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 Insuportable impérialisme US

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MessageSujet: Insuportable impérialisme US   Jeu 11 Sep - 15:45

Une situation explosive

Blocus, affrontements, attentat contre un gazoduc : la tension monte entre les départements autonomistes et le président Evo Morales. Ce dernier accuse l'ambassadeur des Etats-Unis à La Paz d'attiser les divisions et il exige son expulsion.

Un climat de tension règne depuis le lundi 8 septembre dans les départements de Beni, Pando, Santa Cruz et Tarija. [Ces départements couvrent la moitié orientale du pays et produisent la majorité des hydrocarbures boliviens ; leurs quatre gouverneurs ont en commun d'être opposés à Evo Morales et d'avoir déclaré l'autonomie.] Ils exigent du gouvernement le remboursement des 166 millions de dollars correspondant à l'impôt direct sur les hydrocarbures (IDH). Et, comme si cela ne suffisait pas, le président de la République Evo Morales a ouvert un nouveau front conflictuel, le 10 septembre, en déclarant persona non grata Philippe Goldberg, l'ambassadeur des Etats-Unis en Bolivie, qu'il accuse de porter atteinte à la démocratie et d'encourager la division du pays.

L'ordre d'expulser le diplomate américain est intervenu alors que des représentants de la société civile de la province de Gran Chaco [dans l'est du département de Tarija], ont été accusés d'avoir perpétré un attentat contre un gazoduc, entre les usines de San Antonio et de San Alberto, ce qui a entraîné une baisse de 10 % de l'exportation de gaz vers le Brésil. Selon des chiffres fournis par le gouvernement, le pays devrait perdre plus de 8 millions de dollars par jour. Santos Ramírez, le président de Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos [la compagnie pétrolière nationale], a annoncé que le problème serait résolu dans les vingt jours.

La violence s'est également emparée de Tarija, la capitale du département du même nom, où les autonomistes ont occupé l'aéroport Oriel Lea Plaza, entraînant l'annulation des vols. Les routes de la province de Gran Chaco étant bloquées depuis dix-huit jours, la région s'est retrouvé coupé du reste du pays. L'après-midi, des affrontements ont éclaté entre autonomistes et paysans membres du MAS [Mouvement pour le socialisme ; le parti présidentiel]; la vice-présidente du Comité civique de Tarija, Patricia Galarza (opposition), a été blessée.

A Santa Cruz, pour la deuxième journée consécutive, des institutions ont été occupées et des groupes de jeunes se sont opposés à des représentants de la force publique. Ces affrontements ont eu lieu après que des rumeurs ont couru toute la matinée sur une série supposée de pillages dans les commerces de la ville. L'après-midi, les manifestants se sont emparés du terminal de transports, de bureaux et d'entrepôts des douanes boliviennes, de trois bureaux du Service départemental de l'éducation, de l'immeuble de l'Unité de promotion de l'emploi [une agence du ministère du Travail] et des bureaux d'ENTEL [les télécommunications boliviennes].

Le président Evo Morales a jugé "inacceptables" les événements survenus dans les départements de la dite "demi-lune" [les régions autonomistes], accusant certains groupes de mettre en péril la démocratie et l'unité boliviennes, avec le soutien, a-t-il déclaré, de l'ambassadeur des Etats-Unis. En réaction aux manifestations organisées par les partisans de l'autonomie, les milieux proches du MAS ont mis en place plusieurs blocus routiers, fermant notamment l'ancienne route de Cochabamba pour empêcher l'arrivée de marchandises dans la ville de Santa Cruz.

Pour le ministre de la Présidence Juan Ramón Quintana, les autorités de Santa Cruz poussent à l'affrontement violent dans l'objectif de "faire des morts". Le 8 septembre, le ministre de l'Intérieur Alfredo Rada a accusé les représentants de la société civile et les gouverneurs de fomenter un coup d'Etat, ce qu'a nié Rubén Costas [le gouverneur de Santa Cruz]. José Miguel Insulza, secrétaire général de l'Organisation des Etats américains, a condamné les violences commises en Bolivie et a demandé au gouvernement et aux gouverneurs d'opposition de renouer le dialogue en vue d'une pacification.
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MessageSujet: Chavez aussi...   Ven 12 Sep - 6:03

Chavez expulse l'ambassadeur américain
Source : AFP
12/09/2008 | Mise à jour : 06:58 | Commentaires 2 .
Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a annoncé hier dans une manifestation publique avoir ordonné l'expulsion sous 72 heures de l'ambassadeur américain à Caracas, en solidarité avec la Bolivie qui a également expulsé mercredi le représentant américain à La Paz.

"À partir de ce moment, l'ambassadeur yankee à Caracas a 72 heures pour quitter le Venezuela, en solidarité avec la Bolivie", a-t-il déclaré lors d'un rassemblement de soutien au candidat de son parti aux élections régionales de novembre à Puerto Cabello, à 120 km à l'ouest de Caracas. "Allez au diable, yankees de merde", a ajouté le président Chavez
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MessageSujet: Bravo Chavez   Ven 12 Sep - 14:53

Yankee de mierda ! avec ces mots le présoident Chavez a donné 72 heures à l'ambassadeur US poiur faire ses valises...après une tentative d'attentat ! bounce cheers flower afro

CARACAS, 12 septembre (Xinhua) -- Le gouvernement vénézuélien a affirmé jeudi qu'il avait déjoué un complot visant à assassiner le président Hugo Chavez.

Au cours d'un discours radio-télévisé, le président Chavez a diffusé des enregistrements provenant d'officiers en retraite concernant des plans visant à bombarder le Palais Miraflores, siège du gouvernement national, et à assassiner le président.

Sur la bande, une voix attribuée à l'ancien vice-administrateur vénézuélien Carlos Millan parle des moyens d'attaquer le Palais Miraflores, les stations de télévision, des installations militaires, le commandement de la Garde nationale et certains autres objectifs militaires.

Outre M. Millan, l'ancien général Wilfredo Barroso Herrera et l'ancien général de la force de l'air Eduardo Baez Torrealba sont identifiés comme les co-comploteurs.

Le président Chavez a accusé les Etats-Unis de soutenir le plan, tout en démentant que le complot ait fait partie d'une stratégie électorale établie par des officiers supérieurs issus de son propre parti au pouvoir, à savoir le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV).



Le vice-président du PSUV Alberto Muller a appelé les partisans de M. Chavez à
manifester dans les rues à travers le pays pour protester contre la conspiration présumée.

-------------

Soupçonnant les diplomates américains de comploter contre lui, le président vénézuelien a exigé le départ de l'ambassadeur des États-Unis à Caracas… avant de se lancer dans une violente diatribe publique contre les «Yankees de merde», les invitant à aller «se faire foutre cent fois» !


Hugo Chavez durant son discours dans les rues de Caracas, le 11 septembre 2008. Capturé sur youtube.com
Soupçonnant les «soldats à la retraite» qui, selon lui, peuplent les ambassades de fomenter les mouvements d'opposition à l'origine des violences ces deux dernières semaines dans la Bolivie d'Evo Morales, le président vénézuélien a décidé d'emboîter le pas à son camarade bolivien et a demandé au représentant des États-Unis à Caracas de quitter le pays sous 72 heures. Sous peine d'interrompre les livraisons d'hydrocarbures. Un brin énervé par l'arrestation d'un groupe de militaires qui projetaient, selon lui, de l'éliminer, Hugo Chavez a organisé une manifestation dans les rues de la capitale. L'occasion pour lui de se fendre d'un discours musclé, dans lequel il a copieusement insulté les Américains, qualifiés de «Yankees de merde». Une séquence reprise par toutes les télévisions du monde (voir ci-dessous). De quoi faire verser une larme aux nostalgiques du bon vieux temps de l'opération Condor !


Traduction du dernier passage :
«Allez vous faire foutre sales Yankees de merde, nous sommes un peuple digne. Nous sommes un peuple digne, sales Yankees de merde. Allez vous faire foutre cent fois. Nous sommes les enfants de Bolivar, nous sommes les enfants de Tupac Amaru.»
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MessageSujet: Un autre extrait avec traduction   Ven 12 Sep - 15:26

Un autre extrait avec traduction


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MessageSujet: L'escalade de la violence en Bolivie   Ven 12 Sep - 15:58

L'escalade de la violence en Bolivie, qui a déjà fait au moins huit morts, entraîne une crise diplomatique régionale avec la décision surprise du président Hugo Chavez annoncée jeudi d'expulser l'ambassadeur des Etats-Unis au Venezuela, par solidarité avec La Paz.

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Le département d'Etat américain a annoncé de son côté vendredi qu'il avait signifié à l'ambassadeur du Venezuela aux Etats-Unis qu'il serait "expulsé" en représailles à l'expulsion de son homologue américain à Caracas.

L'expulsion de l'ambassadeur des Etats-Unis à Caracas, Patrick Duddy, est la deuxième en 48 heures d'un chef de mission diplomatique américaine en Amérique du sud, après la décision mercredi du président bolivien Evo Morales de déclarer persona non grata l'ambassadeur américain à La Paz, Philip Goldberg.

Ces mesures diplomatiques coïncident avec une multiplication des violences dans le pays, où huit personnes ont été tuées jeudi dans une manifestation dans le nord.

Des heurts ont éclaté ces derniers jours à travers la Bolivie entre partisans du gouvernement de gauche et militants de l'opposition libérale, qui manifestent en soutien à plusieurs gouverneurs provinciaux autonomistes, hostiles à la politique d'Evo Morales.

M. Morales, le premier président indigène de l'histoire du pays, avait accusé mercredi l'ambassadeur des Etats-Unis d'encourager une division de la Bolivie, un pays andin de 10 millions d'habitants partagé entre paysans indigènes d'un côté, blancs et métis de l'autre, et de conspirer contre le gouvernement.

Le gouvernement l'accuse aussi de fournir une aide financière aux opposants de droite via l'USAID, l'agence américaine pour l'aide au développement.

Washington a aussitôt réagi en expulsant, par réciprocité, l'ambassadeur de Bolivie aux Etats-Unis.

"Allez au diable, yankees de merde", a lancé M. Chavez, bête noire de Washington et allié politique d'Evo Morales, en annonçant l'expulsion dans les 72 heures de l'ambassadeur des Etats-Unis au Venezuela.

M. Chavez a assuré aussi être prêt à venir en aide à Evo Morales s'il se trouvait menacé.

L'opposition conservatrice bolivienne accuse régulièrement Cuba et le Venezuela d'avoir envoyé en Bolivie des militaires camouflés en coopérants civils ou médicaux.

En Bolivie, de violents affrontements se sont déroulés jeudi non loin de Cobija, dans la région de Pando (nord), entre partisans du président Morales et opposants, faisant au moins huit morts et une dizaine de blessés.

Depuis quatre jours, des heurts et des manifestations sporadiques se poursuivent dans les cinq régions de Santa Cruz (est), Tarija (sud), Beni et Pando (nord) et Chuquisaca.

"Je ne vois pas comment cela peut s'arrêter, il s'agit de groupuscules et de commandos très organisés", explique à l'AFP Franck Poupeau, un sociologue de l'Institut français d'études andines (IFEA) basé à La Paz.

Dans plusieurs régions, les manifestants anti-gouvernementaux se sont emparés de bâtiments des douanes, des impôts, de centraux téléphoniques ou même de petits aéroports.

"Ces prises d'institutions publiques n'ont rien de mobilisations populaires, ce sont de petits groupes très organisés", remarque M. Poupeau qui ne voit pas dans l'immédiat de possiblilité de dialogue ni de sortie de crise.

Devant ces désordres persistants, le chef de l'Etat a averti l'opposition que "la patience avait des limites", tandis que le gouvernement dénonçait une "menace de guerre civile" de la part de "groupes fascistes", particulièrement à Santa Cruz, le moteur économique du pays, mais aussi le bastion de l'opposition libérale.

Des manifestants ont aussi interrompu partiellement la fourniture de gaz naturel au Brésil et à l'Argentine, les pays voisins, en fermant les vannes d'un gazoduc et en provoquant une explosion dans une station de pompage.

Evo Morales, tenant de l'anti-libéralisme, est confronté depuis des mois à la fronde de cinq des neuf gouverneurs des provinces boliviennes, qui refusent un projet de constitution qualifiée d'"étatiste et indigéniste". Ce projet doit être soumis à un référendum le 7 décembre.

Cinq gouverneurs, sur neuf, réclament la reconnaissance de statuts d'autonomie régionale, déclarés illégaux par le gouvernement.
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MessageSujet: Bush porte sa guerre au Pakistan   Sam 13 Sep - 7:00

Terrorisme. Washington a lancé des opérations terrestres sans avertir Islamabad.
De notre correspondant à Washington PHILIPPE GRANGEREAU
QUOTIDIEN : samedi 13 septembre 2008

Les Etats-Unis ont ouvert un nouveau front dans leur «guerre contre la terreur». Après l’Afghanistan en 2001, puis l’Irak en 2003, c’est le tour du Pakistan. En juillet, le président George W. Bush a secrètement autorisé les forces spéciales américaines, dont les Navy Seals (les nageurs de combat de l’US Navy), a mener des opérations terrestres dans les zones tribales du Pakistan, sans demander au préalable l’autorisation d’Islamabad, a révélé cette semaine le New York Times. «La situation dans les zones tribales n’est pas tolérable, déclare dans cet article, sous le couvert de l’anonymat, un haut responsable américain. Nous devons être plus combatifs. Des ordres ont été donnés.»

Assaut. La première de ces opérations, qui s’est déroulée dans la nuit du 3 au 4 septembre, n’a pas été un succès. Trois hélicoptères des forces spéciales américaines ont pris d’assaut le petit hameau frontalier d’Angoor Adda, à la recherche de talibans qui venaient de se replier au Pakistan après une incursion en Afghanistan. Seul résultat : la mort d’une vingtaine de civils, dont des femmes et des enfants, selon les villageois cités par la presse pakistanaise. Le raid a été qualifié de «stupide» par un officiel pakistanais. «Aucune force extérieure n’est autorisée à conduire des opérations à l’intérieur de nos frontières. Nous défendrons à tout prix la souveraineté nationale», s’est emporté Ashfaq Kiyani, le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le véritable homme fort du pays. Il s’est démarqué du nouveau président, Asif Zardari, perçu comme pro-américain, qui a, de son côté, cherché à minimiser l’incident.

C’est peut-être un tournant dans la stratégie américaine, qui, jusqu’alors, ménageait les susceptibilités du Pakistan, une puissance nucléaire musulmane de 170 millions d’habitants, officiellement toujours «allié» de Washington. D’autant que, récemment, la CIA a multiplié ses frappes à l’aide de drones «predator» équipés de missiles. Vendredi, l’un d’eux a tué au moins douze personnes près de Miramshah, une localité frontalière proche de l’Afghanistan. Il s’agissait du quatrième tir de missile depuis lundi. Ce jour-là, les frappes américaines ont tué 14 combattants islamistes, mais aussi sept civils, dont des femmes et des enfants. Des officiels américains ont expliqué que la CIA dispose désormais d’une «nouvelle technologie», qui permettrait de cibler avec une grande exactitude les ennemis qu’elle pourchasse avec ses drones. «Nous ne fournissons pas de détails» sur cette nouvelle technologie, a déclaré, jeudi, un porte-parole de la CIA.

«Bases de repli». Ces derniers mois, les forces américaines, ainsi que celles de l’Otan (sous mandat onusien), ont été la cible d’attaques de plus en plus fréquentes de la part des forces islamo-nationalistes talibanes. Comme le faisaient les moudjahidin du temps de l’occupation soviétique, les talibans effectuent des incursions en Afghanistan, puis se replient dans les zones tribales pakistanaises, qui leur servent de sanctuaire. Al-Qaeda se cache également dans ces montagnes qui lui sont familières, puisque c’est là que le réseau a vu le jour dans les années 80. Depuis janvier, 113 GI ont été tués en Afghanistan (et dix soldats français en août). «Je ne suis pas sûr que l’on soit en train de gagner en Afghanistan, reconnaissait, mercredi, devant le Congrès, le chef d’état-major des armées américaines, l’amiral Mike Mullen. Si on n’élimine pas leurs bases de repli au Pakistan, les ennemis vont constamment nous tomber dessus.»

Double jeu. La décision de la Maison Blanche d’étendre le combat au Pakistan intervient en pleine campagne pour l’élection présidentielle. Elle a été prise juste après que Washington a établi la responsabilité d’Islamabad dans un attentat terroriste qui a frappé l’ambassade d’Inde en Afghanistan, le 7 juillet, tuant plus de cinquante personnes. Les officiels américains ont révélé début août au New York Times avoir la «preuve directe» d’une implication de l’ISI (les services secrets pakistanais) dans cet attentat visant l’Inde, l’ennemi de toujours du Pakistan. Depuis deux décennies au moins, Islamabad se sert des combattants islamistes pour mener des opérations contre New Delhi, qui, de son côté, cajole le gouvernement afghan. Depuis le début de la «guerre globale contre le terrorisme», Islamabad joue un double jeu : tout en protégeant les réseaux islamistes, il laisse les Américains s’en prendre, au compte-gouttes, au réseau Al-Qaeda, dont le QG est au Pakistan.
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MessageSujet: l'amérique latine n'est plus le pré carré des USA   Mer 17 Sep - 7:01

Si Evo Morales a reçu lundi au Chili le soutien unanime de ses homologues latinos de l’Unasur (Union des nations sud-américaines), c’est évidemment parce qu’«aucune situation de rupture de l’ordre constitutionnel» ne saurait être tolérée. Mais aussi pour une raison plus «souterraine»: le sous-sol bolivien abrite en effet les secondes réserves de gaz du continent derrière le Venezuela. Pas question dans ces conditions d’abandonner un si riche voisin.

C’est surtout le cas pour l’Argentine et le Brésil car La Paz fournit l’essentiel de son gaz à Buenos Aires et, dans une moindre mesure, à Brasilia. Autant dire que si l’actuelle crise bolivienne perdurait, elle pourrait avoir de graves conséquences sur les deux plus grosses économies du continent.

Or les clients de la Bolivie ont été échaudés par la chute des deux prédécesseurs d’Evo Morales: Gonzalo Sánchez de Lozada en 2003 et Carlos Mesa en 2005, déjà à cause du problème de la redistribution des ressources naturelles.

Ancien producteur de coca, Evo Morales est arrivé au pouvoir en janvier 2006 sur la promesse de redistribuer les profits du gaz du pays le plus pauvre d’Amérique du sud aux populations les plus démunies. Mais les cinq gouverneurs d’opposition des riches provinces de Santa Cruz, Beni, Pando, Tarija et Chuquisaca ne l’entendent pas de cette oreille. Et comptent plutôt augmenter le degré d’autonomie de leurs régions et empêcher la répartition de ce qu’ils considèrent comme «leur» richesse.

Heureusement pour Morales, il peut donc compter sur ses homologues sud-américains. Avant même la réunion de l’Unasur lundi, le Venezuela, l’Equateur, le Honduras, le Nicaragua et le Paraguay avaient pris ouvertement position pour lui. Idem pour le Groupe de Rio qui rassemble 22 pays d’Amérique latine et des Caraïbes et qui a réaffirmé son attachement au «principe de l’intégrité territoriale», taclant au passage Washington, proche des gouverneurs boliviens d’opposition.

Alors que l’administration Bush vit ses derniers jours, il s’agissait de lui dire ses quatre vérités. Et, surtout, de prévenir son successeur. Le temps où les Américains faisaient la pluie et le beau temps sur le sous-continent latino semble bel et bien terminé. C’est en tout cas le message lancé à John McCain et à Barack Obama.
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MessageSujet: Les Etats-Unis reconnaissent avoir mené un raid en Syrie   Lun 27 Oct - 16:39

Les Etats-Unis reconnaissent avoir mené un raid en Syrie
Selon un responsable américain anonyme, l'attaque dans laquelle huit personnes sont mortes a été un «succès» dans la lutte contre les combattants étrangers opérant en Irak.

Après de longues heures de silence, un responsable américain a fini par confirmer que le raid héliporté contre un village syrien dimanche avait été mené par les Etats-Unis. Cette même source a assuré sous le couvert de l’anonymat que cette attaque était un «succès» dans la lutte contre les combattants étrangers opérant en Irak. La porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino, interrogée par courriel avait auparavant décliné tout commentaire sur l’incident.

La coalition internationale en Irak, menée par l’armée américaine, avait, elle, indiqué n’avoir «tout simplement aucune information sur l’incident» en Syrie. Quant au gouvernement irakien, il a indiqué pour sa part que «l’endroit (où a été mené le raid) était le théâtre d’activités d’organisations anti-irakiennes se servant de la Syrie comme base arrière pour des opérations en Irak».

Ce dimanche, les médias officiels syriens avaient dénoncé une attaque de soldats américains venant d’Irak contre un bâtiment dans un village syrien frontalier. Un raid qui a fait huit morts. Les autorités syriennes avaient alors immédiatement convoqué les chargés d’affaires américain et irakien et demandé à Bagdad d’interdire l’utilisation du territoire irakien pour lancer «des agressions contre la Syrie».

Selon la télévision d’Etat syrienne et l’agence de presse Sana, «quatre hélicoptères américains ont violé l’espace aérien syrien vers 16 heures 45 locales dimanche. Ils ont pénétré à 8 km de profondeur en territoire syrien». «Des soldats américains (débarqués des hélicoptères) ont pris d’assaut un immeuble civil en construction et tiré à l’intérieur du bâtiment, faisant huit morts» dans le village d’Al-Soukkariya, dans la région d’Abou Kamal, à environ 550 km au nord-est de Damas, à proximité de la frontière irakienne, selon les médias officiels. Les huit morts sont un père et ses quatre enfants ainsi qu’un couple et un autre homme, selon Sana qui cite leurs noms. Une personne a été blessée.

«Les appareils venus d’Irak ont ensuite quitté le territoire syrien en direction du territoire irakien», a ajouté la télévision d’Etat. Auparavant, la télévision privée syrienne Al-Dunia avait fait état de neuf morts civils et de 14 blessés dans cette attaque.

«La Syrie condamne cet acte agressif et en fait assumer aux forces américaines la responsabilité et toutes les conséquences qui en découleront», a indiqué un responsable syrien, cité par Sana. «La Syrie demande en outre au gouvernement irakien d’assumer ses responsabilités et d’ouvrir immédiatement une enquête à la suite de cette dangereuse violation et d’interdire l’utilisation du territoire irakien pour lancer des agressions contre la Syrie», a ajouté ce responsable non identifié. Le ministère de la Défense à Bagdad n’a pas souhaité commenter ces informations.

Damas et Washington sont en froid, l’actuelle administration de George W. Bush accusant la Syrie d’être souvent la porte d’entrée pour les «terroristes étrangers» qui veulent combattre au côté du réseau extrémiste Al-Qaeda en Irak. Mais la violence a considérablement diminué en Irak et les responsables américains disent observer depuis quelques mois de la retenue de la part des Iraniens et des Syriens dans leurs agissements en Irak.
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MessageSujet: Moscou tacle avec raison l'impérialisme au masque d'obama   Jeu 6 Nov - 15:44

Les félicitations d'usage sont arrivées tardivement. Le président russe, Dmitri Medvedev, a salué, mercredi 5 novembre, la victoire de Barack Obama, l'encourageant à bâtir "un dialogue constructif" avec la Russie, "sur la base de la confiance et de la prise en compte des intérêts de chacun". Mais le télégramme diplomatique a été envoyé après le premier grand discours de M. Medvedev depuis son élection, devant les parlementaires au Kremlin, dans lequel le dirigeant russe s'est montré cinglant envers les Etats-Unis.

Moins de dix heures après l'annonce de sa victoire, M. Obama a pu juger sur pièce le dossier russe qui l'attendra en janvier 2009, après son installation à la Maison Blanche. Devant plus d'un millier d'officiels et de personnalités, au premier plan desquels le premier ministre, Vladimir Poutine, et le patriarche de Russie, Alexis II, M. Medvedev a dévoilé la réplique militaire au bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque, qui devrait être opérationnel au plus tard en 2012.

Le président russe a annoncé que des missiles Iskander seront déployés dans la région de Kaliningrad, enclave russe de la mer Baltique bordée par la Pologne et la Lituanie - toutes deux membres de l'OTAN et de l'Union européenne (UE). En juillet 2007, le vice-premier ministre et ancien ministre de la défense, Sergueï Ivanov, avait déjà brandi une telle menace, lors d'un déplacement en Ouzbékistan. En plus des missiles Iskander, d'une portée d'environ 500 kilomètres, Dmitri Medvedev prévoit l'installation, toujours à Kaliningrad, d'un système de brouillage orienté contre les "nouveaux éléments du système de défense antimissile que les Etats-Unis ont l'intention de déployer" dans les pays limitrophes.

Certaines chancelleries européennes ont immédiatement réagi aux déclarations du président russe. L'Allemagne a déploré "un mauvais signal, au mauvais moment". Quant aux anciens satellites est-européens, particulièrement sensibles aux faits et gestes de l'ex-puissance dominante, ils s'inquiètent. Prague estime que les propos présidentiels sont "malheureux", tandis que la Lituanie juge, elle, le projet russe "incompréhensible". Le premier ministre polonais, Donald Tusk, n'y voit pour sa part "qu'un nouvel acte politique, et non pas militaire, sans grand intérêt".

L'UE, par la voix de la commissaire aux affaires étrangères, Benita Ferrero-Waldner, a jugé l'installation de missiles "peu compatible avec la nouvelle stratégie russe de sécurité européenne". Le "pacte européen de sécurité", un projet nébuleux que M. Medvedev tente de porter depuis son élection en mai, devait, selon Moscou, remplacer l'OTAN et bloquer le projet américain de bouclier antimissile en Europe, au profit d'un "système de sécurité collective crédible, qui assurerait une sécurité égale à tous les Etats". Mais l'installation effective de missiles russes dans la région de Kaliningrad pourrait porter un coup à ce projet.

Evoquant la guerre éclair du mois d'août en Géorgie, le président russe en a également attribué en des termes virulents la responsabilité aux Etats-Unis. Il s'agissait d'un conflit causé par "les politiques du gouvernement américain, égoïste, refusant d'accepter toute critique, lui préférant les décisions unilatérales". Selon le chef du Kremlin, il aurait été un prétexte pour "envoyer des navires de l'OTAN en mer Noire et imposer le bouclier antimissile sur le continent européen". La Russie n'a toutefois pas l'intention de "reculer dans le Caucase", a mis en garde M. Medvedev.

Lors de son discours, ponctué de plusieurs salves d'applaudissements et décliné sur un ton très "poutinien", le président russe a également rejeté la responsabilité de la crise financière mondiale sur les Américains, qui "n'ont pas écouté les avertissements de leurs partenaires, dont les nôtres", en "faisant grossir une bulle financière pour stimuler leur croissance".

Un message clair à l'attention de M. Obama. Si le président russe n'a pas prononcé une seule fois le nom du président américain élu lors de son discours, il a néanmoins émis le souhait de voir la future administration démocrate de la Maison Blanche "faire le choix des bonnes relations avec la Russie". Dmitri Medvedev et Barack Obama pourraient d'ailleurs se rencontrer pour la première fois dès la semaine prochaine, en marge du sommet du G20 qui se déroulera à Washington, samedi 15 novembre.

Selon le président russe, la "nouvelle architecture économique" à construire devrait comprendre "des normes comptables harmonisées, ainsi que des exigences renforcées pour le capital des établissements financiers". Parmi les pistes dessinées, M. Medvedev a souhaité que le rouble russe prenne davantage d'importance sur le marché des devises, afin de devenir une véritable "monnaie régionale".
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MessageSujet: En irak le "boucher" reçoiT des chaussures dans la gueule   Lun 15 Déc - 9:31

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MessageSujet: Des tirs de missile présumés américains tuent 22 personnes au Pakistan   Sam 24 Jan - 15:56

Deux séries de tirs de missiles présumés américains ont fait 22 morts vendredi dans la région pakistanaise du Nord-Waziristan, à la frontière afghane, selon des membres des renseignements pakistanais. Au moins huit militants étrangers figurent parmi les victimes de ces attaques aériennes sans pilote. Lire la suite l'article

Parmi ces derniers figure un Egyptien membre d'Al-Qaïda, et les autorités étaient en train de chercher à déterminer s'il s'agissait d'un membre important du réseau.

Il s'agit de la première attaque sur des cibles soupçonnées d'appartenir au réseau Al-Qaïda, depuis l'entrée en fonction du président américain Barack Obama. Beaucoup espéraient que les attaques cessent mais des responsables américains revendiqueraient secrètement leur efficacité contre les terroristes, selon certains observateurs.

Islamabad a dû faire face vendredi à des manifestations contre ces violations de souveraineté, qui touchent également des civils.

Depuis août dernier, les Etats-Unis auraient frappé à plus de 30 reprises au Pakistan, même s'ils ne reconnaissent pas ces tirs de missiles: au moins 263 personnes ont été tuées, la plupart étant considérées comme des insurgés, selon le décompte de l'Associated Press, basé sur celui de la sécurité pakistanaise.

Par ailleurs, le gouvernement pakistanais s'est réjoui samedi de la décision du nouveau président américain Barack Obama de fermer au plus vite le centre de détention de Guantanamo, à Cuba. Cette décision va ajouter "une dimension morale à la gestion du terrorisme dont nous avions très besoin", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. AP
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MessageSujet: 17.000 soldats supplémentaires en Afghanistan   Mer 18 Fév - 7:08

Les Etats-Unis vont envoyer 17.000 soldats supplémentaires en Afghanistan
[ 18/02/09 ]

Le président américain Barack Obama a autorisé le déploiement de 17.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, a indiqué hier soir la Maison-Blanche. Selon un responsable de la Défense américaine, cité sous couvert d'anonymat par l'AFP et Reuters, ils seront envoyés « au printemps ou à l'été » et Barack Obama pourrait autoriser l'envoi de troupes supplémentaires au-delà de ces renforts. Le commandement des forces américaines en Afghanistan a demandé jusqu'à 30.000 hommes pour combattre l'insurrection des talibans. Le Pentagone compte déjà 38.000 soldats en Afghanistan, sur les 70.000 au total de la force internationale.

US GO HOME !
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MessageSujet: Des dizaines d'Afghans, dont des femmes et des enfants, ont péri dans des bombardements de l'aviation américaine   Mer 6 Mai - 9:44

HERAT, Afghanistan - Des dizaines d'Afghans, dont des femmes et des enfants, ont péri dans des bombardements de l'aviation américaine dans l'ouest du pays, confirme le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).



DE NOMBREUSES VICTIMES CIVILES LORS DE COMBATS EN AFGHANISTAN

Jessica Barry, porte-parole du CICR à Kaboul, a précisé qu'une équipe de la Croix-Rouge avait pu gagner mardi après-midi le lieu des combats, dans la province occidentale de Farah, où ils ont vu des dizaines de cadavres, dont des femmes et des enfants.

"Il semble qu'ils essayaient de s'abriter dans des maisons qui ont été touchées", a-t-elle ajouté.

C'est la première confirmation internationale de ce grave incident imputé à l'aviation américaine, que les autorités américaines et afghanes disent vérifier.

Selon le gouverneur de la province de Farah, Rohul Amin, ces bombardements pourraient avoir fait une centaine de morts. Un responsable de la police locale redoute même un bilan plus lourd.

Si ces estimations se confirment, il s'agira des plus importantes pertes civiles depuis le renversement du régime des taliban, fin 2001.

Les bombardements de Farah pourraient aussi assombrir le sommet que le président américain Barack Obama accueille ce mercredi et jeudi à la Maison blanche avec ses homologues afghan Hamid Karzaï et pakistanais Ali Asif Zardari.

Karzaï, qui se trouve déjà à Washington, a envoyé sur place une équipe composée d'officiels afghans et américains pour faire le jour sur ce qui s'est passé.

"Le président a qualifié d'inacceptable et d'injustifiable la perte de civils et saisira Obama de ce sujet", précise la présidence afghane dans un communiqué.

L'armée américaine a confirmé que son aviation avait été impliquée dans des combats qui se sont déroulés lundi et mardi dans le district de Bala Boluk. Elle s'est dite dans l'incapacité de confirmer dans l'immédiat le bilan civil de ces frappes aériennes.
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MessageSujet: Rien n'a changé malgré l'emballage   Lun 11 Mai - 4:59

Les Etats-Unis ont affirmé dimanche qu'ils ne renonceraient pas aux frappes aériennes en Afghanistan mais ont promis de "redoubler d'efforts" pour éviter les pertes civiles après la mort récente de dizaines de personnes dont le président Karzaï leur a imputé la responsabilité.

Les Etats-Unis ont reconnu samedi dans un rapport d'enquête préliminaire que des civils avaient été tués lors de bombardements et de combats avec les talibans lundi et mardi en Afghanistan, sans donner de chiffres ni admettre une part de responsabilité.

Selon le président afghan Hamid Karzaï, en visite ces derniers jours à Washington où il a rencontré Barack Obama et le président pakistanais Asif Ali Zardari, entre 125 et 130 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués.

Vendredi sur CNN, M. Karzaï a mis ces pertes entièrement sur le compte des Etats-Unis et a affirmé que "les frappes aériennes ne sont pas un moyen efficace de combattre le terrorisme".

Mais dimanche, le conseiller à la sécurité du président américain, James Jones, a exclu tout arrêt de ces frappes.

"Lier les mains de nos commandants en disant que nous ne mènerons plus de frappes aériennes serait imprudent", a argumenté M. Jones sur ABC tout en certifiant que les Etats-Unis allaient "redoubler d'efforts pour faire en sorte qu'aucun civil innocent ne soit tué".

Egalement interrogé dimanche, Hamid Karzaï, qui brigue un nouveau mandat en août, a continué à demander aux Américains la plus grande prudence sans plus faire référence aux frappes aériennes.

Les pertes civiles font "beaucoup de dégâts" dans l'opinion afghane, a-t-il déclaré sur Fox. "Les Afghans sont les alliés des Etats-Unis" et "veulent qu'ils réussissent (...). Mais les Afghans veulent aussi que leurs enfants soient en sécurité".

Vendredi, il avait rapporté que M. Obama avait été "très gentil" et avait présenté ses excuses pour la mort des civils, mais il avait aussi averti que les Afghans étaient à bout.

Américains et Afghans sont tombés d'accord pour dire que "nous devons faire très très attention à ce que nos actions tactiques (...) dans le soutien aérien ne sapent pas nos objectifs stratégiques", a déclaré dimanche le général David Petraeus, commandant des forces américaines dans la région.

"Nous allons réexaminer cela une nouvelle fois à la suite de cet incident", a-t-il ajouté sur CNN en rappelant néanmoins que l'enquête afghane elle-même avait déterminé que les talibans, en tirant sur les troupes américaines depuis des maisons, "portent une énorme responsabilité dans cet incident".

Au début de la semaine, de violents combats ont opposé des talibans aux forces afghanes et internationales dans le district de Bala Buluk de la province de Farah, dans l'ouest de l'Afghanistan.

Il existe des preuves selon lesquelles "des talibans ont tué des civils", a affirmé l'armée américaine samedi dans un communiqué. "Les talibans ont délibérément obligé les habitants à se regrouper dans des maisons depuis lesquelles ils ont attaqué les forces afghanes et de la coalition", selon le rapport d'enquête conjoint avec les autorités afghanes révélé samedi à Kaboul.

Un responsable des Nations Unies a cependant rejeté l'idée avancée par l'armée américaine que des talibans auraient jeté des grenades sur les villageois.

"Il devient clair qu'un grand nombre de victimes ont été causées par les bombardements", a dit ce responsable qui a exprimé des doutes sur l'indépendance de la commission d'enquête afghano-américaine.
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MessageSujet: Les prisons de la CIA sont toujours là   Lun 23 Nov - 6:42

ANTAVILIAI — La grande bâtisse en pierres écrues et en bois rouge se distingue à peine derrière les pins majestueux d'une forêt lituanienne, tout aussi énigmatique que les agents secrets américains qui y auraient interrogé des membres présumés d'Al-Qaïda.

Située à une vingtaine de kilomètres de Vilnius, la capitale de ce petit pays des bords de la Baltique, cette ancienne école d'équitation du hameau d'Antaviliai est soupçonnée d'avoir abrité un site secret de la CIA en 2004 et 2005.

Les riverains sont loin d'être étonnés. "Il y avait un va-et-vient incessant de camions, de personnes qui parlaient anglais, des Noirs qui travaillaient, mais aucune production visible", raconte Ruta Boreikiene, une retraitée qui habite le secteur depuis 1980.

Très peu d'Africains vivent en Lituanie et la présence de ces hommes avait attiré l'attention des riverains.

En août, citant d'anciens responsables des services secrets américains et des relevés de vols entre l'Afghanistan et la Lituanie, la chaîne de télévision américaine ABC avait affirmé que cette ex-République soviétique avait accueilli une prison secrète de la CIA.

Le gouvernement lituanien avait admis que des avions faisaient le plein dans le pays, mais réfuté l'existence de prisons.

En octobre cependant, la présidente Dalia Grybauskaite a reconnu avoir des "soupçons indirects" sur l'existence d'une prison de la CIA avant son arrivée au pouvoir cette année. Une commission d'enquête parlementaire, créée le 5 novembre, doit rendre ses conclusions à la fin décembre.

Mercredi, ABC a précisé ses allégations et mentionné l'ancien centre équestre en citant des responsables du gouvernement de Vilnius et un ex-responsable du renseignement américain.

Le chef de la diplomatie lituanienne, Vygaudas Usackas, a réclamé "des faits et non des rumeurs" après ces révélations.

"Nous menons notre enquête, nous examinons tous les lieux possibles", a déclaré à l?AFP Arvydas Anusauskas, député à la tête de la commission.

Le cadastre indique que le bâtiment a été construit en 1992, puis vendu en 1999 à deux femmes lituaniennes qui en ont fait une école d'équitation.

En mars 2004, selon le cadastre, le site a été acheté par Elite LLC, une société enregistrée dans l'Etat américain du Delaware, au Panama et à Washington. ABC affirme qu'Elite LLC est une société écran de la CIA.

La chaîne précise que le nouveau propriétaire a construit "un bâtiment dans le bâtiment" où des suspects de terrorisme étaient interrogés et soumis à des tortures comme la privation de sommeil.

Le cadastre ne mentionne aucune demande de permis de construire sur ce site depuis 2002, mais les riverains se souviennent de travaux d'envergure.

"Vue la quantité de terre extraite et les tonnes de béton apportées, je pouvais en conclure que les travaux étaient importants. Je sais que les bétonneuses entraient sur le terrain, mais les conducteurs n?étaient pas admis sur le site", raconte Viaceslavas, la quarantaine.

L'Etat a racheté le site en janvier 2007, précise le cadastre. Selon l'agence de presse Baltic news agency, il sert depuis de centre de formation des services secrets lituaniens. Contacté par l'AFP, le département lituanien de la sécurité a refusé de confirmer cette information.

La Roumanie et la Pologne, deux autres ex-pays communistes devenus alliés des Etats-Unis, ont elles aussi fait l'objet d'allégations concernant des sites secrets américains sur leur territoire.
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MessageSujet: 82% des Français opposés à l'envoi de renforts en Afghanistan   Dim 6 Déc - 7:20

82% des Français opposés à l'envoi de renforts en Afghanistan

C'est sans appel : selon un sondage IFOP pour le journal Sud-Ouest, 82% des personnes interrogées sont opposées à l'envoi de renforts militaires en Afghanistan et seuls 17% sont favorables à ce que la France réponde favorablement à la demande de Barack Obama. Ces chiffres sont en très nette hausse puisqu'en avril 2008, 55% des Français étaient opposés aux renforts, contre 82% aujourd'hui [dont 44% "tout à fait" opposés].
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MessageSujet: Non Mr Obama il n'y a pas de guerre juste...simplement des impérialismes qui n'osent se l'avouer ...ou pire encore le pratiquent cyniquement   Jeu 10 Déc - 16:16

Les Etats-Unis doivent veiller au respect des normes morales lorsqu'ils mènent des guerres qu'ils estiment nécessaires et justifiées, a estimé Barack Obama dans son discours d'acceptation du prix Nobel de la paix.
Dans son discours d'acceptation du prix Nobel de la paix, Barack Obama a estimé jeudi à Oslo que les Etats-Unis devaient veiller au respect des normes morales lorsqu'ils menaient des guerres qu'ils estimaient nécessaires et justifiées. Oui, les instruments de la guerre ont un rôle à jouer dans la préservation de la paix. (...) Mais la guerre en soi n'est jamais glorieuse, et nous ne devons pas le proclamer, a-t-il déclaré. (Reuters/Kevin Lamarque)

Dans son discours d'acceptation du prix Nobel de la paix, Barack Obama a estimé jeudi à Oslo que les Etats-Unis devaient veiller au respect des normes morales lorsqu'ils menaient des guerres qu'ils estimaient nécessaires et justifiées.

"Oui, les instruments de la guerre ont un rôle à jouer dans la préservation de la paix. (...) Mais la guerre en soi n'est jamais glorieuse, et nous ne devons pas le proclamer", a-t-il déclaré. (Reuters/Kevin Lamarque)

"Lorsque la force est nécessaire, nous devons, sur un plan moral et stratégique, nous contraindre à respecter certaines règles de conduite", a déclaré le président américain à Oslo.

"Et même si nous nous retrouvons face à un adversaire brutal qui ne respecte rien, je pense que les Etats-Unis d'Amérique doivent continuer à montrer ce qui doit être la norme dans la conduite de la guerre", a-t-il dit.

"C'est là l'une des origines de notre force. C'est pourquoi j'ai interdit la torture. C'est pourquoi j'ai ordonné la fermeture de la prison de Guantanamo. Et c'est pourquoi j'ai réaffirmé l'engagement de l'Amérique à respecter les conventions de Genève", a-t-il ajouté.

"Nous nous perdons nous-mêmes lorsque nous passons des compromis avec les idéaux mêmes pour lesquels nous nous battons", a philosophé Barack Obama.

Le président américain a reconnu toutefois que le choix, pour le Nobel de la paix, d'un chef d'Etat dont le pays est en guerre prêtait le flanc aux critiques.

Mais le recours à la force, a-t-il expliqué, est parfois justifié, notamment pour des raisons humanitaires, et il a ajouté que dans le cas d'Al Qaïda, aucune négociation ne permettrait de pacifier la situation.

Il s'est montré ferme en outre à l'égard des pays qui enfreignent le droit international.

On ne peut permettre à l'Iran et à la Corée du Nord, dont les ambitions nucléaires inquiètent le monde, de "ruser avec le système", a-t-il dit, allusion aux méthodes de ces deux pays pour faire traîner les négociations en longueur.

PEU DE MANIFESTANTS

"Je suis confronté au monde tel qu'il va, et ne peux rester les bras ballants face aux menaces qui visent les Américains", a dit celui qui, voici une dizaine de jours, a ordonné l'envoi en renforts de 30.000 soldats américains en Afghanistan, pour venir à bout des taliban.

"(...) Un mouvement pacifiste n'aurait pas pu arrêter les armées de Hitler. Aucune négociation ne pourra convaincre les dirigeants d'Al Qaïda de poser les armes. Dire que parfois, la force est nécessaire n'est pas un appel au cynisme, c'est reconnaître l'histoire; les imperfections de l'homme et les limites de la raison".

"Je soulève cette question parce que dans de nombreux pays règne une profonde ambivalence à l'égard de l'action militaire, quelle qu'en soit la cause. Par moments, cela s'associe à une suspicion envers l'Amérique, la seule superpuissance militaire au monde."

"Pourtant, le monde doit se souvenir que ce ne sont pas uniquement les institutions internationales, pas seulement les traités et les déclarations qui ont apporté la stabilité dans le monde après la Seconde Guerre mondiale. Quelles que soient les erreurs que nous avons commises, les faits sont là: les Etats-Unis d'Amérique ont contribué à garantir la sécurité du monde pendant plus de 60 ans avec le sang de nos citoyens et la force de nos armes."

"Aussi, oui, les instruments de la guerre ont un rôle à jouer dans la préservation de la paix. Et pourtant, cette vérité-là doit coexister avec une autre, à savoir que la guerre, qu'elle soit justifiée ou non, appelle la tragédie humaine. Le courage et le sacrifice du soldat est nimbé de gloire, exprime son dévouement à son pays, à une cause et ses compagnons d'armes. Mais la guerre en soi n'est jamais glorieuse, et nous ne devons pas le proclamer."

Des milliers de personnes ont battu le pavé le long de rues pluvieuses de la capitale norvégienne pour tenter d'apercevoir Barack Obama malgré un important dispositif de sécurité.

Seuls quelques petits groupes de manifestants étaient visibles. Certains avaient déployé cette banderole: "Obama, tu l'as obtenu (le Nobel), maintenant mérite-le!"
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MessageSujet: Dix civils afghans, dont huit écoliers, ont été tués dans une opération des forces de l'OTAN dans l'est du pays,   Lun 28 Déc - 15:52

Dix civils afghans, dont huit écoliers, ont été tués dans une opération des forces de l'OTAN dans l'est du pays, a annoncé lundi 28 décembre le président Hamid Karzaï dans un communiqué : "Les premiers éléments indiquent que dans une série d'opérations des forces internationales dans la province du Kunar, dix civils, dont huit écoliers, ont été tués samedi." Hamid Karzaï a par ailleurs annoncé l'ouverture d'une enquête.
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Selon le gouverneur de la province de Kunar, il s'agirait d'un raid aérien. "C'est une zone très accidentée. Nous ne pouvons y aller du fait de la présence des talibans. Les anciens du village nous ont dit que dix personnes, dont huit élèves d'une école, avaient été tuées dans ce raid aérien", a déclaré Sayed Fazlullah Wahedi.

La force de l'OTAN en Afghanistan (ISAF) affirme de son côté n'avoir mené aucune opération dans la région samedi, mais un de ses responsables à Kaboul a indiqué que des forces spéciales américaines y opéraient à ce moment-là. "Ils ont tué et capturé de nombreux talibans", a ajouté ce responsable.

RÉDUIRE LES PERTES CIVILES "UNE PRIORITÉ" DE L'OTAN

Le 8 décembre, Hamid Karzaï avait condamné la mort de "six civils innocents" dans une opération de l'OTAN dans l'Est, ce que l'OTAN avait démenti. Le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, a assuré récemment que la réduction des pertes civiles (qui entretiennent l'impopularité des troupes internationales) était "une priorité" de l'OTAN et des troupes américaines.

Depuis trois ans, l'insurrection menée par les rebelles a gagné du terrain, y compris dans le Nord, auparavant réputé calme, en dépit de l'augmentation régulière du nombre de soldats étrangers, qui atteint aujourd'hui cent treize mille, dont environ soixante et onze mille Américains. Le président Barack Obama a annoncé le 1er décembre l'envoi de trente mille soldats américains supplémentaires, qui seront principalement déployés dans le Sud.

Mais les régions de l'Est frontalières du Pakistan, comme Kunar, sont également très infiltrées par la rébellion, qui utilise les zones tribales situées de l'autre côté de la frontière comme refuge et base arrière.
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MessageSujet: Colonisation larvée d'Haïti ?   Mar 19 Jan - 16:37

Haïti: le Conseil de sécurité approuve l'envoi de 3.500 casques bleus supplémentaires

De THE ASSOCIATED PRESS (CP) – il y a 1 heure

NATIONS UNIES — Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé mardi à l'unanimité l'envoi de 3.500 casques bleus supplémentaires -2.000 soldats et 1.500 policiers-pour renforcer la sécurité en Haïti et veiller à ce que l'aide humanitaire puisse parvenir aux victimes du séisme.

La résolution adoptée mardi renforce le contingent de la Mission des Nations unies en Haïti (MINUSTAH), qui comptait jusqu'à présent 7.000 soldats de maintien de la paix et 2.100 policiers.

Le secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de la paix Alain Le Roy a expliqué que ces renforts militaires étaient essentiels en raison de l"'énorme" nombre de demandes pour escorter les convois humanitaires.

Il a ajouté que les Nations unies avaient besoin de troupes supplémentaires pour sécuriser les routes et pour disposer d'une "force de réserve" au cas où la sécurité se dégraderait encore. Le renforcement de la force de police internationale est nécessaire pour maintenir l'ordre aux points de distribution d'eau et de nourriture, a-t-il encore précisé.
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MessageSujet: Obama envoie 10 000 soldats pour assumer le commandement direct de l’occupation militaire. Le Brésil envoie les armes létales (des machettes, des bombes de gaz lacrymogène et des armes avec balles de gomme) pour "appuyer les troupes". Le ministr   Mer 20 Jan - 16:27

Haïti : Les États-Unis prennent le commandement militaire de l’occupation, le Brésil envoie des armes pour réprimer
mercredi 20 janvier 2010 (12h14)
3 commentaires

Obama envoie 10 000 soldats pour assumer le commandement direct de l’occupation militaire. Le Brésil envoie les armes létales (des machettes, des bombes de gaz lacrymogène et des armes avec balles de gomme) pour "appuyer les troupes". Le ministre de la Défense du Brésil : l’occupation devra durer "au moins cinq ans de plus".

Aux soldats de l’ONU qui occupent militairement Haïti, s’ajouteront encore 10 000 soldats de l’infanterie navale. Avec cela, le contingent militaire nord-américain va surpasser en nombre les "casques bleus" de l’ONU qui sont près de 6 700.

Malgré qu’il déclare formellement que le Brésil sera toujours en charge du commandement de la Minustah (la mission de l’ONU pour Haïti) un mémorandum signé avec les États-Unis, établit que les marines nord-américains ne se soumettront à aucun contrôle qui ne provient pas de leur propre pays. Ou bien, dans la pratique les États-Unis prennent le contrôle de l’occupation militaire d’Haïti.

L’intervention directe des forces armées nord-américaines, montre clairement la charge de subordonné assigné aux troupes de l’ONU. Après être arrivé, les États-Unis ont pris le contrôle de l’aéroport de Port-au-Prince, en empêchant jusqu’à l’atterrissage d’avions du Brésil. Avec l’envoi de 10 000 soldats des États-Unis, les "casques bleus" de l’ONU se convertiront en à peine une force auxiliaire.

Dans l’après-midi du 16 janvier, la secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton, a défendu que le parlement haïtien octroyait une plus grande autorité au président Preval : ”Un décret donnerait au gouvernement une énorme autorité, qui en pratique nous serait déléguée”, a-t-elle affirmé dans un entretien avec le New York Times. Dans ce décret il y aurait le pouvoir de décréter un couvre-feu. Face à la menace d’une stabilité politique et sociale dans le pays, à cause de la calamité, les États-Unis écartent les intermédiaires et se résolvent à assumer directement le contrôle de la situation.

Une répression, quand il n’est toujours pas possible de compter le nombre total de morts causés par le tremblement de terre, les forces d’occupation se préparent à réprimer de possibles protestations populaires. Tandis que la majorité de la population attend une aide médicale et humanitaire qui n’arrive jamais, le Brésil envoie vers Haïti une cargaison étrange. Conformément au ministre de la Défense, Nelson Jobim, le gouvernement Lula envoie des armes létales, comme armes tirant des balles de gomme, des grandes lacrymogènes et des machettes pour “appuyer les troupes”.

http://www.primitivi.org/spip.php?article194

Les HaÏtiens ont ils déjà oublié comment s'est soldée la dernière occupation US ??

c'est beau l'hypocrisie du prix nobel de la paix !
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MessageSujet: Hugo Chavez accuse les Etats-Unis de «s’emparer» de Haïti Après le séisme   Jeu 21 Jan - 16:21

Hugo Chavez accuse les Etats-Unis de «s’emparer» de Haïti
Après le séisme



Chavez dénonce Washington. L’«empire» américain «s’empare d’Haïti sur les cadavres et les larmes de son peuple», a accusé mercredi le président vénézuélien Hugo Chavez, à propos de l’envoi de soldats américains pour les secours aux victimes du séisme. «Ils se sont emparés d’Haïti ouvertement, sans consulter l’ONU ni l’OEA (l’Organisation des Etats d’Amérique). Non, ils ont profité de la tragédie de ce peuple», a-t-il ajouté.

Dimanche déjà, Hugo Chavez avait soutenu que les Etats-Unis étaient en train d’«occuper militairement» Haïti, exhortant Washington à y envoyer des médecins et des secouristes et non des militaires. Les Etats-Unis ont prévu d’envoyer 4.000 soldats supplémentaires en Haïti, pour porter à 15.000 leurs effectifs participant aux opérations de secours.

Dernier bilan en date: le séisme a fait 75.000 morts, 250.000 blessés et 1 million de sans-abri, d’après la Protection civile haïtienne, selon laquelle la moitié des bâtiments dans la région de Port-au-Prince ont été détruits. Le chiffre de 150.000 à 200.000 morts est également évoqué mais le général Ken Keen, qui dirige la force spéciale américaine en Haïti, a précisé qu’il s’agissait d’une «hypothèse de travail». Les Nations unies estiment que trois millions de personnes ont été touchées au total.

Secours: 43 équipes internationales sont engagées, totalisant 1.739 sauveteurs et 161 chiens. Au moins 121 survivants ont été retrouvés, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU. A Port-au-Prince, huit hôpitaux, dont la moitié sont des structures de campagne, sont opérationnels.

Aide humanitaire: Des promesses de dons de plus de 1,2 milliard de dollars ont été recueillies, selon l’ONU. Environ un million de rations alimentaires ont été distribuées à plus de 200.000 bénéficiaires, d’après le Programme alimentaire mondial (PAM), selon qui plus de 100 millions de repas seront nécessaires pour la trentaine de jours à venir. Plus de 300 campements improvisés regroupent environ 370.000 sans-abri à Port-au-Prince, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Une nouvelle miraculée. Une fillette âgée de 11 ans a été retrouvée vivante par des voisins mercredi et hospitalisée dans une structure française, après avoir passé huit jours sous les décombres à Port-au-Prince, ont indiqué les médecins de deux ONG françaises. «C’est vraiment une miraculée, elle revient doucement à la vie, elle est bénie des dieux» a déclaré le chirurgien Dominique Jean de l’ONG Virade de l’espoir qui gère un hôpital de campagne avec l’ONG médicale Alima.
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MessageSujet: 10000 GI en Haïti   Lun 25 Jan - 10:11

La compassion exprimée après le séisme du 12 janvier à Haïti laisse trop souvent le goût amer de la duplicité, même si des hommes et des femmes, des associations caritatives s’efforcent de pallier au plus urgent. Exploitée, minée par les interférences externes, la corruption, les chaînes de la faim, la première République noire, en 1804, connaît une misère sans nom qui a décuplé les effets du séismes du 12 janvier 2010.

Le pays subit la domination américaine depuis 1915, et la France, qui ne proclamera l’abolition de l’esclavage qu’en 1848, continuera longtemps les aventures coloniales malgré la révolution de 1789. Comment demander la restitution, en effet, les milliards volés par Bébé Doc, le fils Duvalier, au moment de son renversement en 1986 ? Le blocage de l’enquête sur les biens mal acquis par les dictateurs africains illustre parfaitement l’attachement au système de la Françafrique et à une politique économique criminelle qui imprime la domination du Nord sur le Sud.

Une des urgences exige, d’entamer une mobilisation massive pour une reconstruction aux normes sismiques et la reforestation qui menace les écosystèmes. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, comme les Etats qui s’enrichissent du néocolonialisme doivent être mis à contribution, et surtout la « dette », injuste et criminelle, doit être annulée. Si Haïti a besoin de secours immédiats, elle a aussi besoin d’autonomie politique et financière. Sur les trente bassins versants de Haïti, vingt-cinq sont érodés et menacent la survie de l’agriculture qui subsiste dans l’île.

Le plus grand danger pour Haïti viendra sans doute des Etats-Unis, confrontés à un lachage de plusieurs pays d’Amérique latine, qui entendent consolider leur présence militaire et leur influence dans la région, comme on l’a vu pour le Honduras. Aimé Césaire disait de ce bout de terre qu’il fut le pays où, pour « la première fois, la négritude s’est mise debout ». C’est là aussi que la libération des esclaves a été l’œuvre des esclaves eux-mêmes. Le poète et homme politique rappelait en 2006 qu’il est « bien plus difficile d’être un homme libre que d’être un esclave ». Et il ajoutait : « Mais toute la dignité de l’homme vient de ce qu’il préfère la liberté difficile à l’esclavage et à la soumission. »
- Dans la rubrique: /L’édito
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MessageSujet: Vente d'armes US ! encore !!!!!!!   Sam 30 Jan - 15:30

Tension entre Pékin et Washington qui vend des armes à Taiwan

Pékin proteste contre le projet de ventes d'armes américaines à Taiwan pour quelque 6,4 milliards de dollars soit 4,5 milliards d'euros. La Chine revendique la souveraineté sur Taiwan depuis 1949.

La Chine a annoncé qu'elle allait suspendre ses relations avec les Etats-Unis dans le domaine militaire selon l'agence officielle Chine nouvelle.

Pékin proteste contre le projet de ventes d'armes américaines à Taiwan pour quelque 6,4 milliards de dollars soit 4,5 milliards d'euros comprenant 60 hélicoptères Black Hawk et des missiles antimissiles Patriot(photo). La Chine revendique la souveraineté sur Taiwan depuis 1949.

"Au vu de l'atteinte grave et de l'effet indésirable des ventes d'armes américaines à Taiwan, la partie chinoise décide de suspendre les visites militaires prévues" a déclaré le ministère chinois de la Défense.

Le gouvernement américain a informé vendredi le Congrès de ses premiers projets de vente d'armements à Taiwan.
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MessageSujet: Les USA mettent l'europe sous tutelle !   Sam 30 Jan - 15:32

Hillary Clinton défend à Paris le réengagement américain en Europe
LE MONDE | 30.01.10 | 14h17 • Mis à jour le 30.01.10 | 14h17



Hillary Clinton a voulu, vendredi 29 janvier, détromper ceux qui pensent que l'administration Obama, accaparée par d'autres dossiers internationaux, ne s'intéresse pas beaucoup à l'Europe ni à la France. En visite bilatérale à Paris, la secrétaire d'Etat américaine a annoncé, dans un discours prononcé à l'Ecole militaire, le réengagement des Etats-Unis pour "former, consolider, et préserver" la "sécurité en Europe".



Au sein de l'OTAN, un nouveau concept stratégique est en préparation. En 2009, le "redémarrage" des relations entre Washington et Moscou avait rendu nerveux certains alliés, qui craignaient que des accords soient conclus derrière leur dos. Paris est pour sa part engagé dans des discussions politico-militaires avec Moscou.

"La Russie n'est plus un adversaire, mais un partenaire, sur des dossiers mondiaux essentiels", constate Mme Clinton. Avant d'énoncer des "principes-clés" pour les Etats-Unis : la défense de "la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les Etats", le droit d'une nation à "choisir ses alliés ". Car "au XXe siècle, les échecs [sur ce plan] ont conduit à de grandes souffrances en Europe ", a rappelé Mme Clinton.

La "sécurité en Europe" doit être "indivisible" et bénéficier à tous les Etats, qu'ils soient membres ou non de l'OTAN ou de l'Union européenne (UE). "Il n'y a pas plusieurs Europe, il n'y en a qu'une. C'est une Europe qui inclut les Etats-Unis en tant que partenaire. C'est une Europe qui inclut la Russie ", a dit Mme Clinton, rejetant ainsi toute logique russe de sphère d'influence, mais aussi, toute tentation d'isoler la Russie.

Les Etats-Unis "maintiendront un soutien infaillible" à l'article 5 du traité de l'OTAN, qui fonde la solidarité entre alliés en cas d'attaque contre l'un d'entre eux. Un geste jugé rassurant pour les pays d'Europe centrale. La Russie est invitée à participer à des projets communs, comme "une nouvelle architecture de défense antimissile" qui protégerait "tout le territoire de l'OTAN" et dont elle pourrait aussi bénéficier.

"TRANSPARENCE"

Les Etats-Unis vont "miser sur la transparence" avec les Russes au plan militaire et demander aux autres pays d'en faire autant. Dans ce qui semblait une allusion à la guerre de Géorgie en 2008, Mme Clinton a expliqué : "Nous voulons être certains qu'aucun pays n'élabore dans le secret des plans pour en attaquer un autre. "

Le dernier message de la secrétaire d'Etat, qui a évoqué, vendredi, le dossier nucléaire iranien avec Nicolas Sarkozy et le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, consistait à plaider pour "l'objectif à long terme" d'un "monde sans armes nucléaires". Cette vision laisse en revanche les responsables français assez dubitatifs.
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MessageSujet: LEAD 1 Les USA nuisent à la sécurité de la Chine, affirme Pékin   Dim 31 Jan - 6:45

LEAD 1 Les USA nuisent à la sécurité de la Chine, affirme Pékin
dimanche 31 janvier 2010 05h03

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par Ken Wills et Jim Wolf

PEKIN/WASHINGTON, 31 janvier (Reuters) - Les Etats-Unis, qui envisagent une nouvelle vente d'armes à Taiwan, "portent atteinte à la sécurité nationale de la Chine et à ses efforts de réunification pacifique", a déploré le ministre des Affaires étrangères, Yang Jiechi, rapporte dimanche l'agence Chine nouvelle. Le gouvernement américain a informé vendredi le Congrès de ses projets de vente d'armements - hélicoptères et missiles antimissiles notamment - à Taiwan pour un montant de 6,4 milliards de dollars.

Pékin a annoncé quelques heures plus tard la suspension des relations militaires avec Washington, ainsi que l'interruption du dialogue sur les questions de sécurité stratégique, de contrôle des armes et de prolifération nucléaire.

Au mépris de la forte opposition et des protestations répétées de la Chine, l'administration américain a annoncé son intention de vendre des armes à Taiwan, a regretté le chef de la diplomatie chinoise, personnalité la plus haut placée à avoir commenté ce projet.

"Un tel geste va gravement à l'encontre des trois communiqués conjoints entre la Chine et les Etats-Unis, notamment celui du 17 août, signé en 1982", a-t-il souligné, dénonçant une ingérence grossière dans les affaires intérieures de la Chine.

Yang Jiechi, interrogé alors qu'il se rendait à Chypre, a en outre invité les Etats-Unis "à respecter les intérêts fondamentaux et les préoccupations majeures de la Chine, à révoquer immédiatement la décision erronée de vendre des armes à Taiwan et de cesser les ventes d'armes pour ne pas porter atteinte aux relations sino-américaines", ajoute Chine nouvelle.

APPELS AU BOYCOTT

Pékin a donc décidé la suspension partielle ou le report de certains projets dans le domaine de la coopération militaire. Une visite du secrétaire américain à la Défense Robert Gates, qui devait se rendre en Chine cette année, serait notamment concernée.

Fait sans précédent, les autorités ont en outre brandi la menace de représailles à l'encontre des compagnies impliquées dans le projet de vente d'arme à Taiwan, que Pékin considère comme une province sécessionniste.

"Alors que le monde est aux prises avec la crise financière et qu'il est confronté en outre à des problèmes tels que le changement climatique, la sécurité alimentaire et la non-prolifération nucléaire, les contretemps ne servent pas les intérêts américano-chinois", souligne Chine nouvelle, tandis que l'administration américaine s'efforce de minimiser l'affaire.

"Nous regrettons que le gouvernement chinois ait manifesté l'intention de réduire ses projets de coopération militaire, entre autres échanges dans le domaine de la sécurité, et de prendre des mesures contre les compagnies qui fournissent des armes à Taiwan. Nous estimons que notre politique contribue à la stabilité et à la sécurité de la région", a réagi Philip Crowley, porte-parole en chef du département d'Etat.

Parmi les entreprises impliquées figurent Sikorsky Aircraft, filiale de United Technologies (UTX.N: Cotation) et constructeur de l'hélicoptère Black Hawk, Lockheed (LMT.N: Cotation), qui produit les missiles Patriot, l'intégrateur de système par Raytheon (RTN.N: Cotation) et Boeing (BA.N: Cotation), pour les missiles Harpoon.

Le Global Times, titre apprécié en Chine pour son orientation nationaliste, et le portail internet Sohu ont lancé des pétitions en ligne, dont certains signataires prônent le boycott des produits américains.

L'affaire vient s'ajouter aux contentieux sur les droits de l'homme, les changes, Internet et le Tibet. Barack Obama, pourrait, qui plus est, rencontrer dans les prochains mois le dalaï-lama, chef spirituel en exil des Tibétains, que la Chine qualifie de dangereux séparatiste.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'en est récemment prise à Pékin dans un discours sur les atteintes à la liberté d'expression en ligne. Quelques jours plus tôt, Google (GOOG.O: Cotation) avait menacé de quitter la Chine en raison de la censure et de cyberattaques. (Ben Blanchard, version française Jean-Philippe Lefief)
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