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 La démocrassouille" socialo-racisto bobo" ignore les SDF été comme hivers

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MessageSujet: La démocrassouille" socialo-racisto bobo" ignore les SDF été comme hivers   Ven 24 Aoû - 8:43

ls habitent les trottoirs de Fréjus et Saint-Raphaël. L’été, la situation des sans domicile fixe n’est guère plus enviable que de l’hiver. Alors, « Alice » intervient avec ses petits moyens…

La rue. Son univers où l'égoïsme règne en maître. Les yeux à l'horizon, la foule avance, préoccupé par son quotidien, ignorant les trottoirs où parfois des corps reposent. Ce n'est pas un choix. Sans maison, sans possibilité de soins, l'avenir ressemble pour ces sans domicile fixe à un mur et le seul objectif, celui du prochain repas. En période estivale, « Alice » est leur reine de cœur.

L'association pour le logement, l'insertion, la citoyenneté, l'entraide (« Alice ») vient en aide aux plus démunis sur le territoire de l'Est-Var depuis 2003. Les bénévoles, sous la responsabilité de Sylvain dans le secteur Fréjus-Saint-Raphaël, organisent des maraudes, des sorties pour apporter repas et boissons, voire vêtements, deux fois par semaine. L'occasion de prendre des nouvelles, de discuter et d'apporter le petit coup de main psychologique quand le besoin s'en fait sentir.

Plaies multiples

« Dans la rue, nous sommes confrontés à un nombre croissant de personnes aux plaies autant physiques que psychiques. Ce nombre augmente nettement l'été en raison de l'arrivée des travailleurs saisonniers et de la fermeture des centres d'hébergement. Cet aspect inquiète autant les SDF que les travailleurs sociaux et citoyens », expliquent les bénévoles de l'association.

Mercredi soir, Richard et Catherine ont distribué plus d'une trentaine de repas lors d'un périple menant leur véhicule depuis le marché de Saint-Raphaël jusqu'à l'école Hippolyte-Fabre de Fréjus puis sa gare. Les SDF connaissent les points de rendez-vous et ne les manqueraient pour rien au monde, au risque de manquer un repas, indispensable car trop rare. Au menu, des pâtes, préparées par une bénévole de toujours, Isabelle, des morceaux de quatre-quart, puis des tranches de melons et pastèques, fruits donnés par un agriculteur local. La plupart des dons et produits viennent d'ailleurs « de ce que l'on récolte par la manche dans les grandes surfaces. »

Quel avenir ?

Devant l'école, il y aura même quelques croquettes pour le chien de Jean-Pierre. « Il est mieux vu que nous. Les gens donnent plus volontiers pour lui que pour ses maîtres… ». Avec Cédric et Conrad, il occupe le terrain sur le banc au côté de celui de trois Polonais. « Ils ont vu de la lumière, ils sont venus… »

Et aujourd'hui, en anglais, ces derniers affirment qu'« Alice is number one. » Certes, mais après l'été, « after » quel espoir ou débouché ? « Ce sera la prison ! »Les Français sont plus « optimistes ». Ils savent combien l'image de l'alcool leur colle à la peau. Mais dans leur cas, ils ont tous travaillé et n'aspirent qu'à retrouver un statut. « Plus d'alcool » affirme un ancien cuisinier.

« Il y a deux jours que je bois uniquement de l'eau. Nous attendons un coup de fil pour travailler dans les vignes et faire les vendanges. Pas question de faire des bêtises. »

Au matin, ils plongent dans la mer et profitent des douches de la plage. Puis l'attente, les longues marches, parfois l'espoir, souvent le désespoir… Une vie, parfois ponctuée de gestes considérés comme grandioses : « Un resto nous a offert un bac de 20 litres de paella.Ça tombait bien, ce soir-là personne n'avait rien à manger. On en a tous profité. La rue, c'est la solidarité… ! »


Dernière édition par Admin le Lun 3 Sep - 5:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Augmentation dramatique du nombre de SDF   Lun 3 Sep - 4:47

De plus en plus de sans-abri
Plusieurs associations tirent la sonnette d'alarme face à la hausse du nombre de SDF qu'elles ont constatée cet été.

En juin et juillet, l'ASD a recensé une vingtaine de SDF de plus à Périgueux qu'à la même époque l'an dernier. (Photo archives Jean-Christophe sounalet / « sud ouest »)
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«Cet été, on a accueilli plus de personnes sans-abri que les années précédentes. » Cette phrase revient souvent dans la bouche des responsables ou éducateurs des différents centres d'hébergement du département.

« On constate une augmentation récente du nombre de SDF en Dordogne », explique Jean-Louis Reynal, le directeur de l'Association de soutien de la Dordogne (ASD) qui gère, avec le Service d'aide aux familles en difficulté (Safed), le 115 - numéro national départementalisé d'accueil et d'urgence des sans-abri. « C'est assez inquiétant et cela ne concerne pas seulement les centres d'hébergement. D'autres associations qui ne sont pas équipées de ces centres en font le constat. »

Notamment à Sarlat, où la Croix-Rouge a vu le nombre de demandes alimentaires exploser durant l'été. « Il est quasiment passé du simple au double, en juillet et en août, par rapport à l'été 2011, précise Évelyne Bachaud, salariée de l'association. Cette hausse s'explique notamment par le fait que nous avons accueilli beaucoup de personnes sans domicile fixe. » À Périgueux, le constat est encore plus prononcé. Les maraudes d'été qui sont organisées, trois fois par semaine, par l'ASD, le Secours populaire, l'association Sans toits avec toi, la Protection civile et l'Association périgourdine d'action et de recherche sur l'exclusion (Apare), pour prévenir les risques liés à la chaleur, ont fait apparaître une hausse sensible du nombre de SDF. En juin et juillet, ces rondes ont recensé 21 sans-abri de plus que sur la même période en 2011. Le nombre de rencontres - un même individu peut être compté plusieurs fois - sur ces deux mois est passé de 104 en 2011 à 173 cette année.

Le cas des jeunes en question
Des associations comme le Secours populaire l'ont également remarqué. « À Périgueux, on accueille tous les jours entre 15 et 30 familles, parfois même 35, glisse Christine Bernard, la présidente du Secours populaire de Dordogne. Parmi elles, il y a un nombre important de personnes mal logées et de sans-abri. »

Au-delà de cette augmentation, c'est l'âge de ces personnes sans domicile qui interpelle les associations. « Il existe, depuis peu, une vraie question autour des jeunes, expose Jean-Louis Reynal. Beaucoup subissent de plein fouet la chute du marché de l'intérim et ne sont pas non plus toujours éligibles aux minimas sociaux. Le problème du logement est lié à cela. » Déjà, l'an dernier, une étude de la Communauté d'agglomération périgourdine (CAP) avait révélé que 40 % des jeunes de moins de 25 ans de l'agglomération vivaient en dessous du seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 954 euros par mois. « C'est un taux très important pour une ville comme Périgueux, poursuit le directeur de l'ASD. L'isolement est alors logique. »

Les plus de 60 ans aussi
Cet isolement a justement été pointé du doigt par une étude du cabinet Acceis commandée par le Centre communal d'action sociale de Périgueux en 2011. Il en ressort que, depuis 1968, le nombre de ménages isolés a augmenté de 19 % et qu'ils représentent aujourd'hui un foyer périgourdin sur deux, soit 8 000 personnes. « L'isolement entraîne la sédentarisation qui conduit souvent à la rue, appuie Jean-Louis Reynal. C'est le cas pour les jeunes mais aussi pour les personnes âgées. Depuis quelques mois, par exemple, on constate un taux de personnes de plus de 60 ans assez important dans les demandes d'hébergement que nous recevons. C'est un phénomène nouveau auquel il va falloir remédier. »

Comment enrayer cette dynamique ? « Il faut des moyens et il y en a peu, répond le directeur de l'ASD. On constate même, sur le département, un affaiblissement des capacités d'hébergement. On manque notamment de petits logements. Je crains vraiment l'arrivée de l'hiver. Il y a plus d'inquiétude que les autres années. »

À cela s'ajoute depuis, quelques années, la baisse des budgets des Conseils régional et général consacrés à l'hébergement. « Tout ça est dû à la Révision générale des politiques publiques (RGPP) mise en œuvre en 2007, argumente Jean-Louis Reynal. Cela a vraiment limité nos marges de manœuvre. »
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MessageSujet: Nous aussi les pigeons on les aime !   Lun 3 Sep - 4:50

Lettre au maire du 4e arrondissement de Paris à propos de Giuseppe, SDF parce qu'il donne à manger aux pigeons
Note : (1 note) | Noter Le 02/09/12 - Lu 85 fois - 0 commentaire
Giuseppe Belvedere est devenu SDF car il a été expulsé de son logement au prétexte qu’il nourrit et soigne les pigeons. Depuis, il vit dans sa voiture, a été battu plusieurs fois, est très malade et subit des tracas administratifs incroyables! Voici le courrier que je viens d'envoyer par email à M. Christophe Girard, maire du 10e arrondissement, et que je posterai lundi.
Je vous invite à faire de même : un modèle est publié ici : https://www.facebook.com/groups/414887011879675/

Giuseppe Belvedere soigne les pigeons dont les pâtes sont "garotées" par les liens des sacs poubelle, des cheveux...
1 / 4 medias

Lettre ouverte à M. Christophe Girard, maire du 4e arrdt de Paris

A l’attention de M. Christophe GIRARD, maire du 4e arrondissement de Paris

Monsieur,

Vous souvenez-vous de Giuseppe Belvédère, cet homme expulsé il y a environ 18 mois de l’appartement qu’il occupait au 131 rue Saint Martin dans le 4e arrondissement, sous le prétexte officiel de ne pas utiliser l’appartement en «bon père de famille»?
Une expulsion en réalité motivée parce qu’il soigne et nourrit les pigeons du quartier. Une expulsion réalisée sans égard pour sa santé fragile et avant même que le jugement d’appel ne soit rendu!

Depuis ce temps,

- Giuseppe «habite» dans sa voiture rue Saint Martin et refuse toute solution d’hébergement, même au cœur de l’hiver. Il y a eu très froid et a été violemment agressé plusieurs fois, ce qui a nettement aggravé son état de santé (problèmes de dos, dents cassées, narcolepsie...).

- Comme si cela ne suffisait pas, sa voiture – son seul domicile – est régulièrement mise en fourrière. Il y a quelques jours, des témoins ont assistés, choqués, à un échange entre la police et M. Belvédère : «Les policiers ont affirmés que sa voiture sera mise en fourrière jusqu'à ce qu’il quitte le quartier. Ils lui ont conseillé d'aller le long de Seine, derrière le collège Couperin, là ou vivent de nombreux SDF. Ils se sont montrés clairs sur le fait qu'il n'avait plus le choix, les forces n'étant pas les mêmes…»

- Le 21 août dernier, une saisie arrêt sur la retraite de Giuseppe - inférieure à 600 € - a été mise en place: tous les mois, on va lui prélever 50 € jusqu’à ce qu’il se soit acquitté des 10 312,50 € d’amendes, c’est à dire dans 17 ans! Il sera mort bien avant…

Allez-vous laisser perdurer la situation inhumaine vécue par cet homme de cœur, sobre, sain et cultivé dont le seul «crime» est d’aimer les pigeons? C’est ce que se demandent déjà plus de 1 500 personnes rassemblées sur les réseaux sociaux en quelques mois pour défendre sa cause.

Giuseppe n’a pour tort que de souhaiter continuer à soigner les pigeons. Une association étudie une proposition de partenariat avec lui afin d’éviter leur concentration en un même lieu. A cet égard, tous s’impatientent de la lenteur d’exécution de la décision adoptée en 2008 par le Conseil d'arrondissement du 4e arrondissement d’installer un pigeonnier contraceptif dans le quartier...

Nous vous demandons d’intervenir avec diligence auprès de vos services, de la mairie de Paris et de toutes les instances concernées pour :
- mettre fin aux enlèvements de véhicule et aux verbalisations
- obtenir une main levée sur les saisie arrêts
- reloger M. Belvédère dans son quartier avant l’hiver
- nous préciser l’avancée de vos orientations en ce qui concerne la prolifération des pigeons

C’est dans l’attente de votre réponse – et dans l’attente de l’entretien que nous espérons nous voir accorder – que nous vous prions de croire, monsieur le maire, en l’expression de nos salutations courtoises.
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MessageSujet: Et à Calais ?   Lun 3 Sep - 5:46

Il y a près de trois ans, Eric Besson, alors à l’Immigration, faisait détruire « la jungle » des migrants. Rue89 est retourné dans le Pas-de-Calais voir ce qui a changé.

BILAN
Rue89 continue son « bilan des années Sarkozy ». Avec des personnes rencontrées lors de précédents reportages, des figures qui ont fait l’actualité, des riverains auteurs de tribunes et de commentaires mémorables, nous revisitons les dossiers marquants du quinquennat.

Sixième volet : Calais, où Rue89 est allé revoir Mireille et les migrants.

Les migrants avaient surnommé ce petit bois « la jungle ». Le 22 septembre 2009, à 7h30 du matin, le ministre de l’Immigration Eric Besson la faisait démanteler.

Huit cents personnes, d’origine afghane pour la plupart, vivotaient pourtant là en attendant un passage pour l’Angleterre et une vie meilleure là bas. La jungle était devenue leur « maison ».

Deux ans, six mois et dix-sept jours ont passé. Lundi 9 avril, nous retrouvons Sylvie Copyans dans un café accolé à la gare du centre-ville. La secrétaire générale de Salam, association emblématique d’aide aux migrants à Calais, raconte de sa voix un peu rocailleuse la fin de la jungle :

« Il y avait plus rien, c’était comme cette table, même plus un brin d’herbe. C’était un champ mort : tout avait été détruit.

Aujourd’hui, la végétation est revenue et c’est un peu comme avant. Il y a des arbres avec des épines qui ont repoussé, des sacs de couchage qui ressortent de terre. »


Les migrants qui dormaient dans ces duvets sont aujourd’hui ailleurs. Cécile Bossy, coordinatrice des projets migrants à Médecins du monde, explique :

« Les personnes ont été chassées mais elles n’ont pas disparu. Elles se sont simplement dispersées dans le Dunkerquois et le Calaisis. D’où l’arrivée de migrants à Norrent-fontes, à Stenvoorde, à Dunkerque... »
Eric Besson : « Ça s’est bien passé, non ? »

A l’époque du démantèlement, Eric Besson s’était dit satisfait. La destruction de la jungle allait gêner les passeurs dans leur « travail » et après le passage des bulldozers, il s’était félicité :

« Ça s’est bien passé, non ? Nous avons restauré l’état de droit sans violence. Nous avons cassé l’outil de travail des passeurs. »

Les migrants sont-ils aujourd’hui libérés des passeurs ? Certainement pas, répond Sylvie Copyans.

« La destruction de la jungle a rendu les migrants encore plus fragiles. Ça les a remis encore plus facilement entre les mains des passeurs.
Parce que même si la jungle n’était pas un camping quatre étoiles, quand vous êtes à la merci des CRS qui vous poursuivent, qui vous traquent en permanence, vous n’avez qu’une envie : c’est de partir le plus vite possible. Les passeurs en profitent évidemment. »
Les ONG et les associations avaient prévenu : on empêche pas un migrant de bouger.


A l’entrée du lieu où les associations calaisiennes offrent des repas aux migrants (Audrey Cerdan/Rue89)
Chassés, les migrants se sont éparpillés

Si on chasse un migrant, il reprend la route, comme il l’a toujours fait. Partout dans la région et à Calais, de petits camps, de nouvelles jungles, de nouveaux squats voient régulièrement le jour. La même histoire se reproduit sans cesse.

Les policiers détruisent un camp de migrants. Les migrants en reforment un autre, ailleurs. C’est sans fin, et tous les bénévoles des associations parlent d’un véritable harcèlement policier répétitif.
« A chaque fois, c’est le même processus. On les fait sortir et on balance leurs affaires dans des bennes. Ça peut sembler dérisoire, mais quand vous n’avez que ça dans les mains, les photos de vos proches, des médicaments et un mobile, le monde s’écroule. »
Sylvie Copyans s’arrête de parler. De l’autre côté de la vitre du café, un homme, le regard hagard, passe dans la rue.

« Et ben voilà, ça c’est Mouhamad. Il est paumé et il passe ses journées à marcher comme ça. Imagine, tu marches toute la journée. T’as pas de vie, t’as rien. Ça, ça fait des dégâts, l’errance. »

Un médecin : « Tout ça crée des pathologies »

A Dunkerque, le lendemain, Mathieu Abt, médecin vacataire pour Médecins du monde, s’apprête à aller proposer des soins à la quarantaine de migrants réunis dans un camp proche, celui de Téteghem.

Il analyse cette « détresse psychologique des migrants, plus forte qu’avant ». Et explique :

« Quand les gens sont installés durablement dans un camp, ils ont le temps d’identifier les structures de soins.
Mais là, dès qu’ils s’installent quelque part, on les met dehors, sans rien leur proposer d’autres. Tout ça crée des pathologies. On a beaucoup plus d’addictions à l’alcool et cannabis par exemple. »
Rebaz est malicieux. Il sourit, charrie ses potes, me demande mon compte Facebook, mais il veut aussi me dire quelque chose à l’écart des autres.
« Les médecins nous donnent du Tramadol pour nous soigner, mais les gens, ici, ils l’utilisent comme une drogue. Ils essayent de se défoncer. Ils prennent parfois une plaquette de médicaments en une journée, alors qu’ils sont censés prendre deux cachets seulement ! »

En périphérie calaisienne (Audrey Cerdan/Rue89)
Avec le Tramadol, « ils essayent de se défoncer »
Rebaz insiste pour que j’en parle aux médecins. Julien, interne en médecine, répond qu’ils sont déjà au courant. Le problème est compliqué. Que faire ?
« A la base, ils les prennent vraiment pour les douleurs notamment dues au fait qu’ils dorment dans des conditions qui ne sont pas faciles, dehors.
On essaye d’en donner le moins possible, de donner les doses minimales. On ne donne pas de Tramadol pur, on donne de l’Ixprim qui est un mélange de Tramadol et de paracétamol. »
L’ambiance sur les distributions n’est pas morose pour autant. Elle est même plutôt joyeuse. Les migrants mangent les plats proposés par les associations. Ils chahutent, rient.

Il y a des Iraniens, des Irakiens, des Afghans, beaucoup d’Erythréens, de Soudanais. L’histoire des migrants de Calais se construit au rythme de l’actualité internationale. Sylvie Copyans est sûre que des Maliens vont bientôt arriver.

Elle s’étonne des solutions envisagées pas les gouvernements face à des réalités humaines politiques si complexes.

« Maintenant la mode c’est de faire des murs. Ils vont faire un mur en Grèce. Mais ce n’est pas un mur ou un barbelé qui va les empêcher de venir. Ce qu’il faudrait, c’est qu’ils puissent rester chez eux.
La plus grande partie des réfugiés tentent d’abord le pays voisin. S’ils viennent c’est qu’ils n’ont plus le choix. »
En Iran, Omar était un photographe en danger

Omar illustre parfaitement les propos de Sylvie Copyans. Ses yeux verts translucides et son sourire hantent longtemps après la rencontre à Calais, entre la rue de Moscou et la rue Lamy.

Ici, les associations de la Belle étoile et de Salam distribuent des repas chaque jour aux migrants. Sur le chemin vers les pâtes et la soupe, la discussion s’engage.

Omar est iranien, photographe. Cela fait dix-huit jours qu’il a quitté sa ville, Ispahan. Il n’avait plus le choix. Il a pris en photo la répression d’une fête traditionnelle « Chahar Shanbe Suri » :

« C’est une fête où les garçons et les filles sautent par dessus des feux en se tenant la main. Ils ont commencé à frapper les gens, j’ai pris des photos. Ils ont emmené un de mes amis, j’ai compris que j’étais en danger. J’ai fui. »

Omar a voyagé dans des containers, en voiture, à pied. Il a laissé son fils de 3 ans et sa femme en Iran.


Omar au milieu du camp de Téteghem, près de Dunkerque, en avril 2012 (Renée Greusard/Rue89)
Et les Calaisiens, comment vivent-ils aujourd’hui cette présence diffuse des migrants ? Sylvie Copyans explique que la solidarité n’a pas décru. Quand Salam les a appelés à l’aide, les Calaisiens ont toujours répondu présents.

« Je pense à un Kurde qui s’était caché sous un camion et qui avait eu la jambe prise dans la roue. Il avait été amputé et on avait besoin d’argent pour la prothèse. Les Calaisiens ont donné 5, 10 ou 15 euros, mais ils nous ont aidés ! »

Il y a quatre ans, nous avions publié un article sur Mamie Mireille. Mère de onze enfants et quinze fois grand-mère à l’époque, cette Calaisienne hébergeait des migrants presque chaque soir chez elle. Dans son salon et sa cuisine, elle les laissait dormir par terre. Elle allait prendre leur linge sale et le lavait. Elle leur ramenait des marmites de pâtes géantes.

« Ah, si je peux faire plaisir, je fais plaisir. »

Mamie Mireille : « Ils sont plus fatigués »

Nous avons encore toqué à sa porte et Mireille nous a ouvert. Dans la télé, il y a un documentaire animalier. Des Bambi poursuivis par des tigres. La grand-mère baisse le son et parle de ceux qu’elle appelle ses enfants. La voix frémit un peu sous l’émotion :

« Pour eux c’est plus difficile. Je les vois sur les routes, ils sont plus fatigués. C’est dur. Je les vois se laisser prendre par les CRS alors qu’avant, ils étaient sur le 220 volts. Les CRS y couraient pas assez vite pour les réfugiés.

Ils sont venus à Calais pour aller en Angleterre, pas pour faire du mal. »


Mireille ne peut plus héberger de migrants parce que son propriétaire a changé. Le nouveau est un Parisien « tout à fait raciste », dit-elle. Et puis Mireille est malade. « La maladie des os de verre. »

« Je n’ai plus la force. Je préfère ne pas accueillir de migrants que de les recevoir moins bien qu’avant. Mais c’est un choix que j’accepte dans le chagrin. Je ne pourrai plus jamais être heureuse comme avant. »

Mireille est désolée de ne pouvoir faire plus. Nous l’avons quittée secouée.

Epilogue

On a revu Mouhamad en train d’errer, ailleurs, mais toujours dans Calais. Toujours en train de marcher.

Pour les migrants, Londres reste aussi attractive qu’avant. Ils ne rêvent plus tellement d’y être régularisés. Ils rêvent d’une vie sans contrôle d’identité, sans errance.

Omar nous a d’ailleurs laissé un message terminé par une drôle d’annonce :

« Et au fait, je suis en Angleterre ! »

Quid depuis ? Question Question Question
de plus en plus de migrants
de plus en plus de précarité
des politiques qui se taisent
des associations qui se démènent
des Francais qui digèrent ou ruminent...au choix
rendeer

http://www.franceculture.fr/emission-droit-de-suite-trois-ans-apres-son-demantelement-qu-est-devenue-la-%C2%AB-jungle-de-calais-%C2%BB-201

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MessageSujet: SOLIDARITÉ AVEC LES MAL-LOGÉ-E-S    Sam 8 Sep - 10:11

SOLIDARITÉ AVEC LES MAL-LOGÉ-E-S
de : OCL, OLS et individu-e-s
vendredi 7 septembre 2012 - 14h30
1 commentaire

SOLIDARITÉ AVEC LES MAL-LOGÉ-E-S

Au début de l’année 2012, des précaires, étudiants et étudiantes, chômeurs et chômeuses, sans papiers et sans papières, … se rassemblent pour répondre collectivement au problème du logement. Après avoir occupé plusieurs bailleurs sociaux et mairies pour demander des relogements, l’assemblée décide de ne plus attendre et de prendre un bâtiment au 260 rue des Pyrénées dans le 20ème.

Pendant l’été des centaines de « Roms » ont été expulsés et/ou se retrouvent à la rue en région lilloise, parisienne, lyonnaise... On en oublie sûrement, et d’autres sont à venir. Manuel Valls, celui qui réclame plus de « whites » lorsqu’il se promène dans des cités, mène selon ses propres mots une croisade contre « des organisation criminelles » ! Hypocrites, les criminels c’est vous !

Dans ce contexte, fin août le bâtiment principal du CREA [Collectif pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion], à Toulouse, a été expulsé. À 6h du matin. Là-bas, depuis 1 an et demi, 40 personnes et 15 enfants y vivaient. Le lieu était devenu un centre social, avec des cours, des projections, des discussions, des espaces de jeu pour les enfants, des permanences logement ou juridique.

Début août, la police entre de force au 260, défonce toutes les portes de chambres, braque les habitants. But de l’opération : terroriser, intimider et tenter de faire constater l’insalubrité du lieu pour accélérer l’expulsion. Ce sont eux qui créent le péril ! Le lieu est sain et nous ne lâcherons pas.

Ces occupations pointent l’impuissance globale de la politique du logement social. Ces occupations mettent en avant les coûts que nous payons pour vivre décemment. L’obtention d’un logement social est un véritable parcours du combattant et de la combattante pour les demandeurs et les demandeuses qui doivent parfois attendre des années. Pire ! Les logements sociaux sont un véritable business pour les municipalités. De toute façon il n’est pas nécessaire d’argumenter des heures : quiconque se sera retrouvé en situation de recherche de logement en région parisienne comprendra les motivations des squatteurs et des squatteuses de terrain ou de bâtiments.

Nous appelons à un soutien massif de tous ceux et toutes celles qui refusent le racket immobilier, des habitants et habitantes du quartier et des camarades d’ici et d’ailleurs !

Pour le 260 nous exigeons le raccordement à l’électricité et le maintien des habitants et habitantes dans le lieu jusqu’à leur relogement !
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MessageSujet: Quoi de prévu pour les SDF ?   Lun 24 Sep - 4:21

Sans domicile fixe...
22-09-2012 15:51 - 255 visites - Société, Education - Ecrit par Ange78 - Lire son flux



Je suis un cliché vivant.
Je ne saurais expliquer le pourquoi, le comment.
Nul ne peut imaginer…
Un jour ça m’est arrivé, sans crier gare. Je ne peux pas dire : voilà, ça y est, je n’ai plus de toit!
Je pourrai vous dire qu’elle est partie, elle, mon âme sœur, enfin, ça c’est ce que je croyais !

Elle est partie, avec ses valises, ses habitudes, sa chaleur, et puis nos enfants. Je ne suis plus très certain désormais qu’ils soient miens. Ils ne m’aiment plus. Un jour je me suis levé, tant bien que mal, le corps usé par ces substances que je prenais pour oublier. Je me suis levé et me suis retrouvé seul, face à moi-même. Un peu comme chaque jour depuis des mois déjà, sauf que ce jour là était différent. Elle était partie, avec ses valises, ses habitudes, sa chaleur, et surtout nos enfants !

J’ai essayé, maintes tentatives, désespérées, inutiles. Seul dans l’abime de cette triste vie. Seul, alors que je ne l’étais pas, mais que je n’avais pas su voir ces mains mille fois tendues.

Et puis la descente sans fin, sans fond auquel me raccrocher. J’ai tout perdu, absolument tout perdu… même moi.

Un jour je me suis réveillé, sans comprendre. A quoi bon ? Ca sert à quoi finalement de comprendre comment on en est arrivé là ? A rien, puisque le chemin ne fait que commencer !

Tous les jours je me lève. Tous les jours j’ai mal, au corps, au cœur. Mon ventre et mes dents me font atrocement souffrir, de tant de privations et d’excès.

C’est paradoxal, je suis tout et son contraire !
Je suis un animal dans un corps d’homme. Je vis tel un animal sauvage dans un monde soit disant civilisé…

Personne ne me voit, je vis dans votre ombre, à l’abri de votre regard. Je vis sous vos toits douillets et chauds. Je me cache la nuit, non plus pour me préserver de vos yeux fragiles, juste pour me sauver du froid mordant qui s’insinue chaque nuit un peu plus dans tout mon être.

J’ai toujours froid, partout, en chaque instant. La nuit je tente de survivre. Le jour je vous sollicite.
Je n’ai pas le choix, ou tout du moins je n’en vois pas d’autre ! Ca a été dur et ça l’est toujours. J’en suis réduit à la mendicité. Plus aucun amour propre, plus aucune fierté. J’ai lutté pour ne pas pleurer, mes yeux noyés par tant de souffrances.
Je ne pouvais pas vous regarder sans avoir pitié de moi, sans m’en vouloir, rebus de la société que je suis.
Et puis on s’habitue. Pas à quémander, ça on ne s’y habitue jamais, on s’habitue à l’idée qu’il faut en arriver là pour tenter de survivre.

Vous me voyez, tous les jours. Vous savez le feu rouge qui dure des heures, à l’angle du pont de Saint Cloud, sur les quais de Seine, celui là même qui relie votre labeur à votre tendre maison. Vous me voyez, puisque je vous demande votre aide pour survivre.
La dame dans la voiture grise, elle, me voit, ne ferme jamais sa fenêtre. Même si elle n’a rien de matériel à m’offrir, c’est son sourire quotidien qui me fait tenir ! Le sien et celui de cet homme à moto qui pose toujours sa main sur mon épaule. C’est avec eux que je me sens humain, un simple rapport humain : un bonjour, un sourire, un regard…
Et toutes ces vitres fermées, ces regards fuyants et ceux méprisants, ceux qui font semblant de ne pas me voir, encore plus mal à l’aise que moi, parce que je les mets face à leur lâcheté…
Moi je vous vois, et je ne dis rien. J’ai perdu foi en l’homme et surtout en moi, parce que je ne suis plus rien, pas même un être humain. Je dégoute tout le monde, ou presque. Les mains tendues se font rares.

Et si je disparaissais, croyez vous que vous vous en apercevriez ? Non bien sûr, parce que j’ai été comme vous, fut un temps. Moi aussi j’ai fui ! J’ai eu peur de la différence, j’ai eu peur de ces hommes et femmes réduits à la mendicité pour survivre, j’ai eu peur parce que je ne voulais pas voir que cela pouvait aussi m’arriver !

Alors je vous le dis, regardez-moi, je ne suis pas contagieux. Regardez-moi, je ne vous ferai aucun mal. Regardez-moi, pour me rendre ma dignité, celle d’exister aux yeux de quelqu’un. Réapprenez-moi à vivre, j’ai besoin de m’aimer, de m’aider.

Ce soir encore je retournerai à mon campement de fortune. Il est laid, froid et sans vie, à mon image. Je l’ai fait de mes mains. Un duvet posé sur quelques cartons récupérés de ci de là. Un réchaud trouvé dans une poubelle de magasin. Une casserole rouillée chapardée sur un trottoir. Un point d’eau spartiate, fontaine à eau trouée venant probablement d’une grande entreprise, pour ma toilette. Mais l’hiver approche et l’eau gèle. Et je sais que cela vous préoccupe, non pas que vous pensiez à moi, mais parce que votre voiture mettra plus de temps à démarrer.

Je n’ai plus de vie, plus d’honneur. Mon âme sœur est partie. Mes enfants ne doivent pas savoir. Ils ne doivent pas voir ce père qui n’est plus rien, qui n’a plus rien, pas même l’envie de continuer.
Je voudrai pourtant m’en sortir, pour eux, pour leur prouver que la vie peut tout vous reprendre en un instant, mais que l’on peut en sortir grandi, vivant et humain.
Mais aujourd’hui je n’y arrive pas. Je ne sais plus comment faire, oui, comment faire pour redevenir vivant…

Je suis un cliché vivant.
Je suis ce que vous appelez sdf, sans domicile fixe, sans amour propre, sans dignité, dans un corps vacillant, sans âme et sans envie.



L’INSEE révèle que 800.000 personnes ont déjà vécu à ciel ouvert sur le sol Français.
Aujourd’hui, il est difficile de quantifier ces personnes qui ont tout perdu.
Elles seraient 133.000 sans abri,
38.000 vivant en chambre d’hôtel,
18.116 en foyer social,
85.000 en logement précaire (en camping, mobil-home, cabane…),
411.000 seraient hébergés par des tiers.
Toute origine, sexe et âge confondu, la très grande précarité en France touche indistinctement les hommes, femmes et enfants, même si les plus touchés sont les jeunes hommes.
Un tiers de sans domicile fixe travaille.
Le suicide, la maladie, les problèmes de dépendance, de santé et d’hygiène sont leur lot quotidien.
Ne fermons pas les yeux, rendons, chacun à notre niveau, un peu de dignité aux oubliés dont la précarité est le seul mot d’ordre.

Sources : INSEE, Fondation Abbé Pierre.
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MessageSujet: Initiative au THOR   Lun 24 Sep - 4:23

«C'est pas du luxe !». Les SDF ont leur festival
23 septembre 2012 - Réagir à cet article



«C'est pas du luxe !» : c'est le nom donné à un festival inédit qui se tient ce week-end, au Thor, dans le Vaucluse. Particularité de l'événement, il fait la part belle aux créations des sans-abri.


Donner une identité artistique aux plus démunis, tel est l'objectif de «C'est pas du luxe !», premier festival consacré à la valorisation des productions culturelles des SDF, organisé ce week-end au Thor (Vaucluse) par la fondation Abbé-Pierre pour fêter ses 20 ans. Théâtre, danse, musique, photographie, arts plastiques : pendant deux jours, quelque 300 personnes sans domicile, venues de toute la France et fréquentant les structures d'accueil de la fondation Abbé-Pierre, présentent au public leurs créations artistiques. Le festival s'articule sur une déambulation dans le cadre bucolique de la ville du Thor. Des chapiteaux ou des lieux de la cité, comme un pigeonnier, un entrepôt municipal ou la maison de retraite, accueillent ce week-end les créations de ces artistes d'un jour, encadrés par des professionnels pour l'occasion.

«Partager ce qu'on ressent avec les autres»
Abdel, 43 ans, dont plus de la moitié dans la rue, a découvert le jeu de scène dans un atelier d'improvisation à Paris. Le théâtre, pour lui, «c'est la communication, le dialogue, pouvoir partager ce qu'on ressent avec les autres».
«Cela me rassure, des gens viennent payer pour me voir alors qu'avant, on ne me regardait même pas quand j'étais dans la rue, on était inconnu. On est là, on a un nom, on est quelqu'un, on existe», savoure-t-il.
«C'est une façon de changer le regard de compassion en un regard de reconnaissance de ce qu'ils savent faire, de ce qu'ils pourraient être ou de ce qu'ils ont été», explique le délégué général de la fondation, Patrick Doutreligne, certain que l'Abbé Pierre «aurait été très fier et très heureux d'être ici».

Rompre avec la solitude
Participer à un atelier culturel donne aussi l'occasion aux plus démunis de rompre avec leur solitude. «Cela me permet d'échanger, pas seulement sur le plan artistique, mais aussi de nos difficultés de la vie quotidienne, de sortir de mon isolement», confie Stéphane, 48 ans, auteur de photomontages. «Sauvage et solitaire», Michel, quinquagénaire parisien, a profité des ateliers théâtre pour «se réinsérer un peu, renouer le contact».
«C'est pas du luxe !», parrainé par la comédienne Marie-Christine Barrault, a débuté par un concert de «Village pile poil», groupe hétéroclite de musiciens et de chanteurs mêlant accueillants et bénéficiaires de l'association.
La somme de 150.000 € a été nécessaire pour l'organisation de cette première édition, mais, souligne Jean-Michel Gremillet, directeur de la Scène nationale de Cavaillon, «c'est un budget qui ne dit pas la réalité», de nombreux gestes de solidarité ayant permis d'en diminuer significativement le coût.
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MessageSujet: Ne plus entendre pleurer en Décembre   Lun 24 Sep - 4:24

Douche Flux: "Nous ne voulons plus entendre pleurer en décembre sur le triste sort des pauvres sdf"
Une manifestation regroupant 160 personnes, selon la police de la zone Bruxelles-Ixelles, a été organisée samedi à 11 heures au départ de la place Rouppe à Bruxelles, pour soutenir le projet Douche Flux.

22 Septembre 2012 15h16
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Les manifestants, parmi lesquels de nombreux sdf, ont rejoint la place Poelaert, devant le Palais de justice, où ils ont distribué de la nourriture et des boissons. Brandissant le slogan "un bâtiment maintenant! ", les partisans du projet "Douche Flux" demandent aux autorités qu'un bâtiment leur soit confié afin d'y développer leur initiative. "Nous ne voulons plus entendre pleurer en décembre dans les médias sur le triste sort des pauvres sdf", déplore Anne Löwenthal, porte-parole de Douche Flux. "Les autorités peuvent agir en nous aidant à réaliser notre projet."

30.000 bâtiments vides à Bruxelles
Selon elle, il y a 30.000 bâtiments vides à Bruxelles et 2.500 sdf en 2012, contre 2.000 en 2011. Le projet Douche Flux veut créer un centre luxueux pour sans-abri et personnes en situation précaire afin qu'ils puissent disposer de douches, de consignes, d'un salon de coiffure et d'un lieu culturel pour retrouver leur dignité. Des films-débats, des actions de sensibilisation dans les écoles, une émission de radio et un magazine ont déjà été développés par Douche Flux.
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MessageSujet: Témoignage   Mer 26 Sep - 14:15

SEDAN (Ardennes). À 92 ans, Guy Biecker, qui a été le musicien d'André Verchuren et a survécu à la déportation, vit un véritable drame provoqué par une brouille familiale.

JETÉ à la rue à 92 ans, comme un voyou, presque sans affaires et sans toit. Un cauchemar que vit Guy Biecker depuis une semaine. Le vieil homme a été mis à la porte du domicile de sa compagne, Isabelle, chez qui il vit depuis vingt-deux ans, par sa belle-fille.
« Elle m'a dit : ''Tu vois cette grille, tu la repasseras pas''. » Guy a pris sa petite valise, laissant derrière lui la moitié de sa vie et n'est pas revenu. Le jour même, un ami lui a proposé de l'héberger pendant deux jours. Puis Hakim, un commerçant de Sedan qu'il connaît depuis longtemps. « C'est un vrai copain, il est comme mon fils, confie Guy. Sans lui, j'étais foutu. »
Depuis vendredi, Hakim a pris sous son aile le vieux monsieur fatigué, désespéré et malade. Il l'héberge, lui prépare ses médicaments pour le cœur et la tension, et remue ciel et terre pour le sortir d'affaire. « Il a pleuré énormément, on l'a réconforté. Il a été séparé de force de sa compagne et toutes ses affaires, ses meubles et ses souvenirs sont restées là-bas. A-t-on le droit d'agir ainsi avec un homme qui a presque un siècle de vie ? » s'indigne ce grand costaud, au cœur aussi large que sa carrure.
L'histoire qu'a vécue Guy avec Isabelle est pourtant bien jolie. Quelque temps après le décès de son épouse, il finit par tomber amoureux d'une Sedanaise, veuve elle aussi. C'était il y a vingt-deux ans. Ils décident de se mettre en ménage chez elle, rue Gaston-Sauvage. Vingt-deux ans de bonheur et de voyages jusqu'à ce qu'Isabelle contracte la maladie d'Alzheimer.

Sa compagne hospitalisée

D'après Guy, sa fille aurait repris contact avec sa mère au bout de quinze ans de silence. Et aurait mis Guy dehors pour un prétexte dérisoire.
Celle qu'il appelle sa femme a été hospitalisée. De son côté, Guy ne parvient plus à s'alimenter.
« On était heureux ensemble. Elle n'était jamais partie en vacances. Je l'emmenais trois fois par an. On est allé aux Baléares, en Tunisie, aux Canaries, en Italie… On faisait 15 à 17.000 km chaque année. Je l'emmenais souvent danser aussi. »
La danse et la musique, c'est sa passion. Fils du patron de l'hôtel La Fauvette qui abritait également un dancing, Guy s'est mis à la batterie dès l'âge de 8 ans, animant avec son père, premier prix de violon du conservatoire de Paris, les petits bals de Sedan, au Skating et ailleurs.
Au lendemain de la guerre et de la déportation, Guy qui pratique aussi l'accordéon et le saxophone devient musicien d'André Verchuren qu'il avait rencontré dans le camp de concentration Gross-Rosen. « Pendant 25 ans, on a joué ensemble » évoque Guy, qui flotte dans sa chemise à carreaux et sa veste grise : « Je ne sais pas ce que je vais devenir. »
Hakim a alerté l'adjointe aux affaires sociales de Sedan, Monique Hucorne, pour qu'elle lui trouve une solution de relogement. Guy a appris par son « beau-fils » qu'Isabelle pleure et le réclame. Il ne veut pas porter plainte.
Il ne veut pas non plus « vivre aux crochets d'Hakim. » Ce qu'il voudrait surtout, c'est revoir « sa femme » et qu'on les laisse vivre ensemble le reste de leur vie. »
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MessageSujet: Être un adolescent en 2012   Dim 30 Sep - 6:08

Être un adolescent en 2012
Vendredi soir, j'ai assisté ainsi que d'autres personnes à un incident qui fait froid dans le dos, un épisode digne d'« Orange Mécanique » ainsi que l'on a coutume de dire depuis le film de Kubrick, une scène approchant celle où Alex et sa bande, ses « Droogs », tabassent un vieux clochard, à la différence qu'au cinéma, le clochard était joué par un vieil acteur shakespearien, et que tout cela était théâtralisé, mis en scène de manière expressionniste et esthétique, alors que là c'était réel, bêtement et banalement réel.

photo extraite du film de Kubrick prise ici

C'était à un arrêt de bus, il y avait là un attroupement de jeunes, et un SDF qui leur a demandé s'ils avaient du feu pour sa cigarette.

L'un des gosses lui répond grossièrement en ricanant avec ses copains, il ne prend pas de risques en répondant ainsi à ce vieux clodo, il le sait bien. Le vieux monsieur aurait-il eu une aura d'autorité qu'il n'aurait rien répliqué.

Il sait bien que celui-ci ne sera pas soutenu par les autres adultes, qui sont restés faussement indifférents tout du long, ni protégé par les policiers qui ont quand même fini par intervenir au bout d'une demie heure.

Le vieil homme ne se laisse pas faire et se met à les enguirlander avec force sans pour autant les insulter, la situation s'envenime à un point tel qu'un des gamins s'enhardit et donne un coup de poing au SDF qui s'effondre à terre entouré de la bande hurlante et vociférante des adolescents prêts à en rajouter, l'un d'eux bien sûr filmant le tout avec son téléphone portable.

Il ne s'agit pas de généraliser abusivement une situation qui pour autant n'a hélas rien d'exceptionnel.

Cependant, depuis quelques semaines, les médias ont mis en lumière les agressions d'éducateurs ou de personnes travaillant avec des jeunes, ce qui arrive d'ailleurs tous les jours.

Cette violence devient de plus en plus préoccupante.

Bien sûr il ne s'agit pas de dramatiser tout cela à outrance, ni d'en accuser ces jeunes qui finalement ne redonnent aux autres que ce qu'ils ont reçu de leurs parents en particulier et des adultes en général comme repères et valeurs, à savoir pas grand-chose, les grandes personnes ayant depuis longtemps abdiqué tout sens des responsabilités ou de leurs rôles quant à l'éducation ou à la transmission d'idéaux entre autres choses, à de rares exceptions.

Il n'est de toutes façons pas admis dans notre société que les parents soient des parents, le père se doit d'être un complice de son fils, ou sa fille, fumant un pétard avec, ne les sermonnant plus sur la sexualité, se souciant simplement que ces rejetons se « protègent » et mettent un capuchon hygiénique. La mère s'habille comme sa fille, refuse toute idée de maturité, et c'est tellement sympathique, et rassurant pour elle lorsque l''entourage ébahi s'exclame :

« Mais mon dieu, on dirait des sœurs jumelles ! ».

Les parents font des enfants comme ils se paient un bel objet sympathique et mignon

Ces jeunes ne sont donc que le produit du darwinisme social à l’œuvre depuis quelques décennies déjà dans notre société, de la loi de l'économiquement plus fort qui domine depuis longtemps dans notre monde libéral-libertaire.

Ils en ont parfaitement assimilé l'esprit et sont finalement moins hypocrites sur cette compétition que les adultes qui jouent parfois encore hypocritement la comédie de la compassion sociale et du désir de justice tout en ne recherchant que la satisfaction immédiate de leurs désirs.

Certes les adultes ont toujours eu peur des jeunes, depuis l'Antiquité, au Moyen Age, ils les ont toujours considérés comme dangereux, un peu plus depuis le « Baby Boom », encadrant leur culture après 1945 qui maintenant d'ailleurs envahit tout, essayant tant bien que mal de canaliser l'énergie de la jeunesse.

Depuis quelques années, il y a deux réponses des institutions face à cette violence, ou plutôt deux manières de communiquer, car il n'y a rien de vraiment concret dans un sens ou dans l'autre :

Un discours de répression, par les plus libéraux, qui feignent d'ignorer que ce problème provient de l'hyper-libéralisme, et un discours angéliste. Par les socio-libéraux qui proposent en somme quelques aménagements cosmétiques, ou sociétaux, étant convaincus que cela suffirait.

Ces deux discours ne signifient rien, n'apportent rien, car au fond la réponse est dans le fait que ce problème est structurel et la conséquence de la mise en place progressive de la société libéral-libertaire dans laquelle nous vivons. Ces structures ne sont prêtes de changer par la volonté des peuples, si l'on est un tant soit peu lucide, car au fond ce qu'ils attendent du système c'est surtout de pouvoir continuer à consommer comme pendant les « Trente Glorieuses », elles changeront peut-être, c'est l'hypothèse la plus probable, après un effondrement généralisé du système, car pour l'instant, personne n'évoque les nécessaires changements structurels, aucun politique n'en ayant vraiment le courage de plus.
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MessageSujet: Nouvelle expulsion de sans-abris à Toulouse   Jeu 11 Oct - 16:33

Nouvelle expulsion de sans-abris à Toulouse
09 octobre 2012 Par Gaspacho

http://cnr-midipyrenees.blogspot.fr/2012/10/nouvelle-expulsion-dun-squat-la-veille.html

http://api.dmcloud.net/player/pubpage/4f3d114d94a6f66945000325/5072b8069473991c1f000747/122d337af881449ca3d1221f67168304?wmode=transparent

J'ai été réveillé hier (lundi 8 octobre) matin par un hélicoptère de la police survolant mon quartier : j'ai assez vite compris qu'il s'agissait de "rouler des mécaniques", mais je ne savais pas encore contre qui...

Puis, en partant au travail en "VélOc", je me suis trouvé nez à nez avec une voiture qui prenait en sens interdit la rue où je me trouvais. Croyant avoir affaire à un beauf' ne pouvant pas supporter de faire un détour de 50 m. pour rentrer chez lui, je faisais de grands gestes de protestation ! La voiture a pilé sous mon nez et j'ai vu sortir des têtes haineuses qui m'ont crié "Dégage, connard : on est en intervention !" : il s'agissait de policiers, qui n'avaient pas jugé utile de déclencher ni gyrophare ni sirène pour prendre un sens interdit...

À quelques mètres de là, le quartier était complètement bouclé par des dizaines de policiers et de C.R.S. avec cars blindés, etc (lire l'article cité)...

J'ai cru qu'il s'agissait (suite aux récents évènements liés à quelques voyous reconvertis en apprentis terroristes) de redorer le blason de la police, largement terni par le fiasco de l'affaire Merah, quand les barbouzes n'avaient pas su empêcher une sale "petite frappe" de tuer des enfants.

Mais non, c'est encore pire ! Il s'agissait de déloger des familles sans abri qui occupaient un ancien immeuble de l'U.R.S.S.A.F. vide depuis 6 ans, et les associations qui les soutenaient.

Une armada de gorilles pour ça, alors que le gouvernement se couche en quelques heures face à la fronde très médiatisée de "golden boys" branchés qui ne supportent pas qu'on s'attaque à de VRAIS privilèges (pas ceux, fantasmés, d'une autre partie des salariés, qui font la une des magazines sur papier glacé) : voir http://www.marianne2.fr/Gentils-pigeons-et-vrais-rapaces_a223158.html.

Tout un symbole ! J'en ai la nausée...

Je n'avais AUCUN espoir particulier ni AUCUNE illusion en votant au 2e tour des élections monarcho-présidentielles en faveur du candidat dit "de gauche" le mieux placé face à Sarkozy.

Je n'imaginais pas quand même pas qu'il suffirait de 5 mois pour descendre aussi bas dans la veulerie, faible contre les puissants et forte contre les démunis...

Qui a dit que la lutte des classes, c'était dépassé ?
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MessageSujet: Un SDF retrouvé mort sur les marches de la cathédrale à Versailles   Mar 16 Oct - 10:18

Un SDF retrouvé mort sur les marches de la cathédrale à Versailles

15
Un sans domicile fixe de 45 ans a été retrouvé mort lundi après-midi sur les marches de la cathédrale de Versailles, a-t-on appris de source policière.

Vers 15H30, des policiers en patrouille ont fait la macabre découverte, selon la même source.

Le SDF était allongé sur un matelas, sur les marches de la cathédrale.

Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Versailles.

Le symbole d'une société de l'exclusion et d'un régime pourri jusqu'à la moelle !
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MessageSujet: Alors ...on somnole ?   Mer 17 Oct - 18:17

Des associations interpellent Cécile Duflot au sujet les familles sans abris
Des associations d'aide aux sans-abris ont interpellé mercredi 17 octobre la ministre du Logement Cécile Duflot dans une lettre ouverte sur "l'ampleur de la crise du logement et de l'hébergement ", notamment sur la situation des nombreuses familles qui se retrouvent à la rue.

"Au printemps dernier, des dizaines de milliers de personnes ont vu se fermer les portes de structures d'hébergement temporaires. Depuis, le 115 est dans l'incapacité de répondre aux trois quarts des demandes d'hébergement ", dénonce le Collectif des associations unies, qui regroupe 33 associations dont ATD Quart-Monde, la Fondation Abbé Pierre, la Croix-Rouge française, Médecins du Monde, le Secours catholique et la Fondation de l'Armée du Salut.

Ces associations estiment qu’au total "150 000 personnes sont à la rue " en France, dont "de plus en plus de familles et d'enfants ". Elles avaient alerté le gouvernement en septembre en demandant un "plan d'urgence ".
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MessageSujet: Non à la misère !   Jeu 18 Oct - 4:49

Saint-Etienne: ils tournent le dos à la misère
Date : 01/01/1970 - Mise à jour : 17/10/2012 21:02





La marche de la Journée du refus de la misère est partie en fin d'après-midi, ce 17 octobre. En tête de cortège, des membres de la communauté Rom.
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Il est 17h30, ce mercredi après-midi. Plusieurs dizaines de personnes sont rassemblées place Chavanelle, des membres d'ATD-Quart monde, mais aussi d'autres associations, des Roms, des étudiants...Le rassemblement commence en chanson, avec les prestations de deux chorales et d'une jeune slameuse. Le cortège se met en route. Les Roms sont en tête, des ballons verts portés par les enfants, accrochés aux poussettes. Un rassemblement de soutien pour eux doit avoir lieu à 18h00. Dans la foule, Bruno Vennin, (photo 3) vice-président de la section de la Ligue des Droits de l'homme de Saint-Etienne est venu aujourd'hui "pour soutenir cette manifestation qui donne la parole à tous, aux plus pauvres", "nous sommes solidaires avec les Roms, et trouvons que ce qui leur est fait à Saint-Etienne est une chasse à courre", ajoute t-il. Le cortège arrive avenue de la Libération. Des femmes tapent sur des casseroles. Joël Dupuy, d'ATD Quart-Monde, tente de parler dans le brouhaha : "c'est une journée où toutes les associations se rassemblent, c'est ce qui est formidable". Bientôt, on le perd dans la foule.
Il s'agissait de la 25ème Journée mondiale du refus de la misère. Cette manifestation est organisée par l'association ATD-Quart Monde.


Inquiétudes autour de la possible fin du Plan Européen d'Aide Alimentaire
Un peu plus loin, nous croisons parmi les manifestants Odette, que nous avions rencontrée la semaine passée lors de la mobilisation des retraités. Elle est également bénévole au Secours Populaire : "je participe toutes les années à la Journée du refus de la misère, pour tous les gens qui sont plus en difficulté que moi, j'ai envie d'apporter ma contribution". Tous les gens croisés aujourd'hui s'inquiètent particulièrement de la menace du non renouvellement du PEAD (Programme Européen d'Aide Alimentaire) en 2014, qui fournit la majorité de leur budget aux associations : "s'ils suppriment ça, il y aura une révolte, c'est sûr", explique Odette, "ce serait vraiment absurde et injuste", souligne Bruno Vennin. Arrivé place de l'Hôtel de Ville, le cortège se rend à la Mairie, où des représentants des associations seront reçus. Le rassemblement de soutien aux Roms et le cortège ne font plus qu'un. Plusieurs manifestants montent les marches, en criant, le point levé.
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MessageSujet: Un effort...quand même on n'espérait plus ...faut dire la situation est catastrophique !!!   Jeu 18 Oct - 10:17

Duflot à Lyon pour lancer son plan de renfort hivernal
Posté le 18/10/2012 à 10:05 | vu 281 fois | Réagissez|
Pour faire face à la demande très importante d’hébergement d’urgence dans la région lyonnaise et partout ailleurs en France, Cécile Duflot, ministre du Logement, a décidé d’accélérer la mise en œuvre du plan hivernal cet hiver. Elle le lancera dès ce jeudi depuis Lyon.
Ce jeudi matin, la ministre en profitera pour visiter "La Cité", un centre d’hébergement géré par l’Armée du Salut mobilisé dans le cadre du Plan de renfort hivernal. En Rhône-Alpes, le préfet a déjà reçu une circulaire, dès hier, signé de la main du Premier ministre lui demandant de mobiliser tous les moyens pour loger le plus de personnes possibles dès cette fin octobre.
Pour ce faire, la ministre révèle ce matin dans le journal La Croix avoir débloquer cet hiver une enveloppe supplémentaire de 50 millions d'euros pour l'hébergement d'urgence. La moitié de cette enveloppe ira à l'île-de-France où 15 000 personnes sont à la rue selon la ministre et l'autre moitié devra être partagé entre les régions.
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MessageSujet: Accélération du plan hivernal   Jeu 18 Oct - 10:19

La ministre du logement, Cécile Duflot, annonce une "accélération du plan hivernal" et la mise en œuvre de mesures d'accompagnement pour "éviter le retour à la rue des sans-abri à la fin de l'hiver", dans un entretien qui paraît jeudi 18 octobre dans le quotidien La Croix. "Pour faire face à l'urgence, je vais accélérer la mise en place du plan hivernal. Nous n'agirons pas uniquement en fonction du thermomètre et nous n'allons pas attendre les grands froids pour ouvrir des places supplémentaires", assure la ministre.
Selon Mme Duflot, 18 000 places mobilisables ont déjà été identifiées pour cette année. "Nous travaillons encore pour identifier des solutions supplémentaires", ajoute la ministre, qui dit avoir sollicité ses collègues ministres pour "trouver de nouveaux sites à ouvrir, et notamment des lieux qui peuvent accueillir des familles". "Je n'accepte pas que, dans notre pays, on sépare les enfants des parents lorsque ces derniers n'ont pas les moyens de se loger", poursuit-elle.

"ÉVITER LE RETOUR À LA RUE À LA SORTIE DE L'HIVER"

La ministre souhaite également mettre l'accent sur "l'accompagnement et le suivi social des personnes qui sont hébergées à l'hôtel, jusque-là livrées à elles-mêmes". Mme Duflot annonce par ailleurs que le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, "a adressé mercredi une circulaire aux préfets de région pour qu'ils mettent en place des projets territoriaux". "L'objectif est d'éviter le retour à la rue à la sortie de l'hiver".

Concernant le plan d'urgence de 50 millions d'euros annoncé le 20 septembre pour le logement des sans-abri, "la moitié de cette somme sera consacrée à l'Ile-de-France, où la situation est particulièrement tendue", précise la ministre. "L'autre moitié des crédits ira là où les besoins sont les plus pressants, comme à Toulouse et dans la Somme, par exemple". "En 2013, le budget de l'hébergement d'urgence augmentera de 13 %. Sur cinq ans, nous voulons créer 5 000 places d'hébergement d'urgence", ajoute Mme Duflot.

Des associations d'aide aux sans-abri ont interpellé mercredi la ministre dans une lettre ouverte sur "l'ampleur de la crise du logement et de l'hébergement", notamment sur la situation des nombreuses familles qui se retrouvent à la rue.
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MessageSujet: Le mode d’emploi de l’hôpital pour refouler les SDF   Jeu 18 Oct - 15:39

Le mode d’emploi de l’hôpital pour refouler les SDF
Sophie Verney-Caillat | Journaliste



« Pas de mise à l’abri », « si nécessaire appel à la police »... C’est la consigne donnée à l’Hôtel-Dieu face aux « indigents » sans enfants. Une procédure « inhumaine » ?


Des personnes dorment dans le hall d’accueil de l’Hôtel-Dieu à Paris, le 16 octobre 2012 (DR)
Tristement banale, la scène se passe la nuit dernière dans le hall d’accueil de l’Hôtel-Dieu, hôpital du centre de Paris. Une famille tchétchène, les parents et six enfants âgés de 3 à 16 ans dorment à même les bancs de pierre, repliés sur des chaises, sous les néons.

Ils ne sont pas malades, n’ont même pas prétendu l’être, ils sont simplement venus demander un abri pour la nuit. Le lendemain matin, ils seront mis à la porte vers 6 heures par la sécurité de l’hôpital.

Ce phénomène est apparu avant l’été à Paris, et il est même arrivé à Robert-Debré ou à Lariboisière que quarante personnes se présentent aux urgences d’un seul coup. « Cela pose un problème d’ordre public », justifie Gérard Cotellon, chef du service du développement social à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.

« Si nécessaire, appel à la police »


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Ces huit personnes ont été autorisés à passer cette nuit au chaud parce qu’il y avait des mineurs. Mais, depuis la publication de la procédure « Sollicitations mise à l’abri », le 21 septembre dernier, ils n’auraient pas dû être accueillis en l’absence d’enfants.

Comme le dit ce document, distribué aux équipes et que Rue89 s’est procuré, « tant qu’on n’est pas dans la procédure grands froids », « si pas de problème de santé, pas de mise à l’abri, donc pas d’orientation dans le hall ». Il est même précisé : « Si nécessaire, appel à la police. »

Un cas comme celui de cette famille tchétchène, les hôpitaux doivent en gérer de plus en plus souvent. Surtout depuis que le Samu social de Paris, le 115, est incapable de faire face à un afflux d’appels. Son président Eric Molinié, l’a expliqué cette semaine :

« Le Samu social reçoit chaque jour plus de 1 200 appels, dont 55% proviennent de familles. On a un flux quotidien de 300 à 400 demandes non pourvues. »

Joint par téléphone après la parution de l’article, il ajoute :

« Il peut nous arriver d’orienter des familles avec enfants vers l’hôpital si on sent au téléphone qu’il y a un besoin sanitaire, mais il y a aussi de vraies filières de passeurs qui envoient les gens en masse à l’hôpital, soit-disant de la part du Samu social. »

« Un type de bricolage connu »


Des personnes dorment ou patientent dans la salle d’attente des urgences de l’Hôtel-Dieu à Paris, le 16 octobre 2012 (DR)
Les hôpitaux ont nettement subi les conséquences de la baisse de moyens alloués au Samu social depuis l’été 2011. A l’époque, le professeur Bruno Riou, le patron des urgences de la Pitié-Salpétrière, avait dénoncé dans Le Parisien le « retour au Moyen-Age », et rappelé, à l’attention des pouvoirs publics :

« Notre mission est de soigner les gens, pas de les héberger. »

Une ancienne salariée du Samu social reconnait que « c’est un type de bricolage connu », il arrive même aux équipes, désarmées, de souffler l’idée aux SDF d’aller à l’hôpital. Situation extrême qui tend à se banaliser.

Mais l’accueil n’est pas identique selon les hôpitaux, « certains sont sur la défensive vis-à-vis des SDF », poursuit-elle, notamment pour des raisons de sécurité. A Robert-Debré, un afflux massif avait nécessité l’intervention de la police récemment.

« Cela fait partie du devoir d’assistance »


Une femme et un enfant dorment dans le hall d’accueil de l’Hôtel-Dieu à Paris, le 16 octobre 2012 (DR)
A l’Hôtel-Dieu, situé au pied des tours de Notre-Dame et menacé de fermeture, le directeur a choisi de formaliser la procédure. Ce qui soulage une partie des équipes soignantes, et en choque une autre. Valérie Cailleux, infirmière aux urgences, témoigne :

« Souvent je récupère ma collation et des plateaux en salle de garde et je donne à manger à ces gens. Je les autorise aussi à prendre une douche. Certains de mes collègues me disent que si ça continue on en aura 50 comme ça dans le hall, mais pour moi c’est le minimum d’humanité que l’hôpital doit offrir. »

QUELLE PRISE EN CHARGE ?
Toute personne qui se présente à l’accueil des urgences est enregistrée puis examinée par un médecin de garde. La mention « demande d’hébergement » est inscrite sur les dossiers.

Parfois, les urgences essaient de joindre directement le Samu social, mais sans ligne directe. Souvent, l’appel échoue.

Le docteur Gérald Kierzek, médecin urgentiste dans cet hôpital, est conscient du « risque d’appel d’air » mais juge « inhumaine » la procédure qui consiste à mettre dehors manu militari les gens dans le besoin. « Nos valeurs de soignants, c’est de répondre aux besoins vitaux ». Il ajoute :

« On est bien conscients que ce n’est pas le rôle de l’hôpital, mais quand c’est le dernier recours, on est bien obligés de pallier les insuffisances des services sociaux, cela fait partie du devoir d’assistance de tout médecin. »

Dans le plus vieil hôpital de Paris, fondé au Moyen-Age sur une tradition de charité, l’arrivée de procédures de ce type donne aux équipes le sentiment que l’AP-HP remplit de moins en moins le rôle dont elle porte pourtant encore le titre : l’assistance publique.

« On n’est pas là pour régler les problèmes de l’hébergement social », précise Gérard Cotellon, au cabinet de la directrice de l’AP-HP. Le Samu social de Paris loge 19 000 personnes tous les soirs, mais manque de chambres d’hôtels (ce n’est pas un problème de moyens financiers, précise son président), et laisse sans réponse 300 à 400 appels chaque soir. Sans compter que 35 nouvelles familles demandeuses d’asile arriveraient à Paris chaque jour.
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MessageSujet: Face à l'inertie des dirigeants : tendre la main aux SDF   Jeu 18 Oct - 15:41

Une main tendue aux SDF
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Publié le mercredi 17 octobre 2012 à 11H00 - Vu 180 fois



Karim Chafi, président d'Action citoy'Aisne, espère que les maraudes pourront être mises en place pour le début de l'hiver.


L'association Action citoy'Aisne va lancer des maraudes afin de venir en aide aux SDF du secteur. Pour cela, un appel à la solidarité est lancé.

LORSQU'IL s'agit de se lancer dans la solidarité, il faut parfois s'accrocher et les membres de l'association Action citoy'Aisne en savent quelque chose. Après une collecte pour une famille sinistrée il y a quelques semaines à Tergnier, ce sont des maraudes que les bénévoles veulent mettre en place. Durant les week-ends d'hiver qui s'annoncent, il s'agirait d'aller auprès des sans domicile fixe afin de leur apporter un peu de réconfort.

Interpeller décideurs et entrepreneurs

Pour mener à bien leur action, il faut des moyens, ce que l'association n'a pas vraiment. « Nous n'avons pas de subventions et nous aimerions aider les SDF qui restent dans la rue la nuit. Nous allons d'abord faire un état des lieux des gens qui dorment dehors, ensuite nous établirons des tournées avec nos propres voitures. Malgré tout nous avons besoin de certaines choses. Et nous ne souhaitons pas quémander auprès de la population, qui vit des jours difficiles, mais nous lançons un appel aux élus, entrepreneurs, grandes surfaces pour qu'ils nous viennent en aide… », explique Karim Chafi, président de l'association.
Action citoy'Aisne aimerait trouver des partenaires qui fourniraient de la nourriture, des couvertures et, pourquoi pas, des bouteilles isothermes pour garder le café au chaud.
« Cela peut se faire dans le cadre de surplus ou ça peut être un boulanger qui nous donne de temps en temps des petites choses qui amélioreront le quotidien des SDF. Pour nous, c'est un investissement en temps. Nous demandons donc aux autres de nous fournir une aide logistique. »
L'association va informer la préfecture mais aussi les autres associations caritatives de sa démarche. « Nous sommes dans la solidarité, personne n'en a le monopole. Si nous sommes plusieurs structures à le faire, tant mieux pour ceux qui sont dehors », ajoute le président.
Ce dernier s'investit depuis presque 15 ans dans l'associatif et se rend toutefois compte qu'il est de plus en plus compliqué de faire bouger l'ordre établi. Au-delà de cette opération « maraude » réalisé par des jeunes qui passeront leur samedi soir auprès des SDF plutôt qu'en boîte avec des copains, l'inertie des pouvoirs publics laisse perplexe. À titre d'exemple, Action citoy'Aisne aurait aimé organiser un tournoi de football sillonnant le département et permettant aux jeunes ruraux et urbains de se rencontrer. Ce fut peine perdue, aucune des villes sollicitées, comme Tergnier ou Saint-Quentin n'ont daigné répondre.
« De notre point de vue il n'y a rien d'insurmontable, il faut s'en donner les moyens. Nous allons voir comment fonctionnent les maraudes sur Chauny-Tergnier, ensuite nous irons peut-être aussi à Soissons et Saint-Quentin. C'est notre façon à nous d'être solidaire dans cette période difficile. » Les bénévoles d'action citoy'Aisne ne peuvent pas tout faire seuls. Il faudra leur tendre la main pour qu'à leur tour ils puissent tendre la leur aux plus démunis.
Samuel PARGNEAUX
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MessageSujet: HÉBERGEMENT - Les chantiers de rénovation permettent de faire baisser les tensions entre SDF...   Jeu 18 Oct - 15:44

A. GELEBART / 20 MINUTESA. GELEBART / 20 MINUTES

HÉBERGEMENT - Les chantiers de rénovation permettent de faire baisser les tensions entre SDF...

La semaine prochaine, Mohktar envisage d'aller se faire masser. En soirée, il pourrait aussi faire une partie de billard avec ses amis avant de regarder un film dans «la salle cinéma». A 59 ans, Mohktar n'est pas adhérent d'un centre de loisirs. Il est sans domicile fixe. Depuis un an, il vit au centre d'hébergement Emmaüs Pereire (Paris, 17e). «Je suis resté deux ans dans la rue, raconte-t-il. Quand on me parlait des centres, j'avais un mauvais pressentiment. Et puis un jour, j'ai atterri ici. Je me suis dit que je m'étais trompé.» Le centre Emmaüs Pereire fait partie des quelques structures à avoir bénéficié d'un plan d'humanisation financé par l'Etat. «Avant c'était immonde, reconnaît Marc Prévot, président d'Emmaus Solidarité. C'était sombre, mal aménagé, sale…»

Plus facile d'attirer des bénévoles

Aujourd'hui, les coulées de rouille sur les murs ont fait place à des peintures jaunes, rouges ou bleues. Des dortoirs de 50 lits à des chambres fonctionnelles simples ou doubles. Les mauvaises odeurs ont disparu. «Depuis les travaux, on s'est rendu compte que les tensions avaient baissé. Il y a moins d'agressions. Même pour les salariés, c'est plus respectueux du public que l'on accueille», lâche Patrick Bertot, un travailleur social qui fréquente les lieux depuis quinze ans. Et c'est aussi plus facile d'attirer des bonnes âmes dans ces conditions. La salle de massage est tenue par un kiné bénévole qui donne de son temps une fois par semaine. A côté, c'est un sophrologue qui vient, de temps en temps, relaxer les sans-abri. «C'est plus facile de se relancer comme ça, avoue Mohktar. Même si c'est toujours galère de trouver du boulot…»

Vincent Vantighem
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MessageSujet: Sanctuariser le toit, la nourriture et la santé   Jeu 18 Oct - 15:45


« SANCTUARISONS LE TOIT, LA NOURRITURE ET LA SANTÉ »

17-10-2012


Les jeunes sont les plus affectés par la hausse de la pauvreté. Mais aussi, les retraités à revenus modestes et les femmes. photo archives robert terzian
De plus en plus de jeunes, de personnes âgées et de femmes sont touchés à Marseille. C’est le constat observé sur le terrain par des militant(e)s associatifs et des professionnels de la santé.
La misère ne sera pas éradiquée aujourd’hui malgré le rôle des associations qui se débattent au quotidien pour venir en aide aux gens et ce dans l’urgence.
Devant une société et un système de plus en plus durs, un plus grand nombre de personnes a du mal à se loger, à se nourrir, à se soigner.
A Marseille, notamment, 12 600 personnes différentes fréquentent soit les centres d’hébergement d’urgence ou les accueils de jour ou encore les services liés à l’urgence sociale, selon le directeur régional de la Fondation Abbé Pierre. « Ce sont des sans domicile fixe en puissance, explique Fathi Bouaroua. Ce chiffre vient de la Direction de la cohésion sociale. La massification de la pauvreté s’étendant à un nombre important de citoyens est un fait frappant. Ce n’est pas une question de quelques clochards ou marginaux. » « Dans les 12 600 personnes fréquentant des lieux prévus pour les SDF, poursuit-il, il y a peu de sans-papiers, énormément de jeunes. Dans les accueils de jour, le nombre de jeunes voire de très jeunes 18-25 ans est en progression et à l’autre bout les plus de 65 ans et plus de 90 ans. Et une demande qui croît : des femmes dans une grande détresse. Pour elles, nous avons ouvert un lieu spécial à Saint-Louis. »


La jeunesse n'ose pas demander de l'aide
Les jeunes et les personnes âgées sont la nouvelle donne pour le Secours populaire français 13, souligne sa secrétaire générale Sonia Serra. « Les jeunes n’osent pas frapper à notre porte parce qu’ils pensent que ce n’est pas pour eux. » C’est pourquoi l’association solidaire ira vers eux. « En janvier, nous créons une antenne mobile qui se déplacera devant les foyers de jeunes travailleurs, les facultés, les missions locales et pourquoi pas le Pôle emploi ? »
Concernant « nos aînés », un travail avec les permanences locales déclinera la meilleure manière d’aller à leur rencontre. Au centre mutualiste Paul-Paret (15e), le docteur Annie Guillard constate que la précarité, en forte augmentation, est le lot quotidien des populations des quartiers Nord. Selon elle, le taux des personnes ayant la CMU s’est accru. Et les retraités, avec des pensions modestes, s’inquiètent des soins bien moins remboursés qu’auparavant. « Hier, j’ai reçu une dame de 67 ans qui souffre d’une affection de longue durée et qui jusqu’ici était remboursée à 100 %. Les critères sont devenus tellement drastiques qu’elle ne sera pas prise en charge à 100% par la Sécurité sociale. » Cette retraitée n'est pas la seule. Elle observe aussi un glissement très net de gens qui bénéficiaient de la CMU et qui se retrouvent sans rien. Ils se tournent, alors, vers Médecins du monde.
Convaincu qu’il faille des moyens pour relancer l’économie par le travail et l’activité, le militant associatif Fathi Bouaroua préconise la sanctuarisation des biens vitaux tels le toit, l’alimentation et la santé.

piedad Belmonte
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MessageSujet: Marseille s'enfonce dans la connerie...   Jeu 18 Oct - 15:47

La mairie persiste et signe son arrêté anti-mendicité
Il y a un an jour pour jour, la mairie prenait sur les bons conseils de l'ancien préfet de police Alain Gardère, un arrêté visant à pénaliser la mendicité dite agressive en centre ville. Aujourd'hui, bien loin de vouloir le supprimer, le maire a décidé de l'étendre à un périmètre plus large.


Un arrêté, une année écoulée, une manifestation anniversaire et un étrange cadeau de la mairie. Alors qu'il y a presque 4 mois, Paris abrogeait ses arrêtés anti-mendicité vraisemblement inefficace (près de 0% de paiement), Marseille persiste et signe dans cette voie en reconduisant son texte et en étendant son exécution aux riches et touristiques avenues du Prado.

Petit rappel des faits. En octobre 2011, Marseille faisait parler d'elle. Suivant l'exemple parisien, la mairie marseillaise avait publié un arrêté prohibant la mendicité agressive et l'entrave à la libre circulation des personnes par la quête. A l'époque et sous l'influence de l'ancien préfet de police, Alain Gardère, la mairie souhaitait faire place nette du centre ville. Ce texte avait alarmé les associations de lutte contre la pauvreté qui depuis essaient, sans réussite, de faire abroger ledit arrêté dont aucune définition claire n'a pu être donnée par l'adjointe au maire chargée de la sécurité, Caroline Pozmentier et reste donc soumis au bon jugement de nos policiers.

Plusieurs manifestations avaient eu lieu l'an passé, sans grand résultat. La fondation Abbé-Pierre et Emmaüs ont organisé aujourd'hui même une nouvelle manifestation pour célébrer, derrière un gâteau, cet étrange anniversaire. Les associations n'ont quant à elles jamais cessé de se battre pour les droits fondamentaux des sans abris. Ils étaient aujourd'hui près de 150 personnes, dont des représentants de 4 associations (Emmaüs, Fondation Abbé-Pierre, Ligue des Droits de l'homme, Médecins du monde) ainsi que quelques représentants politiques locaux, à se réunir sur le parvis de l'hôtel de ville afin de manifester leur mécontentement. Toujours dans le sens d'une abrogation de cet arrêté, une procédure judiciaire a était lancée, par la Ligue des Droits de l'Homme, auprès du tribunal administratif, comme nous l'a expliqué Bernard Eynaud, président de la fédération des Bouches-du-Rhone de la LDH.



Manifestation contre l'arrêté anti-mendicité... par marsactu


Une année s'est donc écoulée sur les rives du Vieux-port, et cet arrêté avait cessé de faire couler l'encre. D'après Caroline Pozmentier "le bilan de cette année a été positif, permettant et facilitant les 890 interventions des forces de l'ordre dont 10% ont abouti à une amende." L'autre point souligné par l'adjointe au maire : les interventions de la police permettent de façon quasi systématique celles du Samu social

Cependant, les SDF que nous avons rencontré n'ont pas le même point de vue sur cette année vécue "en bas des blocs". En effet, les garants de la sécurité des Marseillais interviennent essentiellement auprès des regroupements de "vagabonds" (c'est ainsi que "Pat" et "Capsule", deux sans abris, se qualifient). Les "clochards du centre ville" faisant seul la manche sur le bitume marseillais n'ont que peu de problèmes avec les représentants de la loi.

"Pas d'amendes si on coopère"

Comme le dit Gary, un sans abris anglais, "les policiers français sont plus inquiets de notre état de santé durant les périodes de grand froid que de nos casquettes criant monnaie." À coté de ça, Pat et Capsule, arrivés il y a quelques mois à Marseille, nous disent se faire interpeller et déloger régulièrement s'"ils squattent à 5 ou 6 en bas d'un de leurs immeubles préférés". Cependant, "pas d'amendes si on coopère et qu'on part sans manifestation". Mais de toute façon, ces amendes ne sont, pour la plupart, pas réglées par les SDF qui n'ont pas vraiment 38 euros en poche.

Les associations n'ont quand elles jamais cessées de se battre pour les droits fondamentaux des sans abris. Comme nous dit Fathi Bouaroua, membre de la fondation Abbé Pierre, "avec cet arrêté, Marseille, ville de mixité culturelle (au plus de 12000 mal logés, ndlr), lutte contre les pauvres et non contre la pauvreté. Ce n'est ni plus ni moins qu 'un délit de solidarité."

La mairie aura donc annoncé, pour la seconde année d'affilée, la mise en place et le maintien de l' arrêté le même jour que la journée de lutte contre la misère. Rendez-vous dans un an ?

Par Quentin Melennec, le 17 octobre 2012
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MessageSujet: Habitant sous un pont, Régis cherche désespérement une chambre à louer   Jeu 18 Oct - 15:48

Habitant sous un pont, Régis cherche désespérement une chambre à louer



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Les "exclus des exclus" de St-Denis ont leur abri de nuit
Un réveillon de Noël pour les sans-abris
Une journée de refus à la misère... à Saint-Pierre

Depuis cinq ans, Régis dort sous le pont du Boulevard Lancastel, à hauteur de la rue du Butor, à Saint-Denis. Devenu SDF brutalement, il a longtemps servi dans l'armée avant d'être reconnu handicapé.

Sans famille, son dernier dalon a été assassiné dans un squat il y a quelques mois. Malgré la solitude, Régis ne veut pas vivre dans un foyer ou une pension car "il y a trop de problème d’alcool avec les autres".

Son quotidien, il le supporte tant bien que mal. Régis fait plusieurs dizaines de mètres pour se doucher et ne supporte plus le bruit des voitures qui roulent au-dessus de son toit. ll rencontre également des difficultés à stocker sa nourriture : "C’est pénible parce que je n’ai pas de frigo alors je jette les restes". Et puis, il y a de plus en plus de rats par ici...

Régis ose aujourd'hui parler de sa galère et demander de l'aide. Avec son allocation handicapé, il espère trouver une chambre ou un studio à louer. Pour le trouver, il n'y a qu'une seule adresse, sous le pont du Boulevard Lancastel de Saint-Denis, à n'importe quelle heure...
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MessageSujet: Les peanuts de Dufflot   Ven 19 Oct - 6:08

Sans-abri : les associations protestent
AFP Publié le 18/10/2012 à 14:03 Réactions (18)


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Les associations, qui viennent en aide aux plus démunis, ont jugé aujourd'hui les annonces de la ministre du Logement Cécile Duflot en faveur des sans-abri insuffisantes, dénonçant "un problème de crédibilité budgétaire".

Cécile Duflot a annoncé aujourd'hui une "accélération du plan hivernal" avec 18.000 places d'hébergement mobilisables pour les SDF, et la création de 5.000 places sur cinq ans. "On est d'accord sur les orientations affichées, mais il y a un gros problème quantitatif", analyse Florent Gueguen, de la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars), qui demande la création de 15.000 places sur cinq ans.

"Peanuts!"

"5.000 places, compte tenu de l'explosion des demandes d'hébergement, c'est peanuts!", dit-il. Mme Duflot affirme que 15.000 places seront en réalité ouvertes sur 5 ans, en y intégrant "le logement accompagné" (maison relais, résidence sociale, ...), mais "on est face à un public, qui, pour une grande partie, n'a pas accès au logement accompagné, notamment les publics migrants", insiste-t-il.

"Il y a aussi un problème de crédibilité budgétaire", affirme-t-il. Selon lui, le budget 2013, comparable à "celui qui a été consommé en 2011", "ne permet pas de créer des places supplémentaires sur l'urgence".
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MessageSujet: Oui...fuir de ce pays de sales égoïstes !   Ven 19 Oct - 6:11

Mallaury Nataf réapparait pour régler ses comptes et annonce qu'elle veut partir à New York - Regardez
People|mallaury nataf, sdf


44462 vues
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4.333335
Il y quelques mois Mallaury Nataf s'était rendue dans les locaux du Parisien, pour expliquer qu'elle était devenue SDF.
Hier, après plusieurs jours sans nouvelle, elle est réapparu une nouvelle fois dans un quotidien, cette fois elle a choisi "20 Minutes" pour faire une interview vidéo avant de repartir, comme elle était venue, sans laisser la moindre adresse...
Mallaury Nataf n’avait donné aucune nouvelle depuis qu’elle avait été découverte, dimanche 7 octobre à 3h du matin, en train de dormir par terre dans une rue du 3e arrondissement de Paris avec son dernier enfant, Shiloh, âgé de 3 ans.
L’ex-comédienne avait alors refusé l’assistance des services sociaux avant de disparaitre à nouveau, provoquant une vive inquiétude chez ses proches.
Dans son interview à 20 Minutes , Mallaury affirme:
« L’urgence c’est de parler à la presse pour rétablir ce qui a été dit de faux, notamment répondre à ceux qui m’ont accusé d’avoir menti ou utilisé les médias pour me refaire une santé artistique et financière» lance Mallaury Nataf
«J’en suis à mon 74e jour dehors, et ce soir, je ne sais pas où je vais dormir"
Comment s’est-elle débrouillée depuis la nuit du 7 octobre à la suite de laquelle lui a été enlevée la garde de son fils?
Elle affirme avoir été hébergée par "des juifs qui se sont manifestés" et "épingle sa communauté qui "ne fait pas son travail".
Dans une autre interview, il y a un an, elle affirmait:
"Mon seul tort est d’être juive orthodoxe pratiquante. Il y a quatre ans, je suis tombée amoureuse d’un homme croyant, Abraham, qui a révéle mon judaïsme et celui de ma mère. Mais les pères de mes enfants, mes parents, mes amis m’ont rejetée ».
Elle dénonce dans son interview à 20 Minutes, le manque de solidarité des Français:
«A partir du moment où vous n’avez plus d’argent dans ce pays vous êtes un pestiféré, les gens osent à peine vous serrer la main, des fois que ça s’attrape»
Sur sa disparition, elle explique, «J’ai pris une petite semaine pour digérer le fait que mon fils m’a été enlevé pour la seconde fois».
La jeune femme dit être «en train de monter une association, Les Maisons du Cœur, puisque l’Etat ne fait pas son travail».
Ensuite, elle cherchera «un boulot normal», «chez Zara ou autre», et souhaite « quitter la France aussi tôt que possible» pour aller à New York.
«Je n’ai pas dégoût pour l’argent ou la réussite. Je suis tout en bas mais c’est passager, je reviendrai tout en haut»



Mallaury Nataf à la rédaction de 20 minutes le... par 20Minutes
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MessageSujet: Lyon :les associations annoncent déjà plus de 400 personnes à la rue au 1er novembre   Sam 27 Oct - 4:29

Plan froid : les associations annoncent déjà 400 personnes à la rue au 1er novembre
Par Lucie Blanchard
Posté le 26/10/2012 à 16:27 | vu 302 fois | Réagissez|

Fabrice Caterini
Alors que sera lancé le plan de renfort hivernal mercredi prochain à Lyon, et que Météo France annonce les 1ères températures négatives pour dimanche soir à Lyon, le réseau des professionnels de l'urgence sociale s'inquiète déjà de l'inadéquation des besoins et des moyens prévus pour les sans-abri. Explications.

Comment expliquer le silence poli des associations ? Il y a encore un an, elles montaient au créneau dès l'annonce du plan grand-froid présenté mercredi dernier à Lyon. E réalité, elles s'apprêtent à réagir. Le réseau des professionnel de l'urgence sociale dénonce déjà "l'inadéquation des besoins et des moyens mis en place par la préfecture». Baptiste Meneghin, du réseau Réel engagement, estime que « le plan de renfort hivernal ne couvrira qu'un quart des besoins réels à partir du 1er novembre ».

250 places de plus offertes aux SDF cet hiver

La préfecture annonce pourtant un renfort inégalé de 810 places cet hiver pour loger les sans-abris. Le gouvernement socialiste ayant attribué la semaine dernière une enveloppe supplémentaire de 3,36 millions supplémentaires au préfet de région pour loger les sans-abri, 1,215 million d'euros au département. La gauche feraait donc mieux que la droite cette année. Sans compter les possibilités d'hébergement en gymnase, une centaine de places pouvant être réquisitionnées au plus fort de l'hiver, cela porte à 250 le nombre de places de plus offertes aux SDF cet hiver.

Jean-Marc Ayrault va plus loin. Dans sa circulaire du 17 octobre envoyée aux préfets, il évoque la fin prochaine de la gestion au thermomètre de l'urgence sociale. "Nous n'en sommes pas là, relativise un militant lyonnais, les socialistes sont les spécialistes des circulaires non appliquées, ils l'ont prouvés avec celle sur les Roms".

Effet d'annonce ? Dans les faits, le plan de renfort hivernal commencera comme chaque année au 1er novembre. Les moyens qui lui seront attribués monteront en puissance pour atteindre leur pleine latitude en janvier. "Les 810 places seront ouvertes au mois de janvier", précisait mercredi le préfet délégué à l'égalité des chances, Alain Marc.

600 à 650 personnes sans solution de logement

Il n'y a donc pas à proprement parlé d'accélération du plan grand froid cette année, au grand dam des professionnels de l'urgence sociale. « 652 personnes sont restées sans solution jeudi soir au 115 (dispositif de vielle sociale qui permet de reloger en urgence les personnes sans abri), 622 mercredi, 607 mardi soir » note Baptiste Ménéghin.

Le délégué rhodanien des travailleurs de l'urgence sociale estime que les places ouvertes en plus à partir de mercredi prochain permettront de couvrir seulement un quart des besoins. Il relève que «la moitié des places sont déjà réservées par des personnes ayant portées plaintes en avril dernier pour remise à la rue", ce qui laissera environ 400 personnes à la rue dans le Rhône dès mercredi prochain, malgré le lancement du plan de renfort hivernal. On voit mal dès lors comment parler d'accélération du plan de renfort hivernal. Il faudrait ouvrir dès maintenant toutes les places prévues cet hiver pour répondre à la demande enregistrée cette semaine au 115.
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MessageSujet: Re: La démocrassouille" socialo-racisto bobo" ignore les SDF été comme hivers   

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