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 Vers l'abandon d'une civilisation matérialiste

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MessageSujet: Vers l'abandon d'une civilisation matérialiste   Dim 17 Aoû - 17:07

Une civilisation de Terriens

24/02/2008


La chronique «pour une identité de Terrien» ayant suscité bon nombre de réactions favorables, peut-être peut-on reprendre ce sujet.

Peut-on être certain que la compétitivité économique qui est le credo actuel ait pour résultat l'amélioration du niveau des ressources financières des ménages et des sociétés, et simultanément le renforcement de leur qualité de vie? Rien n'est moins sûr! Les pollutions se multiplient. Les forêts disparaissent. Les espèces sont éliminées une à une sans que le commun des mortels s'en rende compte... C'est une érosion silencieuse. Il est donc difficile d'en prendre conscience.


Pourtant, nous rêvons tous de lendemains qui chantent. Il faut veiller à ne pas déchanter, surtout depuis que nous réalisons que notre civilisation occidentale industrielle et technique nous pose des problèmes.


En réalité, elle pose des problèmes au monde entier car elle est devenue le modèle partout (ou presque partout) imité. Oui, nous le savons: l'industrie humaine a généré, génère encore de nombreuses dégradations et des pollutions qui voyagent par air et par eau et finalement deviennent planétaires. Le développement industriel et technique n'a pas pris en compte les effets collatéraux qui accroissent continuellement, comme par une inexorable synergie, les risques de régression de l'humanité.

Individualisme

Force est de constater que les machines sont des dévoreuses d'énergie (fossile) et renforcent l'isolement des individus. Un seul tracteur et son conducteur remplacent une équipe de salariés solidaires dans le travail. Insidieusement, notre civilisation occidentale a développé l'individualisme. Ce fut, par certains côtés, un progrès car chacun aspire à être reconnu comme individu et aspire à ce que les travaux pénibles soient exécutés par des machines...


Mais peu à peu, et de plus en plus vite, nous avons conscience des effets néfastes de notre individualisme et de nos performances industrielles.


D'où vient l'espoir du redressement de la situation?

Diversité

Paradoxalement: de la mondialisation en marche si décriée économiquement mais qui crée la multiplication des échanges culturels. Chacun s'ouvre à l'autre et cela favorise une compréhension réciproque. La diversité est une chance: elle permet la confrontation des modes de vie, des expériences vécues, et peut déboucher sur le choix des meilleures solutions.


Cette mise en commun des savoirs et des savoir-faire les plus propices à la résolution des problèmes nécessite une instance internationale qui ne se substitue nullement aux États, mais leur offre une masse de données vérifiées et fiables Il faut seulement veiller à ce que tout cela s'accompagne de respect de l'autre, de désir de solidarité.

Maison commune

Et la réalité de l'appartenance de tous à une seule et même planète, devenant l'idée maîtresse me semble de nature à implanter l'envie d'oeuvrer ensemble, solidairement, pour que soient préservées les conditions de vie sur cette planète.


C'est notre maison commune. Nous, les Terriens, allons la restaurer. (Que votre journal vous offre cette chronique dominicale participe à la prise de conscience générale.) Les raisons de l'espoir fleurissent et il faut les cultiver. Être persuadé que le pire n'est jamais certain, qu'il suscite l'éclosion du meilleur. La preuve: dans les moments difficiles de l'histoire d'une famille, ou d'un pays, en se serrant les coudes, en jouant l'entraide, il est fréquemment arrivé de passer victorieusement le mauvais cap.


«Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve», comme le dit Hölderlin.

http://www.canoe.com/infos/chroniques/hubertreeves/archives/2008/02/20080224-083201.html

Toutes les chroniques d'Hubert Reeves : http://www.canoe.com/chroniques/hubertreeves.html

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MessageSujet: Crise: des personnalités chrétiennes affirment le primat de l'homme sur l'économie   Mar 23 Déc - 17:52

PARIS, 23 déc 2008 (AFP) - Crise: des personnalités chrétiennes affirment le primat de l'homme sur l'économie

Plusieurs personnalités chrétiennes des sphères politique, économique, associative et culturelle affirment le primat de l'homme sur l'économie dans une tribune commune publiée dans douze quotidiens français, intitulée "Noël dans la crise: un rendez vous pour l'espérance".

Ce texte sera publié le 24 décembre par Le Monde (daté du 24), Le Figaro, La Croix, L'Humanité, Le Parisien, Ouest-France, Sud Ouest, L'Est Républicain, Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Le Dauphiné Libéré, Le Progrès, Le Midi Libre.

"La célébration de la naissance du Christ doit nous faire redéfinir le sens que nous donnons à l'économie et à choisir la voie de la solidarité", écrivent les signataires, ajoutant: "cela devient plus qu'urgent. Impératif".

Le texte définit "la pensée sociale chrétienne" comme "un socle de réflexion qui a vocation à inspirer tout mode d'organisation durable de la société".

"Ce socle repose sur deux priorités: celle de l'homme sur l'économie, l'économie est au service de l'homme et non l'inverse, et celle des pauvres sur les privilégiés, l'équité condamne une trop grande inégalité entre les revenus", soulignent les auteurs.

Les premiers signataires, qui ont apposé leur nom à titre personnel, sont Guy Aurenche (président du CCFD), Jean Boissonnat (journaliste économique), Daniel Casanova (historien), Jacques Delors (ancien président de la Commission européenne), Xavier Emmanuelli (président du Samu Social), Jean-Baptiste de Foucauld (président de Solidarités nouvelles contre le chômage), Sylvie Germain (romancière), Jean-Claude Guillebaud (journaliste-écrivain), Jean-Pierre Hourdin (président de l'Association Georges Hourdin), François-Régis Hutin (PDG de Ouest-France), Alain Juppé (maire UMP de Bordeaux), Patrick Peugeot (président de la Cimade), Michel Rocard (ancien Premier ministre socialiste), Robert Rochefort (directeur du Credoc), Eric-Emmanuel Schmitt (dramaturge), François Soulage (président du Secours catholique), René Valette (économiste), Jérôme Vignon (directeur de la protection sociale à la Commission européenne), François Villeroy de Galhau (cadre dirigeant de la BNP Paribas).
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MessageSujet: Favoriser les investissements verts   Mer 4 Fév - 8:48

Les environnementalistes veulent une révolution économique

Agence QMI Virginie Roy 02/02/2009

Selon plusieurs groupes environnementaux québécois, la crise financière actuelle est un symptôme d’une crise plus profonde, celle de l’épuisement des ressources naturelles et de la dégradation avancée de nombreux écosystèmes. La solution? Une révolution économique qui encouragerait les investissements verts.

«C’est certain qu’il faut continuer d’être prospère comme société, mais on ne peut continuer d’être prospère pendant qu’on hypothèque la santé de notre planète et pendant que les changements climatiques nous coûtent de plus en plus cher. La crise économique est une opportunité en or pour en prendre conscience. La plupart des économies de la planète l’ont compris, mais pas le Canada. Il faut se prendre en main», a expliqué Steven Guilbeault d’Équiterre, alors qu’il commentait le budget 2009-2010 du gouvernement Harper présenté le 27 janvier dernier.

Le message est clair. La crise économique ne devrait pas détourner l’attention des gens des enjeux environnementaux, mais au contraire, elle est l’occasion pour tous les gouvernements de changer leur façon de faire. «Le modèle économique actuel basé sur une croissance exponentielle de la richesse et qui ne tient pas compte de la capacité limitée de la planète est voué à un échec», juge pour sa part Greenpeace.

Les actions de la révolution

Greenpeace et d’autres organisations environnementales suggèrent de nombreuses idées pour une économie verte. Par exemple, l’organisme recommande d’investir de façon importante, et à long terme, dans les programmes d’efficacité énergétique, de contribuer à des fonds suffisants pour permettre d’adapter les maisons et les entreprises selon les normes d’efficacité énergétique, d’augmenter de façon massive le soutien au transport en commun, en plus de soutenir les énergies vertes.

Selon Greenpeace, ces mesures vertes incitatives créeraient de nouveaux emplois à long terme et stimuleraient l’innovation en matière d’écologie de même que l’exploitation de technologies vertes.

Selon l’organisme, le défi des gouvernements consiste à savoir expliquer que la protection de l’environnement n’est pas un luxe qu’on peut se payer durant les périodes économiques fastes: «Au contraire, adopter des politiques de protection de l’environnement et des approches en développement économique et social qui tiennent compte des limites écologiques a plus de chance à garantir la stabilité et la pérennité de l’humanité sur cette planète», ajoute Greenpeace.

http://www2.canoe.com/infos/environnement/archives/2009/02/20090202-135350.html
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MessageSujet: La simplicité volontaire : retour à l’humain   Dim 14 Juin - 14:21

Écologie et développement durable

Le changement climatique et ses conséquences (désertification accélérée, insécurité alimentaire, risques sanitaires…) constituent pour 43 % de la population mondiale (54 % en France) leur première source d’inquiétude*. Mais entre la prise de conscience et l’effort tant individuel que collectif à entreprendre pour une croissance autre de la planète Terre, il reste un pas à franchir.

L’idée de la « simplicité volontaire » est née au cœur de l’explosion industrielle du XIXe siècle, relayée par Gandhi face aux colons anglais, puis aujourd’hui par Pierre Rabhi [lire encadré] face aux tenants de la croissance. Elle consiste à replacer l’homme à sa juste place dans la Nature. En effet, l’homme en est un élément, censé vivre selon ses rythmes.

Or, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous venons de franchir un cap symbolique : désormais, sur la planète, les citadins sont plus nombreux que les ruraux. Nous voilà donc face à un paradoxe. Comment rester en phase avec la Nature et, pour les croyants, comment respecter les recommandations de Dieu, qui considère les hommes, dans le Texte coranique, comme ses lieutenants sur Terre ? Cela leur donne quelques responsabilités… La simplicité volontaire apporte une réponse intéressante.

Rester en harmonie

Un adepte de la simplicité volontaire est convaincu que ce n’est pas la consommation des biens matériels qui rend l’homme heureux. Il sait qu’il vaut mieux « être » qu’avoir, et ne cherche pas à surconsommer en dépouillant les autres. Il s’en tient à ses besoins élémentaires, satisfaits en fonction de ce que son environnement lui offre. Il ne travaille pas plus pour gagner plus, mais travaille mieux pour vivre mieux.

À ses yeux, l’économie de croissance est une aberration écologique et humaine, car elle part d’un principe erroné : non, la planète n’offre pas des possibilités d’extension illimitées.

Pour lui, les industriels ont développé en même temps la croissance et le chômage afin de garantir leurs profits. Les deux « concepts » se nourrissent l’un de l’autre. Ils ont ainsi vidé les campagnes de leurs populations, aggloméré les gens en ville, les ont attachés à leur salaire comme à une chaîne. Le but est de leur faire dépenser leur argent, puisque l’économie repose sur leurs dépenses. Arrachés à des modes de vie autosuffisants et séculaires, les êtres humains sont les nouveaux esclaves de la dictature financière. Cela s’appelle aussi mondialisation.

Une vie avec la Nature

Dans la vision d’un « simpliste volontaire », au contraire, il s’agit de vivre et de travailler au même endroit, pour diminuer les occasions de stress dues aux transports et à la pollution.

En ville, il achète un panier de légumes frais préparé par un producteur et livré dans une boutique bio près de chez lui. Il vit dans un éco-quartier et y travaille. Il est solidaire de ses voisins et utilise des appareils et même un jardin collectifs. À la campagne, il cultive son potager, sûr de manger des légumes sains, qu’il a vu pousser au rythme des saisons. Sa maison est construite en matériaux simples comme la paille, la terre ou le bois. Il utilise des toilettes sèches, fait du compost ; son électricité est solaire ou éolienne. Il consomme des biens produits localement, recycle, ramasse les plantes sauvages, marche ou roule à vélo…

Si l’on y regarde de plus près, il est respectueux de la sourate Yâ-Sîn : « Votre sort est attaché à vous-même » [sourate 36, verset 19]. Il retrouve sa responsabilité d’homme, lieutenant de la Nature. Et il ressemble à s’y méprendre, à quelques détails près, à n’importe lequel de nos grands-pères paysans, français, africains, indiens ou chinois…

Comme si, pour un monde meilleur et un plus juste partage des richesses, il fallait accepter un retour à la dimension humaine de n’importe quelle vie de village d’autrefois…

* Enquête Confiance climatique 2008.


Pierre Rabhi, un homme, en toute conscience



« Nous n’avons qu’une planète. C’est un organisme vivant, qui produit des ressources dont tous les humains sont dépendants… Le continent africain est riche, sous-peuplé et jeune. Or il vit dans l’indigence. Pour assurer notre croissance, nous produisons de la misère. Cela n’a aucun sens. »



Paysan devenu aussi conférencier et auteur, Pierre Rabhi a été à l’initiative des Oasis en tous lieux, des modes de production saine en toute autonomie, et du Mouvement pour la terre et l’humanisme. Il s’engage pour un « réenchantement du monde », le retour à une société à échelle humaine.



Pour lui, « il est urgent de repenser l’économie de façon à ce que l’être humain et la Nature soient mis au cœur de nos préoccupations et que nous organisions un mode d’existence en prenant en compte les limites et les besoins de l’homme et de la Nature ».




http://www.saphirnews.com/La-simplicite-volontaire-retour-a-l-humain_a10258.html
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