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 Partout en Europe...sauf en France ( à cause du lobby) on ferme des centrales

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MessageSujet: Partout en Europe...sauf en France ( à cause du lobby) on ferme des centrales   Mer 12 Sep - 5:04

La fin d’une histoire longue de quatre décennies a été officialisée quelques heures avant un nouvel incident abondamment commenté sur le site de Fessenheim (Haut-Rhin)

C’est un exemple à suivre, estimeront sans doute les écologistes et associations de protection de l’environnement françaises, qui réclament de concert la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim depuis de longues années et avec plus d’insistance encore depuis le drame de Fukushima (Japon). Ça tombe bien : tel est aussi le voeu de François Hollande qui lors de la campagne présidentielle, indépendamment des conclusions des expertises de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire), s’est engagé à interrompre les activités de l’unité alsacienne d’ici le terme de son quinquennat. L’incident de jeudi dernier a eu valeur de piqûre de rappel pour le chef de l’État, devenu étonnamment silencieux sur la question depuis son accession à la magistrature suprême, mais dont les vues restent d’actualité, a assuré la ministre de l’Écologie Delphine Batho.

Les médias l’ont peu évoqué, s’attardant surtout sur les refus successifs de Nicolas Sarkozy et de l’actuel locataire de l’Élysée de sortir la France de l’atome civil, la dénucléarisation future de l’Allemagne, les tergiversations de Tokyo ou encore la détermination de Washington à relancer malgré tout le programme nucléaire américain, mais la catastrophe nippone, d’une gravité sans précédent depuis celle de Tchernobyl (Ukraine), a aussi généré émotion et protestations de l’autre côté des Pyrénées. Construite en 1971, peu après celle de Fessenheim, la centrale de Santa Maria de Garona a notamment fait l’objet de critiques de plus en plus virulentes. Et pour cause : doyenne du pays en proie à des problèmes chroniques de combustibles depuis 2009, ses structures sont sensiblement identiques à celles de Fukushima, bien qu’elle ne comporte qu’un seul réacteur d’une puissance nominale de quatre cent soixante-six mégawatts (MW).




Une aubaine pour l’énergie durable ?

Située dans la province de Burgos, dans le nord de l’Espagne, cette centrale cessera finalement de produire de l’électricité à compter de juillet prochain. L’opérateur Nucleanor a en effet signifié au ministère de l’Industrie en milieu de semaine dernière qu’il n’était « pas en conditions pour solliciter le renouvellement de (son) autorisation d’exploitation », rapportent nos confrères du site Internet Actu-environnement.com.

Il avait auparavant demandé au gouvernement de Mariano Rajoy « un délai en raison de l’incertitude concernant les nouvelles conditions qui pourraient être établies pour l’activité de production nucléaire, dans le cadre de la réforme énergétique qui doit modifier les tarifs et les taxes imposées aux différentes sources d’énergie », lequel a été refusé. Une décision somme toute surprenante dans la mesure où Madrid avait donné son accord pour une prolongation de la durée de vie de l’installation le 3 juillet dernier.

Celle-ci aurait donc pu poursuivre ses activités jusqu’en 2019, mais à condition que Nucleanor émette une demande en ce sens avant le 6 septembre. Précisons tout de même que quelques jours avant l’agrément gouvernemental, des militants de Greenpeace avaient survolé la centrale en parapente pour dénoncer son « manque de sécurité ». Le Parlement basque, lui, avait demandé sa fermeture à plusieurs reprises au cours des dernières années.

Il a donc fini par obtenir gain de cause. L’incertitude demeure toutefois quant à l’approvisionnement de la région en l’électricité. Est-il d’ores et déjà sécurisé ? Sera-t-il majoritairement assuré par l’énergie durable, secteur durement touché par la crise économique, ou les technologies fossiles prendront-elles le relai ?

Quoique souvent baignée de soleil, la région ne devrait pas accueillir un déploiement massif de panneaux photovoltaïques, à tout le moins dans l’immédiat. En ces temps très difficiles, fermer une centrale nucléaire vieillissante est une chose. La remplacer par les énergies vertes en est une autre.
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