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 Disparition de tous les glaciers avant 2100

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MessageSujet: Disparition de tous les glaciers avant 2100   Ven 12 Sep - 7:59

Les glaciers disparaîtront d’ici 2100

Canoë

Virginie Roy

04/09/2008

Selon l’ONU, la moyenne annuelle des taux de fonte des glaciers a doublé après le tournant du millénaire, avec des pertes record en 2006.

© Canoë / Virginie Roy

Les glaciers du monde entier auront tous disparu d’ici 2100. C’est ce que révèle un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), publié cette semaine, qui montre qu’au rythme actuel du réchauffement climatique, tous les glaciers auront fondu d’ici la fin du siècle.

«Il est de plus en plus évident que le changement climatique provoque une réduction et un amincissement de nombreux glaciers dans le monde entier ce qui devrait mettre en danger l'approvisionnement en eau de centaines de millions de personnes», prévient le PNUE dans un communiqué.

Peter Gilruth, directeur de la Division de l'alerte rapide et de l'évaluation (DEWA) du PNUE et Wilfried Haeberli, directeur du World Glacier Monitoring Service (WGMS), ont exhorté en début de semaine la communauté internationale à agir le plus rapidement possible. Selon eux, le suivi des glaciers et des calottes glaciaires en Asie centrale, dans les Tropiques et dans les régions polaires doivent être renforcé d'urgence.

«Si la tendance se maintient et si les gouvernements ne parviennent pas à s'entendre sur une profonde et décisive réduction des émissions de gaz à effet de serre lors de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques réuni à Copenhague en 2009, il est probable que les glaciers disparaissent complètement des nombreuses chaînes montagneuses avant la fin du 21e siècle», expliquent les scientifiques.

Cet appel a été lancé lors de la cérémonie pour le 20e anniversaire du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), l'organisme scientifique du PNUE et de l'Organisation météorologique mondiale qui conseille les gouvernements sur le réchauffement climatique de la planète.

Une fonte accélérée

Ainsi, le rapport du PNUE confirme que la moyenne annuelle des taux de fonte des glaciers a doublé après le tournant du millénaire, avec des pertes record en 2006 au niveau d’un réseau de sites de référence.

L’ONU ajoute que si les glaciers sont reconnus comme des éléments impressionnants du paysage, ils sont aussi et surtout une composante essentielle de la terre. La fonte accélérée des glaciers ou leur retrait des glaciers auront de graves répercussions sur l'environnement, le bien-être humain, la végétation, les moyens de subsistance, les risques naturels, l'eau, l'approvisionnement en énergie et l’économie en général.

Entre 1996 et 2005, les glaciers ont, selon ce rapport de l’ONU, perdu en moyenne l'équivalent en masse d'un mètre d'épaisseur d'eau, ce qui représente le double de la fonte observée durant la période 1986-1995, et plus de quatre fois la masse perdue entre 1976 et 1985. Les rares périodes de gains de masse se trouvent dans les Alpes à la fin des années 1970 et au début des années 1980 dans les zones côtières de la Scandinavie et dans les années 1990 en Nouvelle-Zélande. Le programme des Nations Unies pour l'environnement rappelle aussi que l'augmentation moyenne mondiale de la température de l'air est d'environ 0,75°C depuis la fin du 19ème siècle.

http://www.canoe.com/infos/environnement/archives/2008/09/20080904-131301.html
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MessageSujet: Le feu à la banquise   Sam 13 Sep - 15:54

Climat. Le feu à la banquise

Les glaces de l'Arctique fondent plus vite que prévu. Pour la première fois, le pôle Nord n'est plus relié à la terre ferme.

O.A.

13 Septembre 2008

On se réjouit souvent des premières fois. Premier baiser, première voiture, première fois sur la lune…

Mais il en est certaines qui sont inquiétantes, comme celle de ce début septembre : le pôle Nord est pour la première fois en eau libre. On peut désormais faire le tour complet de cette calotte en bateau.

Jusqu'à présent, la couche de glace de la banquise n'avait jamais cédé simultanément le long des côtes sibériennes et canadiennes. Le Centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC) vient de révéler que c'était chose faite.

Selon Étienne Berthier, glaciologue au CNRS (Legos) de Toulouse, « ce phénomène est une réponse au changement climatique global, et on peut être pessimiste ». Certains experts prédisent la disparition complète de la banquise aux alentours de 2020.

« On avait depuis 20 ans une décroissance linéaire » de la banquise, témoigne le chercheur toulousain. « 2007 avait été très déficitaire (NDLR : le record absolu de fonte des glaces, 40 % de moins que la superficie moyenne des vingt dernières années) on ne s'y attendait et on pensait à un artefact. Force est de constater que 2008 confirme cette accélération. Ceci noircit le tableau pour l'avenir ».

La fonte de la banquise du pôle Nord ne joue pas de rôle direct dans la montée du niveau des océans (l'eau occupe la même place que lorsqu'elle était glace). En revanche, elle intervient dans le réchauffement climatique. « Il renvoie l'énergie solaire, alors que l'eau la garde. Donc en remplaçant la banquise par des mers, on amplifie le réchauffement général ».

Pour Étienne Berthier, la disparition des glaces au pôle Nord « doit être prise comme un signal d'alarme. On considère le pôle Nord comme le canari dans les mines de charbon ». Sous-entendu, le dernier avertissement avant l'explosion. La dernière chance.

Il est donc plus que temps. « Car avant que des décisions soient prises et appliquées à l'échelon international - et on en est loin - et en prenant en compte l'effet d'inertie, le réchauffement climatique se poursuivra longtemps encore ».

Tant que le coût financier du dérèglement climatique n'apparaîtra pas clairement comme insupportable, il y a peu de chance que les choses changent. Ou alors ce sera une question de survie.


------------------

Une réserve de ressources énergétiques

Si l'Antarctique (au Sud) est protégé par un traité international, il n'en est rien pour l'Arctique. Aussi, les cinq pays riverains du pôle Nord (Russie, États-Unis, Canada, Norvège et Danemark) se livrent-ils une course à la conquête, à la revendication, avec en ligne de mire d'énormes ressources énergétiques coincées dans les grands fonds, mais techniquement exploitables.

Il faut dire que selon les dernières estimations d'experts gouvernementaux américains, l'Arctique recèlerait « 22 % des ressources énergétiques non découvertes mais exploitables » de la planète. On y trouverait l'équivalent de 90 milliards de barils de pétrole, 47 milliards de m3 de gaz naturel et 44 milliards de m3 de gaz naturel liquéfié. Sans compter les gisements d'or, diamants, nickel, fer, etc. De quoi aiguiser des appétits. Tout comme la possibilité pour les navires marchands de relier Atlantique et Pacifique en gagnant 5000km par rapport aux routes habituelles.

Et l'environnement dans tout ça ? Probablement sacrifié sur l'autel de la consommation à outrance. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

http://www.ladepeche.fr:80/article/2008/09/13/475359-Climat-Le-feu-a-la-banquise.html
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MessageSujet: Bolivie : évolution préoccupante des glaciers et conséquences sur les ressources en eau   Jeu 12 Fév - 19:54

Paris, 11 février 2009

Le volume des glaciers de la Cordillère Royale en Bolivie, situés principalement entre 4800 et 6000 m d'altitude, a fortement diminué depuis 1975, c'est ce que révèle une nouvelle étude conduite par des chercheurs de l'IRD, du CNRS et de l'Université Joseph Fourier de Grenoble. Grâce à une méthodologie basée sur des photographies aériennes réalisées de 1963 à aujourd'hui, les chercheurs ont dépassé les habituelles recherches axées sur la longueur des glaciers et déterminé les variations de volume de 21 glaciers. Les conclusions montrent que cette perte s'est essentiellement produite entre 1975 et 2006. Si ce phénomène se poursuit dans le futur, il pourrait largement impacter les ressources en eau en Bolivie au cours de la saison sèche.

Très mal connue, l'évolution des glaciers d'Amérique du Sud est pourtant intéressante à double titre : ces glaciers constituent de précieux indicateurs climatiques et jouent un rôle significatif sur le débit des rivières en saison sèche. Dans la Cordillère Blanche au Pérou, comme dans la Cordillère Royale en Bolivie, la plus longue série d'observations de variations de masse des glaciers ne dépassait pas jusqu'ici 17 ans(1).

Un meilleur indicateur climatique

Des chercheurs de l'IRD, du CNRS et de l'Université Joseph Fourier de Grenoble(2), en collaboration avec un chercheur allemand(3), ont tout d'abord reconstitué sur les 50 dernières années les variations de volume de 21 glaciers en Cordillère Royale(4) à partir de l'exploitation minutieuse de photographies aériennes prises en 1963, 1975, 1983, 1997 et 2006. Ces variations, plus difficiles à quantifier que la mesure de longueur d'un glacier, constituent de bien meilleurs indicateurs climatiques. Or, les débits des rivières en aval des glaciers sont dépendants des variations de volume - et non de longueur - des glaciers.

1975, année clé dans l'évolution des glaciers

Les variations de volume de ces glaciers ainsi déduites mettent en évidence une très forte relation entre la perte de volume et l'orientation ainsi que l'altitude de ces glaciers ; les glaciers de plus faible altitude et orientés vers le nord-ouest étant les plus affectés. Forts de cette relation, les chercheurs ont ensuite déterminé la variation de volume de 376 glaciers de la Cordillère Royale. Ils concluent que le volume de ces glaciers a peu varié entre 1963 et 1975 ; en revanche ces glaciers ont perdu 43% de leur volume entre 1975 et 2006.

Conséquences hydrologiques

Ces résultats servent à déterminer la contribution de cette évolution glaciaire aux débits des rivières. Certains de ces glaciers alimentent indirectement en eau potable la ville de La Paz. La poursuite de leur perte de volume pourrait à terme poser des problèmes essentiels de ressources en eau pour la capitale de la Bolivie, notamment en saison sèche.

Source : CNRS

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1532.htm
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MessageSujet: La neige et la glace sont en déclin dans les régions polaires   Lun 2 Mar - 8:27

Par Florent Breuil - 25/02/09

Les travaux de recherche pluridisciplinaires auxquels a donné lieu l'Année
polaire internationale (API) 2007/08 livrent de nouveaux éléments qui
confirment le réchauffement du climat et les bouleversements qu'il entraîne
dans les régions polaires. La neige et la glace sont en déclin dans ces
régions, ce qui a des répercussions sur les moyens de subsistance des
populations de l'Arctique, sur la flore et la faune locales ainsi que sur la
circulation océanique et atmosphérique et le niveau de la mer. Ce ne sont là
que quelques-unes des conclusions du rapport intitulé «État de la recherche
polaire» que publient aujourd'hui l'Organisation météorologique mondiale
(OMM) et le Conseil international pour la science (CIUS). Tout en éclairant
d'un jour nouveau les changements climatiques, l'Année polaire
internationale nous en a appris plus sur le transport des polluants,
l'évolution des espèces, la formation des tempêtes et bien d'autres
choses encore.

D'une grande portée, les enseignements de la campagne polaire sont
l'aboutissement de plus de 160 projets scientifiques officiels mis sur pied
par des chercheurs d'une bonne soixantaine de pays. Lancée en mars 2007,
l'API couvre une période de deux ans qui s'achèvera en mars 2009, le but
étant de recueillir des données d'observation sur plusieurs saisons
successives dans les deux régions polaires. Cette initiative conjointe de
l'OMM et du CIUS, qui a bénéficié d'un financement international s'élevant à
quelque 1,2 milliard de dollars pour toute la période, a servi de cadre aux
efforts déployés pour renforcer la surveillance de l'Arctique et de
l'Antarctique et tâcher d'en élucider les mystères.

«L'Année polaire internationale 2007/08 coïncide avec une période
déterminante pour l'avenir de la planète» a déclaré Michel Jarraud,
Secrétaire général de l'OMM. «Les nouveaux indices mis au jour par les
campagnes de recherche viendront renforcer l'assise scientifique des futures
politiques».

Catherine Bréchignac, Présidente du CIUS, a déclaré pour sa part que «les
concepteurs de l'Année polaire internationale s'étaient fixé des objectifs
ambitieux qui ont été atteints voire dépassés grâce à l'énergie indomptable,
à l'enthousiasme et à l'imagination de milliers de scientifiques oeuvrant de
concert avec des enseignants, des artistes et bien d'autres partenaires.»

L'API a donné un coup de fouet salutaire à la recherche polaire à une époque
où l'environnement planétaire se transforme à un rythme sans précédent dans
l'histoire de l'humanité. Il apparaît désormais clairement que les calottes
glaciaires du Groenland et de l'Antarctique perdent de leur masse,
entraînant une hausse du niveau de la mer. L'Antarctique connaît un
réchauffement bien plus généralisé qu'on ne le croyait avant le début de
l'API, et il s'avère aujourd'hui que le rythme de disparition de la glace
s'accélère au Groenland.

Les chercheurs ont également découvert que, lors des étés de 2007 et de
2008, l'étendue de la banquise permanente de l'Arctique a atteint un minimum
record depuis le début des observations par satellite, il y a 30 ans. Les
expéditions organisées à l'occasion de l'API ont aussi mis en évidence une
vitesse de dérive des glaces sans précédent dans le bassin de l'Arctique. On
a assisté par ailleurs à une modification, sous l'effet du réchauffement
climatique, des types de végétation et de l'aire de répartition des espèces
végétales dans l'Arctique. Ces transformations ont des répercussions sur le
pâturage et la chasse.

D'autres éléments d'informations sur le réchauffement du climat nous sont
fournis par les navires de recherche opérant sous les auspices de l'API, qui
ont confirmé que l'océan Austral s'est réchauffé plus rapidement que l'océan
mondial. La baisse de la salinité des eaux profondes à proximité de
l'Antarctique est liée à la fonte accélérée des glaces de ce continent et
pourrait perturber la circulation océanique. Le réchauffement du climat a
donc sur l'Antarctique des répercussions jusqu'alors insoupçonnées.

Les chercheurs de l'API ont aussi découvert de grands réservoirs de carbone
stocké sous forme de méthane dans le pergélisol. Or la fonte de ce dernier
risque de libérer dans l'atmosphère le méthane qu'il recèle, qui est un gaz
à effet de serre. On s'est en effet aperçu, lors de croisières scientifiques
organisées durant l'API le long des côtes sibériennes, que les sédiments
océaniques libéraient de grandes quantités de méthane.

Pour ce qui est de la diversité biologique, les expéditions scientifiques
menées dans l'océan Austral ont mis en évidence un éventail d'organismes
vivants remarquablement riche, coloré et complexe. Il s'avère notamment que
certaines espèces migrent vers les pôles sous l'effet du réchauffement
climatique. D'autres études ont mis au jour des schémas évolutifs
intéressants: par exemple, de nombreuses espèces de pieuvres vivant en eau
profonde ont un ancêtre commun qui existe toujours dans l'océan Austral.

L'API a aussi donné un nouvel élan à la recherche atmosphérique. Les
chercheurs ont notamment découvert que les systèmes dépressionnaires de
l'Atlantique Nord représentaient les principales sources de chaleur et
d'humidité parvenant dans les régions polaires. La compréhension de ces
mécanismes permettra d'améliorer la prévision de la trajectoire et de
l'intensité des tempêtes. La campagne polaire a été également bénéfique pour
les recherches portant sur la couche d'ozone stratosphérique, qui ont révélé
l'existence d'interconnexions entre, d'une part, les concentrations d'ozone
au-dessus de l'Antarctique et, d'autre part, le vent et la fréquence des
tempêtes au-dessus de l'océan Austral. Toutes ces informations contribueront
à améliorer les prévisions concernant le climat et la déperdition d'ozone.

De nombreux habitants de l'Arctique, y compris les communautés autochtones,
ont pris part aux projets de l'API. Une bonne trentaine portait sur des
questions relevant des sciences humaines ou sociales, notamment la sécurité
alimentaire, la pollution et autres questions de santé publique; ils
apporteront un éclairage nouveau sur ces problèmes préoccupants et la
manière de les résoudre. «L'Année polaire internationale a stimulé le
développement et le renforcement des réseaux de surveillance communautaires
dans toutes les régions du Nord», a déclaré David Carlson, Directeur du
Bureau international du programme de l'API. «Ces réseaux facilitent la
circulation de l'information entre les différentes communautés et entre
celles-ci et le monde scientifique».

L'API laisse en héritage des moyens d'observation accrus, des liens plus
étroits entre les disciplines et entre les communautés et une nouvelle
génération de chercheurs polaires passionnés. «L'action engagée sous les
auspices de l'API doit se poursuivre, et la coopération internationale pour
les activités menées dans les régions polaires demeurera nécessaire ces
prochaines décennies», a déclaré M. Jarraud. «Cette campagne a permis au
CIUS et à l'OMM de coordonner plus étroitement encore leurs travaux de
recherche sur les régions polaires», a renchéri Mme Bréchignac. «Nous devons
continuer d'aider la communauté scientifique à mieux comprendre et prévoir,
en cette période cruciale, les changements qui se produisent dans les
régions polaires ainsi que leurs manifestations à l'échelle du globe.»


Source : http://www.mediaterre.org/scientifiques/actu,20090225160023.html
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MessageSujet: La fonte des glaces des deux pôles s'accélère plus que prévu   Lun 2 Mar - 8:29

La glace des pôles nord et sud est en train de fondre plus rapidement que prévu, ce qui entraîne une montée du niveau des mers et une accélération du réchauffement climatique, ont averti des scientifiques en présentant mercredi à Genève les résultats d'une étude approfondie.

L'étude pour l'Année polaire internationale (API), menée sur le terrain en 2007 et 2008 par des milliers de scientifiques, a révélé que le réchauffement en Antarctique est "beaucoup plus étendu que prévu", tandis que les glaces arctiques diminuent et que la fonte du dôme de glace du Groënland s'accélère.

La montée du niveau des mers et les changements de la température de leurs eaux annoncent des changements climatiques qui pourront être marqués par une augmentation des inondations côtières lors des tempêtes.

"Nous commençons à avoir des indices de changements des courants marins qui auraient un impact gravissime sur le système climatique mondial", a déclaré à la presse le directeur de l'API David Carlson.

Les régions glacées, et souvent inaccessibles, des régions polaires sont considérées depuis longtemps comme l'un des baromètres les plus fiables des changements climatiques et influencent les conditions générales des océans et de l'atmosphère.

Les eaux océaniques autour de l'Antarctique se sont réchauffées plus rapidement que la moyenne mondiale, selon les premières conclusions de l'étude présentées par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Conseil international pour la science (CIS).

"Le message de l'Année polaire internationale est fort et clair: ce qui arrive dans les régions polaires a des conséquences pour le reste du monde et nous concerne tous", ont souligné l'OMM et le CIS.

Outre l'accélération de la fonte de la couverture de glace du continent antarctique et au Groënland, les scientifiques ont confirmé une diminution de la glace de mer autour de l'Antarctique, tandis que celle de la mer arctique a diminué à son plus bas niveau depuis le début des observations par satellite.

L'étude s'est cependant concentrée sur l'érosion des couvertures de glace en Antarctique et sur le Groënland car celles-ci représentent les plus importantes réserves mondiales d'eau douce.

Quand l'étude a commencé voici deux ans, ces glaces étaient considérées comme assez stables en dépit de quelques signes préoccupants de fonte sur les marges.

L'étude montre aussi que le réchauffement du permafrost, les terres jusqu'ici constamment gelées, peut contribuer à accélérer le processus de changement climatique en libérant des gaz à effet de serre jusqu'ici piégés dans les sols.

Le permafrost recèle plus de puits de carbone que prévu, avertissent à ce sujet les scientifiques.

Enfin, les chercheurs ont découvert que le réchauffement climatique mondial a provoqué des changements significatifs dans la végétation arctique qui verdit ainsi de plus en plus.

Les buissons gagnent sur les étendues d'herbe tandis que s'élève l'altitude jusqu'à laquelle poussent les arbres. De même, des espèces d'insectes et d'animaux remontent vers le nord.

Ces changements perturbent les espèces indigènes ainsi que les modes de chasse et de vie des populations autochtones, ont observé les chercheurs.

Une dizaine de milliers de scientifiques du monde entier ont mené leurs recherches durant deux ans en confrontant leurs observations à celles qui avaient été faites dans les années 1950 dans des zones restées inexplorées depuis lors.

http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/1768/621976/la_fonte_des_glaces_des_deux_poles_s_accelere_plus_que_prevu.shtml
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MessageSujet: La fonte des glaciers de l'Himalaya devient "angoissante"   Sam 7 Mar - 17:54

Selon une équipe de scientifiques chinois menés par Xin Yuanzhong, les glaciers himalayens fondent à une vitesse dramatique. Au cours des 40 années passées ils ont perdu une surface de 196 km2, soit un quart de la surface de la ville de New York. Ils ne couvrent plus désormais que 1051 km2. Cette réduction signifie la fonte de plus de 989 millions de m3 de glace, ce qui suffirait à remplir le réservoir le plus grand de la ville de Pékin.

Par exemple le glacier du pic Yuzhu, dans le massif des Kunlun, a vu sa langue reculer de 1500 m sur ces 40 ans. Le taux de recul est le même que celui du glacier Quelcaya, au Pérou, qui est le plus grand glacier en zone tropicale. Mais c'est la partie est des glaciers du col du mont Tanggula qui montre le plus fort taux de recul, avec 265 m chaque année actuellement (7,57 m/an en 1957) !

L'ingénieur Xin attribue cette accélération de la fonte au réchauffement climatique. Selon lui cette fonte contribue à alimenter les fleuves aujourd'hui, mais lorsque la fonte aura cessé, la sécheresse finira par faire son apparition. Or le réchauffement du climat local attire plus d'éleveurs, faisant monter la pression de l'activité de pâturage sur des écosystèmes fragiles.

Hubert Chenut

Tout droits réservés © 2009, china-news.org (2001) / chine-informations.com

Source : http://www.chine-informations.com/actualite/chine-la-fonte-des-glaciers-de-lhimalaya-devient-angoissante_12517.html
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MessageSujet: Bolivie : le glacier Chacaltaya, vieux de 18 000 ans, a entièrement disparu   Mar 19 Mai - 17:33

Le glacier Chacaltaya, qui avait commencé à fondre durant les années 1980, a entièrement disparu cette année. Les scientifiques avaient estimé que cet évènement ne se produirait pas avant 2015. La plupart des glaciers de la région pourraient cesser d’exister dans une trentaine d’années, compromettant la ressource en eau. Dans la région andine, les précipitations ont diminué récemment, ajoutant au stress hydrique. A La Paz, la consommation d’eau est supérieure à la ressource.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2703
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MessageSujet: La disparition des glaciers s'accélère au Pérou   Ven 17 Juil - 9:42

La disparition des glaciers s'accélère au Pérou



La Cordillère blanche, l'un des massifs montagneux les plus spectaculaires du Pérou, a perdu 27% de sa surface de glace en trois décennies à cause du réchauffement climatique.

OTTAWA, Canada; 14 juillet 2009.

- Une étude menée par l'Autorité péruvienne de l'eau à partir d'images satellites de 2003, montre que la surface glaciaire de la Cordillère est passée de 723km2 en 1970 à 611km2 en 1997 puis 527km2 en 2003, «démontrant une accélération de la déglaciation», selon Marco Zapata, chef de l'Unité de glaciologie.


Lire l'article en entier : http://www.planetaazul.com.mx/www/2009/07/14/la-disparition-des-glaciers-saccelere-au-perou/
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MessageSujet: Forte diminution de l'épaisseur des glaces arctiques de 2004 à 2008   Sam 18 Juil - 17:02

Forte diminution de l'épaisseur des glaces arctiques de 2004 à 2008

WASHINGTON - L'épaisseur des glaces arctiques permanentes a fortement
diminué entre les hivers 2004 et 2008, selon de nouvelles mesures
effectuées par un satellite de la Nasa et dévoilées mardi, confirmant le
changement rapide de la calotte glaciaire sous l'effet du réchauffement.

Ces observations montrent que le volume des glaces dites de première
année, qui se reforment après la fonte de l'été arctique, sont
désormais, et pour la première fois depuis que ces mesures sont
effectuées, plus importantes que les glaces plus permanentes ou
multi-annuelles, souligne Ron Kwok, un chercheur du Jet Propulsion
Laboratory (JPL) de la Nasa, principal auteur de cette étude.

Lire l'article en entier : http://www.romandie.com/infos/news2/090707225642.27sussdm.asp
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MessageSujet: Pérou: les glaciers de la Cordillère blanche ont reculé de 27% en 33 ans   Sam 18 Juil - 17:07

Pérou: les glaciers de la Cordillère blanche ont reculé de 27% en 33 ans

LIMA - La Cordillère blanche, l'un des massifs montagneux les plus
spectaculaires du Pérou, a perdu 27% de sa surface de glace en trois
décennies, conséquence du réchauffement climatique, selon une étude
d'experts en glaciologie de l'Autorité péruvienne de l'eau (ANA).

L'étude, qui a analysé des images satellites de 2003, montre que la
surface glaciaire de la Cordillère est passée de 723 km2 en 1970 à 611
km2 en 1997 puis 527 km2 en 2003, "démontrant une accélération de la
déglaciation", selon Marco Zapata, chef de l'Unité de glaciologie, cité
mercredi par l'agence Andina.

Lire l'article en entier : http://www.romandie.com/ats/news/090708184702.60g0kngg.asp
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MessageSujet: Fonte du plus gros glacier français!   Sam 25 Juil - 7:52

Fonte du plus gros glacier français!

Le réchauffement climatique continue de faire des siennes. La calotte
Cook, le plus gros glacier en territoire français situé aux îles
Kerguelen, à 12 000 km de la France, dans l'océan Indien austral a perdu
22% de son volume en 40 ans, alors que la vitesse de diminution de sa
surface a doublé depuis 1991...

*Une fonte spectaculaire*

Des résultats inquiétants qui ont été mis au jour par les glaciologues
du laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiale. Ils
ont recoupé des informations historiques via des données satellitaires.

La calotte Cook perd près d'1,5 mètre de glace par an!

Selon Etienne Berthier, du Laboratoire d'Etudes en Géophysique et
Océanographie Spatiales (LEGOS) : "les bilans de masse qu'on a
l'habitude de voir, même dans des régions comme l'Alaska ou dans les
Alpes ces 10 dernières années sont de l'ordre de un mètre par an"...

En surface, "la perte de glace était de l'ordre de 1,9 km2 par an entre
1963 et 1991 et a augmenté pour atteindre 3,8 km2 par an après cette
date", selon l'étude des chercheurs du LEGOS et leur collègue Raymond Le
Bris, de l'université de Zurich.

Outre le réchauffement consécutif au petit âge de glace (1650-1850),
c'est la réduction des précipitations sur l'archipel de Kerguelen qui a
également participé au recul de la calotte. Toutefois, l'accélération
actuelle des pertes de surface et d'épaisseur ne peut pas être due au
réchauffement consécutif à la fin du petit âge de glace mais est la
conséquence du réchauffement récent, selon M. Berthier.

La fonte des glaciers et la montée des eaux sont sans aucun doute les
premières conséquences du réchauffement terrestre, dont on attend aussi
des répercussions plus globales sur tous les climats de la planète.

*Le saviez-vous?*

En France, la durée d'enneigement en montagne a diminué de 25 à 40 % à
1.500 mètres d'altitude.

Le suivi des 30 glaciers de référence aux quatre coins du monde indique
que la fonte moyenne des glaciers a presque triplé entre 2004 et 2006,
passant de 0,5 m à 1,4 m par année.

Source : http://www.consoglobe.com/ac-environnement-biodiversite_3432_fonte-gros-glacier-francais.html
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MessageSujet: Le plus gros glacier français aux Kerguélen fond de manière inquiétante   Jeu 13 Aoû - 7:44

Îles Kerguelen - Situées à plus de 12 000 kilomètres des Alpes, les Kerguelen abritent le plus gros glacier français : la calotte Cook, d'une superficie d'environ 500 km² en 1963.

Depuis 40 ans, la calotte Cook s'amincit au rythme inquiétant de près d'1,5 mètre par an, sa surface a diminué de 20 % et ce recul est deux fois plus rapide depuis 1991.

Les premières études effectuées ont montré un recul d'abord lent du glacier Ampère (l'un des glaciers de la calotte Cook) entre 1800 et 1965 et beaucoup plus rapide ensuite.

Après un suivi in situ, des observations effectuées depuis l'espace entre 1991 et 2006 ont permis aux scientifiques de recueillir des données dans cette zone difficile d'accès.

Grâce aux cartes et aux données satellites, les glaciologues du laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiale de l'université Toulouse 3 ont pu quantifier le retrait glaciaire.

La calotte Cook ne couvrait plus que 448 km² en 1991 et 403 km² en 2003 soit une perte de surface de l'ordre de 20 % en 40 ans, avec un recul deux fois plus rapide depuis 1991.

L'amincissement de la calotte Cook atteint 300 à 400 mètres au niveau des langues glaciaires à basse altitude tandis que les variations d'épaisseur semblent plus faibles dans les régions hautes.

En moyenne, pour toute la calotte et depuis 1963, les pertes d'épaisseur atteignent environ 1,5 mètre par an, une valeur très élevée quand on la compare à d'autres glaciers du globe.

En 40 ans, la calotte a ainsi perdu près de 22% de son volume.

Cet amincissement semble, lui aussi, s'accélérer pour la période récente.

Les glaciers des îles Kerguelen reculaient déjà dans les années 1960 et leur déclin depuis 40 ans ne peut être attribué uniquement au réchauffement récent lié, entre autres, à l'activité humaine.

Une partie de ce recul s'explique en effet par la réponse retardée de ces glaciers au réchauffement naturel qui a suivi le "Petit Âge de Glace", une période froide qui s'est achevée entre 1850 et 1900.

En revanche, l'accélération récente des pertes glaciaires est sans doute liée aux températures élevées et aux faibles précipitations depuis le début des années 1980.
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MessageSujet: Le glacier "petermann" de l'artique fond très vite   Jeu 13 Aoû - 7:46

Il pourrait avoir perdu un tiers de sa surface à la fin de l'été : ce glacier arctique, attentivement suivi par Greenpeace, est une victime du réchauffement climatique.

L'Arctic Sunrise, un navire de Greenpeace, est parti en expédition le 28 juin dernier pour mesurer les effets du réchauffement climatique sur les glaciers de l'Arctique et du Groenland.

Le premier rapport des scientifiques a été rendu public le 30 juillet.

Et les nouvelles ne sont pas bonnes.

Le réchauffement climatique, "Petermann", le connaît bien.

Le glacier le plus au nord de la planète en subit les conséquences de plein fouet.

Il a perdu l'été dernier 37 kilomètres carrés, mais c'est un tiers de sa superficie, soit 160 kilomètres carrés, l'équivalent de la presque-île de Manhattan, qui risque de se disloquer d'ici à la fin de cet été.

En cause, une brèche monumentale de 16 kilomètres de long qui progresse dangereusement vers la base du glacier.

Les prévisions déjà très alarmantes du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) en 2007 sont plus pessimistes encore aujourd'hui.

Quatre ans après un premier état des lieux, Greenpeace compte bien s'appuyer sur les résultats de cette nouvelle expédition pour tirer une nouvelle fois la sonnette d'alarme.

En décembre prochain, se tiendra le sommet des Nations Unies sur le climat.

Onze ONG se sont regroupées pour l'occasion, créant un "ultimatum climatique".

Leur message est clair: "Les dirigeants politiques doivent trouver un consensus immédiat, et donner une suite au protocole de Kyoto", martèle Sylvain Trottier, porte parole de Greenpeace France.

Il sera de toute façon trop tard pour Petermann, qui ne retrouvera jamais sa splendeur d'antan.
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MessageSujet: La fonte des glaciers du Groenland s'accélère."   Dim 30 Aoû - 5:56

DSC00037 Gordon Hamilton, glaciologue et professeur à l'Institut du changement climatique (ICC) de l'université du Maine, a embarqué sur l'Arctic Sunrise pour trois semaines d'expérimentations. Gordon est un habitué du Groenland: il a déjà constaté en 2005 l'accélération de cinq de ses plus gros glaciers (Helheim, Kangerdlugssuaq, Petermann, Humboldt, Jacobshavn). A eux cinq, ces mastodontes rejettent environ 30% de la calotte glaciaire du Groenland dans les océans. Avec sa collègue Leigh Stearns, le glaciologue arpente les monticules de glace les plus stables pour y installer des balises GPS. Il profite de l'expédition de Greenpeace pour récupérer son matériel déposé il y a déjà trois mois (appareils photo à la mémoire pleine et valises GPS ayant envoyé leurs coordonnées toutes les cinq secondes). Interview depuis les sommets qui surplombent le glacier Kangerdlugssuaq, un géant qui déverse environ 6% de la plaque de glace du Groenland sur 6 kilomètres de large.

Quel est le rôle des glaciers de l'Arctique dans la machine climatique mondiale?
Principalement, ils influencent le niveau des mers et océans. Si l'ensemble de la glace qui recouvre l'île du Groenland venait à fondre, cela représenterait l'équivalent de 7 mètres d'élévation du niveau des eaux à la surface du globe. L'île est recouverte à 85% par de la glace. Cette masse d'eau gelée est lentement transportée par les glaciers avant d'être rejetée dans les fjords sous la forme d'icebergs. Ceux-ci dérivent lentement jusque dans les océans. Au contact d'eaux plus chaudes, ils fondent ce qui va provoquer une élévation du niveau des eaux.

Pourquoi sont-ils si importants?
Si les rejets d'icebergs s'accélèrent et s'intensifient, alors l'élévation du niveau des eaux va également s'accélérer. C'est exactement ce que l'on voit avec le Kangerdlugssuaq. Depuis 2004, il a triplé la vitesse à laquelle il rejette des icebergs. D'autres glaciers suivent le même comportement que le Kanger, comme le glacier Helheim ou le glacier Petermann sur la cote ouest de l'île, alors le niveau des océans va probablement augmenter plus que l'on croit, en tout cas.

Comment se comportent les glaciers groenlandais?
Ce qui nous a le plus surpris, c'est que sept des glaciers les plus gros de l'île ont accéléré leurs mouvements. Cela a commencé il y a cinq ans environ. Par exemple, le glacier Kangerdlugssuaq avançait de 5 km par an en 2003, mais en 2005, il a bondi de 14 km! C'est une accélération pour le moins impressionnante! D'autres accélèrent de la même façon, et au même rythme, ce qui nous amène à penser que ce sont les mêmes mécanismes qui conduisent à ces changements.

DSC00042L'élévation du niveau des eaux est-elle la seule conséquence de la fonte de la calotte groenlandaise?

C'est la plus évidente mais il y a beaucoup d'autres choses. Chaque déversement de glace est un rejet d'eau douce, solide et froide dans des eaux salées. La fonte des glaciers modifie les milieux, et surtout l'équilibre de la salinité des océans, spécialement dans l'océan Atlantique nord. Or, la partie de l'océan atlantique nord qui touche le Groenland est très importante. C'est là que l'on trouve la courroie océanique qui transporte la chaleur à travers toute la planète. Avec plus d'eau fraîche, la courroie risque de ralentir voire de se gripper, ce qui peut avoir des conséquences: moins de chaleur transportée des eaux subtropicales jusqu'en Europe. Cela peut très bien mener à un refroidissement global du climat européen. Je reconnais que c'est un effet guère évident du réchauffement global.

Comment le Giec a-t-il pris en compte le rôle des glaciers de l'Arctique?
Les scientifiques du Giec n'ont pas pris en compte le rôle des glaciers du Groenland, tout simplement parce que leur 4ème évaluation est sortie il y a plus de 18 mois et qu'il était impossible alors d'inclure les dernières données dont nous disposions. Les changements dynamiques comme l'accélération de l'avancée du glacier ou l'augmentation des températures océaniques, qui impactent aussi la fonte des glaciers, n'ont donc pas pu être pris en compte. C'est pourquoi les estimations du Giec -comme l'augmentation du niveau des océans de 30 à 60 cm d'ici à 2100- nous semblent sous-estimées. Politiquement, la façon dont on anticipe une élévation de 30 cm n'est pas du tout la même que lorsqu'il faut anticiper une élévation d'1 mètre ou plus.

Qu'est-ce qui est à l'origine de l'accélération des glaciers?
Nous ne savons pas vraiment. C'est bien pour cela que nous venons ici chaque été pour comprendre ce qui se passe. Ce que l'on sait, c'est qu'il y a un réchauffement de l'atmosphère, et que ce faisant, la glace en contact avec l'air ambiant fond plus vite, se transformant ensuite en eau qui forme des lacs ou s'infiltre dans les crevasses. Comme cette eau fraîche est plus dense, plus lourde, elle trouve sa voie jusqu'à la base du glacier. Elle joue alors le rôle d'un lubrifiant sur lequel le glacier va glisser encore plus vite. Par ailleurs, le glacier entre directement en contact avec l'océan. Or, ces dernières années, les océanographes ont constaté des changements importants dans les courants. Les plus chauds issus des eaux subtropicales parviennent désormais jusqu'ici. Donc, il se pourrait que les glaciers fondent également à partir de leur base. Fragilisé, le glacier rejette davantage d'icebergs. On a également constaté l'apparition de lacs de surface de plusieurs kilomètres de long. Ils ont la particularité de pouvoir se drainer en une seule journée. Or l'ajout de toute cette eau à la base des glaciers doit probablement les fragiliser. Ces lacs à la surface du Groenland changent d'un jour à l'autre. Or, cette eau va au pied du glacier et elle doit bien avoir un effet sur l'avancement des glaces. Tout cela fait partie des phénomènes que l'on étudie, on ne sait pas encore lequel domine, mais la totalité de ces phénomènes accélère le processus global.

Tout fout le camp?
Vous savez, la science parle d'elle même en ce moment et il est inutile d'être un spécialiste pour comprendre que la magnitude des changements en cours est énorme. Les changements sont tellement rapides, dans tous les domaines. Rien qu'au Groenland, la fonte des glaces de l'Arctique et du permafrost s'accélèrent. D'ailleurs, c'est assez frustrant de constater la rapidité de ces changements dans l'environnement pendant que les décideurs politiques se demandent encore comment agir le moins brutalement possible. Obsédés par leurs échéances électorales, ils semblent incapables de prendre les décisions à la hauteur des enjeux.

Recueilli par Laure Noualhat
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MessageSujet: Ponte accélérée des glaciers himalayens   Mar 13 Oct - 16:09

La hausse des températures en hiver entraîne une fonte des glaciers de l'Himalaya dans le Cachemire indien à une vitesse "alarmante", selon une étude présentée dans la capitale d'été Srinagar.

En trente ans, le glacier Kolahoi, le plus grand de la région, a reculé de 2,63 km2 à 11 km2, selon une étude réalisée pendant trois ans et présentée lors d'une rencontre sur le changement climatique, qui se tient de lundi à mercredi.

Les glaciers de l'Himalaya alimentent les neuf plus grandes rivières d'Asie, en Chine, en Inde, au Pakistan et en Birmanie. Le glacier Kolahoi recule de 0,08 km2 chaque année et "c'est une vitesse alarmante", estime le directeur de l'étude, Shakil Ramsso, professeur associé de géologie à l'université du Cachemire.

D'autres petits glaciers du Cachemire diminuent également et la principale explication vient de "la hausse des températures hivernales au Cachemire", souligne l'étude qui relève une augmentation de 1,1 degré en 100 ans. La quantité de chutes de neige au Cachemire, souvent baptisée "la Suisse de l'Asie", a également clairement baissé au cours des dernières décennies.

En dépit de fortes chutes de neige occasionnelles, l'impossibilité de la neige à geler et à se transformer en cristaux durs en raison de températures en hausse a entraîné une fonte plus rapide, estiment les experts. "Cela risque d'avoir un effet dramatique au Cachemire et au Pakistan, car cela affecte déjà le niveau des eaux", juge Sally Dotre, un expert de l'université de Cambridge (Royaume-Uni).

Le niveau des eaux de la plupart des rivières du Cachemire indien a diminué de deux-tiers au cours des 40 dernières années.
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MessageSujet: Les glaciers situés au sommet du mont Kilimandjaro, en Tanzanie, fondent à une vitesse accélérée.   Jeu 5 Nov - 6:09

Les glaciers situés au sommet du mont Kilimandjaro, en Tanzanie, fondent à une vitesse accélérée. Si le réchauffement climatique persiste, ils auront disparu dans vingt ans, selon une étude américaine.

Les neiges du Kilimandjaro risquent bientôt de n’être plus que légende… Une étude, publiée dans le journal Proceedings of the National academy of sciences par le paléoclimatologue Lonnie Thompson montre que, si les conditions climatiques actuelles persistent, la calotte glaciaire du Kilimandjaro aura disparu dans les deux prochaines décennies. A un mois du sommet de Copenhague, voilà une nouvelle étude qui rappelle l'urgence de trouver un accord...

85 % de la glace a disparu en un siècle !

Pour émettre ces conclusions, l’équipe de scientifiques emmenés par Lonnie Thompson ne s'est pas contentée de réaliser des photos aériennes du Kilimandjaro : en 2007, ils ont escaladé le sommet de l’Afrique et ont foré profondément dans les glaciers pour mesurer la couche de glace.

Le résultat est alarmant : en un siècle, environ 85% de la glace qui composait les glaciers a disparu. Et le phénomène de la fonte des glaces s’accélère depuis dix ans : entre 1989 et 2007, 26 % de la glace présente a fondu ! Quant au glacier Furtwängler, il a perdu la moitié de sa profondeur entre 2000 et 2009.

Un impact écologique et économique

Les causes de cette fonte des glaces accélérées sur le sommet de l’Afrique : principalement la hausse des températures à la surface de la Terre, résultant du réchauffement climatique, mais aussi la diminution des chutes de neige ou des changements dans la couche nuageuse.

En plus de l’impact écologique, la fonte du Kilimandjaro aura des effets économiques indéniables, car cette montage est l’une des principales ressources de la Tanzanie, l’un des pays les plus pauvres du monde.

Partout dans le monde, d’autres glaciers sont victimes du même phénomène, que ce soit en Amérique du Sud ou dans l’Himalaya. « Nous perdons tous les glaciers actuels » s’inquiète Lonnie Thompson.
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Disparition de tous les glaciers avant 2100
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