations ».

Chapitre 5 : médias progressistes et guerre culturelle

Les accusations contre Pie XII auraient été alimentées dans les milieux progressistes par la nouvelle d’une possible canonisation du Pape. En complément de cela une polémique s’était élevée à propos d’enfants juifs sauvés par des catholiques et ayant été éventuellement baptisés à cette occasion, on aurait ensuite refusé de les rendre à leurs familles juives : sauf quelques cas, la thèse n’est pas fondée, bien au contraire…mais on fit courir une vraie légende : le pape en aurait rajouté dans son antisémitisme en voulant soustraire les enfants à leur peuple ! Les médias progressistes traitèrent de la même manière, au mépris de l’histoire, le projet d’enlèvement du Pape par les nazis. Hollywood n’avait pas attendu la sortie du film « Amen » en 2002 pour s’emparer de la thèse anti-pontificale ; il en alla de même lors de la polémique soulevée autour du film de Mel Gibson « la passion du Christ » qui fut taxé indûment d’anti-sémitisme.

Chapitre 6 : Le Mufti d’Hitler : l’antisémitisme musulman, et l’incessante guerre islamique contre les juifs

On a tenté de faire porter à l’Eglise catholique un anti-sémitisme beaucoup plus profond et radical dans l’Islam. L’histoire nous en est racontée jusque dans sa dimension politique contemporaine. C’est cet antisémitisme qui aurait été à l’origine du rapprochement entre le Grand Mufti de Jérusalem et les nazis dès l’origine du nazisme. Elle n’aurait fait que croître et embellir à l’occasion de la shoah ; le Grand Mufti, réfugié en Allemagne pendant la guerre, échappa à un procès en se réfugiant en Egypte en 1946, et transmit le flambeau à Yasser Arafat. Publications, négationnisme, antisémitisme, sont le fait actuel du monde palestinien.

Chapitre 7 : Jean-Paul II : le pape condamne l’antisémitisme

Dès le début de son pontificat le pape multiplia les paroles et les gestes en faveur du peuple juif, dénonçant sans cesse et en condamnant l’antisémitisme et la Shoah. Il le manifesta particulièrement en condamnant les attentas commis contre les juifs d’Europe. Ceci a été superbement occulté par les médias progressistes qui préféraient plutôt porter aux nues Arafat et ses successeurs ; et l’auteur conclut sa thèse en ayant conscience d’avoir fait œuvre au service de la vérité.
Le lecteur est-il convaincu en refermant le livre ?

Ce n’est pas assuré. Certes la thèse est courageuse et la documentation abondante ; l’auteur se bat pour le rétablissement d’une vérité historique, face à un mythe qui s’est propagé comme une traînée de poudre et qui demeure vivace. Trop occupé à pourfendre les détracteurs de Pie XII et de la Papauté, il n’a pas éprouvé le besoin de regarder plus ce qui pouvait les motiver ; il n’y a pas de fumée sans feu. Si les papes tout au long de l’histoire, et en particulier Pie XII et Jean-Paul II, se sont prononcés explicitement contre l’antisémitisme, ce n’est pas historiquement aussi simple et les traditions antisémites sont le fait de chrétiens autant que de musulmans et de nazis ; le sujet est beaucoup plus complexe et déborde les limites du livre. En refermant le livre, on reste interrogatif : l’auteur a raison dans la conduite de sa thèse, mais la mariée semble malgré tout trop belle. Au jeu des citations on peut trouver de tout, chez les pro comme chez les anti, tout comme dans les textes pontificaux. C’est cela sa limite.
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MessageSujet: "La Shoah en tant que telle est une invention juive", dit un évêque polonais   Lun 25 Jan - 15:57

"La Shoah en tant que telle est une invention juive", dit un évêque polonais

Un évêque polonais à la retraite, qui fut proche de Jean Paul II, a qualifié lundi sur un site catholique traditionaliste italien "la Shoah en tant que telle (d')invention juive", à deux jours du 65e anniversaire de la libération du camp d'extermination nazi d'Auschwitz.

"S'il est indéniable que la majorité des morts dans les camps de concentration étaient des juifs, dans la liste il y a aussi des tziganes, des Polonais, des Italiens et des catholiques", a déclaré Mgr Tadeusz Pieronek sur le site Pontifex.roma.it.

"Il n'est donc pas permis de s'approprier cette tragédie pour faire de la propagande", a ajouté le prélat de 75 ans, qui fut ami du pape polonais Jean Paul II, en affirmant qu'il "n'est pas historiquement vrai que dans les camps de concentration ce sont seulement des Juifs qui sont morts". "Il y a eu beaucoup de Polonais, mais cette vérité aujourd'hui est souvent ignorée", a-t-il poursuivi.

Le camp d'Auschwitz-Birkenau, installé en 1940 dans le sud de la Pologne occupée, reste le symbole de l'horreur de la Seconde guerre mondiale et de l'Holocauste, pour avoir servi de lieu d'extermination de 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs.

Mercredi, journée mondiale de l'Holocauste, d'anciens détenus d'Auschwitz, des soldats de l'Armée rouge qui les ont libérés il y a 65 ans et de nombreuses personnalités, dont les représentants officiels d'une vingtaine de pays, notamment le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, doivent participer aux commémorations de la libération du camp et d'hommage aux victimes.

Pour Mgr Pieronek, ancien secrétaire et ex-porte-parole de l'épiscopat polonais, "alors on pourrait parler avec la même force et fixer une journée de la mémoire aussi pour les nombreuses victimes du communisme, les catholiques et chrétiens persécutés et ainsi de suite".

La Shoah est "utilisée comme une arme de propagande et pour obtenir des avantages souvent injustifiés", a-t-il encore affirmé.

"Eux, les juifs, jouissent d'une bonne presse parce qu'ils sont soutenus par de puissants moyens financiers, un énorme pouvoir et l'appui inconditionnel des Etats-Unis et cela favorise une certaine arrogance que je trouve insupportable", a-t-il ajouté.

"Certes, tout cela ne dément pas la honte des camps de concentration et les aberrations du nazisme", a-t-il dit.

Dans l'article, il a aussi estimé qu'avec le "mur" de séparation entre Israël et la Cisjordanie occupée, l'"on commet une injustice colossale à l'égard des Palestiniens qui sont traités comme des animaux et dont les droits (fondamentaux) sont pour le moins violés".

"Mais on parle peu de ces faits dont sont complices les lobbies internationaux", ajoute Mgr Pieronek, qui demande qu'"on fasse une journée de la mémoire aussi pour eux" (les Palestiniens).

Ces déclarations interviennent alors que les relations entre l'Eglise catholique et les communautés juives ont récemment connu des tensions, après la décision du pape Benoît XVI de faire avancer le processus de béatification de Pie XII, pape critiqué pour son silence face à la Shoah.

Le pape avait également provoqué l'émotion, jusque parmi les catholiques, en levant l'année dernière l'excommunication d'évêques intégristes, dont Richard Williamson poursuivi pour propos négationnistes.

Le 17 janvier, Benoît XVI s'était rendu en visite à la synagogue de Rome, plaidant pour le "dialogue" et évoquant "le patrimoine spirituel commun" entre les deux religions.
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MessageSujet: Auschwitz : les propos d'un évêque   Jeu 28 Jan - 5:44

Depuis quelques temps les scandales se succèdent impliquant la hiérarchie catholique. C’est à présent un évêque polonais, canoniste de renom au demeurant, et considéré pourtant comme l’un des plus ouverts et des plus conciliaires de son pays, Mgr Tadeusz Pieronek qui vient de susciter des remous suite à la publication de certains de ses propos sur un site internet très « orienté ». La polémique prend un relief tout particulier en raison des liens profonds d’amitié et de confiance qui unissaient Mgr Pieronek à Jean Paul II.

L’évêque polonais vient de déclarer que les Juifs se sont « approprié » l’Holocauste comme une « arme de propagande ». Il a démenti d’autres affirmations qui lui sont prêtées. Il a nié en particulier une phrase qui lui faisait dire que « l’Holocauste en tant que tel est une invention juive ». Il a également dit ne pas avoir « autorisé » la publication de l’interview, qui restait consultable sur le site lundi soir. Mgr Pieronek reconnaît cependant avoir déclaré : « il est indéniable que le plus grand nombre des morts dans les camps de concentration étaient des Juifs, mais il y a aussi sur la liste des tziganes polonais, des Italiens et des catholiques ».

Il faut savoir qu’est célébré aujourd’hui mercredi 27 janvier le 65e anniversaire de la libération du camp d’extermination nazi d’Auschwitz. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président polonais Lech Kaczynski et de nombreux ministres européens seront présents aux commémorations qui y sont prévues.

« Il n’est pas juste de s’approprier cette tragédie à des fins de propagande », aurait dit Mgr Pieronek, ajoutant que des journées commémoratives devraient être consacrées aux « victimes du communisme, aux catholiques, aux chrétiens persécutés et ainsi de suite ». Et non aux seuls juifs. Ajoutant : « Mais eux, les Juifs, bénéficient d’une bonne presse parce qu’ils sont soutenus par de puissants moyens financiers (...) et l’appui inconditionnel des Etats-Unis, ce qui favorise une certaine arrogance que je trouve insupportable ».

Une bombe a donc éclaté. D’autant plus violemment que Tadeusz Pieronek n’est pas un inconnu mais une personnalité bien connue. Qui plus est incarnant un visage modéré sinon libéral d’une Eglise polonaise par ailleurs très conservatrice. Comme son confrère l’archevêque de Gniezno, Mgr Henryk Muszynski, Mgr Pieronek était réputé comme l’un des rares évêques ouverts au dialogue oecuménique et à l’esprit de Vatican II. Son intervention en est d’autant plus étonnante. Au point que l’on peut se demander si en effet, comme le prétend l’évêque, le site internet diffusant ses propos ne les aurait pas amplifier. Un écheveau difficile à démêler.

En tout état de chose les propos concernant la shoah sont indignes et intolérables et confirmeraient la persistance d’un vieux fond d’antisémitisme dans le catholicisme polonais. Y compris là où on n’espérait ne plus le trouver.
- Dans la rubrique: /L’info du jour
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MessageSujet: NOTRE DAME DES NEIGES et l’avenir du christianisme : Tout un programme !   Sam 6 Mar - 6:02

NOTRE DAME DES NEIGES et l’avenir du christianisme : Tout un programme !

Parmi les fondations les plus connues dans la galaxie restauratrice en France, il convient de citer en particulier « Notre Dame des Neiges ». Cette communauté a été fondée par un prêtre du nom de Lucien-Marie Dorne, du diocèse de Viviers (Ardèche), en 1944, en étroite collaboration avec une mystique du nom d’Augusta Bernard. Reconnue, un peu à contre-coeur, il faut bien le dire, par Mgr François Blondel, évêque de Viviers en 2000 « Institut de vie consacrée de droit consacrée » , à la demande de Rome, cette communauté est dans la ligne du conservatisme identitaire le plus « old style », y compris sur les questions morales, même si sans doute elle ne peut être assimilée au traditionalisme (elle n’a jamais préconisé la célébration de l’ancienne liturgie). En matière de théologie on peut cependant l’assimiler au courant tradi. Elle bénéficie depuis des années du soutien et de l’amitié de Mgr Guy-Marie Bagnard, évêque controversé de Belley-Ars, qu’il n’est plus besoin de présenter aux lecteurs de Golias.

Elle entend promouvoir un « esprit familial ». Et défendre dans la société civile les valeurs traditionnelles de la famille. Par la consécration au Coeur Immaculé de Marie. La maison-mère est à Saint Pierre de Colombier en Ardèche. Mais elle a également essaimé à Bergerac, Cannes, Lyon, Marseille, Sens, Vannes, Sélestat (qu’a donc pensé Mgr Brand jadis pour l’accueillir ? il est vrai qu’il ratissait large) et au Grand Fougeray en Bretagne. Elle propose des Sessions et des retraites. Il suffit de se reporter au site internet pour y découvrir le ton mièvre et sirupeux. Le leitmotiv : « soyons obéissants ». Entendez à Benoît XVI. Y compris dans la défense de la loi naturelle. Il s’agit également de mener le « combat olympique de la pureté ».

Sur le site « Notre Dame des Neiges », il nous a semblé intéressant de relever à nouveau une contribution de l’abbé Pellabeuf déjà évoqué, lors d’un récent article en ligne, envisageant l’avenir du catholicisme. Horripilante au demeurant, comme l’ensemble de ce qui est sur ce site, elle exprime cependant bien la façon dont les milieux tradis et assimilés conçoivent l’avenir : « Cet avenir se retrouve dans les milieux traditionnels et charismatiques ; ces deux mouvances ne comptent peut-être pas même un dixième des paroisses de France mais sont à l’origine de près de la moitié des ordinations sacerdotales du pays. Aussi peut-on être certain que là se trouve, pour une énorme part, l’avenir du catholicisme français. Et comme ces mouvances parfois considérées comme antagonistes commencent à jouer de leur complémentarité, une relève prometteuse s’annonce (...) Du côté des traditionalistes, il y a une grande variété. Les traits communs les plus visibles sont la fidélité à l’habit ecclésiastique, au latin et au grégorien, à l’enseignement de la théologie »Sancto Thoma Magistro« comme dit le droit canon (...) Généralement très bien formés à l’école de Saint Thomas éclairé par l’enseignement des meilleurs néo-thomistes, les prêtres de cette mouvance représentent une garantie d’orthodoxie doctrinale bien appréciée dans les diocèses où ils sont employés. La mouvance de renouveau charismatique n’est pas moins variée. Si elle n’a pas autant que la mouvance traditionnelle recours aux recettes éprouvées du passé, elle a du moins cet avantage de s’être constituée en étroit contact avec les réalités actuelles et d’apporter des réponses très adaptées à tous ceux qui ont perdu leurs repères, tant du fait de la rapidité des changements du monde moderne qu’à cause de son athéisme fondamental. Les œuvres en faveur de la guérison, notamment, qui fleurissent un peu partout dans cette mouvance, sont un atout important pour l’Eglise et les prêtres du renouveau peuvent faire beaucoup dans ce sens ». La remarque qui suit est évidemment d’une importance capitale. Elle illustre la conviction profonde d’un Dominique Rey ou d’un Marc Aillet, à la base de leur stratégie pastorale. « On perçoit un rapprochement de plus en plus net, dans le concret, entre la spiritualité de renouveau et celle de la tradition ». Nous dirions dans une même croisade intransigeante. « De plus en plus de vocations naissent non dans l’une ou l’autre de ces mouvances, mais dans les deux à la fois. Certains jeunes prêtres se définissent volontiers comme « tradicharismatiques ». A n’en pas douter ils représentent l’avenir, libres qu’ils sont des querelles du passé, libres donc de proposer à leurs ouailles tout l’éventail des spiritualités légitimes, libres de faire progresser chacun dans la voie où Dieu l’a placé ». Mais les « tradicharismatiques » ne crient pas victoire trop tôt et ne vendent pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué : « Il reste encore un long chemin à parcourir pour se débarrasser des guenilles soixante huitardes et appliquer enfin le Concile Vatican II dans toute sa perspective traditionnelle. »

C’est en effet bien la ligne de la famille Notre Dame des Neiges. D’un certain point de vue, ils n’ont pas tort. En effet, le style actuel des vocations est bien celui-là. Reste à savoir pourquoi, et si une telle posture défensive et identitaire a un long avenir, indépendamment d’une maintenance en survie qui dure déjà depuis trop longtemps.
- Dans la rubrique: /TradiLand
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