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 Avancées contre le sida

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MessageSujet: Avancées contre le sida   Sam 6 Sep - 6:31

ÉTUDE
Découverte d'un gène sur la voie du vaccin antisida
NOUVELOBS.COM | 05.09.2008 | 17:51
10 réactions
Une étude publiée jeudi aux Etats-Unis a mis à jour la découverte d'un gêne pouvant jouer un rôle clé dans la production d'anticorps neutralisant des rétrovirus.


Expérience en laboratoire (AP)
Une étude prometteuse publiée, jeudi 4 septembre aux Etats-Unis, a mis à jour la découverte d'un gêne pouvant jouer un rôle clé dans la production d'anticorps neutralisant des rétrovirus. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à la mise au point d'un vaccin contre le sida.
Les auteurs de cette étude parue dans la revue Science datée du 5 septembre révèlent que cette avancée fortuite faite sur des souris paraît aussi expliquer pourquoi certaines personnes exposées au VIH (virus de l'immunodéficience humaine), responsable du sida, ne sont jamais infectées.

Production d'anticorps

Ce gène, appelé Apobec3, contrôle la capacité des souris à produire des anticorps capables de neutraliser des rétrovirus et qui permettent de combattre avec succès des infections.
Les chercheurs font l'hypothèse que ce gène, également présent chez les humains, pourrait jouer le même rôle que chez les souris et neutraliser le rétrovirus responsable du sida.
Cette hypothèse est confortée par de précédentes études montrant que les protéines produites par Apobec3 ont des propriétés anti-VIH et que la région du chromosome où se trouve ce gène exerce une influence sur la capacité de ce virus à infecter l'organisme.
"Cette avancée met en évidence un mécanisme génétique potentiel de production d'anticorps capables de neutraliser le virus du sida ce qui est essentiel pour empêcher l'infection", souligne dans un communiqué le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).
"D'autres recherches sur la fonction du gène Apobec3 chez les humains pourraient conduire à la découverte de médicaments et vaccins contre le sida", ajoute-t-il.
La plupart des vaccins stimulent la production d'anticorps visant un virus en particulier. Il s'agit là de la clé pour combattre avec succès des infections virales.

Aucun vaccin efficace

Mais malgré un quart de siècle de recherche et la mobilisation d'importantes ressources, la médecine n'a pas encore pu mettre au point un vaccin efficace contre le virus du sida sans lequel cette pandémie, déjà responsable de plus de 25 millions de morts, ne peut-être maîtrisée.
"Cette découverte apporte une nouvelle dimension à notre compréhension du mécanisme biologique d'Apobec3 qui pourrait nous aider à résoudre le casse-tête de la neutralisation du virus du sida", relève le Dr Warner Greene, directeur du Gladstone Institute of Virology and Immunology de l'Université de Californie (ouest), principal auteur de ces travaux.
L'hypothèse selon laquelle le gène Apobec3 joue un rôle non seulement dans la capacité du VIH à provoquer une infection mais aussi dans la réponse immunitaire de l'organisme à ce virus avait été avancée à la vue des résultats d'une étude précédente.
Cette recherche avait montré que la région chromosomique humaine contenant plusieurs gènes Apobec3 est liée aux réponses anti-VIH chez un groupe d'Italiens qui ne sont jamais devenus séropositifs malgré de nombreux contacts sexuels avec leurs partenaires infectés.

Protéine

Les travaux du Gladstone Institute et du NIAID apportent également un nouvel éclairage sur la manière dont le virus du sida utilise l'une de ses propres protéines, appelée Vif, pour détruire deux protéines humaines produites par le gène Apobec3.
Etant donné le fait qu'Apobec3 paraît jouer un rôle important pour aider le système immunitaire à produire des anticorps contre des rétrovirus, la destruction de ces deux protéines par Vif pourrait expliquer pourquoi la plupart des individus ne fabriquent pas d'anticorps contre le virus du sida.
"Nos recherches sur les souris laissent penser que la neutralisation de la protéine Vif permettrait d'obtenir une plus forte réponse immunitaire contre le VIH", explique le Dr Kim Hasenkrug, du NIAID, co-auteur de l'étude, jugeant cette voie prometteuse.

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MessageSujet: Le virus du sida aurait touché l'homme plus tôt qu'on ne le croyait   Jeu 2 Oct - 14:40

PARIS - Le virus du sida aurait franchi la barrière d'espèces, en passant du chimpanzé à l'homme, il y a environ un siècle et non pas dans les années 1930 comme on l'avait estimé précédemment, selon une étude paraissant dans la revue scientifique britannique Nature, datée de jeudi.

Michael Worobey (université de Tucson, Arizona, Etats-Unis) et des collègues de divers pays (République Démocratique du Congo, Belgique, Lyon-France...) ont analysé des séquences d'un virus extrait d'un prélèvement de ganglion conservé dans la paraffine datant de 1960 et provenant d'une femme de Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa) à l'époque coloniale belge.

Ils l'ont comparé au plus ancien virus humain disponible à ce jour et datant de 1959 (le VIH-1 groupe M, dénommé ZR59) connu provenant d'un homme de la même ville de l'ex-Zaïre (ZR).

La comparaison des deux virus, celui de 1960 (DRC60) et de 1959 (ZR59), montre qu'ils sont déjà très divergents entre eux, laissant envisager que l'ancêtre commun de ce virus a pu apparaître au début du XXème siècle, voire avant.

Cet ancêtre viral a commencé à circuler parmi les hommes entre 1884 et 1924, mais pas après les années 30 comme on l'avait précédemment estimé, selon les auteurs.

Le virus a dû se répandre d'abord lentement, puis plus facilement par le biais des rapports sexuels avec l'urbanisation puis le développement du commerce et des déplacements de l'époque coloniale, avancent les auteurs. Kinshasa a été une des toutes premières villes fondées en Afrique centrale, en 1881.

Le virus du sida touche 33 millions de personnes dans le monde et en a tué au moins 25 millions depuis que la maladie a été décrite pour la première fois en 1981. La forme virale la plus répandue dans le monde, le VIH-1 a été identifié en 1983.

Le VIH-1, divisé en 3 groupes dont le M est le plus fréquent, dérive d'un virus de singe, le virus de l'immudéficience simienne (VIS/SIV) qui infecte naturellement les chimpanzés d'Afrique centrale de l'ouest. Le passage du virus à l'homme se serait faite lors d'exposition au sang du primate lors de sa préparation pour en faire de la viande de brousse.

http://www.romandie.com/ats/news/081001171120.1vwuo27n.asp
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